- Speaker #0
Dating stories, real talks, no filter Where is my man and where is Cupid Ready for a romance
- Speaker #1
En deux ans et demi, j'ai fait 51 dates et à l'ère du modern dating, je vais tous vous les raconter Bienvenue dans Romance, un podcast où je vous raconte les histoires de rencontres avec les mecs d'aujourd'hui. Des histoires parfois drôles, parfois folles, parfois fucked up, mais toujours résolument humaines. Je suis Laurence et vous écoutez Romance. Avant de commencer, si vous avez envie d'un peu plus de romance, j'ai ouvert le Club Romance. Des histoires inédites, mes vocaux, mes réflexions sur le dating et ce que je ne vous raconte pas ici. c'est sur Substack et le lien et dans la description. Abonne-toi ! Hello et bienvenue dans Romance ! Merci d'être là aujourd'hui pour partager ton histoire de dating.
- Speaker #2
Merci beaucoup Laurence, je suis ravie d'être là, d'avoir proposé de faire cet épisode.
- Speaker #1
Moi je suis hyper contente d'avoir toutes ces femmes qui témoignent aussi de leurs histoires de dating et qui, j'en suis sûre, feront écho avec les gens qui écoutent Romance. Si tu le veux bien, tu vas démarrer ton histoire là où tu le souhaites, là où tu penses que c'est la bonne manière de la démarrer.
- Speaker #2
Ok. Ça a démarré il y a un an, quand j'ai quitté une longue relation il y a sept ans et que je me suis mise sur les applications de rencontres, notamment Tinder. Je n'avais pas les codes. Je ne savais pas comment ça fonctionnait. Et donc, j'enchaînais les rendez-vous parce que j'étais dispo un week-end sur 2M. Donc, il fallait que ce soit optimisé. Et donc, j'ai un rendez-vous avec un... un garçon qui ne me donne pas lieu de rendez-vous avec un homme.
- Speaker #1
J'ai une petite question pour toi. Avant que tu me parles de ce rendez-vous avec le garçon, quand tu te mets sur Tinder, après cette longue relation, t'es dans quel état d'esprit, toi ? Tu te sens comment et t'as envie de quoi, surtout, à ce moment-là ?
- Speaker #2
Alors, je trouve ça incroyable, cette opulence d'hommes qui sont là, à disposition. J'ai l'impression qu'on a ce qu'après, la vraie vie nous rattrape, mais c'est incroyable. Je ne sais pas vraiment de quoi j'ai envie. Je pense que je veux du léger, mais en même temps, Je suis un peu dans un truc un peu perdu, mais j'aime bien cette sensation d'avoir ces hommes-là qui sont à disposition. En tout cas, c'est la sensation que j'ai à ce moment-là. Et donc, je fais mon petit marché. J'en faisais deux pour mon week-end où je ne suis pas maman. Et donc, je casse ces deux rendez-vous. Donc, cet homme, j'accroche bien parce qu'il est un peu original. Il me propose qu'on se voit. Je sens qu'on a des points communs. Sur des choses, notre quotidien, il adore la lecture, il me parle de ses indios. Forcément, de suite, il tape dans le milieu. Bref, on intervole des sujets comme ça, assez finis. J'ai un peu l'impression de parler avec une copine, en fait. Et je le trouve drôle, je le trouve un peu perché. Et bon, moi, j'ai des moments aussi un peu comme ça. Et donc, il me dit, je ne te donne pas le lieu du rendez-vous. Tous les jours, je t'envoie un message avec un emoji pour te donner le lieu de notre rendez-vous.
- Speaker #1
Attends, c'est mignon, ce principe de date mystérieux, je trouve, là. Pas toi ?
- Speaker #2
C'est hyper, ça un peu unique. Enfin, franchement, j'ai adoré le concept. Puisqu'au jour où on arrive à ce jour de rendez-vous, c'était un dimanche soir, au mois de juin l'année dernière. Et en fait, je n'ai toujours pas trouvé. J'ai demandé à Tchad, j'ai demandé à mes copines. J'ai fait des analyses impossibles de comprendre. Et donc, on se donne rendez-vous à un autre endroit puisqu'ils ne voulaient pas qu'on aille direct. Moi, je me suis dit, c'est un truc de fou. En fait, je me suis imaginée dans ma tête. Enfin,
- Speaker #1
on se dit, tu pourrais avoir un truc romantique, d'un resto super fancy. d'un lieu un peu sympa ou t'imaginer déjà que ce serait une expérience ?
