Speaker #0Hello les amis, j'espère que vous allez bien. Bienvenue dans un nouvel épisode de S'Entreprendre. On est aujourd'hui le 1er novembre 2025. Il ne nous reste plus que deux mois. Deux mois avant la fin d'année. C'est quand même abusé, ça passe hyper vite. Et quand on s'en rend compte là, c'est quand même assez fou. Il s'est passé plein de trucs cette année. Je pense que je ferai un épisode d'ailleurs récap de l'année 2025 puisque c'était une année assez riche en enseignements. Et aujourd'hui j'aimerais vous partager un sujet qui me tient à coeur, c'est comment faire attention de ne pas passer trop du plaisir à la performance, en tout cas au détriment du plaisir. Parce qu'au début on fait les choses par plaisir mais de temps en temps on tombe dans ce côté performance qui fait qu'on ne retrouve plus assez de plaisir. Et c'est important de prendre du plaisir dans ce qu'on fait. Avant de commencer à parler de ce sujet, j'ai pris pas mal de notes, de temps en temps je vais regarder juste là, parce que j'ai mes notes que j'ai prises parce qu'il y a des sujets que je voulais vraiment pas oublier. Je vais essayer de ne pas du tout les regarder, mais d'y venir de temps en temps, notamment des questions qui sont importantes de se poser. Mais déjà, les actualités de la semaine. Actualité de la semaine, déjà j'ai fait le semi-marathon de Lisbonne. Donc trop content, parce que ça fait... ça fait quoi ? Ça fait un mois et demi que j'étais blessé. Donc j'étais blessé il y a un mois et demi. Donc j'avais arrêté de courir, j'avais pris un coach sportif qui m'a remis sur les pieds, sur les rails. Et j'ai fait le semi-marathon de Lisbonne dimanche dernier. Je m'étais entraîné sans objectif de chrono, justement sur cette notion de comment tu peux reprendre du plaisir dans la pratique, dans le sport. Et c'était vraiment incroyable. On est parti d'un pont, un pont qui est immense de 16 km à Lisbonne et qui était le plus grand pont d'Europe. Je crois qu'il a été détrôné il n'y a pas beaucoup d'années. Mais incroyable, on est tous parti du pont. Le pont était fermé juste pour la course. On était 11 000 participants, ce qui est énorme. J'étais avec un pote qui le faisait aussi et grand soleil, grand soleil bleu, c'était vraiment incroyable. On courait, on a commencé à courir sur le pont et du coup on voit la mer de tous les côtés, on voit Lisbonne au loin, c'est vraiment magnifique. Et donc j'ai fait ces 21 kilomètres et c'était un réel plaisir, vraiment que du kiff. Et ça franchement c'est hyper important parce que c'était le truc que j'avais perdu justement. en suivant plein d'objectifs, en faisant un marathon, un half ironman, etc. en me blessant, ça devenait plus une contrainte j'étais frustré en fait quand je me remettais à faire du sport à coureur j'avais l'impression que j'avais pas la bonne démarche donc là je me suis fixé aucun objectif de chrono et je l'ai fait ni en étant en forme je me suis jamais autant senti bien à la fin d'une course donc à l'arrivée et en termes de chrono, je crois que j'ai dû faire 1h54 mais en soi... je m'en battais totalement les couilles parce que c'était vraiment le kiff de faire tout ça sans justement avoir un conditionnement du plaisir avec un objectif. C'est trop cool, j'avais tous mes potes qui étaient là donc j'ai une bonne partie, une dizaine de potes qui étaient là pour me supporter et après on s'est fait un énorme brunch vraiment royal, une magnifique journée. Donc le semi marathon, ça c'est check, c'est coché et donc là il y a le marathon de Florence qui arrive dans un mois. Autre actualité, on a eu l'estimation de notre appartement hier. Donc là, on est le samedi. Donc hier, on a eu l'estimation. Donc on a une réponse dans 3 ou 4 jours pour voir si ça match ou ça match pas. Je pourrais vous updater au prochain épisode. Ça va être un oui ou un non pour l'appartement qu'on veut acheter avec ma copine à Lisbonne. Donc on s'en rapproche. Mais