- Speaker #0
Dating stories, real talks, no filter, where is my man ? And there is Cupid, ready for a romance !
- Speaker #1
En deux ans et demi, j'ai fait 51 dates, et à l'ère du modern dating, je vais tous vous les raconter. Bienvenue dans Romance, un podcast où je vous raconte mes histoires de rencontres avec les mecs d'aujourd'hui. Des histoires parfois drôles, parfois folles. parfois fucked up, mais toujours résolument humaine. Je suis Laurence, et vous écoutez Romance. Alors c'était l'été, je me balade dans la rue, je me rappelle être sur Bumble, sur mon téléphone, et je match avec un garçon, je trouve qu'il a une tête sympa. Je me dis en voyant ses photos qu'il a une tête cool, c'est le premier truc auquel je pense. On match, on commence à discuter. Et ce dont je me rappelle, c'est de m'effourir en marchant dans la rue. Je me rappelle qu'on échange, qu'on rentre ensemble dans une discussion, un échange où on invente une histoire de deux personnages qui se parlent. Et je suis hilare dans la rue et je ris, je ris en marchant. On échange bien tous les deux, on a un super bon feeling. Je pense que c'est mutuel parce que très rapidement, on convient de se voir. Mais vu la teneur de nos échanges et la qualité... cette espèce de ping-pong un peu qu'il y a, l'humour, etc. Il me dit qu'on ne va pas aller boire un verre comme tous les autres, qu'on va faire un date autrement, qu'on va s'organiser autrement. Et il me dit, écoute, attends, j'organise ça. Donc, on convient d'un jour, très rapidement après ses premiers échanges, je ne me rappelle plus exactement quand, et il me dit, écoute, je viens te chercher en bas de chez toi, je viens te chercher en moto. Je me rappelle que... Le premier truc que je pense quand il me dit ça, c'est que je me dis, ah cool, j'ai un casque. Et après, je me dis, putain, mais qu'est-ce qu'il y a à en faire ? D'aller faire un date en moto, d'arriver, t'as la gueule écreusée dans le cœur, c'est comme ça. Pour moi, la moto ou le deux-roues, c'est toujours signe d'inconfort. C'est pas un moyen de locomotion avec lequel je suis à l'aise. J'ai l'habitude, le père de ma fille était en school, donc j'ai eu l'habitude d'être dessus. Mais je trouve que ça va trop vite, que c'est inconfortable et je ne suis pas à l'aise. Donc en fait, je me demande ce qui m'a pris d'accepter un date où je me mets en situation d'inconfort dès le départ en fait. Après, il y a autre chose, c'est qu'on échange, on commence à se faire des vocaux. Il y a quelque chose qui me strike particulièrement, c'est sa voix. Je trouve qu'il a une voix extraordinaire, une voix très particulière. Et il y a aussi une forme de rondeur dans cette voix que je trouve assez rassurante. Du coup, la confiance s'installe même dans ces échanges un peu marrants qu'on a ensemble. Et je me dis que ce sera sympa, que j'aurai la tête écrasée dans le casque, que ça va me gonfler, mais que ce sera forcément cool et forcément rigolo.
- Speaker #2
Alors, ça fait quoi de raconter notre rencontre devant moi ?
- Speaker #1
C'est un peu gênant.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #1
Moi,
- Speaker #2
je ne suis pas gêné, ne t'inquiète pas.
- Speaker #1
Je continue ?
- Speaker #2
Vas-y, je t'en prie.
- Speaker #1
Le jour du date arrive, j'ai mon casque sous le bras. Je me vois marcher dans l'allée de mon immeuble avec les baies vitrées et le voir de l'autre côté et me dire « Ah putain, c'est une moto. » Je ne vais même pas être bien installée. C'est le premier fric auquel je pense. Je le vois et en fait, je me rends compte que je ne vois pas vraiment son visage. Je me dis « Lui, il me voit mieux que moi je le vois. » Il a son casque. Il est sur sa moto, je vois son regard, mais je ne le vois pas vraiment. Et je me dis, bon, allez, go. Et au moment où je me monte sur la moto, au moment où je m'installe, on échange quelques mots, on se salue. Je me rappelle assez vaguement de ce moment-là. Ce que je me rappelle, c'est qu'au moment où je m'assois, je me dis, putain, c'est drôle parce qu'il y a un très gros contact physique tout de suite. Quand tu montes sur une moto, tu es obligé de t'accrocher à la personne, de... collé à elle. Et donc en fait, on ne s'est même pas encore vraiment posé l'un à côté de l'autre, on n'a pas eu de vrai contact, que je suis déjà collé à lui. Et donc ça, c'est une sensation assez particulière. Et on part.
