- Isabelle RESTORY
Bienvenue dans DUO, le podcast de RESTORY qui éclaire un thème à la fois, ce qu'on traverse vraiment après une séparation. Je suis Isabelle et dans chaque épisode, je reçois un professionnel dont l'expertise vient répondre à une question très concrète de cette période de reconstruction et de votre vie. Aujourd'hui, nous allons parler d'image de soi, parce qu'une rupture, ça ne bouleverse pas seulement notre quotidien, nos repères. Ça change aussi souvent, sans qu'on s'en rende compte forcément vraiment au début, la manière dont on s'habille, dont on se tient, dont on s'autorise à exister, sous le regard des autres et aussi sous son propre regard. Pour en parler, je reçois Quentin, coach en images et spécialiste du style masculin à Paris. Alors oui messieurs, on va parler de vous spécifiquement aujourd'hui, parce qu'avec sa marque, donc l'harmonie de l'homme... Quentin accompagne ces hommes à retrouver une image qui leur ressemble, grâce à un travail précis sur les couleurs, la morphologie, le style. Sa conviction, c'est vraiment de reprendre soin de son apparence, parce que ça n'a rien de superficiel, et ça peut vraiment aussi redevenir un véritable levier pour se reconstruire. Dans cet épisode, nous verrons ce qui se joue dans le miroir après une séparation, pourquoi certains se fichent quand d'autres veulent tout changer très vite, et surtout comment se réapproprier son image à son rythme, sans forcément un budget de luxe, ni avec des recettes toutes faites, des astuces, des bons plans. Et je compte sur Quentin pour nous donner les meilleures astuces qu'il a pu tester avec ses clients. Quentin, vraiment, je suis ravie de t'accueillir dans Restory. Bienvenue.
- Quentin
Ravie également, merci.
- Isabelle RESTORY
Je t'en prie avec grand plaisir. Alors, tu es coach en images, mais derrière ce métier, il y a un parcours. Est-ce que tu peux nous raconter en quelques mots ce qui t'a amené à faire de l'image des hommes en particulier ton terrain de jeu ?
- Quentin
Oui, tout à fait. Je m'intéresse aux vêtements depuis que je suis assez jeune. Bon, par plaisir d'abord, par passion. J'ai commencé des études qui n'avaient rien à voir. C'est vrai qu'au lycée, on me met toujours la pression de qu'est-ce qu'on va faire après, etc. Je n'en avais pas trop d'idées. J'étais attiré par le... Les beaux vêtements, les costumes, les cravates, les chemises. Je me suis dirigé vers la banque. Donc, rien à voir avec ce que je fais aujourd'hui. Avec cette vision totalement erronée de ce que pouvait être le milieu bancaire, j'y suis allé avec un rêve de vêtements un peu à la Wall Street. Donc, des illusions totales quant à ce travail qui ne m'a absolument pas plu et quant aux costumes affreux de certains de mes collaborateurs. Donc en fait, j'ai fait un BTS comme ça, mais après j'ai tout de suite bifurqué et phase de questionnement après ces études-là. Et en fait, par rapport à ma passion aux vêtements et à mes conseils que je donnais déjà à mes amis, à mon père et à mon frère au quotidien, qui me demandaient toujours de l'aide pour « je dois m'acheter ci, je dois m'acheter ça » , « où est-ce que tu peux me conseiller ? » , « est-ce que tu peux m'accompagner en boutique ? » , etc. que le déclic est venu et je me suis dit en fait, parce que c'était assez naissant, parce que là je parle de cette époque, c'était 2014 si je ne dis pas de bêtises, c'était moins connu encore qu'aujourd'hui, déjà que ça reste quelque chose de niche. Et donc je me suis dit, mais pourquoi pas conseiller les hommes au-delà de mes proches finalement. Voilà, et d'en faire mon travail.
- Speaker #0
Ok, super. Mais parce qu'effectivement, il y a eu des émissions qui après ont démocratisé un peu certainement cette approche, Mais alors... pour le coup, des émissions plutôt dans un premier temps de mémoire qui étaient plutôt destinées aux femmes. Oui, toujours. Effectivement. Après, Les Hommes, c'est venu beaucoup plus tard, j'ai l'impression, dans ce type d'émission. Et donc, effectivement, un côté précurseur et puis un mélange de ce côté passion que tu avais déjà et puis l'envie de réconcilier cette passion avec ton quotidien professionnel, finalement.
- Speaker #1
C'est ça. Alors, pour me sentir légitime, du coup, j'ai quand même fait une formation, même si j'avais déjà des connaissances personnelles sur les vêtements, à force de regarder. Mais je voulais me sentir légitime dans ce que je faisais. Donc, j'ai fait une formation qui a duré quelques mois sur justement la gestion de la morphologie, les couleurs, la colorimétrie, les harmonies de couleurs, etc. Et du coup, à la fin de ce diplôme, je me suis senti légitime de me lancer en toute confiance. En plus, j'étais assez jeune aussi. Bon, j'estime être toujours jeune, mais je l'étais encore plus.
- Speaker #0
Je te confirme.
- Speaker #1
Ce n'était pas forcément évident aussi quand on a la vingtaine. d'aller conseiller des messieurs qui peuvent avoir le double. Et donc voilà, je voulais vraiment avoir un bagage pour... Savoir ce que je faisais et aller dans la bonne direction.
- Speaker #0
OK, donc une passion, des bases solides via ta formation et puis de la pratique. Parce qu'après, je pense qu'il y a aussi ça qui fait que...
- Speaker #1
Évidemment, maintenant, depuis presque dix ans.
- Speaker #0
OK, super. Et alors justement, ton métier, il touche à quelque chose de très personnel, presque intime. C'est la façon dont les gens se voient. Est-ce que tu as un premier souvenir peut-être justement de quelqu'un que tu as accompagné, qui traversait ou qui avait traversé une séparation quelques temps avant et qui est venu justement faire appel à toi sur cette période qui est peut-être parfois un peu délicate ?
- Speaker #1
Oui, oui, je me souviens, c'était il y a quelques années, le temps était déjà un peu passé et donc ça permet quand même, je pense, de se retrouver aussi un peu. Donc la personne avait cette envie de reséduire, d'aller de l'avant. D'où la démarche de venir me voir.
- Speaker #0
Et tu dis, oui, c'est pas forcément à chaud. Parfois, il y a un peu de temps, effectivement, qui peut se passer entre le moment où on se sépare, le moment où on reprend soin de soi et le moment aussi, peut-être, qu'on est prêt de nouveau à séduire. Est-ce que, dans cette période qui est forcément particulière, qu'est-ce que tu observes le plus ? Est-ce que c'est, à la limite, alors peut-être qu'eux ne viennent pas te voir, mais... Plutôt un laisser-aller en disant, j'ai autre chose en tête. Ou plutôt une envie de tout changer d'un seul coup. Les femmes, parfois, on change de coupe de cheveux, on devient blonde ou brune. On fait des changements parfois un peu radicaux. Est-ce que finalement, l'un comme l'autre, ça peut être selon toi une forme de fuite par rapport à la situation qu'on vit ?
- Speaker #1
De fuite, je ne dirais pas, parce que je trouve que c'est assez négatif, finalement. pour moi le changement est positif on a des phases de vie même à titre personnel je me rends compte que la vingtaine est totalement différente de ma trentaine et pourtant je suis le même homme c'est juste on s'améliore, on change donc oui le changement pour moi c'est positif parfois on a besoin d'un renouveau donc moi je vois ça de manière assez positive ça ne veut pas forcément dire qu'on change de fond en comble Tu faisais allusion aux coiffures. C'est vrai que nous, les hommes, on peut changer, mais on a quand même une marge de manœuvre qui est un peu moindre d'une manière générale. J'ai pas mal de messieurs comme moi qui n'ont pas trop les cheveux. Je vois pas d'où tu parles. Donc en plus, on peut pas tout faire. Mais oui, le changement, pour moi, c'est positif. Ce qui veut pas dire qu'on change tout de A à Z, mais la plupart des messieurs que je reçois, je pense que c'est pas chaud de la rupture. Après, je sais pas... quel délai on pourrait appliquer. Mais ce n'est pas le mois suivant. Je pense que ça fait déjà six mois, un an, voire plus.
- Speaker #0
Et donc, moi, ce que j'observe, effectivement, c'est que déjà, les six premiers mois, souvent, en particulier quand il y a un divorce, au-delà d'une séparation en elle-même, il y a déjà tous les aspects juridiques, etc., qui prend beaucoup de temps, d'énergie, d'argent aussi, tout concrètement. Il ne faut pas mettre son énergie partout. Voilà, c'est ça. Et effectivement, les six premiers mois et parfois la première année, il faut faire un cycle complet de l'année pour rebondir. Alors, ça n'empêche pas de commencer à agir sur certaines choses, mais effectivement, sur le fait de repartir aussi sur l'image de soi et peut-être même sur l'envie de séduire, il faut un petit moment. Et ce n'est pas forcément à chaud que ça se fait. Je te rejoins là-dessus, en tout cas moi, dans ce que j'ai pu observer. et en particulier... peut-être aussi chez les hommes. Donc il y a peut-être aussi là-dessus une différence peut-être aussi chez les hommes et chez les femmes. Est-ce que toi, quand tu rencontres des personnes, des hommes du fait qu'ils viennent te solliciter, au premier rendez-vous, en fait, tu vois parfois des signaux qui te montrent qu'un homme ne s'habille plus, ne s'habille plus, mais presque. Petit lapsus, mais très révélateur. C'est-à-dire, tiens, il a décroché de qui il est, de son image, de ce qu'il renvoie. Est-ce que tu sens ça, en fait, quand tu les vois la première fois, ou ça se construit plutôt dans le temps que tu te rends compte en échangeant avec eux ?
- Speaker #1
Alors, c'était bien aussi de préciser les hommes, parce qu'effectivement, je ne fais que les hommes. Ta question, elle est compliquée, puisque quand un homme vient me voir, divorce, pas divorce, séparation, pas séparation, peu importe, c'est qu'il a un besoin de toute façon. S'il franchit le cap, c'est qu'il a un besoin. Donc, à part quelques messieurs qui sont déjà plutôt calés et qui ont juste besoin d'être rassurés ou d'aller plus loin et d'approfondir avec quelqu'un expérimenté. On part souvent d'une base, ce qu'on peut même appeler ça une base, c'est qu'il n'y a vraiment pas grand-chose dans la penderie. L'intérêt pour le vêtement, ce n'est pas loin de zéro. Parfois, c'est même leur compagne qui les habillait. Ça, c'est même souvent. Oui,
- Speaker #0
c'est vrai.
- Speaker #1
Donc, ce qui ne veut pas forcément dire que c'était mauvais, ce n'est pas ce que je veux dire. C'est juste que du coup, eux ne savent pas le faire tout seuls. Donc, c'est plus ça que je remarque. c'est pas forcément épique que le style ne dégage rien. Et d'ailleurs, on peut dire, est-ce que même il y a du style ? Oui ou non, ça c'est encore un autre débat, mais c'est ça que je remarque surtout.
- Speaker #0
C'est en mode utilitaire presque, je mets des vêtements pour ne pas sortir nue dans la rue, il n'y a pas forcément une recherche ou une envie d'aller plus loin et d'associer vraiment la personnalité avec les vêtements. d'aligner les deux, etc.
- Speaker #1
Il n'y a pas de réflexion derrière ça, enfin, ou peu de réflexion. Et en même temps, c'est logique parce que de toute façon, s'il y a toute cette réflexion, toute cette démarche, c'est qu'a priori, ils ne viennent pas me voir. Donc,
- Speaker #0
finalement,
- Speaker #1
j'ai quand même le même type de profil régulièrement.
- Speaker #0
Et du fait, il y a une tranche d'âge particulière qui est concernée ou c'est un peu tous les âges finalement que tu accompagnes ?
