- Speaker #0
En deux ans et demi, j'ai fait 51 dates et à l'ère du modern dating, je vais tous vous les raconter. Bienvenue dans Romance, un podcast où je vous raconte les histoires de rencontres avec les mecs d'aujourd'hui. Des histoires parfois drôles, parfois folles, parfois fucked up, mais toujours résolument humaines. Je suis Laurence et vous écoutez Romance. On est bon ? Ouais, on est bon. Alors attention, Romance avec les pintades, action ! Alors aujourd'hui, l'épisode de romance, il est particulier puisque je suis entourée de mes quatre besties pour poser toutes les questions que vous m'avez posées en ligne et bien d'autres encore. On va ouvrir des discussions sur le dating, sur le podcast, sur le célibat et aussi sur tous les épisodes qui ont déjà été programmés dans Goumance et ce qu'ils racontent. Je vais vous présenter mes 4 besties autour de moi. On va faire un tour de table. Elles ne vous donneront pas de détails perso. Non, elles ne font pas de dating. Mais je vous les présente comme elles. On a
- Speaker #1
Karine,
- Speaker #0
Johanna, Carole, Lise. Merci les filles d'être avec moi aujourd'hui. Je sens que ça va être un épisode très spécial. Et peut-être même qu'on fera deux épisodes d'ailleurs, si on papote trop, comme on a l'habitude de faire ensemble. Alors je propose qu'on démarre avec les questions que j'ai reçues sur Instagram. J'ai reçu des... tonnes de questions et merci, elles étaient trop top et elles ouvrent des sujets super intéressants.
- Speaker #1
Bon, on connaît, mais qu'est-ce qui t'a motivée à lancer ce podcast ?
- Speaker #0
En fait, l'idée de ce podcast, elle est venue je n'ai pas fait des dates pour nourrir le podcast ou pour l'alimenter parce qu'on me le demande très souvent. On me demande souvent, mais si tu ne fais plus de date, comment tu vas faire pour nourrir le podcast ? En fait, ce n'est pas dans ce sens-là que c'est arrivé. C'est que j'ai vécu ma vie de célibat depuis trois ans quand je me suis séparée du papa de ma fille. Et j'ai fait des rencontres, des dates. Et à force d'accumuler ces dates qui devenaient des moments marrants dans nos dîners de copines, que je vous racontais, parce qu'à chaque fois, elles sont foireuses. C'est le cas, il faut quand même le dire. Les gens qui ont écouté les dix premiers épisodes ont la finalité déjà. À force de faire ces dates ratées et de me rendre compte que j'accumulais une quantité d'histoires plus gros-cambolesques les unes que les autres, marrantes, des fois touchantes, des fois un peu tristes, des fois un peu glauques même. On se disait dans nos dîners de filles, « Attends, tu dois en faire un podcast, c'est pas possible. » Et un jour, j'ai enregistré un épisode d'un podcast, pas pour moi, pour Crush, avec Marie-Charlotte, et je me suis dit, « Mais en fait, je vais le faire aussi. » Et c'est donc ces trois années d'histoire qui, finalement, commençaient un peu à me lasser, qui m'ont donné envie de faire un projet positif avec, en réalité, ce que je commençais à trouver un peu triste.
- Speaker #1
Mais du coup, on est d'accord. que sur ces histoires, il n'y a pas du tout d'histoire avant ces trois ans ? Ce que tu as vécu quand tu étais plus jeune ?
- Speaker #0
Non. Il y a des histoires qui sont des personnes que j'ai rencontrées des années plus tôt. Il y a des gens que j'avais déjà croisés dans ma vie il y a 15 ans, 10 ans et que je retrouve à ce moment-là, non, ce n'est pas. Mais aucune histoire dans les dix premiers épisodes n'a eu lieu avant.
- Speaker #2
Et comment ça se passe aujourd'hui quand tu fais un rendez-vous ? Alors que t'es un peu connue sur la scène podcast avec romance.
