Speaker #0Relationnellement Votre, un podcast pour avancer sur le chemin de vos guérisons et améliorer vos relations. Hello, bienvenue sur ce 90e épisode de Relationnellement Votre. Moi c'est Kelly, je suis psychologue et dans ce podcast, vous trouverez tout un tas de clés et d'outils pour améliorer votre vie et votre santé, tant personnelle que relationnelle. Dans l'épisode précédent, j'ai commencé à vous parler des manières dont les traumas complexes peuvent conduire à des sabotages amoureux. Des modes de fonctionnement qui peuvent, malgré vous, prolonger votre saison de célibat ou mettre à mal la relation de couple que vous tentez de construire. Je vous ai donc parlé d'un premier autosabotage qui est le fait d'être attiré par des personnes émotionnellement indisponibles. Sachant que les traumas complexes amènent bien souvent à être soi-même émotionnellement indisponible, à moins de prendre le temps de travailler sur soi. Et donc, dans l'épisode d'aujourd'hui, j'aimerais vous parler d'un autre autosabotage amoureux, c'est... lorsque la relation de couple, l'intimité et tout ce qu'elle implique représentent des déclencheurs émotionnels. Qui dit relation de couple dit donner de l'amour, en recevoir, partager de la confiance, de l'intimité, construire des projets, construire une sécurité émotionnelle, affective, physique et bien d'autres éléments vécus de manière intense pour tout être humain. La relation de couple est une relation intense, c'est une certitude. Alors, je vous laisse imaginer combien cette intensité est décuplée chez une personne ayant des traumas complexes. Vous vous demandez peut-être comment peut-on expliquer ce sabotage amoureux ? Et surtout, que faire face à une telle vague de déclencheurs si vous voulez éviter de saboter votre relation de couple, ou si vous voulez pouvoir en construire une ? Eh bien, c'est justement ce que je vais développer sans plus tarder. Comment peut-on expliquer que la relation de couple représente des déclencheurs émotionnels qui mènent au sabotage de la relation ? Quand nous regardons la manière dont le trauma complexe s'installe, nous remarquerons le schéma suivant. Un événement déclenche une émotion intense qui n'a pas la possibilité d'être libérée, évacuée, verbalisée. Cette émotion déclenche une pulsion qui va déclencher un comportement. Et la répétition de ce schéma va créer des modèles relationnels, des modes de fonctionnement relationnels. Et nous pouvons regrouper finalement les pulsions, les comportements et les modes de fonctionnement relationnels en quatre catégories. Une fois le déclencheur activé, il y a quatre types de réactions assez fréquentes, à savoir vous cacher, vous enfuir, vous accrocher ou vouloir contrôler. Je vous propose de les détailler en commençant par la réaction qui est de vous cacher. Que nous le voulions ou pas, la relation de couple amène à être vue, à être mise en avant pour de bonnes ou de moins bonnes raisons. Et dans le cas du trauma complexe, nous avons pu voir que la honte est une émotion très présente. Le fait de se sentir vue va donc être un déclencheur du malaise, de la gêne sous-jacente à ce sentiment de honte. Le ressenti est si intense que des stratégies plus ou moins inconscientes sont développées. C'est alors que vous allez commencer à vous cacher. Il y a différentes manières de vous cacher. Ça peut être de vous cacher derrière un faux moi, un personnage qui correspond à celui, à celle que vous pensez devoir être pour être aimé, pour être accepté. Et donc, vous cachez non seulement qui vous êtes vraiment, et vous cachez aussi ce que vous pensez, ce que vous ressentez, ce que vous voulez, etc. Vous allez prétendre que tout va bien, que vous vous sentez bien, même lorsque ça ne va pas. Vous pouvez aussi cacher vos sentiments de peur, que ce que vous ressentez ne soit pas réciproque. Et vous allez donc rester dans une relation à sens unique. Ou si vous êtes déjà en couple, vous cacher peut prendre la forme de ne pas oser dire que vous n'avez pas envie de faire un câlin. Et donc vous allez vous forcer à avoir cette intimité sexuelle parce que vous avez honte de dire non ou peur des conséquences de ce refus. La réaction de vous cacher est déclenchée