- Isabelle RESTORY
Alors, on vous dit que le divorce, c'est un mur à escalader. En réalité, c'est plutôt une équipe à construire. Et donc, dans la série duo de Restory, je vous présente vos alliés. Je suis Isabelle, coach spécialisée en divorce et séparation. Et aujourd'hui, je vais être en duo avec Ludovic. Dans mes accompagnements, il y a une phrase que j'entends presque à chaque fois, c'est « je n'arrive même pas à m'asseoir cinq minutes » . Et derrière, c'est toujours la même chose. C'est une tête qui tourne à plein régime, des nuits qui ne ressemblent plus à rien. On a une douleur qu'on ne sait même pas où localiser. On cherche à gérer, à tenir, à faire comme si. Alors on s'occupe des enfants, des avocats, du logement, des papiers. Et puis il y a quelqu'un qu'on oublie pratiquement systématiquement, c'est soi-même. On parle du divorce émotionnel, du divorce parental, du divorce administratif, financier. Mais le divorce intérieur, celui qui se joue à 3h du matin dans le silence. et bien souvent celui-là où on l'oublie. Et j'avais envie aujourd'hui vraiment d'en parler avec quelqu'un qui a fait de ce silence-là son terrain. Ludovic Dujardin, il est cofondateur de Petit Bambou, l'application de méditation la plus téléchargée en France, et oui. Et son métier, ce n'est pas d'effacer ce qu'on traverse, c'est de créer les conditions pour qu'on puisse le traverser vraiment, sereinement et en sortir grandi. J'adore cette citation de Paul-Éluard qui dit « Il n'est pas de hasard, il est des rendez-vous » . Eh bien, figurez-vous que le hasard a fait que nous habitons à deux rues l'un de l'autre, et ça on ne le savait pas au début. Donc c'est comme ça, il y a des rendez-vous que la vie organise pour nous, et c'est tant mieux. Et c'est comme ça que cette conversation a commencé. Ludovic, bienvenue dans Duhoff.
- Ludovic Dujardin - Petit Bambou
Bonjour Isabelle.
- Isabelle RESTORY
Alors je suis ravie de t'accueillir, déjà parce qu'effectivement tu es cofondateur de Petit Bambou. Mais petit bambou, ce n'est pas le début de l'histoire. Il y a eu sept entreprises avant. Il y a eu la Silicon Valley, le webmarketing, il y a eu plein de boîtes. Tu vas nous expliquer tout ça. Est-ce que tu peux nous raconter justement ce parcours d'entrepreneur qui a fini par créer une application de méditation ? Moi, sur le papier comme ça, je ne comprends pas. Il faut que tu m'expliques.
- Ludovic Dujardin - Petit Bambou
Il y a plusieurs façons d'expliquer ça. La façon dont j'aime bien, c'est d'expliquer comment marche la vie, en tout cas la vie pour moi. que le... Je pourrais vous expliquer avec une cohérence incroyable entre toutes les entreprises, la cohérence de tout ça. En fait, c'est surtout des rencontres, des rencontres qui m'ont fait développer des projets. Les sept projets que j'ai construits, je les ai construits à chaque fois avec un associé. Donc à chaque fois, c'était une rencontre, une envie, un désir. Et toutes ces entreprises sont des entreprises qui sont très différentes finalement, parce que les projets sont différents, les gens sont différents. La seule cohérence que je vois là-dedans, c'est que je pense que j'ai créé à chaque fois des entreprises à partir de là où j'en étais. Et donc, là où j'en étais, c'est vraiment un état intérieur que je regarde maintenant à posteriori, qui est beaucoup plus facile à regarder une fois qu'on l'a passé qu'une fois qu'on est dedans. Et donc, du coup, peut-être que la première entreprise que j'ai créée, c'était ma quête. C'était une quête d'indépendance. C'était une quête probablement de réussite. C'est une quête aussi de... J'ai mis du temps à comprendre ça, mais de rendre fiers à mes parents. Et donc, c'était ma quête de... du post-adolescent qui devient adulte. Et donc, finalement, à ce moment-là, peu importait le sujet sur lequel je créais l'entreprise, parce que la quête, c'était une quête d'indépendance et de rentrer à mes parents. Et puis, au fur et à mesure du temps, je ne vais pas parler de maturité, parce que je ne me considère pas du tout comme quelqu'un de mature, et je cultive ça, d'ailleurs. Les sujets ont été un petit peu différents. Il y a eu du sujet enfant, il y a eu des sujets, justement, foyer, il y a eu des sujets comme ça. Et... Petit Bambou est né quand j'avais... Je vais faire un peu de maths dans ma tête. Quand j'avais 48 ans et... 38 ans, pardon. Et j'étais dans des sujets, justement, plutôt de comment on fait pour vivre bien, là. Voilà. Et avec un constat qui était que le monde est très, très, très sollicitant. Le monde qu'on appelle moderne. Je ne vais pas trop l'appeler moderne, moi, mais il est très, très, très sollicitant, notamment parce qu'on a... petit bout de verre dans notre poche avec des puces électroniques qui nous rend sollicitables et que finalement, ça nous déséquilibre pas mal cette histoire d'être sollicitable quasiment tout notre temps éveillé. Donc, j'ai cherché des solutions pour utiliser cet outil-là, qui était dans nos poches, pour nous équilibrer plutôt que pour nous déséquilibrer. Et c'est comme ça qu'est arrivé Petit Bambou.
- Isabelle RESTORY
Donc, en fait, tu es partie de la contrainte pour en faire une solution, quelque part. Si je résume la partie petit bambou, c'est de dire qu'on est ultra connecté, mais finalement, cette connexion, on peut peut-être l'utiliser différemment. Et ça peut être un merveilleux outil aussi. Et on le voit au quotidien, ça nous rend aussi des services. Comment ne pas en être esclave et comment en faire un outil aussi de développement personnel, de bien-être. Ce qui, au départ, effectivement, peut sembler paradoxal, carrément.
- Ludovic Dujardin - Petit Bambou
Oui, en fait, je trouve que le téléphone est un outil formidable. Il n'y a pas. C'est un outil formidable. Quand on évite le piège de la captation de l'attention. C'est-à-dire que si cet outil, c'est quelque chose qui nous capte notre temps et notre attention, à ce moment-là, ça devient un outil qui est assez nocif, finalement. Mais si c'est un outil pour écouter de la musique, pour méditer, pour trouver son chemin, pour un outil de pratique pour réserver un billet de train, c'est un outil qui est complètement extraordinaire. Là où pour moi, c'est moins extraordinaire, c'est une opinion personnelle, mais c'est toute cette captation par ce qu'on appelle les réseaux sociaux, très mal nommés, qui devraient s'appeler les réseaux asociaux. Asociaux, je te rejoins. Parce qu'ils n'ont pas grand-chose de social. Ils n'ont pas grand-chose de social. Ce sont quand même des solutions qui sont faites pour capter notre attention, pour nous exposer à des publicités, dans un but évidemment mercantile des sociétés qui éditent ces solutions. Et ce qui est très étonnant, c'est qu'on se soumet à ça. Et bon. On se soumet à ça aussi parce que c'est très bien fait, aussi parce que des gens très intelligents les ont faits, des gens ont codé des algorithmes très intelligents, avec des neurologues qui ont regardé comment marchaient les processus addictifs. Et je me suis dit, oui, en fait, on est un peu démunis face à cette puissance qui nous tombe dessus. Et donc, comment on fait pour trouver, comment on peut agir, nous, dans le sens contraire, dans le sens de créer de l'équilibre dans ça, parce que ce processus de captation de notre attention, déjà, il n'est pas neuf, je me souviens de... Je crois que c'était Patrick Lelay sur TF1 qui disait qu'il vendait du temps de cerveau disponible et que ça avait fait un tollé. Mais en fait, c'est effectivement ça.
- Isabelle RESTORY
Mais finalement, tout à fait.
- Ludovic Dujardin - Petit Bambou
Et puis les réseaux asociaux sont ça, ils essaient de capter notre temps de cerveau disponible pour nous exposer à des publicités. Voilà, donc comment on fait pour s'équilibrer ?
- Isabelle RESTORY
C'est ça. Et puis, dans ce contexte aussi, finalement, il y a les deux qui émergent. Et effectivement, il y a cette ultra connexion qu'on peut vivre au quotidien. Et en même temps, on sent quand même un mouvement de fond et d'où le succès, je pense, aussi de Petit Bambou ou d'autres applications, alors pas forcément méditation, mais de bien-être en général. Parce qu'il y a cette recherche aussi à un moment de déconnexion. Les gens, peut-être, prennent plus de recul aujourd'hui qu'il y a cinq ou dix ans, j'ai l'impression, par rapport à ça. Il y avait une espèce de soif et de découverte. Et puis là, on est peut-être, comme tu dis, je ne sais pas si c'est la maturité, mais on prend peut-être un petit peu plus de recul depuis quelques années. sur le fait de se dire comment aussi je m'en déconnecte par moment parce que ça me fait du bien, on voit les stages de déconnexion aussi, tu sais les trucs où tu laisses ton portable, moi j'ai fait ça il y a quelques temps et effectivement au début on est un peu en manque c'est là que le cerveau est vraiment formaté quoi tu poses le vrai mot le manque,
- Ludovic Dujardin - Petit Bambou
c'est à dire que quand on est en manque, quand on l'a pas, c'est quand on est dans un processus addictif Moi, j'appelle de mes voeux ce que tu dis. Effectivement, on commence à le voir un peu, mais c'est léger. C'est léger quand même ce recul par rapport à tout ça. Mais en fait, c'est une bonne nouvelle. L'humain s'adapte. Par exemple, l'humain s'est adopté à la sédentarité par le sport. Il y a 100 ans, faire un jogging, c'était suspect. Maintenant, c'est un peu moins suspect parce que notre job s'est un peu sédentarisé, la nourriture a changé. Et donc, le sport est rentré dans nos vies. et de la même façon j'ai envie de dire, le sport mental rentre dans notre vie parce que notre mental est sur sollicité. Donc, par contre, on n'arrive jamais tout à fait à s'équilibrer, parce que les forces en présence, en tout cas pour l'instant sur ce sujet-là, sont très déséquilibrées.
