- Speaker #0
On ne devait pas le faire en mode séparé ? Genre moi je claque et toi tu claques ? On a claqué en même temps, c'est beau !
- Speaker #1
Je me suis calé pour que ce soit en même temps.
- Speaker #0
Tu te cales par rapport à moi ?
- Speaker #1
Non, c'est juste que sinon c'est chiant pour caler si tu fais...
- Speaker #0
Bon du coup, tu avais l'intro pour commencer ?
- Speaker #1
Oui, c'était bien.
- Speaker #0
Attends, mais c'était ça le truc dont tu me parlais ? Genre le truc hyper bien ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Genre là tu m'as dit que tu avais trouvé une super intro ?
- Speaker #1
Ben c'est une super intro, allez, on peut enchaîner maintenant.
- Speaker #0
Je ne sais pas, c'est toi qui me pose les questions ?
- Speaker #1
Bah parce que oui, on voulait parler, enfin tu voulais parler de ton hospice.
- Speaker #0
On voulait. Non mais c'est un sujet qui pourrait être intéressant de voir le côté, le fait d'être soignant et de passer du côté patient. Parce qu'en vrai, j'en ai si chié finalement.
- Speaker #1
Longtemps.
- Speaker #0
Je suis restée six semaines à l'hosto. Et c'était terrible, terrible. Surtout dans un service dans lequel moi, je travaille déjà à la base. Là, c'était les soins intensifs, c'était pas de l'AREA, mais les soins intensifs, c'est intimement... Ouais, t'as juste pas de gens intubés. Et encore, moi, j'ai jamais fait de service de soins intensifs en tant que soignante, mais je crois qu'il y a des patients intubés aussi. Ouais,
- Speaker #1
tu peux. Ça dépend comment tu fais.
- Speaker #0
T'as déjà fait de soins intensifs ? Ouais. Ah ouais ?
- Speaker #1
Intérim.
- Speaker #0
T'as fait de l'intérim en soins intensifs ? T'es chaud toi ! C'est des soins intensifs quoi ?
- Speaker #1
Cardio, principalement.
- Speaker #0
Ah oui, c'est l'usique quoi.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Il y a des patients intubés à l'usique ?
- Speaker #1
Ça dépend. Tu peux. Ça dépend comment ils foutent l'unité. Les patients qui sortent de réa et qui ne sont pas très stables, mais suffisamment pour que...
- Speaker #0
Ok. Moi, je n'étais pas intubé en tout cas quand je suis arrivé. Tu sais que je te l'ai raconté ça ? Que je me souviens de mon extubation ?
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
C'est vrai que je ne te l'ai pas raconté ? Si, je te l'ai raconté. Non,
- Speaker #1
je voulais pas en parler.
- Speaker #0
Mais je ne sais plus si j'étais en salle ou si j'étais en SSPI. Je ne sais pas où ils extubent les gens.
- Speaker #1
Au CHU, normalement, c'est en salle.
- Speaker #0
Donc, ils m'ont extubé en salle.
- Speaker #1
Après, ça dépend. C'est un truc long, donc possible en SSPI. En fait, les deux sont possibles.
- Speaker #0
OK, bon, bref. Je me souviens que je n'arrivais pas à ouvrir mes yeux et que du coup, j'avais les mains attachées. Et je sais qu'en vrai, on attache les gens aussi. Mais en fait, c'est hyper, hyper flippant d'avoir les mains attachées. Mais d'un côté, c'était stylé. Non mais ce qui était cool, c'est que je savais, on ne m'avait pas prévenu que j'allais être rattachée. Mais si tu veux, ça ne m'a pas surpris. Parce que je savais que j'étais là, ok, je suis intubée, j'allais m'attacher, c'est normal, c'est pour ne pas que je m'extube. Bref, donc ça je m'en souviens très bien. Et je me souviens qu'elle me demandait d'ouvrir les yeux, mais que je n'arrivais pas à ouvrir les yeux parce que j'étais encore trop dans mon truc. Le tube, il me faisait pas mal, mais j'arrêtais pas d'avaler. Mais en vrai, c'était pas si paniquant que ça. Et elle me demandait de serrer les mains et tout, machin. Et quand elle me posait des questions, je leur faisais des pouces en haut ou des pouces en bas. Parce que je n'arrivais pas à ouvrir mes yeux pour leur dire, en gros. Et je me souviens que quand elles m'ont extubée, j'ai craché, mais craché. Et elle me foutait la yankoir, tu sais, dans le... Dans le...
- Speaker #1
Dans le spiel, hein.
- Speaker #0
Et ça faisait super mal aux dents. Tu sais que moi, en réa, je n'utilise jamais la yankoir. Parce que, en gros, la yankoir, c'est un... pour aspirer dans la bouche qui est un peu dur. Moi, je trouve ça dur, perso. Et ça, je ne l'utilise jamais. Je n'utilise que des sondes pour aspirer dans la bouche. Justement, j'avais l'impression que ça claquait les dents et je confirme, ça claque les dents.
- Speaker #1
Les sondes, ça suffit après quand tu arrives à y arriver.
- Speaker #0
De quoi ?
- Speaker #1
Les sondes, ça suffit pour aspirer quand même.
- Speaker #0
Oui, mais pour la Yanguère, c'est vrai que c'est un côté pratique parce que c'est déjà branché et que si t'en fous partout...
- Speaker #1
Comme quoi, tu vois, déjà, les mains attachées, en vrai... Tu le savais, donc je pense que ça allait. Mais t'imagines que les gens qui ne le savent pas, tu travailles, t'arrives pas à ouvrir les yeux, t'es coincé.
- Speaker #0
Mais je pense que les gens, il faut les prévenir, en fait.
- Speaker #1
Ah bah c'est sûr,
- Speaker #0
mais très bien,
- Speaker #1
pas assez. Ça paraît naturel, ça paraît normal pour nous, mais pas pour les gens.
- Speaker #0
Je me souviens que quand j'étais dans une autre clinique, on faisait soins continu réa, et les gens qui arrivaient au soin le soir, c'était pour se faire opérer le lendemain d'une chair cardiaque, et du coup... On allait les voir et on leur prévenait qu'ils allaient avoir les mains attachées. Bon, ça n'empêchait pas qu'ils faisaient le cobra dans le lit quand ils se levaient, mais quand ils se réveillaient, pardon, mais bon.
- Speaker #1
Et après, du coup, tu es redescendue en service. Tu étais bien les premiers jours, en vrai ?
- Speaker #0
Les premiers jours, j'étais bien.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Mais tout le monde m'a dit que j'avais une sale gueule.
- Speaker #1
Bah, t'avais une sale gueule d'une personne qui se réveille d'une longue inter.
- Speaker #0
J'étais blé et tout.
- Speaker #1
Ouais, mais ça va.
- Speaker #0
Ah bon ?
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
je me souviens pas trop des soins intensifs t'avais ta douleur là aux épaules Oui, mais alors trop bizarre ça aussi. Mais c'est la position du bloc ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Bah quoi ?
- Speaker #1
Oui, bah oui, c'est sûr que c'était ça.
- Speaker #0
Bah, mais parce que...
- Speaker #1
T'as les bras comme ça sur le truc, t'as mal pile ici.
- Speaker #0
Mais pourquoi ils te mettent les bras comme ça ? Ils sont délicats.
