Speaker #0Générique Bienvenue dans Question de Coach, le podcast qui booste les leaders et leur leadership. Générique Je suis Audrey Jeanron, consultante, business coach et hypnothérapeute certifiée. Ce podcast s'adresse à vous, leaders, managers, entrepreneurs, vous qui voulez retrouver du sens, du souffle et du pouvoir intérieur dans votre manière de diriger. Ici, pas de recettes magiques, mais des vraies questions, des réponses puissantes et des outils pour reprendre les rênes de votre leadership. Donc si vous êtes prêt à passer de la pression à la puissance, c'est ici que ça se passe. C'est parti pour l'épisode d'aujourd'hui. Hello, hello, bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans Question de Coche. Cette semaine, ça me fait super plaisir de reprendre le micro aujourd'hui. Après quelques semaines de silence forcé, vous écoutez peut-être régulièrement mon podcast et vous avez dû remarquer que j'ai fait une grande pause au mois d'octobre. Une pause non prévue, non planifiée et tout simplement imposée par mon corps qui m'a dit stop. En gros, j'ai attrapé une espèce de grosse grippe et j'ai complètement perdu ma voix pendant plusieurs jours, presque dix jours d'affilée. Et donc forcément, je me suis retrouvée sans voix et c'est un peu délicat pour enregistrer des podcasts. Et c'est même un peu délicat pour faire ce que je fais tous les jours qui est de coacher des gens. Donc vous imaginez... Je repousse tous les rendez-vous vers la fin du mois d'octobre en me disant... Les premiers jours, j'essaye de pousser à travers. Je me dis que ça va passer. Alors, je fais quelques rendez-vous avec une voix comme ça. Et puis, je m'aperçois que ça ne passe pas du tout. Bref, je vous passe tous les détails. Tout le mois d'octobre a été grandement chamboulé. Et j'ai fini par prendre la décision de complètement m'arrêter pendant pratiquement deux semaines. Et c'est drôle. Enfin, peut-être pas... Tant que ça, mais vous allez apprécier l'ironie parce que moi, en tant que coach, j'accompagne souvent des personnes à écouter leurs signaux internes, à décoder ce que leur dit leur corps. Et cette fois-ci, c'est moi qui ai dû prendre un petit peu de ma propre médecine, c'est moi qui ai dû apprendre ma propre leçon. Et dans cet épisode, en fait, j'ai envie de vous parler de ces moments-là, ces moments où notre corps nous dit stop. Alors, il commence par nous le murmurer, puis au bout d'un moment, il finit par nous le crier ou alors, dans mon cas, à nous imposer le silence. Et quand il ne chuchote plus, quand il ne négocie plus, mais qu'il nous impose un silence, un ralentissement, une rupture de rythme. J'ai bien conscience que ce n'est pas pour nous punir que notre corps nous inflige tout ça, mais bien pour nous protéger, nous rappeler aussi quelque chose d'essentiel que peut-être on avait oublié en route. Alors le corps peut-être qu'on le traite comme un outil, comme un vaisseau, un moyen de faire, de produire, de performer. Même quand on n'est pas des sportifs, qu'on n'utilise pas le corps comme premier moyen de performance. Mais en réalité, ce corps, il est aussi et surtout un messager, en fait. Et il nous parle en permanence, d'une manière ou d'une autre. Peut-être d'abord à voix basse, par de la fatigue, de la tension, un petit mal de tête, un sommeil plus léger ou un petit peu mal à l'estomac. Et puis quand on n'écoute pas ces signaux-là, il va finir par hausser le ton. Et dans mon cas, il m'a complètement coupé le son. Et avec le recul, c'est presque poétique quand on y pense, parce qu'à ce moment-là, j'étais dans une période où j'avais beaucoup donné de ma voix, littéralement, dans ce podcast, sur les réseaux sociaux, dans mes accompagnements, dans des échanges plutôt intenses. j'ai intensifié beaucoup de mes... accompagnements, puis j'ai développé un nouveau programme, j'ai développé des nouvelles synergies avec des partenaires. Bref, j'ai commencé à beaucoup, beaucoup m'exprimer, surtout depuis le mois d'août, j'ai beaucoup