- Speaker #0
Le User Group m'a permis de partager beaucoup, mais m'a permis d'apprendre aussi. C'est là la magie de l'écosystème. Ce que Salesforce cherche à retrouver derrière les MVP, c'est la véritable intention de partager avec la communauté. Une chose que j'essaie d'expliquer aux sociétés sur l'intelligence artificielle, c'est qu'il n'y a pas un produit qu'on achète et qu'on active et qui marche par magie. C'est plutôt un processus. Une fois que tu as travaillé sur l'ensemble de ces piliers, on peut dire que tu as travaillé sur ton AI readiness et que tu as la vision pour permettre le succès.
- Speaker #1
Donc bien respecter ces trois étapes-là.
- Speaker #0
Ils ont commencé en se disant, on débute sur Adjantic, le mieux c'est déjà de s'intégrer avec les acteurs du marché, avec OpenAI, avec Copic. avec Google, et par la suite ils ont ramené leurs propres modèles aussi. Et le next step de tout ça, c'est mettre en place des architectures de type MCP pour pouvoir faire parler des agents avec d'autres agents sur d'autres technologies. Ce qu'il faut pour les consultants, c'est de rester curieux et de s'auto-former. Donc c'est sur ces sujets-là, à Genforce, on a la chance d'être sur des plateformes qui sont accessibles, qu'on appelle no-code ou low-code, où on va pouvoir faire beaucoup de choses sans avoir à être un développeur.
- Speaker #1
Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode de Salesforce People. Je me présente, je m'appelle Abalash, expert Salesforce depuis plus de dix ans. J'interviens en tant que chef de projet, intégrateur et formateur. Dans ce nouvel épisode, je suis très heureux d'avoir avec moi un membre actif de la communauté, un MVP, un All-of-Fame MVP, et je suis heureux de pouvoir partager avec toi, Cyril, ton parcours et de voir un peu comment tu as pu progresser dans l'écosystème. Bienvenue Cyril.
- Speaker #0
Merci pour cette invitation Abalash.
- Speaker #1
Tout d'abord, si on peut commencer par te présenter, de reparler de ton parcours et d'où tu viens, comment tu as commencé dans Salesforce et jusqu'à maintenant.
- Speaker #0
Avec plaisir. Moi, j'ai commencé dans le milieu du CRM il y a déjà une vingtaine d'années. Et il y a 15 ans, j'ai découvert Salesforce. Moi, je viens du milieu, j'ai commencé sur Oracle et Cybele, sur les grosses d'incense, où il fallait parfois un an de projet juste pour faire une montée de version.
- Speaker #1
Je me rappelle de ça.
- Speaker #0
Les belles époques.
- Speaker #1
Très loin du cloud.
- Speaker #0
Non, voilà. Et à cette époque-là, déjà, j'avais du mal à trouver la valeur qu'un client pouvait avoir à faire ce genre de projet. Bon, après, je comprenais qu'il avait besoin de consultants pour le faire, justement. Mais je me disais qu'il y avait sûrement d'autres façons de faire. Donc, j'ai regardé un peu le marché. Et il y avait déjà à l'époque Cybele qui avait lancé une version qui s'appelait On Demand et qui était les prémices de ce qu'on appelle aujourd'hui le cloud computing. Et là, on pouvait faire des modifications de son CRM sans avoir à compiler le code, à déployer, etc. Et je trouvais ça très intéressant et j'ai voulu poursuivre dans cet axe-là. Et déjà à l'époque, donc il y a 15 ans, Salesforce était déjà le leader et j'ai voulu poursuivre sur Salesforce.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Depuis.
- Speaker #1
Donc il y a 15 ans.
- Speaker #0
Oui, déjà.
- Speaker #1
Très bien. Ok, good. Et à ce moment-là, tu es en France.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
D'accord. Parce que c'est important d'en parler à tout le monde. Donc Cyril, actuellement, tu es en Suisse. Donc c'est intéressant de savoir que tu n'as pas... pas toujours été en Suisse, que tu as commencé ta carrière en France. T'étais dans une SN, c'est ça ?
- Speaker #0
Oui, alors j'ai commencé déjà côté client final.
- Speaker #1
Chez qui ?
- Speaker #0
Alors, confidentiel. L'idée étant de dire, je ne me plaisais pas dans un milieu qui était constamment le même. Mon employeur, lui, était très satisfait puisque j'étais très compétent, mais pour moi, je tournais en rond. Donc je me suis dit, qu'est-ce qui pourrait m'aider justement à conserver un peu de la curiosité Merci. et de l'apprentissage. Et c'était plutôt le milieu du conseil qui allait favoriser un petit peu ce terrain d'apprentissage permanent. Donc, c'est là où je suis allé dans le conseil. Donc, ça, c'était à Paris, effectivement. Et puis, il y a dix ans, j'ai eu l'opportunité de partir en Suisse.
- Speaker #1
OK. EFN, toujours ?
- Speaker #0
Oui. Donc, plusieurs. J'ai fait plusieurs passages. Et puis, il y a cinq ans, j'ai créé ma structure. Ma Vric.
- Speaker #1
OK. Good. OK. Donc, ça fait cinq ans que tu es devenu partenaire de part ton entreprise, Maverick, que tu as monté à Genève, si je ne dis pas de bêtises. Sur la partie suisse et sur la partie romane ?
- Speaker #0
Initialement, oui. Quand on arrive quelque part, il faut choisir ses batailles. Installé à Genève, j'ai d'abord attaqué le marché de ce qu'on appelle Suisse-Romand. C'est la Suisse francophone. On va dire entre Genève et Lausanne. Mais depuis janvier de cette année, on a ouvert aussi un bureau à Zurich.
