Speaker #0Quand on est hypersensible, on pleure souvent. Quand on est hypersensible, on est émotif, on manque de confiance en soi, on prend tout personnellement, on a du mal à gérer nos émotions. Le problème, c'est qu'aujourd'hui, on met énormément de choses sur le dos de l'hypersensibilité. Alors que beaucoup de ces difficultés ne sont pas forcément liées à l'hypersensibilité en soi. Alors bien sûr, l'hypersensibilité peut venir amplifier les choses, que ce soit d'ailleurs négatif, positif. Quand un cerveau qui capte énormément d'informations, qui analyse tout, qui anticipe énormément, et bien forcément ça peut amplifier les émotions, le doute, la peur du regard des autres ou encore l'anxiété. Mais le problème c'est qu'à force de tout associer à l'hypersensibilité, on finit par voir l'hypersensibilité comme un problème en soi, comme quelque chose qui empêcherait forcément de s'affirmer, de gérer ses émotions, d'avoir confiance en soi, même d'être être épanoui au travail. alors qu'on peut être hypersensible et très bien vivre sa sensibilité et c'est justement cette nuance que j'ai envie d'apporter dans cet épisode et reste bien jusqu'à la fin parce que je vais te partager quelque chose qui va t'aider à identifier les freins qui t'empêchent peut-être aujourd'hui de vivre ton hypersensibilité comme une force bienvenue dans sensible mais pas fragile le podcast des hypersensibles qui veulent faire de leur fonctionnement un atout dans leur vie pro et leur vie perso moi c'est julie souchard je suis coach professionnel ancienne RH et hypersensible aussi et si ce type de sujet te parle pense à t'abonner au podcast ou à ma chaîne youtube alors déjà la première chose qu'on associe énormément à l'hypersensibilité c'est l'émotivité comme si être hypersensible voulait automatiquement dire pleurer souvent être submergé par ses émotions ou vivre en permanence des montagnes russes émotionnel et honnêtement je ne suis pas d'accord avec ça Parce qu'on peut être hypersensible sans être particulièrement émotif. Et à l'inverse, on peut être émotif sans être hypersensible. Je pense qu'aujourd'hui, on mélange énormément de choses. Pour moi, l'hypersensibilité, ce n'est pas juste ressentir fort. C'est surtout un cerveau qui capte énormément d'informations. Il analyse donc beaucoup, observe énormément et anticipe aussi énormément. Et en fait, ce fonctionnement-là peut effectivement amplifier certaines difficultés mais il ne crée pas automatiquement de l'émotivité je pense qu'il y a souvent plusieurs facteurs qui viennent se mélanger par exemple quand on manque d'estime de soi ou de confiance en soi on va souvent se mettre énormément de pression on va vouloir bien faire ne pas décevoir ne pas faire d'erreur ne pas déranger ne pas être jugé et en parallèle on va souvent essayer du coup de contrôler énormément ses émotions Parce qu'on a peur de pleurer, peur de craquer, peur d'être trop, peur du regard des autres. Alors qu'est-ce qu'on fait ? En fait, on retient, on contrôle et on garde tout à l'intérieur. Sauf que plus tu cherches à contrôler tes émotions, plus elles finissent souvent par exploser. Il y a aussi quelque chose d'hyper important à comprendre. Ce sont nos pensées qui génèrent nos émotions. Donc forcément, si tu manques d'estime de toi, tu vas avoir beaucoup plus de pensées négatives. Je suis nulle, je vais me planter, les autres vont me juger, j'aurais pas dû dire ça, je ne suis pas à la hauteur. Et en fait, toutes ces pensées vont générer énormément d'émotions difficiles, du stress, de l'angoisse, de la tristesse, de la culpabilité, de la peur. Donc parfois, Ce n'est pas l'hypersensibilité en elle-même qui crée l'émotivité. C'est plutôt la combinaison d'un cerveau hypersensible qui amplifie déjà énormément les choses avec un manque d'estime de soi. Beaucoup de pression, beaucoup de contrôle émotionnel et énormément de pensées négatives. Et ça, c'est pas du tout la même chose. Parce que ça veut dire qu'on peut travailler sur énormément de choses. Alors, autre chose qu'on associe énormément à l'hypersensibilité, c'est la peur du jugement des autres. En fait, comme si être hypersensible voulait automatiquement dire comprendre tout personnellement, avoir peur du regard des autres, ne pas réussir à s'affirmer ou avoir besoin que tout le monde nous aime. Et honnêtement, je ne pense pas que la peur du jugement des autres relève de l'hypersensibilité. Pour moi, encore une fois, ça relève surtout de l'estime de soi. Cette peur du jugement peut se matérialiser de plusieurs