Speaker #0Tu as déjà vécu ça ? Il est 19h30, ton ordinateur est éteint, tu es enfin chez toi. Tu commences à préparer le dîner, à aider tes enfants à faire leurs devoirs ou tu regardes une série. Mais dans ta tête, tu es encore au bureau. Tu repenses à cette collaboratrice qui n'allait pas très bien ce matin, à ce manager qui semblait agacé pendant votre échange, ou à ce conflit qui risque de prendre d'ampleur si personne n'intervient rapidement. À cet entretien que tu repasses en boucle en te demandant « Est-ce que j'aurais dû répondre autrement ? Est-ce que j'ai pris la bonne décision ? » J'espère qu'il ne l'a pas mal pris. Et puis, il y a ces moments où tu te dis « Allez, je vais juste vérifier un petit mail. » Tu rouvres ton ordi, tu réponds à deux messages, puis trois. Tu avances sur un dossier, tu regardes ton agenda du lendemain. Et puis parfois, même sans t'en rendre compte, tu es de nouveau au travail. Et parfois, ça commence avant la semaine, le dimanche soir. Alors que tout le monde essaie de profiter encore de la fin de son week-end, toi, tu es déjà en train d'anticiper. Tu regardes les réunions prévues le lundi. Tu consultes tes mails, tu réponds à quelques demandes, tu essaies de prendre de l'avance pour être un petit peu plus sereine le lendemain. Et pourtant, malgré tous ces efforts, tu as souvent l'impression que ton cerveau ne s'arrête vraiment jamais. Si tu es RH ou manager hypersensible, il y a de fortes chances que cette scène te soit familière. Parce qu'être RH, c'est déjà être exposé tout au long de la journée aux émotions, aux tensions, aux conflits, aux demandes, aux inquiétudes des autres. Et quand t'as un fonctionnement hypersensible qui capte... beaucoup d'informations, qui analysent énormément, qui anticipent en permanence ce qui pourrait arriver, eh bien, il peut devenir parfois très difficile de fermer mentalement la porte du bureau. Alors aujourd'hui, j'ai envie de répondre à cette question que beaucoup des rashs hypersensibles peuvent se poser. Pourquoi est-ce que je n'arrive jamais à déconnecter ? Et surtout, pourquoi ce n'est pas forcément ton métier qui pose problème, mais certains mécanismes ? qui entretiennent cette surcharge mentale au quotidien. Bienvenue dans Sensible mais pas fragile, le podcast des RH et des managers hypersensibles qui veulent arrêter de s'épuiser à tout porter, alléger leur charge mentale et à faire de leur hypersensibilité une force dans leur vie professionnelle. Alors la première question que tu te poses certainement, c'est déjà pourquoi tu n'arrives pas à déconnecter ? Déjà, j'ai envie de te rassurer sur une chose, si tu es RH ou manager et que tu as du mal à déconnecter, ça ne veut pas dire forcément que tu es mal organisé, ça ne veut pas dire non plus que tu n'es pas fait ou faite pour ce métier et ça ne veut certainement pas dire non plus que tu es trop sensible. En réalité, il y a une raison assez simple à cela. Être RH ou être manager, c'est exercer un métier où tu es constamment tourné vers les autres. Tu accompagnes, tu écoutes, tu soutiens. Tu gères les tensions, tu annonces parfois des décisions difficiles, tu dois trouver des solutions, tu anticipes les problèmes avant même qu'ils arrivent. Et contrairement à beaucoup d'autres métiers, tu travailles rarement avec des dossiers complètement fermés. Tu travailles avec des humains, avec des situations complexes, avec des émotions, avec des relations, avec des conflits qui ne se résolvent pas toujours en une réunion. Alors forcément, quand tu rentres chez toi, ton cerveau, lui, il va continuer à... traiter toutes ces informations. Et quand tu es hypersensible, ça peut être encore plus marqué, encore plus amplifié. Parce qu'en fait, tu captes beaucoup plus d'informations que les autres. Donc tu vas remarquer par exemple les changements d'attitude, tu vas détecter les