- Speaker #0
Hello à tous, j'espère que vous allez bien, bienvenue dans ce nouvel épisode de Savoir Faire, un podcast de la marque Jany. Je suis ravie de vous retrouver aujourd'hui pour ce nouvel épisode avec une personne très spéciale puisque c'est quelqu'un que je connais bien. Je suis ravie d'être dans son atelier et de l'interviewer aujourd'hui, on est chez Alice.
- Speaker #1
Bonjour à tous !
- Speaker #0
Comment ça va ? Pas trop stressée ?
- Speaker #1
Je suis un petit peu stressée, mais je vais essayer d'être le plus à l'aise possible.
- Speaker #0
Très bien, c'est le but. Donc du coup, on va pouvoir commencer si tu le veux bien, en te présentant et en nous disant ce que tu fais dans la vie.
- Speaker #1
Ok, moi c'est Alice, j'ai 29 ans, bientôt 30, et dans la vie je suis auto-entrepreneuse, et je fais beaucoup beaucoup beaucoup de crochets. Donc mon activité principale c'est vendre. mes peluches sur les marchés mes peluches et autres et je fais ça du coup depuis bientôt deux ans et demi et puis voilà ensuite qu'est-ce que je peux dire d'autre sur moi ?
- Speaker #0
Est-ce que tu veux nous dire un peu quels sont justement tes produits et peut-être même tes services parce que je crois savoir que tu ne fais pas que produire
- Speaker #1
C'est ça, donc moi je vais vendre plein de choses je vais proposer des peluches de la décoration des accessoires plein de petites choses mignonnes finalement plein de petites choses mignonnes et colorées j'ai un univers assez coloré et très cute enfin c'est ce que les gens me disent en tout cas sur les marchés et puis à côté de la vente de produits finis je fais aussi des ateliers et des cours de crochet donc ça me permet de faire des choses et de faire des choses partager ma passion et mon savoir-faire avec des personnes qui ont envie de mettre un peu les mains dans le manuel et de développer aussi cette capacité qu'on peut avoir à créer partir d'une pelote et d'arriver à quelque chose de fini et
- Speaker #0
depuis combien de temps du coup tu fais ça et qu'est ce qui t'a amené à faire du crochet à ton métier ?
- Speaker #1
Et bien c'est vraiment un hasard total alors rien n'est un hasard dans la vie, mais ça m'est un peu tombée dessus. J'ai appris le crochet il y a un petit moment en 2018, toute seule parce que je m'ennuyais, j'étais entre deux contrats, parce qu'avant j'étais en hôtellerie-restauration, et du coup c'était beaucoup de petits contrats qui s'enchaînaient. Et du coup je m'ennuyais beaucoup à un moment où j'avais pas de job à ce moment-là, et du coup j'ai acheté mon premier crochet et ma première pelote pour combler mon ennui. Et j'ai appris toute seule via des vidéos accrochetées vraiment sur YouTube comme pas mal de gens que je connais. Et après, j'ai repris le travail et je n'ai plus de temps à y consacrer. Et du coup, j'ai arrêté. Et pendant un moment, je n'ai pas repris de crochet avant 2022. Donc, il y a quand même une période de 4 ans qui s'est passée. Donc c'est assez surprenant étant donné que maintenant c'est vraiment toute ma vie. Ouais c'est clair. Genre moi ça me rend nostalgique de me dire que la première fois que j'ai fait du crochet, j'ai pas eu ce coup de cœur là. Genre j'ai aimé ça, mais moi j'ai toujours été très manuelle et j'ai toujours fait plein d'activités créatives. Sauf qu'au bout de quelques mois, soit j'ai plus le temps, soit je m'en lasse et du coup j'arrête. Et du coup bon, je pensais pas y revenir forcément un jour, c'était pas un objectif en soi. Et en 2022, j'ai racheté un crochet, j'ai racheté une pelote et j'ai commencé à réapprendre un peu. Donc, j'avais des restes de la dernière fois. Mais du coup, j'ai recommencé vraiment de zéro le crochet pour m'occuper. Au départ, ce n'était vraiment pas dans l'espoir d'en faire quelque chose de professionnel. Et en fait, ça a pris tellement d'ampleur, tellement vite, que finalement, l'idée m'est venue. Donc pour la petite histoire, je voulais arrêter la restauration. Et du coup, j'avais pris un contrat en vente, donc un petit CDD de trois mois. Et en fait, les deux derniers mois, c'était des mois très calmes, parce que c'était janvier, février à Bayonne. Autant dire que ce n'est pas les mois les plus intenses.
- Speaker #0
Ceux qui habitent ici le savent.
