- Speaker #0
Salut tout le monde, c'est Thomas, j'espère que vous allez bien. Ça fait longtemps qu'on ne s'est pas vu, non ? J'ai envie de vous demander, quoi de neuf ? Et bien justement, rien de neuf. Plus une réponse banale à une question qui l'est tout autant, rien de neuf est une injonction, une promesse, un état d'esprit. Dans ce podcast, on va parler de tout type de fringues, de toute époque, de toute provenance, de toute matière. Mais elles ont toutes un point commun.
- Speaker #1
Elles sont datées, elles sont anciennes, elles sont comme on dit volontiers aujourd'hui, vintage.
- Speaker #0
Pour aborder ce sujet aussi vaste que passionnant, nous allons justement interviewer des passionnés. A chaque épisode, nous recevrons quelqu'un qui a transformé son goût pour le vintage en son métier.
- Speaker #1
D'où vient sa passion ? Comment en vit-il aujourd'hui ? Quelle est son époque et son style préféré ? Quelle est sa pièce de rêve et celle qu'il regrette d'avoir vendue ? Avec Rennes Neuf, je vous emmène à la découverte de l'histoire des vêtements et de ceux qui la font vivre.
- Speaker #0
Pour ce troisième épisode, je me suis rendu dans le marais pour échanger avec Johan, alias M47 Vintage. Salut Johan, nous voici donc dans ton pop-up, en plein cœur du marais, le pop-up donc de M47 Vintage, comment tu vas ?
- Speaker #1
Bah écoute, ça va, super, content de te recevoir aussi ici et de pouvoir enfin caler ce podcast depuis tant que tu m'en parles. Je suis content pour toi aussi que tu aies concrétisé ton projet. Voilà, donc on va enfin enregistrer cet épisode, c'est cool.
- Speaker #0
C'est vrai que
- Speaker #1
Johan, ça a été un des premiers,
- Speaker #0
parce qu'on se connaît dans la vie, un des premiers au courant de ce projet de podcast. Et j'ai enfin réussi à l'avoir dès le troisième épisode. Donc je suis content parce qu'il est très occupé. Donc justement, j'ai dit en introduction qu'on était dans le pop-up de M47 Vintage, qui est ton alias, ton nom sur Instagram. Avant de se pencher plus en détail sur l'histoire de M47 Vintage, on va s'intéresser à l'histoire de Johan avec une question toute simple. Comment tu en es arrivé à devenir M47 Vintage et à te lancer dans le vintage ?
- Speaker #1
Bah écoute, moi de base, mon métier, je suis visuel marchandiseur.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Donc je m'occupe de l'agencement des boutiques, la décoration intérieure, les vitrines, etc. Donc j'ai commencé, et après je suis resté pas mal de temps, j'ai bossé pour la marque Chevignon.
- Speaker #0
Ok, qui est une marque bien connue.
- Speaker #1
Voilà, une marque un peu iconique française, début des années 80, qui on aura l'occasion de reparler après, par la suite, mais qui puise son ADN justement dans toutes ses pièces un peu... anciennes, militaires, vêtements de travail, etc. Après, j'ai fait ce métier pour plusieurs marques, notamment dans le menswear.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Pas mal de temps. Après, voilà, j'ai vu plein de choses. C'était très formateur. Des collections, des pièces. J'en ai vu plein. Mais vraiment, on va dire le vin. Vintage en lui-même, la sélection, la curation de pièces vintage, ça a commencé justement chez Chevignon. Une de mes missions principales, en fait, c'était de collecter les premières collections Chevignon.
- Speaker #0
D'accord,
- Speaker #1
donc de retrouver leur modèle un peu iconique, que ce soit... C'est marrant parce que c'est des pièces que maintenant que je revois, qui sont assez demandées, qui sont assez recherchées. Par exemple, je vais te prendre le Blouson Cosmos. les caméramans, le porte-avions, la toxe. Après, je peux te citer plein de modèles. Mais voilà, moi, j'étais chargé de racheter ces premières pièces pour deux choses. On avait un musée, je suis là, en fait, au siège. Une pièce vraiment dédiée aux archives de la marque. Et après, on exposait aussi dans les boutiques les premières Cosmos, les premières toxes, etc. pour le display, en fait. D'accord. Ok. Je chinais tout ce qui était mobilier. Parce que, bon, après, le concept boutique a changé maintenant, depuis. Mais avant, c'était que du mobilier chiné dans les boutiques.
- Speaker #0
D'accord, donc...
- Speaker #1
Des anciennes tables, je ne sais pas, des vieux stockman, des vieux portants, des tapis, des petits éléments de décoration, appareils photo, des mapmontes, je ne sais pas. Et donc, je chinais vraiment le mobilier pour agencer les boutiques. Et le vêtement... Et les pièces un peu d'archives de la marque.
- Speaker #0
Mais pour le coup, si je comprends bien, c'était que du chevignon au niveau des pièces anciennes.
- Speaker #1
Oui, c'était que du chevignon.
- Speaker #0
Mais c'est là que tu as commencé.
- Speaker #1
J'ai mis le pied dedans. Je faisais tout ce qui était les brocantes, les puces, les marketplaces déjà un petit peu à l'époque qui étaient susceptibles de proposer ça. Voilà, vraiment la curation, on va dire, ça a commencé comme ça.
- Speaker #0
D'accord. Et du coup, j'imagine que assez vite, tu t'aperçois que même en dehors des vieilles pièces choubignon, tu as un intérêt pour les vieilles pièces tout court, les pièces anciennes. Bien sûr. Et c'est là que tu commences à aiguiser ton œil. C'est ça. Et voilà, comme tu dis, à mettre un pied dedans et vraiment à commencer à te dire, il y a tout un monde là que je suis en train de découvrir.
