- Speaker #0
La plus grande discipline, c'est de rester dans son axe en fait aujourd'hui.
- Speaker #1
Oui. Est-ce que c'est ton ego ou alors c'est l'intuition ?
- Speaker #0
En fait, ce n'est pas un problème d'idée, c'est un problème d'exécution.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Bonjour et bienvenue dans l'épisode 9 de Sony Sowet, le podcast. Aujourd'hui, je reçois Hugo Huil, CEO de Flytex. Bienvenue Hugo.
- Speaker #1
Salut Sonia, merci pour l'invite.
- Speaker #0
Je suis ravie de te recevoir. Alors, tu sais que le parti pris du podcast, c'est toujours commencer par une citation célèbre pour illustrer mon invité. Aujourd'hui, j'ai décidé d'illustrer à travers une citation de Carl Jung. Il n'y a pas de prise de conscience sans souffrance. Est-ce que ça t'inspire cette phrase ?
- Speaker #1
Oui, ça m'inspire, malheureusement.
- Speaker #0
Je vois parce que je crois savoir que dans ton histoire, une blessure a tout arrêté. C'est aussi là que tout a commencé pour toi.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Donc aujourd'hui, avec ce podcast, on va voir exactement comment une blessure peut devenir une véritable idée business et comment une idée business peut te réparer et aussi te rendre encore plus vrai et plus aligné.
- Speaker #1
Cette phrase, je dis malheureusement avec de l'humour bien sûr parce que c'est grâce à cette... typologie de personnalité que j'avance un peu dans la vie. Tu vois, que ce soit il y a une blessure, mais il y a aussi que j'aime bien dépasser mes limites. Souvent, tu frôles un petit peu avec le fait du burn-out, la blessure, l'épuisement, t'es assez...
- Speaker #0
Tu flirtes avec la zone rouge.
- Speaker #1
Ouais, toujours. Mais j'aime bien, c'est là où j'ai l'impression d'avoir mérité ce que je gagne. Mais avec le temps, on en parlait en off, je massagie. Et j'apprends à ne plus avoir besoin d'aller dans cette zone rouge pour me reconnaître. Et ça, je pense que ça va être les prochaines étapes de ma vie. Donc on peut en parler après.
- Speaker #0
Ok, super. Est-ce qu'on a l'habitude de parler des success stories comme d'une montée progressive, etc. Et avec toi, j'ai le sentiment que ton évolution et ton parcours, il est plutôt fait de ruptures, de reconstruction ? de cycles ou en fait des cycles de renaissance. Et avant Flytex, avant le sport, avant ton image, est-ce que tu pourrais nous dire qui es-tu ?
- Speaker #1
Qui suis-je ? Je pense que je suis quelqu'un de très passionné, d'extrêmement obsédé par ce qu'il inspire sur le moment. Et tu parles de cycle et en fait ma vie a été rythmée par des cycles comme ça. Quand j'étais très jeune... Avant mes 10 ans, j'étais passionné par les sports de glisse dans les skateparks. Donc j'ai tout pratiqué jusqu'à mes 18 ans. Roller, trottinette, BMX, skateboard. Et je suis allé très loin à chaque fois. Et tous les 3-4 ans, je changeais de sport et j'évoluais. Mais par contre, quand je te dis obsédé, c'est que je vivais, mangeais sport de glisse tout le temps. De mes 18 à 22 ans, ça a été beaucoup la fête quand j'étais étudiant. Là, j'ai switché, j'ai toujours regardé le sport comme point d'ancrage parce que c'est une hygiène de vie que j'aime. Et là, j'ai beaucoup fait la fête, j'ai trop fait la fête. Tu étais en école de commerce ? J'étais en école de commerce. Et jusqu'à ce que ce soit trop, que je m'y perde et que je me dise « Oublie pas ton rêve, ton rêve de liberté, ton rêve d'accomplissement » . ton rêve de gravir des montagnes, que ce soit financière mais aussi de reconnaissance. Que ce soit envers moi, j'avais besoin de reconnaissance des autres et j'avais besoin d'aller me chercher sur ça. Et je savais que c'était là. Et c'est comme ça que j'ai switché. Par contre quand j'ai switché de la fête au business, ça a été on-off. Du jour au lendemain, j'ai arrêté de fumer, j'ai arrêté de boire, j'ai arrêté de sortir.