- Speaker #1
Ok, félicitations. C'est exactement ça que je voulais voir avec toi. Déjà, ton parcours, ça le retrace un peu. Qu'on rentre un peu plus aussi dans le sujet de ton application dans l'écosystème. Moi, c'est comme ça que je t'ai connu. Pour la petite histoire, j'ai vécu aussi en Suisse il y a quelques années. Et je cherchais des amis de la communauté. Je suis mal tombé parce que je suis arrivé au moment du Covid. donc pour socialiser c'est pas top mais voilà donc j'ai entendu parler de toi du user group que tu étais MVP et donc voilà j'ai commencé à te suivre sur LinkedIn d'ailleurs j'invite tout le monde à suivre Cyril Louis sur LinkedIn c'est un puits d'informations c'est surtout un vrai passionné donc vraiment je vous conseille de le suivre et donc ça m'a intéressé de de voir qui tu étais actuellement. Et donc, mon but, ce serait ça, c'était de partager avec toi ton application dans l'écosystème. Et deuxième sujet qu'on abordera aussi, je trouve ça intéressant, c'est tu arrives dans un nouveau marché, qui est la Suisse, qui n'est pas énorme comme marché, mais qui est un nouveau marché. Et c'est quoi un peu les tips pour commencer sur un nouveau marché auquel on est totalement reconnu ?
- Speaker #0
Alors, c'est vrai que quand je suis arrivé en Suisse, à peu près le... La même réaction que toi en disant, j'arrive dans un nouveau marché, comment est-ce que je vais côtoyer des personnes de cet écosystème ? Lorsque j'ai commencé Salesforce, au-delà de la plateforme, ce que j'ai vu, c'était l'écosystème. Donc l'énergie qu'on pouvait retrouver dans cette communauté, le partage de connaissances. Donc en arrivant en Suisse, je me suis dit, nouvel arrivant sur un marché, je ne connais personne, donc comment est-ce que je pourrais trouver certains de mes pairs dans l'écosystème, en l'occurrence Genevois ? À l'époque, il n'y avait pas de user group. Il n'y avait qu'un groupe qui existait, qui était développeur groupe. Moi, je ne suis pas développeur, mais je me suis dit, Bye. Il a le mérite d'exister, je vais au moins m'y rendre. Alors il y avait des sujets sur lesquels je pouvais me rattacher, d'autres pas, parce que c'était déjà trop pointu en termes de sujets de développeurs. Mais la personne qui lidait ce groupe à l'époque m'a dit, mais du coup, le problème, il est résolu. S'il n'y a pas de groupe user group et que tu trouves qu'il y a un marché, crée-le. Donc c'est comme ça que je me suis lancé en tant que user group leader.
- Speaker #1
Il y a combien de temps du coup ?
- Speaker #0
Ça doit faire près de dix ans désormais, parce que j'ai dû le faire presque en arrivant. D'accord. Les premières fois, quand tu démarres, c'est toujours des surprises. C'est rigolo. Les premières sessions, on devait être cinq personnes. Donc, c'était assez dur. Là, sur les derniers événements qu'on fait, on arrive à avoir plus de 80 personnes qui vont se joindre à nous. Donc, ce ne sont jamais les mêmes personnes. Ça, c'est bien. Il y a toujours un corps qui est le même. Une équipe qui vient à tous les événements. Des curieux, des personnes qui vont venir selon leur disponibilité, selon les sujets qu'on va aborder. ça tourne, la communauté grandit comme ça, donc ça c'est intéressant et puis ensuite lorsqu'on débarque sur un nouveau marché alors le user group m'a permis de partager beaucoup, mais m'a permis d'apprendre aussi, c'est là aussi la magie de l'écosystème on donne la parole aux autres donc on n'est pas, le but d'un user group leader c'est pas de tout savoir de toute façon c'est plutôt d'animer et de fédérer, donc j'avais le plaisir aussi de recevoir des super speakers et puis d'apprendre de ces speakers là Ça m'a donné l'opportunité parfois ensuite de travailler avec eux, en Suisse ou à l'étranger, des personnes de différents horizons, et de construire aussi ce que tu disais, la visibilité. La visibilité, elle te donne quoi ? Elle te donne de la légitimité. Moi, ça m'a permis de recruter des personnes qui m'ont connue comme ça. Elles m'ont dit, je ne sais pas s'ils étaient travaillés avec Cyril, Louis ou avec Mavericks, parce qu'ils estimaient que l'ensemble expertise, excellence faisait sens, ou les deux, j'espère d'ailleurs. Donc, c'était un premier point. ça m'a permis de trouver des clients aussi qui m'ont... connus au travers de conférences ou d'événements, et des partenaires aussi, des partenaires technologiques ou d'autres partenaires d'implementation, partenaires Salesforce, on pouvait se dire, on a la même philosophie, on va pouvoir joindre nos forces. Donc l'idée aussi de communauté, c'est que dans d'autres écosystèmes, on pourrait dire qu'on est concurrent sur Salesforce, ça peut être moins le cas. De moment qu'on travaille en intelligence, on sait travailler ensemble.
- Speaker #1
Je suis d'accord avec toi, ça permet de créer des synergies. Comme tu l'as dit toi-même, tu n'as pas un profil développeur. Donc forcément, dans nos projets, on a besoin de développeurs. Effectivement, ces communautés, ces événements, ça nous permet de côtoyer des gens qui peuvent compléter les skills qu'on n'a pas. Et c'est le bon moment pour le faire.
- Speaker #0
Oui, d'autant que quand tu crées une société au démarrage, il y a toujours le questionnement de savoir quand recruter. Alors, la question de savoir qui recruter, c'est déjà difficile. Mais ensuite, quand ? Est-ce que je recrute trop tôt et je risque d'avoir des gens sur le bench qui vont un petit peu attaquer ma rentabilité ? ou est-ce que tu recrutes trop tard et du coup, tu te mets aussi en position de perdre des deals parce que tu n'as pas les équipes pour pouvoir les gagner.
