- Speaker #0
Hello c'est Céline, je suis trop contente de te retrouver dans Sacré Accouchement. Viens vite, prends ton thé, ton café, notre invitée est déjà là. Elle est prête à tout nous raconter sur son accouchement. Tout ? Enfin, tout ce qu'elle a envie de nous confier, sans filtre, sans jugement. Parce qu'entre copines, on parle souvent d'accouchement, mais rarement comme ça. Bon, on ne va pas la faire attendre plus longtemps. Je viens de finir l'enregistrement avec Mimou. C'était un enregistrement à distance, donc je suis dans mon bureau. C'était vraiment super. Minon, elle est venue partager avec moi l'histoire de son deuxième accouchement, assez insolite, puisque de base, elle voulait un accouchement en plateau technique. Et finalement, son premier accouchement avait été très rapide et son deuxième a été encore plus rapide, à tel point qu'en fait, elle a accouché sur son canapé. Et c'est son mari qui a... qu'à gérer le bébé, qu'à gérer l'arrivée, qui l'a accompagnée. Donc, c'était fou. Elle m'a raconté à quel point ça l'avait marquée. Ça l'avait aussi inquiétée parce que ce n'était pas ce qu'elle voulait d'accoucher à la maison. Mais que finalement, aujourd'hui, elle a un regard beaucoup plus doux sur ce qui s'est passé. Elle est super fière d'avoir suivi son instinct et d'avoir géré la situation. Donc, c'était franchement super. Donc, j'espère que l'épisode va vous plaire et je vous laisse avec son histoire. Aujourd'hui, d'un sacré accouchement, je reçois Ninon. Alors Ninon, toi et moi, on ne se connaissait pas du tout. Tu m'as contacté directement sur Instagram pour me raconter ton histoire. Et ça aussi, j'adore, parce que ça veut dire que le podcast continue de vivre, de circuler, et que des nouvelles personnes viennent à moi, parfois là où je ne les attends pas. Au départ, ton accouchement était plutôt très cadré. Tu avais prévu d'accoucher en plateau technique, dans un environnement qui te rassurait, avec un suivi bien précis. Et puis, rien ne s'est passé comme prévu. parce que ton bébé a décidé d'arriver très très vite. Tellement vite que tu n'as pas eu le temps de partir, tellement vite que tu es resté chez toi et que tu as accouché sur le canapé de ton salon. Avec un duo assez incroyable, toi et le papa qui t'a accompagné jusqu'au bout. Un accouchement fulgurant, intense, complètement inattendu et une histoire que je suis très heureuse que tu viennes nous raconter aujourd'hui. Alors c'était pour ta deuxième fille du coup née en 2018. Est-ce que tu peux te présenter rapidement s'il te plaît et nous résumer en trois mots ton expérience d'accouchement ?
- Speaker #1
Bonjour Céline et merci de m'accueillir.
- Speaker #0
Avec plaisir.
- Speaker #1
Pour me présenter, je suis maman d'un grand garçon de 10 ans qui est né de manière classique d'un accouchement médicalisé à l'hôpital.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
De ma fille qui va bientôt avoir 8 ans et dont je vais vous raconter la naissance. Et j'attends actuellement une autre petite fille. Pour dans deux, trois mois.
- Speaker #0
Je te l'avais déjà dit, mais félicitations encore une fois.
- Speaker #1
Merci, mais tu vois, il m'a fallu du temps pour repasser le cap, de me dire on va y retourner et ça va être super.
- Speaker #0
Oui, parce que de base, vous n'en vouliez pas forcément trois.
- Speaker #1
On n'a jamais été fermé, mais je pense que justement, la naissance de ma fille a quand même joué sur un potentiel désir de bébé.
- Speaker #0
Est-ce que tu peux nous raconter comment s'est passée ta grossesse du coup ?
- Speaker #1
Honnêtement, c'était une grossesse très simple, très classique, rien de particulier. J'ai arrêté assez tôt de travailler parce que j'avais un travail très physique, donc j'ai vraiment fait profiter de ma grossesse. J'avais mon petit garçon qui avait 2 ans, 2 ans et demi, donc ça restait intense.
- Speaker #0
Oui, c'est ce que j'allais dire, c'était pas trop dur du coup d'avoir la différence par rapport à ta première grossesse où du coup t'avais pas d'autres enfants.
- Speaker #1
Ouais, si ça, j'ai trouvé ça hyper difficile.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Surtout la gestion de la fatigue, de devoir être présent pour le premier qui fait passer nuit, quand nous-mêmes, on a besoin de repos. Mais je pense que c'est vraiment lié à l'écart d'âge, parce que là, par exemple, pour cette grossesse actuelle, je ne ressens pas du tout ça.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Ils sont tellement grands que là, c'est pas une première grossesse,
- Speaker #0
par exemple. Et ton garçon, il se rendait compte ?
- Speaker #1
En fait, je m'en rappelle plus trop, étonnamment. J'ai retrouvé des photos aujourd'hui où je le vois, j'ai une photo où il met la main sur le ventre et tout. Mais je crois qu'en fait, cette grossesse, je l'ai vécue très naturellement, très instinctivement. Et c'était un sujet sans être un sujet, en fait.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
C'était un sujet dans le sens où il y avait ce désir. de naissance physiologique.
- Speaker #0
Ouais. Bah, du coup, c'était ma prochaine question. Donc, parfait. Vous avez fait une préparation à l'accouchement ou est-ce que vous avez fait peut-être une préparation plus petite comme tu avais déjà eu une première grossesse ?
- Speaker #1
On n'a pas fait la préparation à l'accouchement classique comme sur le premier avec, je ne sais pas, les soins du bébé, les machins, la péridurale. Justement, là, j'ai eu une première grossesse et un premier accouchement. certes médicalisées mais très classiques il n'y a pas eu de drame il n'y a pas eu d'effusion, j'ai même eu un travail plutôt rapide parce que quand on arrivait à la mater et la naissance de mon fils il n'y a eu que 4 heures ah oui c'est quand même bien j'aurais dû on aurait dû flairer le truc enfin on l'avait un peu flairé on en parlera tout à l'heure mais on avait un peu flairé le truc quand même mais malgré tout je m'étais pas sentie actrice de mon engagement donc j'avais ce désir très fort Pour ce deuxième bébé d'accouchée sans péridurale, je voulais à la base partir sur un accouchement à domicile, mais il n'y avait pas de sage-femme qui le pratiquait dans le Finistère où j'habitais à l'époque. J'habitais à un bon 40 minutes de la maternité. Donc très vite, je me suis dit, on va jouer la sécu. J'ai découvert l'existence du plateau technique et de cette sage-femme libérale qui loue la salle nature, le temps de la naissance. Et je me suis dit, c'est le compromis parfait. pour avoir un accouchement avec juste elle, mon mari et moi, dans un espace sécurisé, avec tout à disposition si jamais il se passe quelque chose.
- Speaker #0
Ouais, ouais. Et qu'il faut en tout cas médicaliser plus.
- Speaker #1
Du coup, c'est avec elle qu'on a fait notre préparation.
- Speaker #0
Ouais, et du coup, vous avez fait une préparation un peu particulière par rapport à ce plateau technique ?
- Speaker #1
En fait, c'était plus... Déjà, elle m'a expliqué toute la physiologie du travail, mais ça, je le connaissais... Déjà dans le sens où en fait moi je me suis tellement renseignée entre mon premier et mon deuxième bébé. Bon en vrai les infos je les avais déjà. Elle nous avait proposé à l'époque, c'était une préparation un peu type sophrologie semi-hypnose. Et en fait j'étais pas du tout réceptive.