tensions, tu perçois ce qui n'est pas dit, tu analyses beaucoup et tu anticipes beaucoup. Et souvent, tu as aussi un fort sentiment de responsabilité. Tu te dis il faut que je trouve une solution. je dois faire en sorte que tout se passe bien, j'espère que cette personne ne va pas mal vivre cette situation, j'aurais peut-être pu faire mieux. Et c'est là en fait que le piège, eh bien, il se met en place. Parce qu'à force de tout analyser, de vouloir bien faire et d'essayer d'anticiper chaque scénario possible, eh bien en fait ton cerveau il finit par rester en mode travail même quand ta journée elle est terminée. Tu n'es plus physiquement au bureau mais mentalement tu y es encore. Et ce qui est compliqué, c'est qu'au début, cela peut même donner l'impression d'être une qualité, d'être consciencieuse, impliquée, disponible, investie. Sauf que sur le long terme, ça peut devenir extrêmement coûteux. Ça peut te mener à l'épuisement et au burn-out. D'ailleurs, peut-être que tu en as déjà fait. Parce que tu n'as jamais vraiment cette sensation, par exemple, de récupérer. Ton corps, il est à la maison, mais ton cerveau, lui, il continue d'être en réunion. Et c'est précisément là... que beaucoup de RH, managers hypersensibles, commencent à s'épuiser. Et c'est pas parce qu'ils manquent de compétences ou d'organisation, ou qu'ils ne sont pas faits pour ce métier, j'insiste là-dessus, mais c'est parce qu'ils fonctionnent comme ça depuis des années, avec un... niveau d'alerte permanent sans même s'en rendre compte je crois qu'il ya aussi quelque chose qui est très présent chez les hypersensibles et notamment chez les rh hypersensible c'est qu'on a on peut avoir tendance à porter une responsabilité beaucoup plus grande que ce qu'on doit faire c'est à dire que on va par exemple déjà récupérer des missions qui sont pas forcément les nôtres ou alors aller un peu plus loin que ce qu'on nous demande on a très souvent ce syndrome du sauveur, c'est-à-dire qu'on veut aider. Et derrière, on va essayer carrément de trouver une solution à la place de la personne. Et c'est pareil, par exemple, quand il y a un conflit qui éclate, quand il y a une équipe qui se désengage, un manager qui est en difficulté, quand une personne va quitter l'entreprise, on peut avoir cette impression d'avoir une part de responsabilité dans ce qui se passe. Comme si, toi, tu devais trouver la bonne solution pour tout le monde. Comme si tu devais réussir à éviter les tensions, comme si tu pouvais empêcher les autres de souffrir. Alors qu'en réalité, c'est pas... ton rôle. Ton rôle, c'est d'accompagner, d'écouter, de proposer des solutions, d'apporter un cadre. Mais tu n'as pas le pouvoir de contrôler les réactions, les émotions, les décisions ou les comportements des autres. Et pourtant, beaucoup de RH hypersensibles vivent avec cette pression invisible, cette petite voix qui répète « je dois faire mieux, je dois trouver une solution, je ne peux pas laisser cette personne dans cette situation » . Et le problème, c'est que quand tu fonctionnes comme ça, eh bien tu ne quittes jamais vraiment le travail. Parce qu'en fait, ton cerveau, lui, il reste en recherche permanente de réponses. Il cherche ce que tu aurais pu dire, faire autrement, ce que tu aurais pu anticiper. Et c'est ce qui explique souvent ces fameuses soirées où tu rouvres ton ordinateur. Ces dimanche soir où tu commences déjà à traiter tes mails. Ces moments où tu te réveilles à 3h du matin avec une idée qui surgit dans la tête. En réalité, c'est pas uniquement une difficulté à déconnecter, C'est aussi une difficulté accepter que certaines choses ne dépendent pas entièrement de toi et je sais que c'est pas simple parce que quand on est RH quand on est manager qu'on a choisi un métier profondément tourné vers l'humain et ben on a envie d'aider on a envie de se sentir utile on a