- Speaker #1
J'ai quand même beaucoup de messieurs qui ont entre eux, je dirais, 28 et 45. Voilà, c'est la majorité. Mon premier client avait plus de 70 ans. Donc ça, c'était un challenge. Ah ben voilà,
- Speaker #0
il n'est jamais trop tard pour bien faire.
- Speaker #1
Le premier client avait plus de 72, si je ne dis pas de bêtises ou quelque chose comme ça.
- Speaker #0
C'est génial.
- Speaker #1
C'était sa fille qui lui offrait une prestation.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et j'ai aussi des clients assez jeunes qui ont 22, 23. Après, c'est moins parce que forcément, il faut avoir un peu de pouvoir d'achat aussi pour payer forcément mes services et l'achat de vêtements qui arrive. Donc forcément, c'est plutôt des messieurs qui ont la fin de vingtaine jusqu'aux hommes d'une cinquantaine d'années.
- Speaker #0
D'accord. Non mais 70 ans, je trouve que c'est génial parce que... Voilà, il n'est jamais trop tard déjà. Non, bien sûr. Et puis, mais par contre, je me dis, toi qui commençais, parce que tu dis là, c'était parmi tes premiers clients, toi qui commençais, qui du fait, t'étais assez jeune, comment tu fais pour te projeter sur quelqu'un de 70 ans ? Parce qu'évidemment, tu ne vas pas calquer, et c'est tout l'intérêt de ta formation aussi, tu ne vas pas calquer le style de quelqu'un qui a 30 ou 40 ans, mais se projeter jusqu'à 70, même moi, je me dis, bon, je suis un peu plus âgée que toi, ce n'est pas forcément évident de trouver le bon équilibre.
- Speaker #1
Écoute, ça n'a pas été si dur dans le sens où la personne était très ouverte. Cet homme était... Alors forcément, il avait des habitudes de longue date. Donc on ne fait pas changer quelqu'un du jour au lendemain. Et ce n'est pas forcément le but de le faire changer du tout au tout. C'était plus une amélioration qu'autre chose. Se remettre peut-être un tout petit peu au bout du jour, même s'il n'avait pas un style. En fait, c'était très rigolo parce qu'il avait un style... un peu années 60, mais finalement c'est un style qui est assez en vogue en ce moment. Donc finalement, il n'était pas en décalage total avec l'époque dans laquelle je vivais à ce moment-là. Donc en fait,
- Speaker #0
il était hyper tendance finalement.
- Speaker #1
Voilà, mais par exemple, il avait un polo en maille de cycliste. Donc aujourd'hui, c'est des choses techniques, mais avant, c'était un peu comme ce que je porte, une sorte de maille, un tricot avec un petit zip devant, une bande ici rayée de contrasté avec un logo d'équipe et tout. Et en fait, c'était super joli. Donc, il suffisait d'aller un peu plus loin et d'assumer jusqu'au bout. En fait, voilà.
- Speaker #0
Il avait déjà du style sans le savoir.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Il fallait révéler tout ça et aller un petit peu plus loin grâce à ton accompagnement.
- Speaker #1
Jouer sur les couleurs aussi, c'était important parce que forcément, quand le visage s'affaisse un peu, qu'il y a plus de rides, plus de poches sous les yeux, des choses comme ça. couleurs, ça peut vraiment amplifier ce genre de choses. Donc, l'étude des couleurs, pour lui, c'était assez intéressant aussi.
- Speaker #0
C'est fondamental, dit la fille qui s'habille en noir.
- Speaker #1
Et moi en bleu marine.
- Speaker #0
Moi, je fais le choix, effectivement, d'une certaine neutralité pendant le podcast, mais dans la vraie vie, parce qu'il y a une vraie vie en dehors de tout ça et des podcasts, effectivement, je suis plutôt sur la couleur. Alors, justement, en fait, comme tu disais, il y en a qui gardent le même look pendant des années. Et puis, à ce moment-là, il y a ceux qui se raccrochent à leur look. Puis, à l'inverse, il y a ceux qui ont envie de tout changer. Donc, toi, finalement, l'un ou l'autre de ces deux réflexes qui sont un peu à l'opposé, ça reflète quelque chose. Qu'est-ce que ça peut dire de ce que vit la personne ?
- Speaker #1
Alors, de ce que vit, pour être très honnête, je ne saurais pas te dire, parce que je pense qu'on réagit tous de manière très différente. Je pense que ça en dit juste sur la personnalité d'une personne qui a besoin de rester dans quelque chose qu'il connaît par sécurité. Ou quelqu'un qui se dit, c'est le moment, soyons fous, on n'a qu'une vie, on y va, on change. Je pense que c'est juste un état d'esprit, qu'importe ce que la personne vit, en fait. Enfin, c'est mon impression, c'est mon interprétation. sur notre trentaine, était un peu le style qu'on poursuivait toute sa vie.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et c'est plutôt vrai, puisque je le remarque, la mode en ce moment, enfin la mode, j'aime pas dire la mode parce que chez les hommes, la mode, elle est beaucoup plus longue. Les coupes, les détails, c'est plutôt sur des décennies. Donc les tendances, on va dire masculines en ce moment, c'est le retour, depuis quelques années, des pantalons, enfin les coupes se réélargissent, des t-shirts, les chemises, les pantalons. etc. Et donc, ceux qui sont dans le coup et qui ont 25, 30, ils sont comme ça. Les jeunes, les lycéens à 15 ans, ils sont larges, extrêmement larges, en mode baggy comme dans les années 2000 quand moi-même j'étais au collège ou au lycée. Mais par contre, un homme qui aujourd'hui a une cinquantaine d'années, lui, dans sa trentaine, il a connu les coupes beaucoup plus slim. Et en fait, c'est ça le paradoxe, c'est qu'un homme de 50 ans, généralement, me dit, pour faire jeune, il faut être slim. Alors qu'un homme de la vingtaine, il ne veut pas ressembler à son père, qui est en coupe slim. Et du coup, lui, par opposition, il a des coupes larges. Et pour lui, c'est ringard. Alors que pour le cinquantenaire, slim, c'est jeune. Et du coup, il y a un décalage constant.
- Speaker #0
De toute façon, il y a toujours un moment où on est tendance. En fait, c'est la bonne nouvelle.
- Speaker #1
Oui. Et c'est ce que j'explique beaucoup à des messieurs qui, du coup, n'ont pas la connaissance. Après, justement, ce n'est pas du tout un problème. Et je suis là pour leur apporter. On est tous experts de notre domaine. Il y a beaucoup de messieurs qui ont une vision très carrée, en fait, de ce que doit être un vêtement, de ce que la société nous codifie, nous impose, par rapport aussi à leur boulot, évidemment, à leurs contraintes. Oui, donc quelque chose de très classique, par exemple sur un costume, admettons, ça va être une coupe droite. Mais je leur dis, mais en fait, ça, c'est un classique. Oui, c'est parce qu'on a le canon des années 20, des années 30, 40, 50, où c'était l'ère du costume traditionnel comme on l'entend aujourd'hui, c'est-à-dire le costume que les messieurs portaient tous les jours à l'époque, sauf quand on était ouvriers. Mais sinon, n'importe quel travail demandait un costume, il n'y avait pas autre chose. Mais finalement, dans les années 60, ça s'est slimé énormément. Les Beatles, ils ont des pantalons très ajustés, en fait, sur beaucoup de leurs vidéos, beaucoup de leurs clips. Dans les années 70, c'était une certaine démesure, où tout était poussé à l'extrême. Slim sur la cuisse, large en bas, enfin bref, les coupes se sont réinventées. Et de nouveau, 80-90, on est revenu à des choses très larges, très amples. Ensuite, les années 2010, c'était de nouveau très slim. Et puis maintenant, 2020, c'est de nouveau très large. Donc en fait, comme tu disais, c'est un cycle. Et selon moi, il n'y a pas de perfection ou de « il faut porter ci, il faut porter ça » . Et comme tu dis, c'est une question de tendance. On est dans le coup à certains moments, entre guillemets. Même si on remonte dans les années 1850, 1800, les pantalons, c'était carrément des fuseaux. C'était vraiment des pantalons qui moulaient la jambe. Et on a connu ça sur l'ère d'Esquini en 2010, 2015. Et en fait, les messieurs sont dans le coup et après, ils rejettent totalement une vision. Non mais ça, c'est horrible. Comment j'ai pu porter ça ? Tout le monde portait ça, en fait, c'est pas grave. Et en 1830, les messieurs, ils avaient le même pantalon que toi aujourd'hui. Donc en fait, ça c'est... Après,
- Speaker #0
la grande différence avec 1830, c'est qu'aujourd'hui, on a tellement de photos de soi qu'effectivement, on retombe toujours sur la photo qu'il ne faut pas. Ce n'était pas le même délire là-dessus, mais sur l'image aussi. Je refais le lien avec l'image aussi qu'on envoie. parce qu'aujourd'hui on est aussi quand même plus exposés même si on n'est pas forcément tous à fond sur les réseaux sociaux mais on y est de toute façon un minimum quand même et donc on a cet effet miroir quelques années après de se dire mais oui mais oh là là pourquoi j'avais mis cette couleur pourquoi j'avais mis cette robe ou pour les messieurs pourquoi j'avais tel type de veste en fait comment on fait l'équilibre justement entre ce qui est tendance sur la coupe par exemple, et puis tu parlais tout à l'heure aussi de morphologie, le slim c'est quand même un bon exemple, ça ne va pas à tout le monde, hommes comme femmes d'ailleurs, mais du fait, comment tu trouves l'équilibre entre ce qui fait que la silhouette est actuelle, et ce qui fait qu'elle va aussi physiquement à la personne, parce qu'encore une fois on ne peut pas tous tout porter, sinon on serait tous mannequins, mais comment tu trouves cet équilibre-là justement ?
- Speaker #1
Alors ça passe déjà pas mal par l'écoute. et la vision de ce que la personne a déjà, pour savoir déjà, en fait, d'où on part. Et mon objectif, et ça conclut ce que j'étais en train de dire tout à l'heure, et tu as dû le remarquer, comme je suis passionné, je suis parti un peu loin sur mes histoires d'années, de vieilles années.
- Speaker #0
On est là pour ça aussi, la passion, c'est le cœur aussi du podcast.
- Speaker #1
Là où je voulais en venir, c'était l'ouverture d'esprit. Et en fait, même s'il faut répondre quand même à quelques codes, parce que là, on vit dans une société codifiée et que je comprends que certains messieurs aient envie de suivre des guidelines, j'ai quand même envie de leur dire à chaque fois et d'avoir une certaine ouverture d'esprit, faites-vous plaisir, on n'a qu'une seule vie, on est là pour s'amuser. Enfin, c'est un sujet qui pour eux est sérieux, qui pour moi l'est bien évidemment, mais j'essaye d'amener de la légèreté. Voilà, ça c'était la petite conclusion. Pour ce qui est de la morphologie... En fait, il y a des coupes déjà qui vont à tout le monde, qu'on soit petit, grand, en surpoids ou très mince ou dans la moyenne, etc. Il y a des coupes qui vont déjà à tout le monde. Donc ça, c'est intéressant d'en parler, de leur montrer. Et après, effectivement, on peut aller plus loin avec des coupes plus spécifiques, soit plus fines, soit plus larges, etc. Le truc, c'est qu'au quotidien, comme c'est des messieurs qui viennent me voir, donc souvent avec un niveau très peu avancé. en matière de vêtements, on ne peut pas aller trop loin dès le début. Donc souvent, sur les premières pièces, c'est des choses assez basiques. On est sûr que ça va bien. Et vu qu'on partait de quelque chose déjà qui n'allait pas très bien, déjà rien que passer sur un basique qui va bien, ça fait plaisir. Et après, on développe sur la personnalité. Mais oui, la phase d'écoute, garder d'où on part. Et après, c'est le conseil entre la morphologie et mon œil. Et en ce moment... On a la chance d'avoir un peu tout à disposition. Il y a encore des marques qui font des choses assez slim. Il y a encore, c'est vrai que là, je parle pas mal du... Depuis tout à l'heure, je sais pas pourquoi j'ai en tête le pantalon, mais c'est parce que c'est lui qui a vu le plus de changements ces dernières années, en termes de couple, j'entends. D'accord. Pour les hommes, en tout cas. Et on a des marques qui font du très, très large et du très original. Et on a beaucoup de marques qui, en ce moment, sont assez raisonnables et font des choses assez simples, efficaces et qui iraient à tout le monde. C'est l'avantage aussi, c'est que... Comme tu disais, le slim, ça ne va pas à tout le monde. Le problème, c'est qu'il y a 15 ans, il n'y avait que ça en boutique. À part si on achetait un Levis 501. Et encore, le Levis 501 moderne, il est beaucoup moins taille haute et beaucoup plus ajusté que le Levis 501 d'il y a 40 ans déjà. Ah oui ? Oui, oui, la coupe, elle a changé.