- Speaker #0
Je me rappelle qu'on se retenait plus de rigoler sur le moment. Oui ça vous parlait pas quoi.
- Speaker #1
Pas du tout, pas du tout à l'époque. Donc on a fait quelques séances comme ça. On a eu vraiment une préparation des sens physio dans le sens où on a... Elle m'a appris la vague, la respiration. Mais ce n'était pas plus que ça. On a dû faire deux, trois séances ensemble, c'est tout.
- Speaker #0
Et toi, tu as trouvé ça quand même utile dans ta préparation ? Tu te sentais prête ?
- Speaker #1
En fait, moi, je me sens... Du moment où on a lancé l'essai BB2, moi, j'étais prête à tout. Et en fait, ma préparation, c'est ce que je disais un peu avant, je l'ai faite toute seule avant. Parce que j'ai cheminé, je suis renseignée. Je ne sais même plus ce que j'ai fait, ce que j'ai lu. Mais en fait, j'étais à fond avant. Et du coup, cette préparation-là m'a apporté grand-chose de plus. J'avais surtout besoin... Cette sage-femme, elle m'apportait surtout de la sécurité.
- Speaker #0
Oui, je comprends. Et du coup, dans votre projet de naissance, vous vouliez accoucher en plateau technique. Il y avait d'autres choses que vous vouliez ?
- Speaker #1
En fait, l'idée, c'était... Mon mari l'avait été... un peu déçue parce que pour notre premier, il n'avait pas du tout pu voir ou il voulait être plus, participer plus. Et donc là, l'idée, c'était que la sage-femme, elle nous laissait un peu faire à notre façon. Elle était là, justement, en sécurité, si besoin, pour nous accompagner. Mais elle laissait... Mon mari, il avait vraiment ce désir d'accompagner la sortie du bébé, etc.
- Speaker #0
Il a eu ce qu'il voulait. On n'a pas encore les détails, mais...
- Speaker #1
Au-delà de ses espérances.
- Speaker #0
Mais donc du coup, est-ce que tu peux nous raconter comment ça a commencé, l'accouchement ?
- Speaker #1
Déjà, quelques semaines avant, lors du dernier rendez-vous de contrôle. Alors, sachant qu'on a fait un truc qui n'a pas été trop apprécié, c'est qu'en fait, on avait un suivi avec notre premier gynéco qui nous suivait depuis le premier enfant, parce qu'il fait des suivis mensuels. Mais le plateau technique, c'est au CHU.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Donc, à la fin, il a fallu annoncer aux gynécos qu'on n'accoucherait pas dans la clinique privée et que ce ne serait pas lui qui serait là cette fois.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Parce qu'on voulait faire un plateau technique. Et à ce rendez-vous-là, où on lui annonce un peu, bon, il n'est pas très content et il nous dit que s'il avait su avant, il ne nous aurait pas subi tout le long. Ah oui. Ouais. Il nous dit, je ne sais pas pourquoi, avec mon mari, on se dit... Et si jamais on n'a pas le temps, qu'est-ce qu'on fait et qu'est-ce qu'on ne doit pas faire ?
- Speaker #0
C'est marrant que vous pensiez à ça, du coup.
- Speaker #1
Non, mais surtout que, par exemple, je ne me suis jamais préparée à l'éventualité d'une césarienne. Enfin, il y a mille façons d'accoucher. Et en même temps, je partais sur un accouchement physio, il se serait passé quoi que ce soit qui justifie une médicalisation, je n'avais aucun souci avec ça.
- Speaker #0
Oui, oui, oui.
- Speaker #1
Mais je ne sais pas pourquoi, c'est mon mari qui lui dit, ah quand même, c'était un peu rapide pour le premier. qu'est-ce qu'on fait si jamais elle arrive et qu'on n'a pas le temps. Et là, il nous dit, surtout, vous ne coupez pas le cordon.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Il nous dit, il faut clamper, il n'y allait pas avec des ciseaux. Voilà, c'est le truc qui dit que parfois, les parents font en pensant bien faire et qui finalement, je crois, est plus source de partage de bactéries.
- Speaker #0
De bactéries, oui.
- Speaker #1
Donc, il nous dit ça et il nous dit, en gros, prenez pas la voiture non plus parce qu'il vaut mieux que ce soit à la maison. qu'en plein milieu de la route. Et comme on avait beaucoup de route, enfin beaucoup, pour moi, trois quarts d'heure, c'est beaucoup. Donc voilà, c'était notre premier moment où je ne sais pas pourquoi, on y pense. Et puis après, on en parle. Et donc, le jour de la naissance, c'était une journée des plus classiques, sachant que comme c'était ma deuxième, j'ai eu les contractions de Barraxton, toute la montée, depuis le début. Donc, elles n'ont jamais joué sur mon col. Enfin, il n'y avait pas de soucis.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Ce jour-là, je contracte comme habituellement. C'était un magnifique jour de juillet où il faisait chaud et beau, ce qui était quand même assez rare dans le Finistère. Franchement, c'est marrant parce que j'ai vraiment un souvenir de flottement sur cette journée. Elle a commencé où j'avais mes contractions. On a des copains qui sont venus passer l'après-midi à la maison. Et je contractais. Je contractais régulièrement, mais je ne m'en rendais pas. compte. Je ne voyais pas que c'était différent des contractions de bras. Et en même temps, j'étais comme déjà dans la bulle, en fait. C'est vrai que j'étais vraiment, en fait, finalement à l'instinct sur toute cette grossesse. Et en fait, inconsciemment, je me mettais dans... J'étais dans une bulle tout le temps. J'ai souvenir de cette journée comme des petits nuages blancs autour. J'étais déjà partie, en fait.
- Speaker #0
C'est trop bien.
- Speaker #1
Et puis, on avait nos copains. J'ai lavé mon chien. Enfin, vraiment. Ah oui ! À l'époque, je lui ai fait sa douche, mais aucun sens. Et puis, plus le temps passe, je sens quand même que ça tire. Mais vraiment, ce n'était pas douloureux. Ça serre et ça relâche. Et puis après, je n'ai rien pendant une heure. Sachant que là, j'étais à 39 semaines. Et à 35 semaines, j'ai eu un faux travail. Régulier, douloureux. Je vais à la mater avec la sage-femme. Col ouvert à quasiment trois. Et puis tout se stoppe. Oui, en fait, mon col était déjà un peu ouvert.
- Speaker #0
Wow, ok.
