- Speaker #0
Hello, bienvenue dans Sacré Accouchement ! Moi c'est Céline et je suis tellement contente de vous accueillir ici, dans ce podcast où on va avoir des discussions intimes, chaleureuses et parfois un peu renversantes autour de l'accouchement. Ensemble, on va écouter des femmes, des hommes, des parents, mais aussi des experts qui viendront nous raconter leurs histoires, leurs surprises, leurs conseils, bref, tout ce qui fait d'un accouchement un moment inoubliable et unique. Bah oui, je le dis souvent, mais avoir un bébé dans son ventre, puis dans ses bras, c'est quand même assez magique. Entre sacrée histoire d'accouchement et accouchement sacré, il est pas mal mon jeu de mots, ici, on célèbre toutes les naissances. Les éclatantes, les silencieuses, les planifiées, les imprévues, les douloureuses, les tendres, les un peu chaotiques. Bref, la vraie vie. Moi, j'adore recevoir. Alors imaginez que nous sommes dans mon salon, que je vous prépare un thé, et qu'on écoute ensemble des invités qui se livrent sincèrement sur un des plus grands moments de leur vie, dont vous aurez la chance d'être l'intime témoin. Je suis convaincue que les femmes sont puissantes, que de donner la vie nous transforme et qu'il est essentiel de faire entendre leur voix, mais aussi celle des papas et celle des coparents. Ces témoignages, je les reçois comme des trésors, et je vous les transmets avec tout mon cœur, en espérant qu'ils résonnent en vous, futurs parents, parents déjà bien lancés, ou même... pas parent du tout. Bienvenue dans Sacré Accouchement, et surtout, très belle écoute. Aujourd'hui, j'ai l'honneur de recevoir une femme solaire. Vous la connaissez sûrement sur Instagram sous le nom de Shanna Lies, astrologue intuitive profondément connectée au cycle, aux énergies et à son histoire. Dans cet épisode, Shanna vient nous raconter la naissance de son bébé soleil. Un accouchement chargé de sens, traversé par sa sensibilité aux astres, mais surtout par un immense travail intérieur. Parce qu'avant de devenir mère, Shanna a longtemps cru qu'elle ne le serait jamais. Des traumas d'enfance, des blessures anciennes, cette peur presque viscérale de reproduire, de transmettre malgré soi. Cette conviction qu'on ne peut pas faire autrement que nos propres parents. Et puis il y a eu le chemin, le travail sur elle, les prises de conscience, la guérison parfois inconfortable, souvent bouleversante. cette réalisation puissante On ne devient jamais le parent de ses parents. On devient un parent transformé par son histoire, mais libre d'écrire la suite. On parle d'astrologie bien sûr, de ce que ça change de porter la vie quand on lit les étoiles. On parle de choix, de réparation, de transmission. On parle de maternité lumière, celle qui n'efface pas les ombres mais qui les éclaire. C'est un épisode profond, intime et vibrant. Un témoignage qui rappelle que nos blessures ne nous condamnent pas. Elles peuvent aussi devenir le terreau de quelque chose d'immensément lumineux. Bienvenue dans ce nouvel épisode de Sacré Accouchement. Salut Shanna, je suis très honorée que tu aies accepté de participer. Comme je t'avais dit quand on avait discuté ensemble, je suis vraiment fan de toi et de ton travail. T'es effectivement connue pour ton compte Shanna Lies et Shine Community, pour tes partages autour de l'ésotérisme, notamment l'astrologie, l'écriture et de ta maternité. J'ai suivi comme beaucoup ton parcours et au-delà d'être une fangirl, je suis très contente que tu sois là parce que je pense que tu as beaucoup de choses à partager. Je pense que ça va être passionnant d'en apprendre plus sur ton expérience, comment tu as décidé de devenir maman, malgré les épreuves traversées dans ta jeunesse, ton SOP4, ton allaitement, comment tu intègres l'astrologie dans ton quotidien, le yoga aussi peut-être. D'ailleurs, mon fils, il est fan de son livre « Mon bébé scorpion » . Ne t'inquiète pas, on va faire ça en douceur. Je vais te guider, mais pas trop. Et j'ai hâte qu'on entende tous ton histoire. Alors, ton petit Soleil, comme tu le dis, est né en 2024. Est-ce que tu peux te présenter rapidement s'il te plaît et nous résumer en trois mots ton expérience d'accouchement ?
- Speaker #1
Déjà, merci à toi Céline pour l'invitation aujourd'hui. Je suis trop contente de pouvoir parler de la maternité. En effet, ça me change un petit peu de mon quotidien. Une interview toujours pour le côté astro, pour le côté entrepreneur, self-made, tout ça, tu vois. Et j'adore. Mais oui, j'ai plusieurs casquettes et une de mes casquettes depuis 2024, comme tu l'as bien dit, c'est la maternité.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Donc voilà. En effet, je suis devenue maman du coup en 2024, au début de mon retour de Saturne. Donc du coup, comme tu m'as déjà bien présenté en réalité, je m'appelle Shanna. j'ai créé en 2019 Astrolia qui est devenu en effet Shine justement en 2024 aussi, il me semble, qui est une plateforme qui est vraiment dévouée au développement personnel et au bien-être des femmes, via l'astrologie, l'ésotérisme en général, la spiritualité, et le yoga également. Alors, je suis du coup fort connue pour être astrologue, mais je suis également autrice et écrivaine, autant en développement personnel que j'écris également, en fait, des romans, et notamment des... romance. Et alors, ma troisième casquette, on pourrait dire que c'est un peu conférencière, etc. J'aime bien, en fait, m'appeler facilitatrice de cercle de femmes. Parce que du coup, j'anime des cercles de femmes, j'anime des traites aussi. Et des fois, aussi pour des externes, c'est possible que j'intervienne pour l'animation d'un talk, d'un événement autour de l'entrepreneuriat féminin. Et par rapport à ma grossesse, à mon accouchement, je vais résumer en trois mots.
- Speaker #0
Le premier qui m'est venu, c'est émerveillement. On va faire le jeu de mots avec le mot mère en plus. Sinon, un deuxième mot, ce serait patience, je crois. Et un troisième, ce serait amour. Oui, super. Je crois que c'est la première fois qu'on m'a dit amour, donc c'est génial. Est-ce que tu peux nous raconter comment s'est passée ta grossesse et puis peut-être aussi nous expliquer ton cheminement pour le projet bébé parce que je sais que ça a été un peu particulier.
- Speaker #1
Alors du coup, oui, moi je ne pensais pas du tout être un jour maman. Donc voilà,
- Speaker #0
si on m'avait dit il y a dix ans d'ici, oui, un jour tu seras mère, j'aurais fait des gros yeux en mode...
- Speaker #1
Dans mes projets de vie, c'était vraiment quelque chose qui m'angoissait. J'ai toujours adoré les enfants. En plus, dans ma famille, il y a beaucoup d'enfants. J'ai d'ailleurs beaucoup de frères et sœurs. Et en fait, j'adore les enfants. Les enfants m'adorent aussi. J'ai toujours le contact très facile, etc. Mais c'est vrai qu'en fait, comme j'ai eu moi-même le rôle un petit peu de seconde maman pendant des années... que ça a gâché, entre guillemets, une bonne partie de mon enfance et de mon adolescence. J'adore mes frères et sœurs, mais c'est juste qu'il y a vraiment ce truc où, ben en fait, j'ai dû être... plus vite mature, plus vite indépendante de quelqu'un d'autre. Et en fait, des fois, je me dis avec du recul, mais je n'ai jamais vraiment été une enfant. Et donc, j'avais vraiment envie d'avoir du temps pour moi. Et surtout que malheureusement, quand j'ai vu mes parents qui étaient séparés déjà avant ma naissance, que ce soit l'un ou l'autre, j'ai un peu l'impression qu'ils ont raté leur parentalité et qu'ils ont un peu tout sacrifié pour ça. Et donc, j'étais en mode, oh wow, c'est trop triste parce qu'en fait, ma mère n'est pas une bonne mère, mon père n'est pas un bon père. Mais en même temps, ils ont tout sacrifié pour leurs enfants. Et en même temps, on est un petit peu en mode, on ne vous a jamais demandé de faire ça et c'est tragique. Et maintenant, votre vie, ça ne ressemble à rien. Et donc, j'étais en mode, ça me faisait très, très peur de répéter les erreurs de mes parents, d'être du coup une horrible maman si je le devenais. Et en plus, je n'avais pas envie de me dire que la parentalité, c'est le sacrifice, etc. J'avais vraiment envie de vivre pour moi. Et je pense que j'ai vraiment eu une période de ma vie où j'ai vraiment eu besoin de vivre. que pour moi et de faire des choses qui me plaisent. Et tu sais, il y a toujours des gens qui me disent « Ah, c'est fou, t'es hyper jeune quand je vois tous les projets que t'as accomplis, etc. » Parce que je me suis donné les moyens de le faire et que, justement, comme je te l'ai dit, je ne voulais pas faire comme mes parents. Et donc, j'ai quitté très tôt. À 18 ans, je vivais seule, etc. Et en fait, dès que j'ai terminé mes études à l'âge de 22 ans, je me suis dit « En fait, je vais me donner la chance de réussir les choses que j'ai toujours voulu faire dans ma vie. » Et comme ça, potentiellement, si un jour je changeais d'avis, Je sais qu'un jour, je ne regarderai jamais mon fils en lui disant « J'ai gâché ma vie à cause de toi » .
- Speaker #0
Oui, tu auras compris ce que tu voulais.
- Speaker #1
Oui, exactement. C'est ce que j'ai entendu toute ma vie, toute mon enfance. Je me suis dit que ce n'est pas un truc que j'ai envie de faire comme fardeau si un jour, il y a un projet BD.
- Speaker #0
Du coup, c'est quoi qui t'a fait changer d'avis ?