utilisé de ma voix. Et peut-être à ce moment-là, même certainement, mon corps m'a dit, bon, ça va maintenant, c'est le moment d'écouter. Et j'ai compris... à nouveau, parce que c'est quelque chose qu'on apprend peut-être plusieurs fois avant de véritablement le comprendre, j'ai compris à quel point le silence est aussi une forme de guidance, un espace pour se réaccorder et se réaligner. Alors, il y a des signaux d'alerte, bien évidemment, que j'ai ignorés, et peut-être que vous aussi, en ce moment même. Vous êtes aussi en train d'ignorer ces signaux d'alerte. Moi, j'en vois trois principalement et je les ai retrouvés chez moi, mais je les retrouve aussi dans les personnes que j'accompagne. Il y a un signal sur la fatigue qui est un peu déguisée en productivité. Je m'explique. C'est un peu cette fatigue où on se dit « je suis un peu fatiguée, mais ça va passer, on va le négliger, on va continuer parce qu'on veut tenir, puis on va… » Vous savez, les Anglais disent « push through » , on pousse. à travers et véritablement on se pousse parce qu'on ne veut pas décevoir, on ne veut pas se décevoir. Il y a un petit peu de fierté aussi dans cette notion-là. Juste aussi des fois parce qu'on ne sait pas faire autrement. Il y a une forme de routine qui s'est installée et surtout et en particulier dans la saison qui est celle que nous avons maintenant qui est le début de l'automne, le début de l'hiver où les jours raccourcissent énormément. Ou il fait nuit par faire nuit à 5h, 5h30, même un petit peu plus tôt. Il fait froid dehors, on a du mal à se réveiller le matin, etc. Donc on met ça sur le compte de c'est l'automne, c'est l'hiver, il ne fait pas beau dehors, je suis un petit peu fatigué. C'est lundi matin, ça va passer. Et on pousse à travers tout ça. Ça, c'est un premier signal d'alerte. Un deuxième signal d'alerte que je vois aussi, c'est des petits symptômes. que l'on gère, parce que ce n'est pas grand-chose. C'est des tensions dans le dos, des petites douleurs, des petits troubles du sommeil. Le corps, il nous parle un petit peu en morse, comme ça, dans des petits signaux espacés. Et puis, on fait un petit peu comme si on ne comprenait pas vraiment et qu'on n'arrivait pas vraiment à décoder ces signaux de morse. Donc, des toutes petites tensions comme ça, des douleurs. On a un peu mal au dos, un petit mal à la tête, etc. Un troisième signal que je... trouve chez moi et aussi chez beaucoup des personnes que j'accompagne, c'est la petite voix intérieure qu'on va faire taire. Vous savez, cette petite voix qui vous dit « Mais t'en fais trop, mais t'as plus vraiment envie. Est-ce que t'as vraiment l'énergie ? » Et on la recouvre, cette voix, par une autre voix qui dit « Mais il faut, mais allez, allez, encore un effort. Mais qui es-tu pour te plaindre ? Mais c'est quand même pas la mine. » Moi, j'ai entendu ça énormément aussi autour de moi. Et parfois, il faut que ce soit le... corps qui va nous crier finalement tous ces symptômes qu'il nous a murmurés pour qu'enfin, on entende véritablement ces signaux que l'on avait négligés depuis trop longtemps. Donc si vous avez des signaux d'alerte qui sont pour l'instant gérables, de la fatigue que vous recouvrez de productivité ou des petits signaux comme ça, des petits symptômes que l'on gère, ou cette voix intérieure qui vous murmure que vous en faites trop, que vous n'avez pas d'énergie, que vous n'avez plus envie, écoutez d'abord ces signaux d'alerte. Parce qu'il est évident que si vous n'écoutez pas les signaux faibles d'alerte, finalement, votre corps va finir par vous brailler, ou vous mettre sous silence, et là, ça va être beaucoup plus difficile. Et difficile de quoi faire, parce que du coup, vous entendez ces signaux-là, et vous dites, mais je ne vais quand même pas m'arrêter. Parce que finalement, ce qui est difficile dans ces situations-là, c'est pas... temps de supporter ces petits signaux parce qu'il y a des gens qui continuent comme ça pendant des années, ça a été mon cas