- Speaker #2
En fait, je me suis dit que ça va être un truc à la fois un peu romantique parce qu'il était un peu dans ce truc-là. Il était un peu original. Je ne savais pas trop où j'allais, mais j'étais quand même dans un truc un peu cool et un peu… Voilà, une date un peu ouf que j'allais raconter à mes potes. Ça a été le cas, mais pas dans le bon sens. Pas dans le bon sens. Et donc là, le gars me donne rendez-vous devant la piscine.
- Speaker #1
Mais tu ne trouves pas ça flippant, un date devant la piscine ? Moi, que ce soit clair, tu me donnes rendez-vous. À la Pistoch, je ne viens pas du tout. Que ce soit clair, je ne vais pas à la Pistoch en premier date.
- Speaker #2
Il me dit, rendez-vous devant la piscine, on y va après. Bon, ok, donc on y va à la piscine de cette commune en périphérie de Toulouse. Bon, pas rêvé, déjà. Et là, je le vois arriver et je sens que ça ne va pas le faire.
- Speaker #1
Ah merde, il ne te plaît pas.
- Speaker #2
Dans les dix premières secondes, un homme 43 ans, assez grand, assez musclé, franchement pas mal, mais je sens dans son énergie qu'il est un peu comme excité, tu vois, un peu… survoltée, comme un enfant de 4 ans qui arrive dans un parc d'attractions et qui est un petit peu dans ce mood-là. Et là, ça me blôme si tu me dis.
- Speaker #1
Est-ce qu'il te plaît physiquement ? Est-ce qu'il te séduit quand même ? Ou est-ce que son énergie, il a beau être bel homme, est-ce que son énergie, elle le rend un peu bizarre et il se passe rien ?
- Speaker #2
C'est exactement ça, parce que franchement, c'est quelqu'un qui aurait pu me plaire, je pense, sur les photos d'ailleurs.
- Speaker #1
Oui, parce que tu as vu sa photo quand même.
- Speaker #2
Oui, sur la vie, donc il me plaisait. Mais là, vraiment, de voir cette énergie-là qui dégage, et en fait, le mot s'est survolté. J'avais l'impression qu'il sautillait sur place, et en fait, ça m'a complètement freinée et bloquée. Et je me suis dit, bon, mais bon, je n'ai pas osé dire, allez, salut, merci, au revoir, je ne savais pas où on allait, je ne savais pas ce qu'on me faisait faire.
- Speaker #1
Je me sentais... On osera assez, on n'ose pas assez. Tu le savais qu'il ne fallait pas y aller. Tu le savais, et on n'ose pas, en tant que femme, dire, Bon, écoute, je suis désolée, je nous ai fait perdre notre temps, mais on y va. On laisse tomber. En fait, on n'est pas enceinte. C'est exactement ça. Et c'est terrible parce que du coup,
- Speaker #2
toute la suite de l'histoire, avec ses hauts et ses bas, elle repose là-dessus, sur le fait de ne pas réussir à avoir des attentes dès le départ, alors que je sentais dans mon corps et je l'ai vu dans le sien que ça ne pouvait pas le faire.
- Speaker #1
Donc, moi, c'est un message que j'ai envie de passer. On le sait, il faut qu'on accepte d'écouter notre intuition. Rien n'est plus précieux que nous, ce qu'on ressent au moment. Si on ne le sent pas, même parce qu'il y a une énergie qui ne nous plaît pas, ce n'est pas forcément une énergie hostile, mais ça peut être une énergie… Voilà, ce n'est pas forcément hostile, mais ça peut être une énergie où on se fait « Oh là là, je vais perdre mon temps » . Il ne faut pas hésiter à dire non, en fait. Il ne va rien se passer. Il faut juste dire non. Au revoir et très gentiment, d'ailleurs. Au revoir et merci.
- Speaker #2
Donc, il me dit « Du coup, je vais t'amener et tout » . Et donc, au moins, un peu méfiante quand même. Je me dis « Non, non, je te suis. Je te suis, quoi. Je ne m'amène pas à un endroit où je ne sais pas où on va. Et donc là, on prend la voiture chacun de son côté. Et là, je vois qu'on arrive devant une espèce de game center. C'est-à-dire un endroit où il y a bowling, resto, buffet à volonté, les machines où tu mets 2 euros et tu es sur un circuit de formulaire.
- Speaker #1
C'est les endroits pour les enfants, ça, en fait, non ?
- Speaker #2
Exactement.
- Speaker #1
Qu'est-ce que tu ressens, là, quand tu vois ça, et tu te dis, putain, c'est pas vrai ?
