Description
https://www.instagram.com/revolutionsinterieures
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Transcription
Bonjour et bienvenue dans ce premier épisode de Révolutions Intérieures. Je suis ravie que vous soyez là. Ce premier épisode, j'ai mis beaucoup de temps à le faire naître. Peut-être parce que je voulais qu'il soit parfait ou que j'avais simplement peur. Mais il est là maintenant. En revanche, il y a quelques années, il n'aurait jamais vu le jour, ça c'est certain. D'abord, pour la simple et bonne raison que ce que j'ai à raconter maintenant, et ce que j'ai envie d'explorer avec vous, est le pur fruit de deux événements marquants de mon passé proche vis-à-vis du moment où j'enregistre cet épisode. Et ensuite, parce que sans ces événements, je n'aurais jamais osé. Et quels sont ces événements marquants en question ? Le fait de donner la vie, deux fois. J'ai appris que quand on conçoit, porte et met au monde ses enfants, on ne devient pas simplement mère. Mais on meurt à une version de soi. Et le décalage entre la version qui vient de mourir et celle qui naît après peut être vraiment énorme. Et ce décalage peut être vécu comme un cataclysme. Quand je parle de la version de soi qui n'est plus, je ne parle pas de la femme, peut-être insouciante, qui peut-être sort souvent le soir avec les amis, qui peut-être poursuit une carrière brillante, qui peut-être va au sport trois soirs par semaine, et les autres jours, s'adonne à des passe-temps divers et variés. Alors certes, quand on devient mère, on a moins le temps, et entre nous, l'énergie pour être aussi intensément présente sur tous ses fronts. Cette vie d'avant est révolue, mais cela reste à mon sens des changements presque superficiels. Ce que j'entends par la version de soi qui n'est plus, est en fait une transformation profonde et durable de l'identité, du système des valeurs et de la psyché de la femme. Comme je vous l'ai dit au début, je l'ai vécu une première fois et je trouvais que le changement était déjà énorme. Bon déjà j'ai découvert ce que ça veut dire l'amour infini et inconditionnel. Je me souviens très clairement être allongée les pieds dans les étriers et la sage femme de l'équipe du matin qui avait repris notre cas en main quelques heures auparavant, poser mon bébé sur mon ventre après une poussée ultime. Les poussées, je les ai faites comme je pouvais car je ne savais pas vraiment ce que je faisais étant donné que je ne sentais rien. À cet instant... et sans même avoir pu prendre le temps de le regarder en détail, je l'ai lové au creux de mon cou et je lui ai dit « plus rien d'autre n'a d'importance » . Donc effectivement, mes priorités ont radicalement changé en espace d'un instant et je me suis intéressée à des sujets à dix mille lieux de mes centres d'intérêt d'avant. Et aussi, j'ai découvert que je pouvais faire preuve d'une grande patience et une grande endurance. Très bien. Et naïvement, je pensais que c'était bon. Ce switch ayant déjà été fait cette première fois, plus rien de cet ordre n'allait se produire. Si c'est bien cela qu'on appelle « la matrescence », je pensais qu'on la vit qu'une seule fois et qu'après c'est bon. Sauf que... Je vous ai dit que je me suis intéressée à des sujets nouveaux très en dehors de mes centres d'intérêt habituels et franchement très en dehors de ma zone de confort. En particulier, un de ces sujets détient la première place dans la catégorie « loin de la zone de confort » . Et ce sujet-là me préoccupait déjà pendant ma première grossesse. Le sujet en question ? La physiologie de la naissance. Donc c'était devenu un genre de passion lors de ma première grossesse qui s'est traduit par l'envie d'essayer d'enfanter physiologiquement de mon premier bébé. Vous avez sûrement deviné que ça ne s'est pas produit comme ça et que j'ai accouché d'une façon qu'on pourrait qualifier de classique. Déclenché sous péri, sur le dos, les pieds dans les étriers et fatalement avec poussée dirigée. Car je naviguais même pas à vue, étant donné que je ne sentais rien. Donc pour cette première fois c'était loupé. Mais j'avais bien l'intention d'aller au bout de ma démarche pour une éventuelle nouvelle naissance. Par la suite, j'ai approfondi ma passion et compréhension du sujet de la naissance physiologique. J'ai affirmé ce choix dans ma tête et mon âme, et j'ai eu la chance de vivre une grossesse sans problèmes et complications, et aussi de mettre au monde mon deuxième bébé, dans le respect de notre physiologie. Tout ce que j'avais lu et entendu, tous les merveilleux récits de naissance, étaient vrais. Cette expérience m'a transcendée, littéralement. Moi, qui à la base étais bercée d'histoires d'accouchements proches de l'horreur, et qui paniquais à l'idée de devoir un jour passer par là, je l'ai fait. J'ai mis mon bébé au monde à la puissance de mon propre corps, avec mon propre cocktail d'hormones parfaitement dosé. Et avec comme seule intervention... les caresses ou appuis de mon mari, ma gourde d'eau qu'il me proposait régulièrement dans