- Speaker #0
En fait, il y a différents cas de figure. La réalité, pour spoiler dès le début, ça se passe plutôt mal. J'ai eu plusieurs cas de figure. Il y a un garçon que j'ai matché sur une appli avant de les fermer. Où en fait, quand on a matché, il m'a dit « Ah, j'y crois pas, t'es la meuf du podcast. » Et en fait, il écoutait déjà mon podcast. On a matché sur Bumble et il s'est rendu compte que c'était moi. Alors en fait, au début, il y a un vrai attrait pour le podcast. C'est-à-dire qu'ils trouvent ça super sympa sur le papier. Les mecs, ils se disent que c'est cool, que c'est chouette, une nana qui a créé son podcast, que c'est marrant de raconter ses dates, que c'est assez assumé. Et du coup, ça leur plaît. Et après, il y a le deuxième effet qui se coule qui arrive derrière. Avoir conscience que sa nana a eu une vie avant, que son date a vécu, évidemment, à nos âges, je crois que c'est tout l'unique, on a toutes vécu. En revanche, prendre conscience que la nana qui est à côté de toi, à table, avec qui tu dines, elle verbalise, elle rentre dans le détail, elle nombre aussi le nombre de ses rencontres. Elle les raconte, elle les partage avec une audience plutôt large. Et d'autre part, il y a aussi le compte Instagram qui me sert à communiquer sur romance, sur lequel je fais de l'humour, je charrie les mecs, j'utilise mes expériences pour tourner à la dérision l'univers du dating et des rencontres. Et il y en a qui n'apprécient pas du tout ce ton devoir, qui ne l'assument pas, qui me l'ont dit clairement. En disant, j'aime pas du tout le ton que tu utilises ce roman, ça me plaît pas. Et surtout, ce qui se passe, c'est qu'ils font un amalgame. C'est-à-dire qu'ils ont l'impression que quand je fais une vidéo, je leur parle à eux. Et un jour, j'ai reçu un message d'un date que je voyais avec qui ça se passait très bien, qui m'a dit, mais en fait, j'ai l'impression que cette vidéo, tu l'as fait pour moi. Mais alors, pas du tout, mais aucunement. C'est un peu des gosses en plus. Elle avait d'ailleurs été tournée longtemps avant que je le rencontre, puisque mon contenu est tourné évidemment à l'avance. Donc il est décorrélé, même s'il m'inspire, attention, il est inspiré de la réalité. Et en fait, on a discuté longtemps pour finir par qu'il me dise, en effet, je n'aime pas ce que tu es en ligne et ça ne me plaît pas. Et je lui dis, désabonne-toi de mon compte Instagram puisque tu parles avec la vraie humaine qui est face à toi. Et j'ai fait une autre rencontre aussi où on a discuté un peu. J'ai mentionné mon podcast parce qu'il fait partie de ma vie. Il trouvait ça génial. Et puis, il l'a écouté. On avait convenu de se voir, il ne m'a pas donné de nouvelles le jour où on devait se voir. Moi j'ai décidé de ne pas relancer, ce que j'avais déjà relancé deux fois. Et il m'a fait un long message où il m'explique qu'il a écouté mon podcast, qu'il s'est rendu compte que cette surenchère de faire des super dates, ça ne lui plaisait pas du tout, qu'il n'avait pas envie de ça, qu'il ne supportait plus le dating et que vraiment cette façon de vouloir créer des moments surprenants tout le temps, ça ne lui ressemblait pas. Et je lui ai dit je pense que tu... suppose, il y a quelque chose que je n'attends pas du tout. Et en fait, c'était très clair, et c'est en plus un message écrit, je pourrais vous relire d'ailleurs, il est très détaillé sur le fait que c'est comme s'il mélangeait les audios qu'il a écoutés sur les histoires, puisqu'il me dit qu'il a écouté l'épisode avec le motard, et c'est un date un peu singulier. Et il me dit, non mais voilà, moi j'en ai marre de cette surenchère.
- Speaker #2
Et puis surtout, là t'as raconté 10 dates, mais il y en a d'autres qui sont normaux,
- Speaker #0
anecdotiques, que je ne raconte pas. Oui, voilà, il y a des dates que je ne raconte pas, déjà parce que des fois, j'en ai pas l'envie.
