- Speaker #0
Bonjour à tous et à toutes, bienvenue dans S'aimer, le podcast où on parle d'amour, de relation et surtout de relation à soi. Alors moi c'est Baptiste, je suis ravi d'être ici avec Aline, ma complice de vie qui est coach et thérapeute, et aujourd'hui on va parler d'un thème fascinant, l'amour inconditionnel. Alors c'est ce fameux amour qui fait rêver et parfois un peu peur.
- Speaker #1
Bonjour ! Bonjour à tous !
- Speaker #0
Alors pour commencer, on va parler un peu de la confusion qui peut y avoir autour de ce concept. Quelle est selon toi, Aline, la plus grande confusion qu'il y a autour de l'amour inconditionnel ?
- Speaker #1
Alors selon moi, la plus grande confusion qu'on a, c'est qu'on pense que l'amour inconditionnel, c'est ne mettre aucune limite, ne se mettre aucune limite dans la relation. Donc ce serait l'absence de limite. Et du coup, quand on est dans l'absence de limite, on rentre dans des amours qui sont soit sacrificielles parce qu'on va se sacrifier, soit en disant quelque chose qui ne correspond pas à nous, à qui on est, à notre besoin, et potentiellement aussi dans des amours narcissiques. Et en même temps, il y a des moments où on va être soit dans le sacrifice et l'autre va prendre une place importante, soit l'autre va se sacrifier pour nous laisser plus de place. Et au final, ça crée des déséquilibres. L'absence de limite crée des déséquilibres. Et donc, du coup, va avoir tendance à nous blesser. On va se mettre de côté sur certains sujets, on va se mettre en avance sur d'autres. Ce serait ça. Pour moi, la plus grande confusion, c'est que pour faire plaisir, pour le besoin de l'autre, on pourrait s'oublier.
- Speaker #0
Ok, donc tu veux dire qu'aimer inconditionnellement, c'est du coup ne pas tout accepter dans la relation ?
- Speaker #1
Oui, on n'accepte pas tout dans une relation. On ne peut pas tout accepter, tout supporter parce qu'on aime l'autre. Parce que l'autre, voilà, il est effectivement... En fait, des fois, on rencontre une personne et cette personne, elle nous fait un effet fou. Et en fait, cet effet fou intérieur pourrait nous conduire à faire des choses qui ne sont pas véritablement en lien avec qui on est. Parce qu'en fait, c'est quelque chose qu'on a l'impression de manquer en soi. L'amour, c'est l'autre qui nous le renvoie. Il n'est pas en nous. Donc, pour garder ça, on est capable de, par moments, malheureusement, d'accepter des choses qui ne sont pas... Bonne pour nous. Donc effectivement, c'est mettre des limites, ne pas tout accepter. C'est un amour dans lequel on est conscient de soi, conscient de l'autre, et dans lequel chacun a sa place. Voilà, c'est... Je peux dire ma vérité et l'autre peut aussi dire sa vérité. Je peux dire mon besoin et l'autre peut aussi dire son besoin. Et dans cet espace-là, chacun trouve une place juste. Mais ça nécessite beaucoup de discussion, enfin beaucoup d'ouverture à l'autre, mais aussi beaucoup d'ouverture à soi.
- Speaker #0
Donc quand tu dis ouverture à soi, est-ce que pour toi, pour accéder à cet amour inconditionnel, il faut en quelque sorte avoir fait un certain chemin intérieur ou un certain travail sur soi ?
- Speaker #1
Alors pour moi, c'est quelque chose qui est presque inné, qui est quelque part en nous. Donc tout le monde peut y accéder. Ça c'est quand même quelque chose d'important à savoir, c'est que véritablement on peut tous vivre cet amour. Et je pense qu'on a véritablement des maîtres qui le font très naturellement, c'est les enfants. Et quand ils sont face à leurs parents... Voilà, en fait, ils sont fous. Ils sont fous d'amour. Ils nous regardent, ils nous admirent. Voilà, on est des idoles pour eux, quelque part. Et rien, même un mauvais comportement du parent, ne détruit le lien dans les yeux de l'enfant. Rien que le parent pourrait faire va remettre en question cet amour. Et ça, pour le coup, c'est véritablement un très bon enseignement. C'est-à-dire qu'on va peut-être passer un mauvais moment avec eux, mais toujours ils reviennent. Et en fait, ça montre qu'on l'a en nous. Enfant, on était comme ça. Quand on regarde nos enfants et qu'on les voit comme ça, on se dit, mais oui, mais moi aussi j'étais comme ça enfant. Et ça, c'est un super repère pour se dire, mais j'en suis capable. Aujourd'hui, j'en suis peut-être pas capable, mais demain, je peux revenir à ce niveau-là d'amour parce qu'il est quelque part en moi. Sauf que sur mon chemin, j'ai vécu des histoires, j'ai vécu des blessures. J'ai vécu une vie, j'ai vécu des passages, j'ai vécu des expériences, et que ces expériences-là, elles ont altéré l'amour en moi. Mon cœur a été entouré d'une couche de peur, qui fait que je ne m'engage plus complètement. Je n'arrive plus à être totalement dans le lien à l'autre, je dois m'en protéger à un certain moment.
- Speaker #0
Donc si je comprends bien, tu expliques que lorsque l'on naît, on naît avec cet amour inconditionnel en soi vis-à-vis de ses parents, c'est bien ça ?
- Speaker #1
L'amour inconditionnel, on le porte, c'est notre nature. profonde, on l'a. Et effectivement, on le vit assez facilement avec ses parents dans l'enfance. Après, on grandit et puis bon, effectivement, on a toujours beaucoup de respect pour nos parents, mais on a aussi des blessures et des fois, on a potentiellement de la rancœur, potentiellement des passages où ils nous font vivre une frustration très importante ou une colère ou une grande blessure et on n'arrive pas forcément à pardonner, mais ça peut être ses parents, ça peut être d'autres... D'autres individus, ça peut être dans d'autres relations.