- Speaker #1
Mais bon, deux doigts et demi d'une petite sage-femme. Mais bon, effectivement, quelques semaines avant, j'avais déjà eu... Je n'aime pas dire le terme faux travail. Ce n'est pas du faux travail. Le corps, il se prépare à s'abannir. On peut dire un vrai travail, mais rien entre 35 et 39, néant. Surtout que je ne voulais pas que j'accouche vers 37 semaines parce que mon fils est né à 37 semaines. Et là, il ne fallait pas parce que ma sage-femme était en vacances. Donc j'étais en mode à cette semaine C'est non Mais voilà la dernière fois Au moment du pré-travail on va dire C'était régulier, douloureux Tout de suite j'avais tilté J'étais partie à la mater Et puis le temps passe Et puis on évoque L'idée de manger McDo Et je sais pas pourquoi là je dis à mon mari J'ai pas envie que nos copains Ils mangent avec nous J'ai envie qu'on se retrouve que nous Ok. J'avais vraiment, je commençais vraiment à avoir besoin de m'isoler en fait. Ouais, j'avais hâte là, à ce moment-là, que ces copains ils partent et que je me retrouve vraiment dans ma bulle. Parce que ça commençait à me déranger en fait les présences surtout. Et franchement, et j'en parle vraiment avec le recul d'aujourd'hui, où en fait tous les signes étaient là. Et donc nos copains s'en vont, on couche, enfin mon mari couche notre petit garçon.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Ah oui. Et là, en fait... Il se passe un truc, c'est que, coup de chance, il y avait un festival pas loin dans une ville à côté, et de chez nous, on entendait vachement les boum-boum.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Et du coup, je me suis dit, enfin on s'est dit, ça va gêner notre fils pour la nuit, on l'envoie chez papi-mami qui habite à 5 minutes. Ah c'est fou ! Grand bien ! Grand bien nous a appris ! En plus, ça n'arrivait pas tous les samedis de faire ça, c'était vraiment exceptionnel. Donc on envoie notre fiche chez papi et mamie. Mon mari revient. Moi, je fais quoi ? Je prends ma voiture, je vais chercher le McDo, le McDo qui est à 5 minutes, je suis sur la route. Et puis dans la file du McDo, je sens que ça commence à tirer,
- Speaker #0
les contractions,
- Speaker #1
je les sens bien. Donc on revient et je dis à mon mari, à mon avis, c'est pour demain. Quelle naïveté ! On mange et à la fin du repas, je lui dis là, il faut que j'aille prendre un bain parce que...
- Speaker #0
T'avais trop mal.
- Speaker #1
Ouais, ça faisait mal. Je me suis dit, un bain, là, ça va bien m'apaiser. Et puis, si je vois que malgré le bain, ça continue, ben, j'appellerai... On appellera la sage-femme. Mais c'était pas douloureux. Enfin, je parlais et tout.
- Speaker #0
Ouais, ouais. Et c'était régulier ?
- Speaker #1
Là, à ce moment-là, c'était assez régulier, mais c'était pas ultra rapproché.
- Speaker #0
Tu t'es dit, j'ai le temps.
- Speaker #1
Ouais, pour moi, c'est ça. C'était pour demain.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Oui, ni très douloureux, ni... supra régulier. Pour mon fils, je m'en rappelle, quand ça a démarré, ça a démarré et crescendo, c'est passé aux 15 minutes, aux 10 minutes et ça a augmenté doucement. Et là, ce n'était pas le cas du tout. Et en fait, je me fais couler un bain, vraiment juste après avoir mangé. Et dans le bain, une contraction. De l'espace. Et j'étais dans le bain, j'ai cru mourir. Ah waouh ! Je me suis dit, mais qu'est-ce qui m'arrive ? J'ai paniqué complet. Je sors du bain.
- Speaker #0
Non, j'allais dire surtout qu'en général, le bain, ça aide un peu à calmer les douleurs.
- Speaker #1
C'est ça. C'est ça. Je me suis dit, ça va me détendre. Mais là, il y en a vraiment une seule. Donc, je sors du bain en panique. Je sens que ce n'est pas normal.
- Speaker #0
Je passe pas beaucoup de temps, finalement. C'est pas de mal.
- Speaker #1
J'appelle la Sacha, il est 21h43, précisément, parce que du coup, on avait tous les historiques d'appel. OK. En panique. Oui. « J'ai eu une contraction douloureuse, j'étais dans le bain ! » Et elle « Oui, mais t'en as eu combien des douloureuses ? » « Une ! » Et elle me dit « Mais il faut vous détendre ! » « Tu vas t'amuser sur ton lit, prends ton chrono, tu comptes et on se rappelle dans une heure ! » Ouais, ouais, j'ai paniqué. Elle a raison. Donc j'ai dit à mon mari « On s'allonge tous les deux sur le lit, tu fais une contraction pendant quelques minutes encore quoi ! » On s'allonge sur le lit. Mon mari prend son petit Naruto, là, Ibukin. Et moi, j'attends la prochaine contraction. Et là, la même que dans le bain. Un truc, mais énorme sortie des enfers.
- Speaker #0
Wow.
- Speaker #1
Mais d'une intensité. Mais je n'avais pas ressenti ça pour mon fils, quoi.
- Speaker #0
C'est ce que je voulais te demander.
- Speaker #1
Non, alors après, j'ai eu l'apéritif. Mais quand ils m'ont posé l'apéritif, pour mon premier, j'étais déjà pas mal dilatée. Et en fait... Je crois que j'étais d'il y a 5-6. Dans l'heure qui a suivi, mon col a fini de s'ouvrir et j'ai accouché. Effectivement, je n'avais jamais ressenti ça. Et là, je fais les techniques de respiration que ma sage-femme m'a appris. Et puis, elle passe. Et là, je regarde mon mari et je dis je gère quand même. Malgré le truc de l'espace, on est bien. Comme j'aimais mon truc. Allez, et de deux. Ça avance. Le temps, la vague passe. Je ne saurais même pas te dire combien de minutes passent. Et là, je sens la troisième qui arrive. Même intensité. Oh là là ! Et pendant la contraction, t'entends ce bruit ? Je ronds la poche.
- Speaker #0
Il est à bord des eaux, ouais. Wow !
- Speaker #1
Et là, panique à bord, quoi. Je vais aux toilettes. Je me suis bloquée sur les toilettes. Je dis à mon mari, appelle la sage-femme. Il faut tout de suite qu'on aille à la maternité. Il l'appelle. Et là, il y a un temps, je me rappelle qu'il y a une lat... attends, s'il y a un battement, parce que moi, je suis en panique, je me sens bloquée sur le toilette, parce que ça coule, et je ne sais pas quoi faire, et je me dis, je ne peux pas me lever, parce que ça ne s'arrête pas. Donc, il appelle la sage-femme, et là, elle dit, ok, ok, bon, on se retrouve d'ici une demi-heure, trois quarts d'heure à la matière. J'ai compris le message. Ouais, ouais. Mais voilà, je sais que ça dure quelques minutes. Je ne me souviens pas avoir eu des contractions, en tout cas, du moment où j'ai rompu. Ou peut-être, mais rien de l'intensité que des toutes des trois précédentes qui étaient vraiment particulières. Donc il me met une serviette, il me met un pantalon, et là on est en mode auquel on déconne pas, on y va. Mais j'ai beau connaître la physiologie de l'accouchement, je n'ai pas encore compris que j'ai rompu parce qu'elle s'engageait. Et là, on descend les escaliers, donc on était à l'étage dans notre chambre, et on avait un très grand salon. Et je suis en bas des escaliers, et je vois la porte d'entrée au fond. Et je le regardais, je lui dis, je n'arriverai pas à la porte. C'est trop loin. Je ne savais plus marcher. Pour moi, elle naissait entre temps. Et c'est là que j'ai compris qu'il n'y aurait pas de plateau technique. Il n'y aurait même pas de pompier.
- Speaker #0
Il n'y aurait pas de laqueur. Il n'y aurait pas de porte.
