Speaker #0Bonjour et bienvenue dans Rustory, le podcast qui vous accompagne pour vous reconstruire pas à pas après une séparation ou un divorce. Je suis Isabelle, coach spécialisée dans cet accompagnement. J'aide les femmes et les hommes à traverser cette étape de vie souvent difficile et à retrouver une stabilité, un élan, un quotidien qui leur ressemble. Ici, vous trouverez des clés de compréhension, des conseils concrets et surtout des espaces pour vous reconnecter à vous-même. Bienvenue dans le pilier Reconstruire de Restory. Ce pilier vous aide à rebâtir les fondations concrètes de votre vie après une séparation. Réorganisez votre quotidien, retrouvez un équilibre parental, professionnel, personnel et financier, et posez des repères stables. pour avancer plus sereinement. Aujourd'hui, nous allons explorer un thème que je considère comme fondamental, mais finalement souvent négligé. Comment préserver et restaurer son énergie au quotidien quand tout semble nous solliciter en même temps ? Vous savez, après une séparation, nous nous retrouvons souvent dans une situation paradoxale. Nous avons besoin de plus d'énergie, plus d'énergie que jamais, pour reconstruire. Mais c'est précisément le moment où nous en avons le moins. Entre la charge mentale qui explose, les émotions qui nous traversent par vagues, les nouvelles responsabilités qui tombent sur nos épaules, notre réservoir énergétique se vide plus vite qu'il ne se remplit. Protéger son énergie, ce n'est pas un luxe ou un concept abstrait de développement personnel. C'est un acte de survie intelligent et surtout, c'est le premier pas concret vers plus de sérénité et de stabilité dans votre nouvelle vie. Alors, prenez de quoi noter, installez-vous confortablement et nous allons voir ensemble comment recharger vos batteries efficacement. Après une séparation, vous n'avez pas seulement un cœur à réparer. Vous avez littéralement une vie entière à réinventer et à gérer seule. Cette réalité implique une dépense énergétique considérable que nous sous-estimons systématiquement. L'énergie physique, c'est celle qu'on connaît le mieux finalement. Le corps qui réclame du repos, les muscles tendus par le stress, les nuits raccourcies par l'anxiété ou les pleurs des enfants qui s'adaptent eux aussi à la nouvelle situation. Il y a aussi l'énergie émotionnelle, c'est cette ressource intérieure qui nous permet de traverser les vagues de tristesse, de colère, de peur ou de soulagement. Chaque émotion demande de l'énergie pour être ressentie, comprise et intégrée. Après une séparation, les émotions défilent parfois comme un film en accéléré. Vous avez aussi l'énergie mentale, c'est votre capacité de concentration, de prise de décision, de planification. Or, après une séparation, vous devez prendre des centaines de micro-décisions chaque jour. Est-ce que je garde cette photo ? Comment organiser les week-ends ? Dois-je déménager ? Comment expliquer à mes enfants ? Chaque décision, même petite, puise dans cette réserve mentale. Et enfin... L'énergie relationnelle, celle-ci c'est votre capacité à être présent pour les autres, à gérer les interactions sociales, à maintenir vos liens. C'est une énergie qui est particulièrement sollicitée quand vous devez à la fois rassurer vos enfants, informer votre famille, gérer les réactions de votre entourage et parfois même négocier avec votre ex-partenaire. Il y a donc différentes formes d'énergie et il y a ce que j'appelle les voleurs d'énergie qui opèrent bien souvent dans l'ombre. Le premier des voleurs d'énergie, c'est cette rumination mentale, donc ces pensées qui tournent en boucle. Et si j'avais fait différemment, comment ça va se passer demain ? Est-ce que j'ai pris la bonne décision ? Notre cerveau peut consommer jusqu'à 20% de notre énergie totale. Quand je dis total, c'est l'énergie de votre corps, oui, bien sûr. Et donc imaginez quand il tourne à plein régime sur ces questionnements. comment il va puiser dans notre énergie au plus profond de nous-mêmes. Autre facteur qui nous puise beaucoup d'énergie, c'est ce multitâche constant. C'est de gérer les devoirs tout en préparant dîner et répondre peut-être entre deux à un mail professionnel tout en faisant la liste des courses pour le lendemain. Notre cerveau n'est pas fait physiologiquement pour le multitâche et donc à chaque fois que vous allez... changer de tâche, cela vous nécessiter de l'énergie. Cet état, en fait, évolue aussi et on a une forme