façons. Par la peur du rejet, par un énorme besoin d'approbation, ou encore par de la suradaptation. Tout ça, c'est lié, bien sûr. Parce que quand on manque d'estime de soi, on va chercher la validation à l'extérieur. On veut être apprécié, on veut être reconnu, on veut être aimé. Donc on ne veut pas décevoir, on ne veut pas déranger et on ne veut pas être rejeté. Donc forcément, on va commencer à énormément s'adapter aux autres. On va faire attention à ce qu'on dit, comment on le dit, à l'image qu'on renvoie. On ose moins du coup dire les choses, s'affirmer, dire non. On va essayer d'éviter les conflits, on va prendre moins de place. et ça c'est pas l'hypersensibilité en soi par contre encore une fois l'hypersensibilité elle va amplifier tout ça parce que comme j'ai déjà dit en fait ton cerveau hypersensible bah lui il capte énormément de signaux donc le ton d'une voix un regard une micro expression un message un peu froid un silence donc là où certaines personnes vont rapidement passer autre chose et bien toi ton cerveau il peut commencer à analyser tout ça pendant des heures. Est-ce qu'il est vexé ? Est-ce qu'elle m'en veut ? Est-ce que j'ai dit quelque chose de mal ? Est-ce qu'on me trouve incompétent ? Et en fait, plus ton cerveau analyse, plus la peur du rejet, du jugement, va prendre beaucoup de place. Donc encore une fois, c'est pas l'hypersensibilité qui va créer le problème. Mais quand il y a déjà un manque d'estime de soi, un besoin d'approbation, une peur du rejet, et bien l'hypersensibilité va faire loupe sur tout ça et c'est important de le comprendre parce que sinon tu vas finir par croire en fait que ton hypersensibilité c'est un problème que ça veut automatiquement dire que tu vas avoir peur du regard des autres tu vas pas réussir à t'affirmer ou vivre dans le regard des autres alors qu'on peut être hypersensible et être solide intérieurement alors autre chose qu'on associe beaucoup aussi à l'hypersensibilité c'est le manque de confiance en soi. En fait, comme si, encore une fois, être hypersensible, ça voulait automatiquement dire qu'on doute de soi en permanence, qu'on n'ose pas, qu'on ne se sent pas légitime, qu'on a le syndrome de l'imposteur toute sa vie. Et là encore, je pense qu'il faut vraiment faire la différence entre le fonctionnement hypersensible et les conséquences que certaines personnes développent avec le temps. Parce qu'on peut être hypersensible et avoir confiance en soi. Alors juste, j'ouvre une petite parenthèse, j'ai parlé tout à l'heure d'estime de soi, et là je vous parle de confiance en soi. La différence, l'estime de soi, c'est vraiment la valeur qu'on se donne, alors que la confiance en soi, c'est vraiment la croyance en ses capacités à faire les choses. Donc c'est vraiment lié à, entre guillemets, à nos compétences. Donc je referme cette parenthèse, on peut donc être hypersensible et avoir énormément confiance en soi, Il y a plein de managers hypersensibles, des entrepreneurs hypersensibles, des leaders hypersensibles. En fait, il y a beaucoup de personnes sensibles qui prennent leur place et qui savent s'affirmer et qui ne passent pas leur vie à douter d'elles-mêmes. Donc le manque de confiance en soi, ce n'est pas l'hypersensibilité. Par contre, encore une fois, un cerveau hypersensible peut amplifier ce manque de confiance. Pourquoi ? Parce qu'en fait, notre mental hypersensible, il va chercher... énormément à nous protéger et pour nous protéger et bien il va et chercher à éviter l'échec le rejet la critique la gêne en fait toutes les émotions désagréables donc naturellement il va essayer de nous maintenir dans notre zone de confort ne pas trop nous exposer ne pas trop prendre de risques ne pas trop nous affirmer ne pas trop sortir du cadre et en fait le problème c'est qu'en fait la confiance en soi elle elle se développe elle se construit justement en sortant de sa zone de confort, en osant, en expérimentant, en passant à l'action malgré le doute ou la peur. Donc quand on a un mental qui analyse énormément, qui cherche en permanence à nous protéger, ça peut rendre les choses un petit peu plus compliquées. Mais encore une fois, ce n'est pas l'hypersensibilité en elle-même le problème. Bon, tu l'as compris. Le problème n'est pas forcément l'hypersensibilité et je pense d'ailleurs que c'est rarement l'hypersensibilité le problème. Parce qu'à force d'associer l'hypersensibilité au manque de confiance, à la peur du jugement, à l'épuisement émotionnel et au fait d'être submergé en permanence, beaucoup de personnes