- Speaker #2
Et est-ce qu'ils se disent pas, ouais, c'est sympa, c'est marrant le podcast, mais j'ai pas très envie de me retrouver. Dans un jour, je vais pas être le 52e numéro, quoi.
- Speaker #0
Si, alors il y a deux effets. J'ai systématiquement eu un message où on m'a dit de vivre. Non, mais de toute façon, moi, j'ai rien à voir avec ces mecs qui sont nazis. Si seulement ça sonnait ! Ah mais c'est pas clair ! depuis que j'ai lancé le podcast il n'y a pas une personne qui ne m'a pas dit non mais attends il te traite super mal je ne suis pas du tout comme ça moi j'ai entendu récemment et moi je suis un mec génial génial mais trop bien je suis trop contente mais oui j'ai toujours reçu ça un message ou par écrit ou à l'oral pour me dire non non mais je n'ai rien à voir avec ces gars là et la deuxième chose c'est mais du coup ça veut dire que tu vas faire un épisode sur moi non non je ne fais pas d'épisode d'ailleurs je n'ai pas envie parce que si je fais un épisode sur toi c'est que tu m'as fait une dinguerie
- Speaker #2
En fait, c'est que tu m'as sorti une ex du placard,
- Speaker #0
une fichage à la Banque de France, que tu m'as fait une daguerrie. Donc, il ne vaut mieux pas, en fait, que tu ne me pas d'épisode. Et donc, oui, ils ont peur d'être dans le podcast et je pense que ça crée beaucoup de méfiance, ce que je peux comprendre et entendre.
- Speaker #2
Et est-ce que tu as un des dates que tu as déjà tourné ?
- Speaker #0
Avec qui je suis allée à la cab ? Avec qui j'ai tourné ?
- Speaker #2
Est-ce que tu as déjà un des dates qui, suite à l'écoute du podcast, t'as recontacté ? Oui,
- Speaker #0
j'en ai trois. Waouh ! Qui se sont reconnus. Oui, qui se sont reconnus.
- Speaker #2
Alors ?
- Speaker #0
Alors, le premier qui s'est reconnu, c'est le skater.
- Speaker #2
Mais nous, on l'adore.
- Speaker #0
Il y a des favoris, chacun. Chacune a le... Vous avez des favoris ? Le skater,
- Speaker #2
moi, c'est le favori.
- Speaker #0
Le rôle, c'est le favori. Mais c'est ton favori dans quel sens ? Dans l'histoire.
- Speaker #2
Parce que je trouvais l'histoire super. Tu venais d'emménager dans cette ville, il habitait là. Il y avait un truc qui se passait, moi j'y croyais à mort.
- Speaker #0
On y croyait le skate-hop si tu écoutes.
- Speaker #2
Moi mon préf, mon niveau dinguerie c'est Ikea.
- Speaker #0
D'autant les filles que Ikea, taquette-chaussettes, je précise que 3 sur 4 de notre groupe de copines l'avaient vu. Ce qu'on a fait, ils se parlaient ensemble, il est venu à la maison. Soirée que tu racontes d'ailleurs. Oui, soirée que je raconte en parsoir. Et donc vous l'avez vu et vous n'avez pas laissé une trace.
- Speaker #2
Non, des libiles.
- Speaker #0
Non, disons que quand il est parti en même temps que nous. Voilà, quand il est en débarrassé. Un petit bisou. On se dit, oula, ça sent sympa. Ou alors il veut chipper. On est trois dans l'ascenseur, il va en bûcher une autre.
- Speaker #1
Ah non, moi c'est le un. C'est tellement fou cette histoire. C'est l'avion, évidemment. De l'avoir vécu en direct. C'est de l'histoire.
- Speaker #0
Oui, parce que lui, on ne l'aime pas.
- Speaker #1
Ah, finalement, non. Après, on ne l'aime plus. Mais on l'a aimé. On a aimé l'histoire. L'histoire était folle.
- Speaker #0
C'était une histoire assez magique. Et moi, mon préféré, je crois que c'est Le Motard.
- Speaker #1
Ah oui, moi aussi.
- Speaker #0
Alors Le Motard, parce que déjà, je trouve que la soirée est vraiment belle.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai.