- Speaker #1
Il n'y aurait rien du tout. Donc, il me porte à mon pied jusqu'au canapé du salon. Oh là là, là il fait un truc, il appelle sa mère. Parce qu'en fait, on se dit, on va appeler les pompiers pour qu'ils rappliquent le plus vite possible. Mais on habitait à l'époque dans un lieu dit tellement perdu que personne ne savait venir chez nous. Ok. Donc il appelle sa mère qui habite à côté du coup, pour qu'elle vienne à notre porte pour...
- Speaker #0
Guider.
- Speaker #1
Ouais, pour guider les pompiers, pour qu'ils s'arrêtent, pour que... qu'il soit là à temps en fait et c'était même pas je savais que c'était pas à temps pour nous emmener c'était à temps pour accompagner la naissance et en fait moi j'étais complètement ailleurs à partir de ce moment là et du coup je sais que moi j'ai aucun souvenir sa mère elle est restée à la porte elle a vachement préservé notre intimité etc mais en même temps elle a tout vu, elle a tout entendu la porte était ouverte elle a été là quoi Oui. Mais elle nous a laissé dans notre bulle et dans notre intimité. Mais ça a été rassurant de se dire, c'est bon. En fait, le fait qu'elle soit là, ça nous a permis à nous de passer en mode de... Oui, de vocation. Et donc, arriver sur le canapé. Là, je pense que je me reconnecte un peu à mes ressentis ou quoi, j'en sais rien. Je devais peut-être encore avoir des contractions, mais en tout cas, à un moment, plus rien. Donc là, je lui dis, je sais dans quelle phase je suis. Je n'ai plus de contractions et j'ai rompu parce qu'elle est en train de s'engager. La prochaine, elle va baisser.
- Speaker #0
Oui, il faut pousser.
- Speaker #1
Oui. Ben ouais, mais je savais où j'en étais, là j'étais complètement lucide. Et heureusement que je m'étais préparée à une naissance physio, parce que j'ai compris mon corps à ce moment-là, peut-être un peu tard. Et en même temps, avec le recul, j'étais tellement dans ma bulle depuis l'après-midi même. J'étais partie en fait. Apprentissamment,
- Speaker #0
tu étais déjà en préparation.
- Speaker #1
Complètement. Mais comme je n'étais pas sur un schéma classique de... contraction régulière qui monte en intensité. Voilà, même ma sage-femme au téléphone, elle m'avait pris pour une buse un peu. On vit souvent cette conversation. Mais t'as eu combien de contractions ? Une !
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
mais elle était vraiment grosse ! Enfin bref. Et donc, on arrive dans cette phase de latence. Et je suis allongée sur le dos, dans mon canapé, un peu redressée. Et tout est calme. Vraiment, je ne sais pas, on panique.
- Speaker #0
On ne panique pas à ce moment-là.
- Speaker #1
Non, là, ça y est, on est en gestion.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Détendue. En fait, on est juste en gestion. Ouais, c'est ça. On a compris, il va falloir faire le job. Il y aura pervers. Mon mari appelle les pompiers à ce moment-là. Et puis, donc, il démarre. Et puis, les pompiers le gardent au téléphone pour accompagner la naissance. Et donc, on est sur le canapé. Je suis sur le dos et je sens. Je dis à mon mari un truc du genre, elle est dans mes fesses. Je la sens littéralement dans mes fesses. Je lui dis, elle va sortir. Mais cette position ne me permet pas. J'étais en gros en position gynéco. Et je lui dis, elle est bloquée. Je sentais qu'elle était bloquée, qu'elle ne pouvait techniquement pas passer si effectivement je ne faisais pas une poussée ou quelque chose. Donc je lui demande de m'aider à me redresser. Et en fait, je me mets un peu semi-accroupie. Je mets dans le dos du dossier. et en fait je suis appuyée sur mon c'est pas du dossier mais je suis appuyée sur le bras du canapé je suis un peu à 4 pattes et là c'est parti en fait je pousse pas et il se passe rien et donc mon mari il est au téléphone avec les pompiers j'ai pas ce truc, j'ai vu beaucoup de femmes accouchées à domicile et tout moi j'ai pas eu ce truc de faire naître mon bébé moi même en fait je sais pas comment dire j'avais quand même une confiance en elle totale. Je savais qu'elle allait bien. Je savais que tout allait bien pour elle, mais j'avais très peur pour moi. Et j'étais un peu dans ma peur de l'hémorragie. D'accord. Je ne sais pas pourquoi. En fait, c'était vraiment ce truc, mais comme le médecin, il m'avait dit si vous faites une hémorragie, vous êtes trop loin pour qu'on l'arrête. Et en fait, j'étais dans cette peur-là. Et du coup, je n'étais pas moi dans l'accompagnement de la naissance de ma fille. C'était mon mari. Du coup, je lui ai vraiment... C'était lui. Je ne sais pas comment dire. Je l'ai laissé faire. Moi, je me suis juste mise en position. J'ai eu une poussée réflexe. Je n'ai pas du tout poussé. Et une partie de la tête est sortie. Ensuite, toute la tête est sortie. Moi, j'étais dans un autre monde à ce moment-là.
- Speaker #0
Oui, c'est fou parce qu'au final...
- Speaker #1
Je sais que j'ai crié.
- Speaker #0
Elle est descendue toute seule. Oui.
- Speaker #1
Et ça s'est fait vite. Oui,
- Speaker #0
super vite.
- Speaker #1
Et donc, mon mari était au téléphone avec les pompiers. Et là, il se rend compte qu'il y a un tour de cordon. Mais il ne le dit même pas. Pompier, lui aussi, était dans sa bulle.
- Speaker #0
Oui, oui.
- Speaker #1
Il passe, en fait, le petit doigt au niveau du cou, sous le cordon. Il essaie de tirer d'un côté. Il voit qu'il ne se passe rien. Il essaie de tirer de l'autre côté. Il voit que ça coulisse. Donc, il retire le tour du corps. Incroyable ! Sans en informer les pompiers. C'est ça. Et je n'ai pas du tout ressenti le cercle de feu quand la tête est sortie.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Je ne sais pas... Je n'ai pas souvenir de douleur ou de la sensation du cercle de feu. J'ai eu très mal quand son épaule est sortie. Par contre, la première épaule, la deuxième épaule, et en fait, après, elle a glissé. Mon mari l'a récupérée. Moi, j'étais loin. tellement loin. J'ai complètement... J'étais... On voit certaines femmes à qui ça fait ça, qui sont plus capables de parler, qui sont plus dans le...
- Speaker #0
Ouais, t'es en France, quoi.
- Speaker #1
Ouais, complet. Et vraiment...
- Speaker #0
Dans l'instant, un peu, vraiment...
- Speaker #1
Ouais, mais après la naissance, j'ai pas pris mon bébé, j'ai pas... J'étais là, j'étais encore en train de processer, je pense, le moment. Et c'est là que ma belle-mère est venue. Elle m'a allongée sur le canapé. Elle m'a couverte du plaid et là, mon mari m'a mis ma fille dans les bras. Et là, j'étais... Wow ! Est-ce qu'on vient vraiment de faire ça ? Oui,
- Speaker #0
le temps de réaliser, quoi.
- Speaker #1
C'était incroyable et en même temps, je ne sais pas comment te dire, mais mon mari, c'était normal. Le mec était là, mais toute sa vie...
- Speaker #0
J'étais prête pour ce moment.
- Speaker #1
Carrément, c'était tout à fait normal. Et puis, il me la pose.
- Speaker #0
Donc, vous ne coupez pas le cordon, du coup ?
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Comment vous l'avez dit ?