- Speaker #2
Je me suis dit, mince, alors qu'est-ce qu'elle fait beaucoup plus jeune que son âge ? C'est la première chose que je me suis dit. Je me suis dit, tiens, j'aime bien sa paire de Vans au pied. Je crois qu'on avait déjà parlé...
- Speaker #1
On avait parlé des Vans, on avait les mêmes.
- Speaker #2
Ouais.
- Speaker #1
c'est vrai parce que j'en porte beaucoup j'aime beaucoup ça c'est vrai il faut savoir que c'est un critère pour moi les vans ah ouais c'est pour l'un ? ouais Pas à ce point-là, mais c'est un atout séduction, en face de moi, d'avoir des vates.
- Speaker #2
Je pense que ça doit vouloir dire dans le sens que tu as un petit côté jeune dans ta façon de t'habiller, pour ne pas utiliser le mot de boomer, branchouille.
- Speaker #1
Oui, c'est évidemment ça.
- Speaker #2
Et donc, je me suis dit, elle est chouette. Elle fait plus jeune, c'était plaisant. Et puis après, on est monté sur mon fidèle destiné. Et alors du coup, effectivement, il y a ce côté proximité un peu forcé. Mais c'est cool parce que ça brise les barrières tout de suite. Et c'est bien, les dates Coca-Cola autour d'une table, c'est toujours un peu... C'est pas chiant, mais bon, tu te rajoutes quelques difficultés, on va dire. C'est toujours sympa quand ça sort un peu du lot, quoi. Alors j'admets que la moto, c'est un pari. C'est pas forcément rassurant. Et puis en plus, tu peux tomber sur quelqu'un qui conduit pas bien, qui conduit vite. En l'occurrence, ça fait un moment que je roule, donc je sais ce que c'est que de rassurer quelqu'un. derrière moi. Donc, qu'est-ce que tu as aimé de la balade ?
- Speaker #1
Au moment où j'arrive, où on va monter, tu me dis, de toute façon, la moto, pour moi, c'est un truc important. Et donc, ça a bien se passer. Tu me dis ça. Donc, je me dis, allez, go. C'est vrai que je ne suis pas inquiète, mais tout de suite, je me sens à l'aise. Et en fait, je trouve ça hyper agréable. Et surtout, on fait une chouette balade, c'est-à-dire qu'on se rend vers Montmartre, mais on traverse Paris. On fait plein d'endroits cools dans Paris. Je me rappelle de ça.
- Speaker #2
Paris la nuit.
- Speaker #1
Paris la nuit.
- Speaker #2
Paris la nuit, c'est génial.
- Speaker #1
Et en fait, je suis là derrière et je trouve ça hyper agréable. Et je me rappelle qu'assez rapidement, on parle des monuments, je fais les touristes là, on est sur la moto, c'est hyper cool. Je me rends compte tout de suite que t'es hyper assurant, que tu conduis hyper bien. Et surtout, je me dis, c'est le date le plus romantique que j'ai jamais fait de ma vie.
- Speaker #2
Ah ouais ? Ok.
- Speaker #1
Je trouve ça hyper cool. C'est différent. Je pense que c'est ça qui me plaît. Moi, j'aime bien ce côté-là. C'est un petit peu différent, hors des codes. Et ouais, je trouve ça sympa. Je profite du moment. Je ne me pose pas plus de questions que ça sur le moment. En fait, j'en profite. Juste à un moment, je me dis, c'est super cool. C'est vraiment le truc le plus romantique que j'ai fait.
- Speaker #2
Comme quoi, messieurs, nous encourageons la singularité.
