- Lauriane
Bonjour et bienvenue dans l'épisode de Réveil mon lion, épisode numéro 6. Aujourd'hui, j'ai le plaisir d'accueillir Delphine Folliet à mon micro. Bienvenue Delphine.
- Delphine
Merci Lauriane, bonjour bonjour.
- Lauriane
Et on a la chance aujourd'hui de tourner cet épisode dans le local de Fildo. C'est un local où il y a plusieurs espaces. de formation, des salles aménageables pour recevoir du public. Vraiment ravie de tourner avec toi cet épisode dans ce lieu, c'est assez particulier puisque Delphine, je vais te présenter dans quelques secondes, mais j'ai eu l'occasion de te rencontrer justement grâce à ton métier puisque j'ai suivi une de tes formations, la formation des talentueuses à la fin de l'année 2023, qui était l'année de lancement de Learn & Play. Ah oui, j'ai oublié de préciser, je suis Larianne Play, je suis dirigeante de la société Learn & Play. Et j'ai suivi la formation des talentueuses sur le leadership qui m'a transformée. Donc déjà, premier élément, merci beaucoup Delphine. Tu es la fondatrice de l'école du leadership qui a à son catalogue de formation la formation des talentueuses, mais aussi la formation chef d'orchestre, si je ne m'abuse. Et tu es également autrice de deux romans, dont un que j'ai lu, j'ai lu le dernier, qui m'a retournée, qui m'a donné beaucoup d'émotions. Donc, bienvenue Delphine.
- Delphine
Merci, merci Lauriane, merci pour ces beaux mots qui me touchent et les auditeurs et les auditrices ne le voient pas mais je te fais des cœurs émosifs avec mes mains.
- Lauriane
Oh merci, oui il faut qu'on verbalise ce fait même si le non-verbal est très présent. On va commencer ce podcast, justement tu vas pouvoir nous présenter un peu plus ton parcours, ton métier actuellement, ce que tu as envie de nous partager, justement ton actualité.
- Delphine
Oui, alors aujourd'hui, je suis la fondatrice de l'organisme de formation, l'école du leadership. Et j'ai notamment créé une formation au sein de cet organisme qui s'appelle Les Talentueuses, qui est une formation qui est dédiée au leadership des femmes, dans laquelle on vient vraiment travailler toutes ces habiletés comportementales autour de la confiance en soi, de l'affirmation de soi. Moi, c'est une formation que j'adore, j'adore, j'adore opérationnaliser avec... Donc un groupe de femmes, soit au printemps, soit à l'automne. C'est des rencontres fabuleuses. C'est presque 80 personnes maintenant qui ont suivi cette formation. Et je dirais, vous êtes toutes des badass. En fait, je n'ai jamais les mots assez forts pour décrire tout ce que je ressens envers vous, pour vous dire à quel point je vous admire dans tout ce que vous mettez comme habileté professionnelle, cœur aussi à évoluer, à avoir envie de remettre en question certaines choses. à vous offrir ces doses d'audace, de liberté. Vous êtes toutes des rôles modèles pour moi. Je pense souvent à vous. Vous m'inspirez. Enfin bref, c'est fabuleux. Voilà, je me dis... Non mais en fait, je me dis, c'est trop de darine que j'ai créé cette formation parce qu'en fait, c'est du petit bonbon pour moi tous les jours.
- Lauriane
Ah bah oui, oui. Mais en même temps, c'est du petit bonbon pour tout le monde. Tous les jours, je pense. Enfin, moi, j'ai mes chauds-doudous, on en parlera peut-être, mais j'ai mes petits bonbons, comme tu les appelles. dans mon sac à main et donc à chaque fois que j'ouvre mon sac à main, je pense à vous. Donc c'est très régulier.