- Speaker #1
Voilà. Et du coup, j'amenais mon crochet au travail parce que je m'ennuyais beaucoup. Et du coup, j'ai commencé à crocheter pendant mes heures de travail. Désolée patron, si tu me vois. J'ai commencé à crocheter pendant mes heures de travail et en rentrant à la maison. Et à tout moment, en fait, je passais vraiment tous mes moments libres à ça. Et même mes moments de travail apparemment. Et donc, m'est venue l'idée de valoriser un peu cette passion qui arrivait vraiment très très fort dans ma vie. Et donc ça, c'était début 2023. Et je me suis lancée en octobre 2023. Et donc, entre mars et octobre, j'ai vraiment beaucoup, beaucoup, beaucoup crocheté, réfléchi à ce que je pouvais faire, créé un peu... alors j'ai pas vraiment fait de business plan contrairement à ce que tout le monde m'a conseillé parce que bah en fait le but premier c'était déjà de faire quelque chose qui me plaisait pas forcément d'en faire un travail à temps plein donc c'était vraiment juste je voulais faire des choses qui me plaisaient avec des matériaux qui me parlaient etc et c'est vraiment un peu au fil des tâtonnements que j'ai réussi à trouver un peu mon univers Et du coup, sur cette demi-année-là, ça a été très, très important pour moi, même si ce n'était pas le plus important. Mais moi, je n'ai jamais eu une âme d'entrepreneuse et c'est quelque chose qui n'est pas inné pour moi. Donc, c'est vrai que c'était un peu difficile de m'imaginer devoir gérer ma propre entreprise, même si la micro, c'est restreint au niveau de la compta et tout. Ça reste quelque chose qui me sort beaucoup de ma zone de confort. et du coup c'était une période quand même assez charnière parce que j'ai pris un peu le courage que j'avais à deux mains et je me suis lancée un peu en mode bon bah on verra bien et finalement en fait de mois en mois de fil en aiguille j'ai réussi à trouver vraiment un style et une passion qui m'anime vraiment aujourd'hui et qui est très très importante maintenant même dans ma vie perso je crochette aussi pour moi Et c'est vrai que c'est quelque chose sans lequel maintenant je ne pourrais pas être aussi zen et tranquille. Parce que le crochet, c'est quand même quelque chose d'assez méditatif. Et ça m'aide aussi des fois à me calmer, trier mes pensées, vraiment me déconnecter de la réalité quand il y en a besoin. Et voilà, du coup, il y a un côté professionnel forcément quand on commence à monétiser sa passion. ça devient quelque chose de pro et on a des objectifs, des obligations, des choses comme ça. Mais il y a aussi le côté perso qui m'apporte aussi beaucoup dans ma vie perso.
- Speaker #0
C'est ce que je trouve beau dans les métiers manuels comme ça, c'est de réussir aussi ce juste équilibre entre combiner sa passion, le faire et en profiter et en même temps ajuster avec tout ce que ça importe d'en faire son métier. De continuer à éprouver ce sentiment de passion et du plaisir en le faisant.
- Speaker #1
Des fois, ce n'est pas facile de passer de l'un à l'autre. Parce que, comme c'est mon activité principale, je suis obligée de travailler assez pour me dégager un salaire suffisant, un revenu suffisant pour payer mon loyer et tout. Mais en même temps, ça reste ma passion en premier. Et du coup, des fois, j'ai juste envie de crocheter un truc parce que ça me fait plaisir et non pas parce que ça va me rapporter de l'argent. Et du coup, des fois, j'ai un peu du mal maintenant à m'autoriser à passer plusieurs heures, plusieurs dizaines d'heures parfois sur un projet qui ne va pas être un projet pro. C'est un peu des fois la nuance où il faut faire attention parce qu'on peut vite perdre ce côté passionnel avec son art. et c'est un peu l'argent qui peut mettre un peu le boxon on va dire.
- Speaker #0
Et du coup je me posais une question, pourquoi Atelier Esquotane ?
