Speaker #0« Relationnellement Vôtre » , un podcast pour avancer sur le chemin de vos guérisons et améliorer vos relations. Hello, bienvenue sur l'épisode 101 de « Relationnellement Vôtre » . Moi c'est Kelly, je suis psychologue et je vous partage de l'information ainsi que des outils pour avancer dans votre processus de guérison. Depuis plusieurs mois, les épisodes portent sur le trauma complexe et nous sommes actuellement dans une série d'épisodes sur les défis relevés par le partenaire de vie dont le conjoint souffre de traumas complexes. Dans les deux épisodes précédents, vous avez pu découvrir le défi des dysrégulations émotionnelles et des retraits émotionnels, puis le défi de la connexion à travers les trois C, la confiance, la communication et la complicité. Si vous n'avez pas encore eu l'occasion d'écouter ces épisodes, les liens se trouvent en description de l'épisode actuel. C'est aujourd'hui le dernier épisode avant la fameuse pause estivale de Relationnellement Votre. Et j'aimerais vous parler du défi de la gestion des conflits. Vous me direz, mais Kelly, c'est le lot de tout couple et même de toute forme de relation d'avoir des conflits. Effectivement, vous avez raison. Toutefois, la gestion du conflit comprend quelques particularités lorsque l'un ou même les deux membres du couple font face aux conséquences d'un trauma complexe. Qui dit trauma complexe, dit environnement où le conflit est source d'insécurité et même de danger. car il implique de la violence verbale, de la violence physique, psychologique, telle que la punition par le silence ou encore le fait d'être ignoré pendant plusieurs jours. La peur du conflit n'est donc pas juste une peur de la dispute, c'est la perception d'un danger qui fait basculer ou qui maintient en mode survie. Pour rappel, il y a une différence entre un conflit et une dispute. Un conflit est un désaccord, une divergence d'opinion. Nous sommes différents, donc le conflit est sain. est normal dans une relation. La gestion du conflit est justement l'art d'exprimer ses émotions, ses idées, ses arguments, d'écouter et d'essayer de comprendre ceux des autres, notamment de votre vis-à-vis si vous êtes en couple, afin de voir ensemble comment faire évoluer le désaccord de manière constructive pour la relation. Une dispute est un conflit qui dégénère en de la violence, pouvant être verbale, D'ailleurs, j'en profite pour préciser que crier sur une personne est considéré comme de la violence verbale. Ça peut être de la violence physique ou même psychologique à travers des propos rabaissants, humiliants, de la culpabilisation ou même de la manipulation. Comme je vous le disais, dans le cas du trauma complexe, une simple divergence d'opinion peut activer des réactions de survie, c'est-à-dire combattre, fuir, se figer ou se soumettre. Tout le défi de la gestion du conflit lorsque votre conjoint a un trauma complexe C'est de savoir comment répondre et comment communiquer face à chacune de ces réactions en tenant compte de votre conjoint et aussi de vous. En d'autres mots, en étant intentionnel et en fixant l'objectif de protéger le lien entre vous, de protéger votre couple en tenant compte des partenaires qui le composent. Je vous propose de voir ensemble ce que sont concrètement les réactions de combat, de fuite, de figement et de soumission dans le couple lors de conflits. lorsque votre vis-à-vis a un trauma complexe. Et ensuite, je vous proposerai quelques clés pour vous aider à gérer sainement le conflit. Voyons tout d'abord les réactions de survie de votre vis-à-vis souffrant d'un trauma complexe lorsqu'il y a un conflit entre vous. Tout d'abord, la réaction de combat. Après avoir grandi dans un environnement où les conflits sont synonymes de violence, de silence, de rupture du lien et d'angoisse de rejet, il est compréhensible qu'une simple divergence d'idées réactive les insécurités de l'enfance. et déclenche des réactions de survie. En ce qui concerne le mode combat, il est souvent réactionnel au sentiment d'injustice et d'incompréhension vécue durant l'enfance. Lors d'un conflit, le mode combat est alors une réaction de protection qui consiste à défendre votre point de vue comme si votre vie en dépendait. L'échange est une partie de ping-pong sous forme d'attaques et de contre-attaques constantes. Un argument est lancé, un