Description
Il y a un mois, presque jour pour jour, le 7 septembre, bien avant que la France ne parle de blocus, les lycéens de Félix-Éboué déposaient déjà 17 revendications. Des salles sans ventilateurs, des toilettes insalubres, une cantine trop chère et saturée. Un mois plus tard, la colère a gagné une bonne partie des lycées de Guyane. Melkior-Garré, le Larivot, Damas, Gaston-Monnerville, ou encore le lycée de Maripasoula… Depuis lundi, les blocages se succèdent (avec 13 personnes placées en garde à vue, ce qui a d’ailleurs fait dire au député Jean-Victor Castor qu’on ne répondait pas à une jeunesse qui réclame des droits par la répression). Les mots des élèves, eux, sont très concrets : des plafonds qui inquiètent, des salles de sciences sans clim depuis 2 ans, ou encore une pause déjeuner avalée par la file d'attente de la cantine. À Paris, le Premier ministre a promis des premières décisions d'ici la fin du mois. Et dans chaque lycée, une demi-journée doit désormais être consacrée au dialogue avec les élèves. Mais derrière chaque revendication, il y a une question : qui doit répondre ?
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