le silence, et la présence rassurante de notre sage femme que l'on connaissait et qui était présente du début à la fin. Je vais bientôt vous livrer le récit de mes deux accouchements plus en détail, mais ce que je vais rajouter simplement ici à ce sujet est que ce jour-là, je suis morte et renée une deuxième fois. Ou bien plutôt, on pourrait le visualiser comme des strates et des strates dont je me suis dépouillée, telle une pivoine dont j'ai retiré les pétales les unes après les autres pour atteindre le cœur. Ce jour-là, j'ai rencontré ma puissance et mon essence. Et c'est là où je reviens au « sauf que » . Je m'étais bien préparée à la naissance physiologique avec tout ce que cela implique. Mais je n'étais absolument pas prête à ce qui allait suivre. Cette rencontre avec moi-même a laissé des marques indélébiles et pendant les mois qui ont suivi, je l'ai perçue comme un cataclysme. On parlait précédemment des changements de priorité. Cette fois, c'est toute mon identité qui a été renversée et je n'y m'y attendais clairement pas. C'est bien cela la raison d'être de ce podcast. Premièrement,je rêve que toutes les femmes au monde puissent rencontrer leur puissance et mettre au monde leur bébé de façon physiologique. C'est une utopie, je sais, car parfois ce n'est objectivement pas possible. Mais si vous faites partie de toutes celles autres pour qui cela est possible sur le plan médical, j'aimerais tellement que vous vous y intéressiez au moins un peu. Et pourquoi pas accepter l'invitation de vivre ce voyage. Donc déjà, ce podcast aura pour vocation de recueillir des vécus de naissances physiologiques. Il est, je pense, grand temps d'en finir avec les images catastrophistes qui nous entourent, dans lesquelles, au pire, tout le monde meurt, et au mieux, « tu accoucheras dans la douleur ». Je compte bien contribuer à renverser ces images et montrer largement que d'autres scénarii sont possibles. Deuxièmement, je constate qu'il y a un réel manque d'informations disponibles sur ce qui pourrait nous arriver après dans un tel contexte. Alors oui, on est préparée à faire des plats riches et réconfortants à congeler pour le postpartum. Des ressources pour mener à bien son allaitement existent, quoique à mon sens largement méconnus du grand public. Et aussi des astuces d'organisation pullulent. Et on a tout entendu qu'il « faut tout un village pour élever un enfant ». Et on est vivement conseillée à constituer le dit village. Bon, tout ça est super, mais qui met la lumière sur le vécu de la femme, et qui la prépare aux éventuelles remises en question profondes, aux cataclysmes auxquels elle pourrait faire face ? Je voudrais donc, avec mes invitées, explorer leur vécu de leur postpartum et voir les conséquences de l'enfantement physiologique sur leur vie. Car c'est un rite de passage par excellence. C'est une expérience magnifique et transcendante, mais elle peut aussi secouer et bousculer. Ce qui, entre nous, fait partie de la beauté de la chose, mais mieux vaut être averti en amont. Enfin, je me questionne sur le pourquoi dans nos sociétés modernes, on a tendance à freiner des quatre fers, les envies d'enfanter physiologiquement, et pourquoi on matraque partout qu'accoucher est forcément dangereux, risqué et globalement assez horrible. Mon souhait est que des débuts de réponses commencent à émerger au fur et à mesure des épisodes. J'avoue être curieuse de les connaître. Et enfin, quelques mots sur ce que vous n'allez pas trouver dans ce podcast, car à l'heure actuelle, c'est-à-dire en 2026, il ne s'adresse pas à tout le monde. Il ne s'adresse pas à celles qui cherchent des conseils pratiques pour bien accoucher. Si vous recherchez des tips logistiques, des protocoles, des listes de choses à faire ou éviter, ou encore une méthode d'accouchement, vous perdez votre temps. Il ne s'adresse pas non plus à celles qui veulent du contenu lisse, rassurant ou consensuel. Il risque donc de potentiellement déranger, aller à des endroits inconfortables et peut-être même mettre en lumière des fractures intérieures. Ce podcast ne s'adresse pas à celles qui ne souhaitent pas interroger leur transformation. Ici, on part du postulat que quelque chose continue d'agir, même si on ne trouve pas tout de suite les mots pour le décrire, et même si on préférerait détourner le regard. Vous n'allez pas non plus trouver ici une validation extérieure ou une vérité universelle. Les vécus que nous découvrirons ensemble ne seront jamais hiérarchisés et aucune médaille de « bonne naissance » ne sera distribuée. Et si vous écoutez avec l'intention de consommer du contenu pour passer le temps, laissez tomber. Ce podcast demande de la lenteur, de la présence, de l'intégration. Enfin, si les mots « corps en transformation », « rite de passage », « mort symbolique », « identité fracturée » provoquent un rejet immédiat, alors ce podcast n'est probablement pas pour vous, ou du moins, pas pour l'instant. Pour les autres, j'espère que vous êtes prêts à embarquer dans Révolutions Intérieures.