- Speaker #2
Je me fais, pfff, franchement, laisse tomber. En plus, on arrive dans cet endroit, donc, bon, extérieurement, je connais un peu l'endroit, parce que j'ai vécu pas très loin de cet endroit-là, et je connais un peu l'endroit, et je me dis, il est dimanche, enfin, on est dimanche, il est 21h, et là, je rentre dans le truc, je vois 3-4 mecs qui sont en train de boire des coups, tu sais, les mecs où il n'y a plus rien à boire le dimanche soir, et qui viennent... Ah non, mais l'enfer ! Vraiment la mauvaise amour.
- Speaker #1
Mais glauque ! Ah ouais. Ouais.
- Speaker #2
Et là, je redescends le casque. Et là, je dis, mais attends, mais explique-moi tes émojis et tout. Donc, il m'explique, mais c'était tellement tordu, en fait, l'explication. C'est comme si, je sais pas, on faisait une pyramide et que tu devais deviner chaise et que je te lisais arc-en-ciel, quoi.
- Speaker #1
Le gars, il s'est cru dans Camulox, quoi.
- Speaker #2
Exactement, c'était du n'importe quoi. Bon, là, je me dis, OK, écoute, de toute façon, t'es là, tiens. Encore une fois, tu te dis à nos frères. Et il me dit, t'inquiète, de toute façon, je t'ai prévu un truc, ça va être cool et tout. J'ai réservé un truc. OK. Là, je vois bowling, machin et tout.
- Speaker #1
Et il me dit, on va faire de la réalité virtuelle.
- Speaker #2
Donc, je ne l'ai jamais fait. Je me dis, OK. Bon, du coup, je lui dis, mais on va discuter un peu.
- Speaker #1
J'ai envie de sauver. Juste, tu me racontes ça, j'ai envie de lâcher la ranche. Avec le casque, là, et tout. La réalité. virtuelle.
- Speaker #2
Il n'y a pas que le casque. Dans le casque, il me donne un casque et il me donne une mitraillette.
- Speaker #1
Une mitraillette ?
- Speaker #2
Une mitraillette parce qu'il me dit, en fait, voilà, on va aller donc tuer les zombies.
- Speaker #1
Les zombies ?
- Speaker #2
Là, moi, ça me manque. Il est fin, maman, encore. Elle me dit, ah, mais c'est quoi ce délire ? Je suis où ? Ça commence à être... Oui, il faut tuer les zombies. Sauf que... Alors moi, personnellement, je déteste le sang, la mort, les zombies, les trucs comme ça. Donc là, par contre, je commence vraiment à avoir un truc dans le monde où je me dis, là, ce n'est pas possible, ça commence à me saouler. Oui. Et là, je commence à me rebeller un peu. Je dis non, par contre, moi, je ne tue personne, en fait, pas de zombies. Je dis non, mais ce n'est pas un truc où on peut tuer des fantômes. Je ne mets pas de fantômes, rien du tout, en fait. Tu ne fais rien ?
- Speaker #1
Moi, j'aime l'amour et la vie, je ne suis pas le genre. Alors, quoi ? Non,
- Speaker #2
ce n'est pas possible, ce n'est pas possible. Donc, dans mon polémique, je commence à m'agacer un peu, à balancer. Le casque par terre parce que je couvre ça dessus et je dis en fait t'as pas compris, je veux pas donc là je me casse.
- Speaker #1
Ah quand même tu te rebelles, j'attendais, je me disais il faut qu'elle se rebelle là.
- Speaker #2
un petit peu il me dit excuse-moi est-ce qu'il me doit donc il demande au type et le gars lui dit vous pouvez faire si vous voulez un escape game pour les 8-12 ans vous les allez chercher à présent dans une pyramide avec votre casque de réalité virtuelle putain tout est nul tout est nul tout est nul c'était horrible c'était terrible il fallait appuyer sur des trucs marcher enfin bref c'était horrible
- Speaker #1
Ça n'a fait ni queue ni tête, ça a duré 40 minutes. Vous êtes allée faire la réalité virtuelle.
- Speaker #2
C'est ce qu'on disait tout à l'heure. Je pense que Monisa a fait vraiment à quoi ce que tu disais de le départ. Ça vaut pour beaucoup d'étapes dans ce rendez-vous. Je me suis dit, mais stop ! Je suis quand même quelqu'un de poli, j'étais bien éduquée. Je ne peux pas partir comme ça et le planter en plein milieu de ce truc. Mais terrible, parce que franchement, c'était ridicule. Ridicule, vraiment ridicule.
- Speaker #1
Mais qu'est-ce que t'as trouvé le trésor Inca ?
- Speaker #2
Oui, on a trouvé le trésor Inca, on n'a pas été tués dans le travail, donc quand même, faut le dire. Faut le dire, c'était...