- Speaker #0
Lui, il a mis l'intensité, il a mis nos intentions, l'intensité. Déjà, très, très belle voix. Oui. On a beaucoup apprécié le podcast à deux voix, d'ailleurs, c'était vraiment chouette. Et ce que j'ai aimé aussi chez Le Motard, c'est que je me dis que ça s'est fini, pas fini. Oui, sur la carrière. En fait, numéro 1, Vion est arrivé. Oui. Et je me dis qu'il y a comme un petit goût pour moi de dîner à chevet. Mais donc, motard, si tu nous écoutes. J'ai une de mes superbes auditrices qui m'a dit mais en fait, elle n'a pas eu lieu cette rencontre. La vie, les événements, en fait, elle n'a pas vraiment eu lieu. Après, pour détailler un petit peu sur le motard, parce que je me rappelle que dans la boîte à questions Insta, il y avait beaucoup de questions sur mais alors, le motard, vous vous êtes revus, vous avez fait un épisode ensemble. En fait, en réalité, j'étais assez déçue, moi, de l'enregistrement de cet épisode. C'est-à-dire que lui, ça reste un mec génial. Le sujet n'est pas là. Je me suis rendue compte à quel point je l'avais trouvé déconnecté de ses émotions. Et quand il racontait notre histoire à côté de moi, je me disais, mais où je lui ai laissé aucune page émotionnelle, aucun souvenir fort. En fait, je me disais, mais c'est fou.
- Speaker #2
Le décalage entre vos deux versions.
- Speaker #0
Oui, je trouvais qu'il y avait un gros décalage. Et ça m'a donné une image où je me suis dit, il n'est pas du tout dans l'émotionnel. Et quand bien même, je crois que ce n'est pas un hasard que chacun... On a finalement fait une rencontre ailleurs. C'est qu'en vrai, notre connexion, elle n'était pas si intense et émotionnelle que ça. Et qu'on n'était pas assez liés. Après, c'était le tout début, donc c'est aussi normal qu'on n'était pas très liés. On a eu envie de partir ailleurs. La tâche, elle ne se créait pas. Je pense qu'il n'y avait pas d'émotion entre nous. Et en fait, je pense que ni l'un ni l'autre, on a eu envie de... On a enregistré cet épisode un soir hyper tard. On s'est quittés à minuit. On a discuté. C'était un moment super agréable. Et bien sûr, on a toujours des nouvelles l'un de l'autre parce qu'on a une connexion très chouette.
- Speaker #2
Et toi ? C'est qui ton rain-preffé ?
- Speaker #0
Rien, rien, rien, oui ! Je pense que la folie des grandeurs de l'épisode 1, avec la rencontre dans l'avion, pourra pas être, difficilement être galé. Il s'est passé un truc, hors du cas que ça a duré.
- Speaker #2
Ce début de l'enfant très éclaté.
- Speaker #1
Les phases du cœur a duré quelques mois.
- Speaker #0
Pour le meilleur et pour le pire, on va pas se mentir. Émotionnellement et financièrement.
- Speaker #1
Oui, parce qu'on s'en est toutes sur pas remise. Non, jamais. Ça, il est billé du JO.
- Speaker #0
Personne ne s'est remis de ce remboursement à faire en fin de JO. Mais il est vrai que lui, c'était spécial. Mais c'est vrai que... Du coup, là, j'espère qu'il n'écoutera pas. Le skater... YouTube reste manouche, j'ai juste envie qu'il écoute. Non, c'est vrai que c'était une rencontre particulière. Ikea, ils m'énervent encore. Ceux qui aiment leurs ex, j'ai encore envie de les passer à l'arbre. Ils les détestent. Le prof de pilates, il dégoûte. Non. Il est souple, mais pas dans sa tête. Elle est très souple.
- Speaker #2
Est-ce qu'avec le recul, tu te dis que certains dates t'auraient dû arrêter plus tôt ?