- Speaker #1
Et puis, tu te mets en danger parce que tu ne peux pas réaliser, tu ne peux pas délivrer, tu es mal délivré. C'est un enchaînement. C'est vrai que le momentum de savoir quand est-ce que tu dois embaucher et quand est-ce que tu dois commencer, ça ne doit pas être évident.
- Speaker #0
C'est ça, c'est pour ça que dans ma philosophie, j'ai beaucoup utilisé mon réseau de partenaires de confiance. pour pouvoir les activer. Donc à nouveau, soit des freelancers ou soit des sociétés de conseil avec lesquelles on s'entend bien et on se dit, là j'ai un deal, comment est-ce qu'on peut compléter le dispositif ?
- Speaker #1
C'est de la sous-traitance finalement ?
- Speaker #0
C'est du partenariat presque, on va se dire, où on va travailler ensemble pour amener la meilleure valeur au client. Parfois, moi j'ai les skills, mais je sais que chez Intel, ils vont être plus pointus, ça va mieux correspondre au client. Du coup, on va se dire, comment est-ce qu'on répond ensemble en synergie pour amener le plus de valeur ? Donc on voit ça plutôt comme un réseau de partenaires de confiance. qui va permettre aussi de pallier les pics d'activité. Et si ce pic, il ne va pas durer dans le temps, il ne va pas perdurer, c'est peut-être trop tôt pour recruter. Donc ça nous permet aussi d'ajuster les volumes comme ça. Donc au démarrage, c'était quand même le fait d'avoir cette philosophie d'écosystème a été aussi un facilitateur.
- Speaker #1
D'accord, ok. Pour revenir un peu sur ton application, sur la communauté, donc tu es MVP depuis un petit moment maintenant d'ailleurs.
- Speaker #0
C'est la sixième année.
- Speaker #1
Oui, c'est ça, la sixième année. Juste un peu pour comprendre un peu le behind the scenes de comment ça se passe. l'attribution de ce titre, ta contribution à la communauté quant à ce genre de titre, comment ça se passe. Je pense qu'il y a plein de gens qui doivent être très intéressés pour savoir comment ça se passe.
- Speaker #0
Bien sûr, il y a en plus un peu de mythe urbain derrière le titre. Donc déjà, qu'est-ce que c'est que Salesforce MVP ? C'est une reconnaissance de la part de l'éditeur envers des personnes dans l'écosystème qui, à la fois, vont faire preuve d'expertise sur la solution, mais aussi Et... de leadership et de générosité, donc ce qu'on appelle le give-back, donc ils vont partager leur savoir, être capables aussi d'évangéliser sur la solution. Quand on a dit ça, qu'est-ce qu'on dit ? Quels sont les critères ? Bon, c'est un peu flou en vérité, mais le critère principal, au-delà du give-back et de l'expertise, c'est le commitment, donc l'implication dans le long terme. Ce que Salesforce cherche à retrouver derrière les MVP, c'est la véritable intention de partager avec la communauté et pas de le faire dans l'espoir de devenir MVP. Oui. Du coup, les personnes souvent qui recherchent ce titre ne le font pas avec le bon état d'esprit. Et ensuite, ils sont surpris de ne pas être reconnus comme MVP. Ils se disent, mais moi, j'ai partagé ici, j'ai fait tel événement, j'ai fait telle chose. Ce n'est pas une liste de courses qu'il faut cocher. Et quand on les a tous cochés, on devient MVP. Ça ne marche pas comme ça. Et en fait, ça se ressent quand quelqu'un le fait avec ces ambitions-là. Et c'est justement pour ça qu'il y a un panel qui va décider qui va être élu MVP. Et si ça se ressent trop, ce n'est pas l'état d'esprit. que Salesforce recherche. Comment ça fonctionne ? La communauté va proposer des noms en fonction de ce qu'ils ont ressenti comme étant une personne qui a été utile dans leur parcours, pour les accompagner, pour les former, pour partager du contenu, etc. Donc le premier niveau, c'est la communauté. Et ensuite, il va y avoir des feedbacks supplémentaires, notamment d'un panel chez Salesforce pour décider si cette personne est vraiment en lien avec l'esprit du MVP.
- Speaker #1
Ok, très bien. Beaucoup plus clair. C'est intéressant parce qu'effectivement, on pourrait penser que tu as une checklist et tu respectes la checklist. Et finalement, non, ce n'est pas du tout le cas.
- Speaker #0
Non, parce que c'est une reconnaissance et ce n'est pas quelque chose qui se déclenche à partir d'un certain seuil. Ou alors, le seul critère qui permettrait de déclencher ça, c'est que cette implication soit pérenne. Et du coup, lorsqu'on a fait des conférences qu'on donne à la communauté, qu'on organise des groupes, qu'on est mentor, etc. sur une année, ça ne suffit pas pour prouver que l'engagement est durable. Donc souvent, les personnes qui le font avec le mauvais mindset, à nouveau, elles vont lâcher les...
- Speaker #1
Il y en a un moment donné parce que c'est...
- Speaker #0
On dirait finalement que c'est dur. Et en fait, non, il faut perdurer. Et donc si tu le fais au bout de 3, 4, 5 ans et que c'est reconnu, que c'est visible, tu peux retrouver, tu peux être élu, nominé, reconnu comme MVP.
- Speaker #1
Ok, intéressant. J'aimerais qu'on parle aussi du marché suisse. Nous, on est en France, on a une visibilité de ce que ça donne en France. Je pense qu'il y a beaucoup de gens qui peuvent être intéressés aussi de savoir comment ça marche en Suisse. Est-ce que tu peux nous en parler ?
- Speaker #0
Oui. Le marché suisse, il a une particularité au-delà de la taille. Si on compare la France qui est de fait plus petite et qui est plus complexe. Il y a plusieurs langues nationales en Suisse. Déjà.
