- Speaker #0
Hello c'est Céline, je suis trop contente de te retrouver dans Sacré Accouchement. Viens vite, prends ton thé, ton café, notre invitée est déjà là. Elle est prête à tout nous raconter sur son accouchement. Tout ? Enfin, tout ce qu'elle a envie de nous confier, sans filtre, sans jugement. Parce qu'entre copines, on parle souvent d'accouchement, mais rarement comme ça. Bon, on ne va pas la faire attendre plus longtemps. Je viens de finir l'enregistrement avec Solène, qui est une personne que je connais du monde du mariage. Je suis très contente d'avoir fait l'enregistrement avec elle, c'était super parce qu'elle a vraiment une vision très sereine et elle a beaucoup relativisé et été positive sur sa grossesse, son accouchement et son postpartum. Et je trouve que ça fait plaisir d'entendre des discours où on se dit que tout peut arriver et qui, même si on a une situation idéale en tête... qu'on essaye de pas trop se mettre la pression et de tout vouloir contrôler pour ne pas être déçue et culpabilisée. Donc je pense que c'est super d'avoir ce genre de discours. Donc je suis très contente qu'elle soit venue nous raconter ça aujourd'hui, comment son accouchement s'est bien passé, pas tout à fait comme ils avaient voulu, mais qu'elle en retire quand même un souvenir très positif, que son postpartum s'est très bien passé aussi. Donc j'ai hâte que vous écoutiez son histoire, j'espère que ça vous aidera à relativiser, à prendre confiance en vous et à lâcher prise. Et je vous laisse avec Solène. Salut Solène ! Alors nous on se connaît bien de mon ancien monde, celui du mariage, donc je suis super contente que tu sois là pour continuer à se découvrir autrement. Tu viens nous parler aujourd'hui de ton accouchement, après plusieurs fausses couches. Un parcours marqué par l'attente, les doutes, les montagnes russes émotionnelles, mais aussi par une immense force. Tu vas nous raconter comment tu es arrivé à l'accouchement avec finalement assez peu d'informations, peu de repères sur ce que tu pouvais vraiment souhaiter ou demander. Et pourtant, même si ton projet de naissance n'a pas été respecté comme tu l'aurais imaginé, tu gardes de cette expérience un souvenir apaisé. Au fil de cette grossesse, tu as aussi réussi à te reconnecter avec ton corps, retrouver doucement confiance en lui après les épreuves traversées. Une manière différente d'habiter cette grossesse, avec des peurs et aussi beaucoup d'écoute et de lâcher prise. Parce que tu as compris quelque chose d'essentiel, il existe mille façons d'accoucher, mille façons de vivre une naissance et aucune ne retire la beauté de la rencontre avec son bébé. Donc j'ai hâte que tu nous racontes tout ça. Ta fille est née en 2025 du coup, bientôt un an comme tu me disais juste avant. Est-ce que tu peux te présenter rapidement s'il te plaît et nous résumer en trois mots ton expérience d'accouchement ?
- Speaker #1
Oui, déjà je suis ravie d'être là et merci pour cette petite présentation.
- Speaker #0
Plaisir partagé.
- Speaker #1
Voilà, donc moi c'est Solène, j'ai 33 ans et je suis fleuriste événementielle. C'est dans ce monde-là qu'on s'est connus à la base. Je suis en couple avec Arthur et puis on a eu notre petite rose du coup en juin 2025. C'était voulu le prénom Fleury ? C'était un prénom, c'était une évidence ce prénom et ça a été, on n'a pas forcément cherché dans les fleurs. C'est trop joli. Pourtant, ce n'est pas forcément ma fleur préférée. Ou autre, parce que des fois, c'est ce qu'on me dit. Non, non, je ne voulais pas. Mais c'est vrai que c'est un peu,
- Speaker #0
voilà, chaque fois que je dis le petit clin d'œil. Tout à fait. Et du coup, ton expérience en trois mots.
- Speaker #1
Alors, confiance, vraiment, parce que j'ai appris... À faire confiance en mon corps en me disant qu'il était capable. Depuis des millénaires, les femmes accouchent. Donc, il faut se faire confiance. Même si ça a été un peu particulier du fait des fausses couches. Voilà, retrouver cette confiance. Connexion aussi, je dirais. Parce que j'ai appris, pour prendre confiance en mon corps, à essayer de me reconnecter. Même mes sensations pendant la grossesse et pendant l'accouchement aussi. Ce qui était... Très, très important de bien ressentir la descendue du bébé. Et sinon, évidence pour vraiment, quand j'ai vu ma fille, c'était tout de suite le grand amour. C'était mon rôle. C'est beau. Le rôle de ma vie, je me suis dit, ça y est, c'est beau. Voilà pour les trois mots.
- Speaker #0
Est-ce que tu peux nous raconter du coup comment s'est passée la grossesse ?
- Speaker #1
Alors moi, j'ai très bien vécu ma grossesse, même si le premier trimestre, c'était quand même... un peu stressant, voilà, dû aux deux précédentes fausses couches. Voilà, c'est toujours la période un peu incertaine. On se dit, bon, ben, voilà, faut y croire, faut s'accrocher et c'est un peu stressant.
- Speaker #0
Vous l'avez quand même annoncé tout de suite ou vous avez attendu ?
- Speaker #1
La famille proche, vous voyez, c'est toujours un peu compliqué, voilà, quand on se retrouve en réunion familiale, tout ça, voilà, il y a des petits... Voilà, et puis ils savaient qu'on était en train d'essayer aussi. Voilà, mais après, on a quand même attendu. On ne s'est pas dit trois mois, c'était plus, voilà, en cours. Voilà, on voyait des amis, la famille, on l'annonçait comme ça. Puis, mine de rien, j'étais enceinte en septembre. On arrive à Noël, trois mois. Donc, c'était la belle annonce aussi à Noël. C'est trop chouette. La famille, etc. Donc, premier trimestre, c'était un peu stressant. Et puis après, au final, on s'est laissé porter. Il y avait aussi des professionnels qui nous ont bien aidés. Moi, je voyais mon gynécologue tous les mois. Écographie, du coup, tous les mois, écouter le cœur. Donc, forcément, ça rassure.
- Speaker #0
Pour te rassurer, oui, c'est ce que j'allais dire.
- Speaker #1
Lui, il avait tout l'équipement. donc en fait hum Je me dis, si vous voulez, à chaque fois, un peu, il n'y a pas de souci. Allons-y, ça rassure beaucoup. Je n'ai pas eu beaucoup de maux de grossesse, ce qui fait que j'ai aussi passé une belle grossesse, à part les petites nausées, le premier trimestre aussi. globalement.