- Speaker #1
Parce que les bras en croix, bah parce que non, parce que t'as... Du coup, pour que l'équipe se mette...
- Speaker #0
Mais pourquoi ils te les mettent pas... Tu sais, j'ai la... Non. Pour le thorax, tu vois.
- Speaker #1
Bah non parce que du coup Non ça fait des appuis Ça fait Euh C'est naturel d'avoir les bras en croix posés comme ça ?
- Speaker #0
Oui, naturel. T'as mon naturel que j'ai super bien calé. Oui,
- Speaker #1
mais parce qu'ils ont mal calé la pubra, je pense.
- Speaker #0
Toi, tu le fais bien ? C'est toi qui le fais, ça, au blog ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
C'est toi ?
- Speaker #1
Bah ouais.
- Speaker #0
Toi, l'y aide ?
- Speaker #1
Bah, bien sûr. C'est tout. C'est Libod, Libo, le chirque. Il est en salle à ce moment-là.
- Speaker #0
Les chirurgiens aident à mettre en place le patient ?
- Speaker #1
Ça fonctionne normalement. Toute l'équipe présente en salle est responsable de l'installation.
- Speaker #0
Ah bon ? Je ne pensais pas qu'ils le faisaient. C'est pour ça qu'ils arrivent toujours après, les chirurgiens.
- Speaker #1
Ça dépend lesquels. Mais beaucoup, c'est l'équipe parmen qui installe.
- Speaker #0
Avec les internes.
- Speaker #1
Avec les internes au CH, oui. Les premiers jours, ça allait en vrai.
- Speaker #0
Oui, non, je n'ai pas souvenir que ça allait. Je ne me souviens pas trop. Je ne me souviens pas avoir eu trop mal, c'est vrai, à part à mon épaule.
- Speaker #1
C'était l'épaule au début.
- Speaker #0
Et après, c'était la péridurale qui ne fonctionnait plus.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et du coup, il n'y avait qu'un côté qui fonctionnait. J'avais eu archi mal après.
- Speaker #1
Ils te l'ont enlevé super vite.
- Speaker #0
Ils ne me l'ont pas envoyé super vite, c'est qu'elle ne fonctionnait pas. Elle ne fonctionnait plus, donc du coup, forcément, ils ont dû l'enlever. Ça ne sert à rien de garder un point d'antenne. Oui, je suis d'accord. Tu vois, après, mon miso morphine, j'ai adoré ça.
- Speaker #1
Tu étais shooté.
- Speaker #0
J'ai adoré la morphine. C'était vraiment un grand moment. Tu sais que je comprends maintenant les patients qui deviennent accro à la morphine. C'est terrible. Non, mais c'est trop facile. Genre, tu appuies sur un truc et pof, tu as un shoot. et puis t'es bien quoi !
- Speaker #1
Ah bah ça c'est un problème de toute façon l'addiction au morphinique
- Speaker #0
Ça va très vite hein Ça va très vite Mais ça va trop vite l'addiction au morphinique
- Speaker #1
J'adorais ça Je m'en rends pas compte de la sensation Surtout quand t'avais mal en plus et que ça soulageait
- Speaker #0
Alors moi je trouvais que ça soulageait pas la douleur Ah ouais ? En fait ça me soulageait un peu Mais c'est surtout que ça me défonçait Et du coup ça me faisait dormir Plus en ce sens là, tu vois ce que je veux dire ?
- Speaker #2
Ouais
- Speaker #0
Je sentais toujours la douleur, mais en fait, j'étais tellement à l'ouest.
- Speaker #2
Enfin,
- Speaker #0
pas trop, je pouvais quand même parler, mais ça me foutait un peu à l'ouest. Et donc, du coup, c'est ça, en fait, qui calme. Et j'ai trouvé que la plupart des anthalgiques forts que j'ai eus, donc j'ai eu quoi ? J'ai eu la kéta, j'ai eu la morphine. C'était super. Mais bon, bref. Et en fait, je me suis souvenu que j'avais toujours mal, mais que j'étais défoncée. Donc, c'était ça qui me faisait que j'avais plus mal. Je ne sais pas comment dire. Je ne sais pas comment expliquer. Est-ce que tu vois ce que je veux dire ?
- Speaker #1
Oui, je vois. Oui, je comprends. Mais il y a un moment où tu n'étais vraiment pas bien aussi. Un long moment où c'était un dents de scie. Mais globalement, tu n'as pas été...
- Speaker #0
Un dents de scie ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Qui dit ça ?
- Speaker #1
Tout le monde. Tu veux dire comment autrement ?
- Speaker #0
Mais pas du tout.
- Speaker #1
Mais si,
- Speaker #0
c'est un dents de scie. Alors, je comprends ce que tu veux dire.
- Speaker #1
Mais c'est une expression à tout le monde.
- Speaker #0
Je pense que c'est une expression hiérarchie connue.
- Speaker #1
Bien sûr que si. Ben, dites-nous. Oui, ça rentre en dessous, il y a des hauts et des bas
- Speaker #0
Mais il disait ça quand ? Dans les années 1800 ?
- Speaker #1
Non, toujours. Dans la langue française, Juliette.
- Speaker #0
Ah ouais ? J'avais envie de regarder sur... de demander à ChatGPT si dans le dossier, il y a un truc qui se...
- Speaker #1
Ça peut pas être ChatGPT, quoi. Quel enfer, ce truc.
- Speaker #0
Ça pollue, en plus. C'est pas bien.
- Speaker #1
Non, mais globalement, t'as pas été très bien. Il y a des moments où t'étais un peu moins... pas bien que d'autres.
- Speaker #0
Putain, mais c'est fou. Tu m'as vu que mal, en fait.
- Speaker #1
Ah oui, bah franchement...
- Speaker #0
Parce que Mika est venu me voir tous les jours à l'hôpital.
- Speaker #1
non c'est pas vrai pas tous les jours toutes les semaines bah ouais je suis venu dégager à ma maman
- Speaker #0
Et comment ça, j'étais pas bien ?
- Speaker #1
C'était pas bien. En fait, ça dépend. Il y a des moments où t'étais... Mais t'as pas de souvenirs du début du tout.
- Speaker #0
Des soins intensifs, non ?
- Speaker #1
Le début, t'étais planante. Tu te plaignais de certains trucs, mais c'était tolérable, j'avais l'impression. Quand t'es partie en USA, c'était plus compliqué. Mais parce que c'est là où il y a eu... Comment ça va voir les merdes ?
- Speaker #0
Quand je suis partie en service ?
- Speaker #1
Ouais. Entre le drain qui est tombé, qui me donnait 2000...
- Speaker #0
Oh, mais ça aussi ! Terrible.
- Speaker #1
Ton drain qui prenait de la lymphe, 2 litres par jour, qui tombe tout seul.
- Speaker #0
On m'a laissé comme ça.
- Speaker #1
On va voir ce que ça donne. Peut-être qu'il a pris l'éthique pour aller absorber. 2 litres.