- Isabelle RESTORY
Oui, et puis après, c'est, tu vois, l'équilibre qu'on trouve dans tout ça. Moi, dans mes coachings, par exemple, je m'admets soit beaucoup sur les neurosciences, justement, de par ma formation, en fait, avec... Parce que moi, j'ai fait le... L'école Paradoxe de David Laroche, donc, il s'appuie à fond sur cette partie de neurosciences. Et c'est ça, c'est vraiment de créer des chemins différents, de créer de nouvelles habitudes. Quand j'accompagne en post-séparation, c'est aussi de dire, ben voilà, on a fonctionné pendant 10 ans, 20 ans, 30 ans parfois avec une personne. Donc, il y a tellement des habitudes ancrées, le cerveau, il y a tellement des autoroutes bien écrites sur certains comportements que l'idée, c'est de commencer à créer le petit chemin de traverse qui va nous permettre de faire différemment. C'est tout l'enjeu, c'est de trouver ces nouveaux chemins de demain et de les construire et d'être dans l'action pour commencer déjà à les mettre en œuvre. Ça, c'est vraiment un des premiers enjeux quand j'accompagne des personnes, c'est de trouver ces petits chemins différents, mais qui existent souvent déjà dans la vie et les exploiter et les utiliser pour se sentir mieux. Tu es entrepreneur dans l'âme, j'ai envie de dire. Oui. C'est plus un état d'esprit qu'un métier, je pense. Aujourd'hui, tu diriges une équipe avec des équipes, tu manages forcément des personnes. Déjà, est-ce que la méditation, ça a changé ta façon de manager ?
- Ludovic Dujardin - Petit Bambou
Oui, je vais prendre un petit pas de côté. En fait, la méditation, elle change. Quand on médite, on accueille des modifications dans son fonctionnement de manière globale. En fait, on apprend à être beaucoup plus connecté à ce qu'on est en train de vivre. Et donc, ne pas avoir des pensées parasites. Les pensées parasites, on les a toujours, mais qui occupent l'espace au moment où elles ne sont pas opportunes. Et donc, oui, dans ma façon de vivre avec mon équipe. J'aime pas trop ce mot manager, parce que je trouve qu'il est très connoté de plein de bouquins qui ont expliqué plein de choses.
- Isabelle RESTORY
Il a manipulé, hein, donc.
- Ludovic Dujardin - Petit Bambou
Ouais, et donc, bon.
- Isabelle RESTORY
Dans quel mot t'aimerais utiliser, toi ?
- Ludovic Dujardin - Petit Bambou
Moi, je vis avec une équipe, un projet. Et après ça, chez Petit Bambou, il y a assez peu de relations hiérarchiques, ou en tout cas, il y en avait assez peu. Il commence à en apparaître un petit peu parce que l'équipe a grandi. Et au final, moi, je manage pas grand-chose, pour tout vous dire. Donc c'est bien parce que comme je n'aime pas me manager, si je ne fais pas grand-chose, c'est qu'a priori ça va. Quand je dis que je ne gère pas grand-chose, ce n'est pas tout à fait vrai. Mais j'ai embauché un directeur général qui s'occupe de ce qu'on met derrière ce mot management. Donc c'est de l'ordre de l'organisation en fait. Et moi, ce que je gère, c'est le pourquoi on le fait, comment on le fait, la vision du projet. C'est quoi notre raison d'être au monde et de faire vivre ça. Allez, je vais utiliser le mot manager, tant pis. Je manage plutôt l'énergie. que vraiment des gens. Parce que les gens, je vis avec eux et je construis avec eux, je coopère avec eux, je collabore des fois avec eux. Et j'aime beaucoup ça. Pardon pour revenir à la question, la méditation, ça permet de vivre intensément tous ces moments. Ça permet justement peut-être de comprendre quand on est désaligné et qu'on est en mode management plutôt qu'en mode vivre avec. Ça permet de ressentir ce qui se passe en nous quand ça va bien, quand ça va moins bien. Ça permet d'être pleinement authentique. Enfin, pleinement authentique, on n'est jamais pleinement authentique, notamment dans le monde professionnel. Mais quand même se rapprocher d'une forme d'authenticité, c'est-à-dire qu'on arrive au travail, on arrive dans la vie, on arrive le matin, toujours avec un bagage, un bagage émotionnel, un bagage de notre journée, nos envies, ce qui s'est passé la veille. du stress, de la joie, de la tristesse parfois. Et en fait, être au contact de ces émotions qui nous traversent nous permet d'être dans une relation qui est une relation plus vraie avec l'ensemble de notre écosystème, y compris les collaborateurs. Si j'allais y aller en disant,
- Isabelle RESTORY
être plus vrai, être plus focus aussi sur le moment présent, sur ce qu'on vit, sur... Le moment de l'entreprise, pas seulement personnel, mais le moment que vit l'entreprise, ça résume ce que tu viens de nous dire ?
- Ludovic Dujardin - Petit Bambou
Oui, absolument. En fait, moi, j'aime bien voir la méditation comme un entraînement de notre fonctionnement cérébral. Et donc, ça permet de mettre au premier plan de notre attention ce qui est juste et peut-être au second plan de notre attention, les pensées qui ne sont pas des pensées qui sont utiles. au moment où on est en train de le vivre. Par exemple, je ne sais pas, si je suis en train d'écrire à un utilisateur qui n'est pas content parce qu'il y a eu un bug sur le système, si je suis en train de penser à la prochaine réunion que j'aurai sur « c'est quoi la nouvelle fonctionnalité qu'on va développer ? » Ce n'est pas le moment, je ne vais pas écrire le mail pleinement présent. Et donc la méditation, ça me permet de dire « là, laissez-moi penser de ce que je vais faire comme nouvelle fonctionnalité dans Petit Bambou. » Au deuxième plan de mon attention, au moment où au premier plan, il y a cette réponse que j'apporte à cet utilisateur.
- Isabelle RESTORY
Et alors, dans ce monde aussi, dans ton équipe, est-ce que ça t'est arrivé aussi d'avoir des collaborateurs qui traversent eux-mêmes une séparation, un divorce ? Est-ce que c'est des choses dont les personnes parlent facilement ou pas forcément ? Comment est-ce que ça t'est arrivé déjà ? Et si oui, comment tu l'as vécu, toi ?
- Ludovic Dujardin - Petit Bambou
Alors, dans mon équipe, pour l'instant, je n'ai pas eu de divorce, à part un, qui est le mien. Donc, c'est un divorce dans lequel je suis très intimement lié, évidemment.
- Isabelle RESTORY
Par définition.
- Ludovic Dujardin - Petit Bambou
Par définition. Et par contre, oui, il y a une collaboratrice qui a vécu une séparation, mais qui est bien plus dramatique, qui est le décès de son conjoint. C'est aussi une forme de séparation, finalement, même si elle est essentiellement différente, évidemment, qu'un divorce. Est-ce que moi, j'en parle facilement ? Euh... oui, très. à mes collaborateurs. Si on me pose des questions, parce que je n'ai pas envie d'envahir la vie de mes collaborateurs avec mon chemin personnel. Et j'en parle très facilement, par contre, en mode spontané avec quelques-uns de mes collaborateurs qui sont devenus des gens qui sont intimes pour moi.
- Isabelle RESTORY
Tu vois, moi, j'ai l'impression dans les accompagnants que je peux faire que le monde du travail, c'est un vrai sujet. Parce que... Quand ça vous arrive, en fait, un divorce, une séparation, ça bouge tout l'écosystème autour de soi pour plein de raisons. Parce que voilà, on doit réorganiser les enfants, les semaines avec, les semaines sans. Même sa projection dans le monde du travail n'est plus la même parce que les contraintes sont différentes. Ça a beaucoup d'impact et souvent, il y a deux réactions en face. En tout cas, les personnes que j'accompagne me disent soit ils ont un ou une patronne. qui prend le sujet à bras le corps, mais alors il devient presque le psy de service et ça devient presque intrusif, un peu envahissant, en posant tous les matins comment tu vas avec la main sur l'épaule. À un moment où on se dit aussi que le travail, c'est un moment où on a envie de penser à autre chose. Ou alors, ils sentent qu'en face, le boss n'est pas forcément à l'aise avec le sujet, soit parce qu'il l'a traversé lui-même, soit parce que juste au moment où il ne l'a pas du tout traversé, et puis c'est pas du tout... quelles sont les conséquences possibles. Et donc, il y a une espèce de mise à distance. Et finalement, l'équilibre entre les deux, il n'est pas simple à trouver. C'est soit psy de service, soit désintérêt. Et dans les deux cas, la personne qui vit ça, finalement, a du mal à se projeter, en tout cas dans l'entreprise, pour la suite. Parce qu'au moment où, finalement, elle en a peut-être le plus besoin, alors je ne m'attends pas à part les deuils que tu évoquais, évidemment, Mais je dirais que dans un deuil, les choses sont peut-être plus verbalisées. Il y a un deuil, donc il y a un enterrement. Il y a des choses qui sont peut-être plus cadrées dans le temps aussi, malheureusement. Alors que divorce, séparation, ça peut avoir des conséquences pendant un an, parfois pour les personnes. Et en tout cas, il y a une façon de traiter le sujet où il y a un certain malaise. Moi, je sens un peu comme ça dans l'entreprise. ou en tout cas une méconnaissance de dire c'est quoi l'angle ? par lequel je dois aborder ça avec mes collaborateurs. Et les managers, souvent, sont un peu paumés. Est-ce que tu penses que ça devrait être un sujet abordé sans tabou, j'ai envie de dire, qu'on puisse en parler simplement, en tout cas plus simplement dans l'entreprise ?
- Ludovic Dujardin - Petit Bambou
Oui, moi, je trouve qu'on doit en parler simplement parce qu'en fait, une entreprise, c'est un ensemble de gens, au départ, qui collaborent ensemble pour la création d'un bien ou d'un service. je pense que je ne suis pas loin de la définition de Wikipédia, j'imagine. Mais c'est composé d'êtres vivants, une entreprise. Pour l'instant, l'IA et la robotique vont peut-être nous créer des entreprises sans humains, mais pour l'instant, c'est composé d'humains. Donc en fait, on ne peut pas faire sans les humains et sans l'état émotionnel ou l'état énergétique des humains qui composent l'entreprise, quel que soit le niveau de l'entreprise. Et il n'y a pas de hiérarchie dans ce qu'on appelle une séparation. C'est pas peut-être une séparation d'un manager ou d'un collaborateur. Il n'y a pas une qui est plus importante que l'autre. Je trouve qu'effectivement, on doit pouvoir en parler simplement. Et en même temps, on se doit aussi d'une certaine forme de discrétion. C'est-à-dire qu'envahir l'espace des gens avec son propre divorce n'est pas juste non plus. C'est-à-dire que les gens n'ont rien demandé. Donc en fait, si on vient leur déverser tout ce qu'on est en train de traverser, il faut d'abord être sûr qu'ils soient capables de l'accueillir et qu'ils soient... ok pour l'accueillir, les deux. Donc on peut en parler, moi je trouve qu'on doit pouvoir en parler simplement parce qu'on est des humains et donc on est des gens simples par définition et on vient avec qui on est et en même temps, envahir l'espace avec soi-même, prendre l'espace, c'est une grande responsabilité. Si je prends votre espace avec mon divorce, bon, il faut que je sois sûr que vous soyez ok pour que je prenne cet espace. Donc en fait, à mon sens, il faut être simple, mais en même temps très vigilant, parce que le divorce a sa place en tant que tel dans l'entreprise, parce qu'on est des humains, mais il ne doit pas prendre toute la place, il ne doit pas prendre trop de place, parce que l'entreprise n'est pas là pour, comme vous dites, être un psy. Donc, les deux extrêmes ne sont pas justes. Le trop compassionnel, le trop psychologue n'est pas juste, et le « on ne veut pas en entendre parler parce qu'on s'en fout » , et en fait, c'est un déni de l'humain qui est en train d'arriver pour collaborer Daouh. à la création de ce bien ou de ce service dans l'entreprise. Donc évidemment, le truc, juste au milieu, ça dépend vraiment des gens. Il y a des gens qui ne préfèrent pas du tout en parler. Ils disent, voilà, ça c'est ma vie.