- Speaker #1
L'utilité, je ne fais pas de délivrance, en fait. Parce que moi, j'ai tellement peur de l'hémorragie. Je ne sais pas si c'est moi, psychologiquement, ou quoi. Je bloque tout. Je suis comme un roc complètement entendu. Je bloque tout. J'ai trop peur de faire une hémorragie en délivrant le placenta. Ouais. Mais voilà, les pompiers arrivent. Et je me rappelle que pendant la prépa, j'avais un peu envie des trucs physioclassiques. genre on attend qu'il n'y ait plus de... poudre dans le cordon pour le couper. Ce genre de choses. Et mon mari, lui, il était un peu en mode, bon, tu feras, ça se passera comme ça se passera. Et en fait, quand les pompiers sont arrivés, moi, j'étais ailleurs, j'étais vraiment blottie avec ma fille. Et puis, ils vont pour Clampé, et c'est mon mari qui voit qu'il avait le cordon dans la main, je sais pas pourquoi, qui sent qu'il y a encore du pouls. Et c'est lui qui dit, est-ce qu'on est pressé ou est-ce qu'on peut attendre quelques minutes que le cordon arrête de battre ? C'est marrant parce qu'à ce moment-là, moi, j'étais loin. Je ne captais rien à ce qui se passait autour. Ils auraient clampé, je n'aurais rien eu à cirer. Et lui, qui était un peu en mode, elle me gonfle avec son histoire de cordon, finalement, c'est lui qui a pris partie de...
- Speaker #0
Peut-être parce que ça veut dire que c'était important pour toi et du coup, il a repris un peu ce rôle, sachant que toi, tu étais encore un peu en transe. Oui,
- Speaker #1
complètement.
- Speaker #0
Du coup, les pompiers, ils arrivent après, il se passe quoi ?
- Speaker #1
Ils s'assurent que ma fille va bien. Ils s'assurent que moi, je vais bien. Ils prennent des constantes, le truc classique. Mais ça prend un petit temps. Ils clampent. Je leur dis que j'ai pas fait la délivrance. Et du coup, là, ils vont nous amener à la maternité.
- Speaker #0
Ouais, c'est ce que j'allais dire. Ils vous amènent quand même à la mater.
- Speaker #1
Oui. Dans tous les cas, je pense que même si j'avais délivré le placenta, que tout était OK, ils nous auraient amené,
- Speaker #0
un,
- Speaker #1
pour être examinés, etc. Et pour moi, la question ne se posait pas, en fait.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Du coup, ils nous amènent. Ce moment lunaire où je suis dans l'ambulance. Mais en fait, c'était génial parce qu'ils étaient beaucoup. mais il était... Je ne sais pas, il était 23h30, minuit. Du coup, il y a eu une heure entre mon appel en panique à la sage-femme et la naissance de la petite.
- Speaker #0
Il y a eu une heure. Waouh ! Tu fais des accouchements rapides.
- Speaker #1
Oui, là, je me suis dessus, le troisième. C'est prévu au gynéco. Il est OK pour un déclenchement de convenance et tout. C'est moi qui n'ai pas envie. Lui, il m'a dit, s'il y a besoin, à 38h, ça déclenche, il n'y a pas de problème. Ce moment complètement hors du temps où je suis dans l'ambulance, Il y a ce médecin adorable. Les lits d'ambulance, là, ils n'ont pas de barrière. Et en fait, ma fille n'avait pas encore tété depuis sa naissance. Et c'est une fois dans l'ambulance qu'elle se met à chercher le sein. Donc je lui donne la première tétée de sa vie sur le transport, dans le trajet en ambulance. Dans l'ambulance, oui. Mais je la tenais de mes deux bras, et puis ça secouait dans tous les sens. Et il n'y avait pas de barrière. Donc en fait, c'est le médecin qui est venu faire barrage contre moi pour ne pas que je sois sur le côté. Et je le regardais, je regardais ma fille, et j'étais en mode « wow, dingue » . Et mon mari qui m'a raconté que lui, il suivait l'ambulance en voiture, en train de revivre le film, la dernière fois, je me suis fait se dire « qu'est-ce que j'ai fait ? » . Qu'est-ce qui s'est passé, quoi ? Ben oui, il n'y a aucun monde où on se serait dit que ça se passerait comme ça. Ben oui, oui. Et quand on arrive... Mais je ne sais pas pourquoi il y a eu du temps, le temps de prise en charge ou le fait que tout aille bien. Là, je ne sais plus du tout les heures. Je sais juste l'appel et la déclaration de la naissance, qu'il y a eu une heure entre les deux. Parce que c'est figé, mais moi, je n'avais aucune notion du temps. Et à la mater, ça faisait plus de deux heures que j'avais accouché pour sûr. Et là, j'arrive et ils me disent, bon, il va falloir délivrer le placenta.
- Speaker #0
Oui, parce que du coup, ce n'est pas arrivé dans l'ambulance.
- Speaker #1
Ah non, mais j'étais tendue, tendue.
- Speaker #0
Je suis sûre que c'est mon école. Comme tu as donné la tétée d'accueil, tu vois, ça aurait pu...
- Speaker #1
J'ai pas eu de tranchée. Ça m'a rien. Ça m'a pas redéclenché la contraction. Et en fait, justement, en arrivant, ils essayent des techniques pour essayer de le faire décoller et sortir. Il n'y a rien qui marche. Et là, ils me disent quoi ? On va vous faire une rachis. Là, je dis, les gars, les hormones, là, elles sont tombées fois mille. J'ai accouché sur mon canap'.
- Speaker #0
J'ai pas fait tout ça pour une rachis.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Je leur ai dit, je suis vraiment désolée, mais moi, consciente,
- Speaker #1
vous n'obtiendrez rien. Donc en fait, ils m'ont fait une anesthésie générale parce que j'étais pas en état.
- Speaker #0
Je pouvais pas. En fait, ils ont tout essayé manuellement. Ils ont tout essayé de faire sortir tout le système où on essaie de reproduire des contractions, des brosses et des machins. Mais ils sortaient pas du tout. Et grand bien, on en a pris parce qu'ils envoient ma fille dans une pièce à côté avec le papa. Ils m'endorment. Mais c'est le coup de... Enfin, c'est le coup de 10 minutes. Et en fait, ils vont le chercher à la main. Je me réveille. Mon mari revient dans la pièce. Et là, il dit, boum, C'est bon, tout s'est bien passé pour la délivrance. Bon, elle a perdu un peu de sang. Bon, elle a fait une petite hémorragie. Et là, on se tourne et il y a la poubelle et il y a des traces de sang. Ils ont dû balancer les morceaux dans la poubelle pendant qu'ils essayaient d'arrêter l'hémorragie, je sais pas. J'ai perdu, je sais plus ce qu'ils ont dit, mais en fait, j'ai pas eu besoin d'être transfusée. J'étais à la limite.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Mais ils ont réussi à contenir assez vite et ça s'est bien passé.
- Speaker #1
Bon.
- Speaker #0
Donc, je ne sais pas qu'est-ce qui a... causer ça, sûrement la situation, le fait que moi j'ai bloqué avant. Je ne pense pas que l'anesthésie générale ou quoi ait eu un lien, mais je me suis dit au moins je n'étais pas consciente pour voir ça. Oui,
- Speaker #1
oui.