- Speaker #1
C'est ça, en fait. Tu comprends que beaucoup de pièces actuelles, en fait, comme je disais, Voilà. puisent leur inspiration dans ce vestiaire militaire. Vêtements de travail. Donc, pareil, on avait une base d'archives avec des pièces, du coup, originales au siège. Donc, j'étais, en fait. Et pareil, ça m'intéressait beaucoup de comprendre la construction des pièces. J'étais assez proche des stylistes du bureau style de création et tout. Et c'est vrai que ça a éveillé quand même ma curiosité. J'ai commencé à me faire ma propre éducation, mes propres recherches. Donc, j'ai commencé à regarder les livres, les anciens livres, tout ce qui va être le militaria, livres d'histoire. Donc, en fait, j'ai commencé, moi, par le bon français et tout. Donc, armée française, diverses périodes. Après, j'ai basculé dans l'US. D'accord. On avait beaucoup de pièces US. Parce que je suis venu, l'ADN de la marque, c'était quand même les besoins d'aviateurs.
- Speaker #0
Oui, oui, oui.
- Speaker #1
Donc, Le A2, le G1, les bombardiers, les fly jackets, etc.
- Speaker #0
Tous les modèles américains.
- Speaker #1
Tous les modèles américains qui étaient repris un peu. Donc, c'est ça qui m'a tout de suite interpellé et intéressé, en fait. Donc, j'ai été voir ça. Et après, tu comprends que le vêtement militaire et le vêtement de travail, pareil, c'est lié. Donc, hop, tu rebascules dans le vêtement de travail. Donc, US, allez, tu pars dans tout ce qui va être dénime, N30, 40, 50. Après, tu repasses dans le français, le vieux vêtement de travail, pareil, le bleu de travail, la mollisquine, le lin, les pièces un peu...
- Speaker #0
Qui font la réputation. Voilà,
- Speaker #1
qui composent ce vestiaire. En fait, c'est sans fin.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. C'est qu'en fait, à chaque fois que tu découvrais une niche, entre guillemets, ça te connectait à une autre.
- Speaker #1
Exactement. Et tu repars dans des trucs et tu vois encore où. Aujourd'hui, je continue, j'en apprends encore tous les jours. Voilà, quelqu'un qui va passer avec quelque chose que j'ai jamais vu, ou un camo, ou tu vois, une variante d'une pièce qui existe. C'est sans fond.
- Speaker #0
Oui, je pense que justement, à travers les interviews que je peux mener, c'est un des plaisirs principaux que je retrouve chez les passionnés de vintage qui ont fait leur métier aujourd'hui, c'est que c'est un terrain de jeu quasi infini. Et que tu es tout le temps en train d'apprendre, même quand tu crois connaître, même toi qui est, je pense, une des références en France sur le domaine, tu vas toujours découvrir un jour ou croiser une pièce que soit tu n'as jamais vue, Merci.
- Speaker #1
soit qui peut être un prototype ou une variante l'usure, la patine les modifications qui ont été faites sur telle ou telle pièce la rendent unique et du coup tu n'as jamais vu ça tous les jours je vois des choses un peu nouvelles à
- Speaker #0
quel moment Tu passes vraiment de travailler pour des marques à travailler pour toi. Comment ça s'est fait ? Est-ce qu'il y a eu une année, un peu un point de départ à l'aventure M47
- Speaker #1
Vintage ? C'est vrai qu'après Chevignon, j'ai continué le métier de merch en freelance pour différentes marques. Après, principalement dans le menswear, ça peut être des marques premium. J'ai été dans le luxe aussi un petit peu. Et au bout d'un moment, toujours sur le même type de mission. Donc voilà, je dis... du mobilier, des pièces anciennes, etc. Et au bout d'un moment, moi, je voulais évoluer qu'avec ces pièces-là. Je voulais côtoyer entre guillemets que ces pièces-là. Donc, je me suis dit allez, je vais trouver quelque chose, je vais trouver un créneau pour être là-dedans full-time.
- Speaker #0
À 100% ?
- Speaker #1
Voilà, à 100%, vivre de ça. Et du coup, j'ai commencé à acheter mes premières pièces qui étaient destinées à la revente. Mes premiers stocks. Pour toi,
- Speaker #0
ce coup-ci ?
- Speaker #1
Pour moi, c'est ça. Pour commencer à lancer mon projet.
- Speaker #0
Et en quelle année tu te lances ? Tu fais le grand saut ? C'est quoi ? C'est le compte ? Tu ouvres un compte sur Instagram ?
- Speaker #1
Oui, c'est bon. Ça se passe. Oui, à l'époque, c'est vrai que j'avais commencé à faire un Instagram dédié à ça. Un peu qui mélange vente, oui, achat, vente, lifestyle, etc. Et j'ai lancé... Alors, il y a eu un petit événement. C'est le Covid. Oui. Pour être original, on va dire, parce que c'est vrai que c'est évoqué dans le premier épisode. Et du coup, c'est vrai que ce truc-là, ça a remis beaucoup de choses en question pour beaucoup de gens.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
donc j'en fais partie. Eh bien, écoute, on a trouvé des canaux de vente différents. Donc, Internet, c'est là où j'ai lancé l'eShop.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
En fait, avec les pièces que j'avais déjà...
- Speaker #0
En stock.
- Speaker #1
En stock, oui. Comme son nom l'a dit. Accumulées jusque-là, je me suis dit, allez, je ne pars pas tout de suite dans le physique, parce que de toute façon, c'est des bains aux imes.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Mais ça m'a permis de créer l'eShop, d'être actif sur Instagram tout de suite. Et voilà, ça s'est fait comme ça. Et une fois que les périodes de... de restrictions, de confinements, etc. qui ont réouvert un petit peu les... C'est là où j'ai fait mes premières expositions, en fait. Donc, que ce soit sur des brocantes professionnelles.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Je commençais comme ça, en fait, sur les brocantes. Et après, voilà, ça a été des pop-ups partagés au début, sur certains lieux, parce que, voilà, quand tu commences, souvent, tu fais des événements avec... Avec des gens qui font comme toi, qui sont complémentaires. Donc, voilà. Et après, mes propres événements, avec toujours des lieux différents. Le showroom, là, on est dans une boutique où je suis pour une dizaine de jours. Voilà, c'est progressif.