- Speaker #0
Oui. Oui, notamment l'épisode 1. En fait, j'ai attendu un petit peu trop longtemps. Et ça, je me suis aussi rendue compte quand j'ai commencé à raconter des histoires et que j'ai enregistré avec Marie-Charlotte de Crush. Elle m'a dit... à cette soirée rugby, il ne t'a même pas présenté à ses potes comme sa copine. Et en fait, je me suis rendu compte que non. Et c'était presque ridicule, en fait. J'étais là en présence de potes à lui, à un match de rugby des JO. Et on était sortis ensemble, on s'était vus. Pour me dire bonjour, il m'embrasse. Mais quand on est devant ses amis, je suis une pote. Et donc ça, je pense que c'était un signal red flag.
- Speaker #2
Après, quand l'histoire est belle, tu te mets aussi un peu désolière parce que... Et puis, il faut... T'as envie de continuer à l'âge. Je la vis.
- Speaker #1
On a une analyse a posteriori. C'est facile. Quand tu vis l'histoire, elle est tellement forte que tu te donnes... Ce que tu disais très justement, c'est qu'elle est tellement folle que t'as envie de donner l'énergie pour ne pas arrêter bêtement.
- Speaker #0
Tu en as bien compris que c'est les caractéristiques de Valère Morgy. Moi, j'y vais à fond. Moi, je rate rien.
- Speaker #1
Rien.
- Speaker #0
Je passe à côté de rien. Du coup, ça me fait... Enfin, je rebondis. Est-ce qu'il ne faut pas arrêter dès le premier red flag ? Est-ce qu'il faut laisser... Un peu, sa chance ou justement, dès que tu as un red flag, tu dis ok, stop. Alors, je ne vais pas mentir, après trois années de dating, je suis devenue bien plus dure que je l'étais avant. J'ai peut-être appris un peu à repérer les choses, je dis un peu que mon cœur s'est un peu endurci. Je suis plus ferme, je suis plus dure, mais aussi j'ai des vraies convictions sur les signaux, qui sont des signaux négatifs. Du coup, maintenant, je laisse moins passer de choses. Ce qui arrive maintenant, c'est moins facile.
- Speaker #2
Tu as toujours eu de toute façon cette intuition. À chaque fois que tu nous as dit « je sens moyen » , même quand on essayait de dire « mais non, peut-être que… » Ben, t'avais raison,
- Speaker #1
bien sûr.
- Speaker #0
Oui, t'as niqué. Ouais, c'est vrai. C'est très vrai, il y a un moment où je crois qu'il faut se… En fait, par contre, j'ai appris à plus m'écouter. J'ai appris à la seconde où je verbalise à l'intérieur, où je commence à m'inquiéter, ou à perdre mon naturel en me disant « ah tiens, mais j'ai pas eu de… qu'est-ce qui se passe ? » Bon, c'est foutu. C'est déjà fini, en fait.
- Speaker #2
Non, mais ça, tu l'as toujours eu, j'ai envie de dire.
- Speaker #0
Oui, mais ça nous a pas aidé à performer.
- Speaker #2
Est-ce qu'en repensant ou en enregistrant des podcasts,
- Speaker #0
tu te dis,
- Speaker #2
là j'aurais dû faire différemment ?
- Speaker #0
Ou est-ce que tu assumes jusqu'au bout tout ce que tu as ? Alors j'assume tout, mais en revanche, je vais avouer, quand je m'enregistre et que je m'entends compter l'histoire et que je fais le montage après, je me dis, ah non mais la pauvre meuf ! Il y a des... Ah oui, je me dis, quelle enf... Je me fatigue, je me dis la pauvre meuf qui est encore trop sympa, qui est là, qui répond. Des fois, je me dis vraiment, j'ai une notion de la persévérance. Et pourtant, je ne suis pas en général dans ma vie.
- Speaker #2
En tout cas, tu vas au bout de tes projets, au bout de tes idées.
- Speaker #0
Oui, je vais au bout de mes idées, au bout de mes conneries. C'est vrai.
