Speaker #0Bienvenue dans ce nouvel épisode du Sakin Call, le podcast qui t'invite à prendre soin de toi, de ta spiritualité et à développer ta soif d'apprendre. Je suis Selma, fondatrice de la librairie musulmane Sakin, et aujourd'hui on se retrouve encore pour notre série sur Surat Al-Kahf et le livre de Yassir Qadhi, des éditions muslims sitchi que vous pouvez retrouver sur le site librairiesakin.fr. Le lien est dans la description. Si ce n'est pas déjà fait, je vous invite vivement à regarder les épisodes précédents. Donc il y avait un premier épisode introductif. Ensuite... Un autre épisode sur la première histoire, et là du coup, on passe à l'épisode sur la deuxième histoire, le propriétaire des deux jardins. On va commencer cet épisode en faisant une petite introspection, en étant honnête avec soi-même. Voilà, c'est de vous à vous, donc ne dites pas directement, ah non, moi ça m'est jamais arrivé. C'est des maladies du cœur qui existent, donc on fait une introspection sincère. C'est entre vous-même, ou entre vous et Allah plutôt. Est-ce que ça vous est déjà arrivé de regarder la vie de quelqu'un ? Peut-être qu'il a, je ne sais pas, acheté une maison, il a un bon salaire, il a une belle carrière, ce que vous voyez sur les réseaux, etc. Est-ce que ça vous est déjà arrivé de ressentir, on va dire, quelque chose d'inconfortable dans la poitrine ? Quelque chose qui va ressembler à une frustration, vous disant, mais pourquoi lui il a réussi et moi je galère ? Voilà, une petite envie, une petite comparaison qui vous met un peu mal. Et à l'inverse, est-ce que vous avez obtenu quelque chose de bien dans votre vie, donc une bonne nouvelle, une réussite, une victoire, et vous vous êtes dit, ah, j'ai mérité ça, c'est grâce à moi-même. Ces deux maladies du cœur qu'on peut appeler la jalousie et l'orgueil, ce sont probablement les pièges les plus communs dans nos vies, qui sont beaucoup plus fréquents que ce qu'on veut admettre. Et Allah, dans cette deuxième histoire de Surat al-Kahf, il va nous en parler. C'est une histoire qui fait mal, on va dire, parce qu'elle est réelle. et elle peut arriver à tout le monde. Déjà, avant de rentrer dans l'histoire, il faut comprendre pourquoi Allah la place exactement là où elle est dans cette surah. Dans le livre de Yassir Qadhi, on nous explique que juste avant cette histoire, aux versets 30 et 31, Allah décrit le vrai Jannah. Parce que Jannah, ça veut dire jardin, mais ça veut aussi dire les jardins d'éternité, dans le sens le paradis, sous lesquels coulent les ruisseaux, comme on nous dit souvent dans le Coran. Et immédiatement après, il nous raconte l'histoire d'un homme qui avait deux jardins ici-bas. Comme si Allah nous disait un peu, je viens de vous montrer la vraie jannah, c'est quoi le vrai jannah ? Le vrai jardin éternel. Maintenant, regardez ce qui arrive quand un homme confond les jardins éternels avec les jardins de ce bas-monde. Et donc ça, c'est la deuxième fitna dont nous parle Allah dans cette surat. On a vu la fitna de la religion. Maintenant, on voit la fitna de l'argent et des plaisirs temporaires de ce bas-monde qui peuvent malheureusement nous faire oublier Allah Azzawajal. Et Allah, il nous décrit les jardins de cet homme. Il nous dit, donne-leur l'exemple de deux hommes. À l'un d'eux, nous avons assigné deux jardins de vignes que nous avons entourés de palmiers et nous avons mis entre les deux jardins des champs cultivés. Les deux jardins produisaient leurs récoltes sans jamais manquer et nous avons fait jaillir entre eux un ruisseau. Donc on nous décrit la... Richesse de cet homme, il n'avait pas qu'un jardin, il en avait deux. Il n'avait pas de simples fruits, il avait des vignes, des arbres fruitiers, précieux, délicats, chers. Et ils étaient entourés de palmiers pour les protéger. Entre les deux jardins, il y avait encore des cultures, des champs. Entre les deux, il y avait un ruisseau. Donc les jardins étaient toujours irrigués. Ils produisaient des récoltes sans