- Delphine
Sinon, d'une manière un peu plus classique aussi, on va dire, dans mon organisme de formation, notamment avec ma collaboratrice Aline Meunier, qui fait aussi le parcours des talentueuses avec moi, on intervient aussi en entreprise pour travailler tout ce qui est habileté comportementale, autour de la prise de parole, du management, du leadership. du feedback, de la révélation des émotions, etc. Et on intervient vraiment sous forme de parcours, en fait. On évite d'intervenir juste à la journée parce que c'est trop frustrant et les comportements humains faits sur une journée, ça, ça ne fonctionne pas. En fait, on a besoin de temps en tant qu'être humain pour se transformer, évoluer, prendre conscience de certaines choses. Voilà, et tout ça, en fait, pourquoi j'ai créé ça il y a presque 4 ans maintenant, oui, un peu plus de 4 ans, que j'habite à Lyon. En fait, c'est venu aussi de toute une expérience de vie que j'ai passée dans un autre pays, sur un autre continent, puisque j'ai passé dix ans de ma vie au Canada, que je suis devenue franco-canadienne, que c'est aussi là où mes enfants sont nés, donc à Montréal. Et là, à Montréal, j'avais un autre métier. J'étais finalement à la tête d'une entreprise qui faisait du média d'infos en ligne et de l'événementiel de grande envergure. Je pilotais une équipe d'une dizaine de personnes. Et puis quand on faisait des événements, il y avait 50-60 bénévoles aussi qu'à coordonner, beaucoup de prestataires externes, etc. Cette expérience de vie montréalaise... Je m'étais demandé de travailler beaucoup sur mon leadership. Et surtout, j'allais dire, j'ai eu la chance d'être mentorée, accompagnée, coachée, formée sur le leadership. Et j'irais le leadership à la canadienne, à la québécoise. Donc très soutenant, avec beaucoup d'empowerment. Et ça m'a permis de bosser vraiment fort l'estime de soi, la confiance en soi. Et de me dire surtout que je pouvais faire les choses à la façon dont j'avais envie de les faire. Je suis quelqu'un, je pense, d'assez chaleureux, plutôt gentil. Et parfois, j'avais l'impression que ce n'était pas compatible avec un poste de direction. Et puis, peu à peu, je me suis autorisée à faire vivre ce qui me représente. Et ça a très bien fonctionné et ça n'a rien empêché comme performance. J'allais dire performance de l'entreprise, performance des êtres humains qui composaient cette entreprise. Quand on est venu poser nos valises en France, avec mon mari et mes deux enfants, Je me suis dit, allez, qu'est-ce que je vais faire maintenant pour cette nouvelle décennie ? Parce que j'avais passé le cap de la quarantaine. Et c'est l'école du leadership qui est venue et avec les talentueuses.
- Lauriane
Ok, donc en fait, c'est une expérience personnelle qui te permet de tester toi-même la puissance de cet accompagnement, qui te donne l'idée, qui te donne l'envie de transmettre ça en France avec ta patte à toi, ta façon de voir les choses et justement ta gentillesse. Tout ce qui compose ta personnalité, tous les traits de personnalité que tu as. Et je trouve que... Peut-être la meilleure chose, c'est de transformer son expérience en le transmettant aux autres. Et je trouve que forcément, c'est très réussi, vu que je t'invite et que je garde contact avec toi, alors que ça fait quelques temps maintenant que j'ai fini la formation. Je suis toujours admirative de cette façon, que ce soit toi ou les autres, de transformer l'expérience en transmission et permettre de justement faire continuer la propagation, je dirais de cette bienveillance de ce soutien de la de la capacité à aider les autres tout en étant justement dans la performance. Ce n'est pas du tout incompatible et ça permet de remettre un peu de douceur dans les relations humaines. Et ce que tu disais est très juste, c'est-à-dire que les relations humaines, ça prend du temps. Il n'y a pas trois minutes de formation qui vont changer tout un process à l'intérieur de l'entreprise. Et je peux le dire, en étant dans justement ce métier-là de process et d'organisation, l'humain en fait partie. Et si on ne prend pas en compte l'humain, évidemment, on va se planter. Ça ne va pas fonctionner et ça sera à refaire dans six mois parce que l'entreprise va dire, je ne comprends pas, ça rebloque. On avait quelque chose qui fonctionnait pendant deux semaines, mais après, ça n'a pas fonctionné. Donc, évidemment que cette partie humaine que tu apportes et ce leadership et cette partie dosée, elle est complètement raccord avec ce que je propose moi en entreprise. C'est vraiment l'organisation. Et tu apportes une autre... forme d'organisation, c'est-à-dire comment être avec soi-même tout à fait honnête et clairvoyant sur son mode de fonctionnement pour justement mettre en place quelque chose de cohérent.
