Speaker #0Bonjour et bienvenue dans le podcast Restory. Je suis Isabelle, coach spécialisé en accompagnement post-divorce et séparation. Vous êtes en train d'écrire un nouveau chapitre de votre histoire, un chapitre qui transforme l'épreuve en force, la fin en commencement. Aujourd'hui, nous explorons ensemble cette question libératrice et si votre divorce était l'opportunité de cesser de vivre. pour le regard des autres et de redevenir enfin l'auteur authentique de votre existence. Cette sensation troublante de vous demander sans cesse « que vont-ils penser de moi ? » Cette découverte douloureuse que vous avez peut-être passé des années à jouer un rôle qui ne vous ressemblait pas. Et si je vous disais que le jugement des autres n'est qu'une prison dont vous seuls détenez la clé ? Installez-vous confortablement, prenez de quoi noter. Cet épisode va vous révéler comment transformer cette hypersensibilité au regard d'autrui en liberté créatrice pour réinventer votre existence selon vos propres critères. Avec Restory, nous apprenons à écrire notre histoire selon nos propres valeurs, pas selon les attentes des autres. Qu'est-ce que les gens vont dire ? Cette fameuse petite phrase insidieuse qui a peut-être dicté plus de vos choix que vous ne vouliez l'admettre. Cette voix intérieure qui vous chuchote sans cesse les supposées attentes de votre famille, de vos amis, collègues, voisins et même parfois d'inconnus dans la rue. Pendant des années de mariage, vous avez peut-être joué le rôle de l'époux, de l'épouse parfaite, de la famille modèle. de la personne qui a sa vie bien en main. Vous saviez exactement quelle image donner, quelle réponse fournir, quel projet afficher pour rassurer votre entourage. Nous allons bien, merci, les enfants grandissent bien, le travail marche, nous pensons acheter une maison plus grande, nous partons en vacances cet été. Le script social parfaitement maîtrisé, une image soigneusement construite, une réputation préservée. Et puis la séparation arrive et c'est comme si le projecteur de tous les regards se braquait soudain sur vous. Plus moyen de se cacher derrière l'image du couple uni, vous voilà exposé, vulnérable, avec l'impression que tout le monde vous observe, vous juge, vous évalue. Elle n'a pas su garder son mari, elle a abandonné sa famille, ils n'ont pas fait d'efforts, pauvres enfants, quelle irresponsabilité, à leur âge, recommencer leur vie, etc. Ces voix, réelles ou imaginaires, vous paralysent. Elles vous empêchent de faire des choix authentiques, de prendre des risques créatifs, de vous réinventer librement. Vous retrouvez à justifier chacune de vos décisions, à anticiper les critiques, à édulcorer vos projets pour qu'ils paraissent raisonnables aux yeux des autres. Mais voilà ce qu'il est important de comprendre aujourd'hui. Cette prison du regard d'autrui n'existe que si vous lui donnez les clés. Ses jugements n'ont de pouvoir sur vous que si vous leur accordez de l'importance. Aujourd'hui, nous allons découvrir ensemble comment récupérer votre souveraineté émotionnelle et redevenir l'auteur libre et authentique de votre propre histoire. Parce que votre vie ne mérite pas d'être un spectacle donné juste pour rassurer les autres. Pour vous libérer de cette emprise, il faut d'abord comprendre pourquoi le regard des autres vous affecte et comment cette sensibilité s'est construite. Cette dépendance se construit souvent déjà dans la famille, puisqu'on entend souvent ces petites phrases, mais que vont dire les voisins, mais que vont dire tel ou tel membre de la famille. On valorise l'image sociale plutôt que l'authenticité. On apprend que l'amour est conditionnel à la conformité. Et puis il y a cette peur ancestrale du rejet du groupe. Et ça, c'est presque le cerveau reptilien qui parle. Ensuite, on construit son identité souvent par reflet. On se définit par les réactions des autres. L'estime de soi dépend des validations extérieures. Et vous confondez qui vous êtes avec l'image que vous renvoyez. Votre valeur personnelle peut fluctuer selon les opinions d'autrui. Ensuite, il y a une sorte de perfectionnisme social, un besoin compulsif d'être irréprochable aux yeux de tous. Une peur panique de