- Speaker #0
Mais on nous aurait menti, mais moi,
- Speaker #1
je pensais que le 501 ne bougeait jamais. Ah mais non, si on achète un Levis vintage...
- Speaker #0
On s'est fait arnaquer.
- Speaker #1
Ah mais oui, parce que si on achète un Levis Vintage, la coupe 501 made in USA d'il y a 30 ou 40 ans, pas du tout le même jean qu'aujourd'hui, que le 501 d'aujourd'hui. Les coupes, elles évoluent quand même.
- Speaker #0
Je vois bien parce qu'effectivement, moi j'en avais, je me souviens du 501, j'en avais un à l'époque quand j'étais jeune, que j'avais acheté, j'avais économisé pour parce que déjà à l'époque, c'était un budget quand même. Et j'en ai racheté en fait récemment et je me dis mais c'est en fait bon. Alors évidemment, ma morphologie a peut-être un peu évolué, mais je me dis, c'est bizarre, je n'avais pas ce souvenir-là. Et effectivement, j'avais le souvenir de quelque chose de beaucoup plus taille haute encore que maintenant. Donc voilà, je ne suis pas complètement folle et j'ai quand même des bons souvenirs. Oui,
- Speaker #1
parce que les messieurs, la plupart des messieurs ne savent plus porter une taille haute. Les physiques ont quand même beaucoup évolué aussi. Il y a un peu plus de messieurs sur quoi qu'il y a 40 ans, il faut le dire. Du coup, ça ne tombe pas pareil sur le ventre. Quand on a un peu d'embonpoint, une taille haute, ce n'est pas toujours l'idéal. J'ai pas mal de messieurs qui essayent un taille haute, mais ils ne le portent pas assez haut. Et en fait, ça tombe.
- Speaker #0
Et donc après,
- Speaker #1
on se retrouve avec du tissu entre les jambes assez disgracieux. Ça fait un fessier assez plat. Il faut aussi savoir le porter. Ça passe par un apprentissage, des essayages tout simplement. Et un conseil que j'espère être à même de donner.
- Speaker #0
Oh, les doules-tons que tu fais gagner. Et au final, j'ai envie de dire même l'argent, parce que finalement, combien de choses on achète parfois ? En plus, quand on n'essaie même pas qu'on achète sur Internet et qu'on reçoit et que ça ne va pas, et qu'il reste dans les placards avec l'étiquette encore dessus. Donc finalement, effectivement, il vaut peut-être mieux investir pour bien comprendre ce qui nous va, ce qui ne nous va pas, ce qui nous met en valeur, ce qui nous reflète nous aussi. Parce que finalement, mis bout à bout de tout ce qu'on laisse à un moment dans les placards, je pense qu'effectivement, on a vite rentabilisé aussi ton accompagnement et tout ça.
- Speaker #1
Oui, des achats plus réfléchis et plus intelligents. Même si j'ai remarqué... Oui, pardon. Je disais, même si j'ai remarqué que les hommes, d'une manière générale, font un petit peu moins d'achats compulsifs. Moi, je remarque que les hommes sont assez réfléchis quand même. Ils se posent des questions. Est-ce que j'en ai besoin ? Est-ce que ça me va ? Alors, ils n'ont pas la réponse, pas toujours en tout cas, c'est pour ça qu'ils viennent me voir, mais je sens qu'ils se posent les questions. En tout cas, quand ils viennent me voir, ils sont forcément dans cette démarche d'interrogation, de remise en question, de questionnement. Voilà, sinon, c'est pour ça qu'ils franchissent le pas.
- Speaker #0
Et tout à l'heure, tu parlais, j'ai vu ces mots qu'on employait, mais d'état des lieux, en fait. Ça veut dire qu'avant de proposer des choses, tu vas chez eux, tu regardes ce qu'ils ont dans les placards, tu tries avec eux ?
- Speaker #1
Oui, alors ça dépend de mes prestations. Des fois, les messieurs jugent que ce n'est pas nécessaire. Après, j'aime bien regarder quand même ce qu'ils ont. Parce qu'en trois coups d'œil, ça me dit qui ils sont, en fait. Ça me dit s'ils s'intéressent au vêtement ou non. Ça me donne de l'information s'ils ont du goût ou pas, sans jugement. Mais voilà, je vois tout de suite les pièces. Si c'est que des marques mainstream qu'on trouve dans les centres commerciaux ou s'il y a des marques un peu plus niches déjà, où on sent que du coup, ils se sont un petit peu plus renseignés ou un peu plus curieux. Ça me donne aussi le ton de leurs couleurs. Je vois des messieurs, ils ont une penderie, c'est 100% bleu marine et gris foncé. Voilà, par exemple. Ou alors, au contraire, il y a toutes les couleurs. Je me dis... Là, ça sent quand même, on a voulu tester, donc c'est bien. Il va falloir recentrer. Ça ne va pas non plus. Donc, ça me donne beaucoup d'informations. Parfois, il y a vraiment un tri à faire. Soit parce que les vêtements sont trop petits, parce que la morphologie a changé. Soit parce que c'est les mêmes vêtements depuis 20 ans. Ils sont juste abîmés, peluchés, délavés ou pas du tout au goût du jour. Et on se dit, bon, où un forme après les lavages ? Et bon, à un moment donné, il faut y aller, il faut s'en séparer, etc. Ou alors, il n'y a rien. Enfin, il y a deux chaussures, quatre chemises, c'est les mêmes, un manteau qui fait toute l'année. Là, il n'y a rien, en fait. Et on me dit, je ne sais pas m'habiller, je n'ai pas de style. Oui, mais en fait, il n'y a tellement pas de matière que c'est logique. Donc, on va travailler là-dessus sur aussi une certaine quantité, même si moi, je privilégie qualité à quantité. Mais il faut quand même avoir de quoi se mettre sous la dent le matin dans l'armoire, ne serait-ce que pour le plaisir de sélectionner un vêtement et pas d'avoir un uniforme qui est le même tout le temps. Enfin, sauf si c'est la demande de mon client, moi, je m'adapte.
- Speaker #0
Mais alors, ça veut dire, et alors peut-être que là, tu t'adaptes aussi. Est-ce que tu leur fais des silhouettes en disant, ben voilà, avec telle pull, finalement, vous pouvez associer ça, ça, ça et ça, et puis faire un peu comme un patchwork en disant, voilà, avec telle pull, il y a X variantes, ou tel pantalon, voilà, il y a X variantes. Ou alors, est-ce que tu leur donnes les clés pour qu'ils deviennent autonomes, en fait, finalement, et qu'ils aient... eux-mêmes ces réflexes-là après ?
- Speaker #1
Les deux. Les deux parce que mon but, c'est de la transmission de connaissances. Je leur fournis des documents, des sortes de PowerPoint avec déjà des idées de look, des inspirations, des harmonies de couleurs, différents styles. Donc, s'ils sont un peu débrouillards, ils peuvent le faire tout seuls. Et s'ils ont besoin de plus, évidemment que je leur... propose des associations. Après, moi, je suis dans une optique, ça dépend évidemment d'où on part. Quand on part de pas grand-chose, qu'on doit un peu tout refaire, un peu tout changer, qu'il n'y a pas beaucoup de vêtements dans la garde-robe et qu'on doit activement se lancer, on va dire, quoi qu'il arrive, je commence par les basiques. On ne peut pas commencer par autre chose, on est obligé. Alors, quand je dis basique, ce n'est pas un jean bleu et un tee-shirt blanc. Bon, on en a marre de ça. Mais bon, c'est quand même quelques pulls bien coupés, quelques chemises bien coupées, dans les bonnes couleurs. quelques pantalons, quelques paires de chaussures. Et souvent, je fais en sorte que quasiment tout peut aller avec tout. Quasiment. Enfin, en tout cas, moi, quand je fais les boutiques avec eux, je réfléchis, ils ne le savent pas, mais ça cogite sans arrêt et je vois tous les vêtements autour de moi et je me dis tout de suite, ok, ça, il va pouvoir le mettre avec ça, ça, il pourra le mettre avec ça. Interchanger, etc. Pour qu'ils puissent apprivoiser déjà ce qu'on a fait. Et c'est souvent dans un second temps qu'on va acheter des pièces qui ont plus de caractère. qui sont plus en lien avec leur personnalité, parce que ça, ça se développe, le goût, en fait, ça se développe, et qu'une pièce forte, pour le coup, n'ira pas avec tout le reste, et sera un peu plus précise à mettre. Et donc souvent, c'est dans un petit deuxième temps.
- Speaker #0
D'accord, donc c'est d'abord leur donner, peut-être leur donner ou leur redonner confiance, en fait. Et puis, comment s'installer des bons réflexes, des bonnes associations, des choses qui font qu'ils se sentent plus sûrs de leur choix le matin devant la penderie, de dire « bon, alors, je sais que ça et ça, ça marche bien » , etc. Donc, redonner cette confiance-là avant d'oser peut-être certaines pièces avec un peu plus de personnalité ou en tout cas une personnalité plus proche de ce qu'ils ont envie d'exprimer. C'est ça ? On est en deux temps dans ce que tu dis.
- Speaker #1
Oui, ça dépend évidemment d'où on part. J'ai des messieurs qui ont déjà une garde-robe où les basiques sont déjà faites. Donc, aucun intérêt d'aller là-dessus. Et ma valeur ajoutée, ça va être de leur faire découvrir des choses beaucoup plus intéressantes. Ça dépend vraiment de là où on part. Mais si on part de 0 ou de 15%, c'est sûr qu'on est obligé de passer par une phase d'apprentissage. Parce que si on achète des choses trop originales tout de suite, de toute façon, ça ne va pas être mis. Je l'ai remarqué, les messieurs ne sauront pas l'associer, auront peur de le mettre. Et puis, si on a une veste très originale... En fait, c'est-à-dire qu'on pourrait s'habiller avec une chemise bleu ciel et un pantalon bleu marine tous les jours au boulot, que personne ne va faire le rapprochement. On va peut-être se dire, ok, le style n'est pas là, mais on ne va pas y penser tous les jours. Et les collègues, la famille, les proches, peu importe, vont dire, ok, c'est Monsieur X, il s'habille basique. Mais sans plus. Par contre, on a une veste à motif ou colorée ou je ne sais pas. Si on la met deux fois dans la semaine... tout le monde va avoir l'impression qu'on est habillé toujours pareil. Donc en fait, c'est des pièces qui sont vouées aussi à être mises moins souvent. Parce que sinon, déjà le porteur va avoir l'impression de la mettre trop souvent et s'enlacer peut-être vite. Et autour de soi, il y aura une réflexion qui va arriver tôt ou tard, c'est « Ah mais tu avais mis la même vestiaire ! » Alors que si on avait mis le même pantalon bleu marine avec la même chemise bleu marine de la veille pour le lendemain, personne ne ferait la réflexion d'avoir mis deux fois le même vêtement. Donc oui, on est obligé de commencer par des choses un peu plus simples. Si en tout cas, on est à un faible niveau, votre départ, si on est plus loin, on va tout de suite plus loin, bien sûr. Et justement, j'ai plaisir à leur faire découvrir des choses plus fortes qu'ils n'auraient pas osé faire tout seuls. Déjà, ils ne connaissaient pas les boutiques. Et s'ils avaient été dans la boutique même seuls, si on leur avait dit, va dans cette boutique, tu vas voir, c'est sympa, ils y vont. Ils n'auraient pas acheté la pièce, en l'occurrence. Parce que déjà, ils ne l'auraient même pas vue, ne serait-ce que dans les rayons.