- Delphine
J'aime bien la façon dont tu retranscris et comment tu lis tout ça aussi. Je sens bien aussi ta patte professionnelle à toi dans l'organisation et les process, comment tu as décortiqué tout ce que les talentueuses apportent. C'est hyper riche. Merci pour ce portrait-là aussi, avec tes propres mots à toi.
- Lauriane
Avec plaisir. Avec plaisir. Donc évidemment, cette aventure de l'école du leadership, toi, tu l'as fait évoluer. Et donc, il y a eu les talentueuses dans un premier temps. C'était la première formation que tu as proposée, c'est ça ?
- Delphine
Oui, exactement. Je suis vraiment partie au démarrage avec vraiment cette envie de rassembler une communauté de femmes qui avaient aussi envie de faire bouger les choses pour elles. Et c'est vraiment comme ça que j'ai commencé à tricoter ce qui allait devenir la formation des talentueuses. C'est aussi très riche, j'allais dire à la fois intellectuellement, parce que de notre expérience, comment on transforme ça en transmission, c'est des nouvelles compétences à acquérir aussi. Le monde de la formation, finalement, moi, je ne connaissais pas. Donc, je me suis aussi formée à devenir formatrice, à devenir accompagnatrice des changements. Et puis surtout, il y avait quelque chose à laquelle j'avais envie d'être vigilante. c'était Oui, c'est intéressant de se baser sur sa propre expérience, mais moi, ma propre expérience n'est pas l'expérience de tout le monde. Et on peut rapidement aussi tomber, je trouve, dans un truc un peu donneuse de leçons. Alors moi, j'ai fait comme ça, donc regardez comment il faut faire. Et ça, c'est vraiment un travers dans lequel je n'avais vraiment pas envie d'aller et sur lequel je pense qu'on peut vite glisser parce qu'on voit beaucoup le monde à travers son propre prisme, ce qui a marché pour nous. Alors on a envie d'en faire un peu une généralité. Et ça, je trouve que c'est vraiment toujours un point de vigilance en tout cas. en tout cas, que j'ai au sein des talentueuses. Je dirais que c'est vraiment les talentueuses et chacune avec leur expérience qui créent la formation à chaque fois qu'on redémarre un groupe. Alors moi, j'y insuffle un mouvement, une énergie, un canevas global, mais c'est beaucoup les femmes qui sont présentes avec leur propre expérience, avec leur regard professionnel, avec leur regard, j'allais dire, de femmes aguerries et accomplies qui tricotent aussi la formation et à chaque groupe. il y a une dynamique différente, il y a des choses différentes qui émergent. Et ça, moi, ça me fascine. C'est fabuleux de pouvoir vivre ça à chaque fois.
- Lauriane
C'est de la magie, un peu. C'est la relation humaine magique. Mais c'est aussi pour ça que j'avais choisi de faire les Talentueuses. C'était le fait, parce que j'ai beaucoup travaillé sur moi de manière personnelle et individuelle. Et le fait, quand j'ai rencontré Aline, qui était ma porte d'entrée dans les Talentueuses, qu'elle me dise, mais oui, c'est quelque chose où justement, on travaille en groupe. Et l'énergie du groupe et l'expérience de chacune fait que ça résonne différemment que si je travaille sur toi de manière solo et dire... Ok, moi, je vois ça de moi-même, mais l'aspect collectif a un impact énorme sur la formation et sur la transformation des femmes qui composent le groupe. Je peux en témoigner, j'ai pu le voir.