contre-argument arrive derrière pour le démonter. Tout cela se fait rarement dans le calme Le ton de voix monte, les échanges peuvent être plus ou moins intenses, passionnés, et donc la situation peut dégénérer en cris, en propos insultants et malheureusement en d'autres formes de violence. Puis, il y a comme un déplacement qui se produit inconsciemment, d'un échange où, entre guillemets, la menace était au départ une idée opposée, une idée divergente à celle du vis-à-vis, devient, sous le coup de la colère ou de la peur, le conjoint. C'est-à-dire que le conjoint est perçu comme une menace. C'est ainsi que vous pouvez passer d'une divergence d'idées à des reproches et à des attaques personnelles. Par exemple, Zoé et Lucas accrochent régulièrement sur les dépenses au sein du couple. Si vous vous demandez de qui il s'agit, je vous encourage à écouter les épisodes 99 et 100. Lucas aime se faire plaisir et aime la qualité et Zoé a peur de manquer donc elle est très économe et va au premier prix. Dernièrement, ils devaient se mettre d'accord sur l'achat d'un appareil de sport. Lucas veut de la qualité et est prêt à y mettre le prix et forcément Zoé s'y oppose, elle l'encourage à prendre le premier prix. Lucas lui explique son point de vue mais Zoé commence à s'énerver le traitant de dépensier et lui reprochant de ne penser qu'à lui et non au coût. couple en jetant l'argent par les fenêtres. Lucas se sent piqué au vif et renvoie à Zoé que c'est pas parce qu'elle est une vraie pince qu'il doit faire comme elle, que de toute façon ils n'emmèneront pas tout leur argent dans la tombe. Face à cette réaction de Zoé, Lucas aurait pu réagir de différentes manières sans pour autant que le conflit soit résolu. Il aurait pu réagir en fuyant, en disant « tu sais quoi, on en reparlera une prochaine fois » . Et finalement, ils ne reviennent plus sur le sujet de peur que ça clashe à nouveau entre eux. Ou encore, il aurait pu réagir en ne contre-argumentant pas. Il ne dit plus rien. D'ailleurs, il est possible qu'il ne sache plus quoi dire en étant bloqué par la réaction intense de Zoé, et donc qu'il se taise tout simplement. Pour autant, le conflit n'est pas résolu, et Zoé ne sait pas ce que pense Lucas, au fond. Enfin, il y a une autre réaction. Lucas aurait pu aller dans le sens de Zoé, et même s'il a vraiment envie d'acheter cet appareil haut de gamme, se dire inutile de risquer de braquer Zoé, et donc là, il ne cherche pas à aller plus loin dans l'échange. Il lui dit « On fait comme tu veux ma chérie, vas-y, choisis » . À travers ces réactions, on peut identifier entre guillemets une forme de fuite, une forme de soumission, une forme de figement. Après, ce n'est pas forcément des réactions de survie, dans la mesure où il est possible que Lucas ne soit pas en insécurité ou que ça ne déclenche pas chez lui une peur telle que cela peut être lorsqu'un trauma complexe est présent. Vous voyez un peu les dynamiques qui peuvent se mettre en place de votre côté lorsqu'un conflit se présente avec votre conjoint ayant un trauma complexe et qu'il réagit en mode combat. Je propose de voir maintenant ce qui se passe du côté de la réaction de fuite de votre conjoint ayant un trauma complexe lors d'un conflit conjugal. Prenons l'exemple de Lou et de Bastien. Lou et Bastien aimeraient avoir un chien, Lou voudrait un petit toutou et Bastien se projette plus avec un bon chien de garde. Lorsqu'ils ont abordé le sujet pour la première fois et qu'ils ont constaté ce désaccord, Bastien a de suite remis en question l'idée d'avoir un chien et a tenté de dissuader Lou d'en prendre un. Face à cette réaction de fuite de Bastien, Lou peut elle aussi répondre en fuyant le conflit et en rejoignant Bastien dans le fait que finalement, c'est peut-être mieux de ne pas prendre de chien. Ils sont tous les deux d'accord, le conflit est évité, même s'il n'est pas résolu en soi, car ils auraient aimé tous les deux avoir un chien. Face à la fuite de Bastien, Lou aurait pu se montrer insistante en le confrontant à sa réaction de fuite et en lui démontrant par A plus B qu'un chien de garde serait inutile. Non, je ne suis pas d'accord, là tu évites le sujet. Et puis franchement, qu'est-ce qu'on ferait d'un chien de garde dans notre appartement ? Tout est sécurisé et on n'a pas assez d'espace. Ou Lou pourrait être surprise