- Speaker #1
Donc on sort de là.
- Speaker #2
Là, je me dis par contre, j'aime bien faire la fête et tout, je lui dis là, il me faut une bière en fait, il me faut une pente.
- Speaker #1
Donc, t'as fait la recherche Inca. Il s'est excusé quand même, il a compris que c'était pas possible pour toi la réalité virtuelle et tout. Est-ce que dans ses gestes, dans son physique, dans sa posture, tu te dis quand même c'est un gars cool ? Est-ce qu'il y a quand même un moment où tu te dis, bon, il est à l'écoute ? Est-ce qu'il est un peu séduisant ? Est-ce qu'il augmente son niveau de séduisance ? Ou toujours pas ? Ou on est au même niveau ?
- Speaker #2
Augmenter, je ne sais pas. Mais en tout cas, je me dis peut-être que des fois, je me suis dit, je suis peut-être un peu dure. Je vais peut-être un peu juger vite. Tu vois, je vais quand même être dans ce truc où je vais essayer que… Enfin, ma raison, c'est de prendre… Ça veut dire que...
- Speaker #1
Tu veux dire que tu te remets en question face à une situation qui ne comprit pas et que c'est pas toi qui l'as créée à la base ?
- Speaker #2
Mais c'est exactement ça, en fait. Je te dis quand même, j'ai peut-être été un peu trop, j'ai peut-être été un peu trop dure, le porc, il a prévu ça, quand même, il pouvait pas savoir. Voilà, donc grosse remise en question, mais bon, je vais quand même boire un verre parce que là, c'est trop. Et donc là, on commence à discuter et je le sens, sans prétention aucune, mais je le sens très charmé. Je le sens vraiment avec des yeux... vraiment dans l'approche, avec les gestes, il commence... Tu l'as dit ? Oui, je pense que je lui plais. Malgré que j'ai quand même commencé à être un petit peu dure, mais du coup, je suis visiblement pas assez. Mais je sens que je lui plais vraiment. Et il faut que je boive ma bière. Ça passera peut-être bien. Donc, on commence à discuter de vie et tout ça. J'apprends qu'il a... J'essaie de comprendre, j'apprends qu'il a été ancien militaire, parce qu'en fait, aujourd'hui, il est... Dans une piscine, tu sais, il est maître nageur. Et il a passé très longtemps, il a été militaire pendant très longtemps, et donc je sens de suite une espèce de grosse égratignure en lui, tu vois, enfin après on a tous nos vies et nos traumas, mais je sens qu'il y a eu un gros vécu derrière. Et du coup, je me dis, ça fait peut-être un peu sens avec...
- Speaker #1
Ça fait sens avec la mitraillette, non, du coup ?
- Speaker #2
Je sais pas, mais ça fait sens avec quelque chose. Et à la fois, il a vraiment cette égratignure au fond de lui, et à la fois ce côté, en fait, un peu, comme je disais tout à l'heure, survolté, presque enfantin. où je comprends à demi-mot qu'en fait, il a vu des choses, il avait vu des choses compliquées et qu'en fait, il a besoin de s'amuser. Voilà, de s'amuser. Ça va se prendre par la suite encore, mais je commence à sentir un peu ça dans sa personnalité. Et du coup, c'est quand même pas tendressant parce que tu te dis quand même, enfin voilà, je ne sais pas comment exprimer, mais tu te dis que quand même, tout n'est pas à jeter.
- Speaker #1
Ouais, et que c'est un truc sympa et que peut-être il vaut le coup d'être rencontré, d'aller au bout au moins pour s'assurer de qui il est, quoi.
- Speaker #2
C'est un peu ça le principe. Donc, on discutait un petit peu, machin, et puis je me dis, bon, quand même à la fin du verre, enfin bon, là, c'est bon, quoi. Je pense que j'en ai vu assez, j'en ai eu assez, j'ai eu assez de petits côtés, mais c'est pas suffisant, c'est pas séduisant et puis on n'ira pas plus loin. Et il me dit, non, non, mais t'inquiète, de toute façon, j'ai prévu un dernier truc et après, on s'en va.
- Speaker #1
je regarde autour de moi je me dis qu'est-ce qui reste le truc de trop si peu ça va être l'étape de trop là tu te dis j'accepte j'y vais, je finis ce truc,
- Speaker #2
je boucle ouais je me dis allez de toute façon voilà on est là, c'est bon ça fait 45 même pas 45 minutes finir qu'on est ensemble mais maintenant c'est bon c'était quand même court mais bon intense quand même dans le temps euh Et là, on s'approche d'un endroit et il me dit,
- Speaker #1
tiens, je te file des chaussettes antidérapantes.