- Speaker #2
Aussi ? Oui,
- Speaker #0
à fond. Je vais à fond dans les choses et j'y vais avec sincérité. En fait, ce n'est pas de ne dire que je n'assume pas, c'est de me dire. C'est tellement nul ce qu'il m'a proposé. Au secours, quoi. Tu vois, c'est un peu ça. Et puis aussi, j'ai appris quelque chose que je ne ferais plus. Je me suis rendue compte que je regardais beaucoup le potentiel. Je me disais, ah, mais lui, il est chouette. C'est une partie de lui qui est très sympa et qui est intéressante. Et en fait, ça, c'est fini. Le potentiel, ça ne construit rien. Ce qui compte, c'est qu'est-ce qu'il me met sur le tapis maintenant, qu'est-ce qu'il a à donner maintenant, versus ce que moi, je mets sur la table. parce qu'en vrai, tant pis si ça paraît hyper prétentieux, moi je crois que je mets des trucs cools sur la table en fait c'est-à-dire que c'est ça aussi que je me dis, c'est-à-dire que moi je fais ma vie, je suis indépendante je bosse, j'essaye de pas être trop chiante, d'être active souriante, de bonne constitution et constante dans ce que je fais, c'est-à-dire si je suis là et je suis présente, je serai de la même manière au J15 qu'au J1 et en fait je... Et je n'ai pas de vieille casserole qui traîne derrière moi, d'ex fumants ou de gens. Et donc, en fait, j'ai décidé que je voulais quelqu'un qui mette sur la table quelque chose et je me projette dans plus rien tant que je n'ai pas concrètement quelque chose qui est posé devant moi au même niveau ou plus que moi j'ai offri.
- Speaker #1
Et du coup, la question qu'on se pose tous,
- Speaker #0
toutes, ou moins en tous les cas, tu as envie de continuer à d'aïté ? Là, un peu moins.
- Speaker #1
Je suis de la fébrilité. Parce que de toutes les histoires que tu nous as racontées, c'est ce que je disais, mais quel courage d'y relancer parce que c'est violent des fois. Je trouve que quel courage de se remettre comme ça à nu parce que tu n'as pas toujours reçu des jolis messages. C'est pour ça que je suis d'accord avec Jonathan. Quand on dit que tu ne dis pas persévérante, je pense que plus d'une personne aurait lâché prise bien avant D-Date. moi fait-elle dire quoi ?
- Speaker #2
c'est ce que j'allais dire,
- Speaker #0
pareil après je suis dans ma caverne terminé en vrai je crois que c'est parce qu'il y a un truc indécrottable qu'on n'enlèvera jamais c'est que je trouve que être amoureux c'est un sentiment extraordinaire qu'on sous-estime que ce soit en fait je suis une personne qui adore vivre des émotions je parle fort et je ris fort et je m'énerve fort et du coup j'aime fort et je trouve que On ne m'enlèvera pas à quel point c'est génial d'être amoureux, c'est génial de partager les choses. Et en fait, je crois que j'ai tellement envie de revivre ça, parce que ça fait longtemps que l'amour a quitté ma vie, finalement. Ça fait de nombreuses années que je ne vis pas l'intensité de l'amour comme je le devrais. Et en fait, je sais ce que ça fait, je trouve que c'est génial. Et moi, j'adore l'idée d'être amoureuse.
- Speaker #1
Donc c'est ton moteur.
- Speaker #0
C'est mon moteur, en fait. Et ce n'est pas une espèce de quête de rechercher, parce que je ne peux plus saquer cette phrase-là. Et quand on cherche, on ne trouve pas de toute façon. Ça tombera, on arrêtera de chercher. Peut-être. Mais en fait, être ouverte à la rencontre, c'est aussi ça. C'est comme ça que je me suis retrouvée à faire cette rencontre dans l'avion. C'est comme ça que des fois, il se passe des rencontres impromptues, à des événements dans la rue, etc. Comme je vous en raconte. Parce que je suis ouverte à ce qui va se passer aux gens. Et du coup, sur les applis, quand il y avait quelqu'un que je trouvais cool, j'allais à sa rencontre. Des fois, c'était nul. Des fois, il y a plein de rencontres qui n'ont pas matché où je ne suis pas allée. Et puis, il y en a d'autres où je me suis dit, tiens, il se passe un truc sympa pour toujours des raisons différentes.