- Delphine
Oui, pour moi, ça compte vraiment, tu sais, la sororité, ça compte vraiment et c'est aussi la façon de la faire vivre. En tout cas, moi, je propose un espace que je souhaite sécuritaire, confidentiel, doux, accueillant. dans lesquelles on peut venir se déposer. Et ce que je trouve toujours intéressant, c'est que la porte d'entrée pour chaque femme, c'est souvent la voie professionnelle. On vient parler ici de nos travails, qu'on soit salarié à son compte, chef d'entreprise en reconversion professionnelle, peu importe ce qu'on est en train de vivre. Et puis finalement, on se rend compte au fur et à mesure que le cocon se tisse. On vient déposer... en fait, tout un tas d'aspects de nos vies. Et en fait, on parle de nous comme un être humain unique et singulier. Donc, tout ce qui a trait à la sphère professionnelle vient avoir de l'impact et des ricochets parfois sur la sphère personnelle. Et la sphère personnelle, ça peut être la sphère familiale, amicale, spirituelle, d'hygiène de vie, c'est tellement financier. C'est toutes ces sphères-là qu'on peut... qu'on peut regarder, en tout cas que chacune est libre surtout de venir déposer ou pas. Et ça, j'adore voir tous ces liens qui se tissent entre vous toutes et avec moi aussi. C'est comme un doux cocon.
- Lauriane
C'est vrai, c'est une super image, doux cocon. Merci pour cette présentation. Je ne sais pas si tu veux rajouter quelque chose sur cet aspect-là de « c'est bon pour toi » . Passons donc au retour d'expérience sur Merci. ton organisation, tes priorités ? Est-ce que tu as peut-être des astuces à partager ? Alors évidemment, comme tu l'as dit juste avant, ce que tu vas nous partager, c'est ton prisme à toi. Aujourd'hui, tu es là pour parler de ton prisme à toi. Comment tu vis justement ça ? Le fait d'avoir une entreprise à gérer, le fait d'avoir finalement une communauté qui vit aussi grâce à toi et à ton animation, et le fait d'être aussi romancière. Comment tu lis tout ça ? Quelles sont tes priorités pour les prochaines semaines, pour les prochains mois ? Et comment tu organises ça ?
- Delphine
C'est un vaste sujet. Alors, je pense que j'organise ça d'une manière très organique. Je ne peux pas dire que je n'ai pas un plan. Je n'ai pas un plan à moyen terme, à long terme. Ça émerge et ça bourgeonne vraiment, j'allais dire, un peu dans un flot, dans un quotidien. Alors évidemment, oui, j'essaye d'organiser mes semaines pour que ça ait un peu d'allure et que je puisse passer à travers les choses à la fois que je dois faire, parce qu'il y a un certain nombre de contraintes et d'obligations pour avancer dans le business. Mais je me laisse aussi beaucoup porter par l'envie, en fait, l'envie journalière. Tiens, qu'est-ce que j'ai envie de faire aujourd'hui par rapport aux tâches qui sont un peu à faire au long cours ? Et puis surtout, je dirais que... Je crois que mon plus gros enjeu, finalement, c'est de trouver cette bonne balance, ce bon équilibre régulièrement entre les différentes sphères de ma vie qui n'en composent qu'une. C'est-à-dire, je fais le geste de moi-même là autour, de mon écosystème. Tu l'as dit, j'ai aussi une vie d'écrivaine et ça me tient à cœur de la cultiver. Tout comme ça me tient à cœur de cultiver l'école du leadership et les talentueuses, comme ça me tient à cœur de cultiver ma vie de famille. J'ai deux enfants, j'ai un mari. Ça me tient à cœur aussi de cultiver ma spiritualité, ma forme physique, ma santé mentale. Je me rends compte à quel point aussi dans ma manière d'être, ou peut-être ce qu'on m'a inculqué enfant, C'était un peu de saucissonner tout ça par tranches, tu sais, un peu tranches horaires, de telle heure à telle