Speaker #0Bonjour et bienvenue dans ReStory, le podcast qui vous accompagne pour vous reconstruire pas à pas après une séparation ou un divorce. Je suis Isabelle, coach spécialisée dans cet accompagnement. J'aide les femmes et les hommes à traverser cette étape de vie souvent difficile et à retrouver une stabilité, un élan, un quotidien qui leur ressemble. Ici, vous trouverez des clés de compréhension, des conseils concrets et surtout des espaces pour vous reconnecter à vous-même. Bienvenue dans le pilier Reconstruire de Restory. Ce pilier vous aide à rebâtir les fondations concrètes de votre vie après une séparation. Réorganisez votre quotidien, retrouvez un équilibre parental, professionnel, personnel et financier, et posez des repères stables pour avancer plus sereinement. Aujourd'hui, nous allons aborder un sujet qui touche beaucoup de parents et qui m'est souvent rapporté dans mes accompagnements. Comment communiquer avec l'autre parent après la séparation sans s'épuiser émotionnellement ? Parce que même si la situation est claire, même si la relation amoureuse est terminée, la communication parentale, elle, continue. Et souvent, elle est source de tensions, d'incompréhensions, voire de conflits, qui nous laissent vider, frustrer, parfois même décourager. Si vous vous reconnaissez dans ces mots, respirez. On va mettre de la clarté et poser des repères concrets pour avancer à votre rythme. Parce que oui, il est possible de transformer cette communication épuisante en échange plus apaisé et fonctionnel. Alors posez-vous, prenez un carnet, prenez deux connotés et nous nous retrouvons immédiatement. Communiquer avec son ex-conjoint est souvent émotionnellement chargé. Pourquoi ? Eh bien parce qu'il y a un passé commun, des blessures qui ne sont peut-être pas cicatrisées, des attentes déçues et parfois une méfiance qui s'est installée. Tout cela vient parasiter les échanges qui devraient être centrés sur l'enfant. Prenons un exemple simple. Vous envoyez un message pour demander si votre enfant a bien pris son traitement contre l'asthme. Un message neutre, factuel. Mais votre ex-conjoint vous répond de manière sèche, ou ne répond pas du tout. Et immédiatement, votre cerveau se met en mode analyse. Qu'est-ce que j'ai dit de mal ? Pourquoi cette réaction ? Est-ce qu'il fait exprès de m'ignorer ? Et voilà comment une simple question pratique enclenche une spirale émotionnelle qui vous épuise. À cela s'ajoute évidemment le stress logistique du quotidien, les emplois du temps, les rendez-vous médicaux, les activités extrascolaires, les changements d'organisation de dernière minute. Ces ajustements, anodins dans un couple uni, deviennent vite complexes à distance. Pensez-y avant vous parliez de ces sujets au petit déjeuner dans la voiture, en préparant le dîner. Maintenant, chaque information doit être formalisée, envoyée, et vous devez attendre une réponse. Cette nouvelle logistique demande un temps d'adaptation. Mais quand on est fatigué, ému ou frustré, l'échange dérape facilement. On attaque, on reproche, on se ferme, ou on fait preuve de passivité pour éviter le conflit. Mais ce sont souvent des émotions non digérées qui parlent. Il y a aussi cette tendance naturelle à avoir raison, toujours avoir raison, à prouver que l'autre a tort, à rappeler les erreurs passées. C'est humain, mais cela transforme chaque échange en tribunal. Il est normal d'être encore touché par des blessures passées, vous n'êtes pas des robots, votre séparation est plus ou moins récente et les cicatrices sont encore sensibles, et c'est compréhensible. Mais la communication parentale demande un autre regard, un regard tourné vers l'avenir de l'enfant. Il ne s'agit pas de nier le passé, mais de construire un présent plus stable. Ce qui compte, c'est de se rappeler que si votre enfant est au centre, vous avez déjà une bonne partie de la vérité qui est posée. Il ne doit pas être le témoin ou le messager de ces tensions. Votre enfant ressent cette atmosphère tendue, même si vous pensez bien faire en évitant de vous disputer devant lui. Votre communication n'a pas besoin d'être parfaite, mais elle peut devenir fonctionnelle et respectueuse. Rétablir une communication apaisée ne signifie pas tout accepter ou être d'accord sur tout. Cela veut dire poser un cadre qui protège l'enfant et qui vous permet à vous de ne pas y laisser votre énergie. Parfois, il est nécessaire d'accepter que l'autre ne changera pas, mais que vous pouvez changer votre manière de répondre, de poser des limites, de choisir vos batailles. C'est votre manière de retrouver du pouvoir dans une situation qui vous épuise. Gardez en tête