- Speaker #1
Et surtout, ce qui est séduisant sur le moment, c'est... Le fait que, quand bien même moi, j'étais un peu en zone d'inconfort en me disant, j'ai bien aimé le fait que tout soit géré. Qu'on me dise en gros, viens, je t'embarque et on va faire un truc cool et on y va. Et ensuite, il me semble qu'on fait un arrêt ou deux, on charge de l'essence et t'achètes deux canettes de coca à la paix.
- Speaker #2
Ah oui, oui, oui, bien sûr.
- Speaker #1
Tu nous achètes tes cocas à la pompe à essence ? Je me revois à côté de toi,
- Speaker #2
donc je ne sais plus vraiment ce qu'on fait.
- Speaker #1
Et là, je me dis, en fait, c'est qui tout double ? Ou c'est ça continue romantique et c'est cool ? Ou c'est tout pété, on va être comme deux clandos avec nos canettes, dans un date canette de coca ? En fait, c'est ce qui me faisait marrer, c'est que je me disais, ça va être qui tout double ? Et on verra comment on sert. Et donc voilà, on fait cette super balade et on arrive à Montmartre, qui sur le papier est quand même un truc méga cliché de fou. Montmartre, Paris, tout ça. Mais c'est pas trop cliché. Je n'ai pas un souvenir du moment hyper cliché. Je trouve ça marrant. On discute toujours beaucoup. J'ai un souvenir assez vague, mais je me vois assise sur les marches boire un noeud quai au car. Je vois que je me caille le cul aussi. Je me rappelle que j'ai froid. Il commence à faire un peu froid et la soirée coule. C'est le souvenir que j'en ai.
- Speaker #2
C'était à quelle période de l'année ?
- Speaker #1
C'était en juin.
- Speaker #2
Après, moi, je suis à l'aise avec ça, le fait d'avoir quelqu'un derrière moi avec qui tourner la tête, discuter, etc. Je ne me souviens pas que j'avais suggéré l'excellente idée d'acheter du coca. Je me souviens bien qu'on est monté s'asseoir sur les marches à Martre. et qu'on avait bien discuté, je m'en souviens très bien aussi et je me souviens que j'étais je sais pas si tu l'as ressenti mais vachement intrigué intéressé par ton métier J'ai dû te poser pas mal de questions, je pense, dessus. C'est assez admiratif. Et voilà, je pense que ça nous a fait toute la soirée, au final.
- Speaker #1
Oui, ça a duré longtemps.
- Speaker #2
Oui, oui.
- Speaker #1
Il a commencé à pleuvoir. On a décidé d'en rentrer. Tu m'as raccompagnée. Ça faisait un petit bout, quand même, depuis Montmartre. On a fait le trajet du retour. Pareil, je trouvais ça super cool. Le trajet était agréable aussi. Et j'ai souvenir qu'on soit rentrés. Et ce dont je me rappelle aussi... c'est que cette proximité que je trouvais un peu chelou au début, je trouvais ça agréable. J'avais vachement de mal à me détacher de cette sensation-là. J'étais collée sur la moto, je trouvais ça hyper agréable. Et c'est un contact. Je me rappelle un peu de ton odeur, je me rappelle de ce truc-là. Donc en fait, je me rappelle me dire que c'est hyper agréable ce moment-là et de retrouver vachement plus de contact, de douceur. toi aussi, tu es un petit peu plus tu commences à être un petit peu plus tendre et on arrive chez moi, on se quitte et je rentre à la maison et je me dis oh là là j'avais pas envie que ça s'arrête ce moment là et je me rappelle que je t'ai envoyé un message et puis je crois que j'ai dû dire un truc du genre je reviens ? je suis reviendu tu as fait demi-tour, mais pas très loin de mémoire
- Speaker #2
Non, je n'étais pas très ventre.
- Speaker #1
Tu n'étais pas superment, j'avais été assez réactive. Après, je me suis dit, s'il est le message dans 48 minutes...
- Speaker #2
Si, si, si, je me souviens très bien. J'étais en train d'ouvrir la porte de mon garage.
- Speaker #1
Non, en fait, je trouvais que cette soirée, elle était tellement cool. Je n'avais juste pas envie qu'elle s'arrête, en fait. C'était ça.