- Speaker #1
Donc,
- Speaker #0
il y a quatre langues. Il y a le français. La première langue, c'est l'allemand, le suisse-allemand. On a le français, on a l'italien et on a aussi le romanche. Et puis, il y a l'anglais business, notamment à Genève, avec les Nations Unies. C'est très international, donc il y a aussi l'anglais. Donc, de fait, quand on s'installe, c'est déjà de se dire c'est quoi mon marché parmi ce marché. On a la Suisse et puis on va se dire nous, lequel je veux adresser. Donc, comme je te disais en introduction, moi, je suis arrivé à Genève, donc partie francophone. Donc, on va déjà au moins s'attaquer à ce marché-là. Au-delà de la langue, il y a même... des différences culturelles. Donc entre la partie francophone et la partie suisse alémanique, on va retrouver aussi des méthodes de travail ou des attentes qui ne vont pas être les mêmes. Et puis, si je reviens sur mon marché premier qui est la Suisse romande, donc francophone, là aussi, on n'a pas les mêmes codes qu'en France. On se dit, c'est si proche, on parle la même langue, c'est la même façon de faire le business. Eh bien, pas du tout. Et c'est là où il faut apprendre les impacts culturels et quelles sont les attentes des clients, comment on doit travailler avec eux.
- Speaker #1
Je souris, pourquoi ? Parce que pour l'avoir vécu, en me disant, il parle français, il ressemble à des français, c'est des français ? Non, pas du tout. Effectivement, je suis d'accord avec toi. Culturellement, c'est très différent. L'approche business est totalement différente. Et pour revenir au lien de ce qu'on disait tout à l'heure, quand on attaque un nouveau marché... C'est l'une des premières choses à connaître et à maîtriser. C'est la culture business dans le pays. J'ai fait un podcast juste avant aux Émirats Arabes Unis avec des consultants qui sont aux Émirats Arabes Unis. Le principe est le même. On arrive dans un nouveau marché, on peut être le meilleur expert de la terre. Si on n'a pas les codes business, ça ne marchera pas. Et de vouloir imposer les siens, ça ne marche pas non plus. Donc, effectivement, pour des personnes qui souhaitent attaquer un nouveau marché, il y a un temps d'adaptation à connaître la culture, à prendre le temps de connaître la culture et ensuite de... de partager et de pouvoir rentrer sur ce marché-là. Mais en se disant qu'en Suisse, ça allait être plus simple, parce que tout le monde parle français, parce qu'on a l'air d'être proche, non, c'est totalement différent. Et pour l'avoir vécu, je confirme exactement ce que tu dis.
- Speaker #0
C'est d'autant plus troublant quand on se dit ce que tu dis. On est si proche et on parle la même langue, a priori pas de raison de penser qu'on ne pense pas de la même façon. Et sans faire de name dropping, il y a des acteurs français qui essayent de s'installer en Suisse. et certains qui reconduisent les mêmes erreurs parce qu'ils n'appliquent pas ces codes en vérité. Ils se disent, on a l'expertise solution, on est légitime à adresser ce marché, mais ils viennent avec la façon de faire le business à Paris qui peut être mal perçue en Suisse. Donc l'idée, c'est quoi la recette au final ? Plus de proximité et plus de pragmatisme. Si on doit apprendre, il faut gérer le business en bon père de famille. C'est comme ça que les clients vont adresser. Donc il faut que toi... en tant que conseil, tu amènes la même pratique. Donc quelque chose qui soit très pragmatique, très concret, très presque ROI orienté. Pas d'essayer de vendre tout de suite la super roadmap sur 5 ans qui va te coûter des millions. Ce n'est pas la façon dont les clients vont investir ici. Et la proximité fait sens parce qu'il faut comprendre aussi la façon, la culture, comment est-ce qu'on va échanger. Il y a certains codes qui peuvent paraître parfois presque de l'ordre de la remarque. mais qui vont être bien ou mal perçus.
- Speaker #1
Ah oui, ok, c'est ça que tu veux dire. Oui, ok, je comprends. Oui, ça peut être troublant, en fait, parce que c'est des cultures tellement différentes qu'on peut mal l'apprécier.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Oui, je comprends. Mais pour l'avoir vécu, je comprends. Ok, très bien. Intéressant le retour. Je suis obligé de parler avec toi de la révolution qu'on a vécue il y a peu de temps, qui est les haïs.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Parce que je suis beaucoup ce que tu postes et je pense qu'on peut dire que tu es ce qu'on appelle un haï enthousiaste.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Et donc, on en parle beaucoup, on poque beaucoup. Justement, ce matin, j'ai envoyé un questionnaire comme ça sur LinkedIn pour savoir où est-ce que vous en êtes avec l'IA et dans Salesforce. Et j'ai déjà quelques retours intéressants où j'ai une majorité de gens qui poquent, donc qui commencent à faire des choses. Donc, c'est très intéressant pour l'écosystème et c'est très intéressant aussi en tant que consultant parce que c'est des outils qui vont nous aider aussi à travailler, à être plus productifs et à permettre de proposer des choses intéressantes. J'aimerais bien avoir un peu... ton retour là-dessus, toi, déjà sur l'utilisation d'IA sur Salesforce et même l'utilisation d'IA pour toi en tant que consultant ?