- Speaker #1
C'est mon mari.
- Speaker #0
Ça fait des années qu'on se connaît avec mon mari. Ça va faire 10 ans cette année qu'on est ensemble.
- Speaker #1
Ça fait 12 ou 13 ans qu'on se connaît. Et donc en fait c'était un de mes meilleurs amis de l'école, on fréquentait le même groupe etc. Et en fait c'est un garçon que j'ai toujours énormément apprécié et respecté. Et en fait je ne voulais pertinemment pas me mettre en couple avec lui parce que je savais que c'était un garçon qui voulait reproduire le schéma de sa famille à lui. et à l'antipode de la mienne. Donc lui, famille hyper heureuse, ses parents, ça fait 35 ans qu'ils sont mariés, ils ont trois enfants, lui c'est l'aîné comme moi et voilà, il a toujours voulu se marier, avoir plein d'enfants. Donc voilà, j'étais en mode, ok, en fait on s'apprécie beaucoup, mais jamais je pourrais un jour imaginer un couple avec lui à cause. Et puis finalement, la vie a fait que, ben si, on nous a vraiment quand même rendu le cas de nous mettre en couple et pas juste d'être meilleure amie. Et en fait, il était tellement... Il ne m'a jamais mis de la pression, tu vois. Jamais on n'avait la discussion de « Oui, si tu ne veux pas d'enfant, on se quittera » , tu vois. Et d'ailleurs, ça va faire quatre ans qu'on est mariés. Il m'a toujours dit « Je préfère qu'on se marie et qu'on n'ait pas d'enfant, plutôt qu'un jour de te perdre » .
- Speaker #0
Ah, c'est beau.
- Speaker #1
Et donc, il ne m'a jamais mis de la pression là-dessus. Mais en fait, c'est juste sa manière d'être avec moi qui m'a confortée dans l'idée que je pensais que je pouvais être une bonne mère à ses côtés. Les années sont passées, voilà, et puis c'est pour nos huit ans, en fait, j'ai fait ma première retraite à Zanzibar et je suis rentrée de la retraite. Il y a eu beaucoup de déblocages énergétiques et tout, enfin voilà, le truc de spirituel perché que je suis.
- Speaker #0
Moi j'adore, donc tu parles au bon public.
- Speaker #1
Je suis restée dix jours là-bas et quand je suis revenue, j'ai regardé Vincent et je lui ai dit, en fait, on va parler du projet bébé, mais sérieusement. Et donc, il faut qu'on se pose et qu'on discute de ça. Je venais d'avoir 27 ans et comme je t'ai dit en prémisse, c'était le début de mon retour de Saturne. Je suis enfin de retour de Saturne au moment où on enregistre cet épisode. C'est un retour de karma assez particulier pour les personnes qui ne sont pas initiées à l'astrologie. Saturne, c'est la planète du karma, de la discipline, de la patience, de la persévérance et de leçons de vie. Et donc, cette planète est très lente et en fait, elle fait le tour du Zodiac en environ 30 ans. Donc, les personnes qui vivent le retour de Saturne... les plus jeunes démarrent à 27 ans et généralement la majorité des gens vivent leur retour de Saturne vers 29 ans, 30 ans. Et en fait, c'est vraiment un seuil de maturité.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Et donc, on dit toujours que c'est vraiment le moment où on quitte l'enfance en astrologie. C'est le moment où on devient vraiment un adulte. Et généralement, à cet âge-là, il nous arrive un événement hyper marquant.
- Speaker #0
Incroyable.
- Speaker #1
Ça peut être un mariage, ça peut être un changement de vie,
- Speaker #0
un redéménagement, un changement de carrière,
- Speaker #1
une rupture, un deuil aussi. Et alors, bien sûr, la parentalité. fait de plus en plus partie du retour de Saturne, surtout pour notre génération à nous. Et du coup, c'était ça en fait pour moi. Ça a été le moment où je me suis vraiment sentie femme. Et en fait, dans cette féminité que je commençais à me réapproprier, je me suis dit, en fait, je peux commencer dans le futur à me voir maman. Mais comme je te dis, je sais que j'ai changé d'avis parce que j'étais avec le bon partenaire. Et donc, je n'aurais jamais imaginé ça avec un ex à l'époque. Et vraiment, c'est parce que c'était avec Vincent que je me suis dit, ok. Avec lui, je peux imaginer sa parentalité.
- Speaker #0
Ça n'a pas été trop dur pour toi de te détacher un peu des schémas que tu avais, des peurs, des angoisses ?
- Speaker #1
En fait, je pense que j'avais fait tout le travail avant. C'est pour ça que j'ai eu ce déclic-là en rentrant dans cette fameuse retraite. Et en fait, c'est trop drôle parce que tout le monde pensait que j'étais maman.
- Speaker #0
Ah oui, c'est marrant. Ah oui, on était une vingtaine à la retraite et donc moi, j'animais du coup des cours d'astrologie durant toute la retraite et à chaque fois,
- Speaker #1
les femmes venaient me voir et me disaient « ouais, t'es maman, toi, t'as vraiment une énergie, une maternité très forte et tout. » Ah, très plaisante et tout ça, mais non, pas du tout. Et elles me disaient « ah, c'est fou parce que franchement, t'imaginerais trop maman, etc. » Et en fait, une des organisatrices de la retraite, elle était maman, mais elle a 20 ans plus que moi, presque 15 ans ou quelque chose comme ça. Et en fait, elle a eu un passé traumatique aussi dans son enfance. Et en fait, amie, quand tu es consciente de ça, tu ne seras jamais... le genre de mère que t'as eu, le genre de parent que t'as eu. Quand je voyais comment elle vivait sa maternité, son couple, son mariage, etc., ça m'a inspirée super fort. Et je me suis dit, oui, en fait, avec Vincent, je pourrais totalement nous imaginer vivre ce genre de vie-là et je suis confiante. Et en fait, comme je te dis, ça a été le déclic à cet endroit-là. Mais en fait, depuis l'âge de 21 ans, 22 ans, j'ai eu un suivi de psychologie, j'ai fait énormément de thérapie, énormément de coaching aussi et je suis passée par plein de choses différentes. L'astrologie, ça a été mon premier outil et c'est pour ça que je le partage aujourd'hui au monde entier. Mais j'ai fait plein d'autres choses aussi à côté qui m'ont vraiment aidée, autant au niveau vraiment médical, comme je dis, psy, etc. Au niveau plutôt spirituel, ésotérique, avec l'astro, la numérologie, le sport aussi, qui est pour moi un des plus forts outils de développement personnel et de transcendance. Et donc, j'ai fait plein de travail sur moi pendant quasi dix ans et je pense que c'est un petit peu le cheminement de tout ça.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Pour les auditeurs et surtout les auditrices qui nous écoutent, il ne faut pas avoir combattu tout ce trauma pour devenir parent, ce n'est pas ça que je dis.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Parce que je pense que ce trauma a vu toute notre vie avec et nos blessures d'âme particulièrement. Et d'ailleurs, il y a encore des blessures d'âme face auxquelles je suis confrontée à l'heure d'aujourd'hui. Ce n'est pas du tout en mode,
- Speaker #0
il faut à tout prix faire ce travail personnel. Oui, mais toi, ça a été ton cheminement.
- Speaker #1
Ça a été mon cheminement. Et en tout cas, je ne dis pas qu'il faut guérir, mais en tout cas, être conscient, c'est une chose.
- Speaker #0
Et donc, Comment s'est passée ta grossesse alors ?
- Speaker #1
La grossesse, je suis tombée enceinte tout de suite. Donc, un peu, j'ai eu cette discussion avec Vincent deux semaines après. J'avais plein de symptômes et je me suis dit « C'est pas possible. »
- Speaker #0
Tu étais prête dans tous les sens du terme.
- Speaker #1
J'ai déjà des symptômes, c'est pas possible. J'ai regardé sur Internet, j'étais en mode sur Google, est-ce qu'on peut avoir des symptômes de grossesse après deux semaines de grossesse ? Après, ils disaient oui, c'est très rare, mais c'est possible. Et oui, en fait, c'était vraiment ça. C'était fou. La grossesse s'est bien passée dans le sens où j'ai eu une très belle grossesse. Tu vois, trois jours avant d'accoucher, je marchais encore 15 kilomètres, etc.
- Speaker #0
Ouais, c'est super ça.
- Speaker #1
J'ai fait du yoga toute ma grossesse, beaucoup de sport. J'étais en forme. J'ai travaillé toute ma grossesse aussi. Mais en fait, je n'ai pas aimé être enceinte.
- Speaker #0
Ah ouais ?
- Speaker #1
Ah ouais, non, et d'ailleurs, là, actuellement, c'est le truc qui me fait peur parce que je me rends compte que j'ai envie d'avoir d'autres enfants. Ok.
- Speaker #0
Qu'est-ce que t'as pour les mots, du coup ?
- Speaker #1
En fait, c'est tout le temps fatigué.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Même si, comme si j'ai eu une belle grossesse, j'ai eu tous les symptômes du monde. Donc moi, je ne suis pas du tout une migraineuse. J'avais des migraines. J'ai jamais mal au ventre. Je ne vomis jamais. J'ai vomi, j'avais des nausées. Comme je te dis, les enfants sont faits 10 ans pendant l'enceinte, ils ne m'avaient jamais vu vomir en 10 ans et ils ont tout de suite compris que j'étais enceinte, on va même qu'on fasse le test. J'ai vraiment eu tous les symptômes et c'était éreintant et ça ralentissait tout. Et moi qui suis hyper dynamique dans mon quotidien, je me disais non mais je suis obligée de faire une sieste par jour selon que j'étais KO. Et ça a duré pendant 5 mois, souvent on m'avait dit c'est juste les 3 premiers mois de grossesse, après ça ira mieux. Ça a duré jusqu'au milieu du deuxième trimestre. Et puis après, le troisième trimestre, t'es gonflée tout le temps. En plus, moi, c'est la canicule. Il faisait 35 degrés quand j'ai accouché. Donc, j'étais gonflée comme une bouée. C'était dur, quoi. Et je me suis dit, ouais, c'était une chouette expérience à vivre, vraiment. Donc, pour celles qui ne sont pas encore passées par là, qui nous écoutent, c'est vraiment chouette à vivre. et je suis trop contente d'avoir vécu ça et surtout la puissance du corps de la femme.