d'hypervigilance qui se met en place dans ces périodes un peu instables. Et donc, on va développer ce réflexe de contrôler constamment que tout va bien. On va vérifier trois fois ses mails, on va anticiper tous les problèmes possibles, on va scruter la moindre réaction des enfants. Et cette ultra-vigilance permanente va venir aussi nous épuiser. Mais cette dépense d'énergie, elle vient aussi parfois des relations que nous avons autour de nous. Ces relations qui peuvent être toxiques, épuisantes. Il y a ces personnes qui drainent votre énergie à chaque interaction, mais qui ne vous en donnent jamais. Alors parfois c'est évident, parfois c'est plus subtil. Cet ami qui monopolise la conversation pour parler uniquement de ses problèmes et qui ne vous pose aucune question sur votre situation, c'est ce collègue qui se plaint constamment ou c'est certains membres de votre famille qui jugent certainement vos choix. Tout cela va venir aussi puiser dans vos ressources. Et enfin, on met souvent en place une forme de perfectionnisme, de compensation. qui va chercher beaucoup d'énergie au plus profond de nous-mêmes, se dire « tiens, je dois prouver que je m'en sors parfaitement seule, que cette séparation, ce n'est pas un problème pour moi » , et cette pression interne nous pousse à en faire toujours plus, toujours mieux, pour compenser ce qui peut être perçu comme un échec. Alors tout cela mis bout à bout, cela peut, sans vigilance, créer en fait un cercle vicieux. L'énergie s'épuise petit à petit. Nous nous sentons vidés, irritables. Nous passons en mode survie, nous ne vivons plus, nous gérons. Nous réagissons plutôt que d'agir. Et c'est là que beaucoup confondent fatigue passagère et épuisement profond. La fatigue, c'est normal après une grosse journée. L'épuisement, c'est quand même une bonne nuit de sommeil ne suffit plus à vous recharger. C'est quand vous vous réveillez déjà fatigué, quand les petites joies du quotidien... perdent leur saveur. Alors comment préserver son énergie et comment se dire que préserver son énergie ça ne signifie pas fuir ses responsabilités ou devenir égoïste. Ce n'est pas non plus s'isoler du monde ou arrêter de prendre soin de ceux qu'on aime. Préserver son énergie c'est apprendre à mettre son attention là où elle est vraiment utile. C'est recharger vos batteries Quand c'est possible. Dès que c'est possible, j'ai envie de dire même. C'est vous protéger des fuites d'énergie inutiles, et c'est de reconnaître vos signaux intérieurs avant l'épuisement. Alors c'est un apprentissage, ce n'est pas forcément quelque chose d'acquis, et c'est normal de ne pas y arriver parfaitement dès le début. Vous ne pouvez pas tout donner tout le temps sans vous perdre en chemin. Et une version épuisée de vous-même ne peut pas être la meilleure version pour vous-même, vos enfants, votre travail et surtout et avant tout votre reconstruction. Nous avons vu d'où pouvaient venir ces pertes d'énergie. Je vais vous proposer cette stratégie pour... Mettre en place des moyens efficaces de la préserver et de renforcer et de recharger cette énergie. Tout d'abord, ça va être de comprendre justement quels sont vos fameux voleurs d'énergie. Alors chacun les siens. Personnellement, j'étais beaucoup dans le perfectionnisme de compensation, se dire j'ai choisi ma séparation et donc je dois montrer maintenant que tout va bien et que j'assume mes choix. Et ça m'a pris une énergie considérable. Donc ce que je vous propose, c'est que pendant quelques jours, une semaine peut-être, essayez de tenir un journal énergétique et notez une à trois fois par jour votre niveau d'énergie sur 10, peut-être le matin, le midi, le soir, et en fonction du chiffre que vous allez mettre en place, positif ou moins, essayez de faire un lien avec ce qui s'est passé les heures précédentes. Et vous allez vous rendre compte rapidement. de ce qui vous donne et de ce qui vous prend de l'énergie. Ensuite, on va essayer de prioriser ce qui est vraiment important pour vous. Vous ne pouvez pas être partout à la fois et c'est une excellente nouvelle. Et cela va vous obliger à faire des choix conscients. On revient sur la fameuse matrice d'Eisenhower qui classe les événements entre urgent, pas urgent et important et pas important. Et donc, on va se concentrer sur ce qui est urgent et important, donc les vraies urgences. C'est la santé des enfants, c'est un délai à respecter professionnellement, etc. Et sur le reste, on va poser les choses