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Et le décalage entre la version qui vient de mourir et celle qui naît après peut être vraiment énorme. Et ce décalage peut être vécu comme un cataclysme. Quand je parle de la version de soi qui n'est plus, je ne parle pas de la femme, peut-être insouciante, qui peut-être sort souvent le soir avec les amis, qui peut-être poursuit une carrière brillante, qui peut-être va au sport trois soirs par semaine, et les autres jours, s'adonne à des passe-temps divers et variés. Alors certes, quand on devient mère, on a moins le temps, et entre nous, l'énergie pour être aussi intensément présente sur tous ses fronts. Cette vie d'avant est révolue, mais cela reste à mon sens des changements presque superficiels. Ce que j'entends par la version de soi qui n'est plus, est en fait une transformation profonde et durable de l'identité, du système des valeurs et de la psyché de la femme. Comme je vous l'ai dit au début, je l'ai vécu une première fois et je trouvais que le changement était déjà énorme. Bon déjà j'ai découvert ce que ça veut dire l'amour infini et inconditionnel. Je me souviens très clairement être allongée les pieds dans les étriers et la sage femme de l'équipe du matin qui avait repris notre cas en main quelques heures auparavant, poser mon bébé sur mon ventre après une poussée ultime. Les poussées, je les ai faites comme je pouvais car je ne savais pas vraiment ce que je faisais étant donné que je ne sentais rien. À cet instant... et sans même avoir pu prendre le temps de le regarder en détail, je l'ai lové au creux de mon cou et je lui ai dit « plus rien d'autre n'a d'importance » . Donc effectivement, mes priorités ont radicalement changé en espace d'un instant et je me suis intéressée à des sujets à dix mille lieux de mes centres d'intérêt d'avant. Et aussi, j'ai découvert que je pouvais faire preuve d'une grande patience et une grande endurance. Très bien. Et naïvement, je pensais que c'était bon. Ce switch ayant déjà été fait cette première fois, plus rien de cet ordre n'allait se produire. Si c'est bien cela qu'on appelle « la matrescence », je pensais qu'on la vit qu'une seule fois et qu'après c'est bon. Sauf que... Je vous ai dit que je me suis intéressée à des sujets nouveaux très en dehors de mes centres d'intérêt habituels et franchement très en dehors de ma zone de confort. En particulier, un de ces sujets détient la première place dans la catégorie « loin de la zone de confort » . Et ce sujet-là me préoccupait déjà pendant ma première grossesse. Le sujet en question ? La physiologie de la naissance. Donc c'était devenu un genre de passion lors de ma première grossesse qui s'est traduit par l'envie d'essayer d'enfanter physiologiquement de mon premier bébé. Vous avez sûrement deviné que ça ne s'est pas produit comme ça et que j'ai accouché d'une façon qu'on pourrait qualifier de classique. Déclenché sous péri, sur le dos, les pieds dans les étriers et fatalement avec poussée dirigée. Car je naviguais même pas à vue, étant donné que je ne sentais rien. Donc pour cette première fois c'était loupé. Mais j'avais bien l'intention d'aller au bout de ma démarche pour une éventuelle nouvelle naissance. Par la suite, j'ai approfondi ma passion et compréhension du sujet de la naissance physiologique. J'ai affirmé ce choix dans ma tête et mon âme, et j'ai eu la chance de vivre une grossesse sans problèmes et complications, et aussi de mettre au monde mon deuxième bébé, dans le respect de notre physiologie. Tout ce que j'avais lu et entendu, tous les merveilleux récits de naissance, étaient vrais. Cette expérience m'a transcendée, littéralement. Moi, qui à la base étais bercée d'histoires d'accouchements proches de l'horreur, et qui paniquais à l'idée de devoir un jour passer par là, je l'ai fait. J'ai mis mon bébé au monde à la puissance de mon propre corps, avec mon propre cocktail d'hormones parfaitement dosé. Et avec comme seule intervention... les caresses ou appuis de mon mari, ma gourde d'eau qu'il me proposait régulièrement dans le silence, et la présence rassurante de notre sage femme que l'on connaissait et qui était présente du début à la fin. Je vais bientôt vous livrer le récit de mes deux accouchements plus en détail, mais ce que je vais rajouter simplement ici à ce sujet est que ce jour-là, je suis morte et renée une deuxième fois. Ou bien plutôt, on pourrait le visualiser comme des strates et des strates dont je me suis dépouillée, telle une pivoine dont j'ai retiré les pétales les unes après les