finissent par voir leur hypersensibilité comme un problème à corriger. Comme quelque chose qui les empêchera toujours de s'affirmer, de prendre leur place, de réussir professionnellement. ou de vivre tout simplement sereinement. Alors qu'en réalité... On peut être hypersensible et très bien vivre sa sensibilité. On peut être hypersensible et avoir confiance en soi. Être hypersensible et s'affirmer. Être hypersensible et manager une équipe. Être hypersensible et entreprendre. On peut être hypersensible et arrêter de vivre dans le regard des autres. En fait, le but, c'est de comprendre son fonctionnement. D'arrêter de lutter contre soi-même. Peut-être d'apprivoiser ce mental qui tourne en permanence et surtout développer... son estime de soi et sa confiance en soi. Et honnêtement, c'est exactement pour ça que j'ai créé mon programme Puissance Douce. Pas pour apprendre aux hypersensibles à se blinder, pas pour les apprendre non plus à devenir quelqu'un d'autre, mais pour les aider justement à reprendre le pouvoir sur ce mental, à arrêter de vivre dans la suradaptation, puis à retrouver justement de la confiance, de l'énergie, de la clarté, et à faire vraiment justement de cette hypersensibilité une vraie force. dans leur vie pro et perso. Et d'ailleurs, pour te montrer concrètement ce que je veux dire, j'ai envie de te partager un petit peu le témoignage d'une personne que j'ai accompagnée dans le programme Puissance Douce. Parce qu'au départ, elle, elle pensait aussi que son problème venait de son hypersensibilité.
Speaker #1Avant de me présenter, j'aimerais partager mon émotion. Je suis stressée, mais c'est ok. Et c'est ce que Julie va vous apprendre tout le long de son programme. Et tout ça pour vous dire qu'avant, je n'aurais pas passé le cap, ça m'aurait stressée, je me serais dit « Oh, Emilie, et le courage de, tu as fait l'exercice, tu sais parler de ce que tu as fait. » Et je me serais autoflagelée. Et aujourd'hui, c'est ok d'être stressée, c'est normal, j'ai envie de le faire, j'ai envie de partager mon expérience et j'ai surtout envie de ce que je vis, c'est-à-dire je recrée mon propre bonheur. tout simplement. Donc du coup, Émilie, je travaille dans les ressources humaines. Alors ça se voit peut-être pas aujourd'hui, mais j'ai fait un burn-out en fait au mois de février. Alors j'avais beaucoup lu sur le sujet, et j'écoutais beaucoup Julie via ses podcasts, quelques masterclass, mais j'osais pas prendre rendez-vous avec elle. Et quand j'ai eu mon burn-out, j'ai dormi pendant presque deux mois. Tous les jours, j'avais du mal à me lever. Et je ne sais pas, j'ai eu le déclic de me dire, j'ai envie de lui parler. J'ai fait l'heure gratuite avec Julie. J'ai été très impactée par la bienveillance de Julie. Elle me correspondait tout simplement. J'en suis transformée. Je pèse mes mots, je pense. Donc, j'ai fait le programme avec Julie. Je ne vais pas vous cacher que les débuts sont durs. parce que Je pense qu'on le fait tous, mental très compliqué et on se flagelle. Je pense, vous allez penser à moi cet après-midi si vous faites quelque chose, ou de se dire, oh bah mince, j'ai oublié ça, j'ai oublié ça, j'aurais dû faire ça, j'aurais dû faire ci, moi c'est fini, ça fait plus d'un mois que je ne me dis plus toutes ces pensées négatives. En fait, on est notre propre tyran. Ce que le programme m'a apporté, pour moi, c'est d'apprendre à se connaître parce qu'on ne l'apprend jamais. Ce qu'on veut, ce qu'on veut pas, c'est souvent finalement par rapport à autrui. Et on se perd, on ne sait plus qui on est, on ne nous apprend pas à ça et c'est ce que fait Julie, nous apprendre à nous connaître, à du coup à s'accepter. Une fois qu'on se connaît, on s'accepte. Une fois qu'on s'accepte, on apprend à se respecter. Et je vais utiliser un mot très fort, mais on apprend à s'aimer. Et moi je suis en capacité, bah j'ai 34 ans, en bout de 34 ans, grâce à Jolie, je suis en capacité de dire que je m'aime. Et j'ai demandé à mon conjoint justement cette question si lui il s'aimait. Donc il m'a souri un peu gênée en disant, bah je sais pas répondre à cette question, je ne pense pas. Je ne pense pas sincèrement que je m'aime. Et moi je suis vraiment en capacité de dire aujourd'hui que je m'aime. Ce n'est pas de l'ego. j'ai appliqué la bienveillance que j'applique à autrui sur moi-même. Et en fait, je me suis foutue la paix. C'est-à-dire que là, j'ai l'émotion, j'ai limite envie de pleurer, mais de joie, parce que je suis, c'est ce que mon conjoint m'a dit, j'ai dit, selon toi, si