- Speaker #0
Radio Copalim, Radio Copalim, le podcast de la plus grande coopération associative d'Occitanie.
- Speaker #1
Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode de Radio Copalim dédié à l'aide alimentaire pour les étudiants. Aujourd'hui, je suis à l'université Paul Sabatier de Toulouse et plus particulièrement au Petit Sablé. qui est l'épicerie sociale, solidaire et étudiante du campus adhérente à l'association Andes. Je suis accueillie par Sophie Cobourg qui est la responsable de l'épicerie et par les étudiants qui aujourd'hui font l'inventaire de toutes les denrées qui restent dans le magasin puisque l'épicerie va fermer cet été avant de réouvrir en septembre. Bonjour Sophie.
- Speaker #2
Bonjour.
- Speaker #1
Alors aujourd'hui comme... C'est un épisode un peu spécial puisqu'on parle d'aide alimentaire pour les étudiants. Et donc Andes, l'association Andes m'a recommandé de venir ici au Petit Sablé. Est-ce que vous pouvez m'expliquer un peu le projet ?
- Speaker #2
Alors le projet, c'était suite à la pandémie de la Covid, suite justement aux problématiques rencontrées les étudiants de l'Université de Toulouse pour bien se nourrir et avoir le budget pour. C'était donc de créer une épicerie qui leur serait... directement dédiées pour pouvoir les aider et leur permettre de poursuivre une scolarité dans les meilleures conditions.
- Speaker #1
Et alors, comment est-ce que le projet s'est monté en termes de gouvernance ? Parce que vous, vous êtes responsable de l'épicerie, Sophie.
- Speaker #2
Alors moi, je suis la coordinatrice sur le terrain et c'est en effet la direction qui a pris cette décision. Il y a maintenant un peu plus de trois ans de créer cette épicerie. Donc, ça a été une volonté forte, politique de l'université de prendre soin de ses étudiants. heureux. permettant de manger correctement, puisqu'ici, en plus, à moindre coût, puisqu'ici, tous les étudiants, en tout cas ceux qui sont sélectionnés, qui répondent aux critères, ne paient que 20% d'un prix classique que l'on peut trouver sur le marché.
- Speaker #1
Alors justement, comment se passe cette sélection ?
- Speaker #2
Alors, l'étudiant dépose sur une plateforme son dossier, avec ce qu'il a comme dépenses et ce qu'il a comme budget, comme recettes. Et ensuite, une fois par semaine, une commission a lieu, avec notamment les assistantes sociales du CIMS, de l'université, pour pouvoir avoir comme critère le reste à vivre, mais pas que. Chaque dossier est regardé attentivement lors de la commission et prend en compte la situation de l'étudiant dans sa globalité pour donner sa décision.
- Speaker #1
Et quand l'étudiant, du coup, est sélectionné, il accède à l'épicerie toute l'année, est-ce que c'est temporaire ? Comment est-ce que ça se passe ?
- Speaker #2
Alors la durée de l'accès est de 5 mois, renouvelable une à deux fois selon en effet la condition. Si l'étudiant en effet n'a pas eu d'amélioration au bout de 5 mois, il refait son dossier avec ses nouvelles dépenses et son dossier mis à jour et une nouvelle commission a lieu pour déterminer.
- Speaker #1
Aujourd'hui vous accueillez combien d'étudiants qui viennent dans l'épicerie ?
- Speaker #2
Alors actuellement on est sur 465 étudiants inscrits. Et en moyenne sur l'année, on a une centaine de personnes par jour qui passent en caisse.
- Speaker #1
Ce que je vois, c'est qu'il y a des étudiants qui viennent faire l'inventaire aujourd'hui et qui vous aident tous les jours. Ça, c'est une décision aussi que vous avez prise au moment où vous avez déterminé la gouvernance ou est-ce que c'est une demande qui est venue des étudiants ?
- Speaker #2
En fait, l'épicerie est connue en priorité. Alors, soit les étudiants vont au CIMS, qui est vraiment le... le service central de l'aide à l'étudiant, que ce soit psychologique, médical, mais aussi financier. Donc en fait, ceux qui ont eu connaissance de cette épicerie ont été en premier lieu les bénéficiaires. Et ensuite, ça a tout son sens de faire travailler aussi des contrats étudiants bénéficiaires, ce qui n'est pas un critère, mais bon, en priorité, puisque ce sont des étudiants qui sont en difficulté financière. Et de leur permettre aussi d'avoir un petit travail à côté, leur permet d'arrondir leur fin de mois et de pouvoir aussi... mieux se nourrir à l'épicerie.
- Speaker #1
Oui, parce que du coup, ils sont sous contrat, ils sont rémunérés.
- Speaker #2
Absolument. Ce sont des contrats étudiants qui sont payés à l'heure. Ils font environ entre 5 et 10 heures par mois. Et donc, ça leur permet en effet d'avoir un petit pécule.
- Speaker #1
Et c'est pareil, cette équipe, elle tourne. Comment est-ce que... Parce que j'imagine qu'il y a certains étudiants qui partent. Comment est-ce que vous renouvelez l'équipe ?
- Speaker #2
Alors, c'est du tout... C'est la difficulté du management, c'est en effet, c'est toujours s'adapter. Alors déjà, dans le courant de l'année, des emplois du temps qui sont fluctuants. Là, il y a environ entre 15 et 16 contrats étudiants qui travaillent, puisque ça permet de couvrir toutes les indisponibilités des uns et des autres, et d'avoir une rotation et d'avoir toujours du monde sur l'épicerie. Donc ils travaillent environ, c'est 3-4 personnes le matin et 3-4 personnes l'après-midi. Et ensuite, il y a en effet des étudiants qui partent en stage ou ont fini leurs études à l'épicerie. À ce moment-là, c'est là où on renouvelle les recrutements pour l'épicerie.
- Speaker #1
Donc, vous postez une offre sur le campus ?
- Speaker #2
Alors, il y a ça, il y a cette façon-là aussi. Puis ensuite, il y a tous les étudiants qui ont déposé des CV tout le long de l'année. Et que ensuite, là, j'étais sur une vingtaine de demandes. Il y a eu huit personnes qui ont été recrutées en contrat étudiant cette année.