autres pour atteindre le cœur. Ce jour-là, j'ai rencontré ma puissance et mon essence. Et c'est là où je reviens au « sauf que » . Je m'étais bien préparée à la naissance physiologique avec tout ce que cela implique. Mais je n'étais absolument pas prête à ce qui allait suivre. Cette rencontre avec moi-même a laissé des marques indélébiles et pendant les mois qui ont suivi, je l'ai perçue comme un cataclysme. On parlait précédemment des changements de priorité. Cette fois, c'est toute mon identité qui a été renversée et je n'y m'y attendais clairement pas. C'est bien cela la raison d'être de ce podcast. Premièrement,je rêve que toutes les femmes au monde puissent rencontrer leur puissance et mettre au monde leur bébé de façon physiologique. C'est une utopie, je sais, car parfois ce n'est objectivement pas possible. Mais si vous faites partie de toutes celles autres pour qui cela est possible sur le plan médical, j'aimerais tellement que vous vous y intéressiez au moins un peu. Et pourquoi pas accepter l'invitation de vivre ce voyage. Donc déjà, ce podcast aura pour vocation de recueillir des vécus de naissances physiologiques. Il est, je pense, grand temps d'en finir avec les images catastrophistes qui nous entourent, dans lesquelles, au pire, tout le monde meurt, et au mieux, « tu accoucheras dans la douleur ». Je compte bien contribuer à renverser ces images et montrer largement que d'autres scénarii sont possibles. Deuxièmement, je constate qu'il y a un réel manque d'informations disponibles sur ce qui pourrait nous arriver après dans un tel contexte. Alors oui, on est préparée à faire des plats riches et réconfortants à congeler pour le postpartum. Des ressources pour mener à bien son allaitement existent, quoique à mon sens largement méconnus du grand public. Et aussi des astuces d'organisation pullulent. Et on a tout entendu qu'il « faut tout un village pour élever un enfant ». Et on est vivement conseillée à constituer le dit village. Bon, tout ça est super, mais qui met la lumière sur le vécu de la femme, et qui la prépare aux éventuelles remises en question profondes, aux cataclysmes auxquels elle pourrait faire face ? Je voudrais donc, avec mes invitées, explorer leur vécu de leur postpartum et voir les conséquences de l'enfantement physiologique sur leur vie. Car c'est un rite de passage par excellence. C'est une expérience magnifique et transcendante, mais elle peut aussi secouer et bousculer. Ce qui, entre nous, fait partie de la beauté de la chose, mais mieux vaut être averti en amont. Enfin, je me questionne sur le pourquoi dans nos sociétés modernes, on a tendance à freiner des quatre fers, les envies d'enfanter physiologiquement, et pourquoi on matraque partout qu'accoucher est forcément dangereux, risqué et globalement assez horrible. Mon souhait est que des débuts de réponses commencent à émerger au fur et à mesure des épisodes. J'avoue être curieuse de les connaître. Et enfin, quelques mots sur ce que vous n'allez pas trouver dans ce podcast, car à l'heure actuelle, c'est-à-dire en 2026, il ne s'adresse pas à tout le monde. Il ne s'adresse pas à celles qui cherchent des conseils pratiques pour bien accoucher. Si vous recherchez des tips logistiques, des protocoles, des listes de choses à faire ou éviter, ou encore une méthode d'accouchement, vous perdez votre temps. Il ne s'adresse pas non plus à celles qui veulent du contenu lisse, rassurant ou consensuel. Il risque donc de potentiellement déranger, aller à des endroits inconfortables et peut-être même mettre en lumière des fractures intérieures. Ce podcast ne s'adresse pas à celles qui ne souhaitent pas interroger leur transformation. Ici, on part du postulat que quelque chose continue d'agir, même si on ne trouve pas tout de suite les mots pour le décrire, et même si on préférerait détourner le regard. Vous n'allez pas non plus trouver ici une validation extérieure ou une vérité universelle. Les vécus que nous découvrirons ensemble ne seront jamais hiérarchisés et aucune médaille de « bonne naissance » ne sera distribuée. Et si vous écoutez avec l'intention de consommer du contenu pour passer le temps, laissez tomber. Ce podcast demande de la lenteur, de la présence, de l'intégration. Enfin, si les mots « corps en transformation », « rite de passage », « mort symbolique », « identité fracturée » provoquent un rejet immédiat, alors ce podcast n'est probablement pas pour vous, ou du moins, pas pour l'instant. Pour les autres, j'espère que vous êtes prêts à embarquer dans Révolutions Intérieures.