aussi. Ce qui est difficile finalement dans ce moment-là, c'est d'accepter de s'arrêter. D'accepter de devoir s'arrêter et le faire aussi. Parce qu'on a souvent associé prendre une pause ou un arrêt, on l'associe souvent à de la faiblesse. Et on a peur de perdre le rythme, de décevoir, de se décevoir soi-même. Ou simplement, on a des croyances du style « si je m'arrête, tout va s'effondrer » . Pourtant, s'arrêter dans ce moment-là, c'est une forme de maîtrise. C'est une manière de dire « je reprends la main sur mon énergie et je contrôle la situation pour ne pas qu'elle ne dérape » . Et pendant ces semaines de silence, j'ai repensé à ça, j'ai réappris. à écouter aussi mon corps, mon énergie ou peut-être même l'absence d'énergie. J'ai réécouté cette petite voix qui me disait un podcast deux fois par semaine, parce que vous vous rappelez, au mois de septembre, j'en ai fait deux par semaine, une fois en français, une fois en anglais. C'est trop. Si je faisais que ça, on est d'accord, mais je ne fais pas que ça, loin de là. Et je n'avais pas écouté. Je me suis dit, mais non, ça va, ça tient. Dans ces semaines de silence forcé, J'ai réappris à écouter, à observer ce que mon corps essaie de me dire sans lui imposer un tempo finalement qui n'est pas le mien. Et j'ai réalisé que la pause, ce n'est pas du vide, c'est de me redonner de l'espace. Et c'est l'espace nécessaire pour retrouver du sens. Et en fait, pourquoi je fais ces podcasts au départ ? C'est vrai, c'est la question que je me suis posée. Un, parce que j'aime ça. Et là, je n'aimais plus vraiment ça. Je ne vous mens pas. Ça devenait un peu une obligation. Deux, parce que je sais aussi que ça peut être utile à d'autres gens et c'est ça qui me fait plaisir aussi. Mais en pensant que c'est utile à d'autres gens, est-ce que finalement, ce n'était pas une forme de fierté peut-être mal assumée dans ce moment-là ? C'est ça que toute cette voix était en train de me dire. Je vous parle du podcast, mais je vous passe sur tout le reste de ma vie de coach. C'est ça que mon corps m'a appris à réécouter. Alors d'un point de vue pratique... J'ai envie de vous donner un petit peu des pistes, comme moi je les ai retrouvées cette fois-ci. Ce sont des pistes que je connaissais pour les avoir données et je les ai réappliquées à moi-même. Je vais vous les donner aujourd'hui, dans notre session, quand vous prenez conscience de ces signaux d'alerte. La première chose des fois, c'est d'accepter de ralentir, mais même avant de comprendre ces signaux d'alerte. Première piste. accepter de ralentir avant même de comprendre. Quand vous tombez malade ou quand vous avez des signaux d'alerte faible, comme on les a évoqués, on sait qu'on doit lever le pied. Notre premier réflexe, c'est souvent de vouloir comprendre. Pourquoi maintenant ? Qu'est-ce que ça veut dire ? Qu'est-ce que mon corps essaye de me dire ? Et on se dit que tant qu'on n'a pas compris, on va falloir continuer. Mais le corps, lui, il ne nous demande pas d'abord de comprendre. Il nous demande simplement d'écouter. Et pour pouvoir écouter, il faut ralentir. Donc la première étape, c'est juste de ralentir sans interpréter, de s'autoriser à ne rien produire, à ne rien optimiser. Je ne sais pas si comme moi, vous avez fait des feuilles de temps, ce qu'on appelle dans les grandes entreprises aussi des timesheets, des feuilles de temps. Ces feuilles de temps, j'ai un peu le sentiment que ça a laissé une trace chez moi qui est de tout le temps, tout le temps, tout le temps optimiser mon temps. Pas que les 8, 10 heures, 12 heures que je passe au boulot, mais de manière générale dans ma vie. Et ce qui m'a conduit très souvent, et même pendant les week-ends, et même pendant le time-off, les vacances, etc., à optimiser chaque heure de mon temps, chaque minute de mon temps. Parce que je devais reporter ce temps dans mes feuilles de temps. Et ça m'a laissé en fait cette impression. bien souvent, que j'essaie de combattre, je suis assez ouverte avec