- Speaker #0
Tant mieux.
- Speaker #1
Rien. Qu'est-ce que je peux dire d'autre sur cette grossesse ? Franchement, je l'ai trop bien vécue. J'adorais voir mon ventre s'arrondir. J'étais fière.
- Speaker #0
Est-ce que, du coup, tu as fait des choses un peu en particulier, tu disais, pour te reconnecter ?
- Speaker #1
Un peu de yoga, ce genre de choses. Super. Respiration. C'était plus vraiment... Je n'ai pas fait d'atelier vraiment, par exemple, à l'extérieur sur des choses ou de l'autonomie ou ce genre de choses, mais vraiment, À la maison, tranquillement, prendre le temps de savourer aussi cette période. Quand on l'a passé, on se dit, oh là là, en fait, c'est passé tellement vite qu'on y est. On se dit, c'est un peu long des fois, mais...
- Speaker #0
Parce que du coup, tu as travaillé jusqu'au bout.
- Speaker #1
Oui, j'ai accouché le 14 juin et j'avais un mariage à fleurir le 17 mai. Ah oui ! Bon, j'avais eu de l'aide. Oui, oui. L'Iba a porté le balai de fleurs. C'est un peu lourd, etc. Mais c'est un mariage qui me tenait vraiment à cœur. Puis au final, je me dis que si j'avais été en arrêt bien avant, je me serais ennuyée. Je pense vraiment, vu que c'est un métier passion, du coup, ce n'est pas vraiment un travail.
- Speaker #0
Je vois ce que tu veux dire.
- Speaker #1
J'étais contente et puis j'ai repris assez vite après aussi. Quand même, le fait d'être à son compte, on pouvait trop...
- Speaker #0
C'est ce que j'allais dire.
- Speaker #1
Trois mois, six mois, c'est un peu compliqué.
- Speaker #0
Est-ce que vous avez fait une préparation à l'accouchement, du coup ?
- Speaker #1
Oui, avec du coup, massage femme.
- Speaker #0
Hum.
- Speaker #1
C'était en petits groupes et puis il y avait un peu des thématiques à chaque fois. Je pense que ça durait une heure. Alors, je trouve que c'est bien quand on a un premier enfant. Ça rassure, on a des infos un peu, mais ça reste des infos de base, je trouve. On ne peut pas approfondir au cas par cas. C'est toujours un peu compliqué. Voilà, le sujet de l'allaitement entre les femmes qui veulent allaiter et celles qui ne veulent pas allaiter. Voilà, on survole un peu les informations, mais en même temps, ça rassure de discuter avec d'autres femmes.
- Speaker #0
C'est ce que j'allais dire d'être en groupe, c'était bien ?
- Speaker #1
Oui, c'était bien. Et puis, on se rend compte qu'on vit un peu les mêmes choses. Ça permet d'échanger. Donc, c'est vraiment cool.
- Speaker #0
Et du coup, c'était quoi votre projet de naissance ? Est-ce que vous en aviez un déjà ?
- Speaker #1
Oui, j'ai quand même écrit quelques trucs. C'était presque plus pour moi. Mais après, on l'avait quand même donné dans le dossier. On s'est dit comme ça, si on n'a pas le temps de dire quoi que ce soit, au moins, elles peuvent regarder. mais surtout dans les grandes lignes moi en fait je voulais un accouchement vraiment physiologique, plus naturel voilà donc j'avais mis des choses comme, puis je voulais aussi écouter de la musique être dans la salle nature, vraiment un petit cocon quoi, ce genre de choses donc ça il n'y a pas de soucis j'étais dans la salle nature, on pouvait mettre de la musique j'avais le ballon si je voulais aucun souci, plus des choses par exemple le pot à pot au début où vraiment ça me tenait à coeur, que ce soit moi ou le papa, la première tétée aussi je voulais vraiment avoir ça que ce soit le papa qui coupe le cordon, des choses assez basiques quand même. Mais après, en fait, je n'avais pas poussé le truc hyper loin parce que, comme j'avais écouté beaucoup de podcasts, plein d'informations, je savais qu'en fait, il y avait mille façons d'accoucher, qu'il fallait aussi se laisser porter. Donc, je n'avais pas trop cadré non plus avec, on va dire, des trucs stricts et il ne fallait pas que ça bouge. Je me suis dit aussi, si dans ma tête, je me dis que ça va se passer comme ça, il faut que ça se passe comme ça, je vais mal le vivre. Forcément, il y a forcément des choses qui ne vont pas se passer comme souhaité. Donc, voilà, on en avait écrit un, mais c'était... Voilà, on faisait confiance aussi aux professionnels qui étaient là, à nous aussi. Et puis, voilà, on s'est un peu laissé quand même guider, porter. Parce qu'au final, c'était pas un accouchement physio, c'était pas... exactement comme on voulait mais ça s'est bien passé,
- Speaker #0
tout le monde était en bonne santé donc au final très bonne expérience quand même mais du coup tu me disais que t'avais l'impression de pas être trop renseignée mais là de ce que tu me dis t'as quand même pris plein d'infos en fait ouais, bah en fait c'était un nouveau monde moi que je découvrais,
- Speaker #1
enfin vraiment parce que c'est vrai qu'avec les copines tout ça on en parle je trouve qu'on a pas parlé dans le détail de certains trucs, je me rends compte après Même avec les femmes de la famille, etc. Et du coup, moi, j'avais ce besoin vraiment d'avoir d'autres expériences. Les podcasts, notamment Bliss, j'ai vraiment... J'ai dû écouter presque tous les époux nobles, clairement. Et en fait, c'est là que je me suis dit, il y a plein de façons d'accoucher, plein de grossesses différentes aussi, ce qui se passe moins bien. D'autres, vraiment, le Bliss, quoi, total. Mais, ouais, en information, moi, c'était surtout les podcasts. Je n'ai pas beaucoup lu le livre ou quoi, mais vraiment, d'entendre les femmes parler de leur expérience, ça m'a vraiment un peu ouvert les yeux sur le fait que, de toute façon, il faut se laisser porter aussi et que les femmes, ça va coucher depuis longtemps. C'est pour ça aussi que j'avais cette envie d'accouchement physiologique. En fait, il y en a qui arrivent. Il n'y avait pas la péridurale, etc. Donc, ça peut se faire.
- Speaker #0
Ça ne t'inquiétait pas trop ?
- Speaker #1
Non, et c'est pour ça que je me suis mise aussi à faire des exercices de respiration, d'apprendre aussi à détendre son périnée. Parce qu'en fait, moi, je croyais que j'étais détendue. Mais en fait, je me rendais compte que non, quand j'ai commencé à y réfléchir, ce genre de choses où j'ai essayé de mettre en place.