- Speaker #0
Et d'ailleurs, c'est marrant parce que nous, on s'est rencontrés, si ma mémoire est bonne, sur une brocante.
- Speaker #1
C'est vrai.
- Speaker #0
Il y a très longtemps, parce que moi, comme beaucoup, je pense, je suis tombé sur ton Insta. pareil quand j'ai commencé à vraiment m'intéresser aux vêtements anciens et au vintage et du coup t'es quand même, je sais que tu es modeste mais t'es quand même un des comptes insta sur le vintage assez pointu qui est important donc voilà je te suivais comme beaucoup et après voilà ça te permet toi de à la fois montrer un peu l'étendue de ce que t'as en stock de ce que tu vends et de ce que tu vends pas aussi parfois avec des vraies pièces d'archives qui pour le coup tu gardes pour toi comme tu pouvais le faire avant pour des marques J'en ai. et donc on s'est rencontré sur cette brocante et c'est vrai que depuis je t'ai suivi maintenant je te suis de très près mais on va dire je t'ai suivi au fur et à mesure et voilà avec ces pop-up etc et ces sélections qui moi je pense bon je m'exprime au nom du peuple mais qui sont reconnaissables par toujours ce mix entre vêtements de travail et militaires toujours assez pointus avec ça va les années 30 ou les années peut-être 70 en gros c'est ça exactement
- Speaker #1
En fait, c'était, entre guillemets, moi, c'est mon ADN, en fait. C'est ce qui me plaît, déjà. Je pense que ça se ressent. C'est important, oui. Je le constate. Et donc, c'est ce qui me plaît. C'est ce que j'aime. Et c'est vrai que je suis plutôt, entre guillemets, modestement connu, reconnu pour ça. C'est-à-dire que moi, mes clients qui me suivent depuis le début ou que j'arrive à... au fur et à mesure parce qu'ils passent au pop-up parce qu'ils n'habitent pas forcément en France ou qu'ils tombent sur le compte ils savent que je suis spécialisé un peu là-dedans et c'est ce qui ressort de la sélection c'est une vraie sélection c'est ça qui est important pour moi c'est une vraie sélection après il y a des boutiques un peu plus généralistes tu t'achètes des lots, t'achètes des balles, des choses qui sont déjà un peu tout fait. Moi, c'est vraiment une sélection quasiment à la pièce. Parce que sur les pièces que je propose, il y a peu ou plus de quantité. Dès que tu commences à partir, comme tu disais, sur l'année 20-30, voire du militaria, j'ai des pièces parfois première guerre. Là, ça va être... Moi, je rachète directement à des collectionneurs et musées, parfois.
- Speaker #0
sur des trucs un peu précis,
- Speaker #1
un peu pointus. Voilà. Après, le vêtement de travail, c'est différent. C'est des archivistes. C'est du particulier aussi, mais peu, parce que c'est difficile de trouver des pièces encore. T'imagines, là, on est à la boutique. Là, je balaye un petit peu. Oui, pourtant, du regard. On est entouré de belles pièces. Oui, en même temps que je te parle. Voilà, là, j'ai des pièces années 20-30. Voilà. Tu te rends compte ? Elles ont 100 ans, les pièces.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Et elles sont, encore une fois, pour la plupart, en très bon état.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. C'est trouver la pièce en bon état, portable, qui n'est pas complètement défoncée. Après, c'est ce qui fait le charme aussi de ces pièces. C'est que parfois, enfin, souvent, tu peux avoir des belles reprises, du patchwork, des reprises à la main, des choses comme ça, des choses qui vont la rendre unique.
- Speaker #0
C'est ça. Et justement, je sais que En ce moment, c'est un sujet qui revient beaucoup dans le monde du vintage. Tu parlais de la difficulté de sourcer les pièces. Et forcément, le temps passant, et maintenant le vintage est quand même un peu plus mainstream, il y a de plus en plus d'acteurs. Je pense que toi même, en t'étant lancé vraiment... Pendant le Covid, c'est-à-dire qu'il y a 5 ans déjà. Oui,
- Speaker #1
il y a 5-6 ans, même plus. J'ai commencé avant.
- Speaker #0
Oui, il y a déjà commencé avant.
- Speaker #1
Donc au final, ça fait déjà 6-7 ans même. Ça passe vite. Je ne veux pas faire l'ancien, mais ça passe vite. Je vois, bien sûr.
- Speaker #0
Tu as vu l'évolution. Oui,
- Speaker #1
carrément, bien sûr.
- Speaker #0
Des pièces qui, avant, pouvaient se trouver facilement, qui maintenant commencent à se raréfier. Ou alors, justement, c'est Chris qui nous en parlait dans le premier épisode. Les gens, maintenant, il y a Google Lens, ils peuvent faire une recherche rapide. Et avant, des choses qu'ils donnaient ou qu'ils jetaient, ils vont dire non seulement des fois ils vont les vendre, et puis des fois, comme ils ne connaissent pas ou peu, ils vont vouloir vendre à des prix trop élevés. Donc toi, tu as vu toute cette évolution ?
- Speaker #1
Oui, le marché, entre guillemets, il a pas mal évolué. Et c'est d'un étang, surtout, là je le constate depuis, allez, on va dire une bonne année, deux ans, un an, deux ans, il y a beaucoup de nouveaux acteurs, en fait, déjà. parce que euh Il y a une espèce de trend autour de ça. Donc, c'est bien. Après, on ne va pas s'en plaindre. Parce que moi, si tu veux, avant, quand j'ai commencé, mes plus belles pièces, c'était vendu quasiment exclusivement à l'international. Je les vendais sur eShop ou je les vendais en boutique à des gens qui passaient, des étrangers, des touristes. Je les vendais beaucoup au Japon.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Quasiment. qu'au Japon, exclusivement au Japon, les plus belles pièces, je parle. Après, d'autres pays, mais vraiment, majoritairement, grande majorité à l'étranger. Et maintenant, ce même type de pièces, très belles, très pointues, je les vends à des Français. Oui, c'est cool. Moi, je suis content. Après, modestement, j'espère peut-être avoir participé à ça aussi, mais c'est vrai, c'est cool que les gens... Et eu, à un moment donné, sont tombés dedans aussi. Ils se sont pris... C'est séduisant, quand même. C'est pas ça, tu vois. Ils t'aiment t'habiller, ils t'aiment la mode contemporaine. Et que tu vois, que tu te rends compte qu'au final, les inspirations sont... Tu vois, je fais un petit peu... Là, je fais le signe de l'entonnoir. Mais proviennent de là. c'est hyper séduisant de pouvoir acquérir la pièce d'origine. Donc, il y a ça. Les gens sont rentrés dans les mœurs.