- Speaker #0
C'est ton côté de tête chercheuse aussi, avec l'habitude, avec toute la connaissance que tu peux avoir, de repérer aussi, justement, au fur et à mesure des collections, les quelques pièces qui vont avoir ce petit côté en plus, cette petite touche, en fait, qui va permettre aussi de sortir de l'ordinaire, sans aller forcément vers de l'extravagance, mais en tout cas d'avoir quelque chose de plus, avec plus de personnalité.
- Speaker #1
Et d'avoir une vision. de me dire, veste ou ce vêtement, peu importe, sur lui, ça va bien aller. Je le sens, je le vois. Après, il peut ne pas aimer, il n'y a pas de problème. Je ne le forcerai jamais. Mon client, j'ai une vision où je me dis, ça peut quand même bien lui aller. Alors que lui, il ne l'aurait pas repéré dans la boutique et que même s'il l'avait vu, il aurait sorti le vêtement. Ouais, non, c'est trop. Il aurait reposé.
- Speaker #0
De toute façon,
- Speaker #1
quand ils viennent me voir, il y a une démarche où ils me font confiance aussi. Donc, ils se disent, allez, c'est ma... Maintenant, sortons un peu des sentiers battus. Voilà, il y a cet aspect-là.
- Speaker #0
Moi, je le vois un peu en coaching, par moment où je vois les gens qui ont un déclic, tu vois, sur un sujet qu'on aborde. Puis d'un seul coup, je vois que d'un seul coup, ça ouvre une porte et je vois que d'un seul coup, ils lâchent un truc, voilà. Et là, je me dis, dans ce genre d'accompagnement, peut-être aussi qu'à un moment, comme tu dis, on essaie la veste qu'on n'aurait jamais sélectionnée seule et de se dire, tiens, d'un seul coup, je vois dans leur regard qu'il y a un truc où ils se plaisent, où ils se disent, tiens, il se passe un truc, c'est sympa, j'aime, j'aime. ces moments-là, ça doit être aussi super valorisant pour toi et super nourrissant, je pense.
- Speaker #1
Oui, c'est super agréable, ces moments, parce que je vois que j'ai été utile, je vois que grâce à moi, il y a un changement. Le changement est influé. Et je vois en plus que vu leur regard, vu comment ils aiment le vêtement en question, je sais qu'ils vont le mettre. Parce que moi, j'ai la hantise de leur faire acheter des vêtements et on s'est trompés. Et moi, je considère que je me suis trompé à ce moment-là. Parce que ça veut dire que je n'ai pas assez compris mon client. C'est la vision que j'ai. Je suis dur avec moi-même. Donc, quand la personne a les étoiles dans les yeux en essayant un vêtement, je me dis, OK, déjà, ça veut dire que j'ai trouvé ce qu'il fallait. Et en plus, ça veut dire que ce monsieur va le porter. Et ne serait-ce que pour... Le gâchis du vêtement sur cette planète ou n'importe quoi, déjà rien que pour ça, pour des valeurs comme ça, déjà moi c'est quelque chose qui me tient à cœur. Donc un vêtement qui reste dans une ponderie... Ça ne sert à rien. Sinon, on leur vend.
- Speaker #0
Et comment tu juges aussi, parce que je me dis, et moi pour l'avoir vécu aussi personnellement, quand on commence à changer aussi des choses dans sa façon de s'habiller, etc., souvent, tu as le regard des autres aussi, qui te renvoient des choses en disant, tiens, tu es plus ceci, tu es moins cela. Les gens ont forcément un avis sur tout. Et en même temps, finalement, peut-être que les femmes, on est habituées peut-être plus à changer de style, ne serait-ce qu'avec les saisons, etc. Les hommes, comme tu le disais, c'est parfois, il y a moins de marge de manœuvre dans tout ça. Comment joue le regard extérieur aussi dans ces changements ? Qu'est-ce qui fait que ça les freine ou qu'au contraire, ça accélère parfois le changement ? Parce que je pense que, en particulier, je pense que dans cette période, je remets dans le... contexte aussi post-séparation, clairement, ça peut aussi avoir une incidence. On se sent peut-être un peu plus fragile, on se sent peut-être un peu plus exposé, on se pose des questions sur soi. Et donc, si on commence à nous faire des retours, on dit « ça y est, t'as divorcé, tu te relouques » . Ce genre de phrases un peu réductrices, mais bon, qui existent. Ma question, c'est vraiment comment on jauge de la vitesse à laquelle on va, parce que ce n'est pas forcément évident.
- Speaker #1
Par rapport à l'exemple que tu donnes, Quelqu'un est donc récemment séparé et on lui fait la réflexion, ça y est, tu te reloupes, etc. Et que ce n'est pas forcément agréable à entendre. En fait, moi, je me dis, si, au contraire. En fait, selon moi, il faut transformer les avis des gens, surtout quand ils sont négatifs, en positifs. C'est-à-dire que si une personne le remarque, ça veut dire qu'il y a un changement qui a été fait. Finalement, l'autre personne en face va le remarquer, peut-être va faire une réflexion qui n'est pas toujours agréable. Et au contraire, ça veut dire qu'en fait, on est plus transparent, donc quelque chose se passe donc en fait c'est mieux, et que finalement une fois qu'on assume et qu'on va vers de l'avant même personne qui faisait la réflexion au début après elle se dit, en fait c'est lui qui a raison parce qu'il y a aussi une phase d'acceptation des autres, donc c'est plus facile à dire qu'à faire, j'entends bien surtout que ça dépend des personnalités, moi je pars du principe qu'il faut aller de l'avant, la vie est construite d'expériences d'étapes aussi donc j'imagine que c'est une étape de plus une marge de plus à gravir et on y va la tête haute. Et on assume. En fait, il faut assumer tout simplement. Et on est encore plus séduisant en assumant quelque chose, même avec ses différences. Au contraire.
- Speaker #0
C'est l'attitude, en fait, au-delà du style. C'est l'attitude qui va avec. Et qu'est-ce qu'on dégage en termes d'assurance, de certitude, comme tu dis, d'assumer. d'assumer le pull rose, d'assumer les choses un peu décalées. Oui, on n'est pas obligé d'aller jusque-là. On est quand même extravagante. Mais peut-être qu'effectivement, déjà un pull que tu me disais tout à l'heure, la personne qui a une garde-robe en bleu mariné gris, peut-être que déjà le pull bleu un peu plus clair, c'est déjà une révolution. Ça casse en révolution.
- Speaker #1
Exactement. C'est tout à fait ça. C'est toujours l'adaptabilité. la compréhension et l'écoute de son client pour savoir d'où on part et où on va. Et moi, je suis au milieu. On verra à quel endroit je suis dans la phase de vie, mais le but, moi, c'est un accompagnement.
- Speaker #0
C'est l'idée aussi, justement, de se dire qu'on fait cet accompagnement. Toi, tu aides et dessines finalement ce que peut être... le style de la personne qui va correspondre à qui il est, ce qu'il a envie aussi de dégager, dans quel aussi milieu professionnel il est. Tout ça, c'est une espèce de patchwork qui permet de dessiner quel sera son futur style. Donc ça, c'est la théorie. Mais finalement, à partir de quand on peut se dire que tu vois que quelqu'un commence à se réapproprier justement ce style qui a été... ajusté, corrigé pour lui correspondre encore mieux. Est-ce que tu sens à un moment un déclic ? Un truc où tu te dis, ah bah tiens, là, ça y est, il a compris le truc, il est rentré dans la nouvelle histoire qu'il est en train de construire ?
- Speaker #1
Ça, je le vois. Après, moi, mes prestations, pour être très honnête, c'est j'ai des clients récurrents, mais il y a aussi beaucoup de one-shot, c'est-à-dire que les messieurs font appel à moi. On se voit parfois une journée, parfois deux journées, trois journées, en fonction de ce qu'il y a à faire. Donc parfois ça s'arrête là. En fait, comme je leur transmets beaucoup de connaissances et qu'ils achètent pas mal de vêtements et que les messieurs sont assez pragmatiques et que je connais beaucoup d'hommes qui achètent 20 vêtements en une journée et après rien pendant un an. Donc en plus, il n'y a pas cette volonté d'aller faire les boutiques, ce petit plaisir. voilà donc j'ai pas toujours le retour enfin j'ai le retour immédiat mais je peux pas dire si dans un an la personne elle est au top ça sauf quand justement sauf les messieurs qui me rappelle et on se revoit ou sont tellement ravi du changement et ça c'est une satisfaction immense qui me recontacte tout simplement pour me remercier déjà dans les deux trois jours qui suivent mais un an après en me disant On m'a encore dit aujourd'hui que j'avais tel ou tel vêtement qui m'allait super bien. Je me rappelle, on l'avait acheté ensemble. Ou ça fait un an que je me sens super bien dans mes vêtements. J'aimerais te revoir. Est-ce qu'on pourrait faire une nouvelle session pour approfondir un peu ? Ça, oui, c'est une satisfaction énorme. Et là, le changement, je le vois. Sinon, je ne peux pas le voir à chaque fois. Parce que les messieurs sont quand même assez discrets. Il faut quand même se le dire. Assez pudiques. Certains ne l'avouent pas aussi d'avoir... demander à un autre homme de les aider. Il y a aussi une partie d'ego, forcément. Donc, je ne le sais pas toujours. Les messieurs, ça se trouve, ils sont ravis, mais ils ne vont pas me le dire. Oui,
- Speaker #0
il y a une forme de pudeur, d'ego. Se dire... Peut-être aussi que les femmes le voient un peu plus comme un jeu, de dire je joue avec la mode, je joue avec les couleurs. En plus, il y a le maquillage, il y a la coiffure, il y a aussi plus de... plus de manettes à actionner spontanément. Mais comme tu dis aussi, à l'inverse, chez les hommes, déjà, moi, je trouve que le fait qu'ils aillent chercher de l'aide, déjà, c'est génial parce que ça montre bien qu'ils ont envie d'avancer et d'avancer vite parce que peut-être qu'ils auraient réussi à bouger quelque chose seul, mais forcément, avec toi, il va y avoir un effet catalyseur ou d'un seul coup, ce qu'ils auraient peut-être fait sur un an, deux ans, trois ans ou jamais, toi, tu vas réussir à le faire en quelques semaines ou quelques mois. Donc, il y a ce côté, je concentre vraiment mon changement et je m'aide de professionnel. Et ça, franchement, faites-vous aider, quel que soit le sujet, dans cette période. Parce que l'idée, ce n'est pas est-ce que vous allez y arriver seul. Oui, forcément, à un moment, vous allez y arriver seul, mais au bout de combien de temps ? En combien de temps, oui. Donc, c'est vraiment de faire appel aux personnes qui peuvent, à un moment, vous aider vraiment dans cette période. Vous avez suffisamment de choses à gérer au moment de dire. d'un divorce ou d'une séparation. Donc si on peut un peu lâcher les valises et se dire, sur ce sujet-là, j'ai envie d'avancer et je trouve quelqu'un qui sait faire et qui m'aide, génial, c'est vraiment... Ne pas hésiter. Et encore une fois, les hommes en particulier, effectivement, peuvent avoir ce côté un peu plus pudique, même parfois, par rapport à ce genre de sujet.