- Speaker #0
En général, il y a une chose que j'essaye d'expliquer aux sociétés sur l'intelligence artificielle, parce que c'est parfois mal perçu, mal compris, et parfois même à cause des éditeurs de logiciels qui essayent de trop évangéliser. C'est qu'il y a, c'est pas un produit qu'on achète et qu'on active et qui marche par magie. C'est plutôt un processus. Et ce qui veut dire qu'il va falloir travailler dans le long terme. et qu'on ait une direction sur laquelle on veut tendre. Pourquoi je dis ça ? Parce que justement, les initiatives POC, Proof of Concept, moi, je vais plutôt les ranger dans les catégories plutôt quick and dirty. On va vouloir faire quelque chose vite pour montrer. Et ça, c'est plutôt de l'ordre du FOMO, Fear of Missing Out. Tu vois, tu veux lancer vite quelque chose et puis on va reprendre l'image de la checklist. Voilà, initiative AI, check. Le problème, c'est que si tu fais ça, des POC, tu vas les multiplier et ils vont être... très sporadiques, indépendants les uns des autres. Tu ne pourras pas aller à l'échelle, tu ne vas pas aller chercher la véritable valeur, tu ne vas pas aller creuser très loin dans les processus et au final, tu ne vas pas trouver de valeur. Donc, tu auras multiplié l'époque, tu auras dépensé ton argent, mais tu ne vas pas voir la valeur. Donc, à l'inverse, il faut plutôt regarder ça comme une initiative et comme je disais, un processus. Sur l'IA, la proportionnalité que je vois, c'est 30% qui est de la technologie, 30% qui est du processus et 40% qui est du people. pour que ça fonctionne. Ce qui veut dire, c'est que tu ne te focuses que sur la techno en disant, j'achète la techno, j'active et ça roule. En fait, tu n'es qu'à 30% de ton initiative. Donc, si tu veux qu'elle fonctionne, il faut regarder tes processus. Jusqu'où tu voudrais aller. Et du coup, là, on ne peut pas faire juste tu achètes sur étagère et tu actives parce qu'il va falloir que tu finetunes en fonction de tes enjeux. Et ensuite, les people. Est-ce qu'il y a un état d'esprit qui est data-driven ? Est-ce que tu comprends les enjeux ? Est-ce que tu es en raccord ? Est-ce que tu es... aussi conscients ou rassurés sur les insights, les outputs de l'IA et qu'il y a leur capacité à tes clients ou à tes employés aussi d'adopter les solutions. Je les encourage à aller dans cette direction. Maintenant, pour que ça fonctionne, la première chose, c'est la fondation que tu dois mettre en place. L'IA, AI is only as good as your data. Donc, tu as besoin de mettre les données en fondation de toute initiative AI aussi. Donc, ça, c'est la première, ce que j'appelle AI readiness. Tu vas avoir plusieurs piliers. Le premier, ça va être la qualité de la donnée, la source de la donnée.
- Speaker #1
Je suis désolé d'avance toutes les personnes qui suivent ce podcast. Dans tous les épisodes, on en parle. Data quality, data quality, data quality. Effectivement, on le dit à chaque fois, mais je trouve que c'est important. Et peut-être de le répéter, on le répète, mais ce n'est pas grave. Effectivement, tout projet IA qui commence, il doit commencer par la data quality et la maîtrise de sa donnée. Si on n'a pas cette maîtrise-là, ça va être hyper compliqué d'aller plus loin.
- Speaker #0
C'est sûr, c'est ce qui va nourrir le modèle. Donc, tu dois avoir les données. Le deuxième, c'est une fois que tu as identifié tes sources et qu'elles sont à peu près clean, tu as la gouvernance. Ce n'est pas parce que tu as défini où sont tes sources et que tu as... aligner les data models, que ça va rouler par la suite. La gouvernance, qui est en charge de ces données, qui les modifie, etc. Le troisième, ça va être, une fois que tu as ces données unifiées, qu'est-ce que tu peux en faire ? Comment tu peux activer ces données et sur quels canaux ? Si tu as juste de la donnée et que tu n'en fais rien, c'est finalement peu de valeur que tu pourras en tirer. Le troisième, c'est ce que je disais aussi au niveau des people. Comment est-ce que tu t'assures que les personnes sont éduquées, évangélisées, entraînées, formées, pour qu'ils gagnent confiance. S'ils n'ont pas confiance dans la solution, tu auras beau faire tous les efforts du monde, ça ne sera pas utilisé, finalement, c'est peine perdue.
- Speaker #1
Juste pour faire un focus sur les people, quand tu parles des people, tu parles des end users, des utilisateurs à la fin, ou bien même les gens de l'équipe d'intégration ?
- Speaker #0
On va dire les trois parties. Tu vas avoir les clients finaux, ceux avec lesquels la société, la compagnie va interagir. Tu vas avoir les utilisateurs internes Salesforce et tu vas avoir aussi les partenaires, ceux qui sont en charge d'implémenter les solutions. Et le dernier pilier, c'est l'alignement entre l'IT et le business, parce que les initiatives AI, pour qu'elles fonctionnent, elles ne peuvent pas être menées en silo pour aller chercher de la valeur. Une fois que tu as travaillé sur l'ensemble de ces piliers, on peut dire que tu as travaillé sur ton AI readiness et que tu as la vision pour permettre le succès.
- Speaker #1
Donc, bien respecter ces trois étapes-là. Toi, tu as eu des initiatives sur ces sujets-là. Et si oui, est-ce que tu peux nous donner quelques exemples ?
- Speaker #0
J'ai vu ce qui a marché et ce qui n'a pas marché, justement. Et c'était aussi notre rôle, parfois, de faire lever la tête du guidon du client qui voulait un peu trop courir. Avec, parfois, l'espoir, on va le mettre positif, l'espoir que l'IA était magique. Ouais,
- Speaker #1
alors tu sais quoi ? C'est intéressant ce que tu dis, parce que pour échanger avec pas mal de clients ces temps-ci, tout le monde pense être en retard. Et en fait, personne n'est en retard. Parce que tout le monde veut tellement commencer à travailler dessus. Et je vois qu'il y a des initiatives qui se montent. Et comme on disait, il y a des proofs of concept qui sont en train de se monter. Mais j'ai l'impression que tout le monde est au même niveau. Mais des cas concrets et de l'activation, je n'en ai pas encore vu énormément. Et tu vois, tu parlais tout à l'heure de FOMO. Oui, effectivement, on est en plein dedans, on est en pleine période. Et je me pose même la question, combien de temps ça va durer ? C'est cette histoire. Et quand est-ce qu'on sera mature pour vraiment lancer des choses ? Mais je partage en fait ce que tu dis. Tout le monde n'est pas vraiment en retard. On est tous au début de ce qu'on pourrait faire sur les AI.