- Speaker #2
Non, c'était très agréable. Mais après, je suis un garçon qui ne saute pas forcément sur les femmes. Je ne suis pas un crevard, comme on dit.
- Speaker #1
Parce que tu crois que tenter une approche un premier soir, ça donne l'apparence d'être un peu un crevard ?
- Speaker #2
Tu sais aussi que si t'as passé une bonne soirée, c'est aussi bien de pouvoir dire, bah cool, ça peut être une note qui peut s'arrêter là pour ce soir et puis on verra les jours prochains, tu vois ?
- Speaker #1
Oui, c'est vrai.
- Speaker #2
Après, c'est aussi chouette de bousculer un peu ce que t'avais prévu. Donc quand tu me dis que j'aurais aimé que ça continue, j'aurais dû que tu reviennes, bah I'm back !
- Speaker #1
Et du coup, tu reviens et on reste tous les deux. C'est sympa. J'ai le souvenir que tu restes dormir avec moi à la maison. Et je me rappelle, il m'a dit que tu étais parti très vite. Je t'avais proposé un café. Tu m'as dit non, je vais y aller. Il était assez tôt. Et je me rappelle, il m'a dit, il est parti super vite.
- Speaker #2
Il y a des années, j'étais en couple pas très longtemps avec une nana. Et au tout début, il y a eu quelques fois où elle avait l'habitude d'aimer beaucoup sa solitude le matin. Mais disons que je me suis plus... Quelques fois, je me suis gentiment fait... Genre un poussé vers la sortie, quoi.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #2
Et depuis, ça ne m'a pas traumatisé, mais je me suis toujours... J'ai toujours gardé en tête qu'il ne faut pas... Tout le monde n'a pas envie d'avoir un mec comme ça, qui squatte, tu vois. Ça peut être un peu lourd et tout. En fait, c'était que de la correction, quoi. C'était, je veux pas la déranger dans sa vie quotidienne. Je me fais discret, je m'en vais.
- Speaker #1
On convient de se revoir. Et ce qui est marrant, c'est qu'on se revoit la veille de mon départ à New York.
- Speaker #2
Il va s'en passer des choses.
- Speaker #1
Et donc, on se revoit la veille de mon départ à New York. On convient d'aller dîner dans le quartier. On va dans un petit resto italien dans le quartier. Moi, ma valise est déjà prête. Du coup, je sais que le lendemain matin, à 9h, je prends l'avion avec ma fille, que je récupère le lendemain. J'ai préparé ma valise, j'ai fait mes bagages, de sorte à me dire que... C'était le seul soir qui était dispo pour qu'on puisse se voir avant mon départ. Je trouvais ça dommage qu'on ne se voit pas. Du coup, je m'étais organisée pour qu'on puisse profiter de la soirée, que tout soit prêt. Ensuite, je parte deux semaines en vacances avec ma fille. Je n'ai pas énormément de souvenirs en détail de cette soirée-là. Je me rappelle de nos échanges. On voit Silly en train de manger une tomate mozzarella. Je nous vois en train de discuter, de passer une bonne soirée, de rester ensemble et c'est tout.
- Speaker #2
Moi, c'est un peu pareil. Je n'ai pas de détails particuliers de cette soirée.
- Speaker #1
Quelqu'un se teste du souvenir ?
- Speaker #2
Non, mais si ce n'est que... En fait, il vaut mieux...
- Speaker #1
Ce n'est pas un mauvais souvenir. Oui, j'ai un souvenir plutôt doux, plutôt neutre.
- Speaker #2
Oui, c'est ça. C'était neutre. Moi, j'ai un souvenir qui était très sympa, très agréable.
- Speaker #1
Oui, c'est neutre. C'était une soirée cool. Voilà. Quelques ronflements, peut-être.
- Speaker #2
C'est possible.
- Speaker #1
Oui, tout à fait.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #1
Ça, c'est des choses dont je me souviens généralement.
- Speaker #2
Ça m'arrive moins maintenant.