- Speaker #0
Ça m'allait très bien sur le moment. Voilà, et puis après, ils m'ont gardé en observation pendant deux heures et après ils nous ont envoyé en chambre. Et c'est vrai que j'ai aussi souvenir de ce moment où on arrive en chambre, c'est le milieu de la nuit, on a notre bébé et c'est le premier moment où on se retrouve tous les deux.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Et qu'on se dit, wow,
- Speaker #1
mais qu'est-ce qui s'est passé ?
- Speaker #0
C'est exactement ça. Qu'est-ce qui s'est passé ? Je la vois, elle est là, enfin c'est... C'est lunaire.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et on revit le truc depuis la journée. Et le fils chez les grands-parents. La contraction de l'espace.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et on est en mode, wow. Bon bah voilà quoi. Et puis, tout est devenu normal. On est juste dans la chambre avec notre bébé, comme si j'avais couché dans la salle de naissance juste avant. Moi, j'ai quand même vécu ça de manière assez violente. Il a fallu processer le truc. Là où mon mari, il était en mode « c'est fou, c'est merveilleux, c'est incroyable » . Moi, j'étais un peu en mode « quand même » . Oui, je comprends. C'était… C'est intense. C'est ça. Tu vois, autant j'ai eu un postpartum très compliqué pour mon fils, avec un EDM. J'ai eu beaucoup de douleurs, etc. en postpartum pour mon fils, autant pour ma fille. Le pire désagrément, c'est qu'ils m'avaient intubée quand ils m'ont fait une anesthésie générale. Donc, j'ai eu mal à la gorge pendant une journée, quoi.
- Speaker #1
Et sinon,
- Speaker #0
j'ai l'impression que je n'ai pas accouché. Ah ouais, je me suis tout de suite levée, j'ai bougé, j'ai fait ma vie, j'ai fait mes trucs.
- Speaker #1
C'est ce qui arrive souvent quand on accouche sans péridural.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Et de séjour à la maternité, il s'est bien passé, du coup ?
- Speaker #0
Un peu particulier aussi, dans le sens où... En fait, ça, c'était bizarre aussi. c'est qu'en fait... Tout le monde ne parlait que de l'accouchement, tous nos proches, comme de ce moment incroyable, magique et merveilleux. Alors qu'en fait, moi, j'étais à la maternité et en fait, dès les premières heures, on s'est rendu compte que notre fille, elle faisait une jaunisse. Et nous, quand on nous a dit jaunisse, on s'est dit, c'est pas grave, elle va faire sa petite séance du V. Mais en fait, c'était pas une jaunisse. Il y a la jaunisse après les douze premières heures et la jaunisse apparente des douze premières heures. Et en fait, moi, je suis de groupe O et ma fille est de groupe A. Et c'est même pas une histoire de résus. Ils appellent ça une incompatibilité Ausha. Et il y a sûrement des échanges sanguins au moment de la naissance, ce qui fait qu'en fait, il faut surveiller que la bilirubine ne monte pas trop haut. OK. Puis après, t'as la pédiatre qui vient. Bon, alors, pour votre fille, qui m'explique. Puis après, t'as la chef de pôle. Bon, pour votre fille, on s'est bien pris en charge. Et là, je panique un peu parce que je me dis, mais...
- Speaker #1
C'est dangereux ou c'est pas dangereux ?
- Speaker #0
Et c'est là qu'elle m'explique, avec ses termes médicaux, mais sur le moment, je n'ai pas tout retenu, qu'effectivement, elle fait une incompatibilité, qu'il faudra peut-être transfuser, qu'elle va avoir plusieurs prises de sang par jour pour contrôler les taux, etc. Donc, c'est très bien pris en charge, mais ce n'est pas anodin.
- Speaker #1
Donc,
- Speaker #0
en fait, on reste dans la chambre en unité koala. Donc, on est suivi après par la néonate. On reste une semaine à la maternité. D'accord. Que ça se passe. Et du coup, finalement, moi, je suis très vite passée en mode mon bébé. Parce que surtout que les 6h par jour dans la lampe, j'avais l'impression qu'ils avaient plus l'habitude des petits bébés qui sont crémats. Mais sur un bébé à terme, 6h sans bouger là-dedans, ce n'était pas possible.
- Speaker #1
En fait,
- Speaker #0
on avait que de l'enlever, de la faire têter, de la machin. Du coup, c'était très long. Les 6h se transforment en 12h. Et c'est vrai que moi, tout de suite, je suis passée en mode maman. Et ça me faisait bizarre qu'on me parle de l'accouchement. Alors moi, je me disais, d'accord, mais là, ma fille, elle a besoin de soins. j'ai un peu déconnecté mais à part ça moi tout ce qui est postpartum ça a roulé mais nickel pareil mon fils j'ai pas réussi à l'allaiter il a les freins de langue freins de lèvre c'est à 10 ans qu'il va se les faire couper même à 11 ans qui n'ont pas été pris en charge etc et ben pour ma fille j'avais fait sitting aux réunions à l'allait de chez Liguetou donc en fait mon allaitement comme pour mon accouchement ça s'est ça s'est bien passé et j'étais focus sur Là-dessus, j'ai eu l'accouchement de rêve dans le sens où... C'est pas comme ça que je l'imaginais parce que j'avais très peur. Mais j'ai eu l'accouchement de rêve dans le sens où il n'a pas été médicalisé. Très peu. Du coup, juste pour ma partie à moi à la fin. Je vais tout de suite balayer. C'est que là, pour ma troisième grossesse, je me suis dit j'ai quand même eu une hémorragie la dernière fois, j'ai peut-être en parlé.
- Speaker #1
Et puis du coup, la sage-femme, vous l'avez retrouvée à la maternité ? Non, même pas.
- Speaker #0
Non parce que quand je crois que mon mari a dû lui envoyer un message en disant on reste à la maison on appelle les pompiers tant pis.
- Speaker #1
Ah ouais ok.
- Speaker #0
Et c'est marrant parce que j'en avais un peu voulu moi inconsciemment à la sache homme j'en avais un peu voulu de de pas avoir vu les signaux pour moi. Je l'ai trouvé trop en mode non mais ça s'en accoucher ça prend longtemps c'est comme si c'était comme ça. Alors que après j'ai vu plein de témoignages d'accouchements qui ressemblent au mien ou de femmes qui n'ont vécu l'intensité la douleur, on va dire, de la contraction, c'est plus de la puissance, tu vois, que de la douleur. Oui, oui, oui. Et à qui c'est arrivé ? Là, par exemple, pour ce troisième accouchement, je paniquais un peu en me disant, je vais foncer à la matière. En fait, aujourd'hui, je me dis que contraction régulière, moi, je ne vais pas attendre une heure, je vais attendre une demi-heure et puis je ferai contrôler. Je n'attendrai pas les signes de douleur ou que ça fasse tant de temps. Oui,
- Speaker #1
parce qu'après, en fait, tout ça, c'est des moyennes, mais... Tu es l'exemple parfait que ça peut aller beaucoup plus vite.
- Speaker #0
C'est ça. Surtout sur un premier accouchement qui était rapide.
- Speaker #1
Oui, carrément.
- Speaker #0
Donc c'est ça. Là, en plus, on a rajouté l'aspect physio où j'ai pas été dans la matière... Bah ouais, tout s'est enchaîné à sa manière.
- Speaker #1
Je repense au début, mais j'ai un doute. Est-ce que tu nous as donné les trois mots pour résumer ton accouchement ?
- Speaker #0
Non, je crois que j'ai oublié.
