Revenons une fois de plus sur la problématique du moment :
le logiciel ChatGPT et ses équivalents, on assiste à ce que l’on pourrait
appeler une levée de bouclier contre les risques que certains décèlent,
certainement avec raison, dans ce logiciel qui travaille avec l’intelligence
artificielle,
On a la lettre ouverte (https://www.bfmtv.com/tech/intelligence-artificielle/elon-musk-steve-wozniak-des-personnalites-appellent-a-un-moratoire-de-six-mois-sur-l-ia_AV-202303290501.html), signée par plus de 1100 personnes, appelant à un moratoire
de 6 mois sur l'intelligence artificielle.
Parmi les signataires, on trouver Elon Musk, le patron de Twitter (https://www.bfmtv.com/tech/twitter/twitter-revient-sur-sa-decision-de-mettre-en-avant-uniquement-les-compte-twitter-blue_AV-202303290618.html), ou Steve Wozniak, cofondateur d'Apple (https://www.bfmtv.com/economie/entreprises/services/apple-ne-veut-plus-changer-le-monde-regrette-son-cofondateur_AN-201603170199.html)
Cela dit, peut on imaginer que toutes les boites qui travaillent sur le dossier disent à ses
ingénieurs : stop. On s’arrête six mois pour réfléchir. Les concurrents en
feront de même. peu probable.
On sait aussi que l’Italie voudrait interdire l’utilisation de chatgpt sur son territoire qui lui reproche un manque de sécurisation des données, fait avéré, le logiciel révélant lui-même des
informations sur ses abonnés. Il lui est aussi reproché de ne pas vérifier l’âge des utilisateurs qui doivent au moins avoir treize ans
La même autorité italienne avait déjà bloqué en février 2023 une autre application qui se présente comme ami virtuel avec qui on peut bavarder. E
on sait aussi que une ONG américaine, a déposé plainte ce jeudi 30 mars auprès de la FTC (https://www.bfmtv.com/tech/gaming/l-acquisition-d-activision-par-microsoft-dans-le-viseur-de-l-autorite-americaine-de-la-concurrence_AV-202211240383.html),
l'autorité américaine de la concurrence car demande l'ouverture d'une enquête ainsi qu'un "moratoire sur la sortie de prochaines versions de ChatGPT jusqu'à ce que des garde-fous aient été posés. «Nous allons simultanément lancer une pétition pour que
la FTC pose les bases d'une réglementation afin de réguler l'industrie de
l'intelligence artificielle générative"
Cela dit, même le patron de OpenAI, qui a concu ChatGPT se dit être un peu effrayé par les possibilités de son logiciel qui craint les risques de cyber attaques et les attaques de désinformations à grande échelle.
A noter que quand l’Italie veut bloquer provisoirement l’accès à chatGPT, elle utilise alors la réglementation RGPD pour tenter de réguler l’intelligence artificielle. L’Italie peut bloquer le logiciel pendant 20 jours puis, sans réponse positive, elle pourra mettre une amende à OpenAI, amende quand même assez élevée, 4% du chiffres d’affaires mondial ou 20.000
euros.
Mais tout cela est une sorte de mesure d’urgence en attendant autre chose.
Autre chose, c’est une régulation européenne, la Régulation AI Act européenne, qui serait la première régulation au monde et qui devrait être votée en avril 2023 pour une application en 2025
Alors que l’on aurait tendance à penser que les autorités, les gouvernements, ont tendance à réagit trop tard vis-à-vis des risques du numériques, toute décision arrivant généralement trop tard, les usages étant déjà largement diffusés, pour une fois, l’Europe a réagi assez
rapidement sur les risques de l’intelligence artificielle.
Depuis 2018, la commission européenne y travaille et donc largement avant mise en avant de ChatGPT, pour que cette AI soit « digne de confiance » et, surtout, conforme aux valeurs et règles de l’Union européenne.
La commission a défini quatre niveaux de risques : minime, limité, élevé ou inacceptable.
Niveau quatre, tout ce qui est menace évidente pour la sécurité, les droits des personnes et les moyens de subsistance. Sont interdit par exemple la notation sociale qui se pratique en Chine.
Entre parenthèse, cette règle concerne les mesures de sécurité mis en place pour les JO de 2024.
ChatGPT est considéré comme un risque de niveau élevé comme tout ce qui peut influer sur notre vie. Pour simplifier, on doit savoir tout sur les données, d’où elles viennent et ce qu’on en fait. Et pour Thierry Breton, le commissaire européen chargé du dossier, tout devra être traité en europe pour savoir ce qu’il y a derrière.
ChatGPT et ses équivalents sont une révolution dans le monde numérique, révolution qui demande une rapide réaction de protection contre les risques induits.