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Bonjour et bienvenue dans ce premier épisode de Révolutions Intérieures. Je suis ravie que vous soyez là. Ce premier épisode, j'ai mis beaucoup de temps à le faire naître. Peut-être parce que je voulais qu'il soit parfait ou que j'avais simplement peur. Mais il est là maintenant. En revanche, il y a quelques années, il n'aurait jamais vu le jour, ça c'est certain. D'abord, pour la simple et bonne raison que ce que j'ai à raconter maintenant, et ce que j'ai envie d'explorer avec vous, est le pur fruit de deux événements marquants de mon passé proche vis-à-vis du moment où j'enregistre cet épisode. Et ensuite, parce que sans ces événements, je n'aurais jamais osé. Et quels sont ces événements marquants en question ? Le fait de donner la vie, deux fois. J'ai appris que quand on conçoit, porte et met au monde ses enfants, on ne devient pas simplement mère. Mais on meurt à une version de soi. Et le décalage entre la version qui vient de mourir et celle qui naît après peut être vraiment énorme. Et ce décalage peut être vécu comme un cataclysme. Quand je parle de la version de soi qui n'est plus, je ne parle pas de la femme, peut-être insouciante, qui peut-être sort souvent le soir avec les amis, qui peut-être poursuit une carrière brillante, qui peut-être va au sport trois soirs par semaine, et les autres jours, s'adonne à des passe-temps divers et variés. Alors certes, quand on devient mère, on a moins le temps, et entre nous, l'énergie pour être aussi intensément présente sur tous ses fronts. Cette vie d'avant est révolue, mais cela reste à mon sens des changements presque superficiels. Ce que j'entends par la version de soi qui n'est plus, est en fait une transformation profonde et durable de l'identité, du système des valeurs et de la psyché de la femme. Comme je vous l'ai dit au début, je l'ai vécu une première fois et je trouvais que le changement était déjà énorme. Bon déjà j'ai découvert ce que ça veut dire l'amour infini et inconditionnel. Je me souviens très clairement être allongée les pieds dans les étriers et la sage femme de l'équipe du matin qui avait repris notre cas en main quelques heures auparavant, poser mon bébé sur mon ventre après une poussée ultime. Les poussées, je les ai faites comme je pouvais car je ne savais pas vraiment ce que je faisais étant donné que je ne sentais rien. À cet instant... et sans même avoir pu prendre le temps de le regarder en détail, je l'ai lové au creux de mon cou et je lui ai dit « plus rien d'autre n'a d'importance » . Donc effectivement, mes priorités ont radicalement changé en espace d'un instant et je me suis intéressée à des sujets à dix mille lieux de mes centres d'intérêt d'avant. Et aussi, j'ai découvert que je pouvais faire preuve d'une grande patience et une grande endurance. Très bien. Et naïvement, je pensais que c'était bon. Ce switch ayant déjà été fait cette première fois, plus rien de cet ordre n'allait se produire. Si c'est bien cela qu'on appelle « la matrescence », je pensais qu'on la vit qu'une seule fois et qu'après c'est bon. Sauf que... Je vous ai dit que je me suis intéressée à des sujets nouveaux très en dehors de mes centres d'intérêt habituels et franchement très en dehors de ma zone de confort. En particulier, un de ces sujets détient la première place dans la catégorie « loin de la zone de confort » . Et ce sujet-là me préoccupait déjà pendant ma première grossesse. Le sujet en question ? La physiologie de la naissance. Donc c'était devenu un genre de passion lors de ma première grossesse qui s'est traduit par l'envie d'essayer d'enfanter physiologiquement de mon premier bébé. Vous avez sûrement deviné que ça ne s'est pas produit comme ça et que j'ai accouché d'une façon qu'on pourrait qualifier de classique. Déclenché sous péri, sur le dos, les pieds dans les étriers et fatalement avec poussée dirigée. Car je naviguais même pas à vue, étant donné que je ne sentais rien. Donc pour cette première fois c'était loupé. Mais j'avais bien l'intention d'aller au bout de ma démarche pour une éventuelle nouvelle naissance. Par la suite, j'ai approfondi ma passion et compréhension du sujet de la naissance physiologique. J'ai affirmé ce choix dans ma tête et mon âme, et j'ai eu la chance de vivre une grossesse sans problèmes et complications, et aussi de mettre au monde mon deuxième bébé, dans le respect de notre physiologie. Tout ce que j'avais lu et entendu, tous les merveilleux récits de naissance, étaient vrais. Cette expérience m'a transcendée, littéralement. Moi, qui à la base étais bercée d'histoires d'accouchements proches de l'horreur, et qui paniquais à l'idée de devoir un jour passer par là, je l'ai fait. J'ai mis mon bébé au monde à la puissance de mon propre corps, avec mon propre cocktail d'hormones parfaitement dosé. Et avec comme seule intervention... les caresses ou appuis de mon mari, ma gourde d'eau qu'il me proposait régulièrement dans le silence, et la présence rassurante