vous aujourd'hui, que je devais systématiquement optimiser mon temps. Donc quand je suis en train de ralentir et que je m'autorise à ne rien produire, j'ai l'impression de ne pas optimiser mon temps. Et ça génère chez moi, en tout cas, un sentiment d'angoisse ou de gêne, en tout cas. Donc accepter de ralentir sans interpréter et sans comprendre, et accepter que le sens viendra après, une fois que je me serai autorisée à ramentir pour écouter. Ça, c'est quelque chose qui est vraiment pas facile. Et si vous avez été comme moi dans ce cas, vous optimisez votre temps et chaque minute et chaque heure qui passe, cette première étape, elle est cruciale, mais elle est tellement difficile. Parce que c'est s'arrêter sans rien produire, sans rien optimiser. Un deuxième pas de côté que vous pouvez faire dans ces moments-là, Et moi qui m'aide énormément, parce qu'il y a un sentiment de culpabilité qui se développe dans ce moment où on ralentit, c'est de transformer ma culpabilité en curiosité. Parce que la culpabilité, elle va vite surgir. Je ne devrais pas être allongée dans mon canapé alors qu'il y a tellement à faire, ne serait-ce qu'en bossant, mais aussi il faut passer l'aspirateur ou que sais-je encore, ou payer les fatu, ou j'en sais rien. On va se dire... Des choses du style « je suis en train de perdre mon temps, je n'ai rien produit, les autres avancent pendant que moi je me repose, je suis là, c'est lundi après-midi, est-ce que je fais vraiment quelque chose qui est utile pour mon business, pour mon équipe, pour la société, que sais-je encore ? » Donc la culpabilité, elle va vite venir quand vous ralentissez ou quand vous vous arrêtez. Dans ce moment-là, transformer la culpabilité en curiosité peut être une piste intéressante. au lieu de vous dire Je ne fais rien. Posez-vous la question, tiens, qu'est-ce que cette pause m'offre comme espace ? De quoi, en fait, j'ai vraiment besoin aujourd'hui ? Qu'est-ce que je vais faire de cet espace qui se présente à moi ? Et simplement d'être curieux de ce qui va se présenter à vous. Si je ne suis pas en train de bosser encore ou d'entretien à ma maison ou que sais-je, qu'est-ce que cet espace-temps va m'offrir ? Qu'est-ce que je vais être capable d'appréhender que je n'étais pas capable d'écouter jusqu'à présent ? Quel besoin va pouvoir émerger et quel besoin est-ce que je vais être capable de combler ? Ce changement de posture qui vous fait basculer de la... culpabilité vers la curiosité, ça vous permet de prendre cette pause, de faire ce pas de côté qui va être quelque chose que vous allez combler avec du soin, du soin envers vous-même plutôt que du manque. Parce que la nature a horreur du vide, donc d'être capable de vous écouter pour vous apporter du soin, de l'espace pour pouvoir combler du besoin, cette curiosité va vous aider. Et en transformant la curiosité culpabilité, en curiosité, ça va vous aider à faire ce pas de côté. Une troisième piste qui va vous aider à faire cette pause et à vous réécouter, c'est aussi de redéfinir la notion de productivité. On pense souvent que d'être productif, ça veut dire faire beaucoup. C'est d'occuper l'espace-temps avec plein de choses. Et aussi cette to-do liste où on tick the box, on fait Une chose après l'autre, et puis on va dire, j'ai fait ça, et aujourd'hui j'ai fait ça, et ça, et ça, et ça. Quelquefois, la vraie productivité, c'est aussi de préserver votre système pour qu'il puisse durer. Et de pas seulement utiliser le système, mais de le préserver, de l'entretenir, de recharger les batteries. On ne perd pas de temps dans ce moment-là, mais on va préparer la suite. Si tu veux... Un peu, imagine que tu es un sportif de haut niveau. Ton entraînement, il ne se limite pas aux efforts, il inclut aussi la récupération. Tous les sportifs savent ça. Sans repos, le corps ne progresse pas, il s'épuise. Mais ton corps, ce n'est pas que tes muscles, tes os, ta peau, tes sens. Mais c'est aussi ton cerveau, ton cœur, ton esprit, tout le reste, dont tu