Speaker #0Bonjour et bienvenue dans Rustory, le podcast qui vous accompagne pour vous reconstruire pas à pas après une séparation ou un divorce. Je suis Isabelle, coach spécialisé dans cet accompagnement. J'aide les femmes et les hommes à traverser cette étape de vie souvent difficile et à retrouver une stabilité, un élan, un quotidien qui leur ressemble. Ici, vous trouverez des clés de compréhension, des conseils concrets et surtout des espaces pour vous reconnecter à vous-même. Bienvenue dans le pilier Reconstruire de Restory. Ce pilier vous aide à rebâtir les fondations concrètes de votre vie après une séparation. Réorganisez votre quotidien, retrouvez un équilibre parental, professionnel, personnel et financier, et posez des repères stables pour avancer plus sereinement. Nous allons explorer ensemble un sujet à la fois concret et profondément sensible, trouver son équilibre personnel et familial dans la garde alternée. Et croyez-moi, si vous vivez cette situation, vous n'êtes pas seul. Plus de 400 000 enfants vivent aujourd'hui en garde alternée en France et ce chiffre ne cesse d'augmenter. Mais voilà la réalité, la garde alternée ce n'est pas qu'une organisation administrative ou juridique, c'est un nouveau rythme de vie à apprivoiser avec ses hauts et ses bas. Et ce rythme peut être épuisant, déstabilisant, si on ne prend pas le temps de poser des repères et de comprendre ce qui se joue à l'intérieur de soi, comme dans la famille. Alors installez-vous confortablement. Prenez un café, une tasse de thé, un carnet si vous le souhaitez. Nous allons poser ensemble des clés concrètes pour avancer pas à pas, avec bienveillance, envers vous-même et vos enfants. La garde alternée est souvent présentée comme un partage équitable des temps parentaux. En théorie, cela semble simple, une semaine chez papa, une semaine chez maman, égalité parfaite. Mais dans la réalité, ce modèle bouleverse profondément les repères de l'enfant et des parents. Pour un enfant, devoir changer de maison plusieurs fois par mois, voire par semaine, c'est bien plus qu'un simple déménagement temporaire, c'est passer d'un univers à l'autre avec tout ce que cela implique. Même si les deux maisons sont aimantes, bienveillantes, les règles de vie, les ambiances, les rythmes ne sont jamais identiques. Chez papa, peut-être que les écrans sont autorisés après le repas, chez maman, c'est lecture obligatoire. Chez l'un, les devoirs se font en musique, chez l'autre, dans le silence. Certains enfants s'adaptent facilement à cette flexibilité, d'autres ont besoin de plus de temps pour s'ajuster, et c'est tout à fait normal. Les plus petits peuvent manifester leur stress par des troubles du sommeil, des régressions ou des crises. Les plus grands peuvent développer des stratégies d'adaptation, parfois en devenant de véritables caméléons émotionnels. Pour les parents, c'est aussi une bascule constante qui peut être déstabilisante. Être pleinement impliqué pendant quelques jours, puis se retrouver seul du jour au lendemain, cette transition peut être vécue comme un soulagement temporaire, en fin du temps pour soi, ou comme un vide brutal. Que faire de ce silence soudain ? Cette oscillation émotionnelle fatigue, surtout quand on ne s'y attend pas. Un jour vous êtes en mode parent à temps plein, à gérer les devoirs, les bains, les histoires du soir. Le lendemain, vous vous retrouvez face à un appartement vide, avec vos propres besoins à redécouvrir. Ajoutez à cela la logistique permanente, les sacs à préparer, les agendas à synchroniser, les affaires à ne pas oublier, les plannings d'activités à coordonner avec l'autre parent. Et la charge mentale grimpe très vite. Sans compter, bien sûr, les imprévus, l'enfant qui tombe malade le jour du changement, l'activité extrascolaire qui tombe pile au moment de la transition, les affaires oubliées qui nécessitent un aller-retour. Tout cela, oui, c'est devenu le quotidien. Et puis, il y a une vérité que beaucoup ignorent, la garde alternée évolue avec le temps. Ce qui convenait parfaitement à votre enfant de 5 ans ne fonctionne pas forcément à 12. L'adolescent peut avoir besoin de plus de stabilité pour ses activités, ses amis, ses révisions. Accepter que cet équilibre est à ajuster régulièrement évite de s'accrocher à un modèle figé qui ne correspond plus aux besoins réels. Comprendre ces enjeux, c'est déjà poser un regard bienveillant sur