aussi, ça me fait peur parce que j'ai peur que ce soit un non malheureusement. Donc voilà. On espère que toutes les bonnes étoiles soient de notre côté et que ça passe. Je vous tiendrai au courant. Autre actualité, je suis en train de préparer un TEDx. J'ai été invité à un TEDx pour début novembre. Non, fin novembre. Et je vais aller à Paris pour ce moment-là. Et ça va être sur s'entreprendre et trouver sa voie. Je suis très content. C'est vraiment le sujet de ce podcast. Comment on arrive à aligner tous les piliers de sa vie. expérimenter des choses mieux se connaître donc là je vais vraiment pouvoir le faire et ça devant je crois on sera à peu près 600 personnes beaucoup d'étudiants sera aux arts et métiers et surtout ça va être diffusé partout sur la chaîne TEDx etc donc je suis très content de pouvoir encore porter ces messages à encore plus de monde J'ai passé ma commande du DJI, de ma caméra DJI, parce que là je suis avec une GoPro, donc la qualité ça passe mais elle n'est pas ouf. L'audio, je n'ai pas réussi à brancher mon micro DJI à la GoPro que vous avez actuellement, ce qui fait que j'ai toujours le son de la GoPro qui n'est pas ouf, mais normalement la semaine prochaine, parce que je la reçois lundi, ça devrait être tout bon. Donc là j'aurai tout le matos pour créer un max de contenu. Et la lecture du moment, c'est Naval Ravikant. J'ai du mal à lire des livres physiques maintenant. Je ne sais pas pourquoi, il faut que je m'y repenche. Parce que les livres, je les lisais le soir. Et le soir, j'ai direct envie de dormir, j'ai envie de me coucher. Et en fait, je lis une page et je m'assouplis. Donc là, je l'ai commandé en livre audio sur Audible. Et ça, ça marche trop bien. Donc je le fais en... J'écoute Naval Arvikant en courant. J'adore parce que c'est vraiment un philosophe entrepreneur. Un peu dans la même veine que moi j'aspire. à justement creuser ses sujets philosophiques tout en l'entreprenant. Et en fait, il dit des vérités absolues qui sont juste incroyables. Je pourrais même faire un épisode là-dessus, on verra, si je me mène des termes et je pense que ça pourrait être hyper intéressant. Et je trouve ça hyper bien de le faire du coup en courant. Mais lorsqu'on court, on fait deux choses quand même à la fois. Et donc ce que je fais là maintenant, c'est de temps en temps, en fait je m'allonge sur ce canapé là dans lequel je suis, j'écoute. directement mes livres audio et en fait je fais rien d'autre et c'est ouf à quel point je suis beaucoup plus concentré on finit les activités de la semaine pour passer au sujet du jour qui est attention à la performance au détriment du plaisir je pense qu'il ya beaucoup de choses qu'on fait au début par plaisir par exemple on va faire du sport au début on va se mettre à courir par plaisir ça nous fait du bien on s'envie on fait des faits des activités en en mouvement et après on court Plus par plaisir ou pour se faire du bien, mais plutôt pour le chrono. Donc on devient dans une dynamique de performance. Entreprendre, c'est pareil. Au début, on entreprend pour créer des choses, construire une vision, construire un projet, expérimenter des choses, vivre des aventures. Et après, on commence à entreprendre plutôt pour la performance, pour aller chercher un certain nombre de chiffres d'affaires, un certain nombre de statuts, etc. Pareil pour la création de contenu, au début on va créer du contenu parce qu'on aime créer du contenu. Moi j'adore faire ces épisodes et ces épisodes de podcast. Je compte faire ça encore des années parce que c'est le moment qui est dédié à moi pour poser ma pensée, répondre à des sujets un petit peu justement philosophiques qui me travaillent et les partager. Je trouve que la boucle est hyper vertueuse. Par contre on peut tomber dans je crée du contenu pour les vues, pour les likes, pour avoir beaucoup d'abonnés. Et ce n'est pas des choses qu'il faut mettre en opposition, mais il