- Speaker #0
Complètement. Je n'ai jamais autant aimé mon corps depuis que j'ai vécu ma grossesse. C'est beau de dire ça.
- Speaker #1
Je l'ai vécu, je suis là en mode bon, si les prochains pourront arriver en mode petit.
- Speaker #0
Petite fille qui dépose le bébé devant la porte. Et donc, est-ce que vous avez fait une préparation à l'accouchement et comment vous avez trouvé ça ?
- Speaker #1
Alors, on a fait plusieurs. Alors, avec Vincent, j'ai fait l'haptonomie.
- Speaker #0
Ah, super.
- Speaker #1
Ouais, en fait, Vincent se sentait un peu inutile, tu vois. En mode, il essayait toujours de m'aider, que ce soit pour les tâches ménagères, pour le quotidien, enfin voilà, plein de choses. Mais c'est vrai que, ben voilà, en effet, nous, on porte le bébé, donc c'est différent. Et en fait, l'autonomie, ça lui a vraiment permis de se connecter très tôt au bébé, très tôt de sentir les mouvements aussi du bébé.
- Speaker #0
C'est super.
- Speaker #1
Donc ça, c'était chouette. Et alors, moi, toute seule, j'ai fait l'aqua yoga.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Et alors, j'ai fait l'acupuncture. Enfin, j'ai fait plein de trucs. Comme je suis professeure de yoga aussi, bien évidemment, j'ai fait une préparation yoga classique. Après-natale yoga, quoi.
- Speaker #0
Ça aide.
- Speaker #1
Oui, ça aide beaucoup, franchement. Sinon, autre chose, c'est vraiment, tu sais, les prépas avec la sage-femme. Aussi, on a fait un binôme avec Vincent. Je me rappelle de ça aussi. Quand on était avec la sage-femme, qu'elle nous montrait comment Vincent pouvait m'accompagner le jour de l'accouchement. les points sensibles, les zones amassées, les outils qu'ils pouvaient me donner pour que j'aie plus facile, tu sais, tout ce qui est les lianes en tissu. Enfin voilà, on a vraiment tout préparé comme ça. Puis moi, je voulais de base un accouchement sans péridural. J'ai eu un accouchement avec péridural, finalement.
- Speaker #0
Tu nous as spoil.
- Speaker #1
Ouais, mais physiologique quand même. Donc là, je suis super contente. Et donc, toute la prépa qu'on a faite m'a permis quand même, malgré la péridural, de faire cet accouchement physiologique.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Et d'avoir un très bel accouchement, du coup. Et je crois que c'est une des raisons pour lesquelles j'ai très peur de retomber enceinte. Parce que, en fait, j'ai tellement eu un bel accouchement que j'ai très peur d'avoir...
- Speaker #0
De ne pas avoir pareil. Oui, je comprends. Je peux juste revenir sur quelque chose. Tu as dit que tu avais fait de l'aqua-yoga. Du coup, c'est quelque chose qui est recommandé pour la grossesse ?
- Speaker #1
Écoute, en fait, c'est parce que, comme je t'ai dit, quand j'ai accouché, il faisait 35 degrés. Ah oui. Donc, je me rends compte qu'en 2024, on a eu un été caniculaire. Juillet, juin, juillet, août, c'était des temps de canicule alors que je suis métissée et tout. Mais je déteste... teste la couleur, c'est un truc de fou. Et donc, en fait, ce qui se passe, c'est que je faisais toutes les semaines, quotidiennement, du coup, je faisais mon yoga, mais une fois par semaine, j'allais à la prépa yoga prénatale. Et en fait, à un moment donné, il faisait trop chaud. Et donc, je me suis renseignée pour savoir s'il n'y a pas de yoga qui se donnait dans l'eau. Et il y en avait tout près de chez moi. Et du coup, j'ai fait le déplacement durant mes six dernières semaines de grossesse. Et ça m'a trop fait du bien.
- Speaker #0
Bah ouais, j'allais dire, l'eau, ça doit vachement aider, même pour le dos et tout ça.
- Speaker #1
C'est ça, ouais. Surtout le dernier mois, comme je disais, c'est le moment où, bah, T'es gonflée, t'es plus marché droit, tu vois plus tes pieds. Clairement, elle dort l'oursaine.
- Speaker #0
Du coup, tu as commencé un peu à nous parler de votre projet de naissance. Donc, tu voulais un accouchement physiologique, sans péridural. Il y avait autre chose que vous aviez envie ?
- Speaker #1
Écoute, on voulait vraiment être dans notre cocon. On voulait vraiment être tous les trois. pas être trop perturbée, pas avoir trop d'aller-retour de sage-femme. En plus, vraiment, mon rêve serait d'accoucher à la maison. Mais en fait, là où on vit actuellement, la maison est fort petite. Et donc, j'avais vraiment du mal à imaginer ça ici. Et du coup, j'ai quand même été à l'hôpital. Mais l'hôpital est vraiment super bien fait, parce qu'en fait, c'est un nouvel hôpital qui a ouvert à Liège depuis... Oh, ça fait deux ans, je pense qu'il existe deux ou trois ans. Avec vraiment une maternité qui est faite sur mesure pour les accouchements avec projet de naissance.
- Speaker #0
Ah, super !
- Speaker #1
Du coup, j'ai eu droit au bâbule, j'ai eu pas de l'enceinte des huiles essentielles, une musique relaxante, c'est vraiment chouette. Surtout que ça a été très long, c'est pour ça que dans mes trois mots clés, on est pas science. Donc mon accouchement a duré 37 heures, chose que je ne pouvais pas imaginer du tout. Quand j'ai fait tous mes prépas d'accouchement, on m'a dit jamais de parler de ça.
- Speaker #0
J'ai compétit complètement.
- Speaker #1
Voilà. Moi, je m'étais dit au maximum 20 heures, tu sais. Et en fait, non. Et donc, ouais, c'était chouette. Et en fait, je voulais vraiment passer la majorité du travail à la maison. Le problème, c'est que j'ai perdu du sang. Et donc, j'ai dû aller à l'hôpital plus tôt que prévu. Mais voilà, malgré ça, on a quand même réussi à faire notre petite bulle à nous. Et en fait, c'était trop bien. Parce qu'en fait, je voulais accoucher sans péridurale. Ce n'est pas une question. Je sais bien qu'aujourd'hui, il y a beaucoup de débats avec ou sans péridurale. En fait, c'est juste parce que moi, je voulais trop accoucher. Comme je fais beaucoup de yoga, je voulais trop accoucher en squat ou alors plus ou moins debout. pour pouvoir attraper mon bébé quand il sort du ventre. Et donc finalement, ce qu'on a fait, comme j'avais la péridurale, c'est que j'ai pu voir mon accouchement déjà avec un miroir et tout, c'était trop bien. Et puis en fait, la gynécologue m'a fait pousser juste la tête avec le début des épaules et puis après elle m'a dit vous pouvez prendre votre bébé. Et en fait, comme j'avais une péridurale faiblement dosée, j'étais encore fort mobile et donc j'ai vraiment pu me redresser pour attraper. Et finalement, malgré que je n'ai pas eu l'accouchement debout ou à quatre pattes, j'ai pu quand même attraper mon petit bébé. C'était vraiment trop bien. Merveilleux moment.
- Speaker #0
Est-ce que du coup, tu peux nous raconter comment s'est passé l'accouchement depuis le début, comment ça a démarré ? Du coup, tu as dit que tu avais dû partir plus tôt. Oui. Déjà,
- Speaker #1
j'avais eu un épisode de faux travail deux semaines avant.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Et donc, je me suis dit, ok, c'est la pleine lune, je vais accoucher, tout va bien.
- Speaker #0
Tu avais ce tuy-du, oui, de savoir par rapport au terme.
- Speaker #1
Oui, donc j'étais là maintenant. En même temps, mon bébé, ce n'est pas un cancer, ça doit être un lion, je ne comprends pas. qui moi je fais maintenant et on le fait. J'ai eu un prêt-travail qui a dilaté le... colle, mais ça s'est arrêté après 2-3 heures. Deux semaines après, du coup, j'ai de nouveau des contractions. Et je me dis, ouais, ça va faire comme la dernière fois, mais j'étais à terme, donc j'étais à terme, et je me suis dit, ouais, ça va faire comme la dernière fois,
- Speaker #0
ça va me faire un petit menti, donc je lis.
- Speaker #1
Je prends ma Kindle, je commence à lire, il était 2h du matin, et puis le temps passe, le temps passe, et puis à un moment donné, je relève la tête de ma Kindle, et je vois qu'il est genre 5h du matin. Je fais, ah ouais, quand même, puis après, 6h, ah ouais. Et Vincent devait se lever à 7h pour aller au travail. Je faisais le réveiller juste 10 minutes avant son réveil. Je lui dis, en fait, B, tu n'iras pas au travail aujourd'hui. Donc, il dit, ah bon ? Je dis, bah oui, j'ai des contractions. Et en fait, j'avais des contractions toutes les 10-15 minutes. Donc, ça allait encore, tu vois. Les 10-15 minutes, c'était quand même régulier. Et ça faisait plus de 5 heures. Donc je me dis ok, il me dit ça va Je dis oui ça va, qu'est-ce que je faisais Un moment donné j'ai arrêté de lire parce que ça devenait long Je pouvais faire le ménage, j'ai revécu dans la valise de maternité Si tout était bien dedans J'ai eu le temps de faire toutes mes petites emplettes Ce qui se passe c'est qu'à 7h30 Je viens de faire pipi, je vais aux toilettes Et en fait là je vois que j'ai du sang Et en fait, la sage-femme nous avait dit que la seule raison pour laquelle vous pourriez aller à l'hôpital, c'est si vous avez des pertes de sang. Je dis non, 5 heures, tu vois.