- Speaker #0
Amicales, amoureuses.
- Speaker #1
Et donc du coup, le chemin pour y accéder à nouveau, comme c'est en nous, on l'a, mais le chemin pour y accéder à nouveau, c'est de se dépouiller de ces blessures. Donc c'est de revenir à soi. C'est de revenir à cette origine.
- Speaker #0
Donc il faut bien avoir fait un certain chemin intérieur pour pouvoir s'ouvrir à l'amour inconditionnel. Plus tard dans sa vie, lorsqu'on est vraiment... Lorsqu'on a traversé certaines blessures, il faut avoir refait un travail sur soi, un chemin intérieur pour pouvoir y accéder de nouveau.
- Speaker #1
Oui. Parfois, on rencontre des personnes dans notre vie et on a l'impression qu'elles font naître ça. Qu'elles font renaître ça. Et ça nous ouvre véritablement le cœur, mais ça nous fait mal en même temps. C'est-à-dire que... C'est presque douloureux en nous de ressentir ça. Parce qu'en fait, ça vient aussi toucher notre peur. Et on va s'engager dans cette relation, ou pas d'ailleurs, on ne va pas forcément s'engager parce qu'elle peut aussi nous faire très très peur. Et du coup, c'est regarder ça, et regarder ça avec amour. Se dire, ah oui, effectivement, ça me fait ressentir quelque chose de fort en moi, mais je ne vais pas y laisser tout. Je ne vais pas y laisser tout, je vais commencer par voir ce que ça me fait en moi, revenir à soi. Alors il y a effectivement un stade dans sa vie où potentiellement on n'en est pas à ça. Et c'est juste accepter, et c'est difficile si on n'a pas les clés, si on n'est pas accompagné à ce moment-là. On peut prendre des mauvaises décisions, parce que l'amour, elle va nous faire potentiellement agir vite aussi. Elle va nous mettre des décharges, elle va nous faire avoir des comportements qui ne sont peut-être pas forcément les bons. Mais en tout cas, on va avoir différentes expériences dans notre vie. On va ressentir quelque chose qui semble être de l'amour. Et qui va faire que c'est une opportunité pour aller vers cet amour inconditionnel. Mais sans le chemin de dépouillement, on peut difficilement y arriver. Il faut avoir compris ses blessures pour pouvoir arriver à ça.
- Speaker #0
Donc là, j'ai un peu l'impression que tu parles de l'amour inconditionnel, mais que derrière ça, il peut parfois y avoir une certaine dépendance affective et que c'est ça que ça vient répondre. Est-ce que tu pourrais nous expliquer comment on peut déceler ça ? C'est-à-dire cette... cette frontière qui est quand même infime entre je suis dans un amour inconditionnel et finalement je ne suis pas dans un amour inconditionnel mais je suis en train de répondre à un besoin qui est lié à une certaine dépendance affective vis-à-vis de l'autre.
- Speaker #1
Oui, la dépendance affective en fait c'est j'ai besoin de toi pour exister. J'ai besoin de ta présence dans ma vie pour ressentir l'amour et quand tu n'es pas là, je ressens un manque absolu, je ressens un vide absolu et L'amour inconditionnel, ce serait plutôt Je choisis de t'aimer depuis mon être déjà plein. Je ne m'oublie pas, je sais qui je suis. Et c'est assez complexe à déceler, mais quand on est face à quelqu'un qui nous fait ressentir un amour potentiellement assez grand, on peut avoir l'impression que c'est lui et personne d'autre ou elle et personne d'autre. Or, La personne à choisir en premier, c'est soi et personne d'autre. Et c'est ce retour à soi de se dire tout est en moi, pas en l'autre. Donc je n'ai pas besoin de toi pour exister, j'ai besoin de moi et de moi seule pour être bien dans n'importe quelle relation. Pour être bien avec toi si c'est toi et sans toi si c'est sans toi. Mais des fois, dans des relations, on n'y est pas. On a l'impression que si l'autre s'en va, tout s'écroule dans notre vie, tout s'écroule en nous. Et ça peut être un écroulement intérieur, ça peut être un effondrement intérieur, mais ça peut aussi être un effondrement matériel. C'est-à-dire que si l'autre n'est pas là, qu'est-ce que je fais ? Comment je gère ? Et là, ça peut nous faire perdre pied et nous couper aussi de la relation à nous-mêmes, au fond de nous. Parce qu'en fait, si on n'accepte pas l'autre comme il est, ou si l'autre ne nous accepte pas comme on est, on va avoir peur d'être rejeté. Et c'est là où c'est subtil, c'est que j'ai le droit de dire non à l'autre, j'ai le droit de dire... Ça, ça ne me convient pas. Et l'autre a presque le devoir, s'il nous aime, de nous dire « Ok, je vois que c'est blessant pour toi. Donc, si tu ne l'acceptes pas, je vais essayer de comprendre et de rentrer dans ton monde, de faire un pas vers toi et de comprendre ce qui se joue en toi. » Et d'accepter l'autre dans le oui, dans le non, dans le qui il est, en fait. Dans ce qu'il peut offrir avec ce qu'il a. Et de ne pas vouloir le changer. ou qu'il s'adapte à n'importe quelle situation. Et c'est là, la limite de la dépendance affective, c'est de dire... Enfin, entre l'amour inconditionnel et la dépendance affective, c'est le plein et le vide, en fait. Oui. Et c'est là où c'est hyper subtil, c'est que tant qu'on n'a pas traversé le vide, on ne peut pas vraiment le comprendre. Je crois qu'il y a vraiment ce truc de se dire j'accepte... Toutes mes facettes, toute ma vulnérabilité, je n'ai pas peur que l'autre me rejette. Et s'il me rejette, je n'ai pas peur de vivre ma blessure. Je comprends. C'est pas facile, c'est pas facile de le comprendre, mais...
- Speaker #0
Alors après, voilà, c'était pas une question que j'avais prévue de te poser, mais là tu nous parles de traverser le vide. Ouais. Est-ce que tu peux expliquer un peu mieux ce que c'est pour toi de traverser ce vide ?