- Isabelle RESTORY
Il y a des sujets, par exemple, comme le burn-out, qui est un sujet à part entière, qui a été plutôt bien pris en charge par les entreprises. Aujourd'hui, je pense qu'on est sortis du tabou et il y a des choses qui sont mises en place. En tout cas, c'est un sujet qui est quand même beaucoup plus présent, alors que finalement, et heureusement, il va concerner dans la vie d'un collaborateur. Il y a plus de chances, malheureusement, de vivre un divorce, une séparation qu'un burn-out. Et donc, c'est des sujets, en tout cas, où on remet l'humain. aussi et avec un effet, là je reprends ma casquette d'ex-manager aussi, avec aussi des coûts pour l'entreprise parce qu'on sait que pendant 6 mois 1 an, la personne sera moins focus, qu'il y aura beaucoup de choses à gérer et donc en termes aussi d'impact pour l'entreprise il est réel comme pour un burn-out et aussi de se dire, et à l'inverse l'entreprise qui sait être présente et je te rejoins sur la position juste de... ni trop, ni trop peu, ce n'est pas simple à évaluer. Et de se dire, finalement, cette position juste, ça peut aussi, quand on est là pour quelqu'un, c'est vrai avec nos amis aussi, quand on est là pour quelqu'un au moment où il en a le plus besoin, ça crée vraiment un lien et ça développe la marque employeur aussi. Donc, c'est aussi une opportunité de créer un lien assez exceptionnel avec ses collaborateurs, d'être là au moment où ils en ont besoin. Donc, voilà. Après, sans être intrusif, en mettant plein de choses autour de ça et en tout cas, en étant vraiment à l'écoute, ce qui est normalement la base du management, en tout cas.
- Ludovic Dujardin - Petit Bambou
Oui, alors j'ai envie de réagir à deux choses. Le fait que c'est un coût pour l'entreprise, j'ai envie de dire évidemment, évidemment. Mais en fait, si c'est vu comme un coût et comme un stress. de coûts, c'est qu'on est dans le déni de ce que c'est qu'une entreprise. Une entreprise est composée d'humains. Des fois, il y a des coûts parce que l'humain ne va pas bien et des fois, il y a des surproductions parce que tout le monde va bien et ça se passe très bien. C'est comme ça. Et si on veut toujours être dans l'efficacité la plus productive, avec des humains qui vont super bien, cette espèce de rêve productiviste, en fait, on se fragilise. J'ai cité Olivier Hamon, pendant la performance, La surperformance, c'est la fragilité. Et donc, pour sortir de tout ça, il faut travailler la robustesse. Et la robustesse, c'est quoi ? C'est ce que vous décriviez tout à l'heure. En fait, c'est aussi une occasion de créer des liens qui sont des liens qui vont être forts, où on va être ensemble sur le projet de l'entreprise en dépit des états intérieurs. Enfin, pas en dépit, pardon. En accueillant les états intérieurs. Et peut-être, de temps en temps, les mettant de côté, de temps en temps, les mettant à l'intérieur. C'est un organisme vivant, une entreprise. Et donc, je trouve que quand on pense que c'est un coup, c'est qu'on projette le fait que tout le monde va être toujours super bien, toujours super efficace. Et on voit ça comme un coup. Moi, je préfère qu'on baisse notre niveau d'attente à un niveau qui est normal, à un niveau qui est humain. Des fois, ça va un peu plus vite. Des fois, ça va un peu moins vite. Et c'est OK. Et c'est OK.
- Isabelle RESTORY
OK. Et alors, sur cette partie de... L'entreprise, on va revenir peut-être justement au cœur de Petit Bambou. Et puis le lien qu'on peut faire avec ce moment de divorce et de séparation. Dans ce moment de séparation, il y a un certain chaos qui se met en place, parce qu'il y a la douleur, il y a le flou, il y a, comme je disais tout à l'heure, tout l'écosystème qui bouge autour de soi. Est-ce que la méditation peut aider à ce moment-là ? Quel peut être son rôle ? Ou à l'inverse, est-ce que c'est un moment où on est tellement à plat avec 12 000 priorités autres que ce n'est pas le moment pour commencer ?
- Ludovic Dujardin - Petit Bambou
Alors, je vais juste faire un tout petit peu en arrière et je garde vraiment votre question. C'est parce qu'en fait, il y a une collaboratrice qui a vécu un divorce et j'ai dit tout à l'heure qu'il n'y en a pas eu. Et donc, ça m'embête parce que si elle écoute le podcast, elle va dire que tu as oublié. C'est un divorce qui s'était passé avant qu'elle rejoigne Petit Bambou. C'est pour ça que je n'ai pas passé pendant Petit Bambou. Les conséquences du divorce sont là. Donc voilà, si tu m'écoutes, je ne t'ai pas oublié du tout. Enfin, je t'ai oublié tout à l'heure, mais c'est parce que le divorce est arrivé avant petit moment. Alors la méditation maintenant, c'est très difficile de répondre à votre question. Pour moi, c'est un oui, grand oui. Mais je vais être obligé de te moduler un petit peu ma réponse. La méditation peut aider. complètement. Parce qu'en fait, ce qui se passe quand on est dans un divan, vous l'avez très bien décrit, il y a l'administratif, il y a la douleur, il y a cette espèce de tremblement de terre qui se passe. Et le plus gros, en tout cas dans mon cas personnel, et je pense que c'est le même cas pour la personne qui a vécu un deuil d'ailleurs, c'est la nécessité de se recréer un rêve. C'est-à-dire que le rêve qu'on a poursuivi pendant 20 ans ou 30 ans tombe. Et c'est quoi le nouveau rêve que j'ai envie de construire pour ma vie ? Et ça, c'est vraiment pas simple, ça occupe beaucoup d'espace. Donc, quand on a tout ça en tête, qu'il y a tout ça, en fait, on est très encombré. Et la méditation est parfaitement adaptée, est un outil incroyablement adéquat pour justement, quand on est submergé, réapprendre à regarder c'est quoi ce submergement. Ce qui est assez douloureux, c'est-à-dire que quand on est la première fois qu'on médite et qu'on se rend compte de tout ce qu'on a en tête et qu'on n'a pas envie, on se dit « je suis en train de perdre du temps en méditant » parce qu'il y a ça, il y a ça, il y a ça, il y a ça, c'est pas simple. Mais c'est à se traindre, en fait, et entraîner son cerveau à prendre conscience qu'au présent, il y a tout ce brouhaha. Et une fois qu'on a pris conscience que ce brouhaha, il est présent, il est tout le temps là, comme je disais, l'humain est bien fait, en fait. On va développer cette... cette capacité peut-être à réorganiser ce brouhaha pour dire, il a toute sa place, la tristesse a toute sa place, parce qu'il ne faut jamais refuser la tristesse, la tristesse est une émotion magnifique, elle a toute sa place, mais elle peut peut-être avoir toute sa place à un moment donné et pas tout au long de la journée. Mais juste apprendre à faire ça consciemment. C'est la colère a toute sa place dans un divorce aussi, la peur a toute sa place, tout ça. Mais peut-être... Peut-être que si ça envahit tout l'espace, on n'a plus d'espace pour notre propre vie. Et donc en fait, la méditation, moi j'appelle ça, c'est la mission de Petit Bambou, c'est aider les gens à reconquérir leurs espaces. C'est-à-dire que comment on fait pour reprendre son espace au milieu de tout ça ? Et la méditation est très très très adaptée pour ça. C'est un très bon outil. Alors, il y a quelque chose qui est très difficile à comprendre pour les gens qui n'ont pas encore médité, c'est que Je dis toujours méditer sans objectif, méditer pour méditer. Vous êtes dans un brouhaha pas possible. Si vous méditez en disant tiens, je vais méditer comme ça, je vais bien organiser et voilà. En fait, c'est plutôt contre-productif parce qu'on se rajoute une tâche. Méditer pour méditer, sans tâche, sans objectif, sans rien. Et en fait, vous verrez que vous accueillerez. Et soyez curieux de ce qui se passe, pas en cherchant quelque chose, soyez curieux de ce qui va se passer pour vous. Et vous verrez qu'en conséquence de la pratique de la méditation, il se retrouve cette création d'espace pour soi. Cette création d'espace entre tous brouhaha. Donc en fait, on médite sans objectif, on médite en accueillant des conséquences d'eux. Et on n'est pas habitué à faire ça dans nos vies. Chaque fois qu'on fait quelque chose, c'est dans un objectif. Si je jardine, c'est pour avoir mes légumes. Si je range ma maison, c'est pour me sentir bien dans ma maison. Si je travaille, c'est pour un salaire, par exemple, ou pour servir une mission, dans certains cas. Mais là, on médite pour méditer. On médite pour rien d'autre. Pas pour mieux dormir, pas pour moins stresser, pas pour être moins triste, pas pour être moins joyeux, pas pour être... C'est sérieux, ça n'arrive jamais. Mais j'aime bien mettre des émotions positives à côté... Des émotions qu'on appelle positives, à côté d'émotions qui sont plus difficiles à vivre. Donc, méditez pour méditer et accueillez simplement ce que ça fait pour vous. Et alors, ce qui est un peu compliqué... C'est que ça ne vient pas du premier coup. Ça veut dire qu'il faut tenir un peu dans la durée quelque chose sur lequel on n'a pas d'objectif, qui est simplement s'octroyer 10 minutes. par jour pour méditer. Faites-le pendant 5, 6, 7 jours. 7 jours d'affilée. En plus, je parlais publicité, mais je ne suis pas là pour la publicité, mais en plus, petit bonbon, un programme gratuit qui vous permet de faire au moins ça. Et un peu plus. Donc il n'y a pas de...