- Speaker #2
Et est-ce qu'après ces trois ans de dating, tu as eu quand même, toi, des remises en question personnelles ? que tu trouves juste de retour que tu aurais pu avoir justement de tous ces hommes ? Ou est-ce que tu te dis malgré tout ce temps, non c'est vraiment eux qui ne sont pas équilibrés et constants, ou est-ce que toi aussi il y a des choses que tu te dis, peut-être que là-dessus j'entends ce qu'ils me disent, il y a peut-être moi aussi quelque chose à…
- Speaker #0
C'est une super question parce que les hommes me la posent, c'est-à-dire que maintenant comme j'affiche qu'en deux ans et demi j'ai fait 51 dates et que je suis toujours célibataire, les hommes que j'ai rencontrés ces derniers temps me disaient mais… Et pourquoi t'es célibataire en fait ? Il me voit, il me voit telle que je suis, et il se questionne parce qu'évidemment, la question qu'on se pose, c'est... C'est pas comme si elle avait rencontré personne, parce qu'il y a une autre démarche. Ça arrive à la neuf, elle a été... Elle a son cinquantième date, elle nous a sorti dix épisodes de Cum, il n'y en a pas un qui est resté. Évidemment, qu'ils s'inquiètent. C'est quand même... Mais oui, oui, et la réalité, c'est que... J'ai, à la différence de servir une personne que j'ai rencontrée dans les épisodes, moi, j'ai bossé sur moi, je fais encore. Déjà, avant de commencer le dating, et même pendant, d'ailleurs, au tout début de ma séparation avec le père de ma fille, j'ai fait un coaching qui n'était axé que sur mon rapport aux hommes et aux relations amoureuses. Pour comprendre les patterns de mon ancienne vie de couple, pour comprendre comment j'en étais arrivée là, ma part de responsabilité dans mon échec de vie de famille, et aussi quel était mon pattern, mon schéma, comment j'agissais. Et je suis balance. Les gens qui sont balance savent à quel point ça fait partie de notre caractère. de la remise en question permanente. En plus, moi, j'ai un métier où il faut tout le temps se remettre en question. Et en fait, c'est tout le temps. À chaque fois, je refais le film en me disant qu'est-ce que j'aurais dû faire différemment. J'ai aussi ceux avec qui j'ai eu de bons échanges, je les ai questionnés. Mais alors, est-ce que, par exemple, Ikea, le favori de l'église, dit « Je chouchoubi » . Est-ce que mon attitude, est-ce que j'ai mis trop de pression ? Est-ce que mon attitude ne t'a pas plu ? Est-ce que j'ai... Il y a eu des choses qui ont été trop vite, que j'ai mal fait. Il m'a dit, mais pas du tout, je n'ai rien à dire. Donc, la réalité, c'est que j'ai questionné quand j'ai pu. Tu vois, c'était intéressant aussi l'épisode avec le motard, parce que je me suis dit, il va peut-être me dire, mais en fait, j'ai ressenti ça, c'est pour ça que j'ai pu donner de nouvelles. C'est bien ça qu'a fait notre rencontre. Mais il n'avait pas de contenu à me dire de spécial. Dans certains cas, je crois aussi tout simplement que je ne leur plaisais pas tant que ça. Et après... Pour moi, il est évident que celui qui aime encore son ex, je suis un rancement. Donc, que je sois la pire meuf ou la géniale meuf, en fait, on s'en fout. Elle voulait juste un truc pour colmater les fissures et oublier ou la mère de ses enfants dans un cas, ou son ex qui n'était pas vraiment son ex dans l'autre. Donc, la réalité, c'est que je continue de chercher ce que je fais mal. J'ai sans doute, il y a sans doute des choses que je fais à côté de la plaque, des fois. Mais je crois que je l'ai fait mal parce que c'était ces personnes-là, peut-être.
- Speaker #2
C'est bien d'abord.
- Speaker #0
Et que quand je serai avec quelqu'un de cool, comme ça m'est déjà des fois arrivé dans ma vie, en fait, il n'y aura pas de sujet. Et la réalité, c'est qu'avec tous les défauts humains que j'ai, qu'on a tous, je suis à peu près équilibrée.