- Speaker #0
Ils sont peut-être un peu plus éduqués.
- Speaker #1
Si tu veux planer les termes,
- Speaker #0
le mot est un peu fort.
- Speaker #1
Oui, quelque part, ils sont plus au fait. Ils sont plus au courant. Il y a diverses... diverses... Voilà. personnes, personnalités, médias, presse qui ont participé à ça aussi. Donc, c'est cool que ce soit démocratisé. L'autre jour, je regardais maintenant dans les magazines mode, dans les éditos, tu vois, il y a des pièces vintage.
- Speaker #0
Oui, de plus en plus. Peut-être qu'il y a des gens qui ne le savent pas, mais c'est dans le vintage, même si on parle de pièces qui ont des fois jusqu'à 100 ans, il y a des cotes, il y a des tendances. C'est-à-dire qu'à un moment, c'était le militaire américain qui était très coté. Après, il a eu le vêtement de travail français. Oui, toujours. Toujours, d'ailleurs. J'ai l'impression qu'à chaque fois, c'est le Japon qui donne le ton, qui donne la direction à suivre, parfois.
- Speaker #1
Oui et non. Là-bas, il y a un gros marché parce qu'ils ont une grosse passion. Ils sont très, comme tu le disais tout à l'heure, éduqués, peut-être. Sur ça, ils ont l'amour vraiment du... du vêtement ancien et qui plus est français. Parce qu'au Japon, ils adorent la France. Moi, j'y suis allé il y a quelque temps. Tu peux avoir des noms de cafés, de restaurants, des librairies typiques français. Parfois, les mots... Donc oui, c'est pour ça que c'est très tendance là-bas. Déjà, depuis bien longtemps. Ça fait quelque temps que c'est très... que c'est très trendy là-bas. Mais ouais, le Japon... Mais maintenant, franchement, là, je te parle vraiment à l'heure d'aujourd'hui. On est le 20 décembre 2025, et le 19 décembre 2025. Maintenant, ça s'est équilibré. C'est un constat, vraiment. Je te dis, depuis deux bonnes années, moi, mes plus gros clients maintenant, ce n'est pas forcément des Japonais. Non. Ça va être souvent des Américains.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Notamment New York. Je ne sais pas ce qu'il y a. Dernière Fashion Week. Pareil, beaucoup de gens qui étaient hyper intéressés par ça, hyper demandeurs.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
notamment sur le vêtement de travail français. Voilà, le bleu, la mollicine, le coton, mollicine noire, peu importe. Mais le vêtement de travail français, c'était New York. Donc, vraiment, maintenant, c'est assez équilibre.
- Speaker #0
Oui, d'accord. Donc, ça continue de bouger.
- Speaker #1
Les tendances ont su bouger. Et puis, voilà, il y a des pays qui ne sont pas forcément cités. Tu vois, on cite tout le temps le Japon. les États-Unis mais moi mon pays préféré pour le vintage en tout cas c'est la Thaïlande pour en trouver ? pour en voir ouais c'est la Thaïlande moi j'ai été pas mal de fois en Thaïlande on a pas mal voyagé dans toute la Thaïlande mais principalement Bangkok c'est extraordinaire là-bas ils ont des des stocks de... de dénimes. Ils sont très américains, par contre. Il y a du vêtement français, mais peu par rapport à l'américaine. Ils ont du... Je ne sais pas. Ils ont des pièces des années 30, 40, dénimes. Ils ont du Biggie en venture. Ils ont du... Moi, je suis allé dans des endroits. Les mecs... J'ai visité un des plus grands collectionneurs au monde, qui est basé là-bas. Le mec, il a un musée.
- Speaker #0
Oui, littéralement,
- Speaker #1
un vrai musée, c'est du solide, c'est un truc, tu y vas, moi je le connaissais un petit peu, de réseau, j'ai rencontré, j'y suis allé, on a un peu sympathisé, il m'ouvrait sa collection perso, il te sort un hub, il t'ouvre une armoire, je ne sais pas, tu as dit Biggie des années 50, tu as les marques, voilà. iconiques du vêtement de travail américain. Big John, Big Smith, Payday, du denim US années 30, US Army, je parle. Des trucs de fou, des souvenirs jacket. La Thaïlande, ils ont vraiment un vrai lifestyle autour de ça. Donc moi, je dirais, une de mes destinations favorites pour le vintage, c'est la Thaïlande.
- Speaker #0
Très bien. Moi, mon grand regret, c'est que... Quand j'ai été à Bangkok, je ne m'intéressais pas encore au vintage. Ah ouais ?
- Speaker #1
Donc il faudra que j'y retourne. Mais tous les pays, en tout cas pour ceux que je connais, moi ça va être Vietnam, Thaïlande, pareil tu vois, dans ce genre de... en tout cas dans ce pays-là, je suis sûr et certain que dans quelques temps, pareil, ça va prendre de l'ampleur. D'accord. Je vois l'évolution qui se fait, jour après jour, mois après mois, et je pense que ça va... Je pense que ça va être intéressant dans les années à venir à court terme.
- Speaker #0
D'accord, très bien. Du coup,
- Speaker #1
tu vois, ça va encore plus s'élargir, se démocratiser quelque part.
- Speaker #0
Oui, et c'est marrant, ça se démocratise au final le vintage au niveau mondial, comme tu viens de l'expliquer, et aussi au niveau local, si on regarde la France avec le nombre de magasins qui ouvrent, le nombre de friperies qui se développent, et on est vraiment sur un mouvement, on va dire, une tendance de fond global. Pour revenir à ta sélection, là encore une fois, on est entouré de toutes ces belles pièces au sein du pop-up. Est-ce que tu as une époque ou une origine préférée dans tous ces vêtements ?