- Speaker #2
Je dis, mais tiens, il passe un bracelet à un portique.
- Speaker #1
Je donne des chaussettes antidérapantes. Extraordinaire cette phrase de date. Ok. Que tu mets, du coup ?
- Speaker #2
En cas de jeu, je les ai à la main. Je suis, je pense que... Tu bouges B. Je suis bouche B. J'ai pas les mots, en fait, de ce qui se passe. Et là, donc, je le vois passer un bracelet à sa main, un portique, et je le vois sauter de trampoline en trampoline. Il m'avait donc amenée pour la deuxième étape du rendez-vous dans le trampoline park.
- Speaker #1
Parfait. Et en fait,
- Speaker #2
il se passe un truc incroyable, c'est que mon corps est là. Mon endroit précis, mon escrit sur voile. le trampoline vraiment je je suis pas en conscience du tout je me dis mais what the fuck putain il y a plus encore quand est-ce que ça va s'arrêter ce qu'il sort et là je me vois dans mes groupes whatsapp avec mes copines en me disant putain les meufs il faut que je vous raconte il s'est passé un truc de ouf le mec m'a amené faire des trampolines et je le vois sauter mais vraiment il me dit viens viens et
- Speaker #1
moi je suis là Non, mais ça va aller. Le pauvre, mais c'est tellement ridicule, en fait.
- Speaker #2
En fait, il a trois minutes, je viens. Et je dis, non, mais c'est bon, je te regarde. Non, allez, stoppez, viens, stoppez. Et là, pareil, encore une fois, j'ai quand même été hyper relou. Donc, je ne peux pas... Voilà, c'est bon, j'y vais, je fais trois bons et puis je me casse. Oui, voilà.
- Speaker #1
C'est génial, mais c'est toujours... Quand on le raconte avec recul, on se regarde vivre la scène un peu. Moi, ça m'arrive très souvent. Je m'écoute raconter mes histoires et je me dis, Bien, on y va. Mais en fait, la réalité, c'est que quand tu vis le moment, c'est une succession d'étapes. Et puis, tu es face à un humain. Tu es une personne cool, tu as de l'empathie, en fait, c'est ça. Tu as de l'empathie pour le moment, pour ce que tu vis. Donc, ce n'est pas la même chose quand on se le raconte à froid. On a l'impression que c'est la descente aux enfers étape par étape. Mais sur le moment, tu ne le vis pas pareil. Donc, peut-être que moi aussi, j'aurais sauté sur le trampoline. Je pense que j'aurais fait aussi. J'aurais mis les chaussettes antidérapantes.
- Speaker #2
tu m'as mis les chaussettes ah oui j'aurais fait ça mais en fait je me suis dit mais c'est facile de dire ça elle me dit mais t'es sûr jamais on aurait une date comme ça je dis ouais mais bon en fait quand ça t'arrive tu te dis tellement pas que ça peut t'arriver que tu tu réagis de la façon dans laquelle t'as pas de recul tu vis t'es dans le truc et donc t'as mis les chaussettes et donc là j'ai commencé donc à à bandir à sauter je me suis trompée et je me sentais hyper seule au fond de moi vraiment Enfin, il n'y a pas grand monde dans l'endroit. Mais je me sentais seule. Je me disais, mais c'est quoi ce délire ? C'est quand même hyper drôle. Et en fait, je me disais à la fois, c'est hyper pathétique. Je me sentais quand même assez pathétique, il faut le dire. Et lui aussi, je le trouve un peu pathétique.
- Speaker #1
Mais en fait, c'est hyper drôle. Donc, c'est sexy. Ce n'est pas sexy. Non, ce n'est pas très sexy. Non, c'est pas très sexy. Non, c'est pas très sexy. Non, c'est pas très sexy. Non, c'est pas très sexy.
- Speaker #2
Non, c'est pas très sexy. Non, c'est pas très sexy. Non, c'est pas très sexy. Non, c'est pas très sexy. Non, c'est pas très sexy. Donc bon, ça dure, je ne sais pas, moi, 5 minutes. Vraiment, j'essaie quand même de minimiser le truc. Et il me dit, écoute, allez, on va y aller là, mais est-ce qu'on peut faire un truc sympa avant de partir ? Donc, pour t'expliquer un peu, oui, parce que t'as rien à faire de toute façon. Faut tuer à l'en bout des choses. En fait, tu sais, c'est les espèces de poutres que tu as et chacun a...
- Speaker #1
Oui, un coton-tige dans les mains.