- Speaker #1
Ah c'est subtil, hein. Traverser ce vide, le vide c'est là où on ne s'est pas entendu, je dirais. Le vide, c'est là où moi, je n'ai pas pris le temps de m'écouter. Il y a quelque chose en moi qui me fait du mal. Il y a quelque chose en moi qui crée une souffrance. Il y a quelque chose en moi qui est très blessant, mais ça n'a pas de mot.
- Speaker #0
Et pour toi, est-ce que du coup, dans ces conditions-là, où tu sens qu'il y a quelque chose qui te fait mal par rapport à l'autre, peut-être que les limites ont une place importante dans ça ? Oui. Poser certaines limites vis-à-vis de l'autre, tout en restant dans un amour inconditionnel, effectivement. Mais peut-être lui expliquer qu'il y a... Des choses sur lesquelles tu ne veux pas qu'on aille avec toi, ou des limites à ne pas dépasser sur certains points. Donc quelle est la place des limites pour toi dans l'amour inconditionnel ?
- Speaker #1
Les limites, elles sont vraiment fondamentales. C'est là où je me choisis pour aimer. C'est là où je me choisis pour aimer d'un point de vue très très large. C'est-à-dire que si on n'a pas de limites, on est capable d'accepter le meilleur et le pire pour soi. C'est des fois je vais vivre un amour narcissique ou c'est moi où je vais devoir me mettre en avant parce que j'ai été tellement dévalorisée que là j'ai besoin d'être valorisée. Mais ça va aussi me faire rentrer dans du sacrifice. Et c'est ça les limites c'est de dire là je me reconnais, là je me reconnais, je me choisis, j'ai mal. Donc ce que tu as fait là c'est non peu importe ce que... Peu importe, moi j'ai mal dans mon corps, j'ai mal dans ma tête, j'ai mal dans mon être, et ça ne respecte véritablement pas mon besoin, ça c'est non. Et expliquer le ressenti, expliquer ton besoin, et inviter l'autre à rentrer dans ton monde. Parce que des fois aussi on se ferme, quand on est véritablement dans une difficulté ou dans une impasse, on se ferme. C'est véritablement, l'amour inconditionnel c'est, je suis l'égal des autres, j'ai de l'amour pour toi. j'ai de l'amour pour toi mais pas à n'importe quelle condition. Mais j'aurai de l'amour quoi qu'il arrive. Pas au détriment de moi. Je t'aimerai quand même mais si j'ai besoin de partir, je pars. C'est pas évident. C'est très subtil. Je me mettrai pas au second plan. Si par exemple, j'ai mis l'exemple du voyage. J'ai très envie de partir en voyage et mon compagnon n'a pas envie de partir en voyage. Il peut pas m'empêcher de faire ce voyage parce que si ça se trouve dans ce voyage, je vais me rencontrer, je vais vivre une expérience qui est extraordinaire pour qui je suis. Et je vais y revenir en étant différente. Donc, si lui, il m'empêche de faire ce voyage, c'est narcissique de sa part. Et moi, si je ne le fais pas, c'est sacrificiel. Et ça, c'est quand même là où je vais quand même prendre la décision de faire ce voyage qui est très important pour moi. Mais je t'aime. C'est pas contre toi que je fais ce voyage, c'est pour moi. Et c'est vraiment la subtile différence, c'est pas contre l'autre qu'on agit, c'est pour soi en priorité. Alors oui, l'autre, comment est-ce qu'on va pouvoir trouver un terrain d'entente pour se dire je veux garder le lien avec toi pendant ce voyage ?
- Speaker #0
Peut-être commencer par expliquer que ce voyage, tu as très envie de le faire et que tu aimerais beaucoup le faire accompagné de la personne que tu aimes, mais que si la personne que tu aimes n'a pas envie de le faire, ça ne t'empêche pas toi de le faire. Sauf si effectivement, ce voyage, tu ne le vois pas autrement. qu'à deux et pas toute seule, là tu fais pas un sacrifice mais tu acceptes.
- Speaker #1
Tu demandes, non mais en fait, c'est là, pour moi c'est important que mon compagnon m'accompagne. Mais si mon compagnon, ça ne peut pas être toi, alors ce sera peut-être pas toi, mais le compagnon que voilà, peut-être que je n'ai pas envie de faire ce voyage seul, alors je trouverai quelqu'un pour le faire. Mais je peux pas forcer l'autre. Mais par contre, quand on est le compagnon de cette personne en question, on peut dire je vois que ce voyage te fait extrêmement plaisir. Je vois que tu en as véritablement besoin et qu'il va... déclencher quelque chose d'important en toi et comme c'est important pour toi que je sois présent j'aurais pas forcément voulu le faire mais par amour j'accepte c'est aussi quand on aime quelqu'un inconditionnel c'est aussi le laisser prendre sa place parce qu'on ne le connaît peut-être pas sous l'angle qu'il veut se dévoiler et ça nous fait peur quelque part des fois on a aussi peur de rencontrer l'autre parce que l'autre a peur de se rencontrer il ya vraiment un jeu de de miroir aussi dans les relations. Donc c'est peut-être faire un pas vers l'autre, un pas subtil, un pas léger, de dire ok j'entends. Pour le moment, je ne suis pas totalement d'accord, je ne suis pas totalement en phase. Mais comme c'est ton besoin et que je t'aime, je vais peut-être pouvoir faire quelque chose sans que ce soit au détriment de moi.
- Speaker #0
Oui, je comprends tout à fait. Et donc parfois, on peut être effectivement blessé par son partenaire ou son partenaire ne répond pas à certains besoins. Ça vient répondre en écho avec cette histoire. Et donc comment, dans ce cas-là, lorsqu'on est soit blessé ou soit que son partenaire ne répond pas à son besoin, comment on peut rester dans cet amour inconditionnel ?