et on va y mettre certainement déjà moins d'énergie. Et à l'extrême inverse, pour tout ce qui est ni urgent ni important, on ne va pas hésiter à les éliminer. Tous les matins, demandez-vous sur quoi est-ce que je veux mettre mon énergie aujourd'hui pour que cette journée soit alignée avec ce qui compte vraiment pour moi. Alors pour faire ça, on va avoir besoin d'une révolution interne. On va devoir apprendre à dire non. Alors dire non après une séparation, ça peut sembler contre-intuitif puisqu'on a l'impression qu'il faut dire oui à tout pour se reconstruire. socialement, pour prouver qu'on s'en sort, pour ne pas décevoir. Mais vous allez découvrir que le non, ça va devenir rapidement votre super pouvoir. Pourquoi ? Parce qu'en fait, il va libérer de l'espace pour les oui qui comptent vraiment. Alors comment peut-on dire non sans culpabiliser ? Déjà, évitez de justifier longuement. Vous n'avez pas à justifier vos choix, puisque plus on se justifie, plus on ouvre la porte aux négociations. Mais vous pouvez poser les choses sereinement, de se dire, tiens, écoute, j'aimerais pouvoir t'aider, mais là, je ne suis pas disponible cette semaine. Merci de penser à moi, mais je ne peux pas m'engager sur ce projet en ce moment. Écoute, c'est une belle opportunité, c'est sympa, mais ce n'est pas le bon moment pour moi. Tout ça, ça vous aide à poser votre cadre et à vous préserver et à renforcer votre énergie. Autre super pouvoir qui est un micro-pouvoir, ce sont les micro-pauses. Ces cinq minutes de respiration consciente qu'on prend le midi en allant peut-être marcher à l'extérieur de l'entreprise, ça a toujours plus d'impact sur votre énergie qu'une heure passée devant la télévision de façon très passive. Est-ce que ce sera une pause justement de respiration ? Est-ce que ce sera de... se retrouver dans la nature, ou ne serait-ce que de regarder à l'extérieur et d'observer la nature, de toucher une plante, de s'occuper de ses plantes d'intérieur, de se dire tiens le soir je fais une pause gratitude et je note mentalement, ou dans mon carnet, trois choses qui ont été positives aujourd'hui. On peut avoir aussi besoin de bouger, de se faire des exercices régulièrement, de faire quelques pas dehors, de danser, pourquoi pas, ou de se poser en silence, juste s'asseoir. ou marcher et se recentrer sur soi-même. L'idée, c'est de programmer ces pauses avant d'être épuisé, pas après, et vous verrez qu'elles rechargent plus qu'elles ne coûtent en temps passé. Il y a un petit secret que je voudrais vous partager, c'est qu'il y a une vérité que j'ai mis du mal à comprendre, c'est que ce que vous refoulez vous épuise, et qu'à l'inverse, ce que vous accueillez vous apaise. Refouler une émotion, ça demande une énergie constante. C'est comme maintenir un ballon sous l'eau, ça demande un effort permanent. Alors qu'accueillir une émotion, même difficile, lui permet de traverser et de se transformer naturellement. Donc essayez d'appliquer cette petite technique des trois R. Quand une émotion vous submerge, le premier R c'est reconnaître. Je remarque que je ressens de la colère, de la tristesse, de la peur. Ensuite, de respirer. Fermer les yeux, prendre quelques respirations profondes pour créer de l'espace. Et enfin de recevoir, de se dire, cette émotion, elle est légitime, mais elle est temporaire. Elle a quelque chose à me dire, donc comment je l'accueille ? Et vous verrez que naturellement, vos émotions seront toujours là, et c'est normal. Mais elles auront un impact beaucoup plus limité sur votre énergie, puisqu'en fait... Au lieu de lutter contre elles, vous allez les accueillir et elles passeront plus rapidement également. Dans notre société de performance, on a tendance à optimiser chaque minute, chaque seconde. Mais l'espace vide dans un emploi du temps, ce n'est pas du temps perdu, c'est de l'espace de respiration. Alors, essayez de respecter le principe des 80%. Se dire, non, je ne remplis pas mon agenda à plus de 80%. Et garder 20% d'espace. pour l'imprévu, la spontanéité, le repos. Autorisez-vous des soirées sans rien de prévu, des week-ends avec des créneaux libres, des moments où vous ne faites rien de productif et acceptez peut-être aussi des changements de dernière minute. Je poserai enfin un point de vigilance, c'est d'écouter les signaux de votre corps. Votre corps est un précieux allié dans la gestion de votre énergie et vous verrez qu'il vous envoie des signaux bien avant l'épuisement