par la peur du rejet, la peur de l'abandon, la peur de la réaction de l'autre. Et donc vous allez cacher votre vraie identité, vos ressentis, votre consentement ou votre non-consentement. La réaction de vous cacher peut aussi être déclenchée par la honte de ne pas faire ce qu'il faut ou la honte de ne pas être assez, de ne pas être adapté. Le trauma complexe amène souvent à se sentir pas assez ou à vous demander ce qui va pas chez vous, avoir cette impression de ne pas être normal ou de ne pas être comme les autres. et vous êtes conscient de vos réactions intenses, parfois même disproportionnées, vous sentez à deux doigts de tout détruire, de tout envoyer balader parfois. Tout cela crée de la confusion en vous, à juste titre. A juste titre, car quand on a vécu des mauvais traitements durant l'enfance, il est difficile d'avoir des modèles, d'avoir des références claires et saines. La peur de l'abandon vous fait douter de vous-même, elle endommage votre perception de vous-même, votre perception de l'autre, de la relation, et vous remettez tout en question. Tout est flou, pour vous protéger, vous allez avoir envie de vous cacher. Autant vous dire que ce mode de fonctionnement n'a rien d'attirant. Si vous voulez être aimé, il est indispensable d'oser vous montrer et d'être vous-même, de ne pas être cette fausse version de vous-même. Car la vraie version finit toujours par apparaître et bien plus vite que vous ne le voulez. Dans le sabotage amoureux, il y a le fait de vous cacher en n'osant pas montrer qui vous êtes vraiment, en créant donc une autre version de vous, mais il y a aussi le fait de vous cacher en vous rabaissant, en vous dévalorisant. Il y a aussi l'autre versant qui est d'exagérer ou d'amplifier vos défauts, vos mauvais côtés, vous faisant passer pour un monstre que vous n'êtes pas. Votre image de vous-même est négative et donc vous êtes convaincu que personne ne peut vous aimer. Donc vous allez faire en sorte de vous le prouver. Sauf que ce n'est pas vraiment vous et c'est la vraie version de vous qui demande à être aimé. Dans les deux cas, on est d'accord que ce sont des mécanismes de protection de soi, ce sont des manières de vous protéger. D'un côté, il y a la volonté de tout faire pour être aimé. en essayant de correspondre à ce qui pourrait plaire à l'autre. Et d'un autre côté, il y a la parade de ne pas se laisser aimer. Comme ça, aucun risque d'être abandonné et donc aucun risque de souffrir. Ensuite, il y a la réaction de vous enfuir. Quand vous vous sentez envahi, submergé par une émotion intense, vous avez la sensation que c'est trop, que tout est trop. La relation va trop vite, que ça va trop loin entre vous et vous avez besoin que ça s'arrête temporairement, voire définitivement. Vous pouvez prendre la décision de mettre fin à la relation. Mais vous enfuir peut prendre d'autres formes, notamment celle de maintenir la relation à quelque chose d'uniquement physique, de passer rapidement à des rapports sexuels, mais sans pour autant qu'il y ait d'échange, sans pour autant que la relation ne soit construite. C'est purement physique. Il n'y a pas d'intimité, pas de réelle intimité. Vous enfuir peut-être de provoquer des disputes, des clashs, et de vous emporter afin d'avoir une... Une bonne excuse pour partir, d'avoir une bonne excuse pour quitter la pièce, pour quitter la maison. Pas forcément définitivement, pas forcément pour mettre fin à la relation, mais juste pour mettre de la distance. Ça peut vous amener à vous enfermer dans le silence en ne répondant plus aux messages, pendant une journée voire plus, mettre un silence radio de quelques temps, et puis revenir une fois que vous êtes calmé. Vous enfuir peut aussi être de consommer de l'alcool ou des substances qui font que vous n'êtes plus totalement vous, vous n'êtes plus présent pour partager la relation avec votre vis-à-vis. L'objectif de cette fuite est d'être soulagé de ce trop-plein initialement ressenti, mais vous et moi savons que les réactions de fuite citées sont souvent suivies de regrets, de culpabilité une fois que l'intensité de l'émotion est redescendue. C'est alors que vous allez présenter des excuses en expliquant que vous ne pensiez pas un