- Isabelle RESTORY
Il n'y a pas les fameux 21 jours, justement, de dire pour en créer une habitude. Alors on a dit c'est vrai, c'est pas vrai. Ces fameux 21 jours.
- Ludovic Dujardin - Petit Bambou
mais bon je me suis créé des habitudes en beaucoup moins de 21 jours des fois et en beaucoup plus de 21 jours des fois donc je pense que c'est le moyen ça dépend vraiment des gens ce qui est sûr c'est que ça se rame un tout petit peu à le faire, à se forcer à le faire à ritualiser le moment tous les soirs avant de se coucher ou tous les midis à la pause déj ou tous les matins en se levant, comme vous voulez mais à une heure à peu près fixe pour ritualiser le moment, pour vous aider à le faire parce que si c'est ritualisé c'est plus facile Merci. Ritualiser ça pendant 5 jours. Encore une fois, il n'y a pas de frein, c'est 10 minutes. On passe beaucoup plus de temps à caresser un morceau de verre sur des réseaux asociaux que ça par jour. Donc, tout ce qu'ils me disent qu'ils n'ont pas le temps, ce n'est pas vrai. C'est qu'ils choisissent autre chose. Et si on pense qu'on est encombré, qu'on a un brouhaha incroyable, s'octroyer ces 10 minutes plutôt qu'encore une fois enlever 10 minutes de caressage de verre. C'est ça qu'on fait.
- Isabelle RESTORY
C'est bien à garder le caressage de verre.
- Ludovic Dujardin - Petit Bambou
C'est ça qu'on fait, sensoriellement, c'est ça. Et ça ne nous procure aucun plaisir. Donc octroyez-vous 10 minutes. Encore une fois, il n'y a pas de frein. Alors là, il faut utiliser Petit Bambou, mais il y a d'autres applications aussi. À chaque fois, il y a des programmes découvertes qui vous permettent au moins une semaine avec du contenu, sans avoir à mettre une carte bleue, sans avoir à dépenser quoi que ce soit. Le téléphone, vous l'avez, a priori. Donc, il n'y a pas de frein. Il faut simplement un endroit qui est à peu près calme. Mais 10 minutes dans la journée, on a une salle de réunion, un boulot. Ou un endroit chez soi.
- Isabelle RESTORY
Ou dans sa voiture.
- Ludovic Dujardin - Petit Bambou
Exactement. Ou dans le train. Moi, je prends beaucoup de train. Je fais de la cohérence cardiaque, de la méditation dans le train.
- Speaker #1
Encore une fois,
- Ludovic Dujardin - Petit Bambou
à l'île Paris, parce que c'est souvent à Paris que je vais, c'est une heure. Une heure, c'est un mec de cohérence cardiaque qui dit de méditation, c'est un quart d'heure. J'aurai tout le temps de caresser mon morceau de verre après.
- Isabelle RESTORY
Je rebondis sur ce que tu dis, parce que justement, sur l'endroit de la méditation, Parce que j'ai fait un podcast avec Laetitia Legrand, qui est décoratrice d'intérieur. Et on disait justement qu'est-ce qui est important de faire, soit quand on change de lieu d'habitation, soit quand on remasterise son lieu d'habitation pour qu'il devienne son lieu à soi, après avoir été celui du couple, de la famille, etc. Et elle me dit, en fait, une des premières choses à faire et qu'on ne fait jamais, c'est de créer un endroit à soi. Et justement, elle disait, ça peut être pour lire, pour méditer. Donc, on en parlera à Lidovic. De dire effectivement, déjà de penser à soi et de penser un endroit à soi et qui crée un repère. Alors, tu parlais de repère temporel en disant, voilà, je le fais le matin ou le midi. Ce côté rituel aussi du temps, mais peut-être aussi rituel du lieu, qui permet peut-être d'ancrer encore plus l'habitude dans la durée. Et c'est vraiment une des premières choses qui était ressortie dans l'échange avec l'étudiant, en tout cas, sur la réappropriation de son lieu de vie aussi. De remettre de l'égoïsme au sens, parce qu'il peut y avoir un sens noble aussi au terme égoïsme, dans tout ça. C'est un mot que je n'aime pas trop,
- Ludovic Dujardin - Petit Bambou
l'égoïsme. Mais bon, je le comprends dans le sens où tu le dis. Oui, absolument. En tout cas, mon expérience personnelle, c'est que quand on ritualise par rapport... au moment temporel, souvent on est au même endroit. Donc moi, je médite le midi au bureau, un peu moins en ce moment. Bon, c'est... voilà. En tout cas, je souhaiterais reméditer le midi au bureau. Bah, je suis au bureau. Donc si je suis au bureau, c'est une salle de... Bon, donc on a créé une salle de méditation. Bon, on a changé de bureau, il faut que je la réaménage un peu, parce que là, elle est un petit peu encombrée. Donc c'est pas super profil, c'est la méditation. Encore que souvent, quand on médite, on a les yeux fermés. Mais bon, l'énergie des pièces fait quelque chose quand même. Et tu rejoins tout à fait le... La mission que je sers dans mon entreprise aujourd'hui, c'est d'aider les gens à reconquérir leurs espaces. Et j'ai défini les espaces comme plusieurs espaces. Donc il y a évidemment l'espace attentionnel, qu'on sert par la méditation. Il y a l'espace que j'appelle les lieux. Et les lieux, ça revient exactement à ce que tu dis. Et le premier lieu qu'on habite, c'est notre corps. Et donc déjà, pacifier cette relation avec son corps. Aimer son corps, aimer vivre ici, là. Là, maintenant c'est temporel, c'est les quatre espaces, attention, temps, lien et lieu. Donc en fait on va rebondir entre les trucs, il y a une certaine forme de cohérence. Mais déjà, reprendre possession de sa relation avec son corps, et là il y a une certaine forme de, oui c'est pour soi en fait. C'est pour soi. Aller chez le coiffeur. Bon, pas moi. Mais se faire une routine skincare. Pourquoi pas ? Aller se racheter des nouveaux habits. Reprendre possession de son soi au sens corporel et apparence. Enfin, apparence. Sans injonction d'apparence. C'est... Je ne suis pas du tout sur le monde ni du fitness, je ne suis pas du tout là. Mais mettre un pull qu'on aime bien le matin, des choses comme ça. tu vois. Donc, les lieux, le corps et les lieux, j'extrapole ça énormément. Notre chambre à coucher, notre cuisine, notre salon, notre jardin, si on a la chance d'en avoir un. Je pense qu'on veut dire notre quartier, notre ville, de reprendre possession de là où on habite. Donc, attention, les lieux, le temps. Le temps, reprendre possession de notre temps. Dire qu'on n'a pas de temps et puis constater que sur son téléphone, il est marqué deux heures et demie d'utilisation d'un téléphone par jour. C'est bon. on a le droit de faire ça c'est ok mais il faut dire je choisis d'avoir le temps de ça donc reprendre possession de sa relation au temps et sa possession de sa relation au lien c'est le dernier espace sur lequel j'ai envie d'aider les gens c'est comment on se remet en capacité de se rencontrer et pas de rencontrer au sens couple enfin pourquoi pas mais comment on se met en capacité de rencontrer de... de se confronter à l'altérité, des gens qui pensent différemment, des gens qui nous font bouger, des gens qui nous construisent par leur différence. Parce qu'essentiellement, nous sommes tous différents. Même si on a quand même une forte tendance à se regrouper par gens cohérents, par style musicaux, par type de vacances, par ce qu'on veut. Mais aller se confronter, comment se mettre en capacité de re-rencontrer l'altérité. Voilà, c'est les quatre espaces sur lesquels j'ai envie d'aider les gens. Attention, temps ! lieu et lire.