de notre sage femme que l'on connaissait et qui était présente du début à la fin. Je vais bientôt vous livrer le récit de mes deux accouchements plus en détail, mais ce que je vais rajouter simplement ici à ce sujet est que ce jour-là, je suis morte et renée une deuxième fois. Ou bien plutôt, on pourrait le visualiser comme des strates et des strates dont je me suis dépouillée, telle une pivoine dont j'ai retiré les pétales les unes après les autres pour atteindre le cœur. Ce jour-là, j'ai rencontré ma puissance et mon essence. Et c'est là où je reviens au « sauf que » . Je m'étais bien préparée à la naissance physiologique avec tout ce que cela implique. Mais je n'étais absolument pas prête à ce qui allait suivre. Cette rencontre avec moi-même a laissé des marques indélébiles et pendant les mois qui ont suivi, je l'ai perçue comme un cataclysme. On parlait précédemment des changements de priorité. Cette fois, c'est toute mon identité qui a été renversée et je n'y m'y attendais clairement pas. C'est bien cela la raison d'être de ce podcast. Premièrement,je rêve que toutes les femmes au monde puissent rencontrer leur puissance et mettre au monde leur bébé de façon physiologique. C'est une utopie, je sais, car parfois ce n'est objectivement pas possible. Mais si vous faites partie de toutes celles autres pour qui cela est possible sur le plan médical, j'aimerais tellement que vous vous y intéressiez au moins un peu. Et pourquoi pas accepter l'invitation de vivre ce voyage. Donc déjà, ce podcast aura pour vocation de recueillir des vécus de naissances physiologiques. Il est, je pense, grand temps d'en finir avec les images catastrophistes qui nous entourent, dans lesquelles, au pire, tout le monde meurt, et au mieux, « tu accoucheras dans la douleur ». Je compte bien contribuer à renverser ces images et montrer largement que d'autres scénarii sont possibles. Deuxièmement, je constate qu'il y a un réel manque d'informations disponibles sur ce qui pourrait nous arriver après dans un tel contexte. Alors oui, on est préparée à faire des plats riches et réconfortants à congeler pour le postpartum. Des ressources pour mener à bien son allaitement existent, quoique à mon sens largement méconnus du grand public. Et aussi des astuces d'organisation pullulent. Et on a tout entendu qu'il « faut tout un village pour élever un enfant ». Et on est vivement conseillée à constituer le dit village. Bon, tout ça est super, mais qui met la lumière sur le vécu de la femme, et qui la prépare aux éventuelles remises en question profondes, aux cataclysmes auxquels elle pourrait faire face ? Je voudrais donc, avec mes invitées, explorer leur vécu de leur postpartum et voir les conséquences de l'enfantement physiologique sur leur vie. Car c'est un rite de passage par excellence. C'est une expérience magnifique et transcendante, mais elle peut aussi secouer et bousculer. Ce qui, entre nous, fait partie de la beauté de la chose, mais mieux vaut être averti en amont. Enfin, je me questionne sur le pourquoi dans nos sociétés modernes, on a tendance à freiner des quatre fers, les envies d'enfanter physiologiquement, et pourquoi on matraque partout qu'accoucher est forcément dangereux, risqué et globalement assez horrible. Mon souhait est que des débuts de réponses commencent à émerger au fur et à mesure des épisodes. J'avoue être curieuse de les connaître. Et enfin, quelques mots sur ce que vous n'allez pas trouver dans ce podcast, car à l'heure actuelle, c'est-à-dire en 2026, il ne s'adresse pas à tout le monde. Il ne s'adresse pas à celles qui cherchent des conseils pratiques pour bien accoucher. Si vous recherchez des tips logistiques, des protocoles, des listes de choses à faire ou éviter, ou encore une méthode d'accouchement, vous perdez votre temps. Il ne s'adresse pas non plus à celles qui veulent du contenu lisse, rassurant ou consensuel. Il risque donc de potentiellement déranger, aller à des endroits inconfortables et peut-être même mettre en lumière des fractures intérieures. Ce podcast ne s'adresse pas à celles qui ne souhaitent pas interroger leur transformation. Ici, on part du postulat que quelque chose continue d'agir, même si on ne trouve pas tout de suite les mots pour le décrire, et même si on préférerait détourner le regard. Vous n'allez pas non plus trouver ici une validation extérieure ou une vérité universelle. Les vécus que nous découvrirons ensemble ne seront jamais hiérarchisés et aucune médaille de « bonne naissance » ne sera distribuée. Et si vous écoutez avec l'intention de consommer du contenu pour passer le temps, laissez tomber. Ce podcast demande de la lenteur, de la présence, de l'intégration. Enfin, si les mots « corps en transformation », « rite de passage », « mort symbolique », « identité fracturée » provoquent un rejet immédiat, alors ce podcast n'est probablement pas pour vous, ou du moins, pas pour l'instant. Pour les autres, j'espère que vous êtes prêts à embarquer dans Révolutions Intérieures.