faut faire attention à cette finesse, cette limite qui est très fine entre le plaisir et la performance. Et donc, je me suis posé cette question. Au début, on fait les choses par plaisir, puis après, on les fait par performance. Et donc, est-ce que les deux choses sont à opposer ou à l'inverse ? Il y a effectivement un juste milieu. Je pense que la performance peut nourrir le plaisir. Donc par exemple, être performant... Lorsqu'on fait du sport, lorsqu'on fait du contenu, lorsqu'on entreprend, il y a une notion de plaisir qui est quand même très forte parce qu'on a de la reconnaissance, ça nous permet de progresser, ça nous donne de la motivation pour donner encore plus de plaisir à notre pratique. Par exemple, je fais un contenu qui marche, ça veut dire que ce contenu-là, il est bon, ou en tout cas, il interagit bien avec l'audience. Ça me donne des éléments pour m'améliorer et pour reprendre encore plus de plaisir dans ma prochaine création de contenu. Pareil pour le sport, pareil pour l'entrepreneuriat, j'apprends des choses qui me donnent du plaisir et qui me satisfait. Par contre, on peut vite tomber à l'inverse dans je fais quelque chose qui de base doit me donner du plaisir, mais si ça ne marche pas, si la performance n'est pas au rendez-vous, alors je ne suis pas satisfait ou je ne suis pas heureux. On peut le voir par exemple sur la course, imaginons qu'on prenne le sport. Je ne suis pas satisfait si je n'attaque pas ce chrono-là ou si je n'atteins pas cet objectif. Par exemple pour le semi-marathon, moi j'ai un pote, il a fait le semi-marathon et c'est un peu triste je trouve d'arriver dans ces états-là parce qu'il voulait faire en dessous de 1h30, il a fait je crois 1h31 ou 1h32. Il était dégoûté de sa performance. dégoûté mais quand je dis vraiment dégoûté il était genre vraiment déçu il a passé un mauvais moment une mauvaise journée parce qu'il a loupé deux minutes à l'inverse j'ai un pote qui a fait le marathon donc c'était la veille son objectif c'était 2h45 donc le faire en 2h45 ce qui fait un rythme pour ceux qui sont un peu dans la course à pied je crois c'est à 3h45 ou 3h55 du kilomètre donc c'est vraiment hyper rapide en haut et c'était fixer l'objectif de 2,45, il a fait 2,46 Et il est hyper content, il était 37ème sur 9000 personnes, ce qui est quand même un truc génial. Il était hyper content même s'il a loupé d'une minute. Parce que le chemin pour y arriver, l'effort qu'il a fourni, le plaisir d'avoir atteint, en tout cas être rapproché au maximum d'un objectif, même s'il n'a pas atteint d'une minute, pour lui l'objectif il est quand même à temps. Et donc c'est là où moi je me pose la question, est-ce que justement le fait de se mettre des objectifs ambitieux, ou d'avoir justement cette notion de performance ne conditionne pas notre plaisir. Je me reprends une petite note là sur le côté. Et sur le business, je trouve ça très très vrai, c'est je suis satisfait, je suis heureux quand mon business va bien. Mais on peut très vite tomber dans je suis satisfait et heureux si mon business va bien. Et du coup, quand ça ne va pas bien, je ne le suis pas. Et donc c'est là, je trouve qu'on se retrouve dans cette nuance-là. ou faire attention de ne pas tomber. Ou même moi, personnellement, je commençais à tomber et je n'arrivais pas à comprendre. Parce que de bas, je fais tout ça pour le kiff et je ne comprenais pas pourquoi ça m'atteignait autant. Je pense qu'il y a des signaux qui sont importants de détecter pour ne pas tomber dans le travers. Les signaux qu'on va avoir, ça va être par exemple le besoin de mesurer chaque chose. Chaque chose que l'on fait, on va le mesurer, mesurer, mesurer. Et jauger son niveau de satisfaction par rapport à l'atteinte de cette mesure. Alors au lieu de se dire cette mesure est telle qu'elle, ça me donne de l'information pour m'améliorer et je ne base pas ma satisfaction là-dessus. Le besoin de se prouver qu'on est