- Speaker #1
Très bien. Et ce qui est marrant... C'est qu'on discute un peu avant de partir et que toi, tu me racontes que pour diverses raisons, tu vas aussi partir aux Etats-Unis. Oui. Tu vas faire un voyage, rejoindre des potes. Donc, tu vas faire un voyage aux Etats-Unis qui correspond à peu près au même timing que moi. Que rien n'est sûr, rien n'est vraiment finalisé. Tu as encore de l'orgueil à gérer. Mais je me rappelle de ça, qu'on se dit que c'est marrant. Que moi, je suis un peu contente. Je trouve ça trop cool, en fait. Je me dis, non, mais ce serait... extraordinaire, c'est hyper rigolo de sortir avec quelqu'un à Paris et d'avoir l'occasion de le recroiser à l'autre bout du monde, je trouve ça marrant. Après, toi, c'est une étape dans un parcours que tu fais, donc rien n'est vraiment calé à ce moment-là. Je me rappelle qu'on se dit qu'on reste en contact et qu'on verra si on se revoit sur place.
- Speaker #2
Je ne sais plus pourquoi, on s'est complètement... En fait, on avait... L'envie de se retrouver, ça, c'était clair. Mais je ne sais plus pourquoi, je crois que c'est moi qui ai eu une merdouille de logistique qui a fait qu'on n'a pas du tout... On s'est complètement manqué. Ce qui était particulièrement dommage, parce que ça aurait été bien fun.
- Speaker #0
À nos actes manqués, comme on dit.
- Speaker #1
Exactement. Alors, ce qui est marrant, c'est que moi, je suis un peu embêtée, parce que je prends cet avion pour New York. Et ceux qui ont écouté l'épisode 1... qui s'appelle celui qui est opportuniste, savent qu'il m'est arrivé une aventure un peu folle pendant ce trajet-là. Et que moi, j'ai rencontré quelqu'un dans l'avion en ne m'y attendant pas du tout, en fait. Ce fameux avion qui a été détourné de son trajet initial et qui a fait qu'on est resté trop longtemps dedans. Et j'y ai rencontré un papa, donc, dans l'avion.
- Speaker #2
C'était pendant ce vol ?
- Speaker #1
Ah oui.
- Speaker #2
Ah ouais ?
- Speaker #1
Tu viens de le comprendre, là ?
- Speaker #2
C'est le crossover, quoi. Incroyable.
- Speaker #1
On a un crossover d'épisodes Incroyable C'est fou
- Speaker #2
Du coup t'étais pas trop déçu Qu'on se voit pas Vu que t'avais déjà Attends je finisse toi
- Speaker #1
Je précise que On a pas du tout parlé Avant de démarrer ce podcast De rien De ce qu'on allait se dire Ouais c'est vrai Faut que ce soit plus spontané Ah bah c'est spontané ouais Et en fait Comme tu as écouté Les premiers épisodes du podcast J'ai supposé Que tu avais compris
- Speaker #2
Non je me suis posé la question Mais je me suis dit Bon c'est trop gros C'était pas le même vol Bon c'était le même vol en Europe. Ah putain ! Mon Dieu ! Il était l'histoire.
- Speaker #1
Mais oui. Et donc moi, je suis un peu embêtée parce qu'en fait, je suis contente. Je me rappelle que j'étais contente du moment qu'on avait passé ensemble. Je trouvais ça cool. Après, c'était un début de rencontre et je me suis dit, on verra, mais c'était sympa. Et surtout, j'adorais l'idée qu'on se revoit à New York. Je trouvais ça fun et je trouvais ça hyper cool. Et donc, j'étais dans cette envie-là. plutôt positive et tout d'un coup, je me suis laissée embarquer dans cette aventure inattendue avec Léo dans l'avion qui a amené à une petite romance d'été. Et je me dis à un moment, je vais quand même être emmerdée à un moment où je vais me retrouver aux Etats-Unis potentiellement avec deux personnes que je viens de rencontrer. C'est un petit bordel. Il y a un moment où je me rappelle qu'il y avait pas mal de fourrir sur WhatsApp entre copines. Après, je ne sais pas dans quelle disposition j'aurais été, mais c'est vrai que je fais partie de ces gens qui, en théorie, quand ils ont quelqu'un en tête ou qu'ils ont une histoire, je mets de l'intention dedans et je me concentre dessus. Il s'avère que là, il s'était passé un truc tellement fou que je m'étais laissée embarquer dans autre chose. Mais c'est vrai que...