heure, c'est l'heure du sport, de telle heure à telle heure, c'est l'heure des enfants, de telle heure à telle heure, je fais ma job, de telle heure à telle heure. Et en fait, je me rends bien compte qu'à chaque fois, quand je suis là-dedans, je m'asphyxie très vite et je m'angoisse très vite. Et pourtant, c'est quelque chose qui revient régulièrement au galop. Et en fait, l'enjeu pour moi, c'est vraiment de réinjecter un élan de vitalité dans tout ça. Et de me dire que tout se nourrit de tout, et que quand je passe du temps à écrire dans mon carnet, que ça sert aussi l'école du leadership, que ça sert l'énergie après que je vais avoir, ou les idées de création que je vais avoir pour les talentueuses, etc. Mais ce n'est pas du tout... j'allais dire innée, pour moi, c'est vraiment quelque chose sur lequel j'ai beaucoup travaillé et je travaille encore beaucoup pour me dire que j'ai le droit de vivre une vie avec un ensemble de choses qui sont importantes pour moi, qu'il n'y a pas que le travail et accessoirement, les enfants le soir et puis les devoirs le soir et accessoirement, ma vie de couple. Donc, ça, c'était pas très habituel, je pense, pour moi, dans la façon dont j'ai grandi et de m'offrir ces portes-là, c'est ça qui contribue à faire l'organisation de ma vie de manière générale.
- Lauriane
Je te rejoins. Ma vérité et la tienne se rejoignent sur le pan de « oui, tout se nourrit de tout » et on n'est pas tous faits pour respecter des horaires. Pour certaines personnes, c'est indispensable d'avoir des horaires en place et potentiellement, c'était le cas de tes parents s'ils t'ont transmis ça. Mais souvent, ce que je retrouve dans les personnes que j'accompagne, c'est effectivement une injonction qui est très forte et qui ne... ne permet pas de libérer cette créativité. Et aussi les besoins qui se présentent à nous. Je pense que ça rejoint ça. C'est vraiment dire quel est le besoin que j'ai aujourd'hui. Et bien évidemment, j'ai des obligations, j'ai des contraintes qui sont liées à mon métier, à la forme de l'entreprise dans laquelle je vis. C'est-à-dire, est-ce que je suis dirigeante ? Est-ce que je suis salariée ? Est-ce que justement, j'ai un contrat avec des horaires ? Malgré tout, il faut aussi savoir écouter ses besoins. On n'a pas toujours l'occasion d'y répondre dans l'instant, mais déjà, les détecter, ça permet d'avoir une frustration en moins.
- Delphine
Tellement. Puis je me dis, c'est cette question des besoins, c'est aussi la choyer, la garder près de soi en ne perdant pas de vue. En effet, peut-être que cette semaine, j'ai du focus à fond sur le boulot parce que j'ai des impératifs, parce que j'ai des clients aussi qui attendent des livrables. Mais on peut vite être embarquée dans un engrenage, en tout cas pour moi, je vais parler pour moi, et donc d'avoir un peu ces warnings des besoins et de se rappeler qu'ils sont importants. Moi, j'ai toujours l'impression, tu sais, quand je suis à fond la caisse, que je suis un peu Wonder Woman là, mais que je suis toute puissante, etc. Mais en général, après, je me prends un grand retour de bâton au niveau de la fatigue. Je vais commencer à ressentir, moi, c'est beaucoup de la colère, en fait. qui se manifestent, je suis contrariée, etc. Donc voilà, c'est des bons signaux à écouter. Parfois, je me dis, ah, dommage d'en être arrivée à la colère, Delphine. Peut-être que j'aurais pu être un petit peu en pédale, enfin, peut-être lever le pied un peu avant. Mais voilà, de savoir aussi se décrypter, c'est intéressant. Et c'est comme ça aussi qu'on arrive à être un peu plus à l'écoute de soi et à être un peu plus au service de soi-même. Et ça, c'est quand même pas mal canon.