- Speaker #0
Eh bien, vas-y, raconte-nous du coup comment ça s'est passé, comment ça a commencé.
- Speaker #1
Eh bien, déjà, de base, je devais accoucher le 10 juin. On est arrivés le 14.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Donc, le 10 juin, on se rend à la maternité. Bon, écographie, tout ça, tout va bien. On s'est dit, bon, qu'est-ce qu'on fait du reste de la journée ? Parce qu'on doit rentrer chez nous, il n'y a aucun souci.
- Speaker #0
Tu n'avais pas eu de contraction de travail ?
- Speaker #1
Rien, non, franchement. C'est encore bien,
- Speaker #0
quoi.
- Speaker #1
On a attendu jusqu'à la rive. Du coup, l'après-midi, on est allés à la mer, à la plage. Clairement, on a profité du beau temps. On s'est dit, on verra, de toute façon, tout va bien. Avec quand même toutes les affaires dans le coffre. On ne sait jamais. Le jeudi, non, on devait revenir le vendredi. Oui, c'est ça. Ils nous ont dit dans 48 heures, vous revenez. Donc, on retourne. Mais bon, toujours rien. Le col, vraiment pas ouvert. Non.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Donc, ils nous ont dit le vendredi. Par contre, quand vous revenez, il faut venir avec vos affaires parce que du coup, il va falloir déclencher. Ah ouais ? Et le lendemain.
- Speaker #0
Parce que normalement, c'est cinq jours après le terme.
- Speaker #1
Alors, ça dépend de la maternité à la polyclinique. Moi, j'ai accouché à la polyclinique du parc.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Et du coup, c'était quatre jours après le terme.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Ouais, c'est ça. Et du coup, je crois qu'au CHU, c'est beaucoup plus longtemps. Je crois que c'est une semaine après. Donc du coup, ils nous ont dit, voilà, il faudra déclencher l'accouchement. Non, mais moi, je ne voulais pas un décollement. Je ne voulais pas quelque chose de trop invasif. Je voulais quand même un petit coup de pouce pour commencer. Donc, ils m'ont donné des cachets qui sont censés faire ouvrir le col. Moi, ça a mis beaucoup de temps, une journée. Et puis, j'ai fait les 100 pas, monté les marges.
- Speaker #0
T'as fait tout ce qu'il fallait, quoi.
- Speaker #1
Franchement, avec des squats, je pense que j'ai tout fait. Donc, j'ai eu des petites contractions. Je savais que c'était pas les contractions de travail.
- Speaker #0
Là, t'étais restée à la mater, du coup. Oui,
- Speaker #1
j'étais à la maternity dans notre chambre. Et on venait contrôler un peu mon col en fin de journée. J'étais un peu ouverte à deux, mais c'est tout, quoi. Les cachets n'ont pas vraiment fait l'effet attendu. Mais la nuit, ça m'a quand même dérangé toutes ces contractions. Je n'ai très peu dormi. Et le lendemain, il fallait quand même donner un plus gros coup de pouce pour que le bébé arrive. Donc, j'ai été mise en salle de travail. Mais c'était la salle nature, donc c'était cool. C'est vraiment ouverture. À la polyclinique, il y a vraiment des fenêtres, c'est grand, etc. Donc, c'est plus agréable que d'autres petites salles. Et donc là, perfusion d'ocytocine. Pour le coup, le travail allait... plus rapidement. Au début, j'arrivais à gérer les contractions. J'avais pris des petits tips comme le peigne à serrer dans la...
- Speaker #0
Oui, ça a marché, ça, du coup.
- Speaker #1
Je ne sais pas trop, je ne me souviens plus trop de ça. Après, j'avais pris les sucettes aussi pour détendre un peu parce que quand on bouche molle, colle mou, ce petit truc, et ça, je pense que ça a plutôt marché. Et puis, le fait que je n'avais pas beaucoup dormi, pas mangé aussi, le petit coup de sucre, ça donne aussi un peu de force. J'avais pris ça et ça a plutôt aidé. Perfusion d'ocytocine, les premières grosses contractions. Mais en fait, j'étais allongée sur le lit. J'étais branchée avec le monito, l'ocytocine, donc je ne pouvais pas trop bouger. J'étais semi-allongée et je sentais que dans le bassin, ça me démangeait. C'est vraiment, ça commençait à être difficile. Donc là, j'ai demandé à ce qu'on m'apporte le ballon, si je pouvais me mettre du coup sur le ballon, parce que je savais que ça allait vraiment... m'aider et en fait on m'a mis sur le ballon c'était un sketch parce que le monito ça n'arrivait plus à suivre, la sacha m'était allongée par terre à toute la nuit, touring pour vraiment pour aller et tout pendant 10 minutes elle était comme ça parce que c'était un peu compliqué vu que je voulais bouger que ça me faisait mal à chaque contraction donc c'était un peu un sketch, ça nous a un peu détendu le fait d'être à la verticale ça a aidé et là je me suis dit là c'est les vraies contractions je comprends j'en ai eu Euh... de belles, je pense que j'en ai sépassé trois et en fait j'ai eu des bouffées de chaleur vraiment, là j'ai dit mais en fait j'avais dormi trois heures la nuit j'ai dit mais en fait je pense que je vais pas pouvoir j'ai demandé, j'ai dit mais là du coup il en resterait pour combien de temps ? ça dépend en fait, on peut pas savoir et donc elles m'ont dit on vous laisse tranquille un petit peu vous nous appelez si vous avez besoin et tout donc là on s'est mis dans notre bulle avec mon chéri pour vraiment essayer de gérer ça mais Moi, je ne tenais plus. Tu étais ouverte à combien,
- Speaker #0
là, tu sais ?