envie que les choses se passent bien mais il ya une différence énorme entre être impliqué et se sentir responsable de tout et tant que cette frontière elle est floue il devient très difficile de retrouver un véritable espace mental mais je pense qu'il y a quelque chose d'encore plus profond qui explique pourquoi certains RH n'arrivent jamais vraiment à débrancher, certains RH ou certains managers. C'est l'estime de soi. Parce que lorsque ton estime de toi est fragile, eh bien ton cerveau ne se contente pas de traiter les informations. Il va traiter aussi ce que ces situations disent de toi. Un conflit devient, est-ce que je suis vraiment compétente ? Une remarque devient, est-ce que j'ai fait quelque chose de travers ? Une décision difficile ? ça devient « et si j'avais pris la mauvaise décision ? » En fait, petit à petit, chaque situation professionnelle vient toucher ta valeur personnelle. Et c'est là en fait que certains mécanismes s'installent. Il y a d'abord cette peur permanente d'avoir mal fait, cette peur du regard des autres. Tu repasses les conversations dans ta tête, tu analyses ce que tu aurais pu dire autrement, tu cherches à comprendre si tu n'as rien oublié. Comme si ton cerveau essayait de vérifier en permanence que tu es suffisamment compétente. Et il y a ce fameux syndrome de l'imposteur. Malgré ton expérience, malgré les années de métier, malgré les résultats obtenus, eh bien, tu continues toujours d'avoir cette impression étrange de ne pas être complètement légitime, de ne pas en savoir assez, de devoir encore prouver ta valeur. Et c'est ce qui t'amène d'ailleurs beaucoup à te surinvestir et à t'épuiser. Et il y a cette peur, comme je disais, du jugement des autres. Parce qu'en plus, en tant qu'RH, manager, eh bien tu es exposé en permanence au regard des autres. celui des collaborateurs, des managers, de la direction. Tu dois parfois dire non, tu dois poser un cadre, annoncer des décisions difficiles, prendre position. Et si ton estime de toi repose beaucoup sur le fait d'être apprécié, reconnu et validé par les autres, et bien chaque situation devient potentiellement stressante. Tu cherches alors à éviter les critiques, à éviter de décevoir, à éviter les tensions. Tu te suradaptes. Tu prends sur toi, tu restes disponible, tu réponds aux mails le soir, tu anticipes le lundi, dès le dimanche, parce qu'au fond, ton cerveau, il essaie surtout de te protéger. Il essaie de préserver l'image que les autres ont de toi. Et c'est souvent ce qui maintient les RH et managers hypersensibles dans un état de vigilance permanente. C'est pas une question d'organisation ou de charge de travail. C'est vraiment une question de rapport à soi. Parce que quand ton estime de toi est solide, tu peux continuer à être impliqué dans ton métier sans avoir besoin de porter le poids de chaque situation jusque là. que chez toi. Alors qu'est-ce qui t'aide vraiment à déconnecter ? Alors peut-être qu'à ce stade tu te dis peut-être ok Julie j'ai compris pourquoi mon cerveau continue à tourner mais je fais quoi concrètement ? Déjà je pense qu'il y a quelque chose d'important à comprendre. Je le répète mais c'est important le problème n'est pas ton métier, le problème n'est pas non plus ton hypersensibilité, le problème c'est quand ta valeur personnelle devient dépendante de ta capacité à aider à à résoudre les problèmes, à être apprécié ou à éviter les erreurs. Parce qu'à partir de ce moment-là, chaque situation va devenir personnelle. Chaque conflit devient un échec potentiel. Chaque critique devient une remise en question. Et chaque collaborateur en difficulté devient une responsabilité supplémentaire. Et forcément, en plus tu es hypersensible, ton cerveau refuse de lâcher prise. Alors la première étape déjà, c'est d'apprendre à faire la différence entre ce qui relève de ta responsabilité et ce qui ne