ce que vous vivez. Car vous n'êtes pas censé tout maîtriser d'un seul coup, car c'est un apprentissage progressif pour toute la famille. Et chaque famille trouve son propre équilibre. J'ai envie de vous donner quelques clés pour reconstruire cette stabilité et vous aider dans cette période de transition. Ça va être important d'abord de poser des repères stables dans l'instabilité. Car malgré le changement de lieu, garder... Des rituels constants qui voyagent avec votre enfant. Une histoire du soir lue par le même parent au téléphone, un appel vidéo à heure fixe, le même doudou qui fait le voyage, une chanson écoutée dans la voiture lors des transitions. Ces repères rassurent l'enfant car ils créent une continuité émotionnelle dans le changement. Puis il va être fondamental de soigner les temps de transition. Le retour dans chaque maison, c'est souvent un moment particulièrement sensible. Et donc, prévoyez un temps calme, sans surcharge d'activité. Laissez vos enfants atterrir dans ce nouvel espace, car certains enfants ont besoin de retrouver leur chambre, leurs affaires, de se réapproprier l'espace. Évitez des programmes surchargés le jour du retour, pas de devoirs en urgence, pas de visite chez les grands-parents, pas de course marathon. Offrez-lui un temps de décompression, même s'il semble aller bien. Cette transition mérite d'être respectée. Troisième clé, accueillir vos émotions sans jugement. Car voici une vérité que peu osent dire, ce n'est pas anormal de se sentir soulagé quand les enfants ne sont pas là. Ce n'est pas anormal non plus de ressentir du vide, de la tristesse ou même de la culpabilité. Le tout est de ne pas vous juger pour ces émotions. Prenez soin de vos besoins à vous. Car vous avez le droit d'apprécier vos moments de solitude, de retrouver votre rythme d'adulte, de faire des choses impossibles avec les enfants. Vous avez aussi le droit de vous ennuyer d'eux, de trouver la maison trop silencieuse. Et puis, il va falloir trouver des moyens d'alléger la logistique grâce à de l'organisation. Créer des routines de préparation pour ne pas être dans l'urgence à chaque transfert. Peut-être que vous pouvez vous créer une liste pour le sac de l'enfant, avec les vêtements, les doudous, les médicaments, les devoirs, se mettre un rappel dans l'agenda. Peut-être avoir des objets doublons, je pense aux doudous notamment, pour éviter des oublis stressants. Et effectivement, il y a des objets dont il est facile de faire des doublons et qui évitent bien des drames. Déjà, la brosse à dents, le pyjama préféré, le livre du moment, cela évite des drames et ça réduit le stress de l'oubli. Il va falloir trouver aussi des moments d'anticiper et de gérer votre énergie. Parce que la garde alternée, c'est une alternance entre pleine charge et relâchement. Prévoyez des temps de repos quand vous êtes seul pour être vraiment présent quand votre enfant est là. Ça peut sembler évident, mais beaucoup de parents utilisent leur temps libre pour rattraper le travail ou les tâches ménagères. Planifiez consciemment une soirée détente, un bain relaxant, une soirée avec des amis ou simplement ne rien faire, car votre enfant mérite un parent reposé et disponible et pas un parent épuisé qui compense. Ce que vous pouvez faire également, c'est de réévaluer le cadre qui a été posé régulièrement. de se dire une fois par trimestre ou par semestre, voyez-vous et posez-vous ces questions. Est-ce que le rythme convient toujours à chacun ? Est-ce que des ajustements sont nécessaires ? Car selon l'âge de votre enfant, ces activités, ces besoins vont évoluer. N'hésitez pas à proposer des adaptations à l'autre parent. Peut-être qu'une garde alternée de 3 ou 4 jours conviendrait mieux qu'une semaine complète. ou qu'un mercredi fixe chez l'un faciliterait l'organisation des activités. La clé dans tout ça, ça va être une communication fluide avec l'autre parent. Déjà, d'avoir des outils de communication simples, une application partagée pour les emplois du temps, un carnet de liaison qui est toujours dans le sac de l'enfant, des SMS si besoin informatifs pour les changements d'organisation. L'objectif, ce n'est pas d'être amis, mais d'être coparents efficaces. Garder les échanges factuels et bienveillants, centrés sur l'enfant. Et petit à petit, vous poserez un cadre plus fluide, plus stable, adapté à vos besoins et à ceux de votre enfant. Je vous propose maintenant