- Speaker #1
Non, parce qu'en fait, moi, j'ai demandé des touchés vaginaux. Le moins possible. Le moins possible. Et du coup, ils ont respecté ça. Donc, je n'ai vraiment pas aimé beaucoup. Enfin, franchement, ça, c'était cool. Parce que ce n'est pas très agréable, quand même. Je ne sais pas, j'ai dû laisser passer encore quelques contractions. Et en fait, là, je sentais que j'avais envie d'aller aux toilettes. Mais là, la sage-femme m'a dit, non, non, madame, ce n'est pas ça. Elle a dit, on va contrôler avant, quand même, sait-on jamais. Elle m'a dit, ah ! vous êtes délaté à 8 ah waouh en l'espace de je sais pas Milo Cittasina 9h30 et je pense qu'il devait être 11h 11h30 ah ouais quand même du coup c'est rapide on s'est mis sur le ballon ça a bien aidé Je pense. Et bon, après, le travail a été plus long parce que je ne me sentais pas du tout d'accoucher sans péridural pour le coup, parce que j'étais fatiguée. Et je me suis dit, ah, mais en fait, ça fait bien, bien mal. Et sachant qu'elle me disait, je ne sais pas, il y en a encore pour combien de temps ? Ça peut être une heure, deux heures. Je ne vais pas pouvoir tenir, c'est compliqué. Du coup, je me suis dit, s'il l'a nécessaire, c'est par là, je veux bien. Et en fait, j'ai eu de la chance et qu'il n'était vraiment pas loin. Il a dit, je viens maintenant. Sinon, après, je pars en intervention. Il avait autre chose à faire. Il m'a mis la péridurale. Tout de suite, ça m'a bien soulagée. Mais je ne l'ai pas dosée. Parce qu'on a le petit bout. Franchement, je n'ai pas rappuyé. J'ai mis la dose basique. Parce que j'avais besoin de sentir le travail. Avec moins de douleur. Et je pense que là, vraiment, j'ai essayé de me détendre au maximum. Et je sentais en fait que le bébé, elle descendait, qu'elle descendait.
- Speaker #0
C'est bien,
- Speaker #1
non ? Oui. Et ça, c'était vraiment chouette. Mais ça a duré quand même un petit moment pour le coup, parce que j'ai accouché à 14h17. Mais encore deux heures à peu près de travail. Bon, après, la période de râle, des fois, ça ralentit un petit peu.
- Speaker #0
Oui, oui, oui. Ça, globalement, ça a été relativement vite une fois qu'ils ont mis l'ocytocine.
- Speaker #1
Une demi-journée, c'était bon. Ça, c'était cool. J'étais quand même contente parce qu'on entend de tout.
- Speaker #0
Ça peut durer des jours. Je sais de quoi on parle.
- Speaker #1
Du coup, j'étais quand même contente. Dès qu'ils m'ont posé la péridurale, ils nous ont quand même laissé dans notre bulle. Et ça qui était bien, c'est qu'il n'y avait pas toujours des soignants avec nous. On était quand même un peu de musique. J'ai répété au papa. Il faut manger. Il y a des cookies dans le sac. Mange avant l'accouchement. Parce qu'il disait non, non, je n'ai pas faim. Oui, mais quand je vais devoir pousser, ce n'est pas la même chose non plus. Je ne me rappelle plus. En fait, j'ai un petit lit trou noir. Je veux dire, le moment où d'un coup, on me dit, là, il va falloir pousser. Je ne sais pas. C'est entre le moment où je suis sur le lit à gérer les contractions, à gérer la descente du bébé. Là, il faut pousser. Je ne sais plus. Je pense qu'elles sont venues. Elles ont vu peut-être... un petit peu de cheveux, je ne sais pas, que ça avait bien avancé. Du coup, la sage-femme et l'auxiliaire m'ont bien aidée et elles étaient vraiment très détentes. Donc là, il y a les poignées pour s'attacher, pour se tenir, pour pousser et tout. Et puis c'était parti. Mais au début, moi, je faisais n'importe quoi pour la pousser, par contre. Parce qu'en fait, dans les cours, il n'y avait pas, dans la prépa, il n'y avait pas ce genre de choses. Pourtant, ma mère m'avait dit « Ah, mais normalement, pendant les cours,
- Speaker #0
on t'apprend à pousser, ouais. »
- Speaker #1
Après, ma sage-femme, je pense qu'elle n'était pas comme ça. des dix jeux. Elle saura faire. On l'accompagnera le jour. Mais du coup, je soufflais pas quand il fallait. J'étais un peu perdue.
- Speaker #0
Et puis, t'étais fatiguée aussi.
- Speaker #1
L'adrénaline,
- Speaker #0
tout ça. C'est une première fois, quand même. Donc,
- Speaker #1
du coup, elles m'ont bien accompagnée. Et c'était cool, franchement. En plus, elles avaient plein d'humour. Donc, ça détendait aussi la atmosphère. Donc, ça, c'était vraiment chouette. Elles avaient aussi une certaine expérience. Ça faisait un moment qu'elles travaillaient là-dedans. Ça rassure aussi. Oui, oui. après vraiment la poussée c'était plutôt rapide je crois que ça s'est passé en 10 minutes et tant mieux parce que c'était déjà tellement intense mais elles m'ont bien guidée à un moment elles m'ont même dit vous pouvez toucher là il y a les cheveux donc j'ai pu toucher la petite touche des cheveux elles ont dit au papa venez voir on voit la tête il est allé voir mais il lui a monté les émotions il a revenu vite au niveau de de la tête Voilà pour... de tenir aussi la nuque, etc. Et puis, c'était parti.
- Speaker #0
En fait,
- Speaker #1
ça a été tellement rapide qu'à un moment, elles m'ont dit « Tendez les bras, madame. » Et en fait, moi, j'étais tellement concentrée que j'ai dit « Non, non, non. » En fait, je voulais encore pousser. Sauf qu'en fait, elle était là, la petite. C'était pour que je la prenne dans les bras.
- Speaker #0
Ah oui,
- Speaker #1
Mais du coup, tout de suite, j'ai dit « Ah, t'es trop belle. » Elle avait des ongles longs, mais elle long. En fait, comme j'étais arrivée bien à terme, je pense qu'il y a tout parti. Oui,
- Speaker #0
oui.
- Speaker #1
Franchement, j'ai là, bah... Dans notre bulle, vraiment, je ne me rappelle même plus de ce qu'elles ont fait. Parce que forcément, elles me font des soins. Mais quand on a bébé sur soi, on commence à savourer le moment à trois. Et puis, on prend des petites photos. La première tétée aussi. Et ça, c'est plus parce qu'en fait, direct, c'est naturel.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Pour le bébé,
- Speaker #0
ça s'est bien passé.
- Speaker #1
Oui. Ouais, ouais, nickel. Donc, trop bien. Et puis après, ce qui est bien, je n'ai pas vu les autres salles, mais dans la salle nature, c'est qu'en fait, les sages-femmes vont peser bébé, prendre sa taille. Mais sous nos yeux, on est là et ça se voit trop bien.
- Speaker #0
Ouais,
- Speaker #1
il y a papa qui prend les photos. Voilà, donc ça, c'est cool.
- Speaker #0
Il a coupé le cordon ?