- Speaker #0
Et on arrive sur place et en fait, c'était rien de grave. C'était juste le bouchon. Le bouchon, oui. Oui, je ne l'avais pas perdu. Et en fait, chez certaines femmes,
- Speaker #1
ça fait du sang. Vraiment un peu comme du sang de règle. Vraiment du sang, pas rouge vif, mais un peu brun comme ça. Mais en fait, j'en perdais beaucoup. Donc, on a quand même été voir. Et finalement, ils me disent, non, c'est bon. C'est vraiment juste votre bouchon. Votre bébé va bien. Le monitoring est bon. Vous, vous êtes en parfaite forme et tout. Ils m'ont dit si vous voulez rentrer chez vous. J'habitais quand même à presque une heure de l'hôpital. Ils m'ont dit si vous voulez rentrer chez vous, vous pouvez. Parce que vous êtes seulement dilatés à deux et demi, trois. Et donc, je dis oui, je préfère rentrer chez moi. Vu que c'était le projet initial.
- Speaker #0
Oui, j'allais dire, tu voulais rester à la maison.
- Speaker #1
C'est ça. Donc, on est rentrés. Et alors, ils m'ont dit, vraiment, quand ça devient insoutenable au niveau de la douleur. à l'abandonner et normalement, vous devrez bientôt accoucher. Là, il est à ce moment-là, quand ils disent que je peux rentrer chez moi, je suis arrivée à l'hôpital à 8h du coup. Je suis rentrée chez moi vers midi. L'heure tourne, je reste active. Donc, je marche dans les escaliers. On a été marcher aussi, on a fait 5 km.
- Speaker #0
Ah oui ?
- Speaker #1
Oui, je reste sur le ballon. Enfin, je reste active au maximum pour essayer de dilater naturellement, à maximum le col. Et je m'endors, je fais une micro-siesse de 15 à 16 heures. Puis je me réveille, je dis à Vincent j'ai faim, il essaie de me faire à manger, mais je ne mange pas beaucoup parce que je commence vraiment à avoir mal. Et finalement on retourne à l'hôpital à 1h du matin.
- Speaker #0
Quand même !
- Speaker #1
Donc là ça fait déjà presque 24h. Et donc moi je me dis c'est bon, tu vois, ils vont me dire ça y est c'est bon.
- Speaker #0
C'est à 7h, 8h, tu vois. J'arrive, ils me disent vous êtes toujours à 3h. C'est tellement frustrant. Je ne savais pas quoi faire de plus, là je me dis mais c'est pas possible, j'ai marché,
- Speaker #1
j'ai tout fait. J'ai fait du yoga, j'ai tout. faire. J'ai essayé de me détendre, donc ils me mettent dans le bain à ce moment-là, avec la musique et tout ce que je t'ai raconté.
- Speaker #0
Ça te fait du bien, le bain, du coup ?
- Speaker #1
Ça me fait vraiment du bien. Et d'ailleurs, j'arrive à refaire une petite sieste dedans. Parce que le problème, c'est que j'avais des contractions très régulières. Des contractions toutes les 7 minutes quand même, tu vois. Et donc, pour dormir avec ça, laisse tomber. Toutes les 5-6 minutes, je suis réveillée vers la contraction. C'est là, c'est pas possible. Je peux pas dormir. Et dans l'eau, j'ai réussi à refaire allez, je dirais, 15 minutes de sieste. Mais l'heure tourne. Et en fait, je me dis qu'il y a un problème. Je me dis qu'il y a un problème, que mon corps n'a pas compris qu'il devait accoucher, que c'est moi le problème. Enfin, je fais une petite crise d'angoisse,
- Speaker #0
quoi.
- Speaker #1
Et en fait, j'avais la même sage-femme, sauf que bien évidemment, encore même, la dame, elle ne fait pas du 24 heures sur 24.
- Speaker #0
Ben oui, l'équipe change.
- Speaker #1
Voilà, l'équipe change et je tombe sur une affreuse sage-femme. Mais vraiment, une affreuse qui ne me regarde même pas, qui me dit « Ah ben, de toute façon, vous voulez votre accouchement sans péridurale, ben je ne vais rien faire pour vous. »
- Speaker #0
Ah ben super ! Ok.
- Speaker #1
ben ouais d'accord du coup merci des encouragements oui et donc du coup heureusement mon mari est agent de sécurité et qu'il a tout son brevet de secourisme et tout parce que du coup ma chambre m'a crissé dans le bois ça ne le m'aide pas en fait la dame oh wow oui oui oui donc lui il m'aide donc il arrive à me calmer et tout et il dit oh le question courbe cette femme là on va voir une autre sage-femme il y a une autre sage-femme qui arrive et qui me voit elle dit madame qu'est-ce qui se passe pas se raconter moins et tout. Alors, je lui dis, ben voilà, ça fait 30 heures bientôt que je suis en travail. Je vous donne un accouchement sans péridural, mais je me demande, voilà, qu'est-ce qu'il faut faire parce qu'ici, je suis à 30 heures, je compte vraiment avoir mal et surtout, plus que la douleur, j'ai vraiment fatigué, en fait.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
ben On n'a pas eu aucune envie de dormir,
- Speaker #0
en fait.
- Speaker #1
Et je dis, je ne sais vraiment pas si je serais capable de pousser, en fait. Je dis ça, je dis là, si vous me dites maintenant, dans une demi-heure, une heure, je vais repousser, limite ça va, mais si ça dure encore, je ne sais pas combien d'heures, je ne vais pas réussir en fait. Et donc, je dis, j'avais vraiment une peur bleue de la césarienne. Et il dit, j'ai vraiment peur de finir en césarienne parce que trop épuisée. Il me dit, je comprends tout à fait, mais ne me tracassez pas, vous n'avez rien fait de mal, c'est votre corps, c'est la première fois qu'il accouche. Elle dit que c'est difficile parce qu'il ne comprend pas toujours tout ce qui se passe. Et donc, c'est comme si c'était la première fois que vous essayiez de faire un exercice de sport. Votre corps, il faut le temps qu'il comprenne la motricité. et le muscle qui doit aller à cet endroit-là, le mouvement et tout. C'est pareil qu'un accouchement, qu'elle me dit. Elle me dit, votre gynécologue est sur place parce que figurez-vous qu'elle est de garde cette nuit et donc je ne le savais pas. Elle dit, je l'appelle tout de suite pour qu'elle vienne vous voir. Ma gynécologue vient me voir. Elle me voit. Elle me dit, Madame Iès, je ne vous reconnais pas.
- Speaker #0
Ah oui.
- Speaker #1
Elle me dit, vous êtes l'ombre de vous-même. Elle me dit, qu'est-ce qui se passe ?
- Speaker #0
Elle me dit,
- Speaker #1
je ne peux pas vous laisser comme ça. Là, vous êtes épuisée. Moi, elle me dit, je ne pense pas qu'il y aura de césarienne. Donc, je vous rassure tout de suite par rapport à ça. Par contre, si ça continue comme ça, vous risquez d'être trop fatigué pour pousser débranlement. Et donc, soit on va devoir venir avec les forceps, soit les ventouses, ou alors votre corps sera trop fatigué et donc le risque de déchirure est plus grand. Donc, elle me dit, moi, ce que je peux faire, c'est ouvrir de l'ocytocine pour essayer d'accélérer le travail. En fait, ce qu'on a remarqué aussi, elle m'examine et en fait, la poche des os ne s'était pas fissurée.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et en fait, la poche des os était assez... pèse apparemment et donc ce qui faisait qu'à chaque fois que le petit poussait, en fait ça faisait une espèce d'effet rebond et donc on n'arrivait pas à descendre plus bas que mes hanches. Et donc elle m'a dit, moi je préconiserais, vu qu'il est super bien mis, que le monitoring est vraiment bon, etc. Donc il n'y a pas de risque de cordon tour du cou et tout. Elle me dit, il faudrait qu'on perce la poche des os. Et en fait, elle me dit, je suis certaine que ça va accélérer le travail et que c'est ça qui bloque. Mais elle me dit, voilà, pertez la poche des os, ça fait mal, vous êtes déjà très fatigué, vous commencez à avoir des contractions intenses. Elle me dit, je vous laisse une demi-heure, moi j'allais me rafraîchir et tout. Après je reviens, vous me dites si on perce la poche des os, oui ou non, déjà. Si on met l'ocytocine, oui ou non.
- Speaker #0
Et troisième chose, est-ce que vous restez comme ça ou est-ce qu'on vous met quand même une petite péridurale ?
- Speaker #1
Et donc je réfléchis et en fait je dis oui pour les trois finalement. La péridurale ça passe super bien, moi qui ai très peur des aiguilles, franchement j'ai rien senti, ça a été tout seul. L'anesthésiste a bien écouté ce que je voulais, donc je lui avais dit que mon but, c'était de sentir. sur les contractions mais que ça ne soit pas un frein pour m'empêcher de dormir et si jamais je dois augmenter la dose que j'ai vraiment mal on le fait quoi oui oui oui je respecte tous mes choix etc ça se passe super bien la sage-femme vient mettre le cytocine et je m'endors donc là il est
- Speaker #0
10h du matin à ce moment là ok et en fait je me réveille en sursaut à 14h je me réveille en sursaut à 14h et je dis à Vincent le bébé il est là ah ouais il me dit ah bon et alors il appelle la sage-femme la sage-femme arrive
- Speaker #1
Elle me dit, ah oui, en effet, il va falloir que j'appelle votre gynécologue, parce que dans quelques minutes, vous devez pousser.