- Speaker #0
Surtout lorsqu'on parle aujourd'hui de cette vague d'agents conversationnels, personne ne peut être véritablement en retard parce que c'est super récent au final. Oui,
- Speaker #1
c'est un an, on peut dire ça.
- Speaker #0
C'est ça. Donc avant, il y avait l'étape plutôt AI générative. Finalement, là, c'était plus du gain de temps, de productivité que de vraiment générer de la valeur. parce que pour drafter un email, bon... Si on dit c'est ça mon objectif en tant que compagnie pour aller chercher de la valeur, c'est quand même restreint. Donc finalement, personne n'est très en avance ou très en retard. Ce qui va faire la différence, c'est la capacité à avoir construit les bonnes fondations pour pouvoir aller à l'échelle et accélérer. Si on a fait des POC en se disant je veux juste voir la fonctionnalité. Je ne dis pas qu'il ne faut pas faire de POC parce que ça peut être intéressant pour aller chercher de la confiance et peut-être aller chercher aussi du support, des stakeholders. du sponsoring pour aller chercher un budget et de faire les choses en grand. Mais si on multiplie l'époque en se disant c'est comme ça que je vais réussir, le problème c'est qu'on n'arrivera pas à faire du security by design, d'assurer la montée en charge du processus. On ne va pas faire de continuous improvement, c'est-à-dire que le processus va apprendre de lui-même pour améliorer l'output systématiquement. Du coup, l'époque multipliée ne va pas générer d'adhésion au final parce qu'on va avoir beaucoup de choses. qui sera peu profond. Et on va dire finalement qu'il n'y a pas de valeur.
- Speaker #1
Et d'où ce que tu disais tout à l'heure, c'est d'avoir une vision claire dans ce qu'on veut faire. En fait, je peux trouver ça intéressant de faire plusieurs POCs dès lors qu'on a une vision. Parce que tu vois, ta vision, en fait, tu la découpes en process. On le disait tout à l'heure, les process. Sur chacun de ces process, on fait des POCs et on voit ce que ça donne et on fine-tune au fur et à mesure en l'utilisant, on améliore des choses et on arrive à quelque chose. Mais effectivement, sans la vision globale de où est-ce qu'on veut aller, Ça me paraît un peu compliqué. Effectivement, si c'est juste pour activer la fonctionnalité, on voit comment ça marche, ça peut être déceptif. En fait, le point, il est là. Et je vois autour de moi, il y a beaucoup de gens qui sont déceptifs parce qu'il n'y a pas de vision claire. On veut juste activer la future, on voit ce que ça marche. Oui, ça marche. Et c'était ça. Il y a une sandbox, on règle ça en deux minutes. Et oui, ça fonctionne. Maintenant, a-t-on la vision claire et peut-être la maturité pour savoir où on veut aller ? Peut-être oui ou non, mais je pense que c'est ça le travail qu'il faut faire dans un premier temps. Et après, on active... en actuelle fonctionnalité.
- Speaker #0
D'autant que Salesforce lui-même vient avec des accélérateurs. Ils ont dit, la solution, elle est facile d'accès et on peut même activer des agents. Et ça peut paraître presque une fausse promesse pour certains clients de penser que tout sera activable, ce qui ne sera pas le cas. Donc oui, on pourra démarrer avec des premiers agents qu'on pourra activer, mais on peut faire beaucoup plus. Et justement, en allant chercher du contexte pour que l'output de l'IA soit encore plus pertinente, ce contexte peut venir de données qui ne sont d'ailleurs pas dans Salesforce. c'est-à-dire... comment est-ce qu'on va sourcer. Donc si on se dit que c'est juste une fonctionnalité qu'on active, on va déjà restreindre le champ du contexte aux données qui sont dans Salesforce et on va restreindre les agents ou les capacités avec ce qui est out of the box. C'est trop limitatif, c'est un point de départ. Mais pour ça, il faut avoir validé ces processus pour savoir jusqu'où on voudrait aller. Je suis d'accord avec toi, il faut faire des POCs et de l'amélioration continue. Donc on prend l'output, on regarde qu'est-ce qu'on peut améliorer, comment on fine-tune et c'est comme ça qu'on crée de la valeur. Donc ça se prête bien, c'est les méthodologies agiles. on va développer par sprint et on va tout de suite revenir pour améliorer la fonctionnalité. Ça, ça marche bien pour le coup.
- Speaker #1
Et donc toi, dans ton expérience, tu as pu en mettre en place d'époque et si oui, dans quel contexte ?
- Speaker #0
Pour le coup, plein de contextes différents. Certains qui sont customer facing, donc on va avoir les clients finaux qui vont engager avec des agents conversationnels ou alors en interne pour les utilisateurs internes Salesforce. Aujourd'hui, il y a... beaucoup de valeur à aller chercher sur ce billet-là.
- Speaker #1
En interne ?