as besoin pour pouvoir être. productif, quelle que soit l'activité que tu as. Sans ce repos, tu ne recharges pas ces batteries. Sans ce repos, en fait, la récupération n'existe pas. Et sans récupération, tu ne peux pas fournir d'efforts. Tu t'épuises. Mentalement, c'est exactement pareil. Donc, il faut trouver des moyens de récupération mentale, pas seulement dans le corps, mais la récupération mentale, c'est simplement aussi se faire... plaisir, avoir de la joie dans son quotidien, jouer comme des enfants, écouter de la musique ou faire de la musique, peindre, faire quelque chose avec son corps, reconnecter avec la nature, même s'il fait un temps de chien dehors, sortir justement avec son chien aussi, par exemple. Donc c'est préserver son système, recharger ses batteries, inclure la récupération comme un mode de productivité. Parce que la productivité, ce n'est pas seulement Produire, c'est aussi entretenir la machine pour qu'elle puisse produire à nouveau. Une chose qui marche bien pour être certain que vous puissiez préparer la suite en préservant votre système, c'est d'inclure les temps de récupération comme des rituels. Pour que la peau soit réparatrice, il va falloir parfois la ritualiser, simplement l'inclure dans votre calendrier. Ça peut être tout simple, ça va être un jour par semaine, je débranche complètement. Je ne produis rien dans mon entreprise ou dans mon activité professionnelle. Je vais débrancher sans culpabilité, sans culpabilité parce que je sais qu'à partir du moment où je débranche, ça me permet d'entretenir mon système vital, mon système mental, mon système corporel et j'ai besoin de ça pour pouvoir rebrancher par la suite. Et du coup, ritualiser ça, c'est-à-dire par exemple le dimanche, je ne bosse pas, ou le mercredi après-midi, ou je ne prends pas de rendez-vous le vendredi après-midi, ce genre de choses. Ritualiser les moments de récupération, comme les sportifs de haut niveau le font d'ailleurs, c'est quelque chose qui va vous permettre, sans culpabilité, de pouvoir récupérer. Récupérer corporellement, physiquement, mentalement, physiologiquement. Ça vous permet de vous reconnecter à ce qui est vraiment important pour vous. Et comme c'est ritualisé, on ne se pose même pas la question si on doit le faire, on le fait tout simplement. Parce qu'on sait que dans un moment de lucidité, on a pris la décision de ce rituel. Donc ces rituels, des fois ce sont des micro-rituels, ça peut être simplement le midi, je ne travaille pas, je ne prends pas de rendez-vous, je n'écoute pas de podcast business. Je ne fais rien d'intelligent, entre guillemets, et je suis simplement soit dehors avec mon chien, soit en train de faire de la musique, soit en train de manger, ou alors en train de papoter avec un copain, que sais-je encore. Mais en tout cas, c'est un rituel où je vais entretenir la récupération. Et ça peut être simplement tous les midis, je ne bosse pas. Ces rituels-là, ils créent une écoute continue du corps. Au lieu d'attendre que votre corps... crient pour se faire entendre, le fait de pouvoir ritualiser ces temps de pause réparatrices, ça vous permet de continuellement être à l'écoute de ces micro-signaux et de pouvoir instaurer une pause de manière sans y penser. Et comme vous le faites sans y penser, et comme c'est là dans votre calendrier, la culpabilité qui est liée au fait de ne pas travailler ou de prendre une pause, cette culpabilité va s'évaporer. Et puis enfin, et peut-être pour terminer, il va falloir aussi préparer la reprise en douceur. Parce que quand on a repris une pause, je ne sais pas si ça vous fait ça aussi, moi j'ai du mal à me remettre de cette pause pour redémarrer, et puis pas de redémarrer à 150. pour quand, là où j'en étais, pour ne pas retomber dans le même travers. Vous connaissez peut-être ça, quand on s'arrête, des fois c'est freiner tout d'un coup, ça provoque déjà physiquement quelque chose en nous. Vous savez, quand on a été sous tension pendant tellement longtemps, parce