- Speaker #2
C'est carrébrad chaud, ta vie !
- Speaker #1
Quand bien même, moi, je suis en train de vivre un truc à 100 à l'heure sur place, avec cette rencontre imprévue dans l'avion et la romance qui se passe, je me rends compte que je n'ai pas méga des nouvelles de toi. C'est-à-dire qu'à un moment, je pense qu'il aurait fallu que je me pose la question de « Ok, comment j'agis ? Qu'est-ce que je dis ? Qu'est-ce que je fais ? » Et où j'en suis dans ma tête ? Mais je n'ai pas eu à me la poser du tout. On rentre à Paris, je suis... dans ma romance avec Léo à ce moment-là, qui est une petite histoire qui a lieu l'été. Et ce qui se passe...
- Speaker #2
Je ne savais pas ! Incroyable !
- Speaker #1
Ce qui se passe, c'est que naturellement, je n'ai plus de nouvelles de ta part. Donc toi, tu es en voyage. Au moment où moi, je rentre, toi, tu pars aux États-Unis. Tu as un long voyage à faire. Donc tu y restes et évidemment, tu es occupée, mais je n'ai plus de nouvelles. Je reconnais à un moment m'être dit, voilà,
- Speaker #2
ça s'est effrité.
- Speaker #1
Je n'ai pas eu de nouvelles et donc j'ai laissé. Ce qui est très, très, très inhabituel de ma part, parce que j'aime bien que les choses soient dites. J'aime bien savoir dans quoi on se lance et j'aime bien savoir comment ça s'arrête. Et moi, je le dis, etc. Je n'ai pas fait cet effort-là d'ouvrir la discussion et de faire un message disant « Au fait, je pense que… » Ça aurait peut-être été aussi un peu foireux de ma part de dire « Dis donc, tu ne me donnes pas trop de nouvelles. » Alors que moi, j'étais en train de vivre une histoire aussi. Je pense que j'ai laissé le truc comme ça et je n'ai pas eu de nouvelles.
- Speaker #2
Je me souviens d'un moment où j'étais en voiture, tu m'as envoyé un message. pour qu'on se voit. Je me souviens avoir regardé ton message et je me suis dit effectivement il faut que je lui réponde. Et écoute, j'ai fait une petite rencontre. On m'a dit tabou ! J'ai fait une petite rencontre, je crois, le lendemain ou le surlendemain. Du coup, je pensais toujours à ton texto et puis... Il y a eu l'histoire B comme ça qui a démarré, qui n'a pas bouché sur quelque chose de bien passionnant à la fin. Mais ça a duré quand même quelques semaines. Et du coup, ça a un petit peu fait glisser ton texto dans les abîmes, dans les arbres. Jusqu'à ce que peut-être... Deux, trois mois plus tard, ça me ramène à l'esprit. Et après, j'étais comme beaucoup de gens touchés par une maladie grave qui s'appelle la procrastination.
- Speaker #1
Je me demandais ce que tu allais dire.
- Speaker #2
Tu te dis,
- Speaker #1
il faut que je réponde.
- Speaker #2
Et plus les jours passent, plus je deviens un enfoiré.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai. Plus les gens passent, plus tu deviens un enfoiré.
- Speaker #2
Exactement.
- Speaker #1
Mais pas autant un enfoiré que trois mois plus tard. C'est ça qui est génial. Et ce qui est assez drôle, c'est que tu allais en parler, tu allais le dire tout à l'heure, jusqu'à trois ou quatre mois plus tard, ou quatre mois, moi je me rappelle, c'était quatre mois, où apparemment mon souvenir est revenu à toi, mon bon souvenir a été rappelé à ta mémoire.
- Speaker #2
Je t'ai envoyé un texto pour te dire que... Je m'excusais de ne pas t'avoir... de ne pas avoir donné suite. Et que si je m'en souviens bien, j'ai dû lui dire quelque chose du genre que c'était pas un comportement correct et que je le regrettais. Et après, tu peux... Moi, je pars du principe que mieux vaut tard que jamais.
- Speaker #1
Il avait écrit ça. Il avait écrit mieux vaut tard que jamais. Je me suis dit, ah, l'enfer. En fait, je pense que je l'ai reçu à un moment, je devais être un peu remontée.