- Speaker #2
Est-ce qu'au bout de tous ces rendez-vous, tu arrives encore à être naturelle, d'être vraiment la Laurence qu'on connaît ? Ou est-ce que tu as l'impression que parfois, tu mets un masque ou tu joues un personnage pour justement coller à tout ? tous les standards ou tout ce que tu penses que l'autre attend de toi ?
- Speaker #0
Non, c'est de pire en pire. Je suis de plus en plus naturelle.
- Speaker #2
Génial.
- Speaker #0
Je suis de plus en plus moi, avec mon côté calme, doux, attentionné, etc. Et en même temps, un petit peu plus électrique, des fois. Et ce que j'ai changé depuis trois ans, c'est que maintenant, je verbalise clairement ce qui ne me convient pas sur le moment. Pareil, apprendre où aller. Je pense que... Mes attentes sont raisonnables et c'est bare minimum, comme on dit, donc je le verbalise maintenant. Je ne me contente plus de la médiocrité. Moi, j'aime beaucoup l'idée de la lettre que tu écris à la fin. Je crois que c'est un peu même mon petit moment préféré du podcast. Je voulais savoir d'où était venue cette idée ? C'est que la première fois que je me suis lancée à enregistrer, j'ai enregistré les trois premiers épisodes d'un coup. C'était la première fois, j'ai enregistré les épisodes et je terminais... Parce que je n'écris rien. Je n'écris aucun rien. Je ne prépare pas les épisodes. Donc je n'écris rien, ni l'intro, ni le début, ni la fin. Donc je les raconte, comme ils viennent dans ma mémoire, avec, j'espère être le plus fidèle possible, mais on n'est pas revenu dessus tout à l'heure, mais c'est vrai qu'il y a trois personnes qui se sont reconnues. Et dans les trois, les trois m'ont dit que c'était fidèle à ce qu'on avait vécu. Ils m'ont dit oui, c'est fidèle à l'histoire. Donc il n'y avait pas d'animosité dans leur message dans les trois cas. parce que j'essaye de la raconter vraiment mais du coup je prépare rien et tout ça pour dire qu'à la fin de l'épisode quand je l'enregistre, je finissais Voilà, fin d'histoire.
- Speaker #1
Et oui.
- Speaker #0
Voilà, voilà. Et je sais, ben, en plus comme ça finit à chaque fois en bout d'un vœu. Et là, voilà, puis j'ai plus de nouvelles. Je finissais le podcast et au moment d'écouter le montage, je me disais, ça finit un peu. Oui. Tristoune. Pas ou pas. Tristoune. Et du coup, je me suis dit, mais, et si je bouclais la boucle avec un mot de fin qui récapitule aussi ce que j'ai ressenti, la leçon que je garde, ce que j'ai pas pu lui dire. Parce que la réalité, c'est ça, c'est que quand on est déçu en amour, ou en amour, ou en rencontre, parce qu'il ne s'agit pas vraiment d'amour, en l'occurrence, dans les histoires. Mais en tout cas, dans la vie émotionnelle, ce qui se passe, c'est que c'est tellement riche qu'on a envie de dire à la personne, d'ailleurs, on a toujours envie de continuer à leur parler, et puis ça, et puis toi, et là, tu me fais ça, et moi... Et en fait, on n'a jamais l'opportunité de le faire. Et du coup, je me suis dit que c'était une manière de synthétiser et ça, de l'écrire. Donc, c'est la seule partie du podcast qui est écrite. C'est un... Une lettre qui récapitule tout ça. Et je me suis dit qu'il fallait finir comme ça. Oui, mais justement, ce que j'aime bien, c'est qu'il n'y a pas d'animosité dans cette lettre. Je trouve qu'il y a un côté aussi introspectif. C'est toujours, comme tu dis, très humain. Il n'y a pas d'aigreur dans ces messages. Je trouve ça vraiment chouette. J'essaie de ne pas être aigrie dans la vie en général. Avant de partir, pense à laisser un commentaire sous l'épisode sur Spotify et à laisser un commentaire sous l'émission sur Apple Podcasts. C'est nécessaire pour faire vivre le podcast, merci !