que Bastien veuille un chien de garde. Elle ne s'attendait pas à ça. Et du coup, elle reste sans voix. Elle ne réagit pas, elle ne dit rien. Ou alors... Dès qu'elle prend conscience de leur goût différent, Lou pourrait renoncer à son toutou pour faire plaisir à Bastien par peur qu'il ne s'énerve ou qu'il ne se renferme. Et lui dire, ok, tout ce que tu voudras mon amour, prenons le chien de ton choix. Ces réactions vous font-elles penser à certaines de vos réactions au sein du couple ? Nous verrons dans quelques instants de quelle manière Lou et Bastien auraient pu gérer ce conflit. Mais voyons maintenant la réaction de figement du conjoint ayant un trauma complexe lors d'un conflit au sein du couple. La réaction de figement consiste à ne rien dire, à ne rien faire, car la peur de la dispute et surtout la peur de la réaction de l'autre prend le dessus. Une fois la divergence de point de vue constatée, votre conjoint ne réagit plus. Bien souvent, cela va vous laisser complètement décontenancé. Vous essayez de comprendre ce qui se passe et là, vous pouvez l'entendre dire « je ne sais pas » . « Je ne sais pas quoi te dire, je ne sais pas quoi te répondre, que veux-tu que je te dise ? » Une réaction très fréquente dans ces cas est de... poser des questions ou d'insister pour avoir des réponses et vous pousser votre vis-à-vis dans ces retranchements sur un ton plus ou moins agacé, mais dis-moi quelque chose au moins, t'en penses quoi ? Et bien souvent, vous aurez une réponse qui semblera peut-être nonchalante, à savoir, tu sais quoi ? Fais ce que tu veux. Mais en réalité, votre partenaire de vie, à la base, ne sait vraiment pas quoi vous répondre. La réaction de figement est provoquée lorsque, submergée par l'émotion, en l'occurrence la peur, le cerveau est comme dans l'incapacité à fonctionner normalement. C'est vraiment la zone primaire, la zone la plus archaïque du cerveau qui réagit dans un premier temps en mode survie. Puis le centre des émotions qui prend le relais, ne permettant pas le cortex, donc la zone la plus élaborée du cerveau, de raisonner, de réfléchir temporairement. Cette zone est envahie et donc la montée de stress, la surcharge émotionnelle, l'empêche d'être pleinement fonctionnelle. Donc dans ce cas, il vaut mieux ne pas insister. Je vous expliquerai dans quelques minutes comment gérer, mais avant, j'aimerais vous proposer de voir la réaction de soumission chez votre conjoint ayant un trauma complexe lorsqu'un conflit se produit au sein du couple. Dans ce contexte précis, la réaction de soumission consiste à suivre, à aller dans le sens du vis-à-vis qui a le point de vue opposé, afin de réduire tout risque de dispute ou de rupture du lien. L'angoisse de rejet et d'abandon ne sont jamais bien loin, et pour peu que ce conjoint ayant un trauma complexe et vécu des violences verbales, des violences physiques, voire même psychologiques, tout en lui va vouloir éviter de reproduire cela en suivant votre avis, dès qu'il constate que vous avez des avis divergents. Dans ce cas, il y a plusieurs réactions possibles. Votre conjoint se soumet, cela vous arrange, donc vous sautez sur l'opportunité au cas où il changerait d'avis. Ou peut-être qu'il vous arrive d'avoir des échanges un peu cocasses, du style « Non, mais dis-moi ce que tu veux vraiment, toi » . Puis votre partenaire de vie vous répond, je veux la même chose que toi. Et vous dites, tu es sûr ? Et là, il vous répond, oui, oui, on fait comme tu as dit. Mais ça vous gêne. Alors vous lui dites, ça me gêne, tu es vraiment sûr. Je ne veux pas que tu dises ça pour me faire plaisir. Vous voyez un peu le genre des chances qui peut durer très longtemps parce que l'insécurité est telle que ce sera difficile pour votre partenaire de vie de faire un autre choix que de se soumettre. Donc, vous voyez un peu les différents types. de réactions qui peuvent se produire lorsque le mode survie s'enclenche lors d'un conflit conjugal et que vous êtes confronté aux réactions de combat, de fuite, de figement ou de soumission. Alors j'avoue, ça fait beaucoup d'informations d'un coup. Pour résumer, disons que toutes les réactions évoquées étaient motivées par une émotion intense, bien souvent par la peur ou la colère ou encore une de leurs cousines. Mais heureusement, il arrive aussi de répondre et non de réagir, de parler et