- Speaker #0
Ah ouais, donc c'est fou, ça t'a réveillée.
- Speaker #1
Oui, c'est ça, j'ai vraiment senti, parce que comme la péridurale était faible,
- Speaker #0
ma maman m'a sentie,
- Speaker #1
je ne sais pas, je me rappelle vraiment cette tête. J'avais l'impression que mon corps était plus grand que ce qu'il était censé être.
- Speaker #0
Ah non, mais qu'est-ce qu'il se passe ?
- Speaker #1
Du coup, j'ai senti basculer. Ok, et donc elle appelle ma gyné, ma gyné revient, et puis une heure après, en effet, je commence à pousser. Et ça se passe très vite, du coup. Autant le travail était très long, autant j'ai poussé trois fois et le petit était là. Et donc, ça s'est très bien passé parce que j'ai utilisé toute la prépa que j'ai faite, etc. Pas de déchirure, du coup.
- Speaker #0
Et t'as pu l'attraper ?
- Speaker #1
Oui, c'est ça. On a pu voir tout l'accouchement, du coup. Génial. Vincent a pu tout voir aussi. Et alors, on n'était vraiment que nous. La gynécologue, la sage-femme, tu vois. C'était vraiment trop bien. Elle avait une grande chambre en plus. C'était en plein après-midi.
- Speaker #0
Trop bien.
- Speaker #1
Le fou. Et puis voilà, quoi. L'évêque est arrivé.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Comment ça s'est passé après la maternité ? Bah du coup, j'ai été transférée quasi tout de suite parce que tout était bon, tu vois. J'avais pas fait de démoragie. Enfin, y'a rien eu de... Donc, on me transfère. Je pense que j'ai accouché à 15h37. Et donc, je pense qu'à 16h, j'achetais ma chambre, tu vois.
- Speaker #0
Ah oui, carrément.
- Speaker #1
Ouais, ça a été très vite, tu vois. Je pense qu'on m'a enlevé ma... Ah ouais. ...pairie. On m'a enlevé la perfusion et puis après, on m'a habillée et puis j'étais déjà en route, quoi, tu vois.
- Speaker #0
Tu voulais allaiter ?
- Speaker #1
Oui, je voulais allaiter, sauf que j'ai eu une réduction mammaire, mais il y a... Oula ! 7 ans d'ici ? 8 ans d'ici, je ne sais plus.
- Speaker #0
Et alors, je n'étais pas sûre de pouvoir le faire, mais j'avais eu des pertes de lait durant la fin de grossesse.
- Speaker #1
Et donc, j'ai compris que je pourrais allaiter et j'étais trop contente. Et donc, j'ai pu mettre le petit au sein, du coup, juste après l'accouchement.
- Speaker #0
Super ! Ça a été très vite. parce que c'est un grand gourmand. Voilà. En plus, on me dit, oui, quand ils viennent de naître, ils ont besoin de téter. Ben, lui, il voulait téter. Voilà. Tant mieux.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Et donc, oui, j'ai allaité. Sauf qu'en fait, finalement, l'accouchement a été facile. Et par contre, l'allaitement a été très difficile parce que finalement, j'avais du lait, la montée de lait, tout s'est bien passé. Mais le petit est né avec une mâchoire comprimée au pression de la mâchoire.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et donc, en fait, j'avais les tétons à vif.
- Speaker #0
Ah, waouh.
- Speaker #1
Oui, et c'est pour ça que je comprends toutes les femmes qui n'allaitent pas. Parce que moi, je me suis accrochée parce que j'ai eu un accouchement facile, comme je disais. Mais si j'avais dû me taper une déchirure ou une césarienne d'urgence et après, derrière, j'allais pour l'allaitement. Je comprends. Oh là là, oui, vraiment. Et donc là, je me suis dit, ok, l'accouchement était long mais facile. Donc, je vais prendre sur moi et je vais tout donner pour l'allaitement. J'ai dû prendre sûrement parce que franchement, les trois premières semaines, ça a été horrible. On a dû faire de la kiné et de l'ostéo pour remettre sa mâchoire correctement et tout.
- Speaker #0
Mais ça, c'est dû à quoi ?
- Speaker #1
L'accouchement était long et en fait, comme il poussait,
- Speaker #0
peut-être à un moment donné où sa mâchoire se comprimait durant les poussées.
- Speaker #1
Et alors, il est resté énormément sur sa droite, même durant la fin de grossesse. Donc, l'ostéopathe explique ça comme ça. Il a cette orticoline naissance en plus. Et donc, malheureusement, ce qui s'est passé, c'est que j'ai appris à un sein où je produisais beaucoup plus de lait et moins sur l'autre.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Mais voilà, sinon, ça s'est bien passé. J'ai quand même allaité dix mois au final. Oui, c'est super. C'est déjà super.
- Speaker #0
Et donc, à la maternité, le séjour, ça s'est bien passé ? Oui, très chaud, du coup. Oui, toujours.
- Speaker #1
Parce que tu sais, il faisait 35 degrés et il chauffe les chambres.
- Speaker #0
Ah oui, Je me dis pourquoi ?
- Speaker #1
Et donc, on ne voulait pas de visite. et finalement on a quand même juste eu la visite des grands-parents donc c'est tout vraiment au calme on a été chouchoutines, on a eu une très bonne équipe de sages-femmes
- Speaker #0
Et est-ce que vous étiez content de rentrer à la maison, comment ça s'est passé le retour à la maison ?
- Speaker #1
Ah oui, j'étais trop contente. Comme je t'ai dit de base, j'aurais voulu accoucher à la maison et tout. Et donc, oui, j'étais trop, trop, trop contente. Autant, voilà, les sages-femmes et tout, elles étaient aux petits soins, mais c'est quand même relou d'être réveillée toutes les cinq heures.
- Speaker #0
Ben oui, oui.
- Speaker #1
Franchement, j'en pouvais plus. Et surtout que le petit, en fait, il passait ses nuits. Et donc, j'étais en mode...
- Speaker #0
Il dormait la nuit ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Ben donc ?
- Speaker #1
Ben oui. Donc, du coup, j'étais en mode... À chaque fois, il réveillait mon bébé alors qu'il dormait. J'étais en mode arrêtée, quoi. Et voilà. Et en plus, il a perdu du poids à l'hôpital alors que dès qu'on est rentré à la maison, il a pris du poids.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Et donc, j'étais sûre que c'était à cause des réveils. Et à la maison, il a laissé dormir. Je l'allaitais quand il réclamait. Et puis, il a pris du poids tout de suite. Et ça s'est bien passé. On a eu la chance d'être... énormément entourée, dans le sens où même si moi, du coup, je n'ai pas mes parents, donc ça, je ne l'ai pas précisé, donc du coup, on n'a qu'une paire de grands-parents vraiment présents, c'est les parents de mon mari. En fait, on est extrêmement bien entourés parce que moi, j'ai des meilleurs amis depuis 20 ans. Alors, elles m'avaient préparé à manger.
- Speaker #0
Oh, c'est super.
- Speaker #1
Ma belle-maman m'avait préparé à manger aussi, ma marraine également. et alors on a toujours eu quelqu'un qui nous demandait si on avait besoin de quelque chose s'il fallait un truc, s'il fallait une machine vous avez le village autour de vous on a vraiment eu de la chance pour ça et donc le retour s'est très bien passé et vu que je me suis remise facilement de l'accouchement on a eu tout de suite pas mal de visites à la maison et d'ailleurs une semaine après j'étais à mariage après mon accouchement parce que j'étais en forme mais tout allait bien Et donc voilà, on était là, on n'est pas resté longtemps,
- Speaker #0
tu te doutes bien. Mais du coup, le mariage était en matinée, c'était à 10h. Donc on est resté jusqu'à 14h, 15h. Après, on est rentrés, mais au moins comme ça, on était présents pour la famille.
- Speaker #1
Ouais, franchement, les trois mois après l'accouchement, c'est trop chouette. J'ai vraiment bien aimé cette période-là.
- Speaker #0
C'est ce que je voulais dire. Est-ce que tu peux nous parler du coup des quelques semaines ? Comment s'est passé ton postpartum ? Est-ce que... Est-ce que justement, tu as eu peut-être des retours de trauma qui sont revenus ou est-ce que vraiment tu étais sereine et alignée de ce côté-là une fois que bébé est arrivé ?
- Speaker #1
Je crois que le retour de trauma, je l'ai eu durant l'accouchement, tu sais, quand j'ai fait ma crise d'angoisse. Je pense vraiment que c'était simple.
- Speaker #0
Ouais,
- Speaker #1
ok. Ça me paraît un peu plus flou maintenant, ça va faire bientôt deux ans, mais je pense que quand j'ai fait ma crise d'angoisse, j'ai dû dire des trucs du genre « bébé ne sort pas parce qu'il sait que je vais être une mauvaise maman » . J'ai dû avoir des paroles comme ça à ce moment-là. je ne sais plus exactement les mots que j'ai dit mais en tout cas je sais que je me suis dit que mon corps ne savait pas comment accoucher donc là c'était une mauvaise idée je commençais à avoir plein de mauvaises paroles qui sont venues à ce moment là dans ma tête mais autant quand on est rentré à la maison c'était vraiment naturel c'est comme si il avait toujours été là exactement ouais je me suis dit en fait non c'était la meilleure idée du monde tu vois c'était là c'était trop bien Vincent était hyper à l'aise dans son rôle de papa aussi Il s'était très fort documenté, même si au final, il me disait toujours « Dans ce livre-là, j'ai lu telle chose, c'est tellement faux, la réalité du texte... » Mais oui, ça s'est vraiment bien passé. Et c'est juste que c'est moi, en fait, qui ai trop forcé, parce qu'en fait, j'ai tellement peur de ressembler à la mère que j'ai eue, que je voulais tout de suite être présente pour tous mes proches, retravailler. Donc, même si j'étais officiellement au projet de maternité, à... août, septembre, octobre, je faisais quand même des coucous à l'école. Je continuais mes partenariats au niveau indépendant parce que tout ce qu'il faut savoir, c'est que je suis entrepreneur depuis toujours. Je suis entrepreneur depuis mes études, depuis 2018. L'année de ma grossesse, j'ai eu l'opportunité d'avoir un contrat pour une entreprise que j'adorais. J'étais sous contrat pendant ma grossesse. et donc à mi-temps uniquement. Comme ça, je gardais à côté mon entreprise. Et donc, j'étais à mi-temps à ce moment-là et ça se passait trop bien avec mes collègues. Et donc, voilà, mes collègues m'avaient fait un cadeau à la maternité et tout.