t'appartient pas. Tu peux accompagner, tu peux écouter, tu peux proposer des solutions, tu peux faire ton travail avec sérieux, mais tu ne peux pas porter les émotions des autres. Tu ne peux pas décider à leur place, tu ne peux pas empêcher quelqu'un de souffrir, tu ne peux pas contrôler la manière dont les autres vont interpréter tes décisions. La deuxième étape, c'est de commencer à observer ce qui se passe dans ta tête lorsque tu n'arrives pas à déconnecter. Quelles sont les pensées qui reviennent ? Est-ce que tu as peur d'avoir mal fait ? Peur qu'on te juge ? Peur de ne pas être à la hauteur ? Peur de décevoir ? Parce qu'en fait très souvent derrière cette difficulté à déconnecter, il n'y a pas seulement une surcharge de travail, il y a surtout un besoin de validation, d'approbation, un besoin d'être rassuré, d'avoir la confirmation que tu es compétente, légitime, appréciée. Et ça, Ça se travaille. Et enfin, il y a une troisième chose qui est essentielle, c'est arrêter de penser que déconnecter, c'est devenir moins impliqué. Il y a beaucoup de RH, de managers hypersensibles, qui ont peur qu'en prenant un peu de recul, ils deviennent moins investis, moins engagés, moins performants. Alors qu'en réalité, c'est souvent l'inverse. Quand tu apprends à préserver ton énergie, tu prends de meilleures décisions, parce que tu as cette capacité à prendre plus de hauteur, d'avoir plus de clarté, d'être aussi plus disponible. dans ta tête et puis surtout tu retrouves quelque chose qui est précieux c'est la possibilité d'être pleinement présent dans ta vie personnelle parce qu'au fond l'objectif n'est pas d'arrêter d'être sensible ni de te soucier des autres en fait l'objectif c'est de pouvoir continuer à exercer un métier que tu aimes sans avoir l'impression qu'il occupe tout l'espace et toute ton énergie bon tous ces conseils sont vrais mais c'est du blabla qui est très difficile à appliquer dans la réalité surtout seul et d'ailleurs certainement que je ne t'ai rien appris. Ce qui va vraiment t'aider à appliquer tout ça, c'est déjà d'apprendre à t'aimer. Alors oui, ok, c'est encore assez abstrait. Bon, déjà, il va falloir commencer par apprendre à te connaître, ton fonctionnement hypersensible, mais pas que. Tu dois aussi, bien sûr, apprendre à apprivoiser ce mental puissant qui analyse tout, qui anticipe tout, qui a du mal à s'arrêter. Tu dois commencer à t'observer. Alors oui, je sais que c'est pas facile. quand on est hypersensible, parce qu'on est très tourné vers les autres. Je le dis très souvent, on est un peu comme des récepteurs sur pattes. Ce qui va faire qu'on va avoir cette posture, voilà, tournée vers les autres. Il y a autre chose aussi, c'est qu'il va falloir apprendre aussi à être gentil avec toi. Et pas seulement avec les autres. Et tout ça, ça passe par des actions concrètes dans ton quotidien. Ça passe par des outils concrets. Comprendre et en parler, ça ne suffit pas. tu as dû peut-être t'en rendre compte, tu as peut-être lu plein de bouquins, tu as peut-être même fait une thérapie plusieurs années et pourtant tu continues à te suradapter et à t'épuiser. Donc si tu veux, tu peux planifier un rendez-vous gratuit avec moi, c'est un audit, dans lequel moi je vais t'aider à identifier un petit peu ce qui te bloque et surtout que tu puisses repartir avec un plan d'action concret. C'est un rendez-vous gratuit qui dure 45 minutes, mais attention, Mon temps, il est précieux. Je prépare chaque rendez-vous en amont, donc je compte sur ton engagement. Et puis, les créneaux sont limités. Le lien est en description pour caler ce rendez-vous avec moi. Et puis, si tu as aimé cet épisode, si il t'a aidé, n'hésite pas à liker, à commenter parce que ça va aider mon épisode à être plus visible et du coup, à aider davantage de personnes. Je te remercie et je te souhaite une très belle semaine.