- Speaker #1
Alors maintenant, c'est vrai que j'ai tendance à plus le vêtement de travail français. Vêtement de travail, ouais. Voilà, cette période vraiment entre deux guerres.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Ok, donc vraiment les 30-40 quoi,
- Speaker #0
début 40 on va dire.
- Speaker #1
Ouais. c'est ce que je prends plaisir en tout cas à chercher c'est les pièces quand je les trouve je suis le plus content parce que le militaria oui ça me fait toujours vibrer j'ai commencé par ça vraiment mon ADN M40Z c'est vrai que mon ADN c'est le vêtement militaire le militaria, français, US anglais tout ce qu'on veut et
- Speaker #0
Oui, parce que pour ceux qui ne savent pas, M47, c'est un peu le pantalon...
- Speaker #1
Oui, le pantalon, la veste, tout l'uniforme français d'après-guerre, en fait.
- Speaker #0
Voilà, c'est ça. M47, c'est l'uniforme français d'après-guerre.
- Speaker #1
Modèle 1947. Voilà,
- Speaker #0
sorti en... En 1947,
- Speaker #1
comme un nom nazique. Non, mais voilà, et après, décliné en plein de pièces différentes. Donc oui, j'ai repris mon nom beaucoup par rapport à ça. Donc oui, Méditerranée, avec, entre guillemets, encore une fois, modestement, avec mon expérience, j'arrive à trouver régulièrement ce style de pièces. Comme je disais, français, anglais, US, seconde guerre, un petit peu après, un petit peu avant. Pas de problème. Mais aujourd'hui, vraiment, quand je trouve une belle pièce ou plusieurs... Vraiment, je suis content de trouver ça. C'est le vêtement de travail français. Je te dis des années 20, 30, début 40. Parce que, comme son nom l'indique encore, c'est des vêtements de travail. C'est des vêtements qui ont travaillé. Donc, en sortir en relativement bon état, ancien... avec une belle étiquette, une belle patine ou pas. Parfois, j'ai du TEDstock aussi. C'est plus dur. Honnêtement, c'est plus compliqué à trouver.
- Speaker #0
Est-ce que si, peut-être que tu t'épanouis plus aujourd'hui sur le vêtement de travail français, parce que le militaria, tu l'as fait pendant longtemps, et là, tu es peut-être content de changer de terrain de jeu ?
- Speaker #1
Oui, j'ai toujours fait les deux, mais c'est vrai qu'à proportion gardée, j'ai toujours eu plus de vêtements militaires. Et maintenant, c'est la rareté qui fait que je suis content de trouver des belles pièces. Parce qu'encore une fois, plus trop.
- Speaker #0
De moins en moins, c'est sûr. Et tu as des préférences si on reste sur le monde travail ? Là, tu parles du français, mais tu as aussi un peu d'américain.
- Speaker #1
Un petit peu,
- Speaker #0
parfois.
- Speaker #1
Alors pareil, moi, je suis plus sur le créneau militaire. La majorité de mes pièces sont françaises. Et c'est vrai que les... belles pièces US, notamment dénimes, ça va être les locaux de jaquettes ou chez quelques pantalons aussi, des bidifs, d'autres marques aussi que je garde parce que c'est vrai que j'ai tendance à... C'est le genre de pièces qui, moi, me plaisent personnellement, en fait, à porter, je trouve. Donc ça, ça peut être potentiellement les pièces que je vais garder pour moi. J'avoue que c'est mon petit...
- Speaker #0
Mon petit jardin secret.
- Speaker #1
Quand même pas, mais c'est ce que j'ai plaisir en tout cas à garder et importer. Donc, ouais. Moi, j'en trouve pas beaucoup. Pareil, ça c'est encore plus niche que le reste.
- Speaker #0
Ouais, c'est encore différent.
- Speaker #1
Honnêtement, j'ai pas vraiment les connexions dans ça.
- Speaker #0
D'accord, ouais. Ok, très bien. Toi qui du coup, je pense que c'est un Dylan qui se pose à toi régulièrement, c'est que du coup tu trouves des belles pièces, tu les amasses et après il y a celles que tu gardes et celles que tu vends. Donc comment tu fais tes arbitrages ?
- Speaker #1
Alors moi je vais au risque de peut-être pas de te décevoir mais alors moi je ne suis pas collectionneur.
- Speaker #0
Non,
- Speaker #1
je ne suis pas dans une démarche de collection. Je te dis, moi les pièces que je garde, ça va être des pièces que je porte.
- Speaker #0
Temporairement peut-être ?
- Speaker #1
Ou pas, que je vais garder longtemps, j'espère, j'en sais rien. C'est soit des pièces que je garde, que je porte. Soit c'est des pièces dans le militaria notamment. très très dur à trouver, où je sais que je ne vais pas en croiser pendant très longtemps, jamais, donc du coup je la garde. Après, ma taille, pas ma taille, peu importe, je la garde parce que voilà, comme j'ai dit, c'est la rareté qui va décider du fait que je garde. Ou alors des pièces uniques, pour le coup, mais qui vont être courantes, mais voilà, un exemple concret.
- Speaker #0
On est sur le... Oui,
- Speaker #1
on est... Là, j'ai deux... En face de nous, il y a deux... Alors, j'ai accroché, il y a deux pantalons M47, du coup, qui sont de ma collection. Pourquoi ? Alors, c'est des modèles 47, donc type 1 quand même. Donc bon,
- Speaker #0
premier type.