- Speaker #1
Oui, il a coupé. Mais moi, je n'ai rien vu. En fait, j'étais vraiment dans ma bulle parce qu'à un moment, elles me disent, bon, on va prendre bébé, on va quand même la couvrir, lui faire la peser, etc. Il dit, mais il faut qu'il coupe le corps. C'est fait depuis une nuit, peut-être. Moi, j'irais là.
- Speaker #0
Tu es un peu en... Je le dis dans tous les épisodes, mais on est un peu en transe. Oui,
- Speaker #1
franchement, c'était fou. Et puis après, c'est bien. Dans ma tête, c'était plutôt rapide, toutes ces périodes de soins, etc.
- Speaker #0
Parce qu'après,
- Speaker #1
nous ont laissé vraiment... De toute façon, avant d'aller en chambre, il y a peut-être deux heures qui se passent. Et puis là, papa, il a fait le poids. peau, tout ça. Ça a vraiment pris le temps. C'était bien après. Moi, je me sentais plutôt en forme et même elles m'ont mis dans un fauteuil roulant pour aller à la chambre. J'étais encore sous péril un peu pour marcher. Et quand je passais dans le couloir, les étudiants de sa chambre disaient « Ah, vous venez d'accoucher, vous ne vous direz pas. » On s'était heureuses. Ça s'est bien passé, franchement. retour en chambre et ça fait du bien après d'être juste tous les trois même s'il y a beaucoup de visites après un séjour mais ça fait bizarre de se dire maintenant qu'est ce qu'on fait de bébé on est avec bébé et tout comment elles se sont passées les premières nuits journées à la maternité ça s'est bien passé sauf au niveau de l'allaitement parce que moi je voulais allaiter je voulais tenter ouais mais du Du coup, moi, je n'ai pas eu la montée de lait.
- Speaker #0
Ah, OK.
- Speaker #1
Donc, ça a été compliqué parce qu'on est resté plus longtemps à la maternité, du coup.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Parce qu'elle voulait vraiment, j'ai maman, enfin, le personnel voulait vraiment quand même que j'ai la montée de lait avant de rentrer à la maison, etc. OK. Ils me disaient, ils m'ont donné des compléments en biberon parce qu'elle a le premier lait, mais après, il faut quand même la nourrir correctement. Donc, on faisait un petit complément avec des petits biberons de lait infantile. pour compléter, mais la montée de lait, je ne l'ai pas eue. Après, je devais tirer mon lait pour stimuler. C'était hyper long parce que je crois que ça me connaît. Puis au début, les bébés mangent toutes les deux heures et je lui donnais le sein. Et après, il fallait que je stimule avec le tire-lait. C'était hyper intense. Donc là, c'était un peu compliqué. En plus, c'était la période de la canicule, super chaud. franchement elles sont pas bien équipées les maternités, enfin en tout cas la polyclinique on devait ouvrir la porte dans le couloir et la fenêtre pour faire de l'air donc le niveau intimité c'est pas terrible donc au bout de 5 jours on dit non mais on va rentrer nous on peut très bien continuer à la maison ce travail là, le fait de donner un complément de l'infantile, de tirer le lait etc on peut très bien rentrer à la maison et en fait Je pense qu'il n'a pas aidé aussi dans la montée de l'aise, c'est que je pensais qu'à ça quand on était à la maternité. Parce que maintenant, mon rôle, c'était de nourrir mon enfant. Et quand tu n'y arrives pas, tu ne penses qu'à ça. Comme tu es dans une petite chambre de 10 mètres carrés, tu ne fais que ça. Penser à ça, et mine de rien, ça n'aide pas. Je pense qu'une prochaine grossesse, il y a des choses que je ferais différemment, notamment pour l'allaitement. Arriver à la maison, il fallait continuer ça. Et puis au final, on a arrêté au bout d'un moment. Je pense que j'ai tiré mon lait quand même. Pendant 15 jours pour essayer. J'ai eu une petite montée de lait, mais c'est tout. Après, j'ai aussi des soucis hormonaux, ce qui fait qu'il y a d'autres facteurs qui rentrent en jeu, qui font que ça a peut-être un peu freiné. Et puis le stress, etc. Enfin, vous savez que ça joue.
- Speaker #0
Après, tu as fait tout ce que tu as pu. Et il n'y a pas de regrets à avoir. Au moins, vous avez fait la première tétée et quelques autres tétées.
- Speaker #1
Voilà, c'est ça. Au final, après, on s'est dit, en fait, c'est bien pratique, le biberon, la nuit, quand t'es la maman.
- Speaker #0
Pour papa, ouais. Pour le relais.
- Speaker #1
Vraiment le relais. Voilà, on peut alterner. Une nuit, c'est l'un, l'autre, c'est l'autre. Mais ouais, c'est quand même, on a trouvé des avantages. Même si moi, ça me faisait vraiment un peu rêver d'aller téméphale. Je me voyais bien, je comprends. Après, voilà, peut-être une prochaine fois. Il y a tellement d'autres choses à partager, mais en fait, moi, j'avais peur quand même que ça... En fait, je me suis dit, c'est le lien avec ma fille et j'avais peur, en fait... de ne pas créer de lien avec elle.
- Speaker #0
Oui, alors que tu peux créer l'autre. Voilà, c'est ça, autrement.
- Speaker #1
Oui, c'est ce que me disait Arthur. Il me disait, mais il y a plein d'autres manières de créer du lien.
- Speaker #0
Pas juste ça, mais... En tant que maman, moi je comprends, c'est compliqué la position qu'on a où on sait que dans un sens, c'est important et puis on a envie d'être collée à notre bébé, donc... Oui, je comprends.
- Speaker #1
Je ne sais pas, plein de choses. Des fois, je me dis peut-être que je n'ai pas fait assez de peau à peau, ce genre de choses.
- Speaker #0
Il ne faut pas se culpabiliser. Il peut y avoir tellement de raisons. Ça peut tout simplement être bébé qui n'avait pas envie non plus. Ça peut être tellement de choses. Et du coup, le retour à la maison, ça s'est passé comment ?
- Speaker #1
Ça s'est bien passé. Il fallait prendre nos marques. Après, ce qui était bien, mine de rien, c'est que nos familles ne sont pas de la région. On n'a pas eu trop de visites.
- Speaker #0
Oui, ok.
- Speaker #1
Il y avait la famille de mon conjoint qui est venue une semaine après. Donc, on avait vraiment une semaine à peu près où on était...
- Speaker #0
Dans notre cocon.
- Speaker #1
Voilà, dans notre cocon. Bon, visite de la sage-femme.
- Speaker #0
Oui, oui.