- Speaker #0
C'est mignon.
- Speaker #1
Vraiment trop chouette. Et donc, je voulais vraiment les voir et tout. Et donc, j'ai fait des gros déplacements. Du coup, c'est dans l'événementiel, mon job. Et donc, j'ai fait des gros déplacements un petit peu partout à travers la Belgique. Et en fait, c'est ça que je regrette aujourd'hui. C'est que mes trois mois de repos, je ne me suis pas vraiment reposée.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Et même si au début, le bébé passait sa nuit, quand je lui dis qu'il passait sa nuit, il s'endormait à 23h et se réveillait à 6h. Donc ça reste des courtes nuits qu'on a. Sauf que quand elle est, c'était vraiment doté aux hormones et donc je ne m'en rendais pas compte. Et en fait, c'est quand j'ai arrêté d'allaiter cet été-ci que je me suis rendu compte que j'avais trop abusé les premiers mois de maternité et que j'aurais dû m'arrêter et faire plus de pauses et moins essayer d'être partout et d'être sur tous les fronts en même temps. Mais voilà, comme je te dis, j'avais tellement peur d'être la maman que j'ai eue corps. Je continuais à courir après mes rêves et en même temps je voulais trop être une maman parfaite pour le petit. Et sauf qu'à un moment donné, mon corps m'a rattrapée et en fait ce qui s'est passé c'est que j'ai arrêté d'aller l'été ici au mois de juillet 2025. Et en fait fin septembre, début octobre 2025, je me suis retrouvée deux semaines à l'ité. Parce qu'en fait mon corps a juste dit stop. Je me suis retrouvée bloquée du dos mais je ne savais plus rien faire, même être debout c'était trop. Et je suis sûre que c'est en fait le contre-coup de l'année qui essaie à courir après tout. Parce qu'en fait, je ne me suis arrêtée que trois mois. Puis après, j'ai repris directement un temps en plein. Parce que du coup, comme je suis entrepreneur, j'avais envie de tous les jours travailler. Parce que je passe... Donc, j'avais envie de tous les jours travailler.
- Speaker #0
Même les dépôts, ça n'existe pas vraiment quand tu es entrepreneur.
- Speaker #1
C'est ça. Et donc, même les week-ends, je bossais et tout. Oui,
- Speaker #0
oui, oui. Et puis, tu disais tout à l'heure que tu étais l'aînée aussi. Et je pense que c'est aussi un peu le syndrome de l'aînée d'une fratrie. Parce que moi, je suis aussi l'aînée. Toujours envie d'être partout, quoi. De tout faire, de performer. Mais c'est bien que tu aies réussi à t'écouter, en tout cas. Enfin, physiquement, quand ton corps t'a dit qu'il fallait s'arrêter, quoi.
- Speaker #1
En même temps, il ne fallait pas laisser le choix.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
donc voilà je pouvais rien faire mon médecin voulait mettre un certificat puis j'ai rigolé je lui ai dit ouais sauf que mon certificat je me l'envoie à moi-même alors voilà et alors là vraiment c'est pour ça que ma bonne résolution entre guillemets pour l'année 2026 c'était vraiment ralentir donc c'est à peu près ma vie que mon
- Speaker #0
agenda il est aussi vide et je me force aussi après 18h à plus être sur les écrans ou à déconnecter totalement et à vraiment être là avec mon fils et mon mari parce que Merci.
- Speaker #1
Oui, je ne veux plus retomber dans les travers dans lesquels j'ai pu être. Et en même temps, je suis très reconnaissante d'avoir vécu ça ici, il y a pas d'année dernière.
- Speaker #0
Oui, oui.
- Speaker #1
Parce qu'en fait, ce qui s'est passé, c'est que j'étais convaincue que je pouvais avoir le même rythme qu'avant ma grossesse. Oui. Et en fait, le rythme que j'avais avant ma grossesse n'était déjà pas sain pour une personne qui n'a pas d'enfant. Tu vois, je suis quelqu'un, je me lève généralement vers 7h, je fais mon sport le matin. Je fais mes mantras, je fais tous mes trucs, bref. En ma petite routine matinale, je commence à bosser vers 8h30-9h. Puis je prends une demi-heure de pause sur le temps de midi, quand je prends une pause. Puis après, je travaille des fois jusqu'à 18h. Et puis après, des fois, quand le petit était au lit à 20h, je recommence à travailler jusqu'à 22h, 23h. Pas du tout sain. Oui,
- Speaker #0
c'est ce qu'on comprend.
- Speaker #1
Et en fait, j'ai compris simplement que mon rythme n'était pas du tout sain et n'était pas du tout aligné avec la personne que je suis. ça a plus qu'être sain, je crois que c'est une question juste de moi, en fait, c'est pas le rythme qui me convient
- Speaker #0
Vous avez réussi du coup à retrouver un équilibre maintenant toi avec ton travail
- Speaker #1
On est en chemin, on va dire ça comme ça et donc là je me suis vraiment fixée certaines règles que j'essaie de respecter et je pense que c'est aussi moi pour en reparler voir si en effet ça a apporté ses physiques Pour l'instant en tout cas je me sens vraiment mieux dans ma tête, dans mon corps d'ailleurs j'ai plus aucun problème de dos Voilà.
- Speaker #0
Est-ce que du coup, après l'accouchement, tu as, j'imagine que oui, repris du yoga un peu post-natal, tu as remis ça en place même pour ta rééducation du périnée, tout ça ?
- Speaker #1
Oui, vu que je n'ai pas eu de déchirure, rien, en fait, je me suis dit, après 4 semaines, je vais demander à l'autorisation d'imaginer, bien sûr. Je lui ai dit, voilà, après 4 semaines, est-ce que je peux recommencer le yoga ? Elle m'a dit, oui, votre corps est habitué, donc il n'y a pas de souci. En fait, dès que je suis sortie de la maternité aussi, j'allais marcher. Est-ce ça ? Oh là là, ça je t'avoue que c'est un truc à jouer aussi sur le bien-être de mon postpartum direct. C'est le fait que j'ai accouché en été et qu'on avait un très bel été. Certes caniculaire, mais c'était un bel été. On a vraiment eu un été de juin jusqu'à octobre de l'année 2024. Et en fait, je suis sortie de la maternité, le jour même, ma sage-femme venait. Je lui ai demandé de m'apprendre à mettre le petit en portage, en écharpe. Et en fait, j'allais marcher, vu que j'étais en pleine campagne, moi, j'allais marcher, tu vois.
- Speaker #0
Ouais, c'est super.
- Speaker #1
Et tiens, c'est génial parce que je me dis, les mamans qui accouchent maintenant, enfin, chez moi, il y a 10 centimètres de neige, même plus. Ouais,
- Speaker #0
ouais, ouais, c'est dur.
- Speaker #1
Ouais, c'est pas du tout la même qualité que tu as. Et ça, voilà, c'est mon côté astrologue qui ressort, mais clairement, tu vois, les bébés ont des caractères différents parce que c'est leur signe astrologique qui joue. En fait, il faut savoir que les signes astrologiques sont influencés par la saison. durant laquelle on est.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Pour moi, ça a totalement sens. Quand je vois, je me dis, là, j'ai eu un bébé du mois d'août, c'est normal qu'il est hyper sociable, qu'il adore le contact avec les autres, qu'il est toujours souriant, solaire, etc. Parce que c'est un bébé qui est né durant cette période.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
C'est pas dommage, un bébé qui est né au mois de février, c'est deux salles, deux ambiances, tu vois. Et en fait, ça, franchement, pour les mamans qui accouchent en hiver, franchement, chapeau. Parce que c'est une période déjà où ton bébé est plus sujet à pouvoir contracter la grippe des maladies ou autre. Et puis, en tant que maman, par rester enfermée avec ton bébé, tu ne sais pas faire grand chose. Donc voilà, ça franchement, ça a joué positivement, je pense aussi sur mon mental. Et ça, pour dire que oui, j'ai repris le sport rapidement, vu que du coup, trois jours après mon accouchement, je retournais marcher. Donc, je marche énormément, je fais beaucoup de randonnées, etc. Donc, j'ai adoré l'époque du portage. Franchement, ça a été un gros rêve pour moi. Devoir arrêter de porter mon fils. J'allais tout le temps randonner avec lui, donc j'allais toujours en pleine nature. Et des fois, je faisais une heure, deux heures de marche avec lui.
- Speaker #0
Ah ouais ?
- Speaker #1
C'était génial. D'ailleurs, j'ai repris le yoga. Puis alors, ce que j'ai repris en dernier, c'était la muscu.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Et là, par contre, j'ai dû m'arrêter quand j'ai été alitée, bien évidemment. Et même quand après, j'étais décoincée du dos, je gardais des douleurs.
- Speaker #0
Donc, c'est vraiment historiquement que j'ai repris vraiment une activité physique journalière, autre que la marche. Oui. Tu en as parlé un tout petit peu, mais est-ce que du coup, il y a des choses, alors sans forcément trop rentrer dans les détails si tu ne veux pas, mais au niveau de l'astrologie que tu mets en place avec... Avec bébé ou autour de ta maternité, du coup ?