- Speaker #1
C'est pas au partenaire de répondre à mon besoin. Mais je peux être blessée par le fait que de ne pas être accueillie. Ce n'est pas à l'autre de répondre à mon besoin, c'est à moi-même de répondre à mon besoin. Et effectivement, si je suis blessée par la réaction de l'autre, première étape, j'accueille. Ah oui, effectivement, je sens que cette réponse ne me convient pas du tout. Et c'est très difficile en moi. J'aurais aimé que tu me soutiennes, j'aurais aimé que tu m'accompagnes, j'aurais aimé que tu sois présent, j'aurais aimé que tu sois là pour moi. C'est très difficile, je me sens... abandonner tant mon projet, je me sens rejetée. Pour moi, dans un couple, on se soutient quoi qu'il arrive, c'est presque une trahison. Donc on accueille. Allez, on accueille, on écrit. Potentiellement, ça peut vraiment aider aussi d'écrire. Accueillir, c'est rester dans l'amour. Quand je m'accueille, je me regarde. Quand je me regarde, je pense à moi, j'ouvre mon cœur. Et l'amour est là, en fait. L'amour, elle est quelque part en moi. Donc je m'accueille dans cet état où il y a une douleur, je m'accueille dans cet état où c'est difficile il y a de la peur, il y a... Il y a du conflit et effectivement, la peur, le conflit, les émotions difficiles, les émotions qui sont la frustration, ça nous coupe de l'amour en fait. C'est ça qui nous coupe de l'amour. Donc je commence par m'accueillir, je reconnais ma souffrance. Et si j'ai besoin de poser une limite à l'autre, de dire là, là ça c'est pas un truc qui me convient. Donc si c'est une discussion difficile par exemple, là c'est pas quelque chose qui me convient, ça ne rentre pas dans quelque chose qui est juste pour moi. Je préfère qu'on coupe cette discussion. et qu'on y revienne plus tard quand on arrivera à discuter ensemble. Ça peut être une possibilité. C'est pas non plus fuir, parce que si on dit « Ok, ok, ok, je m'en vais, je dis plus rien, oh là là, parce que j'ai déclenché quelque chose de trop compliqué, donc je coupe, je coupe » , là on commence à se nier aussi, à nier qu'il y a un problème et en fait ça va grossir en nous. Donc c'est pareil, ça va charger le cœur. Donc le but c'est de reconnaître, peut-être de reporter s'il y a besoin, mais de toujours revenir en fait. de se dire ok j'ai eu mal on va en discuter on va peut-être trouver où sont tes limites où sont mes limites et poser un nouveau cadre par rapport à ce contexte mais c'est vraiment garder la conscience que c'est la blessure qui nous coupe de l'amour mais effectivement il ne faut pas être dans
- Speaker #0
un système de fuite où à chaque fois qu'il y a une conversation, une discussion difficile, de dire on en reparlera plus tard parce que c'est difficile pour moi
- Speaker #1
Ah, après si, on peut en rediscuter toujours plus tard si c'est pas le bon moment. Moi je conseille parce que, qu'est-ce qui se passe ? Si c'est pas le bon moment, ça va monter dans autre chose. Ça va être de la colère, ça va être de l'agressivité, ça va être... Et là ça va amplifier la situation, donc on va pas réussir à trouver de solution. Ou alors on va avoir quelqu'un qui est totalement mutique en face de nous et qui va rien dire. Donc c'est pas le moment, c'est juste pas le moment, c'est ok. Donc on reporte, c'est pas... Non, le truc qui se résume c'est de mettre sous le tapis. Là, ça ne convient pas.
- Speaker #0
De ne pas en revenir dessus derrière.
- Speaker #1
De ne pas en revenir dessus. Donc oui, trouver un moment qui convient aux deux, pas à l'un ou à l'autre, mais aux deux en même temps. Donc potentiellement, si on a un cas très, très, très, très en vie, ça va mettre une grosse pression à l'autre. Donc il va y avoir un problème de lien. Il va y avoir tout balancé sur l'autre. L'autre va se rester muti, s'anéantir ou crier parce que ce n'est pas son moment et que ça dépasse ses limites. Donc c'est dire, OK, je vais continuer à aller me calmer un petit peu. Je n'ai peut-être pas pris suffisamment de temps. Je vais avoir un recul. Comprendre aussi la blessure en soi, c'est effectivement toujours faire un pas de recul et se dire tout est en moi, tout est là, tout est toujours disponible en moi, pour moi. Et si je n'arrive pas à être en lien avec l'autre, le problème, ce n'est pas l'autre, le problème, c'est ma blessure. Le problème, ce n'est pas moi non plus, c'est ma blessure.
- Speaker #0
Ok, c'est très clair. Merci pour tous ces détails et ces explications. Donc, si on résume, aimer inconditionnellement, ce n'est pas forcément accepter et supporter toutes les choses chez l'autre. Et c'est aussi et surtout mettre des limites et peut-être les définir à un moment donné avec l'autre. Est-ce qu'il faut anticiper en disant « moi j'ai telle limite » ou c'est quand les choses arrivent qu'on les définit ? Est-ce que c'est bien que l'autre soit préparé à connaître certaines limites qui sont importantes ou peut-être ça fait partie aussi des valeurs chez l'autre ?