- Speaker #1
Alors ça a été une grande question, je voulais vraiment un nom qui avait un rapport avec la région et le Pays Basque. Parce que moi, je ne suis pas d'ici de base. Je suis de Bourg-en-Bresse, originaire de Bourg-en-Bresse dans le Lhin. Et je suis arrivée ici il y a cinq ans. Et en fait, j'ai habité deux ans à Lyon, donc dans ma vie d'adulte, on va dire. Avant, j'étais chez mes parents. Ensuite, j'ai habité deux ans à Lyon. Et je n'aurais jamais imaginé pouvoir faire ce que j'ai fait ici à Lyon. Alors je sais pas si c'est l'endroit ou si c'est la personne que j'étais qui était aussi plus jeune, peut-être plus naïve, moins sûre d'elle, etc. Mais en tout cas, mon mois d'avant, je n'aurais jamais pu créer cette entreprise ailleurs. Donc, c'est vraiment le Pays Basque. Je me suis trouvée aussi une région de cœur parce que j'adore. Je suis arrivée ici avec mon chéri et on ne connaissait personne. Et on a quand même réussi à se faire plein de copains alors qu'on est arrivés en pleine période Covid. Enfin, vraiment, c'était compliqué au début. Mais je suis vraiment tombée amoureuse de la région et j'avais envie que... Mon entreprise, elle soit aussi locale, avec une identité qui respecte la langue basque. Et du coup, Eshkouétane, ça veut dire « dans les mains » , ce qui est plutôt évocateur par rapport à ce que je fais. Et voilà, ça me tenait à cœur d'avoir un petit mot basque dans mon nom d'entreprise pour mettre en avant aussi la langue.
- Speaker #0
Ça fait trop sens, c'est très joli. C'est une hyper bonne idée. Et du coup, aujourd'hui dans ton métier, quand tu crochettes, quelle est la partie que tu préfères ? Et puis après, on verra la suite.
- Speaker #1
Ok. Alors, il y a deux parties que j'aime beaucoup. Il va y avoir la partie échange, en dehors du crochet, parce que là, c'est plus une question de mon métier de vente sur les marchés. J'ai rencontré beaucoup d'autres créateurs, d'autres artisans sur les marchés. Et je trouve que ça change tout parce qu'on se sent moins seule. Parce que moi, je travaille de chez moi, de l'atelier. Et du coup, en période de création, je vais être très isolée. Ce qui ne me dérange pas parce que j'ai un peu une dualité où je suis quelqu'un de très ouvert. Mais j'aime aussi beaucoup être dans mon coin. du coup je m'épanouis très très bien en ayant cette dualité entre les moments où je partage beaucoup de choses avec beaucoup de gens qui me ressemblent et les moments où je suis toute seule à l'atelier donc là c'est la deuxième chose que j'aime beaucoup c'est pouvoir me perdre un peu dans ma créativité dans mes idées dans mes nuances de couleurs et vraiment ne répondre à personne d'autre qu'à moi-même et mes envies et voilà c'est vraiment les deux choses que j'aime le plus donc un peu le côté manuel qui me permet de vraiment donner vie à mes idées et le côté social ou sociable de rencontrer du monde et vraiment partager ce que je vis avec d'autres personnes qui sont devenues aussi mes amies c'est trop mignon j'adore,
- Speaker #0
et du coup quelle serait la partie que tu aimes le moins dans ton métier ou en tout cas dans le fait d'être aussi entrepreneur à ton compte quoi
- Speaker #1
Et bien, c'est comme je disais tout à l'heure, moi, je ne suis pas entrepreneuse dans l'âme de base. Ce n'est pas quelque chose qui me donnait envie, qui me faisait vibrer. À l'inverse, c'était quelque chose qui me faisait plutôt peur. Donc, je pense que ça va être plutôt la partie entrepreneuriat pur et dur. Et bien évidemment, la comptabilité. Je pense qu'on est beaucoup dans ce cas-là. On ne choisit pas la création pour faire de la compta. et pour faire ce genre de choses, mais c'est quelque chose qui fait partie aussi du jeu. Donc je l'accepte tant bien que mal. Mais voilà, je pense que ça va être la partie, on va dire, obligatoire, les choses sur lesquelles on ne peut pas faire l'impasse. Et après, forcément, il y a les réseaux sociaux aussi. Ce n'est pas quelque chose que je fais naturellement. Je ne suis pas très à l'aise devant une caméra, ni devant un appareil photo. C'est vrai que la partie réseaux sociaux me prend beaucoup d'énergie. donc je lance un peu par-ci par-là des choses mais j'ai pas de vraie stratégie c'est vraiment, je fais au feeling et pour l'instant ça marche bien parce que je suis plutôt locale donc les gens de toute façon me voient sur les marchés ils ont pas forcément besoin de me voir en ligne mais c'est vrai qu'à terme si je veux développer un petit peu mon activité de manière plus large, ce sera quelque chose sur lequel il faudra que je travaille encore
- Speaker #0
sachant qu'en plus il n'y a jamais de stratégie idéale et qu'au final faire comme tu fais déjà aujourd'hui vu l'investissement en temps et personnel que ça demande ça peut être largement suffisant mais oui comme tu dis ça dépend ce qu'on vise et où on veut aller aussi avec sa notoriété en ligne ou en tout cas sa présence à la limite sur Insta etc quoi c'est