aussi que le temps peut être un allié, ce qui est tendu aujourd'hui peut s'apaiser demain, à mesure que chacun trouve ses nouveaux repères. J'ai vu des parents qui ne se supportaient plus réussir au bout de quelques mois à avoir des échanges cordiaux et efficaces. Voici quelques clés concrètes pour clarifier la communication parentale. Je vais vous donner des outils pratiques que vous pourrez appliquer dès aujourd'hui. Première clé, changez votre posture mentale. Vous ne parlez plus à un partenaire amoureux, mais à un partenaire parental. Ce n'est pas la même relation, ni les mêmes attentes. Clarifiez mentalement ce cadre avant chaque échange. Par exemple, avant d'envoyer un message, prenez trois secondes pour vous dire « je m'adresse aux parents de mon enfant » . pas à mon ex-conjoint. Cette petite phrase change tout dans votre approche. Deuxième clé, préparez les échanges importants. Si l'émotion est forte, préparez à l'avance les sujets prioritaires. Écrivez vos messages à froid et non à chaud. Relisez-les avant de les envoyer. Ce que vous pouvez faire, c'est vous créer un brouillon sur votre téléphone. écrire votre message et puis vous attendez un moment, une heure peut-être avant de le relire et vous verrez souvent que vous pouvez l'adoucir ou le raccourcir. Troisième astuce, se limiter à l'essentiel. Concentrez-vous sur l'enfant, l'organisation, la santé, l'éducation. Demandez-vous avant chaque message, est-ce vraiment utile pour notre parentalité ou est-ce que je cherche à avoir raison ? Les messages utiles, c'est « Jules a rendez-vous chez le dentiste jeudi à 16h. Peux-tu vérifier qu'Emma a bien son doudou pour ce week-end ? » Les messages inutiles, c'est plutôt « Tu aurais pu me prévenir plus tôt. Comme d'habitude, tu changes tout à la dernière minute. » Cette énergie négative ne vous apporte rien, crée des tensions à court et moyen terme et vous épuise. Prenez du recul par rapport à ça. Quatrième clé. poser et instaurer des règles communes. Prévenir en cas de retard, clarifier les jours de garde, anticiper les changements de planning. Même des règles simples apportent de la prévisibilité et apaisent les tensions. Vous pouvez vous poser quelques règles de fonctionnement. Par exemple, prévenir au moins 24 heures avant pour un changement de planning, répondre au message dans un délai qu'on se fixe tous les deux. utiliser un ton neutre et factuel, ne pas impliquer les enfants dans les désaccords. Et puis, il est important de ne pas forcément systématiquement chercher à convaincre, car l'objectif ce n'est pas d'être d'accord sur tout, mais de trouver des compromis acceptables, ce qui est largement suffisant pour avancer au quotidien. Vous allez voir que si vous changez le « il faut qu'ils comprennent » par « on peut trouver une solution qui fonctionne pour tous les deux » , ça change beaucoup de choses dans la relation. Sixième astuce, vous pouvez utiliser aussi des outils qui sont neutres. Il y a des applications de gestion partagée, de coparentalité. Il peut y avoir aussi tout simplement un cahier de liaison, comme vous l'aviez peut-être avec la crèche ou avec la nourrice des enfants quand ils étaient plus jeunes. Un calendrier commun aussi qui peut désamorcer les oublis, les malentendus. Mettre les événements importants dans ce calendrier commun et poser les dates de garde, les dates de vacances, etc. Le faire en une fois pour l'année au moment de la rentrée, par exemple. Ça pose déjà pas mal de choses et ça évite d'y revenir systématiquement. Et au moins, en cas de modification, on est prévenu systématiquement par l'application sans avoir forcément à échanger avec son ex-conjoint. Car finalement, ces outils vont créer une distance émotionnelle très salutaire. et vous allez consulter les informations sans avoir l'impression de subir l'autre. Dans ce contexte, ça va être hyper important aussi de protéger votre énergie. Si un échange devient trop tendu, eh bien, suspendez-le, proposez d'y revenir plus tard, préservez votre énergie pour l'essentiel, c'est-à-dire pour vos enfants et pour la relation à vos enfants. Et vous pouvez avoir quelques petites phrases de sortie, comme je les appelle, de dire, écoute, j'ai besoin qu'on... Prenne un peu de recul sur ce sujet, on en reparle demain si tu veux. Ou de dire, je vais réfléchir à ta proposition et je te donne une réponse ce week-end, ok ? Ça permet de mettre de la distance, prendre du recul, poser les choses et gagner en sérénité. Dernière clé, vous savez tous que vous avez des déclencheurs émotionnels. Vous savez, ce petit mot, ce petit... ton, cette mimique, ce reproche qui fait qu'on explose en un quart de