- Speaker #1
Super. On peut peut-être faire un tour de l'épicerie. Je vous suis. Vous allez m'expliquer du coup, parce que comme on est sur un podcast, les auditeurs ne voient pas ce qu'il y a. mais expliquez-moi un peu... Les zones, donc ici on est en fait dans la partie magasin si je comprends bien. Donc comment est-ce que c'est organisé ?
- Speaker #2
Alors on est environ sur 150 mètres carrés de surface de vente. Il y a donc d'abord les produits sur lesquels on insiste, c'est-à-dire tous les fruits et légumes frais. Alors ça peut paraître étonnant, mais la dernière enquête qu'on a fait sur l'épicerie, c'est l'un des plus gros budgets des étudiants qui est dépensé ici avec 28,7% des achats. et c'est la plus grosse part, sont pour les fruits et légumes frais. Donc voilà, on tord l'idée reçue que les étudiants ne consomment pas assez de fruits et légumes. C'est le cas. En tout cas, ici, ils en consomment. On a beaucoup de livraisons, notamment on développe les partenaires pour le local et le bio, notamment avec les Jardins du Volvestre, qui est un chantier d'insertion. Donc en plus, on est toujours dans ce milieu social. et ensuite il y a Toute la partie conserve, alors que ce soit les plats cuisinés, mais aussi les légumes. On a ensuite des frigos et des congélateurs qui permettent d'avoir des produits frais, comme les yaourts, la crème fraîche, le fromage, mais aussi les congelés, comme les steaks hachés, etc., qui permettent de consommer à plus long terme, pour ceux en tout cas qui possèdent des congélateurs. On a une partie hygiène de la personne. Hygiène de la maison, notamment avec la lessive, que l'on fait vraiment à un tout petit prix pour permettre aux étudiants de faire ces dépensas qui vaut très cher aujourd'hui dans les magasins. Et ensuite, une partie fourniture scolaire, puisqu'on achète avec des fournisseurs, mais aussi deux fois dans l'année, on fait des collectes de fournitures administratives pour pouvoir donner aux étudiants des classeurs, des feuilles, des blocs d'hôtes dont ils se servent tout le long de l'année.
- Speaker #1
Ces collectes, elles sont communiquées à destination des étudiants ou ouvertes à tout le monde ?
- Speaker #2
Alors, il y a plusieurs sortes. Il y a les collectes que l'on fait directement dans les magasins, comme peut le faire la banque alimentaire tout au long de l'année. Et ensuite, on le fait auprès des enseignants de l'université, puisque c'est une collecte qui se fait au restaurant central, qui est dédiée à tous les agents de l'université, pour avoir des fournitures scolaires, une en automne et une au printemps, où c'est plutôt sur les conserves, les pâtes, c'est plutôt alimentaire.
- Speaker #1
Et justement, j'allais vous poser la question du stock. Comment est-ce qu'il est géré ? Donc, par ses collectes, mais vous faites des achats aussi ?
- Speaker #2
Absolument. On travaille avec plusieurs fournisseurs. Donc, à 46 %, on est sur un achat de la banque alimentaire. Alors, ce n'est pas vraiment un achat puisque ce sont vraiment des prix. C'est entre 50 centimes et 60 centimes le kilo qui correspond en fait à couvrir leurs frais logistiques. Ensuite, on travaille avec la Cystella de Marianne qui est sur Perpignan pour tout ce qui est fruits et légumes et congelés. Eux, c'est aussi un chantier d'insertion. C'est entre 55 et 75 centimes le kilo. Ensuite, on a des fournisseurs qui sont plutôt des plateformes dédiées aux épiceries sociales et solidaires. Donc, ils ne sont pas des chantiers d'insertion. C'est le cas d'Approalternative sur l'Onagé où on commande pour tout ce qui est hygiène de la maison, hygiène de la personne. Et ensuite, il y a des structures qui sont encore plus grosses, comme par exemple Revivre à Lyon, où là, par contre, deux fois dans l'année, on fait vraiment arriver 5-6 palettes. pour tout ce qui est conserve et faire vraiment le stock central de l'épicerie.
- Speaker #1
Et alors, quel est le rôle de l'association Andes par rapport aux petits sablés ?
- Speaker #2
Alors, c'est un réseau national. L'avantage d'y être adhérent, c'est que quand l'épicerie a été créée, ils ont fourni le logiciel de vente, le logiciel de stock. Ils donnent aussi des formations. pour l'hygiène et la sécurité et le fonctionnement des scarcelles, donc ça qui est notre logiciel. Il nous accompagne... tout au long de l'année pour justement développer les collectes, puisque eux, au niveau national, ils contactent les grands intermarchés pour définir des dates où les épiceries adhérentes pourront aller faire leurs collectes. Donc ça permet de bénéficier d'un réseau qui est important, que nous, petites épiceries, on n'aurait pas la possibilité, ou en tout cas le temps, d'aller développer. Donc ils sont d'une grande aide au fonctionnement. Ils développent aussi des partenariats. notamment pour le bio, etc. Donc c'est un réseau qui est essentiel, en tout cas pour une épicerie.
- Speaker #1
Donc ici, on était dans la partie magasin. Il y a un tableau également où il y a des informations. Alors oui, ce que moi, je voulais savoir, c'est du coup, quand un étudiant bénéficiaire vient, qu'est-ce qui se passe ? En fait, il peut faire ses courses librement. Il a une cagnotte à dépenser. Comment ça se passe ?
- Speaker #2
Donc tout nouveau bénéficiaire est accueilli, déjà pour lui expliquer le fonctionnement de l'épicerie. Donc, il ne paie que 20% d'un produit d'un prix classique. Et ensuite, ce n'est pas sous forme de sachet, comme on pourrait le voir peut-être au Resto du Coeur. C'est vraiment le fonctionnement d'une épicerie classique. C'est-à-dire qu'il se sert. Alors, par contre, on explique que comme nos fournisseurs, on travaille dans le social et le solidaire. Donc, on reçoit un peu de tout. Voilà. Donc, pour que tout le monde puisse avoir accès à tous les produits, même si on les reçoit en petite quantité, on est obligé de réduire. Par exemple, je vous donne un exemple, on reçoit des bananes, mais cette fois-ci, sur cette livraison, il n'y en a pas beaucoup. À ce moment-là, on dit, cette semaine, vous aurez droit à tant de kilos de bananes par bénéficiaire, pour que tout le monde en ait, puisqu'il faut être solidaire. Donc ça, c'est un concept qu'on explique dès le départ, qui n'est pas lié à une épicerie commune. Mais après, les courses se font naturellement. Voilà, on peut prendre de tout en respectant les quantités. Donc un étudiant a un droit d'accès ouvert sur cinq mois. renouvelables une à deux fois. Et le budget pour un étudiant seul est d'environ 32 euros par mois.