- Speaker #0
Il n'a pas réabsorbé. Ça a donné 1 600. Quand on m'a posé le drain, entre le moment où je me suis repérposé le drain à la radio interventionnelle et que je revienne en chambre, ça avait donné 1 600 juste le temps du trajet. Je me souviens d'une aide soignante Merci. parce que du coup forcément ça appuyait sur mon diaphragme mais forcément j'étais désaturée et je me souviens que tous les matins j'étais à 89, 92 de SAT mais je galérais pas non plus des masses et une fois je le dis à l'aide soignante et elle me dit c'est pareil pour tout le monde le matin, tout le monde est à 90 de SAT je dis alors j'ai 30 balais j'ai pas d'apnée du sommeil donc je pense quand même que je me connais ... Mais bizarrement, je galérais pas à respirer. Enfin, j'étais pas en mode détresse-respire,
- Speaker #1
tu vois. Tu t'y es habituée, je sais pas.
- Speaker #0
Ouais. Et bizarrement, quand on m'a drainée, le lendemain, j'étais à 98 de sas tout le temps, même le matin au réveil, quoi. Nommage, ce n'était pas la même ésoignante, mais j'aurais bien aimé.
- Speaker #1
Je me rappelle que ça te faisait... Avant ça, ça te faisait mal ? Parce que tu avais l'hématome aussi derrière le foie qui te faisait ultra mal.
- Speaker #0
Ah oui, c'est vrai que j'ai eu ça. Non, mais moi, j'ai oublié des trucs. Il y a des trucs que j'ai oubliés. Après, il y a eu mon rein. Vu qu'ils ont bousillé mon cou-bloc. C'est pas comme si c'était un reproche. Ils n'ont pas fait exprès, mais... Je n'ai plus qu'un rein.
- Speaker #1
Il fonctionne un peu encore.
- Speaker #0
Il fonctionne à 15%. Et le reste, c'est atrophié. Donc, j'ai plus qu'un rêve, quoi.
- Speaker #1
Ils t'ont brisé un peu partout. En gros, ils ont enlevé des métas un peu partout.
- Speaker #0
Ils ont gratté partout dans le péritone.
- Speaker #1
Ils ont pété l'artère rénale aussi.
- Speaker #0
Oui, ils ont pété l'artère rénale. Ils ont enlevé les métastases. C'est un risque. Mais du coup, le rein m'a fait vachement mal. Le moment où il s'atrophiait, j'avais de la fièvre pendant deux semaines à cause de ça. Au début, on pensait à une infection. Tu ne te souviens pas, on m'avait fait des mocs, des copros, des machins, des trucs. Et en fait, il n'y avait rien. C'était juste le rein qui... c'était inflammatoire ou quoi ? Il n'y avait rien à faire, il fallait juste attendre du coup du perfalgan systématique. Surtout que je ne supporte pas la fièvre. Donc à 37... J'avoue,
- Speaker #1
peut-être une faiblesse.
- Speaker #0
Ah non, mais alors, je ne suis pas faible de base, mais alors la fièvre, moi, 37, 38, 38, mais je pique une tonne, je suis morte, quoi.
- Speaker #1
Tu as tout tanké, mais le 38 de fièvre, tu t'en perds.
- Speaker #0
Ah non, mais ça, ça pouvait... Et je pleurais, hein.
- Speaker #1
Ouais, je te rappelle,
- Speaker #0
ouais. J'ai pleuré tous les jours, je crois.
- Speaker #1
Dès que tu montais à 38, le déclencheur
- Speaker #0
C'était terrible Mais même sur le moral, c'était fou l'hospitalisation. Oui,
- Speaker #1
mais parce que ça s'est enchaîné en plus. Parce qu'après ça, du coup, le drain commençait à moins donner, mais tu ne mangeais toujours pas aussi.
- Speaker #0
Ah oui, c'est vrai qu'il y a eu ça.
- Speaker #1
Oui, tu n'avais quasiment rien mangé. C'est pareil, c'est pour ça du coup que... Peut-être que je veux bien que ce soit une longue chirurgie, on t'a enlevé une partie du côlon, parce qu'on a enlevé la tumeur primaire, donc elle n'est plus là non plus.
- Speaker #0
J'ai tout, moi je n'ai plus de côlon droit.
- Speaker #1
Oui. T'as enlevé ta stomie, ça c'est trop cool.
- Speaker #0
Oui, ça fait très bizarre.
- Speaker #1
J'imagine, un an quasiment.
- Speaker #0
C'était marrant le premier retour aux toilettes, c'était super. C'était un grand moment. Mais t'étais là ? Ah non, t'étais pas là.
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Ma mère l'a pris en photo, si tu veux tout savoir.
- Speaker #1
C'est cool en vrai, il y a eu des bonnes nouvelles dans le lot. Ils ont fait plein de trucs parce qu'ils ont enlevé...
- Speaker #0
Mon colon droit. Ouais. Ma vésicule biliaire. Mes ovaires. Donc ça, c'est pas très cool quand même.
- Speaker #1
C'est pas très cool,
- Speaker #0
ouais. Et quoi d'autre ? Et mon colon. Il n'y a pas de 10 aussi,
- Speaker #1
non ?
- Speaker #0
Forcément, colon droit, il y a forcément pas de 10.
- Speaker #1
Partie avec.
- Speaker #0
Et ma stonne. Je crois que c'est tout, mais c'est déjà pas mal.
- Speaker #1
C'est déjà pas mal, ouais.
- Speaker #0
C'est déjà pas mal. J'ai une belle cicatrice qui part du diaphragme jusqu'au milieu du pubis. C'est fantastique.
- Speaker #1
Après, on... malheur. Pas trop mal, elle va s'estomper beaucoup.
- Speaker #0
Il faudrait que je trouve une histoire à cette cicatrice bien plus stylée que genre une attaque de requin ou quoi. Mais une attaque de requin, ça n'ouvre pas un ventre comme ça.
- Speaker #1
Pas en ligne droite en tout cas, ou alors, à ma connaissance.
- Speaker #0
Par contre, je me dis qu'un lion, genre ça peut griffer...
- Speaker #1
Avec une griffe en ligne droite.
- Speaker #0
Oui, peut-être qu'il a une monogriffe. Mais on peut trouver des trucs comme ça en vrai. Il faut lui trouver une histoire à cette cicatrice bien plus stylée qu'un vieux cancer dégueulasse.
- Speaker #1
Ça reste pas stylé, mais en tout cas, ça reste...
- Speaker #0
Mais oui, c'est vrai que j'en ai belché. C'était pas très positif, quand même.
- Speaker #1
Il y avait de quoi en même temps. En fait, c'est que tout le long, au début, il y avait la douleur à l'épaule. Puis du coup, tu pouvais pas te relever les premiers jours à cause de ça. Du coup, tu te relevais pas, donc t'allais pas à la salle. Tu n'avais pas faim non plus, donc il y avait un peu aussi... T'es passé en soins intensifs parce que ça allait mieux.
- Speaker #0
Tu étais en service tradi.
- Speaker #1
En service tradi, pardon. T'as le drain qui est tombé, donc t'as ton ventre qui a gonflé et ça te faisait mal. Du coup, t'avais tout le temps des nausées, t'étais pas bien, etc. On te remet le drain. Là, t'as la fièvre qui monte un perma à 38 pendant deux semaines non-stop. La fièvre diminue. Et après,
- Speaker #0
je pouvais toujours pas manger. Ils m'ont repassé un scan et j'avais une autre collection dans le bide au niveau du duodenum. Ils m'ont reposé un drain.
- Speaker #1
Dans le dos.
- Speaker #0
Ouais, dans le dos.
- Speaker #1
Qui t'a fait ultra mal.