- Isabelle RESTORY
J'ai envie de rebondir parce que ça me fait penser à plein de choses et plein d'accompagnements que j'ai pu faire sur le rapport à soi, sur le rapport au corps. Je te rejoins tellement parce que il y a aussi quelque chose dont on parle peu, mais moi j'entends beaucoup, c'est aussi de dire, voilà, même le rapport à son propre corps, quand on a été en couple, encore une fois, 10 ans, 20 ans, 30 ans avec quelqu'un, de dire « je vais peut-être réouvrir mon corps à quelqu'un d'autre » alors que c'est la même personne qui m'a approchée, qui m'a touchée pendant 20 ans. C'est vraiment quelque chose de particulier à vivre et il faut s'y préparer pour que ça se passe bien et qu'on ne se mette pas en résistance. Il y a des choses à accompagner là-dessus, à accueillir aussi. Je rebondis sur une des premières choses qui est importante aussi, c'est souvent une question que je pose, de dire « c'est quoi vos besoins, c'est quoi vos envies ? » Et ça, en fait, souvent, on l'oublie un peu parce qu'on est noyé dans le flux, dans le flow, comme on dit maintenant. Il faut de l'espace pour ça. Ah oui, mais voilà, de parents, de machins, du boulot. Et puis, il y a un moment de dire, mais moi, je suis qui dans tout ça ? Qu'est-ce que j'aime faire ? Là, je vais reprendre un exemple personnel. Moi, j'ai repris la danse cette année. Ça faisait 25 ans que je disais, je veux faire de la danse. Là, ça y est, je suis réinscrite, enfin. Depuis le mois de septembre, je galère parce que... Non, non, non, ça ma fille a fait, mais j'en suis pas là. Et je galère parce que les filles, elles ont 30 ans, et voilà, j'en ai quelques années de plus, mais c'est pas grave. Et on se marre bien, et je redécouvre justement des plaisirs que j'avais il y a quelques années. Mais en tout cas, j'ai eu un déclic de dire, mais qu'est-ce qui vraiment me fait plaisir à moi ? Et la danse, ça faisait partie vraiment des choses qui me parlaient. Mais il m'a fallu un petit moment pour retrouver ce déclic et puis aller jusqu'au bout aussi. Et donc, on se retrouve et on réouvre des nouveaux cercles aussi. Et on rebrasse du fait aussi sa vie sociale différemment. Absolument. Mais pour tout ça, il faut de l'espace. Pour accueillir le fait que j'ai vraiment envie de faire de la danse et d'avoir le courage de se réinscrire, malgré tout ce qui peut trotter dans la tête, comme pensait Parasite. Mais je suis beaucoup plus âgé que ces filles, mais je n'ai pas le niveau. Il faut de l'espace pour accueillir ça. Encore une fois, je reprends ce truc. Pour faire de l'espace, il faut reprendre possession de son temps, de ses lieux, de ses liens, de son attention, au moins. Et une fois qu'il y a de l'espace, souvent on me demande, mais pourquoi tu veux... C'est très bien, reconquérir les espaces, mais pourquoi ? La phrase qui vient après pour moi, c'est pour redevenir des enchanteurs de la vie. Il faut de l'espace. pour redevenir des enchanteurs de la vie. Et dans la vie, on pourrait dire ma vie, pour devenir un enchanteur de ma vie. Mais moi, je pense qu'il faut extrapoler ça, parce que c'est être un enchanteur de sa vie, être trop... Enfin, c'est magnifique, évidemment, être enchanteur de sa vie, mais ça pourrait être vu tellement comme quelque chose de narcissique... qu'on pourrait se couper justement de cette dimension de lien. Et j'ai une conviction profonde qui est qu'on ne peut pas être heureux en faisant du développement personnel seul au service de soi. On fait du développement personnel où on crée de l'espace en soi pour accueillir des choses qui nous mettent en lien et qui font profiter toutes nos relations. Et nos relations, ça nous profite à nous, mais ça profite aussi à l'autre. Et c'est cette interconnection qui fait qu'on devient des enchanteurs de la vie. Mais pour ça, il faut de l'espace. Et pour être en chanteur de sa propre vie et de la vie des autres, de la vie qu'on côtoie, il faut de l'espace. Donc c'est ça qu'on doit aller. Et rouvrir son corps. C'est vrai que moi, je suis homme hétérosexuel, donc c'est une partie qui... J'ouvre, j'offre mon corps. Je ne sais pas si l'ouverture fonctionne, mais bon, pas important de donner les détails. Accueillir en soi le fait que c'est magnifique. C'est magnifique. toucher au sens propre comme au sens figuré, au sens physique comme au sens émotionnel, c'est splendide. C'est splendide. Mais pour... J'imagine ou j'extrapole beaucoup, mais à la fin des couples, il y a quand même beaucoup de blessures sur ce sujet. En tout cas pour moi, il y a énormément de blessures sur ce sujet. Donc on pourrait avoir tendance à justement se renfermer sur soi en disant je vais m'occuper que de moi. Mais on se prive de tout ce qui est magnifique dans la relation à l'autre, dans ce qui se passe quand on est en lien. avec l'autre. Et donc, oui, la peur est là. La peur est probablement là, mais ce n'est pas de la peur. C'est de l'angoisse. Et l'angoisse, ce n'est pas la même chose que la peur. La peur, c'est très utile. La peur, c'est une émotion fantastique. La peur, c'est si je traverse la rue et qu'il y a un bus qui arrive, j'ai peur et elle me fait reculer, la peur. La peur, elle me met en mouvement. Et l'angoisse, me stoppe. L'angoisse, elle est très perverse. Parce que l'angoisse, elle nous fait croire que c'est de la peur. Mais ce n'est pas de la peur. C'est de l'angoisse. Et donc, basculer, ne serait-ce qu'en terminologie, dire je suis angoissé d'eux, plutôt que j'ai peur d'eux, et accueillir, et remettre la valeur de la peur au bon endroit, la peur est magnifique. Quand j'ai peur, c'est magnifique. Utilisons nos peurs ! Utilisons nos peurs, absolument ! Et effectivement, tu disais tout à l'heure de réouvrir des chemins, parce qu'on était 30 ans sur des chemins, et réouvrir des chemins. Et je me suis retenu de... Mais du coup, je le sors maintenant parce que ça parle de la peur. De citer un des chanteurs que j'aime beaucoup qui s'appelle Jacques Brel, qui est plutôt pas dans ma veine mais du cas musical, parce que moi je suis plutôt en mode rocker... Dans quelques jours, je suis au Hellfest et j'y suis tous les ans. C'est plutôt mon karma. Mais j'adore la poésie de Jacques Brel. Et qui dit dans cette chanson Jojo, où il s'adresse à son ami qui est mort, justement. Il dit, nous savons tous les deux que le monde sommeille par manque d'imprudence. Et j'adore cette phrase. Cette phrase, je la transforme sur ces nouveaux chemins. C'est oser cette imprudence. Oser traverser votre angoisse pour aller oser cette imprudence, de retrouver des chemins. Et vous verrez bien si sur le chemin, à un moment, vous vous êtes confronté à de la peur qui vous fera bouger de chemin. Mais en tout cas, ne laissez pas vos angoisses, ne pas vous engager sur ces nouveaux chemins qui s'offrent à vous ou que vous allez vouloir explorer. Donc, osez cette imprudence, traversez votre angoisse et écoutez la peur, bien sûr. Et puis, s'écouter soi dans le sens où une des premières choses souvent qu'on travaille, ça va être justement la confiance en soi, l'estime de soi. Parce que c'est des choses qui ont souvent été gratinées par la relation ou par la séparation ou les deux. Et de se dire, je me refais confiance. Et comme tu dis, j'ose, j'ai de l'audace, j'ose aller dans un endroit où je n'ai pas l'habitude d'aller. J'ose commencer une nouvelle activité, j'ose rencontrer des personnes nouvelles, etc. Et sans forcément chercher à reconstruire un couple tout de suite. Mais juste déjà de tester justement et d'aller se mettre dans un truc où il y a un peu d'inconfort. Mais en tout cas, assez pour... avancer et puis en même temps s'entendre quand même en sécurité. Tout ça, ça se travaille. Mais c'est vrai que c'est des sujets qui reviennent régulièrement sous cette notion de confiance. Et quand on travaille la confiance, on va oser aussi faire ces petits pas différents, en tout cas, vers des expériences. Et puis après, souvent, c'est là qu'on voit les gens qui s'ouvrent à ce qui se passe autour d'eux et qui redécouvrent des trucs en disant « Mais moi, à 45 ou à 50 ans, jamais j'aurais pensé faire tel ou tel truc. » ou rencontrer tel type de personnes, ou vivre ça. En fait, il y a des trucs extraordinaires qui se réouvrent, en fait. Il y a du merveilleux. C'est ça, quoi. Ah ben voilà, c'est ça. Et on réenchante, comme tu dis, effectivement.
- Ludovic Dujardin - Petit Bambou
On réenchante la vie.
- Isabelle RESTORY
C'est ça. Et tu vois, moi, c'est ma signature. C'est vraiment de dire, c'est réécrivez votre histoire. Comme toute épreuve, c'est la force de la résilience. Soit on la subit, on s'éteint et voilà, on en fait quelque chose de lourd, ad vitam aeternam. Soit on se dit, mais qu'est-ce que je vais puiser dans ce truc-là pour rebondir et puis finalement être alignée comme moi-même, comme jamais. être aligné comme jamais avec soi-même, c'est une opportunité extraordinaire qu'on n'a pas 15 000 fois dans sa vie. Donc, utilisons-la, bon sang. C'est des moments aussi qui peuvent servir à ça.
- Ludovic Dujardin - Petit Bambou
Et puis, il faut comprendre que notre cerveau, il est quand même aussi pernicieux là-dedans. Parce qu'en fait, quand on parle de confiance et d'estime de soi, nos angoisses aussi nous privent de notre confiance en nous. c'est-à-dire que non mais j'ose pas parce que j'ai pas confiance en moi donc en fait on justifie son mouvement par la non-conscience en soi qui est simplement de l'angoisse de pas aller au monde, de pas aller au monde de pas aller à la rencontre du monde ou pas oser aller à la rencontre de soi comme disait Christophe André je crois qu'il disait ça on a voyagé partout mais on a jamais été voyagé en soi alors que c'était tout prêt je sais pas si c'est vraiment exactement ça sa citation mais c'est l'idée et donc et donc Évidemment, il y a autant de cas et je ne veux surtout pas blesser personne, mais j'ai constaté pas mal de fois dans ma vie de voir des gens qui utilisent une prétendue non-confiance en soi pour légitimer une angoisse. Et donc, en fait, avant d'oser, il faudrait que j'ai confiance en moi. Et donc, du coup, je n'ose pas. Mais c'est peut-être juste en osant qu'on va développer notre confiance en nous. Parce qu'en fait, on se rend compte que le monde n'est pas si dangereux.
- Isabelle RESTORY
C'est en osant et je te rejoins sur aussi... Et finalement, si j'ose, qu'est-ce qui se passe ? Au pire, qu'est-ce qui se passe ? En fait, moi, souvent, c'est un truc que... C'est un échange qu'on a. OK, bon, voilà, je vais faire tel truc pour la première fois. OK, au pire, il se passe quoi ? Les gens vont penser que... OK, s'ils pensent ça, c'est quoi le problème ? Et finalement, quand tu tires le fil de tout ça, finalement, à la fin, il ne se passe rien de grave. Donc, voilà, c'est... Mais finalement...
- Ludovic Dujardin - Petit Bambou
On ne tentait pas de sauter d'une falaise de 50 mètres de haut quand même. Et au pire, qu'est-ce qui se passe ? Oui, bon là... Oui, non mais là...
- Isabelle RESTORY
Ne vous mettez pas en danger.
- Ludovic Dujardin - Petit Bambou
Oui, exactement. Ou un petit peu en danger, mais on est rarement très... Parce que oser, c'est se mettre en danger. C'est se mettre en danger. Et pour moi, Jacques Brel a tout dit. Vraiment. Nous savons tous les deux que le monde sommeille par manque d'imprudence. Osez un peu d'imprudence pour ne pas sommeiller. Et c'est réécrire ses chemins. Voilà. Si j'avais une injonction, mais ce n'est pas moi. Je ne vais pas me cacher derrière Jacques Brel. En fait, c'est moi qui fais cette injonction en utilisant Jacques Brel. Osez l'imprudence pour ne pas sommeiller. Osez. En fait, il y a du merveilleux sur le chemin.
- Isabelle RESTORY
Osons, réenchantons. On a le chemin, ça y est. On a des beaux jalons, en tout cas, pour réécrire la suite. Tout à l'heure, tu parlais justement de dire qu'il y a le rêve commun qu'on réécrit. qu'on doit réécrire, alors qu'il n'y a plus un rêve commun, qu'il y a un nouveau rêve qu'on doit réécrire. Et c'est vrai qu'une séparation, souvent on dit que c'est le deuil de la relation. Alors certes, il y a le deuil de la relation, mais on fait plein de deuil au moment de cette séparation. Parce que oui, il y a le deuil de la relation, mais il y a le deuil de la famille telle qu'elle était constituée. Il y a le deuil de la famille élargie, les cercles d'amis qui évoluent parce que souvent, chacun choisit son camp. Il y a des choses qui bougent aussi dans ce registre-là. Et donc, en fait, il y a plein de deuils qui viennent un peu se superposer et se cannibaliser les uns les autres. Tu parlais donc du rêve qu'on écrit de sa vie, qui doit évoluer aussi. est-ce que justement la méditation elle peut, à ce moment-là, nous aider à nommer, à traverser aussi cette construction de ce nouveau rêve ?