- Speaker #1
Donc ça fait à peu près 5-6 euros par semaine.
- Speaker #2
C'est exact. Donc avec des prix qui sont souvent entre 10 centimes et peut-être 2 euros au maximum, ça permet en effet d'avoir des repas équilibrés sur toute la semaine.
- Speaker #1
Et donc ensuite, une fois qu'il a fait ses courses, il va à la caisse et il paye avec son argent. Il peut payer avec d'autres moyens de paiement ?
- Speaker #2
Cette année, on va mettre la carte bancaire en place. Ensuite, il y a aussi une partie de la population qui, lors de la commission, ont un reste à vivre qui est négatif. Ces étudiants, même si on leur ouvrait l'accès à l'épicerie avec un reste à vivre négatif, ça ne serait pas possible. Pour une partie d'étudiants, on leur fait un budget gratuitement pour qu'ils puissent venir consommer et les aider à sortir de cette mauvaise passe.
- Speaker #1
Très bien. Alors ici, il y a un couloir. J'imagine que c'est la partie accueil, c'est ça ?
- Speaker #2
Exactement, parce que le but aussi d'une épicerie sociale et solidaire, c'est de permettre aux étudiants de bien manger, mais pas que. Parce que ce qui est important, c'est de pouvoir rompre la solitude aussi de certains étudiants. Donc ici, il y a un petit espace accueil où on leur propose le matin le café. quand on a cuisiné des... Des denrées qui étaient peut-être un petit peu abîmées, qui n'étaient pas vendables, mais cuisinables. Donc, on fait souvent des... Je reprends l'exemple des bananes. On fait des bananes à brède pour pouvoir permettre un accueil aux étudiants avec un café chaud et qui sent bon. Voilà, de permettre de pouvoir s'installer, s'asseoir et peut-être créer du lien aussi les uns avec les autres.
- Speaker #1
Et parce qu'ils patientent, en fait. Avant d'aller se servir ou pas du tout, c'est complètement libre, ils peuvent s'asseoir et aller faire les courses et rester ?
- Speaker #2
Complètement, c'est vraiment, ils n'attendent pas. Souvent, ils achètent, même si on a des petits plats préparés, on met à disposition des micro-ondes où ils peuvent s'asseoir avant le prochain cours et pouvoir manger là, peut-être en une demi-heure avant le prochain cours. Donc non, l'accès à l'épicerie n'est pas sous forme de rendez-vous, on a assez d'espace. On a cette chance d'avoir un grand espace de vente. Donc, les gens peuvent venir sans rendez-vous et faire leur course quand ils le veulent dans la journée.
- Speaker #1
Super. Et ici, c'est la réserve, c'est ça ? Parce que je vois qu'il y a des grands frigos, il y a des racks en aluminium. Quand vous recevez, par exemple, vos palettes, c'est ici que vous mettez votre stock ?
- Speaker #2
Oui. Et ce qui est intéressant, c'est qu'il y a quelques années, on a fait construire une chambre froide. Dans le social et solidaire, évidemment, quand nous recevons les fruits et légumes, par exemple, de la banque alimentaire, ils ont déjà fait un petit peu de chemin depuis le producteur. Ils ont fait quelques magasins avant nous, en tout cas le magasin plus la banque alimentaire ensuite nous. Donc, le fait de construire cette chambre faute permet de conserver beaucoup plus longtemps et dans de meilleures conditions les fruits et légumes que nous recevons.
- Speaker #1
D'accord. Et derrière, c'est aussi la réserve. Oui, je vois qu'il y a des balais, etc. C'est tout ce qu'il faut pour nettoyer le magasin, j'imagine.
- Speaker #2
Oui, parce que là, nous, on a beaucoup de fruits et légumes qui se salissent, qui coulent, les fraises, etc. Donc, l'hygiène est très importante au niveau de l'épicerie pour éviter évidemment tous les insectes que l'on ne souhaiterait pas avoir dans une épicerie. Et puis, voilà, et puis accueillir. Ce n'est pas parce que c'est une épicerie sociale et solidaire qu'on doit avoir des produits de sous gamme ou qu'elle n'est pas assez hygiène. Donc, on y tient vraiment à ce que l'hygiène et la qualité des produits. produits soient là pour faire oublier que c'est une épicerie sociale et solidaire.
- Speaker #1
Je comprends. Et dernière pièce que j'ai vue en arrivant, c'est le bureau. Alors, qu'est-ce qui s'y passe, en fait, dans ce bureau ? Parce qu'il y a une cuisine également ici.
- Speaker #2
Exactement. Donc là, la pièce regroupe mon bureau puisqu'en tant que coordinatrice d'une quinzaine, de seize personnes, de jeunes qui ont une vingtaine d'années, il est important qu'il y ait quand même le capitaine dans le navire. Donc c'est pour ça que... Et puis, je réponds à toutes les sollicitations de l'équipe, mais aussi des bénéficiaires qui ont besoin d'informations. Donc, je suis là pour ça. Et ensuite, pourquoi cette petite cuisine ? Parce que nous accueillons régulièrement des ateliers de cuisine. Donc, c'est bien d'avoir des produits dans une épicerie, mais souvent, on s'aperçoit que les jeunes ne savent pas toujours comment les cuisiner, notamment des légumes qui pourraient... cuisiner, on se dit, oh là là, je ne cuisine pas parce que ça va être trop long, trop compliqué. Et ici, on accueille des ateliers pour leur montrer qu'avec peu d'outils, de façon très rapide, on peut faire, on peut manger équilibré, avec des produits que peut-être ils n'ont jamais eu l'idée de les utiliser. Je pense aux betteraves crues, ou que l'on peut recevoir, par exemple, des jardins du Volvès, cuisiner des fruits et légumes de saison. Donc, les jeunes n'ont pas toujours cette idée de pouvoir, je ne sais pas, cuisiner du chou, de choses comme ça. Donc, on... Ces ateliers permettent notamment d'apprendre à cuisiner, mais aussi, on en parlait tout à l'heure, de créer du lien entre les différents bénéficiaires qui s'inscrivent pour venir à ces ateliers.