- Speaker #1
C'est sûr que Insta, ça n'a jamais été ma priorité dans le sens où, comme moi, je viens directement au contact de la clientèle, je n'ai pas forcément besoin d'Instagram. Après, ça reste un outil qui est quand même important. Et il y a une autre facette d'Instagram, si je puis continuer un peu sur ce sujet-là, qui est fantastique. Donc, par rapport au crochet, en général, il y a une grosse, grosse communauté sur Instagram. Et c'est vrai que j'ai rencontré aussi beaucoup de designers. Et c'est un peu les héros de l'ombre, parce qu'il y a beaucoup de créations que moi je fais, qui ne sont pas les miennes en fait, c'est des patrons qui ont été créés par des designers, et que moi je leur donne vie dans mon monde, dans ma manière, avec mes couleurs, mais ça reste un travail aussi en amont, et voilà petit big up à tous les designers et tous les créateurs de patrons qui se reconnaîtront. qui me permettent aussi de ravir les plus petits et les plus grands c'est vrai qu'on n'y pense pas souvent
- Speaker #0
Il y a rarement beaucoup d'intermédiaires dans tout ce qui est créa et artisanat, mais au final, des fois, il y a aussi un petit peu ces autres personnes qui contribuent à vos métiers. Ok, très bien. Et du coup, aujourd'hui, c'est ton métier à temps plein. Et est-ce que tu peux nous dire si tu en vis ou pas, ou en tout cas si c'est ton métier actuel ?
- Speaker #1
Alors, c'est effectivement mon travail à temps plein. Donc, je fais ça... vraiment tous les jours de ma vie. Et je suis très contente que ce soit le cas. C'est pas forcément facile tous les jours parce qu'on ne peut compter que sur soi-même. Donc des fois, ça peut être un peu lourd à porter. Mais en revanche, je suis très très fière de pouvoir dire que j'ai réussi à faire de ma passion quelque chose de viable. Donc oui, j'en vis. Après, c'est vrai que ça, c'est apprendre avec des pincettes. Parce qu'effectivement, Ça dépend de sa vision du monde. Par exemple, là, ça fait, comme je t'ai dit, à peu près deux ans et demi que je suis lancée et j'arrive à payer tous mes frais, mes factures, mes loyers, mes déplacements. Tout ce qu'il y a à payer, j'arrive à le payer. Mais en revanche, je ne vais pas, par exemple, mettre de l'argent de côté pour faire un apport pour acheter un appartement, par exemple, ou une maison. Il y a plein d'autres choses qui vont être mises de côté. pour la possibilité de cette vie-là. Donc oui, j'en vis. Mais voilà, il y a quand même un petit déséquilibre parfois sur les concessions qu'on va faire à côté. Donc voilà, c'est un peu une question qu'on nous pose très souvent, en marché surtout, parce que les gens sont curieux, sont étonnés. Ils se demandent si c'est possible de vivre de leur art, de leur passion. Et c'est pour ça que je dis toujours que c'est possible, mais il ne faut pas s'attendre à ce que ce soit le monde des bisounours non plus. Ça reste difficile parfois de s'y tenir.
- Speaker #0
Je trouvais ça hyper intéressant quand tu me parlais de ça en off, du coup, de la perspective, un petit peu de remettre ça en perspective, de juste, oui, en vivre, mais après, en fait, on fait beaucoup le rapport au salaire aussi. On fait cette comparaison un peu du salariat et de l'artisanat et l'entrepreneuriat. mais les concessions et aussi l'investissement personnel que des fois ça demande pour une certaine somme qui est subjective un petit peu selon les trains de vie, la manière de vivre, les charges aussi qu'on a. Je trouvais ça très intéressant parce que cette question, elle peut se poser facilement comme tes clients peuvent te la poser. Mais en même temps, ce que ça demande derrière, c'est hyper... Enfin, c'est difficile à résumer en tout cas de ce que ça peut... Oui,
- Speaker #1
et puis c'est tellement personnel tout à chacun. Moi, je sais que je ne suis pas quelqu'un de très dépensière, à part sur les velotes, là, ça compte pas, c'est pour le travail. Mais je ne suis pas quelqu'un de très dépensière. Je ne vais pas acheter des nouveaux vêtements tous les mois. Je ne vais pas avoir besoin du dernier téléphone. Mon téléphone que j'ai là, il doit avoir 5 ans et demi. Enfin voilà, je ne suis pas quelqu'un qui va avoir besoin de dépenser de l'argent. Donc moi, c'est un rythme qui me va. Mais après, c'est sûr que parfois, il peut aussi y avoir de la frustration. Quand on a des grosses dépenses à faire, on y réfléchit à deux fois. Ça ne va pas mettre la même intention dans l'argent qu'on dépense. Et pour autant, le fait de ne pas avoir non plus des sommes d'argent phénoménales, je fais aussi attention à comment je consomme. Et du coup, ça rejoint un petit peu la situation dans laquelle je suis. Et du coup, forcément, ça reste aligné avec la personne que je suis et que je deviens petit à petit.