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Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Transcription
Bonjour et bienvenue dans ce premier épisode de Révolutions Intérieures. Je suis ravie que vous soyez là. Ce premier épisode, j'ai mis beaucoup de temps à le faire naître. Peut-être parce que je voulais qu'il soit parfait ou que j'avais simplement peur. Mais il est là maintenant. En revanche, il y a quelques années, il n'aurait jamais vu le jour, ça c'est certain. D'abord, pour la simple et bonne raison que ce que j'ai à raconter maintenant, et ce que j'ai envie d'explorer avec vous, est le pur fruit de deux événements marquants de mon passé proche vis-à-vis du moment où j'enregistre cet épisode. Et ensuite, parce que sans ces événements, je n'aurais jamais osé. Et quels sont ces événements marquants en question ? Le fait de donner la vie, deux fois. J'ai appris que quand on conçoit, porte et met au monde ses enfants, on ne devient pas simplement mère. Mais on meurt à une version de soi. Et le décalage entre la version qui vient de mourir et celle qui naît après peut être vraiment énorme. Et ce décalage peut être vécu comme un cataclysme. Quand je parle de la version de soi qui n'est plus, je ne parle pas de la femme, peut-être insouciante, qui peut-être sort souvent le soir avec les amis, qui peut-être poursuit une carrière brillante, qui peut-être va au sport trois soirs par semaine, et les autres jours, s'adonne à des passe-temps divers et variés. Alors certes, quand on devient mère, on a moins le temps, et entre nous, l'énergie pour être aussi intensément présente sur tous ses fronts. Cette vie d'avant est révolue, mais cela reste à mon sens des changements presque superficiels. Ce que j'entends par la version de soi qui n'est plus, est en fait une transformation profonde et durable de l'identité, du système des valeurs et de la psyché de la femme. Comme je vous l'ai dit au début, je l'ai vécu une première fois et je trouvais que le changement était déjà énorme. Bon déjà j'ai découvert ce que ça veut dire l'amour infini et inconditionnel. Je me souviens très clairement être allongée les pieds dans les étriers et la sage femme de l'équipe du matin qui avait repris notre cas en main quelques heures auparavant, poser mon bébé sur mon ventre après une poussée ultime. Les poussées, je les ai faites comme je pouvais car je ne savais pas vraiment ce que je faisais étant donné que je ne sentais rien. À cet instant... et sans même avoir pu prendre le temps de le regarder en détail, je l'ai lové au creux de mon cou et je lui ai dit « plus rien d'autre n'a d'importance » . Donc effectivement, mes priorités ont radicalement changé en espace d'un instant et je me suis intéressée à des sujets à dix mille lieux de mes centres d'intérêt d'avant. Et aussi, j'ai découvert que je pouvais faire preuve d'une grande patience et une grande endurance. Très bien. Et naïvement, je pensais que c'était bon. Ce switch ayant déjà été fait cette première fois, plus rien de cet ordre n'allait se produire. Si c'est bien cela qu'on appelle « la matrescence », je pensais qu'on la vit qu'une seule fois et qu'après c'est bon. Sauf que... Je vous ai dit que je me suis intéressée à des sujets nouveaux très en dehors de mes centres d'intérêt habituels et franchement très en dehors de ma zone de confort. En particulier, un de ces sujets détient la première place dans la catégorie « loin de la zone de confort » . Et ce sujet-là me préoccupait déjà pendant ma première grossesse. Le sujet en question ? La physiologie de la naissance. Donc c'était devenu un genre de passion lors de ma première grossesse qui s'est traduit par l'envie d'essayer d'enfanter physiologiquement de mon premier bébé. Vous avez sûrement deviné que ça ne s'est pas produit comme ça et que j'ai accouché d'une façon qu'on pourrait qualifier de classique. Déclenché sous péri, sur le dos, les pieds dans les étriers et fatalement avec poussée dirigée. Car je naviguais même pas à vue, étant donné que je ne sentais rien. Donc pour cette première fois c'était loupé. Mais j'avais bien l'intention d'aller au bout de ma démarche pour une éventuelle nouvelle naissance. Par la suite, j'ai approfondi ma passion et compréhension du sujet de la naissance physiologique. J'ai affirmé ce choix dans ma tête et mon âme, et j'ai eu la chance de vivre une grossesse sans problèmes et complications, et aussi de mettre au monde mon deuxième bébé, dans le respect de notre physiologie. Tout ce que j'avais lu et entendu, tous les merveilleux récits de naissance, étaient vrais. Cette expérience m'a transcendée, littéralement. Moi, qui à la base étais bercée d'histoires d'accouchements proches de l'horreur, et qui paniquais à l'idée de devoir un jour passer par là, je l'ai fait. J'ai mis mon bébé au monde à la puissance de mon propre corps, avec mon propre cocktail d'hormones parfaitement dosé. Et avec comme seule intervention... les caresses ou appuis de mon mari, ma gourde d'eau qu'il me proposait régulièrement dans le silence, et la présence