- Speaker #0
C'était terrible ce drain.
- Speaker #1
Apparemment, ouais.
- Speaker #0
Mais ça dure deux, trois jours, mais c'était terrible. Et le pire, c'était vraiment le fait d'être diminué. Genre, on te fait la toilette, on t'essuie les fesses. Ce genre de truc, c'était terrible. Surtout que les soignants, c'était comme des collègues de taf, d'ailleurs. On peut leur faire un petit bisou.
- Speaker #1
Oui, c'était tes potes.
- Speaker #0
Je les tutoyais. Mais en même temps, ils me connaissaient des réseaux, on fait le même taf. Je les tutoyais, ils avaient le même âge que moi.
- Speaker #1
Non, mais ils avaient l'air bien. Vraiment, ils avaient l'air bien.
- Speaker #0
C'était sûr, quoi. Je leur ai écrit encore. C'est des petits cœurs de beurre. Je les aime trop.
- Speaker #1
J'ai trouvé ça cool qu'ils soient présents aussi.
- Speaker #0
Je ne sais pas si pour eux, la distance a été dure à faire. Quand tu dois être soignant, tu dois forcément avoir une distance avec tes patients, sinon tu chiales pour tout le monde.
- Speaker #1
Ouais, possible. Après, il y a aussi le truc de tes jeunes, c'était sûr que ça allait aller mieux, mais c'était juste vraiment un dentifrice. Mais c'était long, à chaque fois qu'un truc se terminait, il y en avait un nouveau.
- Speaker #0
Et ils m'ont laissé rentrer avec le drain dans le dos et l'alimentation par les veines. Mais surtout que je n'étais pas censée sortir. Et le chirurgien arrive le vendredi matin et il dit, « Bon, vous sortez cet après-midi. » Je pense qu'ils avaient besoin de place et que j'étais peut-être la moins grave du service. Et du coup, c'est pour ça qu'ils m'ont dégagée. Parce qu'au début, ils ne voulaient pas me faire rentrer avec l'autre.
- Speaker #1
Pas que, je pense. Et le fait que de rester à l'hôpital aussi, c'était plus néfaste qu'autre chose. T'es rentrée, c'est quand même aller beaucoup plus vite.
- Speaker #0
Deux semaines que je suis rentrée, j'ai toujours mon pic lane d'ailleurs sur moi ils m'ont oublié ça par contre Je n'ai pas de rendez-vous pour l'enlever. Je les ai appelés trois fois. Ils m'ont dit, oui, on verra.
- Speaker #1
Tu ne mangeais quasi pas déjà ? Même avec le drain et tout ça, tu remangeais un peu, mais ce n'était pas ouf ?
- Speaker #0
C'était psychologique de fou à la fin.
- Speaker #1
Tu n'en as pas marre ?
- Speaker #0
Ils m'ont fait passer tous les examens. Tout, tout, tout. Et je n'avais rien. Tout. Je pouvais manger.
- Speaker #1
Tu as expérimenté l'hyperalgésie ?
- Speaker #0
C'était terrible.
- Speaker #1
Tout te faisait mal, en vrai. Et tout était insupportable.
- Speaker #0
Moi...
- Speaker #1
C'est le propre des maladies. Ça, c'est le propre des douloureux chroniques. Et là, tu étais dans un truc, chaque geste te faisait mal. C'est devenu le moindre truc qui était insupportable.
- Speaker #0
Mais même encore, il y a des trucs que je ne supporte pas. C'est normal. Hier, je suis passée voir mes collègues, ils m'ont refait le pansement du PICC line, enlevé mon pansement. Tu sais, j'étais en mode retrait comme ça, juste en enlevant le pansement du PICC line, ce qui n'est pas un truc de fou. Ça fait mal, mais d'habitude, tu... Je ne sais pas, tu ne fais pas ces signes de retrait là. Oui,
- Speaker #1
bien sûr. Il y a une composante psychologique aussi. Elle t'a morflé pendant plus d'un mois.
- Speaker #0
Je ne sais pas si ça revient, ça.
- Speaker #1
Je pense que si. Enfin, j'imagine. C'est juste que ça met un peu de temps. Mine de rien, ça ne fait que deux semaines que tu es rentrée en vrai. Là où on tourne. Ah bah, ça a été crescendo.
- Speaker #0
Mais ça a été mieux. Très vite. Je ne mangeais pas. Je suis rentrée chez moi avec l'alimentation, par les veines, la nuit. Et j'ai mis les pieds chez moi, la prestataire est arrivée pour me foutre l'alimentation et après ma mère avait préparé un truc à bouffer et j'ai mangé tout de suite. Preuve que c'était dans la tête.
- Speaker #1
L'hôpital c'était rude. Même s'ils ont fait l'équipe infirmière, c'était top. Franchement.
- Speaker #0
Ah oui, ils étaient tous top.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Tous, tous, tous.
- Speaker #1
C'est pas le problème.
- Speaker #0
L'époque j'arrêtais pas de regarder ce qu'ils faisaient. Oh la la, mais la patiente, je ne leur disais pas, mais tu sais, j'avais le coin comme ça, le coin d'œil, je regardais tout ce qu'il faisait, tout ce qu'il posait, s'il les posait à la bonne heure. Enfin, c'était ça, par contre, c'est horrible.
- Speaker #1
Ouais, mais...
- Speaker #0
Non, parce que tu ne fais pas confiance. Oui,
- Speaker #1
ouais.
- Speaker #0
Alors non, ça n'a pas d'avantage. Bah si,
- Speaker #1
parce qu'il y a des fois où il y a eu, c'est humain, malheureusement, des erreurs, il y a eu des petits trucs pas graves, mais des décalages de certains trucs, au moins, tu as pu le dire, tu vois. Pas tout après, pas tout.
- Speaker #0
Oui mais bon normalement t'es censé quand même faire confiance quoi.
- Speaker #1
Bah bien sûr il faut et tu l'as fait.
- Speaker #0
Bah non je faisais pas confiance vu que je vérifiais. Excusez-moi,
- Speaker #1
t'as lâché prise quand même.
- Speaker #0
Ah bon c'est intéressant que j'ai lâché prise parce que dans tous les cas je pouvais pas réfléchir.
- Speaker #1
Hier matin on t'a fait l'anticoagulant alors que tu devais passer au bloc.
- Speaker #0
Ah oui c'est vrai,
- Speaker #1
ça a été reporté.
- Speaker #0
Mais là j'y ai même pas pensé sur le moment. alors que d'habitude j'aurais pu y penser mais même moi je n'ai pas calculé en même temps on se réveille genre t'es dans le noir on te réveille t'es comme ça t'es trop bien on arrive à les médicaments tension, piqûres je cite pas et c'est à 10h que j'ai fait elle m'a fait l'anticoag alors que je dois aller au bloc cet après-midi et voilà en même temps c'était prescrit C'est l'interne qui a oublié d'enlever, mais ça, ça arrive. C'est qu'un bloc que tu reportes, c'est pas très grave non plus.
- Speaker #1
Non, rien de grave, mais c'est là où tu vois que c'est important de toujours avoir un...
- Speaker #0
Quand t'es un patient lambda, parce que généralement, il y a souvent des patients lambda, tu fais confiance et puis...
