Description
Combien de fois avez-vous entendu dire d'un manager qu'il était toxique.
Combien de fois avez-vous vous-même pensé ça de quelqu'un.
Un pervers narcissique au-dessus de vous.
Une personnalité qui écraserait les autres pour asseoir son pouvoir.
C'est un récit qui rassure.
Il sépare le monde en deux.
Les bourreaux d'un côté.
Les victimes de l'autre.
Mais si c'était trop simple pour être vrai.
Si la toxicité n'était pas une question de personnalité, mais de système.
De régulation qui échoue, d'organisation qui ne soutient pas, de courage qu'on n'a jamais appris à
exercer.
Aujourd'hui, près d'un salarié sur deux se dit en détresse psychologique. Et du côté des
managers, ce n'est pas mieux, presque la moitié sont dans la même situation (source :
baromètre Empreinte Humaine, novembre 2025.
Ceux qu'on accuse d'être toxiques sont peut-être eux-mêmes à bout.
Et il existe un chiffre qui devrait tous nous arrêter. Chez les rares salariés qui se sentent en
sécurité pour parler, pour douter, pour se tromper sans être jugés, la détresse psychologique
s'effondre presque totalement. Mais ces environnements-là ne concernent qu'un salarié sur
dix (même source).
Alors si presque personne ne se sent en sécurité pour parler, est-ce que nous ne sommes pas en train
de se tromper de coupable.
Mon invité du jour est psychologue du travail et des organisations depuis près de vingt ans.
Il a fondé « Sens et Cohérence », un cabinet de conseil en prévention des risques psychosociaux.
Il enseigne dans trois universités.
Il écrit pour Harvard Business Review France, où il démonte, article après article, les mythes qu'on
se raconte sur le management, le burn-out et la santé mentale au travail.
J'ai la joie d'accueillir aujourd'hui dans Sacrément Beau, Adrien Chignard.
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