- Speaker #1
Aussi, sur ce que tu disais, j'avais lu récemment des informations sur les relations hommes-femmes. et la manière dont la plupart des hommes, de manière un peu biologique entre guillemets, ils aiment la sécurité en fait. Et d'ailleurs, c'est pour ça que les statistiques montrent qu'il y a quand même 75% des divorces, je crois, qui sont initiés par les femmes. Et en fait, les hommes, même si leur couple ne va plus trop, se complaisent dans un certain confort, une certaine routine, une certaine sécurité. peut-être d'un cadre familial, avec ou sans enfant, peu importe. Donc là, moi, je ne suis pas du tout dans le jugement. C'est juste que du coup, je le vois aussi par rapport au vêtement. Ça veut dire qu'un homme qui a fait la démarche de changer ou de s'améliorer, peu importe, avec moi, avec mon aide, et on a acheté plein de vêtements, on a acheté plein de trucs, et on a refait sa garde-robe et il est équipé, si je peux dire ça. Parce qu'il y a un côté très efficace, pragmatique pour les messieurs, c'est j'ai besoin. Et là-dedans, je serai beau et point, on ne va pas beaucoup plus loin. Et du coup, le terme équipé me semble pas mal. Après, en fait, ils ne me recontactent pas forcément parce qu'ils n'ont plus besoin. C'est fait, c'est acté, l'étape est passée, la marche est montée et ils ont une sécurité. Et ils sont bien maintenant dans leurs nouveaux vêtements. Ils sont bien pendant pas mal d'années, en fait.
- Speaker #0
Et alors, justement, dans toute cette période de changement, pour toi, quels sont les premiers changements simples, mais qui peuvent être assez puissants, que tu recommandes en fait ? Qu'est-ce qui peut être les premiers déclencheurs, les premières choses qu'on change et qui déjà vont changer le regard qu'on a sur soi, et puis après le regard des autres dans un deuxième temps ?
- Speaker #1
Déjà rien que la couleur. Les couleurs qui nous vont au teint. Déjà rien que ça, parce que c'est un exercice que je fais avec les messieurs. où là en plus ils ont vraiment leur mot à dire c'est pas que j'impose les choses mais vraiment c'est un dialogue ensemble et ils vivent l'expérience avec moi c'est à dire que je les place devant un miroir on regarde les couleurs qui vont le mieux à leur visage. Alors, certains messieurs ne voient rien du tout. Donc, c'est moi qui prends les décisions. Moi, d'un avis objectif, je me dis, cette couleur, ça te va beaucoup mieux, etc. Et il y a quand même pas mal de messieurs qui voient la chose en live. Et là, déjà, rien que ça, ils se rendent compte de « Ah oui, cette couleur, ça ne me va pas » ou « Ah oui, cette couleur, ça dessine ma mâchoire » ou « ça fait ressortir mes yeux » ou qu'importe. Ou « ça illumine mon teint » ou je ne sais pas. Et donc, ils ont plaisir, en fait. Ils se sentent beaux. Donc déjà, ça pour moi, c'est la première étape.
- Speaker #0
Donc les couleurs.
- Speaker #1
Oui, parce qu'en fait, ils se sentent beaux. Et ça pour moi, c'est déjà ces gros steps en fait. Puisque si on a une perte de confiance, des choses comme ce genre de sensations, après donc une séparation vu le thème, se sentir beau, c'est primordial je pense.
- Speaker #0
Ça fait partie de la confiance qu'on reconstruit petit à petit.
- Speaker #1
Exactement. Donc, si on se sent beau, on va beaucoup plus loin. On va beaucoup plus loin, c'est sûr. Donc, la couleur, c'est la première étape.
- Speaker #0
Et alors, est-ce qu'il y a... Parce que là, on parle beaucoup des pièces principales. On parle du pantalon, de la veste, de la chemise. Est-ce que pour toi, l'accessoirisation, c'est des choses à... amené assez rapidement ? Ou est-ce que vraiment, c'est la serrée sur le gâteau, il faut avoir recomposé tout le reste avant de se dire, je viens accessoiriser ? Dans quel sens c'est intéressant de le faire ?
- Speaker #1
C'est une bonne question. Moi, je suis pour l'accessoire, mais les messieurs sont un peu réfractaires. C'est ce que je constate. Là, c'est juste retour d'expérience.
- Speaker #0
Alors, quel type d'accessoire ? Parce que je vois des choses derrière toi, mais je suppose que ce n'est pas le masque que tu leur proposes.
- Speaker #1
C'est vrai que ma décoration intérieure est en lien avec tous les sports que je pratique. Ça n'a rien à voir avec le vêtement du coup et à mon accompagnement pur et dur. Mais quand tu disais qu'est-ce qui permet aussi de se remettre dans le coup, d'y aller, ne serait-ce que le sport, après ça dépend si l'homme est déjà sportif, mais si l'homme n'est pas sportif, pour moi, c'est la base aussi. Une activité sportive, je ne parle pas forcément musculation ou quoi que ce soit, une activité sportive, un lien social avec d'autres, des partenaires de jeu, etc. Pour moi, c'est la base aussi de se recentrer. de se re-sociabiliser, de libérer des endorphines grâce à l'épanouissement sportif. Pour moi, c'est en dehors de mon sujet de vêtements. Pas du tout,
- Speaker #0
parce qu'on fera une passerelle, parce que ce sera l'objet d'un prochain podcast. Effectivement. Là, pas spécialement hommes et femmes. Effectivement, quel rôle on fait jouer au sport aussi dans cette nouvelle vie ? Comment c'est un super outil pour plein de choses ? Et puis... Comment ? Et comme tu le dis, ce n'est pas forcément pour aller faire un marathon, c'est que chacun trouve son activité. Et on parlera de tout ça bientôt aussi. Et puis parce que j'y suis aussi fortement sensible et ça fait partie de mes convictions, justement pas dans un côté de performance ou de perfection, etc. Mais vraiment aussi avec un côté body positive et de s'accepter. Et finalement, quelle que soit aussi sa morphologie. peut-être aussi des choses qui vont moins bien avec le temps. Il y a peut-être certains sports qu'on ne peut plus faire, mais on trouve toujours une activité à faire, ne serait-ce que marcher. Donc, on en reparlera. Je ferme la parenthèse. Merci de l'avoir ouverte.
- Speaker #1
J'en profiterai ce podcast avec plaisir.
- Speaker #0
Écoute, en tout cas, pour moi, ça fait partie effectivement de l'accompagnement et de ce qui peut bouger les lignes complètement dans la suite de l'histoire. Donc,
- Speaker #1
pour en revenir à ce que tu disais, les accessoires, il y a beaucoup de choses. il y a couvre-chef, chapeau, casquette, bonnet, bon à la limite pour l'hiver. Ça peut être un bonnet un peu coloré, ça peut être des choses sympas aussi. C'est pas forcément un accessoire qui va juste protéger du froid, ça peut être aussi, on peut y aller un peu plus, ça peut être un peu plus fun, on peut en jouer. Après, les accessoires des hommes, ce qu'ils ont, généralement, il n'y a pas grand-chose. Comme je te disais, moi, de toute façon, j'ai quand même des messieurs qui partent de... Enfin, s'ils viennent me voir, c'est qu'ils ont besoin, donc souvent, il n'y a pas grand-chose. Ça peut être une montre ou quoi que ce soit, mais... Même les montres, elles sont rarement très recherchées, etc. Et donc après, les accessoires, oui, ça va être quelques bijoux, colliers, bagues, bracelets. Mais ça, souvent, ça vient en second temps, pour la simple et bonne raison que déjà, si on n'a pas les bases, c'est très difficile d'aller choisir des accessoires quand déjà, les bases ne sont pas là. Et en plus, selon moi, l'accessoire, il doit révéler le plus possible la personnalité. C'est-à-dire qu'avoir un collier pour avoir un collier, si ça ne représente rien, c'est un peu comme un tatouage. C'est-à-dire que les gens, quand on voit quelqu'un de tatoué... Très souvent, on va dire « Ah, j'aime bien ton tatouage. Tu l'as fait où ? Tu l'as fait quand ? Qu'est-ce que ça signifie ? » Parce que les tatouages, c'est des accessoires, finalement. Permanents, certes, mais c'est des accessoires. Et souvent, les gens réfléchissent quand même pas mal à leurs tatouages. C'est des choses qu'ils aiment fortement, c'est des choses liées à leur histoire, etc. Donc l'accessoire, pour moi, il doit être le même. Si ton accessoire, tu n'as rien à dire dessus, si on te posait la question, c'est qu'il ne vaut pas le coup de l'avoir. Donc, Euh... Si tu portes une montre habillée, cadran blanc, chiffre romain, ok, parce que c'est une montre classique qui va avec un costume, par exemple, dans l'idée. Si tu portes une plongeuse, une montre de plongée, enfin, je ne parle pas d'une montre en caoutchouc spécialement pour la plongée, je parle d'une montre vintage d'inspiration de plongée que les messieurs plongeaient avec à une certaine époque, qui aujourd'hui sont plutôt d'un plaisir esthétique. Dans ce cas-là, j'espère qu'en fait, tu pratiques la plongée ou c'est quelque chose qui t'attire. La plupart, malheureusement, non. Et c'est en fait, je trouve ça un peu dommage, pour être honnête. Les accessoires, souvent, ça va dans un second temps parce que les messieurs n'ont pas eu encore le temps de réflexion de leur personnalité. Qu'est-ce que j'aime au quotidien ? Quels sont les loisirs que je pratique ? Quelle est la musique que j'écoute ? Quels sont les voyages qui me font rêver ? Et de là peuvent découler les accessoires. liées à la personnalité, selon moi. Et je les trouve beaucoup plus forts comme ça.
- Speaker #0
Donc, c'est quelque part une mise en relief justement de la personnalité grâce aux accessoires. Ça doit venir souligner ou accentuer peut-être quelque chose qu'on a envie de montrer de qui on est.
- Speaker #1
Oui, sachant qu'en plus, on n'est pas obligé d'avoir toujours la même chose. L'idée n'est pas de parler de moi, mais souvent, je leur explique ma démarche. pour leur comprendre le cheminement, parce que ça ne se fait pas en deux jours aussi. C'est quand même quelque chose qui se réfléchit sur le long terme, qui s'apprécie sur le long terme. Typiquement, je suis plongeur, donc j'ai une montre d'inspiration, enfin, ce n'est même pas une inspiration, c'est une montre en horloge, mais une montre de plongée et le masque. Et évidemment, mon t-shirt d'aujourd'hui, même si ce n'est pas fait exprès, une marinière qui rappelle le monde marin. Ça, c'est un exemple pur et dur où il y a un ensemble de choses. qui sont liées au monde nautique, que j'apprécie particulièrement. Ou, on peut le voir ici, j'ai une batte de baseball, je joue au baseball, j'ai beaucoup de casquettes de baseball intégrées à mon style vestimentaire. Je sais très bien qu'il y a des messieurs qui ne comprennent pas du tout. Ils me disent « mais je ne comprends pas, tu as une casquette de baseball, mais c'est super sportif » . Oui, moi, c'est ma personnalité. Et en plus, j'apprécie...
- Speaker #0
Ça fait partie de toi.
- Speaker #1
Voilà. Donc, voilà, c'est deux exemples vraiment purs et durs. Et donc, c'est comme ça qu'il faut aller le chercher, l'accessoire. Et demain, je ne peux pas dire à un homme, vas-y, porte un Fedora ou un chapeau de cow-boy. Ben non, en fait, s'il n'a pas l'idée d'un style un peu années 40 ou un style de cow-boy, en fait, pourquoi il va le faire ? Il ne va jamais le faire, il ne va jamais l'apprivoiser. Aujourd'hui, en plus, j'ai pris le chapeau qui est un exemple compliqué. Enfin, combien d'hommes on voit porter des chapeaux dans la rue aujourd'hui ? Son queue !