- Speaker #0
T'as tout pu t'assainir.
- Speaker #1
J'ai coupé les relations. Tout de suite, du coup j'ai ce focus on-off que je maîtrise bien, qui quand tu as un drive, c'est une force immense. Quand par contre, tu ne sais pas le gérer, c'est destructeur. Mais j'ai appris à le gérer grâce à mon drive, grâce à mon entourage, grâce à ma femme, qui je suis depuis. Et petit à petit, quand tu construis sur un terrain qui est sain, ça ne peut que progresser. reconstruction, renaissance. À chaque fois, j'ai dû muer, changer totalement, oublier l'ancienne version pour arriver aujourd'hui. Et là, je rentre dans de nouveaux cycles encore.
- Speaker #0
Et dans ces moments-là, est-ce que tu cherchais à prouver quelque chose ?
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Tu voulais te prouver, j'imagine, à toi-même déjà ?
- Speaker #1
J'avais envie de me prouver à moi-même. J'avais énormément besoin de ce succès Flytex pour prendre confiance, pour devrer, pour prendre de l'estime et pour prouver aux autres aussi. Et j'ai l'impression que là, ça s'est passé déjà. Donc là, ça y est, 2025, ça a été la première année. où j'ai été vraiment plus authentique, où je me suis trouvé. C'est comme si, tu vois, j'avais vécu 27 ans de tornade jusqu'à là, cette année 2025. Là, 2026, nouveau cycle. Je démarre, je suis déjà vrai, tu vois. Plus aligné et je travaille dessus, tu vois. Je sais que dans 5-10 ans, je te dirais que je suis encore plus, mais parce que je découvre la personne. Mais là, ça y est, tu vois, je sais que je suis plus stable, je sais que j'ai moins besoin de prouver. Je sais que j'ai moins besoin de souffrir. Parce que je suis passé par les trucs.
- Speaker #0
T'avais cette croyance qu'il fallait souffrir pour y arriver ?
- Speaker #1
Ouais, ouais, ouais. Je pense qu'on a toujours mis des attentes élevées sur moi depuis petit.
- Speaker #0
Au niveau de tes parents ?
- Speaker #1
Au niveau de mes parents, au niveau de mon entourage. Mais je pense que c'est un bien parce qu'ils voyaient mon potentiel. Et quand tu vois quelqu'un qui gâche son potentiel, tu lui dis et je remercie mes proches. Parce qu'être un ami ou un membre de la famille, encourager quelqu'un qui va vers la destruction, c'est pas intelligent. Donc il faut pas hésiter à rentrer dans les gens en quels tu vois une vision et que tu voudrais voir progresser. Donc je pense que c'est ce tiraillement. Mais bon, tant que toi t'es pas pris... à changer, il n'y a personne qui peut te faire changer.
- Speaker #0
Il y a une prise de décision, c'est une trajectoire qui est personnelle. Personne ne peut se faire à ta place. Et tu sais, quand on veut prouver des choses ou se prouver à soi-même certaines choses, ça passe par le corps. Et toi, tu voulais avancer, mais à un moment donné ton corps t'a dit non. C'est à ce moment-là qu'est intervenue ta blessure, plutôt grave d'ailleurs. Est-ce que tu as l'impression que tu fuyais quelque chose à ce moment-là, quand est intervenue cette blessure ? Rappelle-nous, ta blessure c'était une...
- Speaker #1
C'était un ligament croisé genou droit.
- Speaker #0
Donc ça c'est une blessure qui est grave ?
- Speaker #1
C'est quand même une blessure qui est costaude puisque ça va t'handicaper toute ta vie parce que tu dois faire attention toute ta vie.