- Speaker #0
Oui, en interne. On a de plus en plus de données, et pour aider nos commerciaux ou les personnes du service client à comprendre le contexte, c'était lourd d'avoir une connaissance à date, up-to-date, systématique, sur l'ensemble de nos clients, sur tout ce qui s'est dit sur les six derniers mois, douze derniers mois, quatre dernières années. Donc là, l'idée, c'est d'avoir un résumé, mais le résumé, c'est pas à nouveau, c'est juste un accélérateur, c'est pas ça la valeur. Ensuite, d'une. discuter et poser des questions à se résumer pour aller chercher les bonnes valeurs, la bonne recommandation, la bonne solution. Et là, nous, c'est là où on voit beaucoup de valeurs aujourd'hui et de plus en plus de projets. Mais systématiquement, ce qui fait la réussite, c'est un, l'audit de l'existant et deux, définition de la roadmap. Et lorsqu'on définit cette roadmap, cette feuille de route, on va toujours s'en dé en deux parties. On va se dire, où sont les low-hanging fruits, donc les quick wins, ce qu'on va pouvoir... activés rapidement, faciles à mettre en œuvre et qui amènent beaucoup de valeur. Et ensuite, on va dépiler cette roadmap pour aller chercher toujours ce qui nous ramène beaucoup de valeur, mais qui est peut-être un peu plus complexe à implémenter, qu'il va falloir fine-tune les modèles. L'idée étant qu'on puisse délivrer de la valeur au fil du temps à nos utilisateurs. Si on leur dit attendez, on a besoin de 4 mois pour qu'on soit prêt, pour eux, ça veut dire beaucoup de budget, beaucoup d'investissement avec que de l'espoir, parce qu'ils voient rien arriver. Mais si on a déjà quelques quick wins, on va pouvoir déployer Merci. parfois en jour, en semaine, déjà, là, ça peut être passé en production, ils voient la valeur. Donc, ils sont tout à fait rassurés pour la suite en se disant, ah, derrière, ça sera en plus les cas d'usage qui vont nous amener encore plus de valeur. Certes, plus complexe, mais pour nous, vraiment, nous changer la vie. Donc là, on switch complètement le mindset de l'entreprise où on va avoir des équipes qui vont être aussi proactives à proposer des cas d'usage parce qu'ils ont été rassurés sur les premiers. Ils vont comprendre, finalement, qu'il n'y a pas de limite. la seule limite ça va être le budget et le planning mais tout sera réalisable donc on est en train d'insuffler progressivement avec cette méthode de la confiance dans l'IA et de la réassurance aussi la capacité des équipes elles-mêmes à investir le projet donc c'est plus quelque chose top down, le CEO qui a dit il faut faire de l'AI partout, c'est vraiment les équipes elles-mêmes qui se disent c'est quoi mon future of work comment ça pourrait m'améliorer et comment cet nouvel outil va m'aider et qui seront finalement les meilleurs ambassadeurs
- Speaker #1
puisqu'ils ont approuvé la solution auprès du top management, je veux dire. Mais ok. Mais non, je te dis ça parce que pareil de mon côté, j'ai eu l'occasion de faire des POC et je partage un peu sur ce que tu disais, c'est-à-dire l'interne versus l'externe. Effectivement, les cas d'usage que j'ai vus avec beaucoup de valeur et qui apportaient rapidement des solutions aux clients, c'était plus en interne pour aider un commercial, comme tu dis, à… pouvoir répondre à un appel d'offres ou bien un service client de répondre à un case qui est un peu plus complexe, sur lequel il a pu récupérer des données de cases qui étaient similaires et donc proposer des solutions aux clients. Mais ouais, en interne, j'ai trouvé ça plus fort. de valeur, puisque j'ai pu voir sur Dextern pour le moment, en tout cas.
- Speaker #0
Salesforce, parfois, c'est aussi un peu le front office. Les utilisateurs vont travailler dans Salesforce, mais il y a beaucoup de données qui peuvent provenir d'autres outils back office. Les ERP, des outils de caisse. Ces données-là sont aussi pertinentes, parfois, pour comprendre le comportement, pour faire la meilleure recommandation de produit, etc. Ces systèmes sont hétérogènes pour plein de raisons. Il y a du legacy. Du legacy, pardon. et se dire oh ces données-là vont être aussi pertinentes pour l'IA. Que ce soit d'autres systèmes qui ne soient pas du tout sexy pour l'utilisateur, à la fin, ce n'est plus un frein. On va dire que ça, c'est des données pertinentes, mais ça va nourrir l'IA qui va nous faire la recommandation dans notre univers Salesforce qui est connu, sur lequel les utilisateurs sont formés, sont à l'aise, plutôt que de switcher vers un SAP pour ne pas les nommer.
- Speaker #1
Ce n'est pas très sexy. Mais tu vois, c'est intéressant parce qu'une fois de plus, ça fait un lien avec un autre post-cat que j'ai fait avec Mounir. qui disait une phrase qui est très, très juste, qui disait « AI is the new UX » . Et c'est vrai qu'effectivement, maintenant qu'on a un socle de données qui récupère des données de tous les systèmes, j'ai juste besoin de parler à un agent ou à une intelligence artificielle pour pouvoir récupérer des données et d'avoir une réponse propre qui est apportée. Donc, ouais, moi, je partage aussi... J'essaie de me projeter aussi un peu demain sur qu'est-ce que peut devenir Salesforce. C'est ça qui est intéressant. c'est que... ça fait longtemps qu'on est dans l'écosystème et de voir l'évolution de l'outil et de voir cette LIA pour moi qui a cassé tous les codes et qui va même casser plein plein de choses j'essaie de réfléchir comment Salesforce va pouvoir en bénéficier et le fait d'avoir travaillé sur un modèle agentique, c'est exactement ce qu'il fallait faire parce qu'aujourd'hui Salesforce est un réceptacle de données qui récupère des données de tous les systèmes, pas pour rien que Datacloud a été créé, je pense que la raison elle est là, un CRM un e-commerce Merci. un marketing tools je peux maintenant récupérer mes données de mon ERP sans toucher les données à la source pouvoir les consolider comme je le veux les harmoniser comme je le veux et mettre une couche argentique derrière je pense que même Salesforce ce sera plus Salesforce tu vois si j'essaie de me projeter un peu dans l'avenir Salesforce ce sera plus Salesforce Salesforce ce sera un superbe agent ou une collection d'agents sur lesquels je vais pouvoir interagir et qui va en fait être un traitement de données ça sera même plus que ça à mon avis ça sera plutôt un orchestrateur d'agents quand tu regardes
- Speaker #0
La philosophie de Southforce depuis le début, c'est d'être une plateforme ouverte. Contrairement à d'autres systèmes, ils ont toujours revendiqué d'être API first et de faciliter les intégrations avec des outils tiers. Ensuite, ils ont voulu faciliter cette intégration avec du MuleSoft, avec du Data Cloud. Vraiment, c'est leur ADN. Et ce qu'ils ont amené aussi dans leur approche à Adjantic, c'est de calquer cette vision. Ils ont commencé en se disant, on débute sur Adjantic, le mieux, c'est déjà de s'intégrer avec les acteurs du marché. avec OpenAI, avec Anthropic, avec Google. Et par la suite, ils ont ramené leur propre modèle aussi. Et le next step de tout ça, c'est mettre en place des architectures de type MCP pour pouvoir faire parler des agents avec d'autres agents sur d'autres technos.