- Speaker #1
Non, mais ça n'a rien à voir avec le patient, le patient, il peut rien. C'est le côté soignant ou c'est les suites d'erreurs, l'interne a oublié, la personne, le soignant, l'infirmière qui a fait l'anticoagulant...
- Speaker #0
Là-bas aussi une jeune DE, malheureusement très très jeune DE. Elle était tellement désolée. Je me disais, mais attends, il n'y a pas mort d'homme. Mon drain, il atteindra. C'était pour aller poser mon drain pour mes nausées. Parce que c'était la poche qui appuyait sur les nausées. Je ne vais pas avoir une journée de nausées en plus. Je veux dire, je ne suis pas à une journée près. La pauvre. Pour toi, c'est chiant. Oui, mais bon.
- Speaker #1
Pour elle aussi, ça doit être chiant, la pauvre.
- Speaker #0
Oui, c'est rien de grave, mais c'est traumatisant quand tu fais des conneries.
- Speaker #1
Après, c'est dur. Pour avoir bossé dans ce genre de service, ce qui est compliqué, c'est que t'as tellement de passion que... Malheureusement, oui, c'est comme ça que tu fais. Moi,
- Speaker #0
j'avais une chambre seule. Il y avait des gens qui avaient une chambre double. Je ne savais même pas que ça existait encore.
- Speaker #1
C'était une chambre double.
- Speaker #0
Oui, je sais. Quand j'essayais de marcher, je voyais. Mais moi, je croyais que depuis le Covid, ça n'existait plus.
- Speaker #1
C'était horrible.
- Speaker #0
Je me souviens quand je faisais des services, c'était chambre double. Je regardais 20 fois si c'était côté porte, côté fenêtre.
- Speaker #1
Mais en plus, c'est sujet à erreur. Franchement.
- Speaker #0
C'est sujet à erreur. Et surtout que moi, je me suis toujours questionnée. j'avais fait une app là-dessus C'était sur la... Oh ! Quand tu dois pas dire le prénom des patients, aide-moi.
- Speaker #1
Le secret professionnel. Ah bah, il est zéro, qu'est-ce que tu veux ?
- Speaker #0
Oui, mais du coup, tu fais comment dans ces moments-là ? Parce qu'il n'y a pas de secret professionnel, quand même, dans les chambres.
- Speaker #1
Oui, genre, comment allez-vous ? Tu peux éviter le nom et tout, mais il y a un moment où t'es obligé de dire des choses. Tu peux pas communiquer en langue des signes, c'est pas...
- Speaker #0
Ah ! C'est une bonne idée.
- Speaker #1
Avec le rideau tiré. et puis même dans une chambre t'as beau avoir un un Quelqu'un dans la chambre qui est cool, etc. Je pense qu'il y a un moment où tu as envie d'être tout seul, tranquille.
- Speaker #0
Déjà, quand j'étais au soins intensifs, je me souviens du cher qui avait dit « Bon, vous pouvez descendre. » Mais par contre, il avait dit à l'infirmière « Vous lui trouvez une place toute seule. » En même temps, 30 ans, je n'avais pas envie de me retrouver. Je me souviens que quand j'avais été hospitalisée en décembre dernier, il y a un moment donné où j'étais en chambre double parce que j'étais hospitalisée plusieurs fois. J'avais eu deux dames qui passaient une colo. C'était l'enfer. Alors, c'était pas l'enfer, c'est juste que j'ai pas dormi la nuit, quoi.
- Speaker #1
Elle non plus.
- Speaker #0
Après, bon, elle passait pour la question de colo, ça c'était pas très grave, mais c'est que tu dors pas, quoi.
- Speaker #1
Ah bah oui, c'est que t'as quelqu'un qui bouge, qui ronfle, qui est truc. Ah,
- Speaker #0
c'est l'enfer. Je pense que les chambres douches, je sais même pas si... ça devrait être interdit, en vrai.
- Speaker #1
Ouais. Bah,
- Speaker #0
détour d'erreur, secret professionnel.
- Speaker #1
Pour le patient, enfin...
- Speaker #0
C'est nul ?
- Speaker #1
En plus, quand tu dois faire un truc pour l'un, l'autre, qu'il soit concerné ou pas, de toute façon, il va subir. Si c'est à 6h et qu'il n'y a pas besoin d'embêter pour X raison,
- Speaker #0
enfin non,
- Speaker #1
c'est horrible.
- Speaker #0
L'autre, c'est qu'il n'y a pas assez de place, mais bon. Ça devrait être interdit quand même. Je ne sais pas comment ça peut être possible, mais ça devrait être complètement interdit.
- Speaker #1
Réduire le nombre...
- Speaker #0
Vas-y, refais tout. Vas-y, refais l'hôpital.
- Speaker #1
Refais la santé, en fait. Je sais que j'ai un... Ça, c'est hyper dur à... J'ai un point de vue, je pense, qui n'est pas partagé par beaucoup. Mais pour que... tout aille mieux dans le futur, je pense qu'il faut réduire et c'est horrible parce que c'est pragmatique mais tu peux pas faire ça et ça se fera jamais parce que éthiquement c'est pas possible mais réduire le nombre de de places qu'on a dans les hostos
- Speaker #0
Pourquoi ? Mais ça va pas au moins ?
- Speaker #1
Parce que les infirmiers, infirmières et médecins kinés etc ont moins de patients en charge du coup leur santé mentale sera améliorée, la qualité de ce qu'ils font aussi Parce que pour avoir bossé en médecine ou dans les services comme ça...
- Speaker #0
Et pourquoi on ne mettrait juste pas plus de thunes pour avoir plus de soignants ?
- Speaker #1
Parce que la thune, c'est compliqué. La thune, déjà, on la trouve où ? Et les soignants,
- Speaker #0
il n'y en a pas. Il y en a partout.
- Speaker #1
Non, il en manque au taquet, partout. Toutes les unités. Ne parlons pas politique, c'est votre cas. Et de toute façon, quand même, les ratios dans ces unités, quand tu as genre 30 patients à charge, c'est pas possible.
- Speaker #0
C'est ce que je leur disais, la nuit, parce que du coup on discutait je discutais pas mal avec les filles elles venaient toujours boire le café l'après-midi et je dis les filles mais il y avait un mec aussi peu importe et les nuits je sais pas combien de patients je m'en souviens plus ils étaient seuls avec un AS alors que bon là pour le coup je parle de la chirurgie digestif moi il s'avère que j'avais qu'un drain donc ça va mais t'as des patients qui ont Indrins qui ont une protection, qui ont une soin d'asio-gastrique et tout, et ça prend du temps s'ils sont tous comme ça.
- Speaker #1
Ah bah oui. T'as jamais bossé dans ce genre de service, les services de médecine interne ? J'ai. T'es obligée de... Et c'est là, et moi c'est le truc que j'ai détesté à l'hôpital, en tant que soignant en tout cas, c'est que tu prends toutes tes chambres, tu regardes ta planif, alors j'ai un antibio chambre 2, chambre 6, chambre truc, chambre truc, tu mets tous tes petits plateaux, tu prépares tous tes antibios dans tes petits trucs, J'ai tel traitement, des anticots, tac, tac, tac, tac, tac. Tu fais des petits plateaux. Tu ne sais même pas qui tu vas voir. Juste, tu sais que chambre machin, tu dois faire tel truc. Bonjour, je vais vous donner l'antibio. Tu ne sais pas qui c'est. Mais ce n'est même pas la faute des soignants. En tout cas, dans ces unités, c'est juste que ce n'est pas possible de faire bien. C'est pour ça que je dis, c'est mon point de vue, c'est que tu réduis. Et ça veut dire que du coup, tu peux moins soigner. Mais en vrai, est-ce que c'est correctement fait déjà ? Le fait d'avoir trop de patients, je ne suis pas certain que la quantité aille avec la qualité. Et à force, tu gardes les soignants parce qu'ils sont OK de travailler avec des bonnes conditions. Et à force, tu peux rouvrir des lits, ramener d'autres soignants, avoir des ratios. Il y a eu un truc où ils se discutaient de faire des ratios pour soignants-patients. Et t'en as dans certaines Unis ?