qu'il faut tenir jusqu'aux vacances, les trois premiers jours de vacances, vous avez une migraine terrible. Ça arrive à beaucoup, beaucoup de gens, parce que tout d'un coup, on s'arrête, la tension nerveuse se relâche. Un peu comme un accident de décompression en plongée. On a décompressé trop fort et le corps, tout d'un coup, en se mettant à l'arrêt, va vous envoyer des signaux forts comme quoi c'était vraiment trop. Et donc, vous allez avoir des migraines pas possibles. Il y a la fameuse migraine du samedi matin qui est très réputée dans le monde des consultants. Il y a beaucoup de gens qui en souffrent. Et donc, du coup, pour ne pas avoir à faire face à ces symptômes, reste sous tension. pour ne pas avoir à faire face à la migraine du samedi matin, ou ne prennent pas de congés, ou pendant leur congé continuent à être sous tension, pour ne pas avoir à faire face à ces symptômes de la prise de hauteur ou la pause. C'est un peu la même chose à l'envers quand on reprend. C'est-à-dire qu'on s'est régulé, que notre corps a repris d'autres habitudes, que ce soit pendant les vacances ou simplement... dans un moment de pause où on s'est arrêté pendant le week-end. Et si on se relance directement à 100% à fond, ça peut être compliqué. Donc il va falloir instaurer une sorte de redémarrage progressif. Ce qui est intéressant dans ce moment-là, c'est vous demander comment je peux ritualiser à nouveau ce redémarrage, par exemple le lundi matin. Qu'est-ce que je peux faire pendant les deux premières heures de mon lundi matin pour reprendre sans que ce soit trop violent ? Est-ce que ça va être classer mes emails de la semaine précédente ? Moi, c'est un truc que je faisais très souvent le lundi matin, pas le vendredi soir. Mais le lundi matin, pour reprendre progressivement, entre 8 et 9 heures, en reprenant le lundi matin, je ne faisais que classer mes emails de la semaine précédente. Pour reprendre progressivement, pour me remettre dans le bain, si vous voulez, sans que ce soit trop chaud directement. Donc quand vous ritualisez vos pauses, ritualisez aussi votre redémarrage progressif. Et quand vous avez pris des pauses plus grandes, que ce soit des vacances ou que ce soit simplement un moment pour vous reposer, comme ça a été mon cas la semaine dernière, quand j'ai repris après m'être arrêtée pendant plus de dix jours complètement, déjà, je n'arrivais pas à parler et même encore aujourd'hui, vous pouvez le sentir, ma voix n'est pas encore complètement claire. Je me suis forcée à ne pas accepter trop de rendez-vous, parce que je savais que ma voix ne tiendrait pas. Je savais aussi... que je ne pouvais pas redémarrer à 150% parce que je n'aurais pas le goût de redémarrer à fond comme j'étais au tout début du mois d'octobre. Donc il a fallu pour moi reprendre dans une continuité de l'écoute que je m'étais octroyée dans ces deux semaines sans devoir redémarrer trop brutalement. Donc pensez-y aussi quand vous prenez une pause. Pensez à la manière dont vous allez reprendre. Et je sais qu'autour de vous, vous n'avez peut-être pas le luxe d'atténuer les signaux qui vous sont adressés en permanence. Votre boss, l'écosystème que vous avez, votre équipe, les clients, que sais-je encore. Pensez-vous en tout cas, peut-être pas le luxe d'atténuer tous les stimuli qui vont être présents autour de vous quand vous allez reprendre. Et pour ça, si vous en avez... L'impression ou si vous avez le sentiment, si vous savez que cette émotion qui va vous envahir au moment où vous allez reprendre, cette émotion va être trop forte, ce signal-là, il va falloir vraiment l'écouter. C'est peut-être aussi pour vous le moment de vous dire qu'une pause n'est pas suffisante, mais qu'il va falloir peut-être aussi vous faire accompagner par des professionnels, par un mentor, par un psy, par un coach. Par quelqu'un aussi qui va vous aider à décoder ces signaux-là, parce que ne les négligez pas. Les gens qui vont négliger et simplement vouloir passer à travers, à un moment