- Lauriane
Carrément canon. Merci beaucoup pour ce retour d'expérience. On va passer à la suite. On va passer au portrait d'organisation. C'est le jeu qui, évidemment, avec un nom pareil, tu n'imaginais pas pouvoir échapper à ma petite session jeu. Donc, j'ai cinq questions pour toi. L'objectif, c'est de répondre rapidement sans que ce soit non plus limitant. Tu as le droit d'avoir plusieurs phrases, évidemment. Je saurais te dire stop. Alors, première question. Quelle est la première chose que tu fais le matin en te levant ?
- Delphine
Je m'étire.
- Lauriane
Oh, ça,
- Delphine
c'est bien, ça. Je m'étire. Et ça, c'est vraiment une routine que j'ai, je pense, au fur et à mesure des années aussi. Peut-être que mon dos est de plus en plus raide. Mais oui, je m'étire beaucoup. Je respire. C'est quelques minutes. Je ne fais pas du tout une séance très longue, mais vraiment s'étirer. Et après, je vais préparer une tasse de thé.
- Lauriane
Ah, magnifique. La deuxième question. Quel outil ou méthode t'aide le plus à structurer ta semaine en tant qu'autrice et chef d'entreprise ?
- Delphine
La to-do list. Oui, la to-do list. Puis alors vraiment, parfois c'est basique de chez basique. Je prends un papier, je prends ma main, un stylo et j'écris. Voilà, je sais que parfois certaines entrepreneuses peuvent avoir des espaces notions, des trélots, etc. De temps en temps, je m'en sers bien sûr. mais finalement, j'aime beaucoup écrire. L'aspect d'écrire ma tout douce, ça m'aide beaucoup, je pense, à ancrer ce que j'ai à la fois besoin de faire et ce que j'ai envie de faire.
- Lauriane
Moi aussi, j'aime beaucoup le papier pour l'aspect, justement, le cerveau ne travaille pas de la même manière que quand on est sur un ordinateur, un écran quelconque. D'ailleurs, ma belle-mère appelle ça la doudouliste, et je trouve que c'est beaucoup mieux. Quelles sont tes priorités ? Alors, tu nous as déjà un peu répondu dans la partie précédente, mais justement, comment tu les identifies et comment tu les mets en action dans la semaine ? réponse plus concrète.
- Delphine
Oui, j'allais dire, il y a des priorités qui s'imposent à toi, dans le sens que j'ai des clients que je me mets à leur service par rapport à ce que je veux leur offrir. Donc déjà, ça fixe un peu mes priorités. Et ensuite, j'ai des priorités de l'âme de fond. Et je trouve que c'est facile d'ailleurs de les perdre de vue. Mais c'est ça, j'essaye de vraiment, à chaque semaine finalement, j'aime bien le dimanche, m'offrir un temps de « tiens, qu'est-ce que j'ai fait dans ma priorité de lame de fond ? » Donc ma priorité de lame de fond, ça peut être « est-ce que j'ai joué avec mes enfants ? » « Est-ce que j'ai eu une conversation un peu de qualité avec mon mari ? » « Est-ce que j'ai pris du temps pour bouquiner dans mon canapé ? » « Est-ce que j'ai pris du temps pour écrire dans mon carnet ? » « Est-ce que j'ai pris du temps pour appeler mes sœurs ? » Voilà, c'est un peu ça qui contribue aussi à mon équilibre de vie. Donc c'est ça que j'appelle les lames de fond. Et puis parfois, les lames de fond, elles sont aussi professionnelles, donc dans le sens où si j'ai envie de développer un projet, je me dis aussi, tiens, chaque semaine, est-ce que j'ai fait quelque chose là-dessus ou rien du tout ? Et je m'aperçois parfois que je n'ai rien fait du tout, alors que c'est comme très présent. Oui, j'ai envie de faire ça. Mais en fait, je ne me mets pas du tout en action parce que je suis happée par le quotidien. Et donc, voilà, d'avoir un peu un examen de conscience hebdomadaire m'aide beaucoup à me dire... à un moment, ok, alors là, comme t'as rien fait depuis 15 jours sur ta lame de fond professionnelle, par exemple, lundi matin, qu'est-ce que tu peux faire comme première action, premier petit pas pour initier le mouvement ?