décevoir, de faire mal, croire que l'on doit plaire à tout le monde, et une confusion certaine entre respect et soumission aux attentes. Et puis il ne faut pas se le cacher, on a aussi peur de se retrouver exclu, rejeté du groupe. Quand on surinvestit en plus l'appartenance sociale, c'est encore plus flagrant. On sacrifie ses propres besoins authentiques, finalement, pour rester intégré. Finalement, on évite systématiquement les conflits, les désaccords, mais en s'oubliant soi-même. Et ce qu'il faut bien comprendre, c'est que souvent, ce sont des mécanismes inconscients qui nous enchaînent au regard des autres et qui sont parfois très loin de la réalité. Tout d'abord, souvent, on projette des pensées, on imagine ce que les autres pensent sans jamais le vérifier ou leur demander. On suppose des jugements d'autrui, mais finalement, ce ne sont que des créations de nos anxiétés que l'on projette sur les autres. On peut aussi généraliser, on généralise de façon abusive, c'est-à-dire qu'une seule critique vous fait croire que tout le monde pense la même chose. et donc vous transformez un avis individuel en vérité universelle. On se met dans une espèce de spirale catastrophique où on imagine les conséquences dramatiques de chaque jugement. Et si je fais ça, je vais finir rejeté et finir seul. On se met alors dans une forme d'autocensure préventive. On renonce à ses propres projets avant même de les tenter par anticipation de critiques hypothétiques. Et enfin, on rentre dans une forme de surjustification, on donne des explications compulsives pour prévenir tout malentendu sur tout et n'importe quoi, et même quand les personnes ne nous demandent rien. Déjà ce qu'il faut se dire, c'est que les gens pensent beaucoup moins à vous que vous le croyez. Vous le savez parce que vous le vivez vous-même, chacun est principalement préoccupé par sa vie, ses défis, ses propres angoisses, et vous n'êtes pas le centre de leurs préoccupations quotidiennes. Ensuite, ceux qui vous jugent révèlent finalement leur propre peur. Quand quelqu'un critique vos choix de liberté, il exprime souvent sa propre frustration de ne pas oser les mêmes. Le jugement d'autrui parle plus de lui que de vous. Mais à l'inverse, votre authenticité attire les bonnes personnes. Plus vous êtes fidèle à vous-même, plus vous attirez des relations alignées avec qui vous êtes vraiment. L'authenticité, c'est un filtre naturel qui éloigne les toxiques et rapproche les personnes compatibles. Vous devez vous demander, est-ce que finalement je suis prêt, est-ce que je suis prête pour me libérer de ces regards ? Bien souvent, il y a des signaux qui vous montrent qu'effectivement, c'est le bon moment. Souvent, vous ressentez de la fatigue à force de jouer ce type de rôle. Vous éprouvez parfois de la colère contre vos propres compromissions. Vous enviez ceux qui assument leur choix sans se justifier. Et puis, vous avez envie de surprendre positivement votre entourage. Et vous sentez monter en vous un désir d'authenticité beaucoup plus radical. Finalement, le divorce crée une rupture qui légitime votre transformation identitaire. Et donc, profitez-en. Avant de vous libérer, vous devez d'abord identifier précisément quelles sont vos chaînes invisibles et comment elles vous limitent au quotidien. Il y a l'exercice du tribunal intérieur. Identifiez... Quels sont vos juges intérieurs les plus influents ? Est-ce que c'est la famille, les amis, l'environnement professionnel ? ou la société dans sa globalité. Quelles sont les phrases, les remarques qui vous ont le plus marquées dans les dernières semaines, les derniers mois ? Et posez-vous pour essayer de comprendre pourquoi elles vous ont marquées plus que les autres. Souvent, nous sommes dans des formes d'autocensure et nous n'osons pas certaines choses. Et si vous essayez de compléter ces phrases honnêtement, je vous donne le début à vous décrire la suite. Je n'ose pas changer de métier parce que... Je n'ose pas déménager où j'ai envie parce que... Je n'ose pas m'habiller comme j'aime parce que... Je n'ose pas me lancer dans cette passion parce que... Je n'ose pas refuser les invitations qui m'ennuient parce que... Là, ce ne sont que quelques exemples, mais