- Speaker #1
Ce genre de choses. Mais sinon, on était dans notre cocon à prendre nos marques. Oui, voilà. Tranquillement, gentiment. Et ça, c'était bien. Il faisait beau, donc on allait se balader avec le landau. Enfin, vraiment tranquillement. Après, j'ai eu une déchirure. Il y avait quand même des soins à vérifier. Après, ça s'est bien passé. Après, la cicatrisation et tout. Mais je n'étais pas forcément à l'aise au début.
- Speaker #0
Tu as eu mal pendant quelques jours ?
- Speaker #1
Au final, ça a duré peut-être une semaine. Et puis après, tout ça s'est bien passé. Il faut quand même en prendre soin, faire attention. C'est une petite contrainte un peu pénible.
- Speaker #0
Est-ce que vous aviez posé plein de questions à la maternité ? Ou vous vous sentiez à l'aise ?
- Speaker #1
On ne lui avait pas posé tant de questions. On avait fait un premier bain là-bas, parce que c'était un peu ça, peut-être qu'il nous stressait, entre guillemets. On s'est dit, on en fait un premier, ce sera bien d'avoir les petites astuces. J'aime pas. Après, non, franchement, je me suis dit, on se fait confiance. C'est vraiment pas... Je ne sais pas ce qu'on aurait pu poser comme question, parce que chaque bébé est différent. Et du coup, même en termes de sommeil... Puis moi, comme j'avais écouté plein de trucs avant... Voilà, j'avais aussi mes petites idées. Après, forcément, on s'adapte, on réadapte les choses qu'on a mises en place ou pas. Franchement, le maître mot pour moi, c'est adaptabilité. Il y a un enfant parce qu'en fait, il y a des phases aussi. Donc là, on commence avec des routines. Après, ça rechange.
- Speaker #0
Oui, complètement.
- Speaker #1
Maintenant que je suis maman depuis presque un an, je vois bien que c'est un peu des phases d'évolution, etc. Le sommeil, l'alimentation, l'éveil, tout.
- Speaker #0
Du coup, comment se sont passées les quelques semaines, mois après le retour à la maison ?
- Speaker #1
Moi, j'ai vite reculé le travail, du coup. Comme je disais avant, on n'avait pas de nounou, donc on jonglait vraiment. Parce que mon conjoint avait aussi ouvert son entreprise l'année dernière. Donc voilà, on était tous les deux à devoir travailler. Et puis, pas la famille dans le coin, donc il fallait aussi jongler. Après, quand c'est un bébé, ça va parce qu'elle dormait beaucoup. On peut la laisser dans son transat un petit peu, ce qui est moins facile maintenant vu qu'elle rampe, etc. mais du coup on a bossé tout le mois d'août comme ça parce que la nounou qu'on a trouvée elle pouvait commencer quand ? en septembre voilà donc dès septembre on a fait une petite adaptation quelques jours très bien passés donc pour elle comme pour nous donc hop c'était par-ci après mais on a de la chance c'est qu'on a une nounou qui s'adapte plutôt bien par rapport à nos horaires etc ça c'est cool assez saignée du coup l'hiver on la met moins d'heures et l'été on la met un peu plus d'heures ce qui fait qu'on pouvait quand même en profiter cet hiver pas mal elle n'est pas beaucoup chez la nounou ça a permis aussi d'en profiter parce qu'à un moment je me disais peut-être que je la garde qu'avec moi l'hiver on trouvera une nounou plus tard mais en fait je me dis non et puis c'est bien qu'elle soit avec d'autres enfants pour l'éveil et tout moi j'aurais dû quand même un peu travailler c'est pas parce que je fleurais les marais surtout l'été qu'il n'y a pas pas du tout de mouton d'hiver. Du coup, on prend le temps aussi de faire d'autres choses en période un peu creuse. Donc, c'était quand même bien d'avoir la nounou. C'était un bon équilibre, je trouvais. Sinon, il n'y a pas eu de soucis particuliers. Au début, on l'avait mis avec nous en co-dodo. À ses deux mois, on l'avait passé dans sa chambre. Elle a fait ses nuits et tout. Nickel.
- Speaker #0
Très bien.
- Speaker #1
Elle dormait plutôt bien. Après, en grandissant, le sommeil change aussi. Mais sinon... On avait un peu peur de la mettre toute seule dans sa chambre. Enfin, plus moi qu'Arthur, pour le coup.
- Speaker #0
Elle a dit, allez, à un moment donné, en plus, les bébés font plein de bruit. Ça nous dérange aussi quand nous, on veut dormir. Donc, c'était aussi un petit confort de la passer dans sa chambre. Mais je pense qu'elle aussi, elle dormait mieux. Oui. Mine de rien. Elle se réveillait beaucoup moins que quand elle était avec nous.
- Speaker #1
C'est logique, après. On fait tous du bruit.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Et le fait de ne pas avoir vos familles proches, ce n'est pas trop difficile ?
- Speaker #0
Si, un peu. Des fois, on a besoin aussi un peu d'aide. Mais globalement, je trouve qu'on a bien s'en sortir. C'est juste que des fois, on se dit, si on avait les papys même à côté, ce serait bien une nuit pour pouvoir vraiment se ressouffler. C'est plus dans l'évolution, parce que les enfants évoluent tellement vite. Et du coup, les grands-parents, les tantes et les oncles, ils ne voient pas tant, en fait. Même les arrière-grands-parents, en fait, ils ne voient pas souvent. Donc, du coup, une fois par mois, mais ça change tellement vite. Et c'est fou. Mais c'est vrai que ce n'est pas forcément évident. Et puis même nos amis très proches à qui on pouvait la confier, par exemple, ils sont dans d'autres régions aussi. Donc voilà, on a des copains, un groupe de potes. Mais je ne me verrais pas confier à mon bébé, surtout à ceux qui n'ont pas d'enfant. C'est toujours un peu délicat. Et puis à demander aussi, ce n'est pas forcément simple. On n'a pas envie de dranger. C'est pour ça que c'est quand même bien d'avoir la nounou, parce que ça permet aussi, nous, ça a quand même... D'aider des petits moments, on est allé au ciné, pendant qu'elle était chez la nounou, c'est l'avantage d'être à son compte, c'est que du coup on se dit bon bah c'est pas grave au pire on travaillera ce soir sur l'ordinateur, mais cet après-midi on va au cinéma, on se fait un resto le midi et ça permet aussi de... C'est important. Ouais, important de se retrouver dans le couple aussi, c'est pas toujours évident qu'il y a des moments où on est fatigué, qu'on lui meurt et pas forcément au fixe. Alors voilà c'est un tout, donc c'est important de se retrouver à deux aussi de temps en temps.