mot de ce que vous avez dit, que vous regrettez amèrement votre réaction ou que vous ne comprenez pas votre propre réaction, ou peut-être que par fierté. Vous maintiendrez de la distance et vous vous laisserez s'installer comme ça, le silence au point de disparaître, de ghoster la personne avec laquelle vous commencez à être en relation. Une troisième réaction propre au déclencheur émotionnel et qui est à l'opposé de la fuite, c'est la réaction de vous accrocher. C'est une réaction qui découle des traumas complexes souvent liés aux négligences, aux abandons durant l'enfance. Une fois adulte, La peur d'être abandonné provoque une réaction du système nerveux qui consiste à s'accrocher à tout prix. Le hic, c'est que ce comportement mène à ce que vous redoutez le plus, à savoir l'abandon, puisque le vis-à-vis se sentant bien souvent étouffé va vouloir mettre de la distance. Et plus il y a de la distance, plus vous allez vouloir vous accrocher. Au final, le risque, c'est que la personne mette fin à la relation. De plus, dans la mesure où très fréquemment, dans le cas de traumas complexes, les personnes fréquentés sont des personnes émotionnellement indisponibles, ils arrivent bien souvent de se retrouver dans ce qu'on appelle des relations à sens unique, des relations où vous allez vous accrocher à une personne qui ne tient pas à vous, qui n'est pas amoureuse de vous, qui ne s'intéresse pas forcément à vous ou qui ne ressent pas plus que de l'amitié pour vous. Et il arrive parfois un mécanisme plutôt déstabilisant qui se trouve à l'entre-deux. C'est lorsque vous vous accrochez à une personne qui, dans un premier temps, ne s'intéresse pas à vous, mais qui finit par s'intéresser à vous, et à ce moment-là, vous vous mettez à la fuir. Ce qui se passe, c'est que dans les deux cas, vos comportements sont des réactions à des émotions intenses. Ce ne sont pas des choix réfléchis, volontaires. C'est vraiment réactionnel. Dans un cas, ce qui vous amène à vous accrocher, c'est la peur d'être abandonné. Et dans l'autre cas, ce qui vous amène à fuir, c'est la sensation d'être submergé par cette recherche d'intimité, ce rapprochement sollicité par la relation. Au final, vous vous sentez coincé, c'est parce qu'il y a ce cercle vicieux de relations qui ne vous correspondent pas. Être en relation avec une personne émotionnellement indisponible, une personne qui ne ressent pas réciproquement de l'amour, de l'attention, de l'affection vis-à-vis de vous, c'est pas ce que vous recherchez. Et d'un autre côté, fuir une personne qui veut sincèrement vous aimer, ce n'est pas ce que vous recherchez non plus. Bien souvent, vous allez vous enfermer dans des relations avec des personnes émotionnellement indisponibles et ça vous rend indisponible pour construire une relation qui vous correspond. Nous n'allons pas tarder à voir comment moduler ces émotions intenses afin de cesser le sabotage, mais avant, il reste un quatrième mécanisme lié au déclencheur émotionnel chez une personne ayant des traumas complexes lorsqu'il s'agit de relations de couple. Et ce quatrième mécanisme, c'est de vouloir contrôler. Quand on est en pleine dysrégulation émotionnelle, on se sent en perte de contrôle, ça se comprend tout à fait. Et donc, il est logique de vouloir reprendre le contrôle et le garder. Le hic, c'est que le contrôle amène à éloigner le partenaire potentiel, car le contrôle conduit à des relations abusives en voulant contrôler l'autre. Vous savez, ce sont ces relations où vous allez... profondément besoin d'être rassuré parce que toutes ces insécurités vous envahissent et vous allez exiger de l'autre qu'il vous rassure en lui imposant certains comportements, en exigeant de lui qu'il fonctionne de telle et telle manière. Mais ce n'est pas une relation saine. Donc au cœur de ces quatre réactions qui consistent à vous cacher, vous enfuir, vous accrocher ou contrôler, il y a un inconfort. Dans un premier cas, vous vous cachez afin de changer qui vous êtes dans le but d'être aimé. Dans un deuxième cas, vous allez vous enfuir parce que c'est compliqué de gérer la manière dont les autres sont avec vous. Dans un troisième cas, vous vous accrochez à quelqu'un à n'importe quel prix pour