d'agir en dehors des insécurités qui poussent au mode survie, en étant dans votre fenêtre de tolérance, dans un état d'apaisement, de sécurité intérieure. Ça, c'est ce que je vous ai expliqué dans l'épisode 74, ce qu'est la fenêtre de tolérance. Être dans votre fenêtre de tolérance, ou plutôt que votre conjoint soit dans sa fenêtre de tolérance, est l'état nécessaire pour envisager le conflit de manière constructive, comme un échange de points de vue divergents, et pas forcément incompatibles. Voyons quelques clés qui s'offrent à vous afin de sortir de ces conflits en tenant compte de vous deux. Parce qu'il peut arriver qu'en se montrant très empathique et compréhensif, le partenaire de vie soit beaucoup dans la conciliation, dans le sacrifice vis-à-vis du conjoint qui a un trauma complexe, alors que ce n'est pas forcément le but pour que la relation soit saine. Voici donc quelques clés pour vous aider dans la gestion du conflit avec votre conjoint ayant un trauma complexe. Ces clés sont à utiliser si, lors d'une divergence de point de vue, la communication se complique. Il est important qu'aucun de vous ne se sente lésé, mais entendu et considéré. Je vous propose premièrement de faire un pas de côté et d'essayer d'échanger, afin de comprendre les points de vue respectifs, même si vous n'êtes pas d'accord au premier abord. Prendre un temps pour écouter votre partenaire de vie et être écouté à votre tour est indispensable. Je dis bien écouter. Cela signifie que l'un n'interrompt pas l'autre avant qu'il n'ait fini. Inutile de chercher à contredire, ni à convaincre, et encore moins à contre-argumenter, juste vous écouter l'un après l'autre en essayant de comprendre le point de vue de votre vis-à-vis, ses besoins, ses aspirations, ses valeurs, et vous respectivement, que votre point de vue, vos besoins, vos aspirations, vos valeurs soient écoutées, si possible entendues, Vous partagez donc tous les éléments qui vous amènent à avoir ce point de vue pour le moment, et ce, en gardant en tête qu'il n'y a pas de place pour la critique ni le jugement, mais que de l'écoute. Vous pensez pouvoir y arriver ? Dans la mesure où il n'y a pas de confrontation, cela favorise l'échange de manière posée, et donc ça limite l'éventualité d'activer le mode survie chez votre partenaire souffrant d'un trauma complexe. Si vous commencez par être dans l'écoute, il va se sentir en sécurité. Si vous êtes dans le non-jugement, qu'il n'y a pas de contre-argument, il n'y a pas de violence potentielle. Donc, le calme, l'apaisement de l'échange va permettre que cet échange soit constructif. Si malgré tout, votre partenaire de vie bascule en mode survie et que ses réactions de fuite, de combat, de figement ou de soumission s'activent, je vous propose de garder une posture rassurante et une certaine ouverture d'esprit. On peut être en désaccord sans dévaloriser ni dénigrer le point de vue de son vis-à-vis. Je sais que ce n'est pas évident parfois, surtout quand le mode combat est enclenché, de s'en prendre plein la tête et de rester calme. Pourtant, c'est la meilleure des solutions si vous voulez trouver une issue au conflit. Cette première clé est un excellent moyen d'ailleurs d'identifier ce qui crée le conflit. Et c'est justement mon deuxième point. Identifier ce qui crée le conflit et ce qui fait basculer en mode survie. Ce n'est qu'en vous accordant une écoute mutuelle que vous serez disponible pour entendre ce qui crée vraiment la divergence d'idées et surtout ce qui amène votre conjoint à réagir en mode combat, fuite, figement ou en mode soumission. Si je reprends l'exemple de Zoé et de Lucas concernant l'achat de l'appareil de sport, le sujet visible est le prix de l'appareil de sport, mais le problème de fond est le rapport à l'argent et les conceptions différentes liées à des parcours de vie différents. Zoé bascule en mode combat parce qu'elle est envahie par la peur. et se sent incomprise. Lucas se sent attaqué par les propos durs de Zoé, donc il se met sur la défensive. Si vous arrivez à identifier l'émotion derrière la divergence d'idées, vous pourrez l'un et l'autre tenter de communiquer dans le calme, l'écoute et le respect mutuel en équipe. Ce n'est plus vous contre lui ou contre elle, c'est vous deux face à la peur, face à l'insécurité. Vous pourrez ainsi trouver une alternative