- Speaker #1
Et du coup, est-ce que tu as réussi à rester connectée avec ton corps après tout ça ? Ou c'était vraiment pendant ta grossesse où c'était plus fort ?
- Speaker #0
Oui, je pense que c'était plus fort pendant la grossesse. Après, en fait, moi, j'ai ressenti comme un vide peut-être dans le ventre.
- Speaker #1
Oui. C'était trop bizarre,
- Speaker #0
en fait. Puis avant que ton corps, il te vienne, le ventre, il mou. Vraiment, tu as vraiment cette impression de vide. En tout cas, moi, c'est l'impression que j'ai eue. Et après, quand j'ai repris un peu le sport, etc., ça a fait du bien quand même. Parce que vraiment, quand j'ai repris le travail, j'avais des douleurs de dos que je n'avais pas eues pendant ma grossesse. Pas un tout. Alors je le sais, mais quand même, j'avais quand même un bébé. Non mais c'est retombé après. C'est le contre-coup. C'est fou. Et puis j'ai un peu perdu tout mes nus. C'est vraiment trop bizarre. Et ouais, du coup, quand j'ai repris le sport et tout, ça m'a aidée aussi. Voilà. C'était un peu dur, mais ça fait du bien. de se reconnecter. Mais non, c'était plus intense pendant la grossesse. Moi, j'étais plus attentive aux mouvements de bébé, ce que ça pouvait engendrer dans mon corps. Clairement, j'avais une attention différente. Du coup, je pense que c'est comme ça. Puis là, une fois que j'ai eu des parents, il y a la vie qui va vite, mais rien. Les journées, tout ça. Donc, peut-être moins le temps aussi de se poser. Ce serait bien. de prendre le temps.
- Speaker #1
En tout cas, ça fait plaisir d'entendre un peu une vision sereine, on va dire. Parce que tu avais bien en tête qu'il y avait plusieurs manières d'accoucher. Tu t'es pas mis la pression. Et même si c'est pas tout à fait ce que tu voulais, t'as quand même un super souvenir de ton accouchement. Donc c'est chouette, quoi. Parce que des fois, comme tu disais, il y a des mamans qui se mettent en tête des choses et quand ça se passe pas comme ça, elles sont super déçues, elles culpabilisent. Ouais,
- Speaker #0
c'est vrai. Moi, j'ai eu des amis qui ont accouché alors qu'elle avait une petite qu'il y avait pas forcément un scénario hyper cadré mais qui se sont pas forcément bien passés avec des césariennes d'urgence, des choses comme ça c'est vraiment le truc dont on n'a pas envie c'est un peu le pire scénario entre guillemets et du coup je me suis dit faut pas trop que je me mette dans la tête quelque chose parce que si ça ça arrive, potentiellement ça peut arriver en fait je vais tellement mal le vivre donc faut pas je pensais à l'après aussi à Cauchemont d'accueillir bébé sans culpabiliser, tout ça.
- Speaker #1
C'est bien d'entendre ce genre de discours.
- Speaker #0
Et pourtant, je suis plutôt de nature à vouloir contrôler ce genre de choses.
- Speaker #1
Ça, ça fait partie des choses qu'on ne peut pas contrôler dans la vie.
- Speaker #0
C'est ça. Quand on n'a pas la main, comme je dis à mes maris, je dis, vous ne pouvez pas contrôler la météo, alors du coup, il faut tout prévoir pour que vous ayez le moins de stress. Il faut vous laisser porter. Là, c'est pareil. On ne peut pas prévoir ce que va faire notre corps tel ou tel jour, suivant notre état de fatigue quand on va coucher ou si on est en pleine forme. Enfin, il y a plein de choses qui jouent.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
Suivant bébé aussi. Exactement, ouais. Je ne contrôle pas encore moins bébé. Ça m'a un peu étonnée que je sois comme ça quand même.
- Speaker #1
Ouais ? Parce que tu es de nature un peu stressée ou pas forcément ?
- Speaker #0
Un peu quand même.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Stressée, à vouloir quand même contrôler, s'organiser, tout ça.
- Speaker #1
T'as lâché prise, quoi.
- Speaker #0
Voilà, c'est ça.
- Speaker #1
C'est super, hein ?
- Speaker #0
Ouais, je suis quand même contente d'avoir été comme ça.
- Speaker #1
T'as une belle expérience au final.
- Speaker #0
C'est ça. Je me dis que j'ai bien fait. Je me suis laissée prise un petit peu. Je me suis laissée un peu porter. Il y a eu des choses qui ont fait que ça m'a aidée aussi. De voir le gynéco tous les mois. Quand je me dis que souvent c'est plutôt trois échos, une grossesse.
- Speaker #1
Je pense que par rapport à votre parcours, il savait que vous aviez besoin d'être rassurée.
- Speaker #0
J'étais allée le voir suite au fausse couche parce qu'au début, je n'avais pas de gynéco, juste une sage-femme. Mais au fur et à mesure des fausses couches, je me suis dit qu'on allait prendre contact. C'est une amie qui m'a dit qu'il était super. Il nous a aidé pendant notre parcours PMA, donc il peut peut-être vous accompagner. Et on y fait, au niveau accompagnement. Mais au final, il n'a presque rien eu à faire. C'était juste les fausses couches un peu faute à pas de chance. Les embryons pas viables, etc. Mais bon, on se pose des questions. On se dit peut-être qu'il y a quelque chose qui ne va pas dans mon corps.
- Speaker #1
En fait, alors j'ai plus les chiffres en tête, mais je crois que ça arrive beaucoup plus que ce qu'on le pense, en fait. Oui,
- Speaker #0
mais tellement. En fait, c'est quand ça t'arrive que tu commences à peu à peu en parler. Parce que moi, je n'ai pas envie que ce soit un tabou. Oui. Du coup, j'en ai parlé. En plus, il y avait des années où il y avait eu une fausse couche. Je les avais vues, je ne les voyais pas souvent. Donc, je leur avais annoncé que j'étais enceinte. Et 15 jours après... En fait, non, je ne suis plus enceinte. Donc du coup, ça permet aussi d'échanger là-dessus avec les amis. Parce que quand on t'est trop, et c'est pour ça le truc des trois mois avant d'annoncer, après chacun fait comme il veut, mais moi, si on a envie de l'annoncer à un mois, à un jour, du moment que ça nous fasse plaisir.
- Speaker #1
Il y en a qui préfèrent annoncer tout de suite parce qu'ils se disent au moins, on pourra nous soutenir et les gens seront au courant.