- Ludovic Dujardin - Petit Bambou
J'ai presque envie de faire la même réponse. Oui, mais pas si vous le cherchez. La méditation va vous aider à refaire de l'espace, de l'espace en vous, de reprendre possession de ces espaces dont je parlais. Et de ce qui se passe quand on a de la place en nous, c'est qu'il y a de la place pour le rêve. La place, moi je dis, quand on me demande qu'est-ce qui se passe quand on a repris la place dans les espaces, je dis que c'est là que réside l'amour. C'est là que réside ce mot fabuleux de l'amour. Notre capacité à aimer, elle existe à partir du moment où on n'est pas complètement supergé intentionnellement, quand on a relation avec les autres, quand on est pacifié sa relation avec ses lieux de vie, y compris son corps, et quand on sait disposer de son temps. Si on n'a pas tout ça... C'est difficile de retrouver l'amour. Mais quand je parle d'amour, je parle pas de l'amour. Je parle de l'amour avec un grand A. Je parle pas de l'amour, l'amour qu'on rencontre, qu'on rencontre au mieux dans un bar, dans la vraie vie, pardon, pas dans un bar.
- Isabelle RESTORY
Ou aussi sur les bouts de verre.
- Ludovic Dujardin - Petit Bambou
Ouais, et j'ai pas du tout de jugement pour ça parce qu'en fait, c'est... En fait, ça existe depuis toujours ces histoires d'agences matrimoniales. Avant, il n'y avait pas de bouts de verre. Donc maintenant, c'est des agences matrimoniales.
- Isabelle RESTORY
C'était des petites annonces dans le journal.
- Ludovic Dujardin - Petit Bambou
Exactement, je me souviens, je disais ça.
- Isabelle RESTORY
C'est un peu plus long.
- Ludovic Dujardin - Petit Bambou
Oui, mais c'était peut-être... Bon, par rapport à tout, ce n'est pas le sujet. Et donc, oui, cette capacité à avoir de l'espace va nous permettre d'avoir de la place pour caresser un nouveau rêve, pour le toucher, pour le sentir. Pensez que parce qu'on médite, on va accueillir un nouveau rêve et qu'il va nous tomber dessus en cinq jours. Non, la méditation ne va pas vous aider là-dessus.
- Isabelle RESTORY
Est-ce que c'est l'expérience aussi du lâcher prise ?
- Ludovic Dujardin - Petit Bambou
Alors, tout à fait. Ça, pour le coup, la méditation va permettre de lâcher... Enfin, lâcher prise, c'est un mot qui est un peu tarte à la crème. Tout le monde l'utilise dans tous les sens. Non, mais c'est lâcher prise.
- Isabelle RESTORY
Alors, sois plus juste que moi. Non,
- Ludovic Dujardin - Petit Bambou
Parce que je n'ai pas lâché prise sur la quête de mon rêve. Ce n'est pas possible. Donc, en fait... Là, il n'y a pas de lâcher prise. Le lâcher prise, ce sont les choses qu'on ne peut pas bouger. Donc, c'est de ne pas s'accrocher à des choses qui ne sont pas de notre responsabilité ou de notre ressort. Et donc, la rumination là-dessus, qui commence toujours par « oui, mais si l'autre avait agi comme, voilà, ça ne serait pas comme ça » , ça, il faut lâcher parce que l'autre, il n'a pas agi autrement. Donc, c'est comme ça. Puis on ne peut pas revenir dans le passé. Et si j'avais dit ça, peut-être que ça, il faut lâcher. Parce qu'on ne l'a pas dit. Si on ne l'a pas dit, on ne l'a pas dit.
- Isabelle RESTORY
Ça, ça fait partie des étapes du deuil, où il y a généralement une partie dans ce deuil de la relation où on se refait l'histoire. On se dit, oui, si tel jour j'avais dit ça et que ma belle-mère, elle avait dit que, et que les enfants n'en ont pas fait. Et on se refait des scénarios, et on n'en dort pas la nuit. Mais ça fait partie du processus du deuil. Donc, à un moment, on passe à autre chose, et tant mieux. Il ne faut pas rester là-dedans, par contre. contre, effectivement. Exactement. Et puis surtout, c'est ça. Et comme tu dis, c'est aussi sur quels éléments j'ai la main, sur quels éléments je peux agir parce qu'effectivement, refaire l'histoire, ça ne sert à rien. En plus, c'est le passé. Donc voilà, on ne refait pas le passé. Et surtout, qu'est-ce qui fait qu'aujourd'hui, il y a des choses sur lesquelles j'ai totalement la main, je peux complètement agir dans les relations de coparentalité où parfois, ça peut être compliqué. Oui, je ne vais pas gérer l'autre. Par contre, moi, ma façon de réagir à lui, elle m'appartient totalement. Et donc, de ne pas rentrer dans le conflit, de garder une distance qui soit plus saine, tout ça, ça nous appartient en fait. Et ça nous permet de moins subir les choses. Parce qu'effectivement, on peut râler sans ciseaux sur le fait qu'il a répondu de telle façon à mon SMS. Bon, voilà. Et puis, so what ? Qu'est-ce qu'on fait de ça ? Absolument. Et surtout pas la nuit. Sur quoi on agit, nous ?
- Ludovic Dujardin - Petit Bambou
Et surtout pas la nuit. pas la nuit. Il disait, voilà, ces ruminations qui nous empêchent de dormir, surtout pas la nuit. Et là, et la méditation, et on... Bon, tant pis, j'assume la publicité. On a sorti une application sur le sommeil pour ça. Donc, il y a une application qui s'appelle Sommeil avec Petit Bambou pour ça. Pourquoi ? C'est parce que, en fait, ces pensées qui nous traversent, en fait, elles sont légitimes. C'est-à-dire que, limite, on pourrait dire, elles sont bienvenues. Parce que notre cerveau les génère, elle ne les génère pas par hasard. Par contre, il faut apprendre à leur donner une place qui est juste et un temps qui est juste. J'adore cet exercice que je fais moi-même, évidemment, qui est... Je rumine aussi. C'est pas un scoop.
- Isabelle RESTORY
Bienvenue au club !
- Ludovic Dujardin - Petit Bambou
Vous savez pourquoi je rumine ? Parce que je suis humain. C'est comme ça. Parce que j'ai un cerveau et le cerveau, il fait ça. Par contre, réussir à dire avec autorité à cette pensée qui vient nous empêcher de dormir à 2h du matin, OK, t'es légitime. OK, t'es la bienvenue là, mais t'étais la bienvenue pendant deux secondes. On se retrouve demain à 9h. Pas maintenant, mais avec autorité. C'est-à-dire que fermement, on dit à cette pensée, pas genre je ne devrais pas penser à ça, parce que là, on est en train de créer une pensée de culpabilité par rapport à une pensée qui est parasite. Donc, on ne dit pas ça, on dit on accueille la pensée parce qu'elle est là. De toute façon, elle est là. Notre cerveau l'a fait. Notre cerveau l'a fait. C'est nous, le cerveau. C'est une partie de nous. Et par contre, avec autorité, avec fermeté, on lui donne rendez-vous. Et si on lui donne rendez-vous à cette pensée, elle va revenir au rendez-vous, mais peut-être qu'elle va... Peut-être qu'elle ne va pas revenir au rendez-vous, parce que finalement, à 9h, il va se passer autre chose et elle ne sera pas là. Et si elle est légitime et qu'elle est importante, elle reviendra. Alors là-dessus,
- Isabelle RESTORY
j'ai une petite astuce aussi, tu vois, différente, qui est de dire pour le truc parasite qui arrive à 2h du mat, effectivement, c'est le petit carnet ou les post-it sur la table de nuit. Et on le note, on se dit voilà, c'est noté, j'y penserai demain. Et déjà, on l'évacue le fait de le noter. Voilà, c'est le même principe, tu vois. Mais c'est aussi, voilà, c'est une autre façon de faire pour... Parce qu'il y a des gens qui ont besoin du geste aussi, tu vois, d'externaliser le truc, d'écrire. En fait, l'écriture, c'est aussi un moyen de sortir les choses de soi et de dire, voilà, je sais que c'est là, donc je ne m'inquiète plus, je ne vais pas l'oublier. Il sera là demain matin, puis peut-être que demain matin, on se dira, mais c'est n'importe quoi et on le mettra à la poubelle et tout va bien. Mais voilà. C'est exactement le même mouvement. Autre façon. Moi,
- Ludovic Dujardin - Petit Bambou
je le fais par la méditation et par le mental. Toi,
- Isabelle RESTORY
tu as la force du mental pour le faire. Moi, j'ai encore besoin d'écrire,
- Ludovic Dujardin - Petit Bambou
tu vois. C'est l'entraînement de la méditation qui fait ça. Et en fait, ce n'est pas bien ou mal. Écrire, c'est super.