- Lauriane
Ok, super, merci beaucoup. Quelle petite habitude t'apporte le plus grand impact dans ton organisation ? Ça peut être vraiment, justement, comme tu disais, la to-do list, ça peut être n'importe quelle petite habitude.
- Delphine
Oui, je pense que la Merci. Petite habitude qui me donne un gros impact dans mon organisation, c'est de me recentrer sur ce que je ressens, me recentrer sur mes émotions. Ça m'aide beaucoup, notamment quand c'est le temps de faire des choses qui m'ennuient un peu, comme la comptabilité. Je viens un peu nourrir sur en fait à quoi ça... À quoi ça me sert de faire ma comptabilité ? Comment ça peut nourrir aussi d'une manière plus vaste mon projet d'entreprise et ce que je porte au sein de l'école du leadership, auprès des talentueuses, de ma vision du monde aussi, de la place des femmes dans le monde ? Donc j'essaye en fait de faire des liens en me disant, voilà, cet aspect un peu boring pour moi, de faire la compta ou des démarches plus administratives de Calliope, et soutenant quand j'y mets, oui, une partie ressentie, une partie émotion, qui vient nourrir la raison d'être de mon entreprise. Et puis aussi, simplement, je sais qu'à la fin de la journée, je serai soulagée, je serai contente, je me sentirai légère d'avoir accompli cette tâche. Et ça, ça m'aide beaucoup.
- Lauriane
Ah oui, visualiser le sentiment de liberté après avoir fait ça, de légèreté.
- Delphine
Oui, c'est comme une récompense émotionnelle. Le cerveau marche beaucoup à la récompense. Moi, ce n'est pas tant une récompense, j'allais dire, nutritive de « tiens, fais-toi un petit carré de chocolat » ou une récompense de « achète-toi un truc » , mais c'est vraiment la récompense émotionnelle de « mais qu'est-ce que je vais ressentir en ayant accompli cette tâche-là ? » Et ça, ça donne beaucoup d'élan de vie, en fait.
- Lauriane
Ah, cool. Merci. Si tu devais donner un conseil pour rester serein, ce serait lequel ? Justement, dans une situation de stress ou d'inconfort, comme tu viens de le citer. Parce que Calliope, ça donne des cauchemars à pas mal d'organismes de formation.
- Delphine
J'ai envie de te dire l'amour. Comment est-ce que tu peux nourrir ton amour ? L'amour que tu as pour toi-même, l'amour que tu portes aux autres, l'amour que les autres te portent. Je crois que quand tu remplis ce réservoir d'amour, ça aide beaucoup à rester sereine. C'est vrai. Je pense que ça aide à beaucoup prendre du recul, à se rappeler finalement qu'est-ce qui compte d'autre dans la vie que l'amour.
- Lauriane
Quel beau message. Merci beaucoup Delphine, on va passer tout de suite à la suite. Et donc, je t'ai demandé de me poser une question, on va voir quelle est ta question. J'espère que je pourrai y répondre sans trop déborder en termes de cadre horaire, j'entends.
- Delphine
La question que j'ai pour toi, ma chère Lauriane, je sais à quel point tu es une épicurienne, et ce que je me demandais, c'est... de quelle façon ton côté épicurien est visible, se propage dans ton entreprise ?