- Speaker #2
Un coton-tige dans les mains, un peu rembourré,
- Speaker #1
et tu dois te battre et te faire tomber d'un côté ou de l'autre. Alors, c'est pas vraiment des trampolines, tu sais, c'est des trucs un petit peu en renfoncement avec de la mousse, en fait, pour que tu tombes. Parfait.
- Speaker #2
Finissons là-dessus. J'ai envie de te dire, on n'est plus à ça près.
- Speaker #1
Sur une baston, je suis un petit dégoûtante. Franchement.
- Speaker #2
On monte sur la poudre. Évidemment, lui, il fait 10 cm de plus que moi, 20 kg plus que moi. Il me fait tomber une fois. Je remonte, il me fait tomber deux fois. Je dis qu'on va s'arrêter. Il me fait tomber une troisième fois. Et là, je vois qu'il tombe à côté de moi. Il essaie de rouler. Et je me dis qu'à tout moment, il va me pécho. Non, c'est hors de question. Oh,
- Speaker #1
vache !
- Speaker #2
Je roule, je roule.
- Speaker #1
Il essaye, tu penses qu'il fait comme dans les films romantiques où tu fais ah ah ah, tu tombes et tu t'embrasses. Exact, mais c'est exactement ça.
- Speaker #2
Et là, c'est super malaisant parce que je me dis en fait, il n'a toujours pas compris. Et il roule, il roule vers moi, donc je roule. Franchement, j'aimerais avoir la caméra vidéo de cette journée. Et donc, je me casse de ce endroit, je me lève en fait, je sors de la côté du trampoline et je dis bon, maintenant, on va y aller. Et là, en fait, il se passe un truc extraordinaire, c'est-à-dire que... je sais pas où il est et je sens que quelqu'un me pousse mais me pousse comme un enfant de deux ans et demi et en fait le gars m'a jeté dans le trampoline c'est à dire qu'il m'a poussé mais vraiment de façon très violente c'était vraiment je
- Speaker #1
te pousse dedans sauf que moi j'ai pas du tout anticipé la chose personne en même temps aurait anticipé personne n'anticipe qu'un adulte Tu te pousses violemment dans un trampoline alors que tu es en train d'essayer de sortir d'un lieu. Enfin, personne n'aurait anticipé.
- Speaker #2
Sauf que la chute est très mauvaise parce que je ne me réceptionne pas puisqu'en fait, je ne suis pas prête à me réceptionner. Et que là, j'entends un gros bruit dans mon corps. Et que là, j'ouvre les yeux et je me dis, c'est la merde.
- Speaker #1
C'est pas vrai, tu es blessée.
- Speaker #2
Ça va pas du tout, je me suis blessée. Mais je suis très énervée. Donc en fait, je sors de là. Je dis, écoute-moi bien, là, c'est terminé. Je pense que, voilà, j'étais suffisamment patiente. Et je pense que ma patience, elle est limite. Là, c'est trop. Donc je me casse. Merci beaucoup. Au revoir. Et là, je pose le pied par terre. Et je me dis, non, en fait, je ne peux pas marcher. Je ne peux pas marcher. Il me regarde et me dit, non, mais là, en fait, je ne peux pas partir. Je dis, alors déjà, tu ne vas pas me dire ce que j'ai à faire ? Genre ?
- Speaker #1
Est-ce qu'à ce moment-là, où ça vient d'arriver, tu te dis, mais est-ce qu'il l'a fait volontairement ? Est-ce que tu te poses ? Parce que moi, je me la pose, la question. C'est-à-dire que je me dis, le gars, tu as quand même dit, allez, on y va, on va y aller, on va y aller. Et il te dit une dernière fois, comme un enfant d'ailleurs, une dernière fois, on fait encore un jeu, encore un jeu, comme un enfant qui ne veut pas quitter le lieu. Et il te... pousse, enfin vraiment ça fait un peu le truc de la dernière chance quoi.