- Isabelle RESTORY
C'est un muscle aussi. Oui, exactement. Et par rapport à ça, j'avais une autre réaction qui était que souvent, on a des pensées qui sont très négatives sur le passé. En disant, si j'avais... Et puis quand même, il s'est comporté comme ça, ou elle s'est comportée comme ça, et puis ma belle-mère, et puis blablabla. Et en fait... Moi, il m'est peut-être arrivé très récemment. Quand je dis très récemment, je suis très suivi psychologiquement. J'ai pris les moyens depuis dix ans. Et je pense que c'est au cours d'une séance ou après une séance que les mots que j'ai sortis m'ont fait me dire que cette personne avec qui on est séparés maintenant a été une merveille de ma vie. Et elle a été une merveille de ma vie. Et c'est ça qui doit rester, en fait. Elle a été une merveille. Le couple n'a fini par ne pas fonctionner pour plein de raisons, qui sont des raisons exogènes, des raisons aussi relationnelles, des raisons de quêtes personnelles qui divergent à un moment. Que sais-je ? Parce que là, chacun a son histoire. J'ai pas envie de rentrer trop dans mon intimité à moi. Mais accepter l'idée que cette personne avec qui on n'est plus a été une merveille. Et pour moi, ça a pacifié énormément de choses, en fait. Parce que même si le chemin de la séparation est douloureux et l'administratif ce chemin, il y a des avocats qui, pour le coup, leur rôle est d'être désaffectivés et de regarder des choses comme ça qui sont finalement très, très utiles. Même si moi, ce n'est pas trop mon chemin. J'aurais préféré quelque chose qui soit de l'ordre de l'accord mutuel juste. Et la justesse et la justice, ce n'est pas tout à fait la même chose. Malheureusement. Oui, en fait, elle ne peut pas, par déficit, elle ne peut pas, parce qu'elle s'applique à tous. Donc la justesse, elle est assez personnelle. La justice, elle est pour tous. Donc c'est chercher que la justice soit une justesse. À mon sens, c'est quelque chose qui est un chemin, une impasse. Mais bon, mais peu importe. accepter que l'autre a été une merveille et que temporairement n'est plus une merveille pour la séparation, en tout cas dans mon cas, et que peut-être redeviendra une merveille sous une autre façon, c'est regarder le monde de manière positive et en fait, et c'est... Aussi, reconnaître que toutes ces années passées ont été une merveille de notre vie. Et c'est, évidemment, peut-être pas les deux dernières années, mais les deux derniers mois, que sais-je, mais que c'était quelque chose de merveilleux, permet de venir mettre la polarité opposée à la réminération. Et les deux sont vrais. Et donc, finalement... finalement, moi, ça m'a beaucoup pacifié. Donc, je ne sais pas si ça peut vous servir d'aller rechercher ou d'aller accepter que l'autre a été une merveille pour vous. En tout cas, moi, c'est mal. Moi,
- Speaker #1
c'est ce que j'appelle la loi de l'équilibre.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Parce que, tu vois, souvent, au début, alors, on va reprendre les plateaux de la justice, quand tu parlais de la justice. Effectivement, au début, ils sont quand même assez déséquilibrés. Et puis, voilà, on brumine et on pense à toutes les choses négatives et tout. Et l'idée, voilà, c'est de remplir le plateau de l'autre côté. Comme tu le dis, et de se dire, mais finalement, qu'est-ce que cette relation m'a apporté ? Ne serait-ce que les enfants, si on en a, et toutes les joies que ça a pu apporter. On a construit ensemble et tout ça, ça a existé, encore une fois. L'évolution du couple a fait qu'à un moment, les chemins se sont séparés pour plein de raisons. Mais en tout cas, ce chemin d'avant, il a existé, comme tu le dis. Et comment on garde ça ? Comment on rééquilibre ? Et ça permet de s'apaiser. effectivement dans la relation à l'autre, et de vivre la séparation et les relations post-séparation de façon plus sereine, ça permet aussi de valoriser soi, de se dire, en fait, non, je ne me suis pas trompée. Oui, on a vécu des super trucs. Oui, j'ai vécu aussi, grâce à cette personne, des années incroyables. C'est aussi de remettre sa responsabilité, de dire, il n'y a pas qu'elle ou lui qui a tous les torts. Moi aussi, par moments, je n'étais pas super au carré sur tel ou tel sujet. Et donc, ça remet en fait cet équilibre et ça apaise beaucoup de choses. Et je te rejoins complètement là-dessus. L'apaisement permet de reconstruire aussi la suite en se disant bon voilà, ça s'est réglé, je sais ce que ça m'a apporté.
- Speaker #0
ce que ça a construit en moi aussi, et qu'est-ce que j'en garde pour la suite, et qu'est-ce que je laisse aussi au bord du chemin que je n'ai pas envie de garder. C'est l'occasion de faire le tri, en tout cas.
- Speaker #1
Oui, alors faire le tri, il faut de l'espace encore. Oui, tout à fait.
- Isabelle RESTORY
Par rapport à tout ça, si on essaie d'être hyper pratico-pratique, il y a quelqu'un qui n'a jamais médité, qui est en plein chaos de séparation, qui ouvre petit bambou pour la première fois. Par où il commence ? Qu'est-ce qu'il fait ou qu'est-ce qu'elle fait ?
- Ludovic Dujardin - Petit Bambou
Programme découverte. Donc, c'est un des programmes qui est gratuit. Le programme découverte. Et ça consiste en quoi ? Donc, ça consiste en des séances de méditation. Quasiment à chaque séance, c'est un programme en huit séances. À chaque séance, il y a un petit film d'animation. Un petit animé, c'est pas du niveau de Pixar, mais bientôt ça le sera, j'espère, qui explique des concepts de la méditation, des grands concepts. Donc il y a une démarche pédagogique sur des grands concepts de méditation, mais elle n'est pas cherchée loin. Celle que j'aime bien, ça s'appelle La Cascade, et ça nous explique que sous le flot des pensées, comme sous une cascade, en fait, on n'entend plus rien. Et quand on recule de deux pas et que la cascade tombe devant nous, en fait, on entend... Pas tout, parce qu'il y a le bruit de la cascade, mais on regarde la cascade et puis on a de l'espace. C'est simplement des allégories de ce que la méditation va probablement faire pour vous. Et ensuite, c'est des séances qui durent dix minutes. Donc dix minutes, au début, ça paraît long. Moi, maintenant, quand je médite dix minutes, je me dis, il m'en faut, c'est trop court. Parce qu'en fait, le plaisir de méditer qui arrive une fois qu'on a l'habitude de méditer, ça me coupe dans mon plaisir. Ce qui est une pensée qui n'est pas inintéressante à regarder. Mais aussi.
- Isabelle RESTORY
Est-ce qu'on peut devenir accro à la méditation comme on est accro à son portable ?
- Ludovic Dujardin - Petit Bambou
Non. Parce qu'il n'y a pas d'études. Alors déjà, soyez certains. Excusez-moi, j'ai plein de trucs dans ma tête. Soyez certains que Petit Bambou a été créé pour qu'il n'y ait pas de capteur d'attention. C'est-à-dire qu'il n'y a pas de gamification. Il n'y a pas de... À la fin de la méditation, ça se rouvre en disant c'est quoi votre état, patati patata, et donc on interagit avec Petit Bambou. Petit Bambou a été construit pour... Quand vous lancez, ça vous propose une respiration, vous allez voir le logo fait une respiration. Donc c'est déjà avant du médite. Et prenez cinq secondes pour respirer. Cinq secondes. Et en plus, on vous force, ça. Parce que le logo fait ça. Et ensuite, bon, il faut créer son compte, évidemment, pour la première fois. Et ensuite, on appuie sur Play, on pose le téléphone et on médite. Et le téléphone ne se rallume pas à la fin. Donc en fait, il n'y a pas de captation d'attention du tout dans Petit Bambou. Et ça, j'y tiens fermement, plus que fermement. Et c'est pas si simple, ça paraît évident comme ça, mais c'est pas si simple. Non, parce qu'il y a plein de gens qui me disent, mais à la fin, ça serait intéressant de savoir comment les gens se sentent, ça leur permettrait aussi de se créer, peut-être. On avait réfléchi un moment à faire un arbre des sensations, post-méditation, machin. Ça pourrait être marrant, en fait, de dire, tiens, on clique sur des petites couleurs à la fin pour se dire, voilà, puis ça fait un arbre, et puis à la fin de l'année, on a notre arbre. Bon, c'est cool. Oui, mais ça, c'est la captation de l'attention, en fait. C'est de la rétention. On veut que vous reveniez pour voir l'arbre, donc on ne fera jamais ça. Donc c'est petit bambou. Là, je vais citer quelque chose de notre génération, qui est les guignols de l'info. Les guignols de l'info qui, à la fin de la semaine des guignols, disaient maintenant vous pouvez éteindre votre téléviseur et reprendre une activité normale. Incroyable comme phrase. Incroyable. Ils sont sur une chaîne de télévision qui est là pour faire de l'audience, pour vendre de la pub, parce que c'est ça, les chaînes de télévision. Et l'émission phare dit éteignez votre téléviseur. et reprenez une activité normale. Sous-entendu, ce que vous avez fait là, ce n'était pas normal. Donc moi, je m'inspire beaucoup de ça pour Petit Bambou. C'est méditer, poser votre téléphone et à la fin de la méditation, reprenez une activité normale. Donc il n'y a pas tout ça dans Petit Bambou. Donc j'ai divergé. On était très pratico-pratique. Téléchargez Petit Bambou, créez votre compte, commencez la séance 1 de méditation, du programme Découverte.
- Isabelle RESTORY
Dès ce soir. Et donc posez un rituel, donc un moment qui vous va bien. Pour vous aider,
- Ludovic Dujardin - Petit Bambou
le rituel va vous aider. Le rituel va vous aider. Mais la première méditation, faites-la quand vous avez envie. Ne prenez pas ça comme une injonction. Prenez ça, c'est si vous vous sentez à un moment que ça peut vous faire du bien, faites-le. Mais ce n'est pas Ludo qui va vous dire, faites-le. Moi, je n'ai pas envie de rajouter des tâches dans la vie des gens qui ont des tâches surchargées. Ce que je sais, c'est que les gens qui se sentent appelés par la méditation, enfin qui se sentent appelés par ce genre de pratiques et qui le font, et qui le font. retrouve de l'espace. Voilà, ça c'est... Je le sais. Il y a 12 millions d'utilisateurs de Petit Bambou, il y a du fait de témoignages. Je le sais. Donc, est-ce que ça vaut le coup ? Oui. Est-ce que c'est moi qui vous dis de le faire ? Non.
- Isabelle RESTORY
Ok, donc pratico-pratique, on a le mode d'emploi, on sait où aller, on sait quoi faire. On commence petit et puis en tout cas, ce qui compte, c'est plus la régularité que de dire je vais faire 30 minutes de méditation dès le premier jour. Ah ouais, surtout que c'est pas ça. Et c'est plutôt la régularité qui va faire effectivement l'entraînement et l'envie d'ancrer ça en fait plus profondément dans sa vie plutôt que voilà. Des grosses plages de méditation une fois par semaine, vaut mieux 5 minutes tous les jours, si j'entends bien, que 30 minutes d'un seul coup.
- Ludovic Dujardin - Petit Bambou
Oui, c'est un peu... Prenez l'allégorie du jogging. Si un jour vous allez faire un jogging, la première fois, ne courrez pas un marathon, ça va vous dégoûter, et puis vous allez vous faire mal. Donc, commencez par courir 2 km, puis 3, puis 4, puis 5, puis allez où vous voulez après. Donc, la méditation, vous faites pareil. Ce qui est important aussi pour moi de dire, c'est qu'il y a plusieurs trucs sur Petit Bambou. C'est laïque. Pour moi, c'est évident, mais j'oublie de le dire des fois, mais c'est laïque. Ce n'est pas de la méditation spirituelle au sens religieux, c'est juste de l'entraînement attentionnel, fait par la méditation qu'on appelle la méditation de pleine conscience. Sur Petit Bambou, en fait, ce n'est que des instructeurs certifiés. Donc, on trie vraiment sur le volet nos instructeurs. On travaille avec Christophe André, on travaille avec des gens comme ça. C'est très important pour nous parce qu'en fait, les méditations, vous allez en trouver partout et on ne sait jamais trop qui la donne. Donc en fait... Comme c'est au creux de notre oreille, à un moment où on a les yeux fermés, on est bien centré, validé quand même avec qui vous méditez.