- Speaker #0
Donc toi, ce que tu dis là-dessus sur les accessoires, c'est que même dans tes accompagnements, finalement, toi, tu as besoin d'observer un peu la personne, de mieux la connaître pour ensuite ouvrir des portes en disant « Tiens, ça ou ça, ça pourrait être des pistes intéressantes et de les amener à réfléchir sur le ou les accessoires idéaux pour venir, encore une fois, souligner et donner encore plus de personnalité aux vêtements dans sa globalité. »
- Speaker #1
Oui, parce qu'en fait, je leur demande, dans un second temps, mais j'aime bien parce qu'on discute après, quand on se voit, quand on est ensemble toute une journée, il y a aussi la discussion légère qui rentre en place. Et j'aime bien savoir un peu quelles sont leurs habitudes de voyage, s'ils aiment déjà voyager ou non, s'ils sont plus genre club med ou voyage road trip, ce qui déjà est complètement différent. Et on peut apprécier totalement les deux. Il n'y a aucun jugement. C'est juste comme ça, ça me permet de savoir un petit peu. Ou par exemple, le style de musique qu'ils peuvent écouter. Après ça, ça se ressent. Un rockeur, un mec qui adore le rock depuis des années, il y a des fortes chances, de toute façon, qu'il ait quand même quelques vêtements noirs, peut-être un blouson en cuir. C'est cliché, mais il y a un univers qui se dégage. Donc ça, je peux le ressentir aussi. Il y a les lunettes. Les lunettes, ce qui est intéressant, c'est que selon moi, d'abord, il faut prendre la forme qui va bien au visage. Donc il y a d'abord... juste des mathématiques, de la physique pure. De la physique pure de qu'est-ce qui va, qu'est-ce qui ne va pas. Qu'est-ce qu'on veut mettre en valeur, qu'est-ce qu'on veut atténuer aussi, ça dépend. Et après, effectivement, il y a la couleur en plus. qui peut être en lien avec la colorimétrie. Et il y a peut-être des formes qui peuvent être plus originales. Je n'ai pas envie que mon client fasse cloud non plus. Donc, on y va raisonnable. Mais oui, la lunette, ça peut être un très fort accessoire puisqu'on le porte potentiellement toute la journée si on en a besoin. Et donc, ça peut être un élément de travail très important vu qu'en plus, c'est sur le visage. Donc, ça, c'est important, la lunette aussi, de vue, tu entends.
- Speaker #0
Oui, oui. Ok, bon, donc on a déjà pas mal de pistes. Et la suite, en fait, c'est de se dire, bon, bah, ok, même si dans cette période, on peut être aussi un peu fragilisé financièrement, de se dire, j'ai envie de changer des choses, mais pour l'instant, je n'ai pas forcément un budget extraordinaire. Si on a peu de budget, peu de temps, qu'on est nul en style. Est-ce qu'on peut quand même transformer des choses ? Est-ce qu'on peut déjà amener des touches dans son image différente ?
- Speaker #1
Bien sûr, mais là, tu as donné trois conditions. Il y a forcément une condition.
- Speaker #0
Je donne un max de contraintes. Non,
- Speaker #1
mais ce que je veux dire, c'est que, et moi je vais répondre honnêtement, on ne peut pas être excellent partout. Donc, il y a forcément une des conditions qui doit être amoindrie. Soit on a de l'argent, ça peut aller vite. Si on n'a pas d'argent, c'est plus lent. Parce que si on n'a pas d'argent à mettre là-dedans, OK, il y a des marques vraiment pas chères. Il y a Vinted. Il y a eBay. Mais par contre, ça demande du temps de trouver des beaux vêtements, de la perle rare sur un Vinted.
- Speaker #0
Et savoir ce qu'on cherche aussi. Vinted, on peut vite s'y perdre aussi si on ne sait pas qu'on cherche un pull de telle couleur, de telle forme, parce qu'on aura vérifié avant que tout ça, ça vous va.
- Speaker #1
Voilà, donc moins d'argent demande plus de temps et plus de connaissances. Plus d'argent, on peut faire baisser le curseur de la connaissance parce qu'on va faire appel à quelqu'un à moi tout de suite. Et la connaissance, c'est moi qui lui donne. Et la rapidité d'exécution parce que finalement, en une journée ou deux, le changement peut être influé. Après, ça diffuse dans le temps, mais on a créé le changement en une journée ou deux. Donc, il faut voir. si on veut plus de temps, moins de temps, plus d'argent, moins d'argent. Après, moi, les messieurs, quand ils n'ont vraiment pas assez à mettre, je leur dis, là, ça ne vaut pas le coup, je suis honnête. Je leur dis, vous devez payer ma prestation plus les vêtements. Il faut 1000 euros de budget, quoi. Après, ça dépend de ce qu'on veut aussi. C'est sûr que si on veut s'habiller de manière très casual, que on ne veut jamais voir une cravate, une chemise ou une veste de costume, eh bien, c'est moins... On peut trouver beaucoup plus facilement. Demain, un monsieur me dit, moi je veux un style classique, je veux avoir une belle veste, un beau blazer ou j'en sais rien. Mais ça, ça a un coût. Je suis désolé. Si on veut un minimum de cohérence et moi, je me refuse à faire acheter un vêtement que je ne vais pas juger assez beau ou assez qualitatif pour mon client. Je me dis, je préfère, on attend un peu et on le prend plus tard.
- Speaker #0
plutôt que de prendre moins bien.
- Speaker #1
Parce que le goût,
- Speaker #0
le beau, ça, ça se sent. Des choses, des fois, je leur dis, non, ça, c'est pas beau. Ça, vous pouvez pas y aller. Et moi, je me refuse à faire acheter ça. Si toi, tu veux l'acheter derrière, tout seul, tu es libre. Mais moi, je me refuse à te le faire acheter avec moi. Oui,
- Speaker #1
c'est ce qu'on disait aussi. C'était de raisonner aussi, pas forcément à court terme, mais peut-être plus à moyen, voire long terme, de se dire finalement, peut-être qu'effectivement, je vais... Prendre un budget sur quelques semaines que j'aurais peut-être mis un an ou deux ans à dépenser, finalement, ça m'évite d'acheter des pièces qui vont rester dans les placards aussi. C'est de raisonner aussi, de faire des vraies économies, pas des vraies fausses économies, en se disant, bon, je vais acheter des trucs pas chers, finalement, ça ne va pas où vous allez. Ou alors, au bout de trois fois, ça va se blocher, ça va s'abîmer, ça va donner un rendu qui ne sera pas qualitatif. Donc, il vaut mieux en avoir moins, mais mieux. Il y a cette démarche aussi de se dire, comme tu dis, là on essaye de... La question était un peu provoque d'essayer de jouer sur tous les facteurs en tant qu'affaire, mais c'était aussi pour t'entendre sur le sujet et de se dire, c'est ça comme pour d'autres sujets. C'est un moment, on fait des choix, on fait des choix et pour avancer, effectivement, on ne peut pas pousser tout le mur en même temps et tous les sujets en même temps. Se dire, voilà, ce sujet-là de l'image de moi, il est important, je me rends compte que ça me freine, j'ai besoin de reprendre confiance et par les vêtements, par l'image que je renvoie. ça peut vraiment être un vrai déclencheur pour moi. Donc, j'investis en temps, en argent, pendant une période donnée sur ce sujet-là. Et on verra peut-être d'autres sujets plus tard aussi. Les priorités, elles se jouent aussi par rapport à d'autres choses. Peut-être qu'il faut partir deux semaines en vacances au lieu de trois. C'est des vrais choix aussi de vie après.
- Speaker #0
Et en plus, il faut le temps que ça infuse, de toute manière. On ne peut pas... Moi, j'aime bien dire à mes... parce que... à mes clients qu'on ne peut pas tout changer en une minute. Il faut l'apprivoiser. Et après, en plus, comme tu disais par rapport à la transmission de connaissances tout à l'heure, est-ce que je les aide, est-ce que je les accompagne ou est-ce que je les laisse tout seul ? Moi, je les accompagne jusqu'au moment d'une autonomie. Et donc après, moi, je ne suis pas avec eux dans leur chambre et leur placard. À un moment donné, c'est à eux de choisir les bons vêtements. L'idée est de leur donner toutes les clés pour qu'ils le fassent facilement, qu'ils choisissent. les bons vêtements, les bonnes couleurs, les bonnes coupes, le matin, qu'ils associent tout correctement. Et ça, ce n'est pas en deux jours qu'on sait le faire, c'est de l'apprentissage. Comme on apprendrait un sport, il faut taper dans une raquette, il y a un geste à faire, on ne sait rien, peu importe, mais voilà. C'est une question d'apprentissage. Et le style en fait partie. Et puis à chaque fois,
- Speaker #1
tu es le petit Jiminy Cricket qui reste sur leur épaule. Et à chaque fois, ils se disent, mais que va dire Quentin si j'achète ce truc-là ?
- Speaker #0
C'est vrai. Justement, c'est bien parce que c'est parfois ce qu'on me dit. Ils me disent « Ah, si j'étais Quentin, qu'est-ce que j'aurais fait ? » Ou alors, ils m'envoient une photo du look et je leur dis si c'est bien ou pas.
- Speaker #1
Si on se met dans une période peut-être plus qui va aller vers de la séduction, souvent, alors moi j'entends plutôt, tu vois, c'est plutôt les personnes qui ont une... Il y a la peur du regard de dire « Mon âge, je ne peux plus porter ça, je ne peux plus faire ça. » Ils se mettent des freins aussi, tout seuls, sur pas mal de sujets. Quand tu entends ça en disant à mon âge, je ne peux plus mettre ce type de pull ou ce type de chemise ou je ne sais quoi. Déjà, est-ce que oui ou non, c'est vrai ? Et puis sinon, en fait, comment tu réussis à désamorcer ça et leur faire comprendre qu'effectivement, ce n'est peut-être pas le vrai sujet ?
- Speaker #0
Alors pour moi, c'est faux. Enfin, c'est ma vision. Je ne sais pas quand j'aurai 60 ans ce que je dirais à moi-même à ce moment-là. Mais ma vision actuelle, elle est au sens... Je dis toujours à mes clients, mais en fait, faites-vous plaisir. En fait, ils viennent me voir, parfois avec une peur, parfois avec des a priori, et ils ont peur. Je le sens. Bon, il y a aussi une question de confiance. Forcément, on va payer une prestation à quelqu'un qu'on ne connaît pas. Et je leur dis, mais moi, je suis là que pour vous aider. Ce n'est pas forcément parfait. En plus, et mon aide ne sera pas la même que quelqu'un d'autre. Il y aura toujours une... toute petite part de subjectivité, même si moi j'essaye d'être le plus objectif possible, il y aura une part de subjectivité, ils ne vont pas être habillés de la même manière s'ils vont voir quelqu'un d'autre. C'est sûr, c'est inévitable, c'est un rapport humain. Donc je leur dis, passez outre ça, et on est là pour se faire plaisir. Parce que moi, j'ai beaucoup de messieurs qui viennent me voir où le vêtement c'est une corvée en fait, c'est un problème. C'est, j'aime pas faire du shopping, les vendeurs me disent... Voilà, mais les vendeurs me disent toujours que ça va bien, je m'habille toujours pareil. Au final, j'achète toujours la même chose. Donc voilà, c'est une contrainte. Et ce n'est pas un plaisir. Je leur dis, mais moi, je ne vais pas vous faire changer en une seule journée de contrainte à plaisir d'aller faire les boutiques. Mais par contre, je suis là pour vous aider et à faire passer ce moment agréable par contre. Que ça ne soit plus une corvée, du moins aujourd'hui, quand on est ensemble, ce n'est plus une corvée. C'est un moment de plaisir. C'est demain, vous avez besoin de vous faire plaisir, vous allez au spa pour vous détendre. Et aujourd'hui, c'est pareil, c'est une journée détente. Il ne faut pas se mettre la pression. C'est une journée plaisir et j'amène beaucoup de légèreté. Moi, mon envie, c'est d'amener beaucoup de légèreté, de l'amusement et du plaisir à mes clients. Ce n'est pas une contrainte. de s'habiller en fait, c'est ma vision. Et donc, pour répondre à ta question, le « ah, je ne peux pas porter ça » , alors pour moi, la question d'âge, c'est dans la tête. Après, c'est sûr que je ne peux pas porter ça par rapport à mon boulot, ça je l'entends totalement, parce qu'effectivement, il y a des codes et le but, ce n'est pas d'être la risée ou d'être le clown de service dans son milieu professionnel, etc.