- Speaker #1
Et alors, dernière chose, l'épicerie, elle est ouverte de quand à quand ?
- Speaker #2
Alors, elle est ouverte du lundi au vendredi. Et ensuite, pour les fermetures de l'année, elle ne ferme jamais. Juste pour l'été, lors de la fermeture de l'université, donc en juillet et août. Fin juillet, voilà, sur les trois semaines de juillet et août.
- Speaker #1
Et donc sinon, elle est ouverte pendant toutes les autres vacances scolaires ?
- Speaker #2
Exactement, même à Noël. Alors sur Noël, elle n'est pas ouverte sur les 15 jours, mais on ouvre une journée de chaque semaine pour leur permettre de venir faire les courses.
- Speaker #1
On est dans une épicerie sociale, donc on fait aussi des actions de soins à la personne, en plus de l'aide alimentaire. Est-ce que vous voulez bien m'en parler ?
- Speaker #2
À la rentrée, on va accueillir Fanny, qui est une personne qui travaille en tant qu'esthéticienne. et qui a un projet professionnel de s'orienter sur l'esthétique, mais vraiment dédié aux personnes dans la solidarité, le social. Et donc elle va intervenir dans le cadre de son stage de cette année de formation pour proposer aux bénéficiaires des soins cosmétiques autour de l'estime de soi, donc sur des ateliers sous forme de rendez-vous, gratuités ou pas. Là pour l'instant on est en train de regarder où ça sera peut-être comme ici un eurosymbolique. C'est vrai que dans le cadre d'une épicerie sociale et solidaire, je pense que c'est important de proposer aux bénéficiaires aussi des moments de détente sur l'estime de soi et sur le bien-être.
- Speaker #1
Et c'est une idée qui vient donc d'une enquête que vous avez réalisée.
- Speaker #2
Exactement, j'avais au départ cette idée de pouvoir proposer ce genre de prestations. J'ai vu que ça se faisait dans d'autres épiceries et donc ça m'avait parlé par rapport au bien-être. Et donc cette enquête en effet a démontré que sur tous ceux qui avaient répondu à cette enquête, ils étaient intéressés, donc plutôt sur des créneaux du soir, là où ils sont un peu plus disponibles. Donc dès la rentrée, nous mettrons ces... ces ateliers de soins à leur disposition.
- Speaker #1
Super, merci beaucoup Sophie.
- Speaker #2
Avec plaisir, merci.
- Speaker #1
Depuis le tournage qui a eu lieu l'année dernière, ces ateliers ont bien été mis en place. Maintenant que nous avons compris comment fonctionne le petit sablé grâce à Sophie, je pars à la rencontre des jeunes qui fréquentent ce lieu.
- Speaker #2
Alors bonjour Titouan.
- Speaker #3
Bonjour.
- Speaker #1
Est-ce que tu peux m'expliquer ce que tu fais ce matin ?
- Speaker #3
Ici, on est sur la fabrication d'un jardin agroécologique. qui est en lien avec l'épicerie. Et le but, ça va être de proposer des fruits et légumes frais, un peu du potager à l'assiette hyper court. Et en plus de ça, vraiment faire de l'éducation autour du compostage, de la plantation, d'agriculture biologique et ce genre de choses.
- Speaker #1
Moi, je vois quatre bacs. Est-ce que tu peux m'en dire un peu plus et m'expliquer comment ça fonctionne ?
- Speaker #3
Alors, on va avoir des bacs. En fait, ça s'appelle Wiking Bed. C'est une méthode d'agroécologie qui permet d'avoir un réservoir d'eau en dessous de la terre. En fait, on va avoir une réserve de cailloux en dessous d'une couche de terre, et cette couche de cailloux va être remplie d'eau, et par capillarité, l'eau va remonter dans la terre pour arroser les racines. Donc ça évite d'avoir un arrosage par-dessus, et donc d'arroser tous les jours, et ça évite aussi l'évaporation du haut soleil, ce genre de choses. Donc ça permet d'arroser une fois par semaine minimum.
- Speaker #1
Et donc ce principe est le même sur tous les bacs ?
- Speaker #3
Non, on va avoir aussi deux plus petits bacs qui, eux, sont proches d'une rampe pour faciliter l'accès au PMR. Et aussi plus petits et plus hauts pour toujours dans l'accès et aussi pour des plus petites récoltes.
- Speaker #1
D'accord, donc ici, le système d'irrigation, il est classique.
- Speaker #3
C'est ça, donc on a juste un bac avec un fond en terre.
- Speaker #1
Merci Titouan !
- Speaker #3
Merci.
- Speaker #1
Bonjour.
- Speaker #4
Bonjour.
- Speaker #1
Comment est-ce que tu t'appelles ?
- Speaker #4
Je m'appelle Ella.
- Speaker #1
Est-ce que tu peux me raconter un peu l'histoire que tu as avec le petit sablé ?
- Speaker #4
Moi, j'étais déjà bénéficiaire ici, donc je l'ai connu à travers l'assistante sociale quand je suis venue à Toulouse. Et après, pour commencer à travailler, ce n'était pas moi qui... Ce n'était pas... pour moi le job en fait, c'était pour mon amie mais après elle avait accepté notre job et j'étais devant elle et Sophie lui a envoyé un message comme quoi oui on t'a accepté après elle a dû refuser, je lui ai dit parle de moi le lendemain je suis venue, je me présente je suis là pour le poste et après une semaine après j'ai commencé à travailler à l'épicerie donc qu'est-ce que tu fais toi ? on fait un peu Merci. On fait du rayonnage, on fait de la caisse, on fait du nettoyage, de l'accueil. On cuisine des fois. S'il y en a des aliments qu'on doit recycler ou qu'on ne doit pas jeter, on les cuisine. On oriente les élèves, on explique comment se passe à l'épicerie, les règles.
- Speaker #1
Est-ce que depuis que tu fréquentes l'épicerie, ça a changé un peu ta manière de manger ou pas ?