vous sentir bien, même si ce que vous ressentez n'est pas réciproque. Et dans un quatrième cas, vous contrôlez en pensant que si l'autre change, vous vous sentirez mieux. Aucune de ces réactions ne mène à une relation saine dans laquelle vous vous sentirez aimé et heureux, heureuse. Alors que faire, vous me direz ? Comment moduler les déclencheurs afin de vivre pleinement la relation de couple ? Vous vous souvenez, en début d'épisode, je vous partageais le schéma qui se met en place lorsqu'un trauma complexe s'installe. Donc il y a un événement déclencheur, ou une relation déclencheuse on va dire, qui génère une émotion intense, qui va déclencher une pulsion et qui va elle-même déclencher un comportement. Et ça va se répéter ainsi jusqu'à créer des modes de fonctionnement personnels et relationnels. Moduler les déclencheurs successifs, c'est faire en sorte d'interrompre l'enchaînement. Et le meilleur moyen d'interrompre l'enchaînement, c'est d'agir au niveau des émotions. Il est indispensable d'apprendre à les réguler. Il existe différentes techniques et plusieurs se trouvent dans ma box à ressources, la chaîne que j'ai créée durant l'été pour vous partager du contenu complémentaire au podcast. Donc je vous mettrai le lien en description de l'épisode. Ensuite, une fois que vous avez appris à réguler vos émotions, Il est nécessaire d'aussi pouvoir identifier précisément vos déclencheurs liés à la relation de couple notamment. C'est ainsi que vous pourrez trouver des stratégies saines, des réponses qui permettent à la relation d'exister et de fonctionner. Parce qu'on ne perd pas l'objectif de vue qui est quand même de pouvoir construire et entretenir des relations saines. Donc quand vous arrivez à identifier vos déclencheurs, vous pouvez mieux comprendre ce qui se passe en vous. Une fois que vous comprenez ce qui se passe en vous, vous pouvez le partager à votre vis-à-vis, à votre partenaire de vie. Si cette personne est émotionnellement disponible et intelligente, elle pourra être un soutien pour vous pour traverser ces tempêtes émotionnelles et pour faire preuve de compréhension par rapport à vos réactions, sans pour autant vous encourager à rester dans ce mode de réaction, mais vous soutenir dans l'évolution que vous souhaitez apporter. J'en profite pour placer là un petit quelque chose. J'entends souvent en consultation des personnes me dire « mon conjoint, ma conjointe me reproche d'être trop sensible, trop émotionnel » . Si vous ressentez intensément les émotions, c'est parce que votre système nerveux réagit ainsi. Et ça, vous ne pouvez pas le contrôler. C'est important de l'accepter et il est nécessaire que votre entourage le comprenne. Ce que vous pouvez faire, c'est de vous dire à votre enfant, pouvez contrôler, c'est ce que vous allez faire des émotions que vous ressentez intensément. Elles ne sont pas obligées d'exploser, elles ne sont pas obligées de sortir, on va dire, sous une expression incorrecte ou inappropriée. Mais l'émotion en elle-même, vous ne pouvez pas l'empêcher d'arriver. Donc si vous avez beaucoup d'émotions qui arrivent et si elles ont tendance à être intenses, c'est que votre système nerveux réagit à quelque chose. Et il est nécessaire de comprendre quoi pour pouvoir travailler dessus, soigner. Mais le but n'est pas de vous culpabiliser de fonctionner ainsi, parce que vous êtes la première personne à en souffrir en fait. Donc ne laissez surtout pas la culpabilité. Qu'empêchez-vous ? Alors que vous ne faites rien de mal. Vous ne pouvez pas empêcher ce que vous ressentez. Vous pouvez agir sur la manière de le moduler, de le réguler, de l'exprimer. Donc, ce qu'il est important d'avoir en tête, c'est que bien souvent, lorsqu'une personne vous reproche votre sensibilité ou le fait que vous ressentiez intensément les émotions, c'est parce qu'elle n'est elle-même pas très à l'aise avec le fait de montrer ou d'exprimer ses émotions. Elle ne sait pas quoi faire des siennes, donc ça peut être compliqué pour elle de savoir quoi faire des vôtres. Je ne dis pas ça pour jeter la pierre aux personnes qui vous reprochent d'être trop sensibles ou trop émotionnelles, mais simplement pour pouvoir vous aider à ne pas vous