- Isabelle RESTORY
Mais ça veut dire qu'en fait, toi, toutes les personnes qui sont sur la plateforme, il y a une forme de validation de votre part, de qui est cette personne, quelle formation elle a, etc. ou comment ça fonctionne justement ?
- Ludovic Dujardin - Petit Bambou
En fait, il y a ce qu'on appelle un protocole MBSR, qui est le Mindful Based Stress Reduction. Tous nos instructeurs sont certifiés de ça et c'est des longues études. C'est très engageant. C'est-à-dire qu'on n'est pas certifié MBSR en un an.
- Isabelle RESTORY
D'accord.
- Ludovic Dujardin - Petit Bambou
De mémoire, c'est six ans, il faut partir faire des grandes retraites. C'est très, très formé. Donc la quasi-totalité de nos instructeurs sont formés MBSR. Pas tous, pas tous, tous, parce qu'il y en a certains qui n'ont pas fait le protocole, mais qui sont devenus des super experts, par exemple, de la respiration. Je pense à David O'Hare, par exemple, qui est le monsieur cohérence cardiaque européen et donc avec qui on travaille. Il n'est pas certifié MBSR, encore que peut-être qu'il l'est, mais bon, quand il fait de la respiration. Mais donc, en fait, il y a quelques personnes triées sur le volet comme ça qui sont peut-être pas certifiées, mais qui sont des sommités, en fait. Et qui sont pour nous très rares... Parce que nous, on n'est pas instructeurs de méditation, petit bambou. Donc ça, c'est... On a voulu ça. On a voulu diffuser le contenu de gens qui savent. Je me compare des fois à Deezer dans ces cas-là. Deezer, ils ne sont pas musiciens.
- Isabelle RESTORY
C'est une forme de plateforme, en fait. Ils ne sont pas musiciens. Et vous, Ventrol, c'est de garantir effectivement la qualité des personnes qui interviennent sur la plateforme avec un certain cadre qui évite effectivement des dérapages et des digressions dans des sujets qui ne sont pas ceux de la vraie méditation, de ce que j'entends. Et donc, d'être vraiment sur quelque chose de rassurant aussi pour les personnes qui pratiquent via le petit bambou. côté voilà Vous posez le cadre, vous posez le côté rassurant, sérieux, entre guillemets. Et après, on se laisse porter parce qu'on sait qu'on est entre de bonnes mains. Si je résume.
- Ludovic Dujardin - Petit Bambou
Nous, il n'y a pas de méditation générée par IA. Ça n'existe pas. Il n'y en aura jamais.
- Isabelle RESTORY
D'accord.
- Ludovic Dujardin - Petit Bambou
C'est une autre façon de le dire. Parce que vous allez en trouver plein. C'est des IA qui font... Nous sommes des vrais instructeurs certifiés qui passent en studio avec un ingé son. Des vrais humains. qui est trop sympa et qui règle les tonalités, qui fait ça à la main. On est un peu des artisans de la méditation sur cette partie-là.
- Isabelle RESTORY
D'accord. Bon. Donc, on a toutes les clés. On sait où trouver les bonnes infos, comment faire. Et puis, merci du partage, Ludovic, au-delà de l'aspect purement méditation. Je pense que c'était un échange aussi plus global. Alors, je t'ai posé plein de questions. Ce que je te propose, c'est à l'inverse, c'est si toi, tu as une question à me poser. Voilà, on fait l'effet retour si tu veux. Alors, c'est sans filer parce que je ne connais pas ta question. Donc, voilà, je joue le jeu. Je me laisse porter par ta question si tu en as une.
- Ludovic Dujardin - Petit Bambou
Je peux faire un petit jeu ? Essaye de me faire rimer imprudence avec, je ne sais pas, deux ou trois mots.
- Isabelle RESTORY
Imprudence ?
- Speaker #1
Bon, il y en a qui est évident.
- Isabelle RESTORY
Moi, j'ai innocence qui vient tout de suite.
- Ludovic Dujardin - Petit Bambou
Ouais, super.
- Isabelle RESTORY
Mais dans le sens pureté. Tu vois, je trouve que l'imprudence aussi, quand on est enfant aussi, on a une forme d'imprudence, mais qui nous permet de tester, d'apprendre.
- Speaker #1
Absolument.
- Isabelle RESTORY
spontanément, c'est ce qui me vient tout de suite. Imprudence, cadence. Est-ce que je pense qu'il faut que ce soit là aussi un muscle qu'on éduque et oser, comme on disait tout à l'heure, oser une fois c'est bien, mais oser un petit peu tous les jours c'est mieux, je pense. Donc voilà, la cadence et puis, allez, il faut que j'en trouve un troisième, c'est mon challenge. Avec danse ?
- Ludovic Dujardin - Petit Bambou
C'est ce que je me souviens, il y en a un qui était évident. Il ne faut pas forcément dire danse. Pourquoi ça ne vient pas ? Oui,
- Isabelle RESTORY
mais parce que moi, ce n'est même plus de l'audace. Je suis passée au-delà. Danse, c'est vraiment l'exemple. Je ne dis pas que je suis un exemple, ce n'est pas du tout ce que je dis, mais en tout cas, j'essaye. Je pense que... tester, essayer, avoir l'audace, se mettre un petit peu en danger quand ça va bien. Et puis en plus, se mettre en danger dans des domaines qu'on aime bien, c'est super facile. Donc voilà, c'est de prendre un domaine qui nous parle, et puis se mettre en danger là-dedans, on trouvera forcément une forme de plaisir donc on aura envie de recommencer.
- Ludovic Dujardin - Petit Bambou
Innocence, cadence et danse. Très bien. C'était drôle,
- Isabelle RESTORY
merci. Merci pour l'exercice. Alors donc... Ludovic, rappelle-nous, où est-ce qu'on retrouve Petit Bambou ? Comment on se connecte ? Dis-moi tout. Comment te retrouves-toi aussi sur les réseaux ou Petit Bambou en général ? Dis-moi tout. Alors,
- Ludovic Dujardin - Petit Bambou
sur les réseaux, je suis nulle part. Quasiment. Je n'ai pas de réseaux sociaux. C'est l'homme agisible. Je me suis rendu compte que ça ne me portait rien. Je n'ai pas Facebook, je n'ai pas Snap. J'ai un Insta, mais je n'y vais jamais. Je n'ai pas... Ça ne sert à rien. Et j'ai LinkedIn, mais je suis en train de redécouvrir que c'est des IA qui parlent avec des IA, LinkedIn, donc ça m'intéresse beaucoup moins.
- Isabelle RESTORY
On aurait menti !
- Ludovic Dujardin - Petit Bambou
Oui, si, sur LinkedIn, si vous me envoyez un message, dans le flot de messages que je reçois, parce que je reçois beaucoup, beaucoup de sollicitations, j'essaie de tous les lire, mais si, je les lis tous, il y en a que j'en avais vite quand c'est des prospections commerciales, mais si vous avez envie de me dire un mot ou de vous connecter à moi, LinkedIn, c'est une bonne solution. Donc Petit Bambou, on a plusieurs applications, donc on a médité avec Petit Bambou. pour l'attention que vous retrouverez sur les stores. Il y a Sommeil avec Petit Bambou que vous retrouverez sur les stores aussi. Et c'est un petit scoop. Là, on sort tout bientôt Mouvement avec Petit Bambou pour la relation au corps qui devrait apparaître sur les stores dans les semaines. Je ne sais pas quand ça sera diffusé, mais en tout cas dans les deux semaines après ce podcast. Et pour un vrai lancement en septembre. Ce que j'appelle lancement, c'est avec de la communication. Donc il y aura Mouvement avec Petit Bambou. donc c'est trois applications que vous retrouvez sur les stores on a une logique où un seul compte pour les trois, donc vous créez un compte sur l'une sur les trois, si vous vous abonnez à l'une vous êtes abonné aux trois l'abonnement c'est pour avoir accès à l'ensemble du catalogue de méditation il y en a plus de 1500 donc vous avez tout ce qu'il faut en programme découverte pour que tous les outils pour savoir si vous avez envie de vous abonner ou pas je veux pas d'abonnés qui ont pas envie de s'abonner donc faites toute la découverte si vous trouvez que c'est chouette pour vous et ça commence à 6 euros par mois donc le... J'ai le coutume de dire que ce n'est même pas le prix d'une pinte de bière.
- Isabelle RESTORY
C'est par mois. Ou d'un café latté.
- Ludovic Dujardin - Petit Bambou
Ou d'un café latté. Oui, mais moi, je suis un rocker. Je prends des bières. Et voilà, donc retrouvez ça sur les stores. Et puis, si vous voulez m'écrire personnellement, mon email, c'est ludovic.petitbambou.com, tout simplement. Je ferai un plaisir de vous répondre. Il faut m'autoriser un tout petit peu de temps de réponse. Parce que j'ai, encore une fois, beaucoup de sollicitations et je ne peux pas aller en déplacement aussi pour mon métier. Et donc, des fois, ça prend un peu de temps pour répondre, mais je réponds à tout le monde qui m'écrit.
- Isabelle RESTORY
Super. Un grand merci, Ludovic. Alors, on se croisera peut-être au bout de la rue un de ces quatre. Parce qu'effectivement, on n'est pas loin l'un de l'autre. Merci beaucoup. Merci pour cette ouverture aussi, pour cette découverte, pour ta sincérité. Et puis, se partage, parce qu'il y a ton expérience personnelle au-delà de ton ton expérience aussi sous l'étiquette de Petit Bambou. Il y a aussi l'homme derrière Petit Bambou et tu nous as montré les deux. Merci beaucoup pour ça et merci pour ta confiance. Avec un grand plaisir pour découvrir tout ça. En plus, il y a une grande logique entre effectivement la méditation, le rapport au corps, on en parlait tout à l'heure, le sommeil, on en a parlé aussi. Donc là, vous avez un package tout en un. Donc je pense qu'effectivement, il y a une grande logique et une grande aide qu'on peut trouver grâce à tout ça. Un grand merci à toi, Ludovic.
- Ludovic Dujardin - Petit Bambou
Merci Isabelle.