vont simplement casser la machine en essayant de l'entretenir et de reprendre progressivement sans y arriver. Vous pouvez aussi, par ces coups d'accélérateur de frein et d'accélérateur successif, vous allez pouvoir aussi casser la machine. Dans ces moments-là, Faites-vous aider, faites-vous conseiller, c'est la meilleure chose peut-être que je pourrais vous recommander. Moi, ce que je peux vous dire, c'est que je vois beaucoup d'entrepreneurs, de chefs d'équipe, de managers, de leaders, qui ont trop forcé sur la machine, qui en pensant prendre un week-end ou une journée à la plage, se sont dit « ça va passer, je vais dormir trois jours et puis ça va passer » , et puis ça ne passe pas. Mais il recommence en se disant que c'est juste de la fatigue physique, sans vouloir soigner ou prendre en compte la fatigue mentale, la fatigue physiologique, au-delà de la fatigue simplement corporelle. Dans ces moments-là, vraiment, je vous enjoins à aller consulter quelqu'un qui a de l'expérience pour pouvoir vous accompagner. Et si vous ne savez pas vers qui vous tournez, adressez-moi un petit message et moi je suis là aussi pour vous aider à vous orienter dans ce moment-là. Parce que s'arrêter au fond, ce n'est pas ne plus avancer du tout, c'est simplement aussi changer de tempo. Et n'attendez pas que votre corps vous arrête, prenez en compte simplement ces signaux où vous allez simplement ralentir pour pouvoir revenir à l'essentiel. Et l'essentiel, c'est ce qui vous nourrit, c'est ce qui vous motive, c'est ce qui vous donne envie de vous dépasser sans vous cramer. J'ai vu dans ma carrière de coach et bien avant, dans le monde des consultants, beaucoup de gens ne pas écouter ces signaux et puis finir par se cramer. Et vous connaissez ce mot de burn-out, c'est littéralement se cramer jusqu'au bout. Quand on va trop loin, des fois, justement, c'est trop loin. Et ce que je peux vous dire, c'est qu'il y a beaucoup plus de gens que vous croyez dans cette position de... de burn-out, de pré-burn-out, et qui n'écoutent pas les signaux qui viennent à eux. Aujourd'hui, je mesure vraiment à quel point s'écouter, ce n'est pas du luxe. Ce n'est pas un truc de fille ou de nana non plus, j'en ai entendu des choses. Non, s'écouter, ce n'est pas du luxe, ce n'est pas non plus un signe de faiblesse. S'écouter, c'est une forme d'intelligence. C'est reconnaître que notre énergie, notre corps, Notre voix. Ce sont nos premiers outils de travail, et si on ne les entretient pas, tout le reste va finir par se fissurer. On parle souvent de gestion du temps, mais on oublie souvent la gestion de soi. Et c'est ça en réalité qui fait toute la différence entre un projet qui dure et un projet qui s'épuise. Se faire accompagner, c'est la même logique, c'est une façon d'avoir un miroir, un espace où on peut déposer la fatigue avant qu'elle ne devienne véritablement un mur. contre lesquels on va venir s'écraser. Quand on ose demander du soutien, on ne montre pas une faille, on montre une conscience, une conscience de soi. La conscience qu'on ne peut pas être au service des autres, de ses clients, de son équipe, si on ne prend pas soin de sa propre ressource. Et finalement, s'écouter, ralentir, se faire accompagner, c'est peut-être l'une des décisions business les plus intelligentes qu'on puisse prendre. Parce qu'un corps qui distingue, TOP, c'est un système qui réclame du sens et quand on le respecte, il nous rend tout. La clarté, la créativité, l'innovation, cette énergie juste, durable, qui nous permet d'avancer loin. Alors, si ton corps te dit STOP, mais écoute-le. Ce n'est pas un frein, c'est ton système de pilotage intérieur qui te rappelle la direction. Merci d'avoir été là aujourd'hui. Merci. de m'avoir écouté. Et si cet épisode t'a parlé, partage-le avec quelqu'un qui a peut-être besoin d'un petit rappel que s'arrêter, parfois, c'est la meilleure façon d'avancer. Et en attendant, je te dis à très bientôt dans Questions de Coach et j'espère à la semaine prochaine.