- Speaker #2
Je me rappelle m'être dit, mais qui est con son message ?
- Speaker #1
Lui, il se dit qu'en face, j'attendais une réponse. Il s'est dit,
- Speaker #2
tiens,
- Speaker #1
ça fait quatre mois et je peux quand même lui envoyer un message maintenant pour m'excuser. J'ai eu la pression. Je me suis dit, non, mais ça fait vraiment... Je veux laver mon âme. Il s'avère que je n'avais pas de... rancœur ou d'animosité, puisque j'étais aussi très lucide sur ce que moi, j'avais fait pendant que je n'avais pas de thème ouvert. Je n'ai pas de réponse seule.
- Speaker #2
Et ça s'est donc arrêté sur ce message.
- Speaker #1
Et nous n'avons pas eu de nouvelles l'un de l'autre du tout, pendant presque deux ans. Mais récemment, nous avons matché sur Bumble de nouveau. Je pense en se reconnaissant l'un l'autre et en rigolant, parce que moi, je me rappelle, tu as envoyé un message.
- Speaker #2
J'étais mordeur.
- Speaker #1
Toi, tu étais mordeuré et moi, j'ai envoyé un message en me disant, tu as mon numéro en fait, tu n'as pas besoin de me mettre chez Bumble, on a nos coordonnées respectives. Donc voilà, ce qui a mené à ce que nous nous retrouvions aujourd'hui tous les deux l'un face à l'autre.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #1
Dans Romance, normalement, je conclue chaque épisode en écrivant une lettre au protagoniste de l'histoire.
- Speaker #2
Oh là là.
- Speaker #1
donc je ne te l'ai pas écrite je ne vais pas te la lire bon j'y irai après Mais par contre, je l'enregistrerai après. Tu pourras l'écouter quand l'épisode sera monté.
- Speaker #2
Est-ce que mon intervention d'aujourd'hui joue en ma faveur ?
- Speaker #1
Absolument pas. Elle ne m'y a rien.
- Speaker #2
Ah oui.
- Speaker #1
Avant de vous laisser, je vais conclure chaque épisode par une lettre. Une lettre fictive adressée au protagoniste de cette moderne dating story. Un endroit pour dire ce que je n'ai pas su dire sur le moment. Et ce que cette histoire m'a appris. Bruce. D'abord, j'ai été appris... tapé par ta voix singulière et par nos échanges drôles, légers, évidents. Et puis il y a eu ce date improbable, complètement hors de ma zone de confort, et pourtant tellement romantique, malgré tous les clichés qu'on aurait pu projeter dessus. Tu m'as proposé un moment qui te ressemblait, ancré dans ta passion. Je crois que c'est ça un joli date en fait. Quelque chose d'authentique, sans artifice, qui raconte vraiment qui tu es et qui permet de se connecter à l'autre. Avec le recul, je pense qu'on avait amorcé une vraie connexion. Puis l'été est arrivé, les rencontres sont devenues plus faciles, plus nombreuses, et on est simplement passé l'un à côté de l'autre. Chacun de notre côté, on a dérivé vers d'autres émotions, peut-être parce que l'empreinte qu'on s'était laissée n'était pas assez profonde, peut-être parce qu'on n'a pas su la nourrir à temps. En t'écoutant raconter ta version à mes côtés, je réalise un truc sur moi. Je suis faite de détails. Je peux raconter une histoire. par les sensations, les émotions et les micro-signaux. Alors que toi, tu semblais traverser ça avec vachement de distance. Ça m'a interrogée sur les hommes, sur leur manière de vivre les rencontres amoureuses dans l'ensemble. Là où moi, je donne de l'importance à chaque détail qui compose le moment. Bref, merci pour ce date romantique et pour ce miroir, parce qu'il y a des rencontres qui ne deviennent pas des histoires, mais qui laissent quand même une trace. Si l'épisode te plaît, abonne-toi sur ta plateforme, mets des étoiles, des cœurs, un commentaire. Vraiment, ça aide. C'est une des seules manières de donner de la visibilité à ce podcast. Tu peux aussi suivre l'actu sur Insta, romance.podcast et sur TikTok. Allez, enjoy !