- Speaker #1
Alors,
- Speaker #0
autour de ma maternité, pas trop, parce que je voulais la vivre le plus naturellement possible dans le sens où je ne voulais pas me forcer à faire un truc parce qu'on m'a dit que c'était bien de le faire. Non,
- Speaker #1
tu voulais écouter mon corps et justement vivre avec cette transition-là.
- Speaker #0
Bien évidemment, dès que j'ai eu son heure de naissance,
- Speaker #1
j'ai été voir c'est quoi son ascendance. Oui, oui. Donc moi, j'étais en mode, on est amis, toi et moi. Oui, on est amis. C'est trop drôle parce que du coup, tu vois toujours que les enfants qui ont l'ascendant du parent, en fait, c'est l'enfant qui ressemble à son parent. L'ascendant, c'est l'apparence physique également. C'est fou ce que tu dis parce que mon fils a mon ascendant, donc je suis en train complètement de connecter avec ce que tu dis.
- Speaker #0
Voilà, donc même configuration ici. Qu'est-ce que je voulais dire avec ça ?
- Speaker #1
Oui, par contre, le petit, en fait, parce qu'en fait, on a toujours l'idée de l'astrologie, c'est les signes astraux et donc c'est un taureau, c'est un bélier, c'est un gémeau. Et pour moi, ça va... C'est plus que ça, comme je dis, c'est l'observation de la nature et des saisons. Et en fait, moi, ce que je fais toujours avec mon fils, c'est que je lui montre les différentes saisons. Ses lectures changent en fonction des saisons, d'ailleurs, pour qu'il s'imprègne bien des saisons actuelles. Je vais beaucoup en contact avec la nature. Comme je t'ai dit, j'allais marcher tout le nuit. Et alors, bien sûr, je lui lis son petit livre, vu que j'ai écrit des livres pour les enfants. Je lui lis son petit livre Lion, qu'il adore, d'ailleurs. Et j'espère qu'en titre plus gros, qu'on prendra un petit peu plus de temps. peu mieux, je pourrais lui lire des histoires autour de l'astrologie et des artistes. Et en fait, c'est ça, c'est des histoires, en fait, l'astrologie, c'est la langue des étoiles, c'est mettre en mots des choses qui sont lisibles et visibles dans le ciel et qui font écho en nous, quoi.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Donc j'ai trop hâte, c'est des choses que je mettrai en place, surtout des lectures, parce qu'en fait, je dis l'astrologie, c'est une lecture du ciel,
- Speaker #0
donc voilà.
- Speaker #1
Mais sinon, rien plus pour l'instant. Je pense que ce sera naturellement, en fait.
- Speaker #0
Ouais. Mais avant la naissance, tu avais peut-être déjà regardé par rapport au terme le signe et tout ça pour t'imprégner un peu. Oui, du coup, moi j'ai accouché début août. Donc si j'accouchais plus tôt, il aurait été cancer.
- Speaker #1
Moi, j'étais convaincue, vu l'énergie que ce petit avait dans mon ventre, que ce n'était pas un cancer et que c'était bien un lion. Puis que ma DPA a été prévue le 2 août, donc j'ai accouché le 3 août en fait. J'ai eu mes contractions le jour J, en fait. J'ai eu ce truc-là, je pense que c'est 20% des femmes seulement qui ont les contractions le jour de l'accouchement prévu.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
J'en ai moins, je crois. Et en fait, parce que ça a duré longtemps, donc j'ai accouché le lendemain, mais sinon, de base, je l'ai vraiment venue à terme. Mais j'en étais sûre, ça ne pouvait pas être un petit cancer, quoi. Et j'aurais adoré aussi un petit cancer, mais son énergie dans son bidou, ce n'était pas possible, quoi. Je suis là maintenant, c'est un signe de feu, vous savez.
- Speaker #0
Je l'ai senti.
- Speaker #1
En effet, c'est un vrai lion, un vrai de vrai. Et ça, par contre, c'est très drôle parce que moi qui suis astrologue et qui ai toujours travaillé avec des adolescents et des adultes, là maintenant, du coup, je vois vraiment sur un bébé, en fait, comment est-ce que le thème astral se déploie dans la personnalité ? Parce qu'en fait, un bébé, c'est une personnalité brute, une personnalité brute pure, qui n'a pas été conformée, qui n'a pas encore vécu de traumatismes, etc. Et je me suis dit, ah ouais, c'est fou quand même.
- Speaker #0
Et du coup, j'ai eu la chance.
- Speaker #1
Elle a la même année d'accoucher en même temps que deux amis à moi. Une qui a accouché justement deux semaines avant moi, qui a une petite cancer, qui se reconnaîtra si elle écoute le podcast. Et une autre, du coup, qui a accouché tout pile six mois avant moi. Donc moi, j'ai accouché le 3 août, elle a accouché le 3 février. C'est la marraine du petit. Et en fait, sa fille, du coup, est verso. Et c'est trop drôle parce que oui, ils ont vraiment des caractères totalement différents.
- Speaker #0
Ça doit être passionnant pour toi, du coup, de voir ces bébés et pouvoir voir leur évolution. C'est ça,
- Speaker #1
parce que tu te dis, mais franchement... Désolée, mais je crois pas à l'astrologie, mais vous ratez quelque chose dans votre vie. C'est pas juste une question de dire, moi je suis bélier, donc du coup je suis fonceur. Non, c'est vraiment une question de lire la personnalité, le vécu de quelqu'un de manière différente.
- Speaker #0
Et de mettre des mots sur des choses qui des fois ne sont pas instinctives et fluides, mais pourtant qui sont explicables. Ouais, t'as l'impression que vraiment ça t'aide à comprendre ton bébé.
- Speaker #1
Ouais,
- Speaker #0
c'est beau. Avant de passer à la dernière partie, est-ce qu'il y aurait quelque chose que tu voudrais rajouter, qu'on a peut-être oublié de dire par rapport à tout ça ?
- Speaker #1
Non, mais la seule chose que j'aurais envie de dire, c'est plutôt une leçon que j'ai compris, c'est qu'en fait, on n'est jamais le même parent que ceux qu'on a eus. Même quand ça s'est bien passé, d'ailleurs, parce que moi, ça s'est mal passé avec mes parents. Mais même quand ça s'est bien passé, moi, je vois bien que mon mari, il adore ses parents, mais il n'est pas du tout le même genre de père que son père. Par contre, en fait, je pense, oui, c'est ça. On ne sait jamais anticiper, finalement, quel genre de parent on est. On peut se préparer au mieux, ça, oui. Et vraiment, l'équipe, c'est hyper important.
- Speaker #0
Oui, complètement d'accord.
- Speaker #1
C'est hyper important qu'on fasse un enfant seul en coparentalité ou vraiment en couple. C'est hyper important d'être bien entouré et d'avoir vraiment... les personnes référentes sur qui on peut se reposer. Moi, je sais qu'en maternité, je n'aurais pas vécu comme ça, comme tu l'as bien dit tout à l'heure. J'ai vraiment un village autour de moi. Et malheureusement, je sais qu'en 2020, c'est une chance. Ça ne devrait pas être une chance, ça devrait être trop basse. Mais voilà, tu sais, on est toujours en presse. La génération Y et la génération Z font moins d'enfants. C'est parce qu'on n'est pas épaulés. On est voisins alors qu'on est dans un village. Les voisins, je ne sais même pas qui c'est, tu vois, limite. Il y a quelques-uns que je connais parce que ça fait longtemps que je suis ici. Mais je me dis, ouais, tu vois, tu n'as plus de référent, tu ne sais plus sur qui te reposer, etc.
- Speaker #0
Tiens,
- Speaker #1
il faut se faire confiance. Il faut se faire confiance et on ne sera pas parfait. On ne sera pas parfait comme parent, mais en tout cas, on sera les parfaits parents pour nos enfants si on accepte le rôle et qu'on le fait bien. Oui,
- Speaker #0
je suis complètement d'accord. Et puis, il faut aussi se dire qu'on s'ajuste au fur et à mesure et qu'on apprend aussi à devenir. par an et que des fois, il y a des choses qu'on pensait et qu'on va faire différemment et puis on va changer d'avis.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
C'est pas figé, quoi. Eh bien, si c'est bon pour toi, on passe à la dernière partie. J'ai deux petites questions qui reviennent à chaque épisode. La première question, ça concerne la valise de maternité. Tu en as parlé tout à l'heure. Est-ce que tu pourrais nous dire c'était quoi l'objet indispensable que tu ne regrettes pas d'avoir emporté avec toi et à l'inverse, un truc complètement inutile que tu aurais trimballé pour rien.
- Speaker #1
Alors, le truc indispensable, c'est la douchette intime. Franchement, ce truc-là, ça m'a sauvé la vie. Oh là là, on ne s'imagine pas, parce que pourtant, je n'ai pas eu de déchirure.
- Speaker #0
Oui, c'est ce que j'allais dire.
- Speaker #1
Et oui, malgré ça, du coup, c'était très sensible. Du coup, cette douchette intime, elle m'a sauvé la vie avec un petit peu de gel d'aloe vera.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Oh, ça apaisait d'autres.
- Speaker #0
Ah oui, le gel d'aloe vera, c'est magique.
- Speaker #1
Ah oui, vraiment. Donc ça, le truc... indispensable. D'ailleurs, je l'ai toujours. Comme ça, si un jour j'ai une deuxième grossesse, je dis « Ok, ce truc-là va sauver la vie, je le garde. » Donc, voilà. Et le truc qui m'a servi à rien, en fait, c'est les vêtements bébés. Parce que du coup, il faisait 35 degrés, donc bébé qui était nu ou en body.
- Speaker #0
Ah oui !
