Description
Il y a 80 ans, en 1946, la Guyane devenait un département français. Avec une promesse : celle de l'égalité avec l'Hexagone. Sauf que 80 ans plus tard, tout le monde connaît la situation : un Guyanais sur deux vit sous le seuil de pauvreté, selon les derniers chiffres de l'Insee. C'est près de 4 fois plus que dans l’Hexagone. Alors pourquoi un tel écart ? Au mois de juillet, une commission d'enquête du Sénat sur les outre-mer a apporté des éléments de réponse : ici, la pauvreté s'hérite. Un enfant qui naît dans une famille pauvre a de grandes chances de le rester, parce que tout s'additionne : l'école, la santé, le logement et l'emploi. Pour tenter de briser ce cercle, l'État a mis en place un plan contre la pauvreté. Il finance notamment des repas à l'école et l'accompagnement des familles, il s'achève fin 2027. Mais associations comme parlementaires jugent ses moyens très loin des besoins. Avec un paradoxe : une partie de cet argent n'est même pas dépensée. Et ce plan, c'est notre invitée du jour qui le coordonne pour l'État. Elle est en Guyane cette semaine pour voir ce qu'il change sur le terrain
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