- Speaker #1
Premier type, OK. Donc vraiment, fin des années 40. Et bon, là, on ne voit pas, mais la patine, la solute droite, la patine, il est délavé, clair. pour atteindre ce niveau de délavage je ne sais pas ce qu'ils ont fait avec on me dit, on se posait la question autrefois peut-être qu'ils l'ont mis sur un épouvantable parce qu'il est extrêmement blanchi la couleur de base c'est un vert un peu olive marronné et là il est limite beach il est magnifique donc du coup celui-là il est unique, je le garde celui de gauche il est complètement non refait, alors la partie d'origine c'est le haut, c'est au niveau de la ceinture et on va dire mi-cuisse et après c'est que du patchwork de matières différentes t'as un peu d'HBT t'as des contrastes de couleurs les poches ont été changées, replacées machin
- Speaker #0
Et pareil, celui-là, il est unique. Donc, c'est des M47. Mais ceux-là sont uniques. Donc, ça, ça me fait un peu vibrer. Donc, ça, c'est le genre de pièces que je vais avoir tendance à garder pour moi.
- Speaker #1
Oui, parce qu'en fait, il y a deux choses. Il y a les pièces qui sont rares, parce que c'est des modèles rares. Et après, il y a des pièces comme ça, un M47 qu'on peut qualifier de commun quasiment, mais qui sont uniques par leur histoire, leur patine, leur appiessage.
- Speaker #0
Oui, voilà, c'est ça. C'est des pièces qui ont leur propre histoire, en fait. C'est beau, ça.
- Speaker #1
Et du coup, tu l'as dit, tu n'es pas un collectionneur, donc tu as quand même quelques pièces que tu gardes pour toi,
- Speaker #0
les vraiment uniques. Mais voilà, si j'ai... En fait, après, pareil, c'est des pièces que je vais garder un certain temps, peut-être que je vais revendre. Parce qu'à un moment donné, je veux financer un autre achat. Ou voilà, ça va rentrer, ça fait un peu doublon, tac, j'en sais plus. Mais ouais, j'ai pas cet esprit vraiment collectionneur, archiviste. Il y en a qui le font, qui font ça très bien. Mais non, je sais pas. Moi, honnêtement, ce qui me fait le plus... Enfin, en tout cas, ce que je retiens, parce que pareil, peut-être tu peux me demander quelle va être peut-être une des pièces où c'était ta question d'après, je crois.
- Speaker #1
On verra, peut-être.
- Speaker #0
On en reparlera, du coup. Donc non, moi, je n'ai pas ce truc de collection, je pense.
- Speaker #1
D'accord. Et même si tu n'as pas ce côté collectionneur, est-ce que tu as quand même une pièce qui serait un peu le Graal pour toi à avoir ou même pas du tout ?
- Speaker #0
Honnêtement, non. Je ne peux pas dire une pièce comme ça. Je n'ai pas de... Je n'ai pas de... Non.
- Speaker #1
Tu n'as pas de pièce de rêve ?
- Speaker #0
Non.
- Speaker #1
Mais ce serait peut-être plus à l'opportunité, c'est-à-dire que si un jour tu croises... Une pièce vraiment...
- Speaker #0
Moi, c'est plus, je vais te dire, c'est plus le contexte dans lequel j'ai trouvé les pièces qui me marquent.
- Speaker #1
Ah, ça,
- Speaker #0
c'est intéressant. Ça va être le contexte. Je ne sais pas, je peux te dire un exemple. Quand j'ai commencé, on parlait tout à l'heure, j'ai acheté mes premières pièces, mes premiers stocks. J'avais racheté une malle d'un ancien sous-lieutenant, parce que la malle, je l'ai gardée. Il y a son marquage dessus. C'est un sous-lieutenant qui avait fait l'Indo.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Et je ne savais pas ce qu'il y avait dedans. Donc, j'ai acheté un collectionneur avec d'autres pièces déjà. Très belle, c'était un collectionneur. Déjà, il y avait des trucs...
- Speaker #1
Très chouette.
- Speaker #0
Voilà, il y avait des beaux matos, comme on dit. Et il y avait cette malle. Il dit, écoute, j'ai ça, je ne sais pas ce qu'il y a dedans. Il y avait un cadenas dessus.
- Speaker #1
Il ne l'avait jamais ouvert ?
- Speaker #0
Jamais ouvert. ça traînait dans son... dans son express de stockage il me dit je ne sais pas ce qu'il y a dedans il me dit c'est toi et ta chance on a convenu d'un truc je l'ai racheté je ne savais pas il y avait des ça aurait pu être n'importe quoi des cailloux bon bref Et du coup, j'ai acheté, je l'ai ramené. Je me rappelle, j'avais ouvert la malle, le cadenas.
- Speaker #1
Déjà, l'excitation à son maximum, non ?
- Speaker #0
Tu vois, et en fait, quand je l'ai ouvert, tu sais, ça faisait... Dans ma tête, c'était... Tu vois, dans les films. Pas dans les films, plutôt dans les dessins animés. Quand ils ouvrent un coffre au trésor, c'est un espèce d'halo... Ouais,
- Speaker #1
lumineux.
- Speaker #0
Lumineux. Franchement, ça aurait pu être ça, quoi.
- Speaker #1
Ouais, c'était avec une petite musique.
- Speaker #0
Ah ouais, c'était magnifique. parce que déjà, là, tu rentres au-delà du côté...
- Speaker #1
Vêtements.
- Speaker #0
Vêtements. Là, tu rentres dans l'histoire, tu vois. Et c'est l'histoire personnelle de quelqu'un. C'est une tranche de vie, tu vois. Et franchement, il y avait des pièces incroyables. Parce qu'en Indochine, ils utilisaient beaucoup de matériel américain.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Donc, il y avait des pièces US seconde guerre qui avaient été réutilisées en Indo.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Donc, j'avais une ou deux P44. C'est le UMC. J'avais une 41, j'ai eu quelques pantalons P43 avec les poches sur le côté. Toi,
- Speaker #1
c'est des pièces militaires américaines.
- Speaker #0
Enfin, utilisées en français, mais américaines. Et voilà, je veux dire, au-delà des belles pièces, il y avait ce côté pareil. Du coup, il y avait une trousse de toilette avec des lames de rasoirs, un savon neuf emballé dans du... Du papier cartonné, un miroir, quelques photos, quelques... C'était incroyable. J'ai trouvé ça... C'est une sensation, tu vois. C'est excitant et puis c'est...