- Speaker #4
Je pense, oui. Avant qu'il y ait l'épicerie, je ne mangeais pas beaucoup de viande. Pas que pour l'argent, mais aussi parce que je trouvais que c'était un peu loin les boucheries. Après, je mange plus de fruits et légumes, je pense.
- Speaker #1
Ça a permis en fait que tu puisses acheter plus de fruits et légumes parce que ce n'était pas cher, c'est ça ?
- Speaker #4
Oui, ce n'était pas cher et des fois, c'est de bonne qualité aussi, c'est bio. Et puisque je travaille ici, je viens souvent. On voit souvent, ça donne envie aussi de manger.
- Speaker #5
Bonjour, enchantée, je m'appelle Manon. Manon, j'aimerais juste te demander ce que tu fais comme études. Je fais des études de biologie sur le comportement animal, les neurosciences et la cognition.
- Speaker #1
Est-ce que tu peux m'expliquer ton histoire avec le petit sablé ?
- Speaker #5
Cette histoire, elle a trois ans parce que je suis la plus ancienne de l'épicerie. Et au début, j'étais bénévole. J'ai fait une quarantaine d'heures bénévole ici. Et puis après, ça a bien matché avec Sophie, j'ai bien aimé l'équipe, donc je l'ai intégrée, et pour un contrat de deux ans. Et là, aujourd'hui, c'est mon dernier jour. Donc, j'ai beaucoup évolué dans cette épicerie. J'ai vraiment appris le travail d'équipe, s'occuper de denrées périssables, le social, aider des gens, faire des sourires. Donc, franchement, je suis très très contente de ces trois ans. Un an de bénévolat et deux ans salariée à l'épicerie. Ça m'a beaucoup aidée aussi parce que j'ai été bénéficiaire aussi pendant six mois. Donc, je pouvais faire mes courses ici. Voilà, c'était chouette. Et j'ai continué d'entretenir cet esprit solidaire au fil de mes années de travail. Et je suis contente maintenant de voir une équipe pour la rentrée qui sera efficace, souriante et très à l'aise avec le travail de l'épicerie et qui aidera encore beaucoup d'étudiants.
- Speaker #1
Et est-ce que toi, ça a changé ta façon de manger, de fréquenter l'épicerie ?
- Speaker #5
Au contraire, je mangeais déjà assez bio, local et équilibré. Mais ça m'a évité d'éviter de faire des compromis. Ça m'a permis de le faire plus à 100% qu'à 70%. Et donc, du coup, oui, ça aide de ce point de vue-là.
- Speaker #1
Merci, Manon.
- Speaker #5
Avec grand plaisir, merci.
- Speaker #1
Alors, bonjour.
- Speaker #6
Bonjour.
- Speaker #1
Comment est-ce que tu t'appelles ?
- Speaker #6
Moi, c'est Michel.
- Speaker #1
Bonjour, Michel. Alors, du coup, toi, est-ce que tu peux m'expliquer ton histoire avec le petit sablé ?
- Speaker #6
Moi, je suis le moins ancien ici. Je suis arrivé par Manon qui m'a parlé de cette épicerie. J'ai été bénéficiaire au début et je suis arrivé au semestre au milieu de l'année. Depuis 4-5 mois maintenant. C'est vrai que c'est un chouette endroit. Ça permet d'avoir un job étudiant, de se faire 4 ou 5 côtés des études sans que ce soit trop contraignant. En plus, on peut faire ses courses au passage. Tout est bénéfique.
- Speaker #1
Toi, tu étudies en quoi ?
- Speaker #6
Je suis étudiant en STAPS.
- Speaker #1
Ok. Est-ce que toi, ça a changé ta façon de manger ou est-ce que tu mangeais déjà équilibré avant ?
- Speaker #6
J'essayais en tant que sportif déjà de manger équilibré, oui. Maintenant, vu qu'il y a plein d'ateliers, plein de sensibilisations, plein d'affiches, forcément, ça sensibilise encore un peu plus à ce qu'on mange. Il faut faire gaffe, etc. Et on peut se lâcher un peu plus vu que tout n'est pas cher ici. Tout n'est pas cher. Donc, ça aide. pour se nourrir plus facilement. Super,
- Speaker #1
merci Michel.
- Speaker #6
Avec plaisir.
- Speaker #1
Culture Copalime revient avec Manon et Michel qui vont nous donner une définition de ce qu'est pour eux une épicerie sociale et solidaire.
- Speaker #5
Je dirais que c'est d'abord un lieu où les étudiants trouvent des informations. C'est-à-dire que même avant d'acheter, c'est sympa en fait. pour eux d'apprendre qu'ils peuvent avoir des aides, qu'ils peuvent être accompagnés, et de manière assez simple, en fait, juste en posant des questions. Nous, on a quand même pas mal de renseignements, il y a pas mal d'entreprises, même des représentants de la fac qui viennent nous voir et qui nous donnent des informations. Aussi pour la vie étudiante, parce qu'on relaie beaucoup les activités qui se passent sur le campus, on fait la publicité pour les associations, et après, bien évidemment, il y a l'aspect... 20 euros dans l'épicerie, c'est 120 euros dans le commerce. Donc évidemment, il y a une grande aisance financière de pouvoir acheter ces courses ici.
- Speaker #6
C'est un repère pour les gens qui en ont besoin. C'est surtout ça. On a vu beaucoup de gens arriver ici, se rendre compte d'à quel point ça peut les aider. J'ai une récente expérience avec une maman justement, qui a deux enfants. Elle était pompier volontaire. Elle se retrouve à 43 ans, à de nouveau devoir faire des études. plus... T'as l'argent qui rentre, et il est venu ici, je lui explique comment ça a fonctionné, je l'ai vu commencer à pleurer, parce que ça peut l'aider, et ça lui permet de renourrir ses enfants par autre chose que des pâtes. Donc c'est vraiment un repère qui aide les gens.
- Speaker #0
Radio Copalim. Culture Copalim.
- Speaker #2
J'attends les inventaires des autres. Vous voulez leur donner un coup d'œil ? Et après l'idée, c'est une fois qu'on a tout terminé...