jamais manquer. Tout ça, on nous le dit dans le Coran. L'homme, il n'avait même pas besoin de demander, il n'avait même pas besoin d'irriguer. Les récoltes étaient là grâce au ruisseau. En fait, on ne peut pas imaginer un meilleur agencement. Et en plus de ces deux jardins, forcément, il avait de la richesse. Il avait des biens de manière générale. Des chevaux, de l'or, de l'argent. Il avait tout ce qu'un homme pouvait désirer. Et il avait vraiment le meilleur de ce qu'on peut désirer. Et Allah, quand il nous en parle, il ne nous dit pas juste l'homme avait, l'homme a ceci. Il nous dit bien, nous avons assigné, nous avons mis, nous avons entouré. Il rappelle que c'est lui l'auteur de tous ses bienfaits. toutes ces bénédictions, de cette baraka dont l'homme bénéficie. Pourtant, dans le verset d'après, on nous dit, et il avait des fruits, et dit alors à son compagnon avec qui il conversait, je possède plus de bien que toi, et je suis plus puissant que toi grâce à mon clan. Donc, pendant les premiers versets, Allah, il nous dit, nous avons donné, nous avons fait, et l'homme, lui, il dit moi,
Speaker #0Il a enlevé Allah de l'équation. Il s'est attribué tout ce qu'Allah lui a donné. Comme si ce qu'il avait, c'était simplement grâce à son propre travail, à son intelligence, à son clan. Donc il y a un glissement, on passe de nous à moi, je, qui n'est pas totalement correct. Bien sûr, on fait les causes pour avoir des choses, mais on n'oublie pas que c'est Allah qui donne. C'est Allah qui est Ar-Razak. Notre richesse, nos biens, ça provient de qui ? Ça provient d'Allah, Azza wa Jal. Je ne peux pas dire ce que j'ai, je l'ai obtenu seulement grâce à mes efforts, grâce à ma famille. et m'en vanter comme si Allah n'existait pas. Et ça, c'est tellement un problème que les humains... On a, parce que c'est tout le temps, j'ai mon entreprise, j'ai mon diplôme, j'ai mon talent, j'ai ma famille, j'ai ma réussite. Et des fois, on oublie que c'est Allah qui nous a donné tout ça. On va regarder peut-être même ce que les autres ont et qu'on n'a pas, mais on oublie tout ce qu'Allah nous a donné. On oublie d'être reconnaissant pour tout ce qu'on a déjà. Bien sûr, on a fait des efforts, on a travaillé dur pour avoir ce qu'on a, mais il ne faut pas oublier que si on l'a, c'est grâce à Allah. C'est Allah qui a décidé de nous l'octroyer. Et le problème, c'est quand on est trop obsédé. par les choses de cette dounia, vraiment, on est la tête dedans, on n'arrive pas à prendre du recul, ben, ce qui se passe, c'est qu'on oublie Allah. Et c'est exactement ce qui s'est passé pour cet homme, qui juste après nous dit, il entre dans son jardin, coupable envers lui-même, et il dit, je ne pense pas que ceci puisse jamais périr, et je ne pense pas que l'heure viendra, et si on me ramène vers mon Seigneur, je trouverai certes meilleur lieu de retour que ce jardin. Donc là, l'homme, il fait trois erreurs. Il dit déjà qu'il est convaincu que ce qu'il a aujourd'hui, ça sera là demain, ça peut pas partir. C'est là pour toujours. Et ça, c'est ce qu'on oublie souvent, c'est que ce monde, il n'est pas éternel. C'est pas ça la vie éternelle. Chaitan arrive à nous faire oublier la vraie vie éternelle, c'est pas maintenant. Justement, on est censé travailler pour pouvoir l'avoir plus tard. Donc, il y a quelques versets, Allah nous parlait du vrai Jannah, c'est-à-dire du paradis, donc du vrai séjour éternel. Et là, il nous dit que cet homme disait, je ne pense pas que ceci puisse jamais périr. Donc, je pense que c'est ici le jardin éternel. La deuxième erreur de cet homme, c'est qu'il pense que l'heure n'arrivera jamais. Il est tellement dans sa gêne naterestre, il se pense tellement invincible qu'il en a oublié ses croyances. Qu'il pense ne plus avoir besoin du paradis, du véritable jardin éternel. Que ce monde, il lui suffit. Et là, après, la troisième erreur, c'est l'orgueil ultime, vraiment. C'est, si je suis ramenée vers mon Seigneur, je trouverai certes quelque chose de