conjointe. Zoé a clairement peur de manquer d'argent. Elle ne veut pas dépenser n'importe comment. Elle a peur, donc elle a besoin d'être rassurée. Quelles sont les alternatives qui pourraient rester rassurantes sans pour autant envisager uniquement l'achat d'un appareil premier prix ? C'est-à-dire sans pour autant que Lucas renonce totalement à la qualité. Cette question m'amène directement à la troisième clé qui est d'ouvrir l'éventail des possibilités. C'est important de sortir du piège du noir ou blanc. C'est soit toi qui as raison, soit moi. Soit c'est ton point de vue, soit le mien. Pourquoi pas ouvrir l'éventail des mélanges des possibles ? Tant qu'il y en a bien sûr, parce qu'il est possible que ce soit un éventail restreint à deux choix. En tout cas, pensez à choisir, et je dis bien à choisir, ce qui vous semble le mieux dans l'intérêt du couple. Et non pas subir. J'insiste sur le mot choisir parce qu'il est important de ne pas... subir. Car si vous subissez pour faire plaisir, il y a 99% de probabilité que cela ressorte quelques temps plus tard sous forme de « j'ai fait cela pour toi, j'ai renoncé à ci pour te faire plaisir » alors que votre conjoint ne vous a pas contraint à le faire. Cela reste votre décision et vous aurez à l'assumer. Donc autant choisir dans l'intérêt du couple, comme ça vous le faites pour vous deux et il n'y a pas de risque de reproche derrière. Si je reprends l'exemple de Zoé et de Lucas, il y a l'appareil premier prix choisi par Zoé et l'appareil haut de gamme choisi par Lucas. Mais il y a aussi toute une possibilité de balayer l'ensemble des alternatives entre ces deux prix en tenant compte du besoin de Zoé d'être rassurée sur la dépense effectuée et le désir de Lucas d'investir dans de la qualité. Ça peut être un appareil milieu de gamme, accepter certaines options et renoncer à d'autres. Voilà, tout ça se discute ensemble. Et si je prends l'exemple de Lou et de Bastien, Concernant l'achat d'un chien, Lou veut un petit toutou alors que Bastien veut un vrai chien de garde. Qu'est-ce que Lou appelle un petit toutou et qu'est-ce que Bastien appelle un chien de garde ? À partir de cela, quelles sont les races intermédiaires qui pourraient partiellement répondre à la demande de Lou en tenant compte de celle de Bastien ? Sur quoi est-il possible de faire des concessions finalement ? Et qu'y a-t-il de non négociable pour chacun ? Et voyons quelles sont les zones qui s'entrecoupent, qui se recouvrent. Vous voyez, c'est une des manières d'ouvrir l'éventail des possibilités. Et vous, comment vous vous y prendriez si vous étiez à la place de Zoé, Lucas, Lou ou Bastien ? Nous approchons de la fin de cet épisode, et en bonus, j'aimerais tout simplement vous faire un dernier appel. En communication non-violente, on dit souvent que le tu, T-U, tu, T-U-E, la communication. Le tu... Tue la communication. En d'autres mots, si vous exprimez votre point de vue, vos besoins, vos ressentis, bref, ce qu'il y a en vous, votre phrase est censée commencer par « je » . Si elle commence par « tu » , il est fort probable que vous vous apprêtiez à faire un reproche et c'est le meilleur moyen de fermer la communication. Vous exprimez votre point de vue, votre vis-à-vis en fait autant et en continuant à échanger en commençant vos phrases par « je » , à moins d'une question. C'est ainsi que vous pourrez communiquer de manière non violente et que les modes survie seront et resteront désactivés. Voilà, l'épisode 101 de Relationnellement Votre est terminé. Si cet épisode vous a parlé ou s'il vous a aidé, pensez à laisser un j'aime et à partager. Vous pouvez aussi vous abonner à la chaîne YouTube si ce n'est pas encore le cas. Vous aurez accès à tous les épisodes auxquels je fais référence car c'est le dernier épisode avant la pause estivale du podcast et ça pourrait vous être... très utile si vous voulez pouvoir écouter d'autres épisodes durant cette pause. Merci pour votre écoute. Nous nous retrouvons donc en octobre pour une nouvelle saison. En tout cas, je vous souhaite un bel été. Reposez-vous bien, profitez bien, passez de belles vacances. N'hésitez pas à appliquer ce que vous entendez dans le podcast et si vous le souhaitez, partagez autour de vous. Je vous dis à très bientôt et d'ici là, bonne continuation sur le chemin de vos guérisons relationnellement vôtres.