- Speaker #1
Est-ce que tu peux définir un peu ce que c'est que MCP ?
- Speaker #0
C'est un modèle d'architecture qui va permettre de passer du contexte d'un agent à un autre agent. Donc on pourrait avoir un agent qui est développé sur l'agentique d'Amazon, par exemple. Avec un agent qui est développé sur Salesforce. Et l'agent Salesforce a besoin d'une information. Il pourra, lui, de la même manière qu'un API call, passer de l'information et du contexte à un autre agent pour qu'il réalise une tâche, mais en dehors de la plateforme Salesforce et qu'on lui réponde. Et donc, cette architecture s'appelle MCP. Il y a d'autres architectures similaires qui s'appellent aussi agent-to-agent. Aujourd'hui, c'est plutôt l'architecture MCP qui est en train de...
- Speaker #1
Qui veut dire quoi, MCP ?
- Speaker #0
Model, contexte. OK.
- Speaker #1
Je mettrais un petit sous-titre, pas de problème.
- Speaker #0
Et ça vient de différents éditeurs. Aujourd'hui, ce n'est pas encore une architecture standardisée, mais ça tend à l'être. Donc, je crois que c'est Google qui vient avec Agent to Agent et je pense que c'est Anthropic qui vient avec MCP. Mais voilà, ça tend à se démocratiser. Et aujourd'hui, Salesforce et AgentForce sont déjà capables de mettre en place des architectures MCP et d'avoir son propre serveur MCP, si besoin est.
- Speaker #1
OK. Très intéressant. Écoute, on arrive bientôt à la fin de cet épisode. Est-ce que tu as des éléments que tu voudrais rajouter ?
- Speaker #0
Là, on a dérivé vers justement l'évolution de le futur de Salesforce, mais en tout cas l'impact de l'IA. Donc, ce serait une recommandation aux personnes qui sont dans l'écosystème, c'est de rester curieux. On a parlé des sociétés tout à l'heure qui mettaient en place ces initiatives en se disant est-ce que c'est déjà trop tard ou est-ce que c'est trop tôt ? Je pense que c'est le bon moment, mais ce qu'il faut pour les consultants, c'est de rester curieux. et de s'auto-former. Donc, sur ces sujets-là, à Genforce, on a la chance d'être sur des plateformes qui sont accessibles, qu'on appelle no code ou low code, où on va pouvoir faire beaucoup de choses sans avoir à être un développeur.
- Speaker #1
Oui, et ça, je trouve que c'est très important de l'apporter parce qu'auparavant, moi, c'est comme ça que j'ai commencé sur Salesforce et que ça m'a rendu la frustration de ne pas être développeur. Tout comme toi, je ne suis pas du tout développeur. Je n'ai pas ce background-là. Et ma découverte de Salesforce dans le no code, pouvoir paramétrer pouvoir créer des champs, des listes de valeurs, des choses comme ça. Ça me semblait tellement simple que c'est là où ma curiosité a été piquée et que j'ai voulu aller plus loin. Donc effectivement, ça, c'est un très bon conseil de dire, là, on rentre dans un nouvel ère, de l'ère de l'IA, l'argentique, dans lequel forcément, on n'a pas besoin d'être un développeur de folie pour monter en compétence dessus. Salesforce nous donne les moyens de monter en compétence dessus avec Trélède, avec même des formations qui sont proposées gratuitement, il faut le savoir. Donc oui, c'est un bon conseil. On est au bon moment là.
- Speaker #0
C'est ça. Et après, on va avoir dans cette vague d'adoption le moment où ça va accélérer. Donc le fait de s'y être intéressé au départ va nous amener peut-être plus de cas d'usage en tête et pouvoir mieux accompagner en se disant éviter de faire les mêmes erreurs. L'idée étant de passer ce cap d'époque pour s'assurer que ce qu'on met en place va durer dans le temps. Donc d'anticiper les erreurs communes. Pour ça, il faut l'avoir fait en vérité. Donc ne pas hésiter à tester soi-même. de s'intéresser, d'être curieux, de poser des questions. L'écosystème, il est super friendly. C'est unique. Donc, si on a des questions, poser des questions à des speakers, dans des conférences, en ligne, sur Slack, on trouvera des réponses. Les gens sont assez promptes à partager. Personne qui fait de la rétention d'informations, l'écosystème, il est justement ouvert. Et plus on partage, plus le jour où on aura nous-mêmes une question, on sera enclin à avoir une réponse. Et donc, tester, se connecter et interagir.
- Speaker #1
Super. Merci à toi Cyril.
- Speaker #0
Merci à toi.
- Speaker #1
Merci beaucoup. Merci à tous. J'espère que cet épisode vous a plu et je vous dis à très bientôt. Bonne soirée tout le monde.
- Speaker #0
Merci.