vous pouvez l'adapter peut-être et refaire le lien avec les sujets qui vous ont le plus marqué, que nous avons évoqué juste avant. Imaginez maintenant une journée sans filtre, une journée où personne ne pourrait vous juger. Alors, que feriez-vous ? Comment vous habilleriez-vous ? Que feriez-vous de votre temps ? Quelles conversations auriez-vous ? Où iriez-vous ? Dans quel lieu ? Quels seraient vos comportements ? Quelles décisions prendriez-vous ? L'écart entre cette journée imaginaire et votre réalité révélera l'ampleur de vos autolimitations. Je vais vous proposer de reprendre le contrôle de votre dialogue intérieur. Vous allez transformer vos pensées en juges bienveillants. Et au lieu d'avoir ces juges intérieurs toxiques, ce juge bienveillant va vous aider à se poser les bonnes questions. Au lieu de vous dire qu'est-ce qu'ils vont penser, vous allez vous demander est-ce que ce choix est aligné avec qui je suis. Au lieu de je ne peux pas faire ça, c'est mal vu, demandez-vous qu'est-ce que je perds vraiment si je fais ce choix. Au lieu de il faut que je fasse comme tout le monde, demandez-vous qu'est-ce qui serait le plus cohérent pour moi. Et désormais quand vous surprenez que... Une pensée va venir limiter vos actions et vous éloigner de qui vous êtes vraiment. Déjà, stoppez-là. Identifiez de qui vous pensez que ce jugement vient. Demandez-vous si cette personne a vraiment son mot à dire sur votre vie. Et surtout, faites le parallèle avec votre ressenti authentique et recentrez-vous sur lui. Pour cela, vous allez commencer à tester progressivement votre liberté. Commencez par des actes de liberté à faible risque pour entraîner votre courage et votre entourage. La première semaine, peut-être porter une couleur que vous aimez mais que vous évitez habituellement. Changez un détail dans votre apparence, votre coiffure, des accessoires. aménagez votre espace selon vos goûts sans demander l'avis à personne. Puis la deuxième semaine, on va monter un peu en puissance, on va commencer à exprimer vraiment votre opinion personnelle dans une conversation, partager une passion que vous gardiez secrète, dire non à une invitation qui ne vous inspire pas. La troisième semaine... faites une activité qui vous fait envie, peut-être depuis longtemps, même si elle est bizarre, même si elle est décalée. Changez une habitude sociale pour quelque chose qui vous convient mieux, et prenez vos décisions sans consulter votre entourage habituel. Tout cela, vous pouvez l'écrire dans une sorte de journal d'expérimentation. Quel acte de liberté avez-vous osé ? Quelle réaction avez-vous observé ? Comment vous vous êtes senti après ? Qu'avez-vous appris sur vous-même ? Tout cela, ça va vous permettre, au fur et à mesure du temps, d'ajuster votre boussole intérieure, d'apprendre à vous référer à vos propres critères plutôt que jugement extérieur. Est-ce que ce choix me donne de l'énergie, m'en enlève ? Est-ce que c'est cohérent avec mes valeurs ? Est-ce que cela me rapproche de qui je veux devenir ? Maintenant que vous vous êtes libérés du regard des autres, il s'agit de développer votre propre autorité intérieure pour devenir l'auteur souverain de votre existence. Pour cela, définissez ce qui compte vraiment pour vous, indépendamment des attentes sociales. Listez les valeurs importantes pour vous, peut-être les dix valeurs, et réduisez-les à cinq valeurs essentielles. Classez-les par ordre de priorité. Essayez de vous dire pour chaque décision, pour chaque acte de ma journée, j'essaye d'aligner ma pensée, ma parole et mes actes. Vous pouvez aussi apprendre à porter vos décisions sans justification compulsive et vous sentir libre de ne pas avoir à rendre des comptes dès que vous faites un choix dans votre vie. La gestion de vos émotions va être un critère important aussi, de se dire ne laissez plus les réactions d'autrui dicter votre état émotionnel. Adoptez ce détachement bienveillant qui permet d'observer les réactions sans les absorber, de distinguer ce qui vous appartient et ce qui appartient aux autres, et donc de rester centré sur votre propre ressenti, et donc obtenir beaucoup plus de stabilité intérieure. Tout cela... va vous permettre de renforcer