total. Apprenez à les décoder. Je suis sûre que vous avez vécu ou que d'autres personnes dans votre entourage ont vécu ça, le fameux j'en ai plein de l'eau, le dos qui se bloque. J'ai connu personnellement ça, un matin je n'ai pas pu me lever, ça a duré quatre mois et c'était justement en pleine période de séparation. J'étais en train de gérer mon déménagement et finalement mon corps m'a dit stop. Maddy prend une pause et ça je l'ai compris malheureusement un peu tard. Mais en tout cas, votre corps est votre allié, ne le subissez pas et quand il vous donne des signes d'alerte, une irritabilité inhabituelle, des difficultés de concentration, ça peut être aussi des pulsions de sucre, de caféine, ces tensions musculaires qui peuvent aussi arriver, le sommeil, souvent agité. Et puis une sorte de perte d'enthousiasme pour les activités qu'habituellement vous trouvez plaisantes. Quand ces signaux apparaissent, c'est le moment de ralentir et certainement pas d'accélérer. Alors ce que je vous propose maintenant, c'est un petit exercice d'introspection et d'action. Prenez un carnet, un stylo, et je vais vous proposer déjà de faire un peu l'inventaire, c'est-à-dire de respirer, vous poser sereinement, et vous connecter à votre ressenti de cette dernière semaine. Alors quels sont vos trois principaux voleurs d'énergie ? Pensez aux situations, aux personnes, aux pensées, aux activités qui vous ont vidé, et donc... Soyez également précis, c'est-à-dire que c'est mon travail qui m'épuise, c'est-à-dire les réunions interminables, les mails que je reçois après 20h, soyez assez précis dans la définition de ce qui vous épuise. A l'inverse, identifiez ce qui vous recharge vraiment, au minimum 5 éléments qui vous redonnent de l'énergie facilement, spontanément. Est-ce que c'est une activité, est-ce que c'est une relation, est-ce que c'est un lieu, un moment de la journée ? Là aussi, soyez précis, c'est-à-dire que ce ne sont pas juste mes amis par exemple, c'est de dire « tiens, quand j'appelle Julie 20 minutes le dimanche soir, c'est génial, ça me fait vraiment du bien, je suis heureuse quand je raccroche » . Et vous allez ensuite noter sur une échelle de 1 à 10 votre niveau d'énergie générale en ce moment, et donc ce niveau, là où il est, est-ce qu'il vous convient, et est-ce que vous souhaitez fonctionner à ce rythme sur la durée. On va passer à l'action, et donc parmi ces fameux voleurs d'énergie que vous avez identifiés, est-ce qu'il y en a que je peux éliminer ou limiter dès cette semaine ? Je vais vous demander d'en choisir un. Par exemple, je vais arrêter de regarder mes mails professionnels après 19h, et de vous y tenir en fait toute la semaine au minimum. A l'inverse, dans vos sources d'énergie, Si elles sont seulement ponctuelles dans la semaine, je vais vous demander d'intégrer ou d'augmenter le temps que vous passez sur ces sources d'énergie. Là, de se dire, par exemple, je vais me coucher 30 minutes plus tôt et je vais lire plutôt que regarder des séries. Et ensuite, est-ce que votre corps a lancé un signal d'alarme ? Est-ce qu'il y a quelque chose que vous devez surveiller ? Est-ce que mon énergie baisse trop en ce moment ? Alors, ça peut être pour certains, voilà, ces envies de grignotage. Ça peut être le fait de reporter systématiquement ce qu'on doit faire. Ça peut être aussi... Parfois l'envie de pleurer qui arrive sans qu'il n'y ait d'événement particulier. Une fois tout ça posé, vous allez pouvoir poser une action concrète à mettre en place cette semaine. Une seule, vraiment. Et vous écrivez dans votre carnet « Cette semaine, je m'engage à… » L'objectif de cet exercice n'est pas de révolutionner votre vie en quelques minutes, mais de prendre conscience de ce qui vous épuise et de ce qui vous nourrit, puis de faire un petit pas dans la bonne direction. Donc tenez cette résolution toute la semaine et dans une semaine, relisez vos réponses, soyez bienveillants avec vous-même et essayez de voir ce que vous pouvez encore améliorer dans votre vie du quotidien. Merci d'avoir pris ce temps précieux pour vous aujourd'hui. Chaque écoute est un acte de bienveillance envers vous-même. Si cet épisode vous a touché, votre parcours ne s'arrête pas là. Plusieurs chemins s'ouvrent à vous pour... poursuivre cette transformation. Explorez les articles du blog Restory. Laissez-vous porter par nos méditations guidées qui vous accompagnent au quotidien. 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