capable, pourquoi on fait les choses. Ça c'est très important aussi pareil de se demander et après il y aura aussi toutes les questions, je voulais vous partager toutes les questions qui me permettent de moi détecter maintenant, ou en tout cas que je vais commencer de plus en plus à me poser pour m'assurer de ne pas tomber dans la performance. Maintenant la surperformance au détriment de mon plaisir plutôt. mais de se prouver qu'on est capable, pourquoi on fait les choses. Est-ce que c'est effectivement par ego ? Est-ce que c'est par rapport aux autres ? Est-ce que c'est parce qu'en fait ça me fait vraiment plaisir de faire ça ? Et donc vraiment se poser cette question-là. Donc il y a la comparaison aussi avec les autres, il y a l'absence de gratitude. Lorsqu'on fait un effort qui est hyper important, lorsqu'on fait par exemple une course, un semi-marathon, comme ça en 1h32, il faut avoir quand même de la gratitude envers soi. être content de l'effort qu'on a fourni on a peut-être pas atteint l'objectif mais vraiment avoir de la gratitude envers soi-même sur l'effort fourni et ensuite l'impression que ce qu'on fait et ce qu'on met en place devient beaucoup plus une tâche ou une corvée plutôt que le jeu en lui-même auquel on a voulu jouer parce qu'on fait les choses justement cette notion de plaisir on peut le retrouver dans le jeu les jeux de société, les jeux vidéo etc ou quand on joue Jouer au jeu de la vie, on joue à quelque chose qui va nous donner justement de l'émotion, du plaisir et si on se retrouve plutôt conditionné ou sur des actions qui sont plutôt des tâches ou des corvées en fait là on enlève cette notion de plaisir là. Donc se poser aussi cette question là, est-ce que je le fais par kiff ou par jeu ou est-ce que je sors de mon jeu là et en fait je retrouve, je perds de la liberté et je me retrouve dans une corvée. Donc il y a 5 questions que je voulais vous partager qui sont intéressantes de se poser par rapport à des pratiques que vous avez que ce soit le sport, l'entrepreneuriat, la création, la musique, l'art une pratique, une activité que vous avez Les 5 questions, la première du coup c'est si personne ne le savait, ne savait ce que vous faites est-ce que vous continuerez à le faire ? Si personne ne savait que je fais des marathons, je cours, etc. est-ce que je continuerais à le faire ? Très bonne question parce que là on enlève du coup la partie égo, on enlève la partie prouver aux autres ou se prouver à soi-même, on enlève la partie comparaison. Deuxième question qu'on peut se poser, est-ce que je ressens encore de la joie ? Dans le processus, donc dans tout le processus que je mets en place, que ce soit la préparation, que ce soit pendant que je fais les actions, que ce soit après la gratification, donc tout le process, la boucle, ou est-ce que c'est seulement le résultat qui m'attire ? Si c'est seulement le résultat, vous avez un indicateur qui est que vous tombez peut-être dans le côté performance qui conditionne votre plaisir et vous n'aimez plus trop le processus. Et notamment, en fait, c'est des questions que je me pose actuellement parce que je suis en hésitation sur faire le full Ironman l'année prochaine en 2026. Pourquoi ? Parce que, initialement, c'était vraiment mon rêve, mon objectif. Et d'ailleurs, je ne sais même pas d'où vient ce rêve. Pourquoi j'ai ce rêve-là ? Est-ce que c'est parce que j'ai plein de potes autour de moi qui font des Ironman ? Mais du coup, je me suis demandé, est-ce que je le fais vraiment parce que je kiffe le triathlon et je kiffe progresser et je veux avoir un kiff ? de faire cette longue distance, j'aime aussi les longues distances en vrai, aller un peu toujours plus haut, toujours plus loin pour m'améliorer ? Ou est-ce que je le fais vraiment par ego, parce que je me suis donné cet objectif-là, parce qu'en fait j'ai des potes qui l'ont fait, du coup il faut que je le fasse, et du coup je me pose cette