- Speaker #0
Ouais, de ton mode de vie en général. Mais on en revient souvent à ça. Enfin, dans les échanges que j'ai eus avec des artisans, c'est que c'est toute une... Ça englobe à la fois sa propre personnalité, son métier, son mode de vie, de produire justement et de consommer justement. Ça se rejoint toujours, en fait. C'est peu dissociable, quoi. C'est vraiment ancré, je trouve, dans les personnes que je rencontre. Et c'est quelque chose que je trouve intéressant de partager. Voilà. Est-ce que tu veux finir avec un petit mot de la fin sur l'artisanat en général, ton métier ou en tout cas ta vision des choses ?
- Speaker #1
Alors, j'ai deux choses à dire. J'aimerais bien encourager les gens à venir à la rencontre des artisans dans les marchés, dans les foires, dans les événements autour de chez vous. Parce que souvent, quand on vient discuter avec les créateurs, les artisans, les producteurs même locaux, en fait, on en vient à... mieux comprendre ce qu'ils font, la valeur qu'ils ajoutent à leurs produits ou à leurs services et tout ce qu'il y a autour de l'artisanat et je pense vraiment que le fait de mettre le facteur humain, ça met un levier énorme sur l'envie de consommer mieux donc ça c'est la première chose, n'hésitez pas à être curieux. Et la deuxième chose c'est merci à tous les copains, Marie compagnons de créateurs, artisans, producteurs, etc., qui soutiennent et qui permettent aussi à tout ça d'être possible. Parce que clairement, vous êtes dans mon atelier et en vrai, ce n'est pas un atelier. C'est la seule chambre de notre appartement que mon chéri m'a laissé la transformer en atelier et notre lit est dans le salon. Et du coup, ça, c'est vraiment quelque chose, le soutien quotidien de toutes les personnes autour. autour de nous, qui est super importante. Voilà.
- Speaker #0
C'est vrai, c'est un hyper beau message et je ne peux que le relayer puisque en tant qu'auto-entrepreneur, il est vrai que sans un entourage solide et la personne qui vit avec nous, je trouve que c'est vraiment, c'est ce qui nous permet de vraiment rester accrochés aussi à ses propres rêves et à sa propre passion parce que c'est vraiment un peu les montagnes russes et on les embarque dans ces montagnes russes et je trouve que c'est hyper important de le rappeler Merci. Et je te remercie d'avoir partagé ça.
- Speaker #1
C'est un peu l'équipe de l'ombre, finalement. On est tout seul, mais pas vraiment tout seul.
- Speaker #0
C'est comme tu disais avec les collègues de marché, au final. Même toi, aujourd'hui, le soutien que tu m'apportes pour Jany, c'est toutes ces petites choses, toutes ces personnes autour de nous qui nous apportent de près ou de loin, des fois, du soutien qui font qu'on ne lâche pas et qu'on prend du plaisir à ne pas lâcher aussi et à rester dans ce truc de s'investir personnellement et professionnellement.
- Speaker #1
Je suis bien d'accord.
- Speaker #0
et bien trop bien merci beaucoup Alice merci pour tout ce que tu as partagé franchement bon encore un de mes épisodes préférés je le pense à chaque fois que j'en fais un mais c'est vrai que là tu t'es vraiment livrée à nous et comme tu étais stressée merci encore plus et puis vous pourrez où est-ce qu'on peut retrouver tes pièces et peut-être où est-ce qu'on peut prendre des cours avec toi alors vous pouvez m'envoyer un message directement sur Instagram
- Speaker #1
et puis sur les marchés on me voit très régulièrement dans la région là je suis en train de faire toutes les réservations d'emplacement donc je vais pas tarder à donner toutes les dates qui vont suivre mais ça va être encore une année très très chouette je pense donc voilà j'ai hâte de la vivre aux côtés de tout le monde on te souhaite en tout cas,
- Speaker #0
trop hâte de te voir sur les marchés Et puis, merci à tous de nous avoir regardés ou écoutés. Et puis moi, je vous dis à très vite pour un nouvel épisode.
- Speaker #1
Ciao !
- Speaker #0
À bientôt !