je devrais dire un mot, qu'est-ce qui a changé chez moi depuis le programme ? Il m'a dit, je te trouve en paix, en paix antérieure. Donc c'est pareil, c'est des mots assez forts, mais pareil. Hier, enfin avant le programme de joli, quand je dis hier, je me serais dit « Oh Émilie, t'es trop émotive. » Souvent je me sentais en décalage avec les autres. Aujourd'hui c'est une force, je ne suis pas émotive, je suis vivante. Et je vais vous donner un exemple qui s'est passé hier, qui est assez concret, que j'aurais jamais osé faire avant. Je me suis inscrite via la région à une formation gratuite près de chez moi pour l'intégration candidat, la réussite d'un nouveau candidat dans notre entreprise. Que ça soit une bonne expérience parce que c'est stressant d'arriver dans une entreprise. et je suis arrivée avec des personnes Des RH, plus de 40 ans d'entreprise, quand ils se sont présentés, je me suis dit « Ouh là là, il m'a dit, bon, ok, t'es peut-être pas à ta place. » Et puis, ils avaient, selon moi, une idée très négative du monde des jeunes, excusez-moi du terme, et je me suis dit « Oh là là ! » Avant, je me serais dit « Je veux partir, je suis pas à ma place. » J'ai osé prendre la parole et de leur dire « Je pense pas du tout comme vous. » Je pense pas. qu'il y a un manque d'ouverture d'esprit, enfin il y a un moment où il faut oser dire les choses. J'ai dit les choses, ça a permis le débat et je me suis sentie soulagée. Tout ce qui me brûlait en moi, je l'ai partagé. Et il y a un monsieur à la pause qui est venu me voir en disant « Votre gaieté, ça fait du bien à voir, mais mademoiselle, j'ai 40 ans de boîte, donc elle me dit ça, j'ai plus 40 ans d'entreprise, moi j'aide. » des DRH qui sont, qui justement ont été licenciés comme des malpropres. Et ce que je leur apprends avant tout, c'est ce que vous êtes madame, une idéaliste. Ce que je leur apprends avant tout, c'est, bah, arrêtez d'être idéaliste. De voir tout de façon optimiste, c'est pas possible. Et je lui dis, monsieur, je préfère avoir mes lunettes d'idéaliste que votre monde pessimiste. Je fais, c'est grâce à mon idéalisme qu'on peut changer des choses. Il y a plein de projets que j'ai mis dans mon entreprise et c'est parce que j'y crois. Et avant, je me serais excusée et à chaque fois de dire, mais oui, arrête Émilie, de toute façon, tu vis toujours dans un monde de bisonneurs. Et bien aujourd'hui, j'accepte qui je suis et je me permets de dire les choses que je pense alors que... On m'aurait dit ça il y a six mois, j'aurais jamais dit à un monsieur, oui, oui, peut-être que je suis un peu trop optimiste. Et ça, c'est plus OK. Et ça vous transforme votre vie personnelle aussi. Je me suis rendue compte qu'on pose un cadre bénéfique, même dans son entourage personnel, d'accepter de ne pas être OK sur plein de choses. Bref, pour moi, ça a transformé mon quotidien, ça a transformé ma vie, mais même celle de mon conjoint et de ma fille, parce qu'on voit les choses différemment. Est-ce que, pour qui je recommanderais du coup la formation avec Julie ? C'est tout simplement si vous n'avez pas répondu à « oui, je m'aime » après ma question. ou si dans l'après-midi vous voyez que vous vous auto-flagellez, faites un petit peu d'auto-observation de vos pensées, parce que ça, moi je me suis vraiment libérée de ça. Je suis vraiment dans de la bienveillance avec moi-même, et du coup on se fout la paix. J'ai plus mal au dos. Alors je dis par contre, vous allez avoir des moments de stress, vous allez des fois être... perdu mais en fait vous allez l'accepter c'est plus ça vous êtes vous allez accepter vos émotions et ça fait un bien fou vraiment quoi d'autre je mettais alors je me permets de vous dire que j'avais mis quelques tic donc je regarde ce que j'ai noté les cours collectifs donc dans le programme de julie je voulais aussi dire qu'elle avait mis en place des cours collectifs c'est super Ça permet une ouverture d'esprit et de se dire qu'on peut aller bien autrement que les médicaments. C'était mon objectif, je ne voulais pas prendre d'antidépresseurs. Le programme de juillet m'a permis d'aller mieux sans médicaments. Donc ça c'est merci. J'avais peur d'être dépendante, mais ça c'est pareil, c'est une question de choix, on est tous différents. Et puis Julie, c'est vraiment, je ne saurais pas dire le terme, une petite pépite. Elle est bienveillante, elle est toujours aidante. Et moi, ce que j'ai ressenti, c'est qu'elle n'est vraiment pas dans le jugement. Donc, ça permet d'abaisser les barrières, vraiment.