- Speaker #1
Même si ça s'est bien assoupli depuis une dizaine d'années quand même. Mais oui, il y a encore des codes quand même.
- Speaker #0
Tout à fait. Et si on arrive à 60 ans en me disant « Ah ben ça, je ne peux pas porter ça avec ces catégories » que je ne vais pas insister. J'ai bien compris que je pourrais le répéter quatre fois dans la journée. Ce n'est pas moi à la trentaine qui va leur dire, qui va leur faire changer de 60 ans de réflexion, d'avoir une vision. Si on est borné, on est borné. Après, il faut aussi s'adapter à chaque personnalité. influer un changement trop important à un homme qui n'est pas prêt, il ne sera pas content du service.
- Speaker #1
Il y a une part de psychologie aussi dans ton métier, quoi que tu dises.
- Speaker #0
Beaucoup, beaucoup, qui n'est pas toujours facile. Parce que j'ai des clients, j'ai encore un client récemment qui me dit « Non, mais je compte sur toi pour me faire changer. » Je dis « Mais le changement, moi je vais t'aider, mais il vient de toi. Ce n'est pas moi qui vais te faire changer de la tête aux pieds. » Parce que toi, quand tu seras tout seul devant ton miroir à t'habiller le matin, moi, je ne serai plus là. Et tu ne vas pas le faire. Si c'est trop moi, s'il y a trop de moi en toi, ça ne va pas marcher. Il faut qu'il y ait plus de toi en toi. Donc, ça veut dire qu'il faut que le changement vienne de toi. Et moi, je suis là pour ouvrir les voies.
- Speaker #1
Il faut qu'il y ait plus de toi en toi grâce aux vêtements, entre autres. Ben oui.
- Speaker #0
Donc, si la personne, elle... elle me demande de changer du tout au tout, mais qu'à chaque fois, je lui présente quelque chose de nouveau, elle me dit « Ah ben non, ça, c'est pas possible. » C'est-à-dire que finalement, au fond de lui, il ne veut pas y aller.
- Speaker #1
Il n'est pas prêt.
- Speaker #0
Donc moi, je donne des idées, je donne des pistes, je tente des choses. On y arrive, parce que je suis persévérant. Donc on y arrive à... On ne va pas aussi loin que ce que je pensais, mais on y arrive quand même à faire mieux que ce qui était prêt, que la base, que le départ, que le point de départ. Et là, je sais que la personne va apprivoiser ce qu'on a fait. Sinon, si ça va trop loin, trop vite, c'est pas bon. Et donc, moi, je m'adapte à la personnalité. Et c'est une question de confiance. Il y a des messieurs, ils arrivent en confiance totale. Je ne les ai jamais vus. Ils me disent, bon, moi, je ne sais pas. C'est toi qui sais. Bon. On sait où on va, je ne vais pas leur faire acheter des vêtements qui n'ont rien à voir avec ce qu'on s'était dit. Mais on sait où on va, ils me disent oui, tout ce qu'on a vu ça me plaît, je te fais confiance. Mais c'est comme un coach sportif, ça ne sert à rien d'aller voir un coach sportif en musculation si on ne suit pas le programme qu'il nous a donné. Il nous dit de faire 10 répétitions à tant de kilos et qu'on se dit, je vais faire 5 répétitions mais deux fois plus lourdes.
- Speaker #1
Ils sont la machine d'à côté.
- Speaker #0
Donc tu savais le faire sans lui ou tu continues à aller... à errer, à changer et à tester par toi-même, ce qui est très bien aussi, il n'y a pas de problème. Dans ce cas-là, ça ne servait à rien d'acheter un programme et de demander des conseils à un coach sportif. Il y a aussi une certaine confiance à avoir dans l'expertise de la personne. Et moi, quand je ne connais pas un sujet, je vais voir un expert de son domaine et je lui demande des conseils.
- Speaker #1
C'est ce qu'on disait tout à l'heure, aller chercher de l'aide, gagner du temps grâce à des gens qui savent ce qu'ils font. et qui vous accompagne vraiment sur les sujets qui sont importants pour vous dans cette période-là. Donc effectivement, et d'oser l'audace, sans forcément aller vers d'extravagance, mais d'oser au moins de tester, au moins d'essayer, de sortir un peu de sa zone de confort, de te faire confiance, parce qu'encore une fois, toi ton œil il est exercé depuis des années, et je pense que tu as vu plein de cas de figure maintenant, donc c'est toute la richesse aussi de l'accompagnement. C'est vraiment gagner du temps, lâcher prise aussi, en laissant quelqu'un vous faire des suggestions et tester des choses avec vous. Et vraiment, ça peut être un vrai déclencheur. Et alors justement, sur ce côté déclencheur, est-ce que toi, tu as vu un vrai moment de bascule chez quelqu'un ou chez plusieurs de tes clients ? Est-ce qu'il y a quelque chose en particulier, un exemple qui te revient en tête ? dire... Le fait d'avoir changé son apparence, les vues aussi finalement changeaient dans sa posture, dans ce qu'il dégageait, dans qui il était, parce que c'est plus un révélateur qu'un changement vraiment. Mais en tout cas... que tu as un souvenir de ça, de ce moment, comme on disait tout à l'heure, où d'un seul coup, il y a le regard qui change et il y a une vraie bascule qui s'opère.
- Speaker #0
Alors oui, ce n'est pas forcément en lien direct avec une rupture amoureuse, etc. Mais par contre, oui, je le vois régulièrement des messieurs qui me disent, post-conseil, ça peut être deux mois, trois mois, six mois, me disent et me parlent de confiance en eux. Donc oui, c'est là... je sais que maintenant je suis bien habillé, je sais que maintenant je suis beau, entre guillemets, c'est assez subjectif, mais on s'en fiche, mais ce sens de beau, ce sens de valorisé.
- Speaker #1
Je dégage quelque chose. Voilà, se sentent au meilleur d'eux-mêmes,
- Speaker #0
en tout cas, et me disent, du coup, j'ai plus confiance en moi, et du coup, je le ressens dans mes relations amicales, au bureau, ou de couple, ou j'ai décroché un nouveau boulot, rien que ça, ou j'ai monté ma société.
- Speaker #1
Ah oui.
- Speaker #0
Pareil, ça je l'ai eu aussi.
- Speaker #1
Pareil, on aura un autre épisode où vous, Eric, c'est une période qui peut être aussi très sympa pour se reposer des questions sur sa vie professionnelle. Et effectivement, quitte à changer, pour ne pas changer aussi le contexte pro, on en reparlera bientôt. Tout est lié, je pense. Oui, tout à fait. Et puis, c'est ce que je dis toujours, oui, c'est une période compliquée, oui, il arrive plein de choses. Mais en même temps, c'est toujours l'opportunité justement de rebondir, de reconstruire autre chose, d'aller vers autre chose, de restaurer, réécrire son histoire. Et la prochaine histoire est peut-être encore plus belle que la précédente. Donc, il faut se laisser cette vision-là aussi des choses. Alors, tu parlais de la vie sentimentale. Alors, vient aussi le moment où... On revit un premier date, un premier rendez-vous avec quelqu'un. Parfois on a été en coup de 10 ans, 20 ans, 30 ans. Et puis, donc on n'a pas été en mode séduction, en tout cas pas séduction des premières fois avec quelqu'un depuis très longtemps. Ce serait quoi les 2-3 conseils que tu donnerais ? Voilà, j'ai mon premier rendez-vous avec quelqu'un depuis plus de 7 semaines, depuis 20 ans, 30 ans, je ne sais pas. Voilà, comment je m'habille pour me sentir bien ? Ce serait quoi tes... Quelques conseils pour vivre, déjà pour se sentir plus sûr de soi pendant ce moment-là et être soi-même aussi avant tout ?
- Speaker #0
Alors, moi, souvent, j'ai un angle différent, mais je vais tenter de répondre au mieux. C'est-à-dire qu'il y a beaucoup de messieurs qui segmentent et qui me disent « j'ai besoin de quelques tenues pour le tous les jours, le week-end » .
- Speaker #1
Enfin,
- Speaker #0
le week-end, entre guillemets. « J'ai besoin de quelques vêtements pour le boulot et j'ai besoin de tenues un peu plus classes » . ça revient souvent, pour sortir. Et le sortir, c'est justement, c'est peut-être un peu la phase séduction, la phase rencontre, plutôt que juste un resto entre amis. Même si, là aussi, ils veulent être bien. C'est sûr qu'on ne s'habille pas forcément pareil si on va boire un verre que si on fait un bowling ou je n'en sais rien.
- Speaker #1
Je vais te donner deux contextes, peut-être. Un premier contexte qui est, ben voilà, on va... On va prendre un verre dans un bar, ni basique, ni ultra chic. Un bar sympa, un peu casual. Et deuxième option, on fait un resto. Pareil, pas le bistrot en bas de chez moi, pas la brasserie, machin, mais pas le resto étoilé non plus. Entre deux, le resto sympa, un petit resto un peu typique en amoureux, même si on n'est pas encore amoureux.
- Speaker #0
Alors. Le premier conseil, c'est quand même de faire un petit effort, d'être un peu plus élégant qu'au quotidien si on ne l'est pas. En tout cas, si après on est déjà élégant toute la semaine, bon, ça ne nous change pas grand-chose. Mais si on n'a pas un vestiaire d'élégance, j'aurais tendance à insuffler une petite touche d'élégance quand même quand on sort. Parce que la personne en face le remarque. L'idée, ce n'est pas d'être déguisé, parce que là, c'est se tirer une balle dans le pied, mais que la personne... Bon là, je le mets dans l'idée d'un couple hétéro, mais forcément, un homme qui rencontre une femme et la femme, on sent qu'elle a fait un effort, qu'elle a un joli brushing, un maquillage. Voilà, elle s'est habillée parce qu'elle veut séduire aussi l'homme qui est en face. Donc forcément, on le remarque. Donc, ça doit être pareil pour l'homme. La femme doit sentir quand même que l'homme a fait un effort pour être séduisant, pour être beau, pour être au meilleur. Donc ça, c'est le premier conseil. Par contre, le deuxième conseil, c'est vraiment d'être à l'aise dans ce qu'on porte. Alors, je ne parle pas forcément de la couple. bon déjà, enfin si ça passe par la coupe parce que quelque chose de trop serré ou quoi, on peut juste pas bouger, on est pas à l'aise, mais à l'aise au sens que c'est pas le vêtement qu'on sort une fois tous les 6 ans parce que du coup on va être déguisé, on va pas être à l'aise dans son vêtement Et ça se ressent tout simplement dans sa mouvance et dans ses interactions sociales. Et ça, en plus, pour le coup, les femmes le repèrent facilement. Le côté sixième sens. Et donc, un homme qui n'est pas à l'aise ne va pas avoir confiance. Et un homme qui n'aura pas confiance, il ne va pas séduire une femme. Donc là, c'est vraiment dans un schéma très hétéro. Et donc, ça ne peut pas marcher. Donc, il faut être à l'aise dans son vêtement. dans l'esthétique et dans l'image qu'elle renvoie. Il ne faut pas qu'on ait l'impression qu'on s'est déguisé pour un événement. C'est un peu abstrait comme conseil, mais bon.