- Speaker #0
Je crois qu'ils font ça, je sais pas si je raconte une connerie quand je dis ça, mais j'ai cru entendre parler qu'en Suisse, c'était comme ça.
- Speaker #1
Il me semble qu'il y a des ratios. Il faut que je parle avec des pincettes, ce que je vais dire, mais il me semble qu'il y a des ratios.
- Speaker #0
Je comprends aussi, mais je suis pas sûre de ce que je raconte.
- Speaker #1
Et en France, en vrai, c'est pas possible. Un infirmier, même 20 patients, tu peux pas être bon. Ne serait-ce que sur le plan psychologique, t'as pas le temps de... Et on sait que ça fait énormément, preuve avec toi.
- Speaker #0
Non mais c'est surtout que je me souviens d'un patient une fois qui nous avait dit « En gros, on entend parler des infirmiers, enfin du paramède en général, on entend parler du paramède à la télé comme quoi c'est la galère et tout, mais je n'arrête pas de vous entendre rigoler depuis tout à l'heure. » Un soufflant. Mais un soufflant, je ne sais plus ce que je lui ai dit. Mais ce mec-là, j'aurais pu le foutre au coup. Non, j'aurais pu le tuer. Le tuer.
- Speaker #1
Non mais bah oui, les gens ne se rendent pas compte Oui, heureusement que tu rigoles Enfin t'imagines en plus si
- Speaker #0
Oui mais c'était en mode,
- Speaker #1
ah vous rigolez bien donc vous avez le temps quoi On n'est pas incompatibles Enfin on n'est pas des monotaches Tu peux rigoler en faisant ton taf
- Speaker #0
Non mais tu peux prendre 5 minutes, boire un café et rigoler
- Speaker #1
Pour arrêter Il y a des moments où on doit manger quand même
- Speaker #0
Mais il y en a qui ne mangent pas Là quand j'étais hospitalisée, les filles Je parle trop comme si c'était mes collègues, c'est terrible Mais en gros
- Speaker #1
C'était tes potes dans la chambre Salut Ju, comment tu vas ? Ça va aujourd'hui, j'ai un peu mal. T'inquiète, on va faire ça, ça, ça. Tu le veux maintenant ? Ouais, vas-y, ok, on va le faire.
- Speaker #0
J'ai le vampiros ou un IV ? Un IV, s'il te plaît. C'était des cœurs.
- Speaker #1
Ouais, mais c'était bien en vrai, je trouve.
- Speaker #0
Ouais, c'était vraiment cool.
- Speaker #1
D'un point de vue extérieur, je trouve que ça avait l'air de te faire du bien.
- Speaker #0
Ça me permettait d'être un peu... Je ne m'occupais pas des patients, mais j'avais l'impression de faire partie de l'équipe et ça me motivait un petit peu. Je ne sais pas, me lever le matin, c'était un peu motivant en fait cette histoire. Quand je savais que les filles et les mecs avec qui je parlais n'étaient pas là la journée, j'étais moins enthousiaste. Mais j'ai remarqué un truc aussi, c'est que tu déprimes vachement plus vite à l'hôpital. Il y a des trucs que je ne voulais pas faire. Alors que d'habitude, je suis toujours en train de dire au patient, allez, il faut y aller, il faut se lever, il faut marcher et tout. Et en fait, je ne comprenais pas pourquoi ces gens-là, j'étais là en mode, mais pourquoi ils ne le font pas ? Ils sont débiles en gros. Et en fait, pour avoir été du coup de l'autre côté, tu n'as pas envie. Tu as juste tellement mal, tu es tellement fatigué que tu as juste envie d'être dans ton lit et de regarder la télé. Et puis c'est tout, tu vois. Au début, tu es motivé, au début, je t'ai motivé. J'allais marcher et tout. Et à force, tu vois que ça n'évolue pas. que t'as toujours des merdes et tout, en fait, je te laisse doucement glisser. Et si t'as pas l'infirmière qui vient un peu t'engueuler, pas t'engueuler, mais tu vois ce que je veux dire, te pousser et te dire, bon allez, là, il faut aller au fauteuil et tout, ben tu restes au lit toute la journée. C'est sûr. Moi, ma mère, quand elle me disait allez, lève-toi, c'est plus facile de dire à sa mère ben écoute, tu me fais chier, là, je reste au lit. Et du coup, c'est ce que je lui disais, je restais au lit. Que quand t'as l'infirmière qui a ton âge et qui viennent te dire, allez, il faut se lever, là, il faut y aller.
- Speaker #1
C'est pour ça que chaque fois que je venais, on descendait. Tu campais trop dans ton lit. Allez, pop-up. C'est pour ça que j'ai essayé de te bouger un peu. Je sentais que tu te laissais glisser dans le lit.
- Speaker #0
J'ai une bouffette chez moi.
- Speaker #1
C'est un flamme à l'effet secondaire.
- Speaker #0
La ménopause, plus avoir d'eau verte, bouffette chaleure. C'est terrible. C'est terrible. Attends, deux secondes. Il faut avoir des médicaments pour ça, que personne ne s'inquiète. J'attends juste mon rendez-vous.
- Speaker #1
Et en plus, t'es chiante.
- Speaker #0
Ah ouais, en même temps, vas-y, mais moi je dors pas de la nuit avec ces bouffées de chaleur. J'ai l'impression d'avoir 50 ans. Vous voyez vos daronnes quand elles disent qu'elles ont des bouffées de chaleur et qu'elles n'en peuvent plus ? Eh bien, c'est horrible. C'est terrible.
- Speaker #1
Ça a l'air chiant.
- Speaker #0
C'est terrible. Bref, ça, c'est la petite aperté du fait de ne plus avoir de perche.
- Speaker #1
Des moments où on sent aussi que t'as envie de casser des bouches Ouais
- Speaker #0
parce que c'est la grosse j'ai plus d'hormones donc du coup c'est énorme chute d'hormones il y a que les femmes qui pourront comprendre ça la petite chute d'hormones avant les règles ou la petite chute d'hormones après avoir accouché tu vois c'est là où t'as envie de casser des gueules ouais bref tu vois quand tu venais et que je te disais que tu me faisais chier pour m'emmener marcher ou des trucs comme ça maintenant je sais je le justifie mais pourquoi il me fait autant chier d'habitude tu me fais chier mais C'est ok, tu vois. Là, vraiment, j'avais envie de te casser les dents. Mais maintenant, je sais pourquoi. C'est la ménopause.
- Speaker #1
Oui, mais ça se voyait que tu rentrais dans une boucle de... T'en avais marre, quoi.