- Speaker #1
Clairement, l'amour inconditionnel, ce n'est pas un abandon de soi, ce n'est pas un sacrifice. Ça nécessite d'avoir beaucoup de limites et d'avoir réfléchi à ces limites. Ça nécessite de savoir à quel moment... C'est pour ça que ça demande de l'expérience et des relations. Se dire, j'ai une relation dans ma vie et je suis pas quelqu'un qui est vraiment dans les relations. En fait, quelqu'un qui n'est pas dans les relations, c'est peut-être aussi quelqu'un qui est très blessé. Donc du coup, si on limite les relations, c'est pas en se limitant qu'on peut accéder à l'amour inconditionnel. C'est justement en se... La vie, elle va faire les choses bien. Elle va nous confronter à des relations et là, on va se rendre compte que, à l'âge atteint des limites. Je peux redéfinir que ce n'était pas dans mon cadre. Ce comportement, ce n'est pas mon cadre. Cette attente, ce n'est pas mon cadre. Et en fait, au fur et à mesure, on va se connaître. Et pour avoir une belle relation avec quelqu'un, Connais-toi toi-même. Déjà. Et quand tu te connais toi, tu peux effectivement dire à l'autre là, ça ne me convient pas. Donc, c'est pas une absence de limite. L'amour inconditionnel, c'est véritablement je me connais, je connais mon cadre, je connais mes valeurs, et je sais à quel moment quelque chose me déclenche. Et oui, dans ces moments-là, on est capable de formuler à l'autre. Ça se définit, ça se redéfinit, ça s'affine. Et surtout, je dirais que c'est un apprentissage que d'aller vers ça en soi. Pour... toujours gagner en... C'est un never-ending process, c'est vraiment un truc qui ne se finira jamais dans ta vie. C'est, ah, mais ça, ça m'a pas plu. Ok, on va redéfinir ça, en fait. Je vais redéfinir ça en moi, et je vais peut-être aller en parler à l'autre. Et en plus, on peut le définir dans plein de relations. Parce que l'amour inconditionnel, pour moi, c'est véritablement pas une relation d'amour qu'on vit avec un autre être, c'est une relation d'amour qu'on vit avec soi, dans laquelle on est plein, dans laquelle on se reconnaît, dans laquelle on sait où notre cadre commence, où notre cadre s'arrête. Donc c'est vraiment un chemin intérieur vers soi. Et après, on sait comment aimer les autres. On sait comment aimer ses enfants en leur mettant des limites. On sait comment aimer ses parents en leur mettant aussi des limites. On sait comment aimer son conjoint. On sait comment avoir des belles relations amicales. On sait comment établir un réseau qui est juste et bon pour nous, en fait. Et ça se définit dans n'importe quel cadre. En fait, l'amour inconditionnel, il est d'abord en soi, parce qu'on le ressent pleinement en soi. Et après, on peut le diffuser et le rayonner.
- Speaker #0
Pour celles et ceux qui sont dans cette difficulté à être dans cet amour inconditionnel, est-ce que tu penses que c'est quelque chose qui peut s'apprendre, qui peut s'apprivoiser ? Est-ce qu'il y a une façon d'apprendre à avoir cet amour inconditionnel ?
- Speaker #1
Alors c'est tout le monde. Tout le monde doit apprendre à avoir cet amour inconditionnel. Peut-être qu'il est...
- Speaker #0
Doit ou peut ?
- Speaker #1
Ah bah ça c'est un choix individuel.
- Speaker #0
L'idéal ce serait que tout le monde y soit dans cet amour inconditionnel ?
- Speaker #1
Ah bah si tout le monde est dans cet amour inconditionnel, on n'a plus d'attente. On prend soin individuellement de ses besoins, on se reconnaît, on ne se dit pas « oui mais si je fais ça, du coup l'autre va penser que… » Non, en fait, l'autre pense que, c'est son histoire, et il va en prendre soin. Et si ça lui convient comme ça, ça lui convient comme ça. C'est peut-être qu'à moi ça ne me convient pas. On doit tous apprendre à se mettre au centre de la relation, on doit tous l'apprendre. Et c'est comme ça qu'on va pouvoir atteindre un état d'amour entre les individus qui serait idéal. qui serait presque divin, qui serait magique, qui serait... En fait, je m'occupe de moi, je prends soin de mes besoins, je n'attends rien de l'autre, l'autre me donne quelque chose, et c'est du plus, et c'est génial, ça me met dans un état d'amour extraordinaire, ça ne fait plus écho à mes blessures, ou si ça le fait, j'en prends soin, et donc du coup, il y a quelque chose de fou qui peut ressortir de ça, il y a une création énorme qui peut ressortir de ça, il y a une émulation qui peut se créer, il y a une énergie folle entre les individus, puisqu'en fait, ce n'est plus qu'un rayonnement d'amour gigantesque. Donc oui, idéalement, il faudrait que tout le monde fasse ce chemin. Mais c'est un choix individuel. C'est-à-dire que si moi je décide de le faire, je ne peux pas forcer qui que ce soit à prendre ma route. Moi je peux diffuser ça parce que pour moi c'est l'état qu'il faudrait idéalement avoir. Mais je ne peux pas emmener qui que ce soit de force à faire ce chemin. Je peux le rayonner et donc faire venir à moi ça, ces gens, ces personnes qui voudraient le vivre ou l'expérimenter. Donc, idéalement, oui, j'aimerais faire venir le plus de monde dans ça, parce que pour moi, c'est une voie qui est juste belle et qui est bonne pour n'importe qui, pour tout le monde. Mais c'est un choix individuel. Et donc, du coup, chacun son libre-arbitre. C'est possible, c'est disponible, on peut et on devrait le faire. Oui, on devrait le faire.
- Speaker #0
Et dans une relation où un des deux est dans cet amour inconditionnel, mais pas l'autre, où l'autre, c'est beaucoup plus difficile, où l'autre est beaucoup plus dans ses blessures, dans parfois, du coup, le reproche. à dire bye. t'es comme ça, moi j'aime pas quand t'es comme ça, moi je t'aime pas quand t'es comme ça est-ce que c'est une relation qui est forcément dysfonctionnelle, est-ce que c'est irrémédiable ou est-ce que c'est quelque chose qui peut aussi être un travail sur soi ou sur le couple, qu'est-ce qui peut être mis en place pour que ça puisse fonctionner, que l'autre puisse s'ouvrir aussi à ça ?