question-là, est-ce que je le vois plus comme une corvée, quelque chose qu'il faut que j'achive pour dire que c'est bon, je l'ai coché et c'est fait ? Ou est-ce que le processus, parce que c'est un processus qui est compliqué, c'est 6 mois, 6 mois d'entraînement ? On s'entraîne à peu près entre 12 et 15 heures par semaine, ce qui fait à peu près 2 heures par jour. Ce qui est quand même énorme entre natation, vélo, course à pied. Dit comme ça, tu te dis, mais pourquoi tu t'impliques tout ça ? En somme, moi j'adore le sport. Je suis assez sportif, j'aime les 3 sports, piscine, natation, vélo. Il y en a que je préfère plus que d'autres. Mais est-ce que je le fais vraiment pour le plaisir de la discipline, pour le plaisir de l'entraînement, pour le plaisir de vivre ça et aussi d'avoir cette expérience qui est quand même assez folle ? d'un full Ironman ? Ou est-ce que je le fais par égo et par résultat ? Je n'ai pas encore la réponse, honnêtement. Je ne sais pas si c'est quelque chose que j'ai envie, entre guillemets, de m'imposer et qui va me brider et qui va m'enlever de la liberté. Ou à l'inverse, est-ce que c'est ces deux heures par jour qui vont m'apporter aussi du plaisir et tout le processus va m'apporter du plaisir ? Je n'ai pas la réponse. J'attends de mûrir la réflexion. Après le marathon, je pense que j'en saurais plus. Troisième question. qui peut être important de se poser. Est-ce que je me sens libre d'arrêter, de ralentir ou de ne pas être au top ce jour-là ? Est-ce que j'ai encore ce contrôle et cette liberté là-dessus ? Ou à l'inverse, je suis bridé, je me suis emprisonné dans le système que j'ai créé ? Est-ce que cette quête m'élève ou m'épuise ? Est-ce que j'ai l'impression de grandir ? Est-ce que j'ai l'impression de faire des choses qui sont nouvelles, des choses qui me donnent de l'énergie ? Ou à l'inverse ? En fait, ça me fatigue déjà d'y penser. Lorsque je vais aux entraînements, je suis fatigué. Lorsque j'entreprends, j'ai l'impression que je dois me tirer du lit ou je ne sais pas quoi, je fais un manque d'énergie. Est-ce que je n'ai pas perdu ma flamme ou ma quête initiale ? Et la cinquième question, qu'est-ce qui me faisait aimer ça ? Au tout début, lorsque j'ai commencé, qu'est-ce que j'aimais ? Et aujourd'hui, est-ce que c'est toujours le cas ? Est-ce que ce... pourquoi j'entreprends par exemple, pourquoi je fais cette chose, pourquoi j'entreprends moi aujourd'hui c'était, c'est pour aider les gens, donc c'est nouveau, ça a peut-être même switché, c'est pour embarquer une équipe, embarquer un projet créer des choses de 0 à 1 faire quelque chose, grandir, c'est ça qui me fait vibrer, ça qui me fait vibrer c'est mettre tout mon énergie tout mon dévouement tout mon cerveau mon esprit tout sur cet objectif-là qui est de trouver quelque chose que les autres n'ont pas vu, répondre à une problématique pour aider des gens que j'ai vraiment envie d'aider, et surtout sur un sujet qui me passionne. Et est-ce qu'aujourd'hui c'est toujours le cas ? Donc ça c'est des questions qui sont intéressantes à se poser. J'ai l'impression en fait qu'on arrive dans une sorte de cycle à quatre étapes. On a tout d'abord la notion de plaisir. Donc je prends du plaisir, je fais quelque chose parce que j'ai de la curiosité, ça me fait plaisir de commencer par exemple à dessiner, à peindre. Après, je tombe dans la performance. Donc effectivement, je vais faire toujours plus, toujours mieux, etc. Je vais mesurer, je vais aller chercher un objectif, un chrono, etc. Et après, je vais tomber dans cette perte de sens. Donc je réalise que j'ai moins de saveur, ça me fait moins plaisir. J'ai l'impression que j'arrive... à des niveaux qui me donnent moins d'excitation. Et après, je retourne au quatrième pilier, au quatrième cycle, qui est du retour à l'essentiel, donc retour au plaisir. Et en fait, ce... On a une approche qui est maintenant différente. Par exemple, j'ai l'impression