- Speaker #0
C'est ça en fait, c'est que sinon. t'es tout seul, t'sais pas à qui en parler enfin à part ton conjoint mais qui peut être aussi dans la même souffrance donc quand même bien de se dire bon bah je peux appeler ma copine voilà, ma mère ou peu importe mais c'est important puis bah quand tu commences à en parler tu te rends compte que ah bah oui moi aussi enfin c'est ce qui est un peu plus autour de nous c'est qu'en fait on a appris que d'autres personnes aussi avaient vécu ça mais qu'il y avait enfin on était pas au courant Merci. C'est quand même important d'en parler, parce que c'est vraiment pas évident, suivant l'avancée de la grossesse. C'est quand même un épisode facile à ending. C'est pas forcément un sujet tabou pour moi, je préfère en parler.
- Speaker #1
T'as raison. Est-ce qu'il y a quelque chose que tu veux rajouter avant de passer à la dernière partie, qu'on aurait peut-être oublié de dire, ou pas ?
- Speaker #0
J'ai l'impression qu'on a fait quand même pas mal de tout.
- Speaker #1
Du coup, j'ai les petites questions de la fin. La première question, c'est dans ta valise de maternité. C'était quoi l'objet indispensable que tu ne regrettes pas d'avoir emporté et au contraire, le truc complètement inutile que tu as trimbalé pour rien ?
- Speaker #0
Je pense franchement que le truc utile pour moi, ça a été les sucettes. Clairement, j'avais entendu cette astuce. Je me suis dit, je prends au cas où, ça ne fera pas de mal au pire. Et en fait, la petite dose de sucre quand tu es bien fatigué. et le fait de se détendre un peu parce que mine de rien quand on observe, quand on est stressé on a vite la mâchoire bien tendue et ça n'aide pas en fait et je pense que ça m'a vraiment aidé à me déconnecter ça fait une petite distraction un peu ça fait du bien et puis le papa s'il a besoin d'un petit peu de sucre au passage ça peut faire du bien parce qu'ils oublient de manger et après il faut nous soutenir pendant la poussée et voilà ils ont quand même un rôle important ça peut faire son petit effet donc ouais les sucettes le peigne pourquoi pas je me dis que ça peut Merci. détourner un peu le cerveau de la douleur. Et en chose inutile, si j'avais emmené, j'avais acheté un paquet de couches pour les futurs inaires, mais en fait, je les trouvais trop taille basse, trop... Enfin, ça n'allait pas du tout. Du coup, franchement, j'ai préféré prendre les trucs de l'hôpital. Plutôt que de m'encombrer. En final, j'avais le gros paquet et en fait, j'en avais pris. Il y en avait 7-8 dedans, donc ça n'aurait largement pas suffi dans tous les cas. Et les trucs qu'on te donne à l'hôpital, ils sont quand même vachement plus adaptés, même si ce n'est pas un confort absolu. Mais c'est quand même plus adapté, je trouve.
- Speaker #1
Est-ce qu'il y a une phrase qu'on t'a dit, qu'on t'a répétée ou qui t'a marquée pendant cette période ? Une phrase qui t'est restée même longtemps après ?
- Speaker #0
Je ne pense pas que ce soit une phrase précise. Je pense que c'est plus une réflexion que je me suis faite à moi-même quand j'ai écouté tous ces podcasts. Je me suis dit en fait... Tous les scénarios peuvent arriver, on est tous différents face aussi à la douleur, comment s'est passée notre grossesse et donc forcément l'accouchement peut se passer de plein de manières différentes. Du coup à chaque fois je me disais ça, dès que je me disais ça va se passer comme ça, non non non en fait voilà.
- Speaker #1
Ne pense pas à un scénario précieux.
- Speaker #0
Ça n'empêche pas qu'on peut avoir le projet de naissance et voilà.
- Speaker #1
On a forcément une envie plus forte que les autres quoi.
- Speaker #0
Bien sûr mais je pense qu'il ne faut pas se fermer.
- Speaker #1
Oui c'est ça. Il faut rester ouvert.
- Speaker #0
C'est plus la réflexion que je me suis faite à moi-même, pour le coup. C'est vrai que des fois, dans des podcasts, j'entendais beaucoup les entourages donner beaucoup de conseils et tout. Non, je pense qu'au final, mes amis, même ma famille, n'avaient pas forcément plus de conseils que ça, que de s'écouter. Parce que moi, j'avais plein d'amis qui avaient déjà eu des enfants et des expériences totalement différentes. Ils m'ont dit, tu verras bien. Voilà, clairement, c'était... Donc c'est plus se faire confiance, prendre les infos qui peuvent nous rassurer et ne pas se mettre de scénarios très précis.
- Speaker #1
Ça va peut-être faire un lien avec la troisième question du coup. Si tu pouvais dire quelque chose à une femme qui s'apprête à accoucher dans les prochains jours, tu lui dirais quoi ?
- Speaker #0
Eh bien de... on ne va pas dire lâcher prise parce que ça on entend à tout bout de champ, mais en même temps... Après, si c'est dans quelques jours, écoutez plein de podcasts. Les podcasts de Céline, vous aurez plein d'histoires. Et puis, ne pas se mettre de scénarios trop précis. Faire confiance à son corps, au personnel qui est autour de nous. Se laisser porter parce qu'ils savent ce qu'ils font. Et puis, à son partenaire. En fait, moins vous mettrez de stress et de règles autour de ça. La pub, après, on est dans l'accueil du bébé. Si tout le monde est en bonne santé. C'est le principal, donc ne pas trop se...
- Speaker #1
Être plus dans le moment plutôt que dans la réflexion.
- Speaker #0
Voilà, c'est ça. Après, souvent, on n'a pas trop le temps de réfléchir sur le coup. Mais c'est vrai qu'en amont, ça met du stress aussi au corps. Donc, il faut essayer d'en mettre le moins possible. On va apprécier le moment aussi.
- Speaker #1
Merci, c'était trop cool d'entendre ton histoire. Ça m'a fait trop plaisir.
- Speaker #0
De rien, de rien. C'est un plaisir aussi.
- Speaker #1
Et voilà, c'est déjà la fin de cette histoire. J'espère qu'elle t'aura touché, fait réfléchir ou simplement accompagné pendant quelques instants. Si tu souhaites soutenir le podcast, tu peux lui laisser 5 étoiles sur ta plateforme d'écoute préférée. Pour toi c'est un tout petit geste, mais pour moi c'est un immense coup de pouce pour faire découvrir ses témoignages à d'autres. Et si tu as envie de prolonger cette parenthèse, de découvrir les coulisses ou les prochains épisodes, tu peux me retrouver sur Instagram, at sacréaccouchement. Merci d'être là, épisode après épisode, surtout prends soin de toi, et à très vite, pour une nouvelle histoire d'accouchement.