- Speaker #1
Je vous propose maintenant d'aller dans une autre université toulousaine, l'université Jean Jaurès du Mirail, où il y a aussi une épicerie sociale pour les étudiants. Ce lieu est l'une des unités locales de la Croix-Rouge à Toulouse. C'est parti pour aller rencontrer les bénévoles et les bénéficiaires. Bonjour Marie-France.
- Speaker #7
Bonjour Christelle. Alors, je suis responsable de l'accueil solidaire. Ici, tu es à l'accueil alimentaire Jean Jaurès. Alors la différence entre une épicerie, c'est que l'épicerie, il y a des prix en fonction d'un pourcentage. Alors que nous, à l'accueil alimentaire, c'est un forfait solidaire. Donc pour tant de produits, à savoir en ce moment on distribue entre 13 et 15 produits, pour 1,50 euros, voilà, ils ont tous ces produits et c'est une participation solidaire. C'est un seul service et nous avons un quota de nombre de points en fonction des articles proposés, à savoir que nous avons ce qu'on appelle des articles de première nécessité qui ont un certain nombre de points. Et ensuite, nous avons des articles, on va dire, complémentaires. Et là, c'est pareil, c'est un certain nombre de points et on doit aboutir entre 13 et 15 points.
- Speaker #1
Alors, explique-moi comment se déroule l'inscription à l'accueil solidaire pour un étudiant.
- Speaker #7
Alors, il y a deux possibilités. Soit l'étudiant, il est envoyé par les assistantes sociales de l'université. Et dans ce cas-là, ils ont une attestation qu'ils nous donnent. Soit je les reçois. Donc d'abord, je les accueille et on essaie dans un climat de confiance et de respect. Je leur présente le fonctionnement solidaire de l'accueil alimentaire. Et ensuite, je leur explique comment va se dérouler la distribution de leurs produits. Mais je tiens compte, donc quand je les inscris, de leur reste à vivre. Voilà. Et après, s'ils ont des informations supplémentaires à me demander, j'essaye soit de les diriger vers les assiettes sociales ou alors vers d'autres services compétents.
- Speaker #0
Alors l'accueil il est que depuis cette année, parce que nous nous sommes rendus compte qu'il y avait beaucoup d'étudiants qui étaient en précarité et qu'à l'université ils ne nous connaissaient pas. Donc nous avons mis en place avec les services de communication de l'université un fonctionnement tout nouveau, à savoir que nous sommes là quand les premiers étudiants arrivent sur le campus. Donc on se présente et déjà... ils nous connaissent un peu plus et après il y a le bouche à oreille aussi et puis il y a parfois d'affichage l'accueil, le premier accueil c'est pour trois mois, sauf s'ils doivent amener des papiers qui n'ont pas quand ils sont inscrits, on leur donne à peu près un mois pour qu'ils amènent les papiers et on renouvelle mais tous les trois mois automatiquement c'est renouvelé et je les reçois de nouveau pour regarder leur situation, voir si malheureusement elle s'est dégradée ou elle s'est améliorée voilà, normalement S'il n'y a pas de souci, ils peuvent venir toute l'année universitaire. Ils viennent une fois par semaine, puisque nous, nous sommes ouverts deux jours par semaine. On est ouverts les mercredis de 10h à midi et de 13h à 17h. Et on est ouverts aussi le jeudi de 10h30 à 12h30 et de 13h30 à 17h30. En plus, nous, nous sommes sur le site le mardi. puisque nous recevons ce que nous appelons la ramasse. On récupère, on range, on comptabilise pour que tout soit prêt pour le lendemain quand les étudiants arrivent.
- Speaker #1
Tu me disais, Marie-France, que l'épicerie était ouverte depuis septembre 2024, mais que vous étiez quand même là avant, c'est-à-dire ?
- Speaker #0
Alors avant, l'épicerie sur la Croix-Rouge ne s'appelait pas accueil alimentaire, ça s'appelait épicerie sociale, est sur le campus depuis 2011. Nous avons ces nouveaux locaux qui nous ont été prêtés par l'université depuis trois ans. Cette année, grâce aux subventions de la Croix-Rouge, on a pu aménager l'épicerie, l'accueil alimentaire disons, avec des frigos, congélateurs, de façon à recevoir un maximum d'étudiants et qu'ils aient le choix aussi dans les produits de façon à manger un peu plus équilibré et de bonne qualité.
- Speaker #1
Alors, en parlant de subventions... Est-ce que le programme Mieux manger pour tous a permis de financer l'accueil solidaire également ?
- Speaker #0
C'est ça aussi, donc le programme Mieux manger pour tous, dont la Croix-Rouge est entre autres partenaire, est de permettre à tous et à toutes, notamment aux personnes en situation de précarité, d'avoir accès à une alimentation saine, durable et de qualité. Et donc nous ici on favorise les circuits courts, c'est-à-dire avec les producteurs locaux et circuits durables. On a des partenariats avec des producteurs et on propose des aliments labellisés, oui bien sûr, bio et labellisés. On bénéficie de palettes, il y a trois sortes de palettes, les palettes standards, les palettes bio, il y a les palettes bébés aussi, mais ils ont rajouté cette année les palettes lait. Et on peut en avoir entre deux et puis X palettes en fonction du nombre de personnes que l'on reçoit.
- Speaker #1
Alors Marie-France, est-ce que l'accueil est ouvert toute l'année ?
- Speaker #0
On est ouvert à partir du mois de septembre jusqu'au mois de juillet, pendant toute la période universitaire. En dehors des vacances scolaires, nous sommes ouverts deux fois par semaine, mais pendant les vacances scolaires, on ne ferme pas. On a toujours un jour d'ouverture. Les étudiants sont avisés de façon à ce qu'ils puissent venir récupérer leur panier.
- Speaker #1
Je vois aussi qu'il y a des produits d'hygiène.
- Speaker #0
Oui, on propose effectivement aux étudiantes des produits d'hygiène, même aux étudiants. Donc, on peut demander à Paris de nous fournir des protections hygiéniques pour les filles. Et chaque fois qu'on en a besoin, il n'y a pas de problème, on nous envoie le quota. Gratuitement et offert gratuitement aux étudiantes.
- Speaker #1
Aujourd'hui, Marie-France, vous accueillez combien d'étudiants à l'accueil solidaire ?