- Speaker #2
Ah oui, non mais je pense qu'il l'a fait volontairement, c'était pas alors il l'a pas fait dans le but de me blesser Mais si c'était si fort Mais parce qu'en fait, si tu veux, il y avait le mouvement de, quand il m'a poussé et il y a le fait que moi j'ai pas, quand tu sors en tropoline, normalement tu te réceptionnes à peu près c'est-à-dire que tu peux te faire mal, et donc quand je me suis relevée et que je lui ai dit non mais non par contre c'est terminé, et j'ai vu qu'en fait il avait quelques petites notions médicales, il a regardé mon pied il m'a dit là tu peux pas y aller j'ai dit bah bien sûr que si en fait c'est pas toi qui va me dire ce que j'ai à faire et là j'ai fait deux pas j'ai dit ah putain j'ai trop mal donc j'ai dit écoute j'ai une voiture automatique je vais rentrer mais il m'a dit non non mais là en fait tu peux pas rentrer là je vais te voir si tu veux rentrer et en fait au fur et à mesure où on parlait ma cheville gonflait gonflait triplé de quadruplé de volume donc là me voilà partie avec le mec de la sécurité d'un côté lui de l'autre bras dessus bras dessous pour qu'il m'amène aux urgences les plus proches donc à 22h Toujours on dirait. Et là, par contre, gros batterie, parce que je me dis... Alors déjà, dans ma tête, il faut quand même se dire que quatre jours après, j'ai un mariage en Corse avec une de mes meilleures copines. Je pars avec mon fils qui a deux ans et demi, et ma mère. On doit prendre l'avion. Là, par contre, dans ma tête, ça commence à briller. Je me dis que c'était une espèce de conne.
- Speaker #1
L'effet papillon. L'effet papillon. Une décision à 21h30 t'a mené à l'enfer.
- Speaker #2
Donc au début, très compliqué, je le prends super mal, il m'amène avec sa voiture et là je me dis mais attends, il m'a amené avec sa voiture, je ne connais pas le gars, il faut qu'il aille chercher ma voiture. En fait là, la logistique et le... On commence à prendre le dessus, on arrive aux urgences évidemment, comme toutes les urgences à 22h un dimanche blindées. J'arrive à faire la radio et donc là, il me met sur un fauteuil roulant et il m'amène donc à la radio pour voir si déjà ce n'est pas une fracture puisque c'était quand même la première hypothèse. Ouais, c'est quand même ouf.
- Speaker #1
Et je suis seulement désolée pour toi, parce qu'en moi, quand tu racontes ça, je ne suis que désolée. Je suis là, la peau, mais quel enfer, avec l'autre naze qui te pousse le fauteuil. En plus, tu dois avoir envie de tout, sauf de sa compagnie.
- Speaker #2
Mais c'est ça. Et en fait, là... Tout,
- Speaker #1
c'est de sa compagnie.
- Speaker #2
Exactement ça. Et là, le mec, quand même, là, tu te dis, il y a quand même un souci, me dit, bon, il me pousse, je me revois dans ces couleurs de ce clinique, il me pousse, il me dit... Bon, et si tu devais mettre une note sur 10 pour le date, tu me mettrais combien ? Oh putain, mais dégage. Là, en fait, tu ne m'adresses plus la parole, jusqu'à tout à l'heure, à part si je te demande quelque chose.
- Speaker #1
Donc, tout ce que je vais te demander, je veux que tu le fasses.
- Speaker #2
Le reste, tu ne me parles pas. Je n'existe pas. Voilà, tu es là, mais c'est tout. Tu ne sers à rien. Et vraiment, là, je suis hyper en colère parce que je me dis, mais tu n'as pas compris. Il me vient un jour, on en rigolera. Je dis, non, mais en fait, je n'ai pas envie de rigoler avec toi. Pas du tout. Là, sur le route, je suis hyper vénère. Hyper, hyper vénère.
- Speaker #1
Mais oui, évidemment. Et t'as quoi, du coup, à cette cheville ?
- Speaker #2
Donc, fracture,
- Speaker #1
non. J'ai l'entorse, mais alors une entorse. Une grosse entorse. Une double entorse, en fait. Double entorse.
- Speaker #2
Donc, j'ai le pied qui devient de flépouleur. Je peux poser une poule par terre. Et après, en fait, on attend. Donc, il est 22h. On attend 2h du matin avant que je vois un médecin. Parce qu'en fait, c'est blindé. Et là, je tombe sur le médecin le plus fun du monde, en fait. Et c'est pour ça que cette histoire, elle est drôle. Parce qu'il y a quand même plein de choses autour qui sont hyper drôles. C'est-à-dire que le gars me dit alors... Il me regarde et me dit, qu'est-ce qui vous est arrivé ce soir ? Et je dis, la version officielle ou la version officieuse ? Et j'ai dit, j'ai eu un accident de rendez-vous Tinder sur un trampoline. Il me dit, non, ce n'est pas possible. Il me dit, attends, j'appelle tous les services, là, tu me racontes ça à tout le monde.
- Speaker #1
La rigolade.
- Speaker #2
Les infirmières arrivent. Tous les gens qui étaient dans ce clinique, je crois, ils sont venus dans le bureau.
- Speaker #1
Ils avaient besoin de se détendre aussi. Je vois que les trucs chiants, les pauvres. toute la journée. Là, ils se sont dit « Allez, on va rigoler, au moins, on va se détendre. » C'était la plage.