meilleur encore. Il pense en fait que cette richesse... ici-bas, c'est la preuve qu'Allah l'aime. Bien sûr qu'Allah est Ar-Rahman, Al-Wadud, il aime ses créatures, il donne à ses créatures sans compter. Mais la richesse ici-bas, c'est pas la preuve qu'Allah nous aime. C'est pas comme ça que ça marche. On a vu parmi les compagnons, des hommes qui font partie des meilleures personnes sur Terre, mais qui étaient très pauvres, qui étaient esclaves, qui n'avaient rien. Ça n'a pas empêché qu'ils soient promis au paradis. Dans ce bas-monde, Allah peut donner ses bénédictions aux moumines, aux croyants. et au fasiq. Fasiq, c'est dans le sens pervers, une croyance, quelqu'un qui va commettre beaucoup de péchés. Il peut donner aux musulmans comme il peut donner aux kafirs, c'est-à-dire celui qui ne croit pas. Il donne à tout le monde. La richesse, ici-bas, ce n'est pas un signe d'amour d'Allah. C'est une épreuve, d'ailleurs. Allah, il va te donner des richesses, mais ce qui va compter pour entrer au paradis, c'est qu'est-ce que toi, tu as fait de ces richesses et comment ton comportement a changé en ayant ces richesses. On revient à notre histoire. Donc là, l'homme dit... Ça, donc, est plein d'orgueil face à un autre homme. N'oublions pas ce deuxième, ce compagnon, on va dire, qui vient de se faire insulter. On lui a dit qu'il valait moins que lui. Dans cette situation, on défendrait notre égo. On ne va pas se mentir, on sera en colère, on se sentirait humilié. Pourtant, le croyant, qu'est-ce qu'il va faire ici ? Quand son ami, on va dire, l'a insulté, il n'a pas réagi. Donc, ça ne l'a pas intéressé d'une certaine manière quand il s'est fait personnellement humilier. Par contre, quand... L'homme au Dejardin a insulté Allah, a parlé du jour du jugement, il l'a nié. Là, il n'a pas pu se taire. Il lui a répondu. Il ne va pas répondre par l'ordre de conversation. Ah d'abord tu as dit ça, donc je te réponds ça. C'est par l'ordre de la gravité des fautes. Donc première chose qu'il lui dit c'est Es-tu ingrat envers celui qui t'a créé de poussière ? En arabe, akafarta, ça a deux sens. C'est rejeter Allah et aussi être ingrat envers lui. En fait, en islam, l'ingratitude pour ceux qu'on a C'est une forme de koufr, c'est une forme d'incroyance. Ce compagnon, il veut ramener l'homme au Deux-Jardins à la réalité. Il veut lui rappeler la réalité en lui disant « Es-tu ingrat envers celui qui t'a créé de poussière, lui d'une goutte de sperme et qui t'a façonné en homme ? » En fait, il lui rappelle son origine. Il lui rappelle d'où on vient. On vient de Tourab, on vient de la poussière. On vient de la poussière et toi, tu te crois supérieur à celui qui t'a créé. Et il lui dit « En entrant dans ton jardin, que ne dis-tu ? Masha'Allah ! » Le prophète sallallahu alayhi wa sallam Il nous avait parlé de cette phrase En nous disant que c'était un trésor parmi les trésors du paradis Et le prophète sallallahu alayhi wa sallam Il nous a dit que cette phrase Elle est inscrite sur une des portes du paradis C'est une phrase qu'on devrait répéter régulièrement Je voudrais consacrer un autre épisode Pour les bienfaits du zikr Mais c'est important de répéter ce genre de phrases régulièrement Pour débloquer des situations Avoir la baraka Des hasanat Enfin on y... Les bienfaits sont très nombreux. Et en fait, qu'Allah nous en préserve, mais si on tombe dans cette illusion, cet orgueil qui nous fait croire que tout provient de nous, qu'on ne doit rien à personne, même pas à Allah, cette phrase, ce genre de phrase, c'est pour purifier le cœur. Et quand on ressent aussi du hased, c'est-à-dire de l'envie, de la jalousie, pour ce qu'un autre a, dire cette phrase, ça nous permet de nous rappeler que c'est Allah qui donne, c'est Allah qui reprend, et c'est à Allah que je dois demander les choses. Je ne dois pas envier en me disant, pourquoi lui il a ça et pas moi ? Ce n'est pas parce que lui il a ça que toi tu ne peux pas avoir, peut-être même mieux. Juste, il faut s'en remettre