culpabiliser. Chacun avance avec ce qu'il peut, en fonction de ce qu'il veut. Si ces personnes sont en capacité de se dire « effectivement, je reconnais que j'ai du mal à supporter la sensibilité des gens » , Ça a grandement à voir avec mon parcours, avec mon histoire. C'est top. Mais n'essayez pas de les changer. Si vous vous rendez compte que ce sont des personnes qui ont vraiment du mal avec les émotions, l'objectif, c'est vous de protéger votre cœur en vous disant « Je sais que ce n'est pas de ma faute. Je sais que je ne suis pas coupable. » Mais l'objectif n'est pas forcément d'aller chercher à changer l'autre. Je referme là la parenthèse. Du coup, quand l'émotion se fait ressentir, que diriez-vous de faire une pause ? et de consciemment choisir comment vous voulez agir au lieu de vous cacher, de vous enfuir, de vous accrocher ou de vouloir contrôler l'autre. Prendre ce temps de pause, c'est vous demander quelles autres options s'offrent à moi. Communiquer, soigner petit à petit mes blessures en les identifiant, en me faisant aider, surmonter la peur. Que ce soit la peur de l'abandon, du rejet, la peur de la réaction de l'autre. Il y a très certainement un gap d'une à deux secondes entre la pulsion et l'action. Le moment où l'émotion est intense et l'action qui va suivre. Et cette seconde ou ces deux secondes-là sont suffisantes pour que vous puissiez choisir de faire une pause et de ne pas vous auto-saboter. C'est un petit choix qui peut faire une grande différence. Nous approchons de la fin de cet épisode et en bonus, j'aimerais vous proposer un exercice. Quand vous sentez que les émotions vous submergent, si vous choisissez l'option de faire une pause, l'exercice consiste à ne rien dire que vous risquez de regretter et donc de ne rien dire de plus aux personnes en présence que « j'ai besoin d'une pause, je reviens » . Durant ce temps de pause, vous pouvez écrire tout ce qui vous passe par la tête sur une feuille ou dans votre téléphone. et ensuite vous détruisez la feuille ou vous effacez la note. Le but, c'est de vous aider à évacuer. Si vous avez envie de pleurer, je vous en prie, laissez sortir les larmes, ça fait du bien, et c'est un très bon moyen de réguler les émotions. Vous lâchez tout ce qui a besoin de l'être à l'écrit, parce que finalement, en posant les choses par écrit, ça vous aide à vraiment prendre conscience de ce que vous verbalisez, de ce que vous exprimez. Ensuite, Je vous propose de prendre un grand verre d'eau, ou en tout cas un verre d'eau si vous ne voulez pas en prendre un grand, et à vous demander qu'est-ce que je voudrais partager à mon vis-à-vis ou à la personne qui était présente lorsque mes émotions ont débordé. Qu'est-ce qui est constructif pour la relation ? Est-ce qu'il s'agit d'exprimer un besoin ? Est-ce qu'il s'agit d'apporter une explication sur ma manière de fonctionner ? Est-ce qu'il s'agit de présenter des excuses ? Parfois c'est nécessaire lorsque finalement on n'a pas réussi à se mettre en mute, le temps de sortir de la pièce et qu'on m'a laissé s'échapper des paroles malheureuses. Mais finalement, de prendre ce temps de pause, d'évacuer pour ensuite revenir et communiquer, ça vous permet d'avoir une discussion calme, posée, et ça vous rendra d'autant plus heureux, heureuse, satisfait, satisfaite. que d'avoir le bref soulagement d'exploser rapidement, qui est souvent suivi d'un grand sentiment de culpabilité, n'est-ce pas ? Je vous laisse y réfléchir tranquillement. Voilà. C'est 90e épisode de Relationnellement Votre est terminé. Vous pouvez partager vos commentaires, vos suggestions directement sur la chaîne YouTube en pensant à vous abonner, si ce n'est pas déjà fait. Si vous avez des questions ou un témoignage à partager, vous pouvez le faire par mail à l'adresse relationnellementvotre.com Les fêtes de fin d'année approchent à grands pas et je vous annonce donc un nouveau temps de pause pour le podcast. La diffusion des épisodes reprendra début février avec d'autres formes de sabotage amoureux. Et je vous souhaite donc de passer de très bonnes fêtes de fin d'année dans la mesure du possible et surtout une bonne continuation à vous sur le chemin de vos guérisons, relationnellement vôtres.