- Speaker #1
Non, mais je te rejoins. Je prends ma casquette de femme, effectivement. Effectivement, une femme va faire forcément, je n'ai pas envie de dire des efforts, mais en tout cas, a envie d'avoir une image qui soit positive, qui soit séduisante et donc forcément... faire tout ce qu'il faut pour. Et donc, effectivement, si on arrive en face de quelqu'un qui est très, très casual, qui arrive en bermuda ou j'en sais rien. Je dis ça parce que ça m'est arrivé une fois. Voilà, le verre n'a pas duré très longtemps et on n'a pas eu un deuxième. Mais oui, parce qu'il faut un équilibre et il faut se sentir attendu. Tout comme on fait un... Encore une fois, je n'aime pas le mot « effort » , mais en tout cas, tout comme on... Je préfère cette mot d'attente, de dire on se sent attendu et on attend l'autre. Et donc, on se donne la chance de la rencontre et auquel cas, on investit un peu de temps et d'énergie et d'envie dans tout ça. Si déjà, il n'y a pas ça avant le premier rendez-vous, vous imaginez au bout de trois rendez-vous, ce n'est pas la peine.
- Speaker #0
C'est-à-dire qu'au-delà même de ce que tu viens de dire avec l'anecdote du short, qui est sympa, c'est que si en fait, on voit dès le début, il n'y a même pas un effort qui a été fait, pourquoi on s'est déplacé en fait ? finalement on reste chez soi c'est aussi du respect en fait c'est du respect de soi et envers l'autre personne, surtout que moi j'ai jamais rencontré une femme à un rendez-vous qui n'avait pas fait un certain effort et je parle pas d'être en robe de soirée, talons de 12 cm ou quoi que ce soit, je parle pas de ça mais c'est juste qu'on sent bien que la fille elle s'est préparée parce que elle a envie d'être séduisante, ce qui est normal et même si il va rien se passer potentiellement En fait, c'est juste être... En fait, tu te regardes dans le miroir, tu te dis, oui, je me sens beau, je me sens belle. Point.
- Speaker #1
Oui, mais c'est important d'en reparler parce que, encore une fois, et pour avoir vécu ça aussi, c'est de se dire, quand on refait ses rendez-vous pour la première fois, effectivement, c'est de ne pas être dans le too much, comme tu dis, les talents de douze, etc. pour une femme. Parce que là, presque, ça fait peur. Ça investit presque trop déjà dans le truc. Il y a un côté décalé qui n'est pas plaisant. Et puis en même temps, inverse son truc, messieurs, si vous voyez une femme arriver qui est en jean basket avec un t-shirt basique, zéro bijoux, zéro rien du tout, alors soit vous aimez le côté très naturel, un peu androgyne, pourquoi pas. Mais voilà, en tout cas, mettez-vous aussi dans le regard inverse de la femme et de l'homme réciproquement et de se dire, effectivement, c'est une forme aussi de s'investir soi-même déjà dans ce premier rendez-vous. Et si on ne le fait pas, encore une fois, déjà au premier rendez-vous, est-ce qu'il y a besoin d'une suite ? Avant de conclure, Quentin, il y a une petite tradition dans le podcast qui est la question inversée. Parce que là, je t'ai embêtée pendant une heure avec les questions. On est allé creuser plein de sujets. C'est la question inversée. C'est ce que toi, tu as une question à me poser. Je précise toujours, c'est une question que je ne connais pas à l'avance. C'est toujours sans filer, mais c'est ce que je trouve drôle aussi. Donc voilà, à l'inverse, est-ce que tu as une question à me poser maintenant sur le sujet que tu souhaites ?
- Speaker #0
Moi, c'était deux questions en une. c'était ce que j'essaye de coller quand même évidemment à ta thématique perso. En fait, est-ce que toi, d'un point de vue extérieur et d'une vision féminine, tu trouves que beaucoup d'hommes ou pas sont mal habillés ? Enfin, suite à une séparation, les messieurs que tu peux recevoir, est-ce que tu vois justement qu'il y a un niveau style, c'est pas au rendez-vous ? et que justement, il y a un certain laissé-aller d'une relation qui a duré peut-être plusieurs années, voire décennies, et que du coup, l'aspect séduction s'est un peu dégradé au fil des années de couple. Souvent, les motifs de séparation ou de divorce dans des relations longues, c'est souvent que l'un des partenaires se plaint.
- Speaker #1
Il y a beaucoup de questions dans ta question. Oui, pardon. Non, mais c'est bien, c'est bien, c'est riche. Alors déjà, moi ce que je vois souvent, c'est qu'au-delà du style, c'est que déjà souvent les personnes corrent. là je vais parler des hommes en particulier, quand il commence à faire appel à moi, moi ce que je vois, c'est plutôt quelque chose qui s'est éteint. Soit qui s'est éteint pendant la relation, soit qui s'est éteint parce que la séparation amène de la tristesse, amène des choses qui font qu'il y a une posture qui est assez fermée, qui est assez dure, pas très souriante, etc. Donc déjà, je trouve qu'avant de penser à la chemise, c'est de remettre de la lumière à l'intérieur aussi. Bien sûr. Parce que comme on disait, c'est aussi ce qui ressort. Le reste vient encore accentuer. Les vêtements vont venir encore accentuer. Mais quelqu'un qui va avoir la meilleure chemise du monde, la mieux coupée, qui lui va parfaitement dans la couleur, dans tout ce que tu veux, mais qui est triste, effectivement, on n'aura pas envie d'aller vers cette personne. C'est normal. On attire aussi qui on est. Donc, pour moi, les deux se travaillent. C'est-à-dire qu'effectivement, il y a vraiment de se dire, déjà, comment je ramène du soleil... La gaieté, l'envie de parler avec cette personne, en fait, parce que c'est quelqu'un de bien qui vit quelque chose de compliqué, mais il y a plein de pépites en lui. Donc, c'est vraiment d'aller chercher les pépites pour le faire de nouveau rayonner. Ça, souvent, c'est ma priorité. Et après, sur la partie séduction, effectivement, il y a beaucoup de séparations qui arrivent parce qu'à un moment, il y a une lassitude. Il y a des habitudes, mais il n'y a même plus d'habitude presque. C'est-à-dire qu'il y a une routine qui s'est installée, avec aussi le phénomène de « on est devenus les parents de XYZ des enfants » et puis on a oublié qu'on était encore un couple. Et donc, la seule chose que je peux dire par rapport à ça, déjà, c'est de se dire « être un couple, c'est full-time job » . donc c'est quel rituel on met en place pour entretenir ça même quand il y a les enfants après de se trouver même un rituel 5 minutes le soir si au début les enfants sont petits c'est compliqué mais 5 ou 10 minutes pour échanger mais vraiment en couple sans parler des enfants ou alors de se dire ok on se fait un resto peut-être qu'on en fait moins qu'avant mais quand on se fait un resto à deux on ne parle pas des enfants alors au début c'est pas évident mais en tout cas de se retrouver dans des moments vraiment en tant que couple et d'entretien et très personnel je pense que c'est... Voilà, et je pense que c'est important. L'idée, c'est aussi, quand on a vécu une première séparation, l'idée, c'est qu'il n'y en ait pas une suivante. Et donc, qu'est-ce qu'on apprend aussi de ce qu'on a vécu ? Parce que souvent, pareil, la séparation, c'est jamais 100% la faute de l'un ou de l'autre. On est tous responsables en partie de ce qui s'est passé. Et donc, qu'est-ce que moi j'en retire ? Qu'est-ce que je n'ai pas envie de reproduire ? Et donc, quelle est ma part de responsabilité dans tout ça ? Qu'est-ce que je change dans mes prochaines relations ? Et donc, l'effort... encore une fois, je n'aime pas ce mot, mais le fait d'être engagé dans la relation, que ce soit dans ce mode séduction. Et puis la séduction, ce n'est pas que mettre des talons douces pour les femmes ou des costumes gravates pour les hommes. C'est aussi dans l'attention qu'on a au quotidien avec son ou sa partenaire. Tout ça, ça s'entretient en tout cas. Et ce n'est pas un acquis, contrairement à ce qu'on peut ressentir peut-être parfois. Et ça se cultive. Et c'est ça qui fait qu'effectivement, on arrive à ne pas reproduire des schémas. Parce que sinon, tant qu'on n'a pas résolu ça, tant qu'on n'a pas pris conscience de ça, moi, je vois des gens qui arrivent et qui se disent, je ne comprends pas, je rencontre toujours le même type d'homme ou je rencontre toujours le même type de femme et je me retrouve toujours dans les mêmes schémas et je recommence toujours la même histoire. En fait, tant qu'on n'a pas cassé ces schémas-là, on recommence des histoires qui ne sont pas satisfaisantes. Donc voilà, c'est de se poser les bonnes questions en tout cas. Et puis, d'essayer d'avancer avec la nouvelle boîte à outils qu'on s'est constituée.
- Speaker #0
Je trouve ça très intéressant, surtout quand tu parles de lumière intérieure. qui rayonnent après sur l'extérieur.
- Speaker #1
Tout à fait. Et ça, je l'ai vu vraiment plusieurs fois. Mais je me souviens d'un cas récent en particulier où vraiment, tu vois, même dans la posture, c'était quelqu'un qui était assez penché. Donc, moi, je suis en visio avec les personnes que j'accompagne. Et tu vois, il était en recul, penché, machin. Et au bout de quatre séances, il occupait tout l'écran. Et d'un seul coup, je vois la caméra qui s'allume au rendez-vous suivant. Et je dis, waouh, mais il s'est passé quoi là ? Et voilà, vraiment, on voit la lumière revenir. Et ça, c'est un super cadeau, comme tu disais tout à l'heure, dans les accompagnements que tu fais, quand tu vois la personne qui a le déclic, moi, quand je vois ça, c'est ce qui nourrit aussi mon quotidien et l'envie de faire ce que je fais aujourd'hui. Parce que c'est des super cadeaux que les personnes qu'on accompagne nous font quand on voit tout ça.
- Speaker #0
La posture, en fait, c'est ça. Ça rejoint avec tout ce qu'on s'est dit. C'est une certaine confiance en soi. C'est le fait de ne pas être déguisé. quand on... quand je parlais de vêtements, en fait, tout ça, c'est tout est en lien.
- Speaker #1
Exactement, exactement, exactement. En tout cas, voilà, j'espère que vous avez retrouvé des astuces, que ça vous a fait des déclics, en fait, avec tous les échanges qu'on a eus aujourd'hui avec Quentin. Donc, Quentin, est-ce que tu peux nous dire où est-ce qu'on te retrouve ? Comment ? Sur quel réseau ? Sur quel site ? Dis-nous tout pour qu'on puisse vite commencer ton accompagnement, si on en a besoin.
- Speaker #0
Eh bien, écoute, donc moi, j'ai un site Internet, qui s'appelle l'Harmonie de l'Homme.
- Speaker #1
Voilà,
- Speaker #0
donc harmonium.com. Et puis après, j'ai un Instagram qui marche plutôt pas mal, où je propose des looks au quotidien. Et là, c'est Quentin.menstyle.
- Speaker #1
Ok, alors je vous confirme, l'Instagram, il est magnifique. Moi, c'est ce qui a fait que j'ai découvert Quentin. Et franchement, ta communauté, elle est top aussi. Elle interagit beaucoup avec toi. Franchement, c'est super sympa. Et je vous remettrai de toute façon toutes les coordonnées là aussi. Dans la légende, vous retrouvez tout, vous retrouvez comment contacter Quentin. Et vraiment merci, merci de cet échange. Et puis moi, j'étais contente aussi de faire un épisode vraiment dédié aux hommes, parce que souvent on se dit, le coaching, c'est beaucoup plus pour les femmes. Alors moi, j'ai une particularité, c'est qu'aujourd'hui, j'ai accompagné jusqu'à présent plus d'hommes que de femmes. Donc je ne sais pas pourquoi. Donc ça me donnait aussi envie d'avoir quelques zooms particuliers. Je les réencorde sur des prochains sujets. pour les hommes aussi, parce qu'il y a des particularités. On a chacun des besoins spécifiques. Donc merci Quentin, merci de ton professionnalisme, de ton sourire, de ton énergie aussi. Et puis tout ce que tu nous as apporté pour compléter et puis gagner cette confiance en soi et être vraiment aligné avec soi-même aussi par le vêtement.
- Speaker #0
Merci beaucoup de m'avoir invité.
- Speaker #1
Avec plaisir.