- Speaker #0
Tu ne récupères jamais vraiment 100%
- Speaker #1
de ta capacité. À part si tu es un athlète pro qui est envoyé dans un camp d'entraînement, tu ne récupères jamais vraiment... d'allégament croisé. Après, c'est pas non plus la fin du monde. Opération, bonne rééducation. Mais clairement, je pense qu'il n'y a rien qui arrive par hasard. Et je me souviens que c'était la première grosse entorse au genou. J'étais en train de faire la fête avec des amis. J'avais, je crois, 18 ans. En fait, c'est en courant. Un pote m'appelle, je me tourne. Ma jambe ne suit pas le genou grosse entorse. Mais peut-être que ce soir-là... Et ça serait passé des choses plus graves.
- Speaker #0
Ah oui, bah c'est ça.
- Speaker #1
C'était la vie qui te protège parfois, tu vois. Ouais, tout à fait. T'as pas de quoi de mal fait.
- Speaker #0
En fait, c'est à la fin du film que tu sais si c'était une bonne chose ou une mauvaise chose, en fait.
- Speaker #1
Exactement. Et après, quelques temps après, le genou très fragilisé, je faisais de l'escalade en bloc, donc sans corde, et j'essaie d'attraper une prise, je persiste, et en fait, je tombe sur les tapis, qui sont très mous, et du coup, si t'as un genou qui est pas stable, et que tu tombes sur un endroit mou, bah... Là, ça a pété. Là, le ligament croisé a lâché.
- Speaker #0
Ah, c'était à ce moment-là ?
- Speaker #1
Ouais. Et pareil, là où tu vois, c'était un été où j'aurais fait énormément la fête. Je suis resté à la maison. C'est dans cette période-là...
- Speaker #0
T'étais au repos forcé, quoi.
- Speaker #1
Repos forcé, c'est à ce moment-là que j'ai rencontré ma femme.
- Speaker #0
Et peut-être que tu ne l'aurais pas rencontrée si vous aviez été un peu plus mobile.
- Speaker #1
Exactement. Exactement, tu vois. Donc en fait, ça a été peut-être le moment charnière qui m'a forcé à ralentir, à me protéger. à rencontrer Mélissa, à avancer sur d'autres sphères. Et c'est là d'ailleurs, tu viens de me faire réaliser, que j'ai commencé tranquillement à sortir, à faire ce pivot-là de cet environnement un peu négatif. Parce que j'ai pris du recul, tu vois.
- Speaker #0
Et en plus, tu sais que le genou... Bon, moi je suis très symbolique. Le genou en fait, une blessure au genou, ça symbolise aussi un refus de plier. Parce que forcément c'est une articulation, le genou tu plies. Et en général, on dit que quand tu as une blessure au genou, c'est que tu as un refus de plier ou d'accepter quelque chose. Et que du coup tu forces et en forçant la blessure arrive à ce moment là.
- Speaker #1
100% je suis totalement d'accord avec toi et ce qui me fait penser tu vois l'autre transition qui m'a fait aller sur Flytex c'est plusieurs projets business qui se sont enchaînés pendant quatre ans jusqu'au dernier qui a été particulièrement dur qui était une start up dans la sport tech qu'on avait fait une levée de fonds.
- Speaker #0
C'était le miroir connecté ? C'est ça, ouais.
- Speaker #1
C'était un miroir connecté avec un...
- Speaker #0
J'ai un peu étudié ton parcours d'entrepreneuriat. Donc en fait le concept c'était un miroir connecté et avec lequel t'es censé interagir pour avoir une pratique sportive ?
- Speaker #1
Exactement. T'as un coach qui s'affiche comme un hologramme sur l'écran, qui te dit salut on va faire un cours de stretching aujourd'hui, de yoga, de boxe. Et en fait tu suis les mouvements du coach. c'est beaucoup plus facile de le faire tu te laisses porter, c'est pas genre t'as un cours sur une petite tablette le coach il est presque grand dans la nature, il fait plus d'un mètre donc c'est vraiment plus immersif t'as une caméra, tu peux avoir des gens en direct qui s'entraînent avec toi etc gros projet à l'américaine, on s'est inspiré des US mais gros flop aussi mauvais time to market beaucoup de complexité parce que très très coûteux pour l'achat des stocks Pour le vendre, les gens n'avaient pas tant d'argent que ça en sortie de Covid. C'était un peu compliqué. D'accord.