- Speaker #0
Oui, j'en avais râlé plus. À l'avance, c'était terrible. Vraiment, c'était horrible.
- Speaker #1
Je pense que c'est bien qu'ils t'aient poussé un peu à rentrer chez toi.
- Speaker #0
Mais je l'ai su le jour même pour l'après-midi. C'était pas à me pousser. c'est que vraiment ça a été plus vite quoi.
- Speaker #1
Mais ils ont très bien fait.
- Speaker #0
Mais oui, mais maintenant que je m'en rends compte, sur le moment, j'ai dit au chirurgie, je ne suis pas capable de rentrer chez moi. Je ne marche pas, je ne mange pas, j'ai un drain. Je suis alimentée la nuit par la poche. J'étais là, mais vous êtes trop, trop chaud. Et en fait, ce que je disais, je suis rentrée chez moi, j'ai bouffé et j'ai dû aller me lever pour aller pisser. J'ai dû me lever pour aller me doucher. Je ne pouvais pas rester dans mon lit parce que j'étais obligée de monter les escaliers, de descendre, voilà, tu reprends la nuit normale. Et là, ça ne fait que deux semaines et je remarche. et je... Je suis allée au resto, je refais la fiesta. Enfin, tout va bien, quoi. Et ce n'est pas dur en tant qu'aidant de voir des gens proches comme ça, genre se faire...
- Speaker #1
Après,
- Speaker #0
tu n'es pas ma mère, mais...
- Speaker #1
Mais si, c'était...
- Speaker #0
Parce qu'on ne parle que de moi, mais finalement, il y a des aidants aussi, tu vois. Surtout que moi, j'avais tout le temps quelqu'un qui dormait la nuit avec moi. Bon, toi, tu ne faisais pas partie, mais il y avait tout le temps quelqu'un avec moi, tout le temps, la nuit.
- Speaker #1
En fait, ce qui est le plus dur, c'est que... même pourtant je suis soignant, t'as beau avoir conscience de certains trucs, t'as aucune main là-dessus. Et il y a des trucs, typiquement ce drain qui donne 2 litres, qui tombe tout seul et on dit, on va voir. Il n'y a pas de 2 litres qui vont se résorber du jour au lendemain. Je veux bien que le drain stimule.
- Speaker #0
C'est un point d'entrée aussi le drain. Ils ont temporisé quoi ? 3 jours ?
- Speaker #1
Ouais mais bon, 3 jours t'as eu mal.
- Speaker #0
J'en ai bien cher pendant 3 jours.
- Speaker #1
Bah ouais. Et pendant trois jours, ça t'a fait mal et remorphine. C'est ça aussi, quand je parlais d'endontie, c'est qu'il y a un moment où t'avais plus d'entalgiques parce que ça allait mieux. Puis, par exemple, ce drain qui tombe, ton ventre qui gonfle, mais genre dans l'heure, quoi. Ça te fait mal, tu reprends direct les entalgiques. Et puis, va ce qui va avec, c'est de la morphine, donc t'as des nausées.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Enfin, et tout, tout ce... Le truc, c'est que ça ralentit tout. Et ouais, le plus chiant, c'est d'être... de temps en plus, en train de pouvoir faire. Et t'as envie de... Allez quoi !
- Speaker #0
Oui, mais parce que toi, tu t'y connais, encore une fois. Parce que moi, ma mère, elle fait conjoint son médecin, tu vois. Ouais,
- Speaker #1
oui, peut-être. Oui, mais c'est ça le truc aussi. Mais il y avait des trucs, tu vois, par exemple, il y a des trucs qui... Quand je dis qu'il y a des trucs à changer foncièrement dans l'hôpital, c'est un terme de gynéco. Probablement très bien, je ne parle pas de sa fonction en elle-même. Mais c'était son semestre de DIGES. Donc elle fait son semestre de dige, ce qui est normal. Mais pourquoi il n'y avait personne d'autre ? Du coup, pendant une semaine où elle était là, elle ne va pas prendre de décision sur toute son intervention qui était du digestif. Donc pendant une semaine,
- Speaker #0
ils ne savent rien. Ils sont quand même supervisés.
- Speaker #1
Et pendant toute une semaine, il ne s'est rien passé.
- Speaker #0
Si, tous les lundis, elle avait son staff. Et dès qu'elle avait un doute, elle appelait.
- Speaker #1
Oui, mais parce qu'elle était bien et consciencieuse. Je ne remets pas sa compétence à elle en question. Je remets le fait que ce n'est pas son domaine. Donc elle ne va pas faire avancer le truc. Donc ton drain est tombé. et ben On attend de voir.
- Speaker #0
Non, mais le drain est tombé quand j'étais au soin intensif.
- Speaker #1
Non, il était tombé. Ah, il était remonté juste après, je crois. Oui,
- Speaker #0
mais mon drain est tombé au soin intensif. Parce que je me souviens, c'était l'infirmier des soins intensifs.
- Speaker #1
Oui, oui.
- Speaker #0
Et qu'est-ce que je voulais dire ? Et c'était des réanimateurs là-haut.
- Speaker #1
Et puis, ça par exemple. Mais ça, je pense aussi, il n'y a pas de place. Je pense que c'est une des raisons. C'est qu'il n'y a pas de place sur les programmes de blocs. Donc ils ont vu que le truc est tombé, t'es jeune. Le fait d'avoir un drain stimule aussi les pertes. Donc ils se sont dit, c'est un stunt, surtout que de toute façon il n'y a pas de place. Donc s'il faut te faire passer, c'est en urgence. Donc autant voir quoi. Après,
- Speaker #0
je suis passé.
- Speaker #1
Oui, mais bon, quatre jours après. En fait, c'est du point de vue soignant. Et genre de toi qui regarde, tu dis, c'est de la merde. Autant le remettre tout de suite.
- Speaker #0
Mais c'est comme, je me souviens d'un truc comme ça. Les soins intensifs, je me souviens de deux soignants qui étaient un peu aussi, je les aimais trop, tu vois. On était tout le temps ensemble. Mais la nuit, je me souviens, j'avais la tête qui tournait. J'étais taquicarde, mais j'avais encore une bonne tension, tu vois. Mais je me sentais pas bien. tu vois c'était début de soirée je me sentais vraiment pas bien comparé bon après j'étais au soins intensifs donc c'est un peu tout ce que je raconte mais et et là-bas au soins intensifs il me faisait un émo-cue tout le temps et là je me souviens que l'émo-cue était à 6 et c'est vrai que ton transfusé aussi et ouais et attends c'était pas ça l'histoire c'est que il était à 6 et là bah du coup il me prélève une bio et en fait j'étais à 7,5 je crois que t'es hemoglobine un truc comme ça C'est pour ça que je suis taquicarde. Je n'étais pas hypotendue, certes. Et c'est pour ça que je ne me sens vraiment pas bien. Et j'étais blanche. J'étais vraiment blanche. Je ne sais plus qui c'est qui est venu de ma famille et qui m'a vue. Et ils m'ont dit, tu as un problème. Tu es blanche. J'avais les conjonctifs qui n'étaient plus du tout rosés. Et donc, l'infirmière était d'accord avec ça. Et elle a dit, il faut vous transfuser. Après, ce n'était pas urgent parce que j'étais à 7,5. On est d'accord. mais c'était urgent parce que je me sentais mal plus tôt et elle appelle un interne non c'était même pas l'interne c'était le réa ou la NES je sais plus peu importe qui dit bah elle est à 7.5 nous on transfuse pas en dessous de 7 au dessus de 7 et là l'infirmière qui vient me le dire et je dis ah non mais là ça va pas être possible et du coup je me souviens qu'elle a dit enfin elle a dû un peu abuser sur mes symptômes pour qu'ils disent bon ok si elle est aussi mal et ben on la transfuse et bizarrement après le premier culot tu avais repris des couleurs et ça allait beaucoup mieux tu vois mais ça c'est un truc tu vois qu'on prend pas assez en compte C'est...