- Speaker #1
Ça va être presque émouvant. Parce que ce monsieur, un jour, il a fermé cette malle avec ses affaires de Nantes. Il s'est resté fermé des dizaines d'années.
- Speaker #0
Et du coup, j'ai gardé quelques pièces. Parce qu'au-delà du côté, encore une fois, collection, machin, j'ai gardé des pièces par rapport à ce moment-là. C'est ce qui a lancé un peu mon truc. C'est un des éléments qui a lancé mon intérêt. Pour revenir à ta petite question de base, je vais retenir plus des moments. Les moments dans lesquels je trouve les pièces.
- Speaker #1
Les contextes.
- Speaker #0
Ça va être des gens. Je te dis, moi, j'ai affaire souvent à des anciens... propriétaires de musées, des collectionneurs. Tu vois, on partage toujours. C'est toujours un... C'est plus ça que je retiens que des pièces. Après, te dire, oui, telle ou telle pièce, franchement, je ne pourrais pas dire. J'en ai. J'en ai, j'en ai eu. J'en aurai encore, j'espère. Des trucs très cools. Ça va, ça vient, mais les moments, je trouve que ça reste plus.
- Speaker #1
Et du coup, par extension, tu... Ce que tu préfères dans le vintage, c'est quoi ? C'est cette recherche et ces rencontres que tu fais ? Plutôt que la vente ou tout ce qui est côté...
- Speaker #0
Je suis un peu de tout. C'est l'ensemble, en fait. Moi, je fais tout. Tu te rends compte ? Du sourcing à la vente finale, en passant par...
- Speaker #1
Mettre les pancartes dedans.
- Speaker #0
Faire des pancartes quand je fais des pop-up. Tu vois bien. Oui, je vois très bien. On se connaît bien maintenant, on se côtoie bien. Bon. Voilà, je... Ouais, tout. Moi, j'adore aussi mettre en scène les pièces, tu vois, je fais les photos, un petit peu pour le... pour le faire du contenu. Bon, je sais que j'en fais peu, je communique peu, parce que moi, après, c'est mon... entre guillemets, c'est ma DA, tu vois, le D d'être un peu... pas suralimenter le... pas suralimenter un compte ou... Donc, ouais, c'est un peu de tout, en fait. Pareil, l'échange que je peux avoir avec les gens. Quand tu transmets ta passion, tes connaissances, ton savoir humblement, c'est ça qui me plaît aussi. Moi, j'ai des très bons clients qui me suivent depuis des années. Ça fait genre que je suis ancien. Depuis l'univers un peu maintenant. Oui, mais depuis les débuts en tout cas. Et c'est toujours un plaisir de les voir, de discuter, parce que c'est des gens qui sont passionnés. C'est la passion qui nous lie. en France, tu vois ? Après, voilà, moi, j'ai des gens, des mecs, ils viennent quasiment à tous les pop-ups, tu vois. Après, voilà, ils trouvent des trucs, ils achètent, ils n'achètent pas, peu importe. Moi, je suis content d'avoir pu échanger avec eux autour de ça. C'est toujours très... Ouais, c'est...
- Speaker #1
Ouais, c'est ratifiant, c'est sûr.
- Speaker #0
C'est ratifiant et c'est des bonnes vibes, quoi.
- Speaker #1
Ouais, c'est ça.
- Speaker #0
Je suis content.
- Speaker #1
Et c'est sûr que tu parlais de l'effort que tu mets aussi dans la mise en scène et quand on voit tes boutiques, On se rappelle de ton passé dans le visuel merch, parce que c'est vrai que c'est toujours, comme tu dis, tu as une signature au-delà des pièces que tu proposes. Ta DA, on la retrouve un peu, je trouve, dans la simplicité, dans la sobriété, que ce soit dans ta communication sur les réseaux ou même dans les pop-up en eux-mêmes.
- Speaker #0
Après, le truc des pop-up, j'ai toujours fait ça. En fait, des pop-up, j'ai eu quelque temps une boutique un peu entre guillemets, ou le show même, de mon ami à côté. mais euh c'est J'essaie de m'approprier un petit peu les lieux. Ouais, ouais, j'essaie de mettre... Voilà, tu vois, là, on a les pantalons M47, mais je ramène toujours pareil, de trois à quatre pièces, ça dépend de mes archives, pour partager, tu vois. Ouais,
- Speaker #1
c'est ça.
- Speaker #0
Je les montre. Alors bon, quasiment tout. Puis surtout, ceux qui sont un peu pointus, ils voient ça, ils me disent, c'est à vendre. Donc je leur dis, non, c'est pas à vendre, parce que je leur explique et tout. Mais je montre ça. Pour le partage, en fait, ce n'est pas pour dire tiens, regarde, j'ai ça.
- Speaker #1
Oui, non, c'est plus pour,
- Speaker #0
c'est juste pour vraiment que les gens voient le truc. Tu vois, il y en a parfois, je les laisse essayer, ils veulent prendre des photos. OK, prenez des photos, pas de problème. C'est plus pour le partage du truc, quoi.
- Speaker #1
C'est ça. Et d'ailleurs, c'est drôle parce que tu as des clients, moi, je l'ai vu, qui sont passionnés. Et tu as aussi, et ce qui est un peu boucle la boucle avec tes débuts, des designers aussi de mode qui viennent s'inspirer et prendre des photos ou acheter pour alimenter les marques pour lesquelles ils bossent.
- Speaker #0
ça je faisais surtout au showroom c'est à dire que je pouvais faire des je privatisais en fait pour des studios des studios de création donc ils viennent, ils bookent un truc et après ils font ils font le tour, ils font un peu de shopping effectivement d'inspiration. Et oui, oui.
- Speaker #1
C'est ce que tu faisais toi à une époque, en fait. C'est ça, la beauté bouclée.
- Speaker #0
J'étais un peu là-dedans. Je pouvais accompagner parfois des équipes de style. Ouais, ouais, c'est vrai. Je les amenais sur des lieux que j'avais repérés, des marchands, des trucs et tout. Ouais, c'est vrai. Comme quoi, c'est toujours un peu le même process.