que c'est ce qui m'est arrivé sur la course à pied. Au début, je courais pour me faire plaisir. Ensuite, j'ai été dans la performance d'aller chercher des objectifs d'ambition comme le marathon à 3h37 que j'ai fait. Très content de la performance que j'ai accomplie. Ensuite, j'ai été dans la surperformance, en tout cas je conditionnais. Donc là, pendant le Half Ironman, j'étais très déçu de... de ce que j'ai fait parce qu'en fait je me suis blessé, j'ai pas réussi à finir et j'étais vraiment triste vraiment de l'effort que j'avais fourni et après je suis revenu à l'essentiel donc là par exemple le semi-marathon de Lisbonne où je l'ai fait sans chrono, où en fait je l'ai fait vraiment par pur plaisir et je suis content, je suis vraiment vraiment content de ça parce que ça m'a montré qu'en fait je le faisais vraiment pour le kiff Et c'était un peu la question, est-ce que là par exemple le faire sans chrono, j'allais vraiment aimer ou pas ? Si ce n'était pas le cas, ça voulait dire que je ne le faisais pas pour les bonnes raisons. Donc il y a des choses aussi qui sont possibles de mettre en place en termes de rituel pour s'assurer de retrouver du plaisir dans ce qu'on fait. Parce que ça ne veut pas dire que là si vous êtes dans la performance, c'est finito et qu'on ne peut plus faire machine arrière. Mais c'est se donner des moments de pratique gratuite. donc par exemple, je prends pas mal l'exemple du sport parce que je trouve que ça s'articule bien mais des moments où vous mettez pas de montre, pas de chrono, pas d'objectif juste aller courir, se balader ça se fait aussi du bien se rappeler pourquoi on a commencé les choses pourquoi on fait ce qu'on fait et quelle est la la flamme du début qu'on a voulu allumer et qui nous a allumé et accepter aussi les pauses donc faire des pauses ça fait partie du jeu C'est ok de s'arrêter, c'est ok de rater peut-être une séance. Et est-ce que ça aussi, c'est quelque chose que vous autorisez ou pas ? En termes de conclusion dans toute cette histoire, pour moi, il n'y a pas de choses qu'il faut opposer. Je pense que c'est intéressant le fait que la performance alimente aussi le plaisir. C'est juste un endroit où il ne faut pas tomber, il y a une limite. qu'il faut pas... c'est même pas qu'il faut, j'aime pas trop le mot il faut, mais en tout cas où il faut faire attention, où on doit être attentif, putain j'aime pas le il faut, on doit, etc, bon il faut que je trouve des autres termes, je sais pas comment on va faire, mais en tout cas j'invite à être attentif, à l'équilibre et à trouver justement l'équilibre et le juste milieu entre les deux, entre comment on fait pour ne pas tomber justement dans la mollesse de pas faire les choses, et également dans la rigidité de ce qu'on fait. Pour moi, la performance, du coup, ce n'est pas l'ennemi du plaisir, mais elle devient justement toxique que quand elle étouffe notre liberté. Notre liberté d'agir, qu'en fait, on se retrouve emprisonné par ce qu'on a créé. Et pour moi, le vrai équilibre, c'est justement cette performance joyeuse, donc performance avec du plaisir, et celle qui ne nie pas, du coup, au jeu auquel on joue. et auquel on a décidé de jouer par volonté intérieure initiale. Il y a une petite citation sur laquelle je voulais vous laisser donc celle de Epicure le plaisir véritable est dans la mesure et pas dans l'excès. J'espère que cet épisode vous aura plu, je suis content parce que j'ai pris des notes et j'ai bien fait justement cet exercice avant de faire l'épisode et je trouve que c'est ce qui aussi enrichit et donne encore plus de valeur et me permet de ne pas oublier certaines choses donc ça m'intéresse d'avoir votre retour n'hésitez pas à vous abonner liker partager parce que là c'est cool on arrive à avoir encore plus de monde donc franchement ça me fait vraiment plaisir et ça me motive mine de rien donc merci à vous merci pour votre écoute et je vous dis à très vite ciao