- Speaker #0
C'est en 2020 ? C'était en 2022.
- Speaker #1
En 2021-2022. Et justement, tu vois, le fait de vouloir forcer à avancer et de ne pas vouloir lâcher l'affaire, c'est totalement ce qui a caractérisé mes autres blessures, qui étaient des grosses tendinites. J'ai eu des tendinites très sérieuses aux deux épaules, aux poignets et aux deux genoux pendant cette période-là. Mon corps était totalement rétractaire. C'est là où j'ai compris la différence entre acharnement et ambition.
- Speaker #0
Et persévérance, je dirais.
- Speaker #1
Et persévérance, plutôt. Moi,
- Speaker #0
je dis qu'il y en a beaucoup qui confondent acharnement et persévérance. Mais dans ton cas, comment tu as eu l'idée du miroir ? Parce que même le miroir, c'est un truc symbolique. Le miroir, c'est ce qui te renvoie à toi-même.
- Speaker #1
L'idée du miroir, alors on était... Donc je suis rentré dans le business du sport à la maison avant même d'être en confinement.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Donc c'était à l'époque en sortie d'études, j'ai lancé des projets pour commencer à devenir entrepreneur tu vois. Et j'ai lancé une marque de bande de résistance donc pour faire du sport à la maison. Ça marche pas, du coup je me dis bon bah je vais changer de projet tu vois, je trouvais pas ma clientèle. Et genre deux jours après, Macron annonce le confinement. Fermeture des salles de sport. Le site explose. Genre littéralement. Je passe d'un an et demi de désert en termes de business. Donc ça marchait, je commençais à apprendre des compétences, j'avais compris le truc. Là déjà, j'avais fait une belle marque. Et là, le site explose et je fais du profit pour la première fois. Là, je gagne une vraie liberté financière. Je me dis, ah en fait ça y est, genre je commence à réussir en tant qu'entrepreneur tout seul. On peut faire de l'argent sur internet, ça fonctionne. Donc là trop cool.
- Speaker #0
Donc ça c'est e-commerce en fait ?
- Speaker #1
E-commerce ouais 100%. Et on essaie toujours de croître vers le mieux. Ensuite on bosse avec des bureaux d'études, on développe une salle de sport portable. On pousse le truc au maximum et on se dit, les retours de nos clients... sont. C'est bien, mais c'est pas assez immersif. Je suis tout seul chez moi, je sais même pas trop comment m'en servir. Il me faudrait un coach, une application, un truc. Et un associé m'avait rejoint à cette époque-là et nous on était branchés toujours sur les US pour voir les dernières innovations et on voit Peloton, c'est les vélos connectés avec un coach qui est en direct. Et on se dit mais c'est incroyable. On creuse le marché de la Smart Home Gym et on voit qu'il y a Mirror qui fait des miroirs connectés. qui a deux, trois salles de sport comme ça, gym digital, et qui pèse déjà plusieurs milliards d'euros aux US. On se dit, c'est un marché énorme, qui était là déjà depuis 10 ans aux Etats-Unis, qui commence à sortir juste grâce au confinement. En Europe, désert complet. On se dit, en vrai, pourquoi pas, tu vois ? Donc on saisit l'opportunité, on pivote, on réinvestit tout. L'argent qu'on a gagné ces deux dernières années, on fait une levée de fonds et on part en développement de produits. On fait une belle levée. Sur un PowerPoint, on lève auprès de BA dans le sport qui sont assez solides. Et petit à petit, on arrive à build. Donc on sort un prototype, le miroir. On fait un software en no-code. On tourne des cours sur fond noir dans un studio à Paris. Et on a un produit. On se dit mec, on a sorti un produit pour 30-40 000 euros. Un miroir connecté, c'est une dinguerie en vrai. Et on se dit, vas-y go, on lève, on prépare tout le lancement, ça floppe. On en vend zéro.