- Speaker #1
Oui, c'est ça, c'est drôle. Tu es passé de l'autre côté du miroir. Sur l'avenir de M47. Est-ce que, tu l'as dit, tu fais quasiment partie des anciens maintenant, en tout cas, ça fait plusieurs années que tu fais ça. Est-ce que tu as peur, des fois, de te lasser un peu du vintage et de ce monde-là, où la passion, comme tu l'as dit, est un peu infinie, parce qu'il y a toujours des découvertes, à la fois dans les profils que tu croises, que tu rencontres, et dans les pièces que tu peux être amené à découvrir ?
- Speaker #0
C'est une question qui amène à réfléchir, à la réflexion. J'ai envie d'être... J'ai envie d'être... Justement, de ne pas me lasser. C'est-à-dire que pour ne pas se lasser, il faut tout le temps... En fait, il faut que ton œil soit tout le temps en alerte.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Tu vois, c'est comme un... Il faut tenter tout le temps, tu vois. Dès que tu commences à relâcher un petit peu ça, c'est vrai que je l'ai constaté un petit peu là-dernièrement, quand tu commences à mettre ça entre parenthèses, quand tu es moins impliqué,
- Speaker #1
Tout de suite, tu perds le...
- Speaker #0
Oui, tout de suite, tu peux perdre vite en peu de temps. Donc, il faut toujours être informé, toujours être... Voilà ce que je fais depuis tout le temps. Il ne faut jamais lâcher le niveau d'implication. C'est ça qui est important.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Surtout dans un domaine qui est de plus en plus concurrentiel en plus.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Tous les jours, tu sais, maintenant, on en parlait, mais... Il y a diverses marketplaces aujourd'hui. C'est bien et pas... Pour nous, en tant que professionnels, en tant que marchands, c'est bien et pas bien. Parce que oui, tu peux trouver des trucs. Oui, on ne va pas se mentir, il y en a. Mais les gens le savent aussi. Donc, quand je dis les gens, c'est les particuliers, des gens qui... Donc, tout le monde... Pas mal de gens, du coup, peuvent s'improviser. Oui, Shiner, machin... Donc, ouais, tu... Après, c'est comme ça, c'est le magique. Après, on doit s'adapter. Justement, c'est pour ça que moi, depuis quelque temps, j'ai recentré en correction, c'est-à-dire moins de pièces. À un moment donné, c'est vrai que j'avais des plus grands espaces et plus grandes boutiques, donc j'élargissais un peu plus sa sélection. Là, non, j'ai fait ce que je faisais de base, plus petite sélection, mais par contre, que des trucs hyper pointus, hyper...
- Speaker #1
T'es revenu à ton ADN de base.
- Speaker #0
De bonnes pièces. Que de belles qualités. Que j'espère proposer. Quasiment que du très beau.
- Speaker #1
Très bien. Moi, je te confirme. Pour moi, à mes yeux, la mission est réussie. Et pour conclure, l'avenir de M47. Qu'est-ce qu'on peut lui souhaiter ?
- Speaker #0
Cette nouvelle année,
- Speaker #1
bientôt. Je pense qu'il sortira début janvier, cet épisode. Les résolutions de l'année 47 pour 2026.
- Speaker #0
Franchement, j'ai envie de te dire, ça peut paraître cliché, la santé. Pour moi, c'est le plus important.
- Speaker #1
Sans ça, on ne fait pas grand-chose.
- Speaker #0
Voilà, la santé, la santé pour mes proches. Tout ça, on en parle depuis tout à l'heure, le vintage, le vêtement, etc. Pour moi, il faut que ça reste récréatif, en fait. On ne sauve pas des vies. Il faut que ça reste fun, il faut que ça reste... Voilà, donc... Non, la santé. Le reste, on ira le chercher.
- Speaker #1
Voilà, c'est ça. Avec peut-être un projet, si on revient sur le pro, un projet de boutique en dur.
- Speaker #0
Ouais, j'y pense. Depuis quelques temps, maintenant. C'est comme tout, ça a des avantages, des inconvénients aussi. Le format pop-up, c'est quand même cool parce que ça crée un petit peu l'événement. Moi, ça me permet justement d'être pointu dans la sélection parce que ça me laisse plus de temps pour moi-même me déplacer, sourcer les pièces, etc. Après, le côté boutique fixe, effectivement, c'est bien aussi parce que tu as un lieu, tu peux t'approprier le lieu. Ça fait une récurrence aussi. Pourquoi pas ? Je regarde. S'il y a une bonne occasion, que tous les voyants sont au vert, oui, on ira. Écoute, moi, je m'adapte. Je me suis toujours adapté. J'ai toujours été... Donc, voilà. Pour l'instant, c'est ça. On verra. Voilà.
- Speaker #1
Très bien. À suivre, donc. Merci, Johan. Merci. Pour te retrouver, tu l'as dit, c'est M47 Vintage sur Instagram. Il y a aussi le eShop où on peut acheter en direct.
- Speaker #0
Voilà. J'essaie de faire des drops régulièrement, mais comme, effectivement, le rythme des pop-ups est très régulier aussi, j'ai... plus plaisir à vendre en physique aussi. Donc, je... Voilà.
- Speaker #1
Donc, en tout cas...
- Speaker #0
Comme je peux.
- Speaker #1
Voilà, c'est ça. On peut te trouver sur Instagram partout dans le monde et ton e-shop. Et pour ceux à Paris ou qui sont de passage à Paris, tu communiques sur les dates des pop-ups.
- Speaker #0
Je fais quelque chose. Je communique sur Instagram et après...
- Speaker #1
Avec un pop-up par mois.
- Speaker #0
En moyenne. En moyenne. Non, ça dépend des périodes. J'essaie d'être le plus régulier possible.
- Speaker #1
Très bien. En tout cas, moi, je vais continuer à suivre tes aventures.
- Speaker #0
J'espère bien.
- Speaker #1
Et je te dis à très vite au prochain pop-up. Merci, Johan. Salut.
- Speaker #0
Salut.