- Speaker #1
Ouais. Vas-y, dis-les-nous maintenant comme ça. Ça va faire le lien parfait pour voir si ça...
- Speaker #0
C'est le bilan.
- Speaker #1
Le bilan, voilà.
- Speaker #0
Rapide.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Violent, mais puissant.
- Speaker #1
Ouais, c'est bien. Et du coup, le retour à la maison, ça s'est passé comment ? Parce que vous avez tout laissé comme ça ?
- Speaker #0
Comme mon mari... Je crois que j'ai ma belle-mère déjà qui directe. Elle a été tout...
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Tout gérer la maison. laver les plaies de les machins et surtout tout le monde nous demandait la question que tout le monde nous posait ton canapé c'était un canapé en cuir qu'on a gardé encore longtemps après ça nous a fait un petit pincement le jour où on l'a remboursé bah oui tu m'étonnes mais rien en fait parce que mon mari il avait dû mettre des serviettes il
- Speaker #1
avait eu l'air quand même bah je pense ouais et donc du coup le retour à la maison ça s'est passé comment ?
- Speaker #0
ouais super bah comme ça faisait 6 ou 7 jours qu'on était à la maternité, j'avais hâte de rentrer, j'avais hâte de retrouver mon petit garçon.
- Speaker #1
Il n'était pas venu à la mater ?
- Speaker #0
Si, il est venu, pas tous les jours. En fait, j'étais quand même bien à la mater. Je me rappelle, moi j'avais ce côté où à la mater, j'étais en mode, je ne gère rien. On me nourrit.
- Speaker #1
Pas de charge mentale.
- Speaker #0
Ah, c'était un bonheur ça. Mais là, au bout d'une semaine, on a envie de rentrer chez soi. Donc on avait fait la surprise à mon fils d'aller le chercher chez la nounou.
- Speaker #1
Ah, chouette.
- Speaker #0
Avec sa petite sœur et tout.
- Speaker #1
Et lui, la rencontre avec sa sœur, ça s'était bien passé aussi.
- Speaker #0
Ouais. Je ne sais pas si c'est son tempérament ou le fait qu'il était bien préparé, tout ça. Mais lui, ça a tout de suite été un grand frère. Il est ultra altruiste, à l'écoute, prévenant. Il ne va pas s'occuper ou on ne l'aurait pas laissé. C'était vraiment ma petite sœur, mon amour, mon...
- Speaker #1
C'est trop mignon. Et encore aujourd'hui, pourtant,
- Speaker #0
elle ne lui rend pas parce qu'elle est infecte avec lui.
- Speaker #1
Du coup, les semaines ou mois après le retour à la maison, comment ça s'est passé ?
- Speaker #0
Je sais que moi, j'ai eu besoin de couper de l'accouchement. J'ai eu besoin qu'on arrête de m'en parler, qu'on arrête de me dire que c'était merveilleux. Ça m'énervait qu'on interprète les choses ou qu'on... qu'on disait « Ah, mais t'avais pu ça, donc c'est forcément bien. » J'avais besoin de processer le truc seule, justement pour d'autant plus en voir le positif. Mais je pense que j'ai quand même... J'ai eu tellement peur sur le moment.
- Speaker #1
Oui, c'est ce que... Surtout, votre envie, c'était pas d'accoucher à domicile, donc...
- Speaker #0
Non, Pour rien au monde. Vraiment, quand je me suis renseignée sur l'accouchement à domicile, quand j'ai compris que la distance, ça pouvait être un problème, le plateau technique, c'était vraiment le... Le truc de rêve. Donc ouais, moi, il m'a fallu un peu de temps pour m'imprégner de ce qui s'était passé. Et après, mais en fait, ça s'est super bien passé. Sachant qu'après mon premier, j'ai eu un peu de mal à trouver ma place. Ça a été difficile. J'ai deux bébés RGO. Et ben là, pour ma fille, j'ai vécu... C'est une maternité qui m'a un peu soignée de ce qui a été difficile avant, etc. Et du coup, j'étais vraiment sur mon nuage, en fait. J'allaitais, j'avais mon petit bébé. C'était génial.
- Speaker #1
Ouais, moi, c'est trop bien. Et d'avoir les deux, ce n'était pas trop dur ?
- Speaker #0
Non. Non, et puis mon mari, il a beaucoup été à la maison parce que, je ne sais plus, avec son travail, il s'était arrangé entre les congés et les machins. Et je crois qu'il a eu un mois et demi, en fait. Sachant qu'à l'époque, le congé de patère, ce n'était pas un mois comme l'heure. Ce n'était pas les dix jours, je ne sais plus. Oui, oui. C'était l'été, on était dans notre bulle, en fait. Tout l'été, c'était génial. Et même, je me rappelle, j'avais une énergie dingue parce que les premières semaines, elle dormait. Les refus n'étaient pas encore trop présents. Je pense que j'étais dans le rayonnement de la maternité. En mode la félicité la plus totale. Non mais c'est ça. On est même partie en vacances. Elle avait trois semaines.
- Speaker #1
Ah ouais ?
- Speaker #0
Ouais. On faisait des trucs. On faisait tout le temps des trucs. On devait même... D'ailleurs là elle avait quatre mois donc c'était un peu plus dur. On devait même faire un voyage en avion et tout. Mais moi j'étais vraiment en mode à la cool en fait. J'avais été... C'est bien. Ouais. les choses, tout me passait au-dessus en fait.
- Speaker #1
Oui, c'est génial. Et ça,
- Speaker #0
j'espère que je le retrouverai pour le troisième. J'ai peur de... Enfin, j'ai peur. Je sais pas si c'est de la peur, mais j'espère vraiment retrouver ce côté-là. Je sais pas si je l'aurai encore naturellement. C'était vraiment lié à cette maternité-là, quoi. Oui. Et c'est vrai que ça a été... À Niki, ça a été un bébé qui soigne.
- Speaker #1
C'est génial. Ça se ressent en tout cas dans ta façon de l'expliquer.
- Speaker #0
Oui. Et puis c'est une enfant aujourd'hui, elle a 8 ans. Et le meilleur moyen de la décrire, c'est un soleil, en fait. C'est vraiment... Mais autant pour le positif que pour le négatif, que pour le positif, c'est vraiment une petite fille extrêmement solaire. Moi, je ne suis pas du tout quelqu'un de solaire. Mon mari et mon fils non plus. Il y a des gens qui dégagent ça, et elle, elle dégage ça, mais tellement fort. C'est vrai qu'aujourd'hui encore, alors que ça fait longtemps, il y a toujours sa naissance... Je ne sais pas comment dire. Ça reste toujours... Le film de sa naissance reste toujours comme en suspens. Et comme c'est sa particularité... et elle dégage quelque chose de particulier et ça s'est traduit même par sa venue au monde en fait donc là raconte à ses copines qu'est-ce qu'elle a dit ? ma maman elle a pas eu d'anesthésie ou un truc comme ça quelqu'un de sa famille devait se faire opérer et sa copine qui commence à paniquer oui mais si les médecins ils oublient l'anesthésie comme pour la maman d'Aniki c'est rigolo les conversations oui ou alors si ma maman a mangé McDo, moi j'ai tellement envie de manger McDo que je suis née. C'est une manière de voir les choses. Oui, c'est vrai qu'elle a goûté au lait du McDo dans la foulée. J'adore. C'est rigolo. Et j'ai un regret, c'est qu'on a perdu... Ma belle-mère a fait des photos après la naissance. Et il y avait une photo où tous les pompiers, ils étaient bien pleins. Il y avait 15, il s'était moins 10 dans la pièce, les pompiers, moi dans la couverture de survie avec Annickie. et j'ai... perdu ses photos et c'est vraiment mon regret. J'ai plus d'images. Mais c'est pas grave parce qu'on a un article dans le journal aussi. Ah oui,
- Speaker #1
parce qu'on vous a contacté après pour que vous en parliez.