la vision personnelle que vous avez de votre vie, une vision si inspirante qu'elle vous rend imperméable aux doutes d'autrui. Se projeter dans qui je serai dans cinq ans, quel impact je vais avoir, comment je veux qu'on se souvienne de moi, quelles traces je veux laisser, tout cela va renforcer cette vision et vous aider à prendre du recul par rapport au regard des autres. N'hésitez pas à... Gérez la relation aussi, à vous affirmer de plus en plus. Posez vos besoins, vos envies. Restez factuel sans être dans l'émotion. Et ne négociez pas, cela vous appartient. Vous n'avez pas à convaincre les autres de la vie que vous avez envie de mener. Les critiques, finalement, peuvent peut-être même être constructives. Se dire, finalement, il m'a dit ça, qu'est-ce que je peux en faire ? Et au lieu de se sentir attaqué, soit se dire que finalement ça conforte un projet que vous aviez parce qu'effectivement vous n'avez pas envie d'aller vers ça, ou ça vous amène un éclairage nouveau qui vient peut-être compléter vos projets. Différenciez bien opinion et vérité et soyez plutôt curieux au lieu d'être sur la défensive. Imaginez votre vie comme un théâtre où vous êtes à la fois l'acteur principal et le metteur en scène. Pendant des années, vous avez joué des rôles écrits par d'autres, le scénario familial, le script social, les dialogues attendus. Vous connaissez vos répliques par cœur, vos déplacements sont chorégraphiés, votre costume défini, le public applaudit poliment cette performance parfaitement calibrée. Mais au fond de vous, une voix murmure, ce n'est pas moi qui y joue, c'est un personnage. Ma vraie personnalité attend dans les coulisses. Le divorce, c'est comme si le rideau tombait brutalement au milieu de la représentation. Panique dans la salle, malaise sur scène, le spectacle s'arrête. Et là, vous avez le choix. Soit vous remontez précipitamment le rideau pour jouer un nouveau rôle conforme aux attentes, soit vous profitez de cette interruption pour reprendre la direction artistique de votre propre pièce. Vous réécriviez le scénario selon vos envies, vous choisissez vos costumes selon vos goûts, vous sélectionnez votre public plutôt que de jouer pour n'importe qui. Vous incarnez enfin votre vraie personnalité. Certains spectateurs partiront déstabilisés par ce changement de registre, d'autres arriveront attirés par cette nouvelle authenticité. L'important, ce n'est plus de plaire à tout le monde, c'est de créer une œuvre. qui vous ressemble vraiment. Votre nouvelle vie, c'est vous, en première ligne, de votre propre spectacle, écrivant enfin votre rôle principal. Votre divorce n'est pas seulement la fin d'une union, c'est la naissance de votre liberté d'être authentiquement vous-même. Le regard des autres n'a de pouvoir sur vous que si vous lui accordez. Ces jugements, réels ou imaginaires, ne définissent pas votre valeur ni ne limitent vos possibles. Vous n'êtes pas venu sur Terre pour rassurer l'ego des autres en vous confrontant à leurs attentes. Vous êtes là pour exprimer votre unicité, explorer vos potentiels, créer votre œuvre de vie selon vos propres critères. Peut-être allez-vous découvrir que beaucoup de vos peurs étaient juste des fantasmes. Peut-être verrez-vous que votre authenticité attire plus qu'elle ne repousse. Peut-être réaliserez-vous... que les personnes qui comptent vraiment célèbrent votre nouvelle liberté. L'importance n'est pas de convaincre tout le monde du bien fondé de vos choix, c'est de vivre en cohérence avec qui vous êtes profondément. Votre intégrité personnelle génère naturellement le respect, même chez ceux qui ne comprennent pas vos décisions. Rappelez-vous, vous n'avez qu'une seule vie à vivre, et c'est la vôtre. Elle mérite d'être vécue selon vos propres règles, vos propres rêves, votre propre définition du bonheur. Pour approfondir cette libération du regard d'autrui, n'hésitez pas à regarder sur le site restorycoach.fr car d'autres contenus pourraient vous inspirer et rejoignez-moi sur Instagram ou... Nous pourrons aussi échanger, n'hésitez pas à partager vos expériences et le retour des exercices que vous auriez pu faire grâce à ce podcast. Avec Restory, réécrivez votre histoire. A très bientôt.