- Speaker #0
C'était quoi le prix de l'objet ?
- Speaker #1
C'était 1500 euros plus abonnement de 30 euros par mois.
- Speaker #0
Ah ouais d'accord.
- Speaker #1
Ce qui est assez élevé mais surtout mauvais time to market parce qu'on sort du confinement et les gens ne peuvent plus se voir le sport à la maison. Ce qui était une trend. est devenue la bête. Oui,
- Speaker #0
les gens voulaient retourner dans les lieux sociaux, reprendre une vie à peu près normale. Donc, je pense qu'effectivement, le time to market sur ce produit-là, il n'était pas...
- Speaker #1
Il était pas bon.
- Speaker #0
Si ça avait sorti avant Covid, peut-être ça aurait eu plus d'impact.
- Speaker #1
C'est possible, en vrai.
- Speaker #0
Bon, après, on ne peut pas refaire le film, mais...
- Speaker #1
C'est ça. Et puis au final, tu vois, je pense qu'on n'était pas non plus les... On aurait pu s'en sortir, mais ça coûtait tellement cher, en fait, à... à développer, il y avait les trois challenges en même temps, le hardware, le software, le content. Tu prends déjà un des trois isolés sur une boîte, c'est extrêmement dur. À cause du BFR, à cause de l'équipe de dev, à cause du contenu qui doit être nouveau tout le temps, community to business, c'est très très dur. Au final, content que ça n'ait pas marché.
- Speaker #0
On va te mettre la définition du BFR, c'est le besoin en fond de roulement pour ceux qui sont pour faire initier.
- Speaker #1
C'est en fait...
- Speaker #0
Auquel tourne aussi, parce que là...
- Speaker #1
C'est ça. Tu achètes 100 miroirs, tu en as pour 150 000 euros. Enfin, 100 000 euros. Ouais,
- Speaker #0
donc tu as du cash dehors, quoi.
- Speaker #1
Tu as du cash dehors tout le temps. Tu veux scaler, tu dois acheter en amont. En fait, tu es tout le temps bloqué. Tu vis en étant ponctionné par des levées de fonds. Et en fait, même si ça avait marché, là, 2023-2024, on aurait été morts. Enfin, 2024-2025, on aurait été morts parce que les valos des boîtes se sont écroulés. Les business angels sont de plus en plus frileux maintenant. Le marché est assez... Oui,
- Speaker #0
ils managent le risque.
- Speaker #1
Le risque et si tu ne fais pas de profit, les gens n'investissent pas aujourd'hui.
- Speaker #0
Ils veulent un ROI rapide.
- Speaker #1
Comment ?
- Speaker #0
Ils veulent un ROI rapide sur ce type d'investissement.
- Speaker #1
Aujourd'hui, ils rentrent quand la boîte est plutôt rentable et c'est assez rare des dernières levées sujet marché. Bien sûr, il y a toujours des exceptions en fonction de la vision et du background des fondateurs. Aujourd'hui, le marché est beaucoup plus frileux. C'est clair.
- Speaker #0
Et t'en as tiré quoi comme leçon de cette expérience-là ? Le truc que tu reproduiras plus comme erreur par rapport à ça ?
- Speaker #1
L'acharnement et pas écouter mon intuition. Je sentais que c'était pas le bon associé. Je sentais que les capacités qu'il fallait pour le projet tech me dépassaient. Et moi j'ai besoin de... Si tu veux être dans l'intuition totale, tu dois maîtriser à 360 et à 100% ton... ton sujet, ce que j'arrive aujourd'hui. D'accord.
- Speaker #0
Quand tu maîtrises bien ton produit, ta chaîne de valeur, etc.
- Speaker #1
Ouais, quand tu maîtrises tout, c'est de l'inné. T'avances sans filer, t'as l'intuition. De l'intuition à la bêtise, c'est très rapide. Alors que là, t'es dans des sables mouvants, tu sais pas trop. Tu maîtrises pas.