- Speaker #0
Alors actuellement, nous sommes à 170 étudiants. L'année dernière, à la même période, nous étions à 38. Ce qui fait que nous avons plus d'étudiants, c'est parce qu'avec l'université, nous avons mis en place un plan de communication et un plan d'affichage. Et donc, on voit les effets, effectivement. Les étudiants qui viennent ont vraiment besoin d'aide alimentaire. On pourrait aller éventuellement jusqu'à 400 étudiants. Mais maintenant, il va falloir trouver des fonds pour qu'on puisse les servir convenablement. Peut-être que là, c'est à voir avec le président de l'UL et la directrice de l'Action sociale que nous pourrions demander la banque alimentaire. Parce que l'année dernière, nous avons eu pendant deux ans une subvention de la préfecture. qui était relativement importante. Maintenant, cette subvention, elle doit se terminer fin décembre. Et elle n'est pas renouvelée. Donc, il va falloir trouver une solution pour pouvoir approvisionner notre accueil alimentaire. Et avec la subvention aussi Mieux manger pour tous, on a pu faire bénéficier aux étudiants des produits locaux. Mais cette subvention, elle est renouvelable. Donc, on va voir en janvier si on va pouvoir en bénéficier encore. J'avais oublié qu'on organisait aussi des collectes. Donc on peut organiser des collectes alimentaires ou alors on organise aussi des collectes d'hygiène en partenariat avec les grands magasins. Et on demande aussi aux étudiants de venir nous aider lors de ces journées de collecte. Ce sont des collectes qui ont lieu dans les magasins. On demande d'abord l'autorisation de pouvoir faire les collectes et ensuite nous nous mettons à toutes les entrées. Et on demande, soit on a des petits flyers en fonction de ce qu'on a besoin. Et je te dis, c'est soit de l'alimentaire, soit de l'hygiène. Et puis aussi, on a participé, des bénévoles aussi ont participé à une collecte en début d'année pour les affaires scolaires. Et ensuite, quand la collecte est terminée, le service en question partage pour que tout le monde puisse se bénéficier de ce que les personnes nous ont donné. Et ensuite, on les distribue gratuitement à tous les étudiants. A l'entrée de notre accueil, on a une table avec ceux qui peuvent avoir besoin, ils nous demandent et puis voilà, on les sert.
- Speaker #2
Pour cette Minute des bénévoles,
- Speaker #1
nous retrouvons Marie-France et Daniel qui nous expliquent leur... parcours respectifs à la Croix-Rouge française ?
- Speaker #0
Alors moi, je suis à la Croix-Rouge depuis 4 ans. Donc j'ai commencé à la boutique chez Henri. Voilà. J'y suis restée quelques mois. Et puis, bon, personnellement, je trouvais que je n'avais pas beaucoup de contacts avec les personnes. Et ce n'est pas du tout ce que je recherchais. Donc il s'est présenté une opportunité euh à l'épicerie de Jean Joures. Et donc, je suis venue. Et depuis, pour moi, c'est super. C'est super. Le contact avec les étudiants, surtout en plus maintenant qu'on les reçoit, c'est très proche. Donc, c'est très valorisant. Ça me prend, c'est vrai, beaucoup de temps. Mais bon, quand on voit le sourire, les remerciements des étudiants, c'est super, c'est très agréable. Puis en plus, j'ai une très bonne équipe. On est neuf bénévoles qui viennent tout le temps. On fait un turnover sur le mercredi et le jeudi, certains. D'autres tout le temps, comme moi. Et ensuite, cette année, on a eu en plus quatre services civiques qui viennent nous aider, donc répartis sur les deux jours où nous ouvrons. Je suis bénévole depuis que je suis à la retraite. Voilà. Je ne me voyais pas rester à la maison, rien faire. J'avais besoin de contacts, j'avais besoin de me rendre utile. Et donc, je suis partie dans le bénévolat.
- Speaker #1
C'est maintenant au tour de Daniel de parler au micro de Radio Copaline, directement dans l'accueil solidaire. Bonjour.
- Speaker #3
Bonjour, enchantée.
- Speaker #1
Alors, vous êtes Daniel.
- Speaker #3
Voilà, je suis Daniel, bénévole depuis quelques années à la Croix-Rouge. J'ai fait du bénévolat au Secours populaire. Et puis, il y a eu l'époque du Covid, tout ça, où il a fallu arrêter quelques instants, pas mal de temps d'ailleurs. Et on s'est tourné vers la Croix-Rouge. Voilà. Et dans la Croix-Rouge, nous avons été bénévoles de la boutique de vêtements. Chez Henri, voilà. Et ensuite, on s'est tourné vers l'épicerie qui nous paraissait plus... Plus agréable, le contact, disons, humain, qui était plus facile.
- Speaker #1
Et plus direct aussi.
- Speaker #3
Voilà, tout à fait.
- Speaker #1
Et vous, vous avez eu envie de devenir bénévole. Pourquoi, en fait ?
- Speaker #3
Bon, on arrive après la retraite, donc voilà. Mais j'avoue que j'ai hésité, parce que je ne savais pas du tout si ça allait me plaire. Donc, j'ai dit, je vais me lancer. Mais je me suis lancée au Secours populaire. Je ne me suis pas lancée ici. Et comme j'avais fait des amitiés, on avait un petit groupe sympa. Et puis on s'est retrouvés à la Croix-Rouge, chez Henri. Après, on s'est dispersés et avec Marie-France, on s'est retrouvés ici. Donc,
- Speaker #2
tout va bien.
- Speaker #1
On est à l'accueil solidaire, puisque ce n'est pas une épicerie, c'est ce que m'a expliqué Marie-France. Est-ce que vous pourriez aussi m'expliquer la différence avec vos mots à vous, entre une épicerie sociale et l'accueil solidaire ?
- Speaker #3
Alors, l'épicerie sociale, déjà, c'est celle qui se trouve à côté de notre bâtiment. Et donc l'épicerie sociale, elle sert des étudiants qui vont pouvoir acheter tous les produits qui sont présentés. Tandis que nous, l'accueil social, nous donnons, comment dire, on donne une certaine valeur aux produits qu'on va acheter, une certaine somme, mais pour les étudiants qui sont un peu plus nécessiteux.
- Speaker #1
En fait, est-ce que ça veut dire qu'il... Ils payent quelque chose ou ils ne payent rien du tout ?
