Description
Les dirigeants de NRJ12 et C8 ont annoncé la fermeture de leurs chaînes en février 2025, mais ce n’est pas l’Arcom qui les ferme. L’autorité a simplement décidé de ne pas renouveler leurs autorisations sur la TNT, ce qui ne les empêche pas de diffuser ailleurs (box, internet, applis, satellite), là où elles sont déjà les plus regardées.
Seuls 15 % des Français regardent exclusivement la TNT, et même si la moitié y a accès, rien ne prouve qu’ils l’utilisent réellement. La disparition de C8 et NRJ12 des canaux 8 et 12 ne signifie pas qu’elles perdront leur audience, surtout C8, qui compte 44 millions de téléspectateurs mensuels.
L’Arcom a respecté la loi : après 20 ans, les fréquences sont réattribuées et 25 candidatures ont été reçues. Rien n’oblige à renouveler des chaînes existantes, surtout quand C8 a accumulé des sanctions. Ses dirigeants répliquent que les débordements sont rares, mais cet argument ne tient pas.
Quant aux théories d’intervention politique, elles restent sans preuve. L’Arcom, qui compte neuf conseillers, doit en convaincre cinq pour une décision. Les accusations médiatiques, comme celle d’un prétendu déjeuner entre conseillers près des studios de Bolloré, s’effondrent face aux faits : l’Arcom a déménagé ailleurs.
Cette polémique illustre une bataille idéologique sur la liberté d’expression, certains estimant qu’elle doit être sans limites. Comme le rappelait Thucydide, il y a toujours eu des leaders qui défendent l’« intérêt public » tout en cherchant pouvoir et influence.
Au final, NRJ12 et C8 ferment parce que leurs dirigeants l’ont décidé, et non parce qu’on les y a forcées.
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