- Speaker #0
Et du coup, tu fais des erreurs.
- Speaker #1
Et donc ça, c'était la première chose. L'intuition, c'était que j'étais pas au bon endroit. J'entais pas si bien mais je savais pas encore me lire à l'époque. Et du coup ça se traduisait en tendinite. Je forçais, j'étais stressé, anxieux.
- Speaker #0
Et là tu utilisais le sport comme une compensation ? Comme une conscience. Et aujourd'hui t'écoutes davantage ton corps ou tu continues à négocier avec lui ?
- Speaker #1
Ça dépend de l'objectif. Mais si jamais je le pousse, je le fais en conscience. Tu vois par exemple pour préparer un marathon et me dépasser... Je lui dis à mon corps, je sais que tu vas vouloir ralentir. On ralentira après. Là, on va passer dans une sacrée tempête. Et ça va être ça le cadeau. Mais par contre, je choisis mes batailles. Parfois, je ne me pousse pas à l'entraînement. Pourquoi ? Parce que je sais que j'ai besoin de cette énergie pour me ressourcer dans mon business. Et je ne dois pas consommer de la dette d'énergie parce que l'important... c'est d'être bien, d'être dans mon business, tu peux pas être tout le temps épuisé tu vois. Donc j'arrive à choisir mes batailles. J'ai aucun problème, même quand je suis avec un pote, avec qui on se challenge, à abandonner un training, tu vois ça arrive. On tient une allure, je sens que je vais rentrer dans la zone de dette d'énergie, je dis non pas aujourd'hui, genre là j'ai pas l'énergie. Je vais pas me mettre dans le rouge alors que demain j'ai un gros rendez-vous, j'ai des trucs qui vont me demander du mental.
- Speaker #0
Ouais tu modules...
- Speaker #1
Je m'adapte sans égo. Tu vois, je suis beaucoup plus en détente. Quand je lance un projet, tu vois, il y en a plein qui disent à partir du moment où tu envisages la défaite, t'as déjà perdu. C'est faux. C'est faux. Quand je lance un projet, j'ai confiance à la qualité du travail que je vais fournir. Donc je dis, moi, je crois en cette théorie du marché. Je crois en cette qualité de notre produit. Je vais le lancer du mieux que je peux. Après, que ça marche ou pas. C'est pas moi qui décide. C'est le marché, c'est Dieu,
- Speaker #0
c'est la vie et les aléas.
- Speaker #1
Moi je m'en fiche, je mets pas d'ego sur si ça marche ou pas. On va tout faire pour que ça marche. Mais l'attraction d'un produit, elle doit pas être forcée. Quand tu sais que tu lances sur un marché, alors nous on lance sur un marché qui est plutôt chaud parce que c'est des gens qui nous connaissent, qui nous font confiance. Quand on lance un produit, il part d'une demande que nos clients nous font. On sait comment faire quelque chose de qualitatif. Si on le lance, en fonction des chiffres, on va voir si c'est quelque chose qui va vraiment cartonner, s'il faut qu'on mette de l'énergie dessus ou pas. Si ça floppe, c'est vraiment qu'il ne faut pas y aller. Du coup, pas de problème, on ne force pas. Tu vois, je suis la détente. Je ne mets pas ni mon égo, ni toute mon énergie sur un truc qui n'a pas les signaux positifs. Ça ne sert à rien de forcer, tu vois. Donc ça, ça m'a appris des vrais switchs.
- Speaker #0
Et justement, par rapport à... cette obsession de la performance qu'on peut retrouver chez certaines personnes. Je voulais revenir sur un moment précis où tu fais ton premier marathon et que tu avais justement cette obsession, corrige-moi si je me trompe, mais tu voulais absolument faire 3h30.
- Speaker #1
C'est ça, oui.
- Speaker #0
Et au bout du 40e kilomètre, tu t'évanouis ou en tout cas, tu as un vrai malaise. Pourquoi ce chiffre ? il comptait plus que ton corps à ce moment-là ?