- Speaker #1
Alors ce qui marche pas déjà c'est de forcer l'autre, ça ça marche pas du tout de vouloir dire à l'autre bah oui mais toi moi je fais ce chemin et toi tu le fais pas et du coup En fait, c'est un chemin individuel et c'est le libre-arbitre qui nous y conduit. Et en fait, la seule chose qui peut faire que l'autre vienne dans ce monde, c'est la patience et le détachement. Donc, est-ce que j'arrive à m'aimer et m'accepter moi dans ma patience et mon détachement et à accepter l'autre exactement comme il est ? C'est ça la question. Je m'aime et je m'accepte comme je suis, avec mon besoin de faire ce chemin, et j'accepte que l'autre, je l'aime et je l'accepte comme il est, avec son besoin de ne pas faire le chemin. pour le moment. Mais plus moi je vais rayonner ça, plus moi je vais vivre ça, plus j'ai la possibilité de montrer indirectement par ce que je dégage, par le fait d'avoir construit effectivement une vie qui est très bonne pour moi. Parce que quand je m'écoute, je sais ce que j'ai à faire, mon intuition est très présente, très disponible, je sais quand une relation est bonne pour moi, et donc je vais véritablement vivre dans plus de bonheur, dans plus d'amour. C'est le rayonnement que j'ai et qui vient naturellement à moi. Mais ça peut aussi éloigner l'autre. C'est-à-dire que, effectivement, si lui il dit « Non mais depuis que tu fais ça, depuis que t'es comme ça, c'est véritablement insupportable. J'ai plus du tout envie de ça dans ma vie. » On va vivre le rejet. Est-ce qu'on a envie de tolérer ça ? Est-ce qu'on a envie d'accepter ça sur le très long terme ? C'est aussi peut-être quelque chose où on doit mettre limite. Et donc du coup, effectivement, de dire à un moment donné et je sais, enfin j'ai pas de vérité sur ça jusque là ça me convient Au-delà de ça, ça ne me convient plus, je me choisis. C'est toujours cette limite fine. Et l'autre ? Ok, jusque-là ça te convenait, mais maintenant ça ne te convient plus. Qu'est-ce que moi je peux faire ? Et effectivement, ça nécessite de la communication entre les deux.
- Speaker #0
Voilà, alors qu'est-ce qu'il peut faire ? Est-ce que tu as peut-être des petits conseils ou des petits gestes au quotidien qui peuvent permettre à chacun de s'entraîner à être dans cet amour inconditionnel ?
- Speaker #1
Tout à fait ! tu as ça ? j'ai ça qu'est-ce que tu as ? la phrase que je viens de dire je m'aime et je m'accepte comme je suis ça c'est une phrase que je trouve assez magique c'est là où on a tout notre pouvoir je m'accueille, je m'aime et je m'accepte comme je suis et on peut même lui donner plein de variantes même si aujourd'hui j'ai eu ce moment où je me suis sentie comme ça même si en amour je ne suis pas encore à cet état Où je voudrais être, où dans mon couple, je ne suis pas encore dans ça. Je m'aime et je m'accepte comme je suis. En mettant un même-si et la limite qu'on rencontre. Je m'aime et je m'accepte comme je suis. Ça, je trouve que c'est une phrase assez juste, bonne, comme un petit mantra à avoir dans sa poche, parce qu'en fait, on peut tout traverser avec. Donc celle-là, je l'aime bien. J'en ai d'autres.
- Speaker #0
Mais ça, c'est dans le cas où c'est quelque chose envers soi-même. Mais par exemple, ton conjoint... Laisse traîner ses chaussettes en plein milieu de la chambre, ça t'agace beaucoup, habituellement. Comment rester dans un amour inconditionnel à ce moment-là, et pas être à péter un câble, à dire « mais tu fous le bordel à chaque fois, j'en ai ras-le-bol » . Comment réussir à ne pas tomber là-dedans et à rester dans un amour inconditionnel ?
- Speaker #1
Lever le niveau de tolérance, peut-être, envers soi. « Ah, ben j'arrive pas du tout à soutenir la présence de ces chaussettes. Pour le moment, je n'y arrive pas. »
- Speaker #0
Je m'aime et je m'accepte dans cette colère que ça génère en moi. Le problème, ce n'est pas l'autre et ses chaussettes. Le problème, c'est moi et mon manque de tolérance et aussi peut-être mon manque de facilité à communiquer sur ça. Est-ce que je lui ai bien exprimé que ses chaussettes sur mon passage tous les matins au réveil me créent une véritable angoisse ? Est-ce que je lui ai bien exprimé ça en dehors de « ça me met à hurler, j'en peux plus, espèce d'abruti » . En fait, c'est « est-ce que j'ai pu dire avec elle ? »
- Speaker #1
C'est l'énergie dans laquelle on vient le dire ou l'expliquer.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Est-ce que tu peux lever la cuvette des toilettes quand tu fais pipi ?
- Speaker #0
J'ai tendance à constater que régulièrement...
- Speaker #1
Il y a une goutte ou deux qui reste sur le bord et quand je m'assois dessus, ce n'est pas très agréable.
- Speaker #0
Exactement. Qu'est-ce qu'on pourrait faire dans cet environnement pour trouver un accord pour toi comme pour moi ? Est-ce que c'est si compliqué de lever la culotte ? La coulotte ?
- Speaker #1
La coulotte.
- Speaker #0
Est-ce que c'est si compliqué de lever cette cuvette ou pas ? Et par amour, l'autre peut faire le geste, en fait.
- Speaker #1
Si c'est difficile, peux-tu faire pipi assis ?
- Speaker #0
Exactement, en fait. L'autre n'a pas forcément... Et si l'autre dit, moi, je suis bien comme ça, et débrouille-toi, eh ben, si on n'accepte pas, eh ben, on en rediscute et on retrouve un cadre. Si on n'est pas énervé, si on n'est pas dans l'excès de quelque chose qui est très difficile en nous, on peut tolérer, quand même, ce genre de détails. Les chaussettes, le quotidien, c'est pas le truc... C'est des petites couches qui s'accumulent, qui nous font vivre nos blessures, mais sur des petits trucs du quotidien on devrait pouvoir réussir à à vivre ensemble. C'est parce que trop de choses se sont accumulées en dessous.
- Speaker #1
Mais quand l'autre n'est pas dans l'écoute du besoin de l'autre, c'est difficile.