- Speaker #1
C'est fou ! Et en plus, les vêtements étaient trop grands parce que on avait prédit, le poids était bon, on avait prédit un bébé un petit peu plus grand que ce qu'il a été finalement. C'est un bon bébé. Mais du coup, ouais, les vêtements étaient trop grands en plus.
- Speaker #0
La deuxième question, du coup, c'est est-ce qu'il y a une phrase qu'on t'a dite, qu'on t'a répétée ou qui t'a marquée pendant cette période ? Une phrase qui t'est restée même longtemps après.
- Speaker #1
Ben oui, toujours aujourd'hui. Tu vois, j'essaie d'écrire des petits poèmes des fois. Et en fait, il n'y a pas longtemps, j'ai fait un poème sur cette phrase-là qui est la phrase « tout passe » .
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Donc on dit toujours que tout passe. Et en fait, c'est... On nous dit souvent ça durant les mauvais moments. Par exemple, les symptômes durant la grossesse ou alors, quand on est accouché, c'est le moment, le truc que j'ai détesté, les pics de croissance. Pleurer à chaque pic de croissance. C'était horrible. Mon bébé pleurait, je pleurais autant que lui. Donc, et alors, on dit toujours, oui, ça passe, ça passe pour les mauvais moments, mais aussi, les bons moments passent. Et en fait, la semaine dernière, j'ai pleuré à cause de ça. Parce que du coup, je disais ça à mon mari. Du coup, je me suis dit que j'écris des petits poèmes sur la maternité en ce moment. Et du coup, je lui ai dit, ouais, mais en fait, c'est fou, mais tout passe. Donc oui, les pieds de croissance et tout, c'est passé. Les poussées dentaires, voilà. L'énorme grippe carabinée qu'il avait eue l'hiver dernier, c'est passé. Mais j'ai vu, en fait, c'est les trucs bons aussi qui passent, tu sais. La première fois où il commence à manger et qu'il fait... La première fois où il te sourit et qu'il comprend qu'il sourit. La première fois qu'il va marcher à quatre pattes et tout. Regarde, comme je t'ai dit, le plus gros deuil que j'ai dû faire durant ma maternité, c'est le portage. J'ai porté mon fils jusqu'à 13 ou 14 mois quand même. Et en fait, après, ça a été proscrit à cause de mon blocage au dos. Et en fait, je ne savais pas que c'était la dernière fois que je portais mon fils.
- Speaker #0
Ça me fait penser à la trend qu'il y a eu il y a quelques jours sur Instagram avec justement les mamans qui reportaient leurs enfants grands. en se disant, je ne me souviens pas, c'était quand la dernière fois que je t'ai portée, donc j'ai envie de te reporter encore une fois.
- Speaker #1
Oui, j'ai vu, en plus de ta venda, mais elle était en train de pleurer à fond.
- Speaker #0
Jamais, mais en fait, c'est tellement ça.
- Speaker #1
La bête tout passe, le corps se refait et en fait, le moment présent est hyper précieux. Autant les mauvais, parce que les mauvais, on les garde quand même en souvenir en mode, on a vécu ça et on a survécu à ça. Et ça nous a rendu plus fort parce que l'année, évidemment, Ici, pour l'instant, je t'ai dit en off avant l'enregistrement que mon fils est malade justement aujourd'hui. Tu vois, hier, il avait vraiment du mal à s'endormir. Et donc, je le garde sur moi pendant très très longtemps. Et donc, il faisait de la fièvre et tout. Puis à un moment donné, je pensais qu'il dormait. Et en fait, il ouvre un oeil, puis il voit que je suis là. Et en fait, il me fait juste un grand sourire.
- Speaker #0
Ouais,
- Speaker #1
apaisé. Et puis après, il s'est endormi tout de suite. En mode, ah, mais moi, hélas, c'est bon, je lui fais confiance. Elle veille sur moi, je peux dormir.
- Speaker #0
Ça, c'est beau.
- Speaker #1
Et ouais, c'est ça en fait. Quand c'est dur, en fait, ça... Ça crée vraiment le sentiment de confiance entre lui et moi et notre complicité, en fait.
- Speaker #0
Je trouve ça génial que tu dises ça parce que moi, tout passe, c'est une phrase qui m'a beaucoup marquée aussi et que je dis souvent à mes amis qui ont des enfants maintenant. Mais c'est vrai que c'est aussi important de se dire que tout passe et même le bon et qu'il faut en profiter parce que ça passe trop vite, quoi. Comme on disait tout à l'heure que moi, mon fils maintenant est très grand et c'est... J'arrive pas à y croire. Mais ouais, je trouve ça bien d'insister sur que le mauvais passe mais que aussi le bon et que comme tu dis, le présent, il faut vraiment s'ancrer dans le présent. Eh ben, merci beaucoup. Est-ce que t'as quelque chose à rajouter ou c'est bon ? Non, je pense qu'on a tout dit, je pense qu'on a fait le tour du sujet. On a dit pas mal de choses.
- Speaker #1
Ouais, donc vraiment, à part si quelqu'un justement a des questions et qu'il veut venir nous écrire après, voilà, on va faire un petit déjeuner. sur les réseaux, il y a une communauté, le podcast aussi, n'hésite pas. Donc voilà, en tout cas, merci à toi pour tes super questions.
- Speaker #0
Merci à toi, c'était super intéressant, je pense, d'avoir ton témoignage et j'espère qu'il plaira à tout le monde. Mais en tout cas, je te remercie beaucoup, ça m'a fait très plaisir d'entendre ton histoire.
- Speaker #1
Merci à toi. Ah oui, si, j'ai une dernière petite chose à dire, justement.
- Speaker #0
Ah ! C'est le coup à ce que j'ai déjà pu dire.
- Speaker #1
donc c'est Mais en fait, je pense qu'il y a beaucoup de personnes de notre génération aussi qui n'ont pas d'enfants parce qu'ils ont vécu des choses difficiles durant leur enfance. Et par rapport au fait que je disais tout à l'heure, on ne sera pas comme nos parents quand on le conscientise et on ne sait jamais quel genre de parent on est réellement finalement avant de le devenir. Je pense aussi que ça à nous, et je me rappelle une fois j'ai dit ça à une dame qui a eu un vécu très difficile et elle m'a dit que ça lui fait beaucoup de bien. Et en fait, je lui avais dit justement ça à nous un petit peu, d'écrire une autre maternité, une autre paternité. C'est un petit peu ce truc au lieu de se dire je veux pas d'enfant, qui est souvent le réflexe premier. Et bien en fait, des fois, c'est de se dire qu'on peut écrire les choses différemment, tout simplement, et que c'est possible et que c'est chouette de le faire en fait. Et que c'est pas... Tu sais, moi, du coup, j'ai commencé avec ça. J'ai commencé en te disant dans le podcast,
- Speaker #0
ouais,
- Speaker #1
je voulais pas être mère. J'avais peur que ce soit trop d'implication, que ce soit lourd pour moi, que ce soit machin et tout. Et en fait, c'est parce que c'est nos parents qui nous ont fait croire ça. Mais moi, je ne le dis pas du tout comme une contrainte d'être malade. Au contraire. Et donc, je sais que jamais de ma vie, je dirais à mon fils, à cause de toi, je n'ai pas fait ça. Là, au contraire, tu sais, c'est au contraire ce qui se passe. Et c'est pour ça que j'ai eu ce truc où je me suis un peu épuisée en 2025. En fait, c'est depuis qu'il est là, j'ai encore plus envie de faire. Parce que j'ai envie que lui soit dans le meilleur des foyers. Et parce qu'en fait, j'ai envie que quand il grandisse, il puisse se dire « Ah, ma maman,
- Speaker #0
elle a réalisé ses rêves,
- Speaker #1
moi aussi je vais le faire. »
- Speaker #0
Exactement, je suis complètement d'accord. Je pense qu'on est un peu une génération un peu charnière quand même en termes de prise de conscience émotionnelle et psychologique. Et du coup, on n'a pas forcément la même façon de penser que nos parents à l'époque. Et c'est pour ça aussi que je pense qu'il y a des personnes qui s'inquiètent de faire des enfants parce que c'est une grosse charge quand même psychologique et émotionnelle. Mais oui, c'est beau ce que tu viens de dire. On peut construire une maternité différente, c'est vrai. Merci beaucoup Shanna, c'était trop bien.
- Speaker #1
Merci à toi encore. C'est un podcast à soi, donc merci pour l'invitation.
- Speaker #0
Merci infiniment à toi Shana pour ta confiance, ta vulnérabilité et pour la lumière que tu as déposée ici aujourd'hui. Merci d'avoir mis des mots sur les traumas, sur les peurs héritées, sur ces croyances qui nous traversent et qui parfois nous empêchent d'oser. Merci d'avoir montré que le travail sur soi peut transformer une histoire, qu'on peut choisir de ne pas répéter et qu'on peut devenir un parent conscient, aligné et différent. Ta maternité est lumineuse et incarnée et profondément humaine. Si cet épisode vous a touché, si vous vous êtes reconnu dans ce cheminement, n'hésitez pas à le partager autour de vous, à l'envoyer à une femme qui doute ou à une future maman, à quelqu'un qui se demande si son histoire l'a définie pour toujours. On se retrouve très vite pour un nouvel épisode de Sacré Accouchement. Prenez soin de vous et rappelez-vous, votre histoire ne vous enferme pas, elle peut aussi devenir votre lumière. C'est la fin de ce sacré moment, merci. Merci infiniment d'avoir écouté cet épisode. S'il vous a plu, je vous invite à me laisser 5 étoiles sur votre plateforme de podcast préférée et aussi un petit commentaire. Je serai trop contente de prolonger la discussion avec vous et de savoir que ce podcast vous plaît. N'hésitez pas à nous rejoindre sur Instagram, à Sacré Accouchement, et à partager cet épisode autour de vous pour faire grandir cette douce communauté. Je vous dis à bientôt sur Sacré Accouchement !