- Speaker #0
Ouais, je sais pas comment ça s'est su. Bah parce que c'est ma fille, sur son certificat de naissance, il n'y a pas écrit... Enfin, on a habité un petit village. Écrit né à Locmar il y a plus d'une année. Je crois qu'il y a eu genre 7 naissances. en 50 ans alors que Martin 12 années et dont la plupart dans les camions de pompiers là comme ça en freestyle notre médecin traitant après il appelait mon mari mon confrère gynéco c'est leur private joke c'est insolite quand même surtout pour un petit village ouais c'est ça on avait eu un petit mot de la mairesse oh c'est mignon pour nous féliciter et tout. C'était marrant. Oui. Et d'ailleurs, notre fils, il allait chez la nounou et il y avait une petite de son âge et la maman attendait quelques mois plus tard un bébé. Elle avait eu un accouchement assez rapide et ça l'avait un peu...
- Speaker #1
Elle l'avait un peu...
- Speaker #0
Elle l'avait une. Oui. C'est bon. Je pense qu'eux, ils n'ont pas tardé à aller à la maternité quand ça a commencé. Je ne sais pas combien de temps ça a duré après, mais...
- Speaker #1
Est-ce qu'il y a un truc que tu veux rajouter avant de passer à la dernière partie ? Ou pas. Non, je pense qu'on a tout dit. Du coup, à la fin, j'ai toujours des petites questions. Alors, sur la première saison, il y en avait deux. Maintenant, j'en rajoute une petite troisième. Alors, la première question, elle ne va pas trop vous correspondre, mais je vais quand même te la poser. Dans la valise de maternité, que vous aviez dû faire quand même, même si vous n'en êtes pas servi, c'était quoi l'objet indispensable que tu ne regrettes pas d'avoir emporté ? Et à l'inverse, le truc... complètement inutile.
- Speaker #0
Le truc qu'il a emporté dans sa valise, mais qui n'est pas une valise, c'est clairement, je pense, son instinct. Que justement, autant je voulais un accouchement physio, j'étais pas du tout dans les trucs un peu ésotériques. J'étais loin, justement, moi, la sophrologie, juste le terme, enfin, juste la sophrologie, ça me faisait rigoler, en fait. On n'était pas du tout... Après, depuis, j'en ai fait de l'hypnose et des trucs comme ça, mais à l'époque, pas du tout.
- Speaker #1
Tout était dans l'instinct.
- Speaker #0
Donc, je dirais, je dirais, n'oubliez pas votre instinct et... Et de savoir être dans sa bulle.
- Speaker #1
Ok. C'est trop bien parce que c'est la première fois qu'on me dit ça, donc j'adore.
- Speaker #0
Trop bien.
- Speaker #1
Est-ce qu'il y a une phrase qu'on t'a dite, qu'on t'a répétée ou qui t'a marquée pendant cette période ? Une phrase qui t'est restée même longtemps après.
- Speaker #0
Ce n'est pas un bon exemple parce que ce n'est pas quelque chose qui m'a inspirée ou quoi. C'est vraiment, je repense toujours à ma conversation avec la sage-femme. Mais combien de contraictions douloureuses ? Une ! Mais enfin ! Non, il n'y a pas de phrase spécifiquement. Comme je pense justement, c'est... que je dis la plupart de ma préparation, je l'ai faite avant ma grossesse. C'était tout le cheminement. Parce que j'ai pas beaucoup parlé de ma première expérience en tant que maman, mais je pense que j'ai eu une dépression du postpartum, etc. Ça a été très long, ça a été très dur. Et j'étais jeune aussi d'ailleurs. Quand j'ai eu mon fils, j'avais 22 ans. Quand j'ai eu ma fille, j'avais 25 ans. Et du coup, en fait, on revient à l'instinct, c'est que j'étais en mode instinctive. J'étais à la fouille. préparé et à la fois désinfluencé. Je vivais dans mon corps, en fait.
- Speaker #1
Ouais, tu t'es vraiment mis dans ta bulle, t'as tout oublié. Le monde est de toi, quoi.
- Speaker #0
Oui, et même ma grossesse, en fait. Je pense que ça s'est vraiment déroulé. C'est pour ça que j'ai pas de phrases... Par exemple, sur cette grossesse, j'écoutais pas de récits d'accouchement. Déjà parce qu'il n'y avait pas de témoignages. Il y avait très peu de témoignages de naissances physiologiques à l'époque. Il y a 8 ans et moins qu'aujourd'hui. En tout cas, aujourd'hui, je trouve énormément d'informations sur Instagram, sur les réseaux, grâce à ton podcast, entre autres. Donc non, j'étais avec moi-même. Du coup,
- Speaker #1
ça va peut-être faire un lien avec la dernière question que je rajoute sur cette saison. Si tu pouvais dire quelque chose aux femmes qui s'apprêtent à accoucher, tu leur dirais quoi ?
- Speaker #0
D'être avec elles-mêmes. Malgré toutes les merveilleuses ressources qui existent aujourd'hui, de ne pas oublier elles. Hein ? ce qu'elles vivent, ce qu'elles ressentent, d'autant plus aux femmes qui ont des projets d'accouchement physiologique. Être avec nous-mêmes, ça nous permet de ne pas nous fermer des portes et de juste être dans l'instant présent, en fait.
- Speaker #1
C'est une belle manière de terminer. Merci beaucoup, c'était super d'écouter ton histoire et je pense que ça va parler à beaucoup de monde.
- Speaker #0
Je sais que ça fera d'autres femmes qui pourront dire « Ah, mais moi aussi, ça m'est arrivé ! » Parce que moi, pendant longtemps, je croyais que j'étais seule. Oui, je n'avais pas vécu d'autres témoignages similaires. Et c'est que plus tard, là, avec cette grossesse, où j'ai quand même saigné un peu les informations. Oui, je me suis longtemps pensée seule. Et alors, j'espère que ça pourra permettre à d'autres femmes. Aussi, comme le but de ton podcast, de voir qu'il n'y a pas deux accouchements qui se ressemblent.
- Speaker #1
Exactement, oui.
- Speaker #0
Il y a tout un panel et chaque accouchement... Et légitime et merveilleux comme il est. Exactement, oui, tout à fait. Merci beaucoup, c'était trop bien. Merci à toi.
- Speaker #1
Et voilà, c'est déjà la fin de cette histoire. J'espère qu'elle t'aura touchée, fait réfléchir ou simplement accompagnée pendant quelques instants. Si tu souhaites soutenir le podcast, tu peux lui laisser 5 étoiles sur ta plateforme d'écoute préférée. Pour toi, c'est un tout petit geste, mais pour moi, c'est un immense coup de pouce pour faire découvrir ces témoignages à d'autres. Et si tu as envie de prolonger cette parenthèse... de découvrir les coulisses ou les prochains épisodes, tu peux me retrouver sur Instagram, à te sacrer accouchement. Merci d'être là, épisode après épisode, surtout prends soin de toi, et à très vite pour une nouvelle histoire d'accouchement.