- Speaker #0
Alors le problème,
- Speaker #1
il n'est pas là. Oui, je pense que c'est une communication en couple avec bienveillance et que l'autre, par amour, puisse comprendre que ce soit difficile et que ce ne soit pas non plus un geste compliqué que de ranger ses chaussettes ou de lever la cuvette des toilettes.
- Speaker #0
Ça fait plusieurs fois que je te le demande, je ne me suis pas sentie entendue. C'est difficile pour moi de ne pas me sentir entendue, je ne me sens pas reconnue. J'ai besoin de reconnaissance. Et c'est là où on vient toucher des petits trucs très fins. J'ai juste besoin que tu me reconnaisses dans ma souffrance. J'ai besoin que tu m'entendes dans ma souffrance. Et c'est là où il y a une sorte de manque. C'est pas les chaussettes. C'est pas les chaussettes le problème. C'est le besoin qui n'est pas entendu.
- Speaker #1
Ok, très bien. Alors tu m'as dit que tu avais aussi d'autres petits pas ou de petits gestes qui peuvent nous aider à pouvoir accéder à ça. Est-ce que tu en as d'autres ?
- Speaker #0
Alors oui, j'ai une autre qui est peut-être plus de se recentrer et ça vient un peu en écho à la méditation qu'on a fait précédemment, de la lumière entre les mains. Et c'est de revenir à soi en mettant ses mains sur son cœur, mais c'est pas forcément de faire toute la méditation, juste de se souvenir qu'on a cette lumière en soi. Je m'aime et je m'accepte comme je suis, ça c'est un super truc parce que ça va commencer à mettre le focus sur soi. Mais après il y a aussi cette lumière sous les mains, de l'imaginer comme un trésor et de me souvenir qu'elle est là pour moi. et de se répéter en imaginant cette lumière très grande en soi. Avec toi, tout est possible. Avec toi, tout est facile. Et je vais y arriver. Donc là, on vient se recharger en soi, là où on trouve une ressource. La lumière, c'est la conscience, en fait. C'est de « je mets de la conscience » . C'est peut-être une image symbolique. C'est peut-être pas quelque chose qui a l'air très concret comme ça, mais en fait, c'est une intention qu'on s'adresse. Je mets de la lumière sur moi. Je mets de la conscience sur moi. J'ai été dans une difficulté, j'ai été dans une impasse. En faisant ça, j'ai peut-être pas réussi à communiquer comme j'aurais aimé communiquer. Par exemple, j'ai un cadre. Mon cadre, c'est d'être une mère comme ci ou une mère comme ça. Ou une mère qui communique facilement, qui ne vient pas s'énerver, qui reste tempérée dans ses propos pour donner le meilleur à ses enfants. Et là, je n'ai pas réussi à être dans ce cadre-là. Je n'ai pas réussi à respecter ce qui est important pour moi. Je m'aime et je m'accepte comme je suis. Je mets de la lumière, je mets de la conscience. Sur le fait que là j'ai pas réussi, pourquoi ? Je demande à savoir pourquoi je n'ai pas réussi, qu'est-ce qui m'a bloqué ? J'entre dans un dialogue avec moi et si le dialogue n'est pas disponible ou je n'arrive pas, je mets de la conscience sur moi et je demande de l'aide en fait. Je me demande à moi-même de l'aide en me disant que je vais y arriver parce qu'avec moi c'est facile et c'est possible et c'est disponible parce que j'ai toute la ressource en moi. J'attends pas de l'autre qui me donne ma ressource. La ressource elle est dans mon corps, dans mes mains, dans mon cœur, dans mon esprit. Tout peut venir à moi parce que je le sais. J'ai déjà rencontré dans ma vie des moments où j'ai compris quelque chose après coup. Je relâche et je laisse venir à moi quand ce sera prêt et disponible. Donc ça, c'est un premier exercice. Après, j'ai une image que j'aime bien pour quelqu'un qui serait vraiment plus terre à terre. Parce que ça peut demander aussi quand même... J'ai du mal à me rendre compte, je sais que c'est quand même un peu spirituel dans un sens, mais pour moi, ça ne l'est pas trop.
- Speaker #1
Ça reste quand même assez spirituel.
- Speaker #0
bah oui parce qu'on retourne sur soi en fait spirituel ça veut dire que ça vient de l'esprit on a tous un esprit donc on est tous spirituel et au final j'aime pas trop cette déformation parce que c'est dans l'esprit qu'on a de la conscience on est souvent plus dans le corps que dans l'esprit c'est pour ça qu'on ressent beaucoup nos blessures c'est souvent par des douleurs physiques bah oui parce que le corps vient nous dire écoute toi quoi écoute ce qui se passe plus haut Et tu vas trouver des réponses. Et je suis bien placée, j'ai énormément de douleur dans mon corps, je suis quand même bien placée pour le comprendre. Mais effectivement, on trouve la ressource en soi, quoi qu'il arrive. Et donc cette image qui est un peu plus terre à terre, je pense, je ne sais pas, j'ai un peu du mal à faire la... Je te dirais. Oui. C'est de se dire qu'après la pluie vient toujours le beau temps, mais qu'entre les deux, il peut y avoir un arc-en-ciel. Et que l'arc-en-ciel, c'est le miracle sur le chemin. C'est très beau. Alors est-ce que c'est spirituel ou pas ? C'est plutôt réel en fait.
- Speaker #1
C'est très imagé.
- Speaker #0
C'est imagé. On a un petit cadeau sur la route en fait. Et on le regarde et un arc-en-ciel ne laisse jamais personne indifférent. Et on se dit toujours c'est comme un petit miracle dans la vie quoi.
- Speaker #1
Il y a toujours des enfants qui s'extasient dès qu'il y a un arc-en-ciel qui apparaît dans le ciel.
- Speaker #0
Mais l'enfant nous s'extasie. Si on n'est pas extasié devant un arc-en-ciel c'est qu'on a juste laissé cet enfant de côté.