- Lauriane
Très bonne question. Alors, je vais répondre sur plusieurs aspects. De nombreux rendez-vous que j'ai avec mes clients ou avec mes prospects, c'est justement autour d'un repas. Parce que je trouve que c'est tout de suite beaucoup plus... Beaucoup plus convivial, il y a une certaine forme de proximité qui s'installe avec des personnes avec qui on mange. J'avais entendu Alexandre Astier dire « je ne travaille plus qu'avec des personnes avec qui je peux déjeuner » et je trouve que c'est une très bonne définition de ce que j'appliquais avant même de savoir que ça pouvait exister. C'est une phase très importante pour moi de connaître la personne avec qui je vais travailler d'une autre manière. pas seulement son entreprise, pas seulement ses locaux, ses salariés ou ses problématiques. Ça va être beaucoup plus profond que ça, ça va être beaucoup plus personnel. Et même dans le non-verbal, encore une fois, on en parlait au début de cet épisode, pour moi, manger avec quelqu'un, ça va être partager un plaisir, partager un moment de convivialité, partager, partager, simplement partager. ce que tu disais sur l'amour, moi, je le souhaite souvent aux gens quand je vais, par exemple, prendre des nouvelles d'un partenaire, même au niveau personnel, quand je vais fêter un anniversaire, je vais pratiquement systématiquement souhaiter joyeux anniversaire, je te souhaite une année de partage, de découverte et de joie. Et en fait, souvent, ce côté épicurien, ça va être justement le partage du moment. en soi, mais le partage aussi de bonnes adresses, de bonnes infos, et c'est aussi dans ce podcast ce que j'essaye aussi de mettre en avant en tournant dans des lieux qui me semblent atypiques. Le fait de partager le moment avec la personne avec qui je tourne cet épisode, ne pas être derrière un écran, ça me semblait tout à fait logique, parce que c'est dans ma manière d'être avec les gens. J'aime cette proximité, le fait d'être avec que... avec un réel contact, pas simplement quelque chose de superficiel. Alors après, je sais être efficace, je sais être dans l'échange numérique, dans l'échange rapide et vraiment productif, proactif. Mais cette phase-là de découverte, j'aime la voir dans un moment beaucoup plus hors cadre de partage et de découverte.
- Delphine
J'entends en fait toute la générosité qui te représente et que tu incarnes.
- Lauriane
Bah écoute, j'adore ce mot. Je ne l'avais pas encore mis dans ma description. J'essaye de me décrire avec quelques petits mots comme ça et ce mot de générosité me convient. Je le prends. Merci. Et oui, l'art du feedback. Merci beaucoup Delphine pour cette question. Effectivement, tu n'avais une question que personne ne m'avait posée. Je n'en doutais pas.
- Delphine
Eh bien, on arrive à la fin de notre épisode et je suis vraiment ravie d'avoir partagé ce moment avec toi. C'était,
- Lauriane
encore une fois, chaleureux, convivial et j'adore discuter avec toi. Je pourrais rester des heures, mais bon. J'ai mis un cadre horaire pour avoir quand même un peu d'efficacité dans mes journées et dans mes montages parce que ça prend du temps, malgré tout. Donc, merci beaucoup, Delphine.
- Delphine
Merci beaucoup à toi, Lauriane. C'est vraiment un plaisir de bavarder avec toi. Et merci aussi, c'est toujours intéressant que quelqu'un nous pose des questions parce que ça nous fait revisiter son parcours. Tu m'as posé des questions auxquelles je n'avais pas forcément réfléchi depuis un certain temps. Donc voilà, ça me permet de me remémorer certaines choses et c'est un petit cadeau ça.
- Lauriane
Je suis très heureuse de t'avoir offert ce cadeau. Tu m'as offert le cadeau d'avoir accepté l'invitation. Et d'ailleurs, tu es une des premières personnes à qui j'avais confié le projet. Ton retour m'avait confortée dans le fait d'oser ce nouveau projet, d'oser passer le pas. Donc merci aussi pour ça. Je vais avoir le plaisir de remercier nos auditeurs pour leur écoute. Je vous invite à partager ce moment que vous avez pu écouter avec nous. Partagez-le autour de vous, ça nous aidera. Et likez les posts Instagram et LinkedIn, ça nous aidera aussi. Je vous invite à regarder plus en détail le site internet et les réseaux sociaux de Fildo, le lieu qui nous a accueillis aujourd'hui, puisque Sandrine Ville nous a fait l'honneur de nous ouvrir ses portes. Et j'en suis vraiment ravie, puisque ça rejoint encore une fois le lieu dans lequel j'ai été formée par toi, Delphine. Et merci encore à toi et très bonne journée.
- Delphine
Bonne journée, à bientôt. À bientôt.