- Speaker #3
Ils ont une petite participation qui est de 1,50€. Et au total, nous avons 13 produits à peu près.
- Speaker #1
Et en fait, ils choisissent les 13 produits ?
- Speaker #3
Ils choisissent leurs produits. Ce n'est pas une épicerie, on a l'habitude de dire épicerie, mais non. Distribution alimentaire. Donc, ils prennent ce qu'ils veulent, suivant leurs besoins. Et puis voilà. Donc, il n'y a pas de problème à ce niveau-là.
- Speaker #1
Et donc, ils en prennent 13 ?
- Speaker #3
Ils en prennent 13 au total. Après, ils prennent ce qu'ils veulent, ce dont ils ont besoin. Voilà, ça reste raisonnable.
- Speaker #1
Donc ici, je vois qu'il y a des pâtes, il y a de la purée, du couscous. Expliquez-moi un peu comment sont organisées les rayons.
- Speaker #3
Alors les rayons, donc, voilà, ici nous avons les pâtes. Donc ils ont droit, enfin ils ont droit, oui, la quantité est donnée déjà à l'avance. Donc c'est un paquet de pâtes. qui peuvent rajouter soit du riz, soit du couscous aussi. Ensuite, nous avons les légumes secs, dont on pourrait casser l'antille, les purées également. Nous avons également des compotes, le café. Ça, c'est un paquet de café. Les compotes, c'est par quatre les quantités. Là, c'est par cinq, les petites gourdes. Ensuite, nous avons le choix entre du produit salé et du produit sucré. Voilà, ils prennent soit l'un, soit l'autre. Nous avons les infusions, le thé, les confitures. Nous avons du miel des producteurs, pardon ! Et le vinaigre, le vinaigre. Enfin, tout ce qui concerne un peu la vie de tous les jours. Le lait, les œufs. Et nous avons les pains de mie et les biscottes. Ensuite, nous avons tout ce qui concerne les légumes. Voilà, donc les grosses boîtes, ils n'en prennent qu'une grosse boîte. Sinon, les boîtes qui sont comme ça, de cette contenance, ils en prennent deux. Et cette année, nous avons ouvert des armoires réfrigérées. Nous avons ajouté des produits surgelés, alors poulet, légumes, poissons, et également des produits réfrigérés, comme les yaourts, fromage râpé. Le café, le beurre, voilà, et des produits qui sont tout prêts, voilà. Et là, actuellement, on n'a pas trop de légumes, mais nous avons des légumes et des fruits aussi, voilà.
- Speaker #1
Qui viennent de ramasse, du coup.
- Speaker #3
Voilà. Les légumes, non, ils viennent d'un producteur. Voilà. Nous essayons d'avoir des produits corrects, quoi. Voilà. Et là, tout ça, c'est tout ce qui est l'hygiène, l'hygiène, l'entretien maison et l'entretien linge.
- Speaker #1
D'accord, et je vois qu'il y a même des choses qui sont faites par vous, je vois qu'il y a des bouteilles.
- Speaker #3
Voilà, parce que nous n'avons pas assez de produits pour distribuer à chaque personne, donc nous sommes obligés de partager, de faire un grand partage, voilà, pour tout le monde.
- Speaker #1
Marie-France me disait aussi que vous étiez une équipe de neuf bénévoles avec quatre services civiques, c'est ça ?
- Speaker #3
Voilà, oui, oui, tout à fait, ils sont là, ils sont très sympas. Il nous aide beaucoup et voilà, on forme une belle équipe.
- Speaker #1
Vous êtes là quels jours, vous ?
- Speaker #3
Mercredi et jeudi, les deux jours, et le mardi après-midi quand on décharge les camions. Toujours fidèle au poste.
- Speaker #1
C'est super, merci Daniel.
- Speaker #3
Je vous en prie, merci à vous.
- Speaker #1
Bonjour, comment est-ce que tu t'appelles ?
- Speaker #4
Bonjour, je me dis bien, je m'appelle Afiz. Je suis étudiant à la fac Mirail.
- Speaker #1
Qu'est-ce que tu étudies ?
- Speaker #4
Je fais maths info.
- Speaker #1
Alors, tu fréquentes l'accueil solidaire. Est-ce que ça fait longtemps que tu es accueilli ici pour faire tes courses ?
- Speaker #4
Oui, l'année dernière j'étais là et cette année j'ai souhaité revenir aussi. Parce que ça propose beaucoup de choses et ça avantage le côté économie pour acheter des nourritures.
- Speaker #1
Et tu trouves que c'est utile et que c'est un service qui est important et qui soit proposé ici dans le campus ?
- Speaker #4
Vraiment c'est beaucoup utile parce que c'est ce que je viens de dire. Ça aide beaucoup.
- Speaker #1
Est-ce que tu te rappelles de ton premier jour, quand tu es venu pour la première fois ici, qu'est-ce qui s'est passé ?
- Speaker #4
Non, je ne me rappelle plus, parce que le premier jour, c'était un ami qui est venu à ma place.
- Speaker #1
C'est un ami qui t'a inscrit en fait ?
- Speaker #4
En fait, oui, c'est ça.
- Speaker #1
Et après, du coup, c'est toi qui es venu ou c'est lui qui a fait les courses pour toi ?
- Speaker #4
Oui, bien sûr. Le premier jour que j'étais venu moi-même, j'étais étonné de voir qu'il y a des secteurs comme ça qui proposent les aides pour les étudiants. Et j'ai eu pas mal beaucoup de choses, de sacs, c'est énorme.
- Speaker #1
Est-ce qu'il y a un produit que toi tu aimes beaucoup, que tu prends tout le temps à chaque fois quand tu fais les courses ?
- Speaker #4
Oui, le lait, je l'aime bien.
- Speaker #1
Super, merci beaucoup Afiz.
- Speaker #2
Avec plaisir.
- Speaker #1
C'est terminé pour ce tour de l'aide alimentaire dédiée aux étudiants à Toulouse. Nous avons besoin de vous. Pour soutenir ce podcast et permettre le tournage de nouveaux épisodes, je vous invite à noter Radio Copalim 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute préférée et à le partager autour de vous. Dans le prochain épisode, nous parlerons du bilan de Copalim Occitanie. Je vous remercie pour votre écoute et vous dis à très bientôt !