un exercice de prise de recul. Alors il ne s'agit pas de trouver tout de suite des solutions parfaites, mais d'écouter ce qui est vivant en vous, ce qui vous préoccupe vraiment. Reprenez votre carnet, votre stylo, installez-vous et accordez-vous quelques minutes pour répondre sincèrement à ces questions. Qu'est-ce qui est le plus difficile pour moi aujourd'hui dans la garde alternée ? Est-ce que c'est le rythme haché ? Est-ce que c'est la solitude quand mon enfant n'est pas là ? Est-ce que c'est la charge mentale de l'organisation permanente, les tensions avec l'autre parent, le sentiment de ne pas être un vrai parent à temps plein ou autre chose ? Prenez le temps de creuser et parfois ce qui nous dérange en surface cache une émotion bien plus profonde. Deuxième question, qu'est-ce qui m'aide vraiment à tenir le cap ? Est-ce que ce sont mes amis qui sont compréhensifs et qui ne me jugent pas ? Des routines qui ont été mises en place et qui me rassurent ? Un loisir qui me fait du bien, des moments de repos, du soutien extérieur que je reçois ? Les sourires de mon enfant quand il revient. Identifiez vos ressources. Vous verrez qu'elles sont plus nombreuses que vous ne le pensez. Troisième question. Quel petit ajustement pourrais-je tester cette semaine pour rendre ces transitions plus douces ? Une pause pour soi après chaque retour d'enfant, par exemple. Une discussion constructive avec l'autre parent sur un point précis, un nouveau rituel réconfortant, une aide extérieure peut-être pour l'organisation, une activité que je prévois pour moi pendant mon temps seule. Dans tout ça, choisissez une seule action, la plus simple possible, la plus évidente, mais mettez-la en place dès cette semaine. Dernière question. Comment mon enfant vit-il cette situation ? Quels sont ses signaux de bien-être ? Ses difficultés, ses besoins non exprimés ? Peut-être d'ailleurs pourriez-vous lui poser la question directement, avec des mots qui soient adaptés à son âge. L'objectif de cet exercice, c'est de prendre conscience de ce que vous vivez réellement, puis de choisir une seule action concrète à mettre en place cette semaine. Pas dix, une seule. Et puis, relisez vos réponses dans quelques semaines et observez qu'est-ce qui a changé, qu'est-ce qui demande encore à être réajusté. Et ce carnet devient ainsi votre compagnon de route, un témoin de votre évolution pas à pas. Je vous propose maintenant une phrase d'ancrage à vous répéter, à écrire, à vous approprier, à vous de trouver le moyen de la retrouver sur votre chemin quand vous en aurez besoin. Et cette phrase c'est « J'apprivoise mon équilibre à mon rythme en restant à l'écoute de mes besoins et de ceux de mon enfant. Je fais de mon mieux avec ce que je sais aujourd'hui. » Cette phrase vous rappelle que vous n'êtes pas en compétition avec un idéal impossible, vous construisez votre propre équilibre, imparfait mais sincère. Avant de nous quitter, je veux vous rappeler que vous n'êtes pas en compétition avec un idéal impossible, vous construisez votre propre équilibre, imparfait mais sincère. pas seul dans cette aventure. La garde alternée concerne des milliers de familles et des ressources existent. Ça peut être des groupes de parole pour parents séparés qui existent dans de nombreuses villes. Ça peut être des associations. Il y a des livres aussi intéressants que je vous partage notamment sur Instagram. Et puis des professionnels qui sont formés et qui sont là pour vous accompagner et vous aider dans cette période de transition. N'hésitez pas à demander de l'aide, à prendre soin de vous, car prendre soin de vous, c'est aussi prendre soin de votre enfant. Merci d'avoir pris ce temps précieux pour vous aujourd'hui. Chaque écoute est un acte de bienveillance envers vous-même. Si cet épisode vous a touché, votre parcours ne s'arrête pas là. Plusieurs chemins s'ouvrent à vous pour poursuivre cette transformation. Explorez les articles du blog Restory. Laissez-vous porter par nos méditations guidées qui vous accompagnent au quotidien. Rejoignez notre communauté sur Instagram avec Restorey Coach Divorce et plongez-vous encore plus profondément dans nos carnets de transformation disponibles sur le site internet. Et souvenez-vous de cette vérité essentielle, vous êtes l'auteur de votre propre histoire. Abonnez-vous pour continuer à l'écrire, un épisode après l'autre. Avec Restory, réécrivez votre histoire.