rassurante de notre sage femme que l'on connaissait et qui était présente du début à la fin. Je vais bientôt vous livrer le récit de mes deux accouchements plus en détail, mais ce que je vais rajouter simplement ici à ce sujet est que ce jour-là, je suis morte et renée une deuxième fois. Ou bien plutôt, on pourrait le visualiser comme des strates et des strates dont je me suis dépouillée, telle une pivoine dont j'ai retiré les pétales les unes après les autres pour atteindre le cœur. Ce jour-là, j'ai rencontré ma puissance et mon essence. Et c'est là où je reviens au « sauf que » . Je m'étais bien préparée à la naissance physiologique avec tout ce que cela implique. Mais je n'étais absolument pas prête à ce qui allait suivre. Cette rencontre avec moi-même a laissé des marques indélébiles et pendant les mois qui ont suivi, je l'ai perçue comme un cataclysme. On parlait précédemment des changements de priorité. Cette fois, c'est toute mon identité qui a été renversée et je n'y m'y attendais clairement pas. C'est bien cela la raison d'être de ce podcast. Premièrement,je rêve que toutes les femmes au monde puissent rencontrer leur puissance et mettre au monde leur bébé de façon physiologique. C'est une utopie, je sais, car parfois ce n'est objectivement pas possible. Mais si vous faites partie de toutes celles autres pour qui cela est possible sur le plan médical, j'aimerais tellement que vous vous y intéressiez au moins un peu. Et pourquoi pas accepter l'invitation de vivre ce voyage. Donc déjà, ce podcast aura pour vocation de recueillir des vécus de naissances physiologiques. Il est, je pense, grand temps d'en finir avec les images catastrophistes qui nous entourent, dans lesquelles, au pire, tout le monde meurt, et au mieux, « tu accoucheras dans la douleur ». Je compte bien contribuer à renverser ces images et montrer largement que d'autres scénarii sont possibles. Deuxièmement, je constate qu'il y a un réel manque d'informations disponibles sur ce qui pourrait nous arriver après dans un tel contexte. Alors oui, on est préparée à faire des plats riches et réconfortants à congeler pour le postpartum. Des ressources pour mener à bien son allaitement existent, quoique à mon sens largement méconnus du grand public. Et aussi des astuces d'organisation pullulent. Et on a tout entendu qu'il « faut tout un village pour élever un enfant ». Et on est vivement conseillée à constituer le dit village. Bon, tout ça est super, mais qui met la lumière sur le vécu de la femme, et qui la prépare aux éventuelles remises en question profondes, aux cataclysmes auxquels elle pourrait faire face ? Je voudrais donc, avec mes invitées, explorer leur vécu de leur postpartum et voir les conséquences de l'enfantement physiologique sur leur vie. Car c'est un rite de passage par excellence. C'est une expérience magnifique et transcendante, mais elle peut aussi secouer et bousculer. Ce qui, entre nous, fait partie de la beauté de la chose, mais mieux vaut être averti en amont. Enfin, je me questionne sur le pourquoi dans nos sociétés modernes, on a tendance à freiner des quatre fers, les envies d'enfanter physiologiquement, et pourquoi on matraque partout qu'accoucher est forcément dangereux, risqué et globalement assez horrible. Mon souhait est que des débuts de réponses commencent à émerger au fur et à mesure des épisodes. J'avoue être curieuse de les connaître. Et enfin, quelques mots sur ce que vous n'allez pas trouver dans ce podcast, car à l'heure actuelle, c'est-à-dire en 2026, il ne s'adresse pas à tout le monde. Il ne s'adresse pas à celles qui cherchent des conseils pratiques pour bien accoucher. Si vous recherchez des tips logistiques, des protocoles, des listes de choses à faire ou éviter, ou encore une méthode d'accouchement, vous perdez votre temps. Il ne s'adresse pas non plus à celles qui veulent du contenu lisse, rassurant ou consensuel. Il risque donc de potentiellement déranger, aller à des endroits inconfortables et peut-être même mettre en lumière des fractures intérieures. Ce podcast ne s'adresse pas à celles qui ne souhaitent pas interroger leur transformation. Ici, on part du postulat que quelque chose continue d'agir, même si on ne trouve pas tout de suite les mots pour le décrire, et même si on préférerait détourner le regard. Vous n'allez pas non plus trouver ici une validation extérieure ou une vérité universelle. Les vécus que nous découvrirons ensemble ne seront jamais hiérarchisés et aucune médaille de « bonne naissance » ne sera distribuée. Et si vous écoutez avec l'intention de consommer du contenu pour passer le temps, laissez tomber. Ce podcast demande de la lenteur, de la présence, de l'intégration. Enfin, si les mots « corps en transformation », « rite de passage », « mort symbolique », « identité fracturée » provoquent un rejet immédiat, alors ce podcast n'est probablement pas pour vous, ou du moins, pas pour l'instant. Pour les autres, j'espère que vous êtes prêts à embarquer dans Révolutions Intérieures.
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