à Allah, lui demander ce qu'on veut, et faire les causes pour bien sûr. Donc Allah, il a passé plusieurs versets, quelques versets à décrire. Les jardins, la beauté de ces jardins, et pourtant, pour leur destruction, pour ce qui s'est passé par la suite, il a seulement utilisé deux mots. Il n'y a pas eu de détail, il n'y a pas eu d'explication, comme si Allah nous disait que ce jardin ne signifie rien pour lui. Il n'a pas besoin de s'y attarder. Je ne sais pas si c'est un feu, si c'est un orage ou autre chose, parce que ce n'est pas intéressant, parce que c'est un détail. Pourtant, pour l'homme, ça n'en est pas un, parce qu'il se... tord les mains de regret en disant que je regrette de n'avoir pas associé personne à mon Seigneur. Mais c'est trop tard maintenant. C'est comme Fir'aun. Ça nous rappelle l'histoire avec Moussa alayhi salam quand Fir'aun, une des pires créatures humaines, dit je crois parce qu'il a vu la mer se refermer sur lui. Et c'est que maintenant que tu crois. Donc la vraie question c'est pas est-ce que je vais me repentir quand je vais voir le châtiment. Non, ça tout le monde le fait. La vraie question c'est est-ce que je reviens à Allah à temps, avant de voir le châtiment. Je sais qu'il peut arriver ce châtiment. Est-ce que je prends mes précautions ? Est-ce que je fais en sorte d'être digne du paradis ou pas ? Donc Allah, il conclut cette histoire dans le verset 44. On comprend qu'au moment de faciliter, le croyant et l'incroyant profitent tous les deux. C'est facile. C'est au moment de l'épreuve que là, le vrai gagnant, ce n'est pas celui qui est riche à un moment donné. C'est celui qui est béni par Allah. pour l'éternité. Allah, après cette histoire, il fait une belle parabole. Verset 45, il va dire Allah, il nous rappelle, il nous explique que oui, c'est vrai, on a besoin de ce monde. On a le droit d'aimer les biens de ce monde. Mais si on s'y émerge trop, Si on est trop obsédé par ça, il peut nous détruire. Dans le verset 46, on nous dit Cependant, les bonnes œuvres qui persistent ont auprès de ton Seigneur une meilleure récompense et suscitent une belle espérance. Donc là, Yasser Qadhi nous fait une analyse linguistique que vous pouvez retrouver dans le livre. Allah, il met en avant les œuvres qui demeurent. Pour souligner ce qui compte vraiment, c'est les actes qui durent. Pas juste qu'ils soient bons maintenant. Mais c'est quoi ces œuvres qui demeurent ? Ça va être... par exemple le zikr qui va avoir une grande récompense qui va peser lourd sur la balance comme nous le dit le prophète sallallahu alayhi wa sallam quand il nous parle de zikr comme subhanallahil adhim etc ce sont des mots qui vont peser plus que tous les jardins de ce bas monde donc voilà j'espère que cet épisode vous aura plu, tout ce que je vous ai expliqué c'est tiré du livre de Yassir Qadhi explication de surat al-kaf des éditions muslim city que vous pouvez retrouver sur le site de la librairie je vous mets le lien en description même si vous avez écouté ces épisodes je vous invite vivement à lire le livre parce qu'en fait chaque point est développé sur plusieurs pages avec des hadiths références et des analyses linguistiques et ça je trouve ça tellement intéressant pour voir les miracles, les détails qu'il y a dans le Coran Subhanallah, je trouve ça vraiment fascinant en fait quand on se dit ah mais Allah il a utilisé tel mot au lieu de tel mot pour bien préciser ça et voilà ça m'émeut énormément donc si vous voulez ce livre il est disponible sur le site le prochain épisode Inch'Allah si je Merci. Continue, je garde le rythme de la petite série. Ça va être l'histoire de Moussa et El Khidr. Donc une histoire où le prophète d'Allah, il apprend qu'il ne sait pas tout et ce que ça change vraiment. J'espère que cet épisode vous a plu. Si c'est le cas, je vous invite à le partager autour de vous et à laisser 5 étoiles sur la plateforme d'écoute. Ça m'aiderait énormément. On se retrouve très vite pour un nouvel épisode. Salam alaikum.