- Speaker #1
pourtant, c'est un truc qu'on nous l'apprend tout le temps, mais c'est mal fait globalement, c'est qu'on a des seuils pour transfuser. T'es jeune, t'as pas d'antécédent, du coup, il y a des seuils en fonction de si t'as des problèmes cardio ou pas, etc. Bref, il y a plein de critères qui font que tu transfuses ou pas, et t'as des chiffres. Effectivement, jeune, pas d'antécédent, autre que ça, c'est de l'hémoglobine, sauf qu'on ne prend pas en compte le fait que t'es vraiment pas bien.
- Speaker #0
Ouais, t'es pas à l'agonie, mais je me sentais pas bien du tout.
- Speaker #1
Dans le contexte, en fait, tu vois, je trouve ça... Oui, on manque de sang, oui, ça se réfléchit Oui, mais de l'autre point de vue Pas soignant, tu te dis Putain, c'est horrible,
- Speaker #0
il y a moyen de t'améliorer le truc comme ça C'est vrai que t'es pas énorme non plus Non, je te bats 7,5 démoglobines, t'es pas à 4 T'es pas à 5
- Speaker #1
En dehors de ce contexte, probablement que tu l'aurais mieux toléré
- Speaker #0
Ah oui Je faisais beaucoup de malaises vagos Vu qu'ils avaient gratté les métas autour du nerf vagal Ah oui,
- Speaker #1
il y avait ça aussi Tu faisais de l'hypotension ?
- Speaker #0
Je ne pouvais pas me lever pendant 6 jours, 8 jours. Je ne me suis pas levée parce que je faisais de l'hypotension orthostatique, mais c'était prévu. On m'avait prévenu qu'à peine je me mettais à plus de 30 degrés dans le lit, je tombais dans les pommes.
- Speaker #1
C'est vrai que j'ai oublié.
- Speaker #0
C'est pour ça qu'on m'a fait la toilette au lit pendant une semaine aussi, parce que je ne pouvais pas du tout me lever.
- Speaker #1
Ton hospitalité a été...
- Speaker #0
J'ai eu de l'eau aussi dans les poumons. Oui. Parce que je ne pouvais pas bouger. du coup j'ai eu de la flotte dans les poumons, j'ai eu des oedèmes c'était... voilà Mais bon, l'hémoglobine A7-5, j'étais bien contente. Tout de suite, ça allait beaucoup mieux, bizarrement. J'étais beaucoup mieux. Du coup, je ne pourrais plus jamais donner mon sang de ma vie.
- Speaker #1
Ouais, c'était chiant.
- Speaker #0
Je ne l'ai jamais donné.
- Speaker #1
C'est bien. Donnez votre sang.
- Speaker #0
Tu l'as donné, toi ?
- Speaker #1
Bien sûr, plusieurs fois. C'est quoi,
- Speaker #0
son groupe sanguin ?
- Speaker #1
Je suis AB+. Moi, je suis receveur universel. mais je peux donner mon placement par contre qui est hyper intéressant oui c'est vrai
- Speaker #0
Ah bah plus. C'est vrai que toi on peut pas beaucoup l'utiliser ton sang quand même.
- Speaker #1
Sauf le plasma.
- Speaker #0
Oui le plasma, mais bon généralement, oui bon. Les culots sont plus faciles que le plasma.
- Speaker #1
Ouais mais c'est quand même important.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Donnez votre temps, sauvez des Juliettes.
- Speaker #0
Oui c'est vrai, tous les A+, merci à vous.
- Speaker #1
Ça a été quand même quelque chose.
- Speaker #0
Ouais mais c'est une expérience. Maintenant je verrai plus jamais les patients de la même manière, tu vois. Je ferais beaucoup plus chier les anesthésistes, les réas, les médecins en général pour la douleur, je pense.
- Speaker #1
On n'est pas bon en France sur la douleur.
- Speaker #0
Moi, j'ai bien été calmée quand même. Franchement, je crois que j'ai eu tous les médocs qu'on pouvait mettre.
- Speaker #1
Ouais, ouais. J'ai eu le dopium,
- Speaker #0
c'est tout.
- Speaker #1
Ça dépend de pourquoi. T'as de la douleur à l'épaule, il n'y a rien eu de particulier parce qu'en termes d'orgasme, ce n'était pas possible.
- Speaker #0
Non, par contre, le seul truc que j'ai à dire sur ma prise en charge, c'est que je n'ai pas eu de kiné. Pour ma kiné respi, parce qu'on m'a gratté sur le diaphragme, je n'ai pas eu de kiné, je faisais des malaises vagos. Après, j'ai dû remarcher, je n'arrivais pas à marcher, je n'ai pas eu de kiné. J'avais mal à l'épaule, mais mal au point d'avoir la morphine. Je n'ai pas eu de kiné. de personne qui est venue... Ça, j'avoue que c'est le seul truc de prise en charge que je trouvais bien.
- Speaker #1
En France, on a une très grosse marge pour s'améliorer sur la prise en charge de la douleur. En gros, tu en as chié pendant un mois et demi. Et ce n'est pas fini parce que tu ne peux pas t'épiler à cause de la douleur. Pardon, j'aurais pas dû dire ça.
- Speaker #0
C'est vraiment un chien. Alors oui, je n'arrive pas à m'épiler. maintenant tout le monde le sait je n'arrive pas à m'épiler parce que j'ai peur d'avoir trop mal tellement que j'ai eu mal il y a un trauma de la douleur, on m'a même conseillé d'aller voir un psychologue qui fait de l'EMDR,
- Speaker #1
alors c'est pour te dire c'est pour les traumatismes l'EMDR on en rigole mais en réalité c'est pas drôle non j'ai une hyperalgalie constante c'est terrible ça me mord les deux il va falloir que je m'épile quand même un de ces quatre si tu veux me le faire non on peut faire un concours et le gagnant ou la gagnante t'épile Merci.
- Speaker #0
Un concours de quoi ? Ah non, avec les gens ? Non, c'est mort. Non, ce n'est pas possible.
- Speaker #1
Dommage. Dites-le si vous voulez un concours. On sera pression.
- Speaker #0
On sera pression pour quoi ? Non, c'est mort. Personne ne m'épile. Je m'épile toute seule, comme une grande. On était vraiment en train de parler de mes poils, là ? Oui. Super. Bon, allez, dites-moi.
- Speaker #1
C'est la fin de podcast.
- Speaker #0
Du coup, on se retrouve quand ? On se retrouve dans...
- Speaker #1
Deux semaines.
- Speaker #0
On se retrouve dans deux semaines.
- Speaker #1
Comme depuis le début. Ok. À dans deux semaines.
- Speaker #0
Bisous.