- Speaker #2
C'est ça. Et donc, du coup, on est parti enfouir dans cette salle. Et lui était de l'autre côté de la salle parce qu'il attendait. Il a quand même eu la décence. Et ça, je ne peux pas lui enlever d'être présent jusqu'à la fin. Et le médecin m'a quand même marqué « accident Tinder » sur l'arrêt de travail. Je trouvais ça incroyable.
- Speaker #1
J'imagine que tu n'as pas eu de séquelles, que tu vas bien, que tu t'en es remis, que tu as choisi d'en rire. Et du coup, il ne reste que cette anecdote un peu cocasse de tout ça.
- Speaker #2
C'est exactement ça. C'est de voir les choses avec optimisme et avec humour.
- Speaker #1
Merci d'avoir partagé cette histoire avec moi. Tu sais, dans Romance, à la fin de chaque épisode, moi, j'écris une lettre au mec de l'histoire. Du coup, si tu le veux bien, je vais écrire une lettre au mec de ton histoire. et tu pourras la découvrir quand l'épisode sortira c'est génial,
- Speaker #2
merci beaucoup je suis ravie d'avoir participé avec toi à cet épisode, j'adore ce que tu fais je te l'ai déjà dit c'est fun, ça fait du bien parce qu'on est des meufs badass quand même, il faut se le dire oui, merde et que ça fait du bien d'entendre aussi que c'est tous nos histoires et nos casseroles et merci de donner la parole aussi à d'autres femmes Et continue ce que tu fais. Moi, j'adore. Et je dis à tout le monde de t'abonner à ta page. Donc, abonnez-vous.
- Speaker #1
Avant de vous laisser, je vais conclure chaque épisode par une lettre. Une lettre fictive adressée au protagoniste de cette moderne dating story. Je suis toujours surprise par ces personnes à qui il manque cette sensibilité, mais élémentaire. Cette capacité à regarder l'autre et à comprendre. Même sans grand discours, mais que quelque chose ne va pas, en fait. Évidemment, le problème, ce n'est pas d'avoir des gouttes chiottes en matière de date, même si bon, il y a sûrement des nanas pour qui l'idée d'un trampoline-parc pour une première rencontre aurait enchanté. Mais le problème, c'est d'avoir persisté. Comme un gamin qui ne veut rien perdre de son après-midi d'anniversaire, tu as continué à dérouler ton programme, alors que tout était décalé avec la femme que tu avais invitée. Tu n'as pas su lire les signaux, ou d'ailleurs peut-être que tu n'as pas voulu. Lire les signaux. Parce que parfois, il est plus confortable de poursuivre ce qu'on avait décidé que de regarder en face l'inconfort de la personne qui nous accompagne. Et toi, mais d'où s'en dit ? Cette politesse qu'on nous apprend très tôt, cette peur de vexer, de décevoir, de paraître froide, compliquée ou même ingrate. Cette habitude de sourire encore un peu, de supporter encore quelques minutes, de ne pas dire franchement « je n'ai pas envie d'être là » . est amenée dans un sacré bordel, ma pauvre. Parce qu'on apprend tellement aux femmes à ne pas rejeter les hommes qu'on oublie parfois de leur apprendre à se protéger elles-mêmes. Et puis il y a eu ce dernier geste. Je n'arrive toujours pas à savoir s'il venait d'une impulsion, d'un désespoir, d'une maladresse absolue ou d'une incapacité totale à comprendre ce qui était en train de se passer. Je crois d'ailleurs que c'est ça qui me met le plus mal à l'aise, ce flou. Le fait qu'après autant de signaux manqués, Il te reste encore à te demander ce qu'il avait compris, ce qu'il avait voulu, et jusqu'où il aurait été capable d'aller dans son propre scénario sans jamais vraiment te voir toi. Alors la leçon, elle est peut-être là. Un refus n'a pas toujours la forme d'un grand non parfaitement articulé. Parfois, il est dans un corps qui se ferme, dans un sourire qui disparaît, dans une personne qui ne répond plus, qui recule, qui cherche déjà la sortie. Et là, responsabilité de l'autre. T'as responsabilité à toi, le mec de l'histoire. Ce n'est pas d'attendre d'être repoussé avec violence. C'est de savoir regarder, écouter. Tu aurais dû t'arrêter. Avant de partir, pense à laisser un commentaire sous l'épisode sur Spotify et à laisser un commentaire sous l'émission sur Apple Podcast. C'est nécessaire pour faire vivre le podcast. Merci. Dating stories,
- Speaker #0
real talks, no filter Where is my man ? Where is Cupid ? I'm ready for