seconde, quand vous sentez la colère monter, accordez-vous une pause. Respirez profondément trois fois avant de répondre. Si ce n'est pas écrit, reposez le téléphone et revenez à ce message dans quelques temps, dans 30 minutes, une heure, ce soir, si ça vous fait du bien. Ça peut paraître simple, mais c'est redoutablement efficace. Petit à petit, vous allez voir que toutes ces petites astuces dans lesquelles vous allez piocher selon votre situation, ces repères vont rendre la communication plus claire, plus fonctionnelle et moins chargée émotionnellement. L'objectif n'est pas la perfection immédiate. mais l'amélioration progressive. Je vous propose maintenant un exercice de clarté. Il ne s'agit pas simplement d'observer vos échanges, mais de prendre du recul sur votre posture. Prenez votre carnet ou ouvrez l'application notes de votre téléphone. Nous allons faire un petit exercice. Je vous propose trois questions et je vous propose de prendre le temps, soit en mettant cette écoute en pause, soit en le faisant plus tard. Donc de prendre le temps d'y répondre honnêtement. Première question, qu'est-ce qui aujourd'hui me tend le plus dans nos échanges ? Est-ce que c'est un sujet récurrent, un ton utilisé, une attente qui n'est pas exprimée ? Donc soyez assez précis par exemple quand il me répond de manière sèche, quand il remet en question systématiquement mes décisions, quand il ne respecte pas les horaires. Deuxième question, quelle est ma part de responsabilité dans cette tension ? Est-ce que je réagis depuis mes blessures ou est-ce que je parle depuis mon rôle de parent ? Cette question peut piquer un peu, elle est délicate, mais elle est essentielle. L'objectif n'est surtout pas de vous culpabiliser, mais de reprendre la main, de reprendre le pouvoir sur la situation. Troisième et dernière question. Quelle est ma priorité dans cette communication ? Est-ce que c'est la paix, l'efficacité, la clarté ou autre chose ? Votre réponse va guider votre approche. Si c'est la paix, privilégiez l'apaisement. Si c'est l'efficacité, vous irez droit au but, vous utiliserez par exemple ces applications dont je vous ai parlé. L'objectif, c'est de prendre conscience de ce que vous apportez dans la relation et de poser un premier pas concret pour éclaircir vos échanges. Après avoir répondu à ces trois questions, choisissez une seule chose à appliquer lors du prochain échange. Posez une intention, une limite, une clé de communication qui soit plus apaisée. Par exemple, la prochaine fois, je vais attendre une heure avant de répondre à un message qui m'agace. Ou je vais commencer mes messages par un élément positif sur notre enfant. Réfléchissez-y avant chaque échange difficile, car c'est en pratiquant que vous verrez des évolutions. Alors je vous propose une phrase d'ancrage pour cette semaine, que vous pouvez vous noter, vous répéter, vous mettre peut-être un petit post-it sur votre bureau, dans la salle de bain. Je choisis de parler depuis mon rôle de parent, pas depuis mes blessures. Je choisis de parler depuis mon rôle de parent, pas depuis mes blessures. Cette phrase vous rappelle que vous avez le choix. Face à chaque message, à chaque situation, vous pouvez choisir votre posture. C'est votre pouvoir. Gardez cette phrase, lisez-la avant les échanges difficiles. Elle vous aidera à garder le cap. Merci d'avoir pris ce temps pour vous aujourd'hui. J'espère que cet épisode vous donne des clés concrètes pour apaiser vos échanges avec l'autre par vous. Et rappelez-vous... La communication parfaite n'existe pas, l'objectif est de créer des échanges plus fonctionnels et moins épuisants, car chaque petit pas compte. Ces changements demandent du temps et de la patience avec vous-même, vous n'avez pas besoin de révolutionner toute votre communication d'un coup. Pensez par une seule clé, celle qui vous parle le plus, et observez les résultats. Merci d'avoir pris ce temps précieux pour vous aujourd'hui. Chaque écoute est un acte de bienveillance envers vous-même. Si cet épisode vous a touché, votre parcours ne s'arrête pas là-haut. Plusieurs chemins s'ouvrent à vous pour poursuivre cette transformation. Explorez les articles du blog Restory. Laissez-vous porter par nos méditations guidées qui vous accompagnent au quotidien. Rejoignez notre communauté sur Instagram avec Restorey Coach Divorce et plongez-vous encore plus profondément dans nos carnets de transformation disponibles sur le site internet. Et souvenez-vous de cette vérité essentielle, vous êtes l'auteur de votre propre histoire. Abonnez-vous pour continuer à l'écrire, un épisode après l'autre. Avec Restory, réécrivez votre histoire.