- Speaker #1
On a fermé notre cœur.
- Speaker #0
On a fermé notre cœur. Donc il y a souvent un arc-en-ciel entre la pluie et le beau temps, sous-entendu il y a potentiellement un miracle donc là je suis sous la pluie je sais qu'après ça je vais reconnaître le beau temps, je prendrai le temps de regarder l'arc-en-ciel entre les deux pour comprendre où se trouve mon miracle dans ce passage donc j'allais te demander qu'est-ce que c'est une petite phrase mais là on a retenu deux phrases importantes,
- Speaker #1
c'est je m'aime et je m'accepte comme je suis, ouais je l'aime beaucoup après la pluie,
- Speaker #0
le beau temps il y en a même trois parce qu'il y a la main sur le coeur ... Sous-entendu avec moi, mais si on n'arrive pas à se le dire à soi-même, c'est la lumière. La lumière dans mon cœur. Avec toi, tout est possible. Avec toi, tout est facile. Et après, on peut se le transformer. Avec moi, tout est possible. Avec moi, tout est facile. Et dans le sens qu'on veut d'ailleurs. Tout est facile, tout est possible, tout est possible, tout est facile, peu importe. Et on peut même s'en inventer d'autres. Avec moi, tout est disponible. Avec moi, ça sera possible. C'est pas le sujet, c'est de se dire, c'est là, c'est là.
- Speaker #1
Donc ça, c'est la deuxième. Et donc la troisième, après la pluie, vient le beau temps. Et entre les deux, il peut y avoir de très beaux arcs-en-ciel.
- Speaker #0
C'est ça ? Oui, il y a souvent un arc-en-ciel entre la pluie et le beau temps. Voilà. C'est très beau. Et sinon, pour ceux qui sont ouverts à la méditation...
- Speaker #1
Tu as une nouvelle méditation à nous proposer.
- Speaker #0
J'ai une nouvelle méditation qui est sur... En fait, vraiment pour développer l'amour inconditionnel. C'est-à-dire, ça part de moi et on va faire un chemin pour aller... dans les différentes relations et de dire j'aime, j'aime, j'aime, j'aime quoi. Et on va regarder tous les liens. On va regarder tous les liens aux autres, les liens à des gens qu'on aime et qui sont proches, des liens un peu plus neutres, des liens à la nature. Et en fait, on va développer l'amour en regardant chacun de ces liens et en faisant grandir notre cœur face à ces liens. La méditation. C'est véritablement un chemin vers soi. Donc quand on ne sait pas trop quoi faire, quand on ne sait pas trop par où prendre le bout de toutes ces blessures, la méditation est un bon outil. Et en plus, on peut le faire seul, finalement. C'est peut-être un premier pas vers soi. La méditation, ça peut être un premier pas vers soi. Donc oui, j'ai écrit une méditation, une nouvelle méditation, qui me paraissait importante pour donner une solution suite à ce podcast. Parce que ce n'est pas évident de... Super, maintenant qu'on sait tout ça, comment est-ce qu'on fait ?
- Speaker #1
Ça peut permettre d'avoir quelques rappels par la méditation, c'est très bien. Donc on propose effectivement cette nouvelle méditation, on la retrouve en lien dans la description du podcast. Et puis la suite de cet épisode.
- Speaker #0
C'est une méditation plutôt à faire le matin pour le coup, parce que ça permet d'ouvrir son cœur à la vie. J'ouvre mon cœur et je prendrai tout ce qui se présente à moi aujourd'hui. parfait on a deux méditations la première qui sera pour le soir et puis celle-ci pour le matin l'autre peut être pour le soir ou la journée n'importe quel moment de la journée donc celle-ci plutôt pour le matin plutôt pour le matin j'en ferai peut-être une dédiée véritablement pour le soir à un moment donné ce
- Speaker #1
qui sera pas mal aussi écoute merci ce podcast touche presque à sa fin merci Aline pour toutes ces lumière et ses conseils. Ce qu'on peut retenir dans l'amour inconditionnel, c'est que déjà, ça commence par soi, ça se vit dans la relation à l'autre.
- Speaker #0
Dans la relation à soi, puis dans la relation à l'autre.
- Speaker #1
Et que ça passe aussi par le fait de mettre des limites.
- Speaker #0
Avant tout. Réfléchir à son cadre, à ses valeurs, dans le but de pouvoir mettre ses limites.
- Speaker #1
Tout à fait. Est-ce que tu aurais un dernier mot à rajouter ?
- Speaker #0
Peut-être que l'amour inconditionnel, pour moi, c'est sûrement un chemin, le chemin d'une vie en fait. Un chemin qui peut grandir un peu plus chaque jour. Il n'y a pas vraiment de début, il n'y a pas vraiment de fin. Ça pourrait être le mot de la fin.
- Speaker #1
Ça pourrait être le mot de la fin, en effet. Celui-ci où je m'aime comme je suis.
- Speaker #0
Je m'aime et je m'accepte exactement comme je suis.
- Speaker #1
Il ne faut pas oublier chaque mot.
- Speaker #0
Non, il faut s'approprier surtout. Je m'aime et je m'accepte comme je suis, exactement comme je suis. Je suis une belle personne comme je suis.
- Speaker #1
Quelque chose de naturel qu'on pense sincèrement et vraiment.
- Speaker #0
C'est ça en fait.
- Speaker #1
On se répète comme un mantra.
- Speaker #0
avant tout l'intention qui est qu'on se dit je m'aime et je m'accepte exactement comme je suis c'est lourd en fait ça passe beaucoup moins bien c'est ce sourire à soi-même de l'intérieur super,
- Speaker #1
merci d'avoir suivi ce deuxième épisode je vais essayer de me taire j'arrête pas de relancer le truc merci à toutes et à tous d'avoir suivi ce nouveau podcast, ce deuxième on est très heureux à chaque fois de pouvoir vous retrouver avec un nouveau podcast la semaine prochaine avec un nouvel épisode. A très bientôt.