Description
Emprunter de l’argent pour construire une école, ce n’est pas une faute. C’est même le meilleur usage qu’un État puisse faire de sa dette. Ce qui compte, ce n’est pas combien on doit, c’est ce qu’on fait de l’argent emprunté. Si on suit ce raisonnement, peu de territoires ont autant de raisons d’investir que la Guyane. La population augmente vite, il manque des classes, des logements et des équipements de santé. Seulement, à Paris, le mot d’ordre va dans l’autre sens. En cause : la dette du pays. Ministre après ministre, chaque budget se justifie de la même façon. L’État doit faire des économies. Car aujourd’hui, même si tous les Français donnaient l’intégralité de ce qu’ils produisent pendant un an, ça ne suffirait pas à rembourser la dette du pays. Comme n’importe quel emprunteur, la France paie des intérêts sur cette dette : près de 80 milliards d’euros par an. Et la facture s’alourdit, parce que l’État emprunte à des taux de plus en plus élevés. D’un côté donc, un territoire (la Guyane) qui a besoin d’investir. De l’autre, un État qui cherche à dépenser moins. Comment faire tenir les deux ? C’est la question qu’on va poser ce matin à nos deux invités.
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