- Speaker #1
Il y a deux choses. La première, c'est que je ne me fixe pas d'objectif où il n'y a pas du dépassement dedans parce que je ne vais pas avoir la même discipline et la même progression des effets composés sur l'entraînement.
- Speaker #0
Tu ne fixes pas un objectif ambitieux.
- Speaker #1
Exactement. Dans le business, je me mets toujours des chiffres ambitieux et dans le sport aussi. à long terme, moyen ou long terme, mais en fait tu ne sais jamais de quoi tu es capable.
- Speaker #0
Tant que tu t'es pas mis dedans à fond.
- Speaker #1
Tant que tu t'es pas dedans parce que tu ne connais pas la durée. La Sonia d'aujourd'hui, si elle se met en objectif dans 6 mois elle va penser avec les barrières de la Sonia d'aujourd'hui. Mais dans 6 mois si c'est ton focus...
- Speaker #0
C'est génial ce que tu es en train de me dire.
- Speaker #1
Dans 6 mois, tu es fois 10 meilleure et du coup il faut prendre une décision que la fois 10 meilleure aurait pris pour te challenger aujourd'hui
- Speaker #0
Ma version du futur, tu as raison. Exactement. Qu'est-ce que tu as prévu là ? On peut y aller ou pas ? Il faut que tu négocies avec ta personne du futur.
- Speaker #1
Avec ton potentiel du moment de la date à l'été. C'est comme ça que tu grandis dans la vie. Faire un marathon, j'étais déjà athlétique, je courais déjà. Faire un sub 4 heures, c'était à ma portée. Sub 4 heures, C'était à ma portée. Je l'aurais pris avec moins de détermination et de sérieux que si je me mettais un objectif qui me fasse peur.
- Speaker #0
Si tu avais été un peu trop détendu sur le résultat ?
- Speaker #1
Sachant que 3h30, c'est un objectif secret.
- Speaker #0
Ah !
- Speaker #1
En fait,
- Speaker #0
c'est ce que tu as connu avec toi-même.
- Speaker #1
Mon plan d'entraînement était 3h30, mais mon coach m'avait dit « C'est très ambitieux. On va voir si ton corps tient pendant la prépa et on décidera » . Mais on va plutôt viser sub 4, 3h45. Moi j'étais là ok. Pendant les deux premiers mois je me suis dit waouh c'est mort il n'y a pas 3h30. Inatteignable. Et en fait trois semaines avant la course tu passes des gros paliers et en fait je passais des allures 3h30. Je me suis dit en fait c'est faisable.
- Speaker #0
D'accord parce que tu l'as éprouvé dans le réel.
- Speaker #1
En fait il faut être scolaire avec une prépa marathon. Si tu passes les grosses séances et que t'es à l'allure Tu fais le taf. Faut faire confiance à ton corps. Et après, le jour même, il y a l'adrénaline, il y a les encouragements et il y a le fait de donner 110%. Tu t'états à la ligne d'arrivée, c'est OK, tu vois, c'est une course. Tout ça peut jouer en ta faveur et tu peux réussir. Et si tu veux, du coup, je me suis dit, voilà, il y a un monde où c'est marrant de se challenger. Et au-delà de ça, j'avais un pote avec qui on se tirait la bourre, Corentin. Salut, si tu vois le podcast. Il avait fait genre... 3h37 ou 3h45. Du coup, je voulais faire mieux que lui. Parce qu'on se challengeait et c'est comme ça qu'on progressait tous les deux. Et du coup, je me suis dit, vas-y.
- Speaker #0
C'était ton lièvre en fait.
- Speaker #1
J'avais signé dans ma tête un challenge élevé. C'était une convention que tu prends avec toi-même. C'est ça. Et pourquoi je me suis évanoui ? Alors est-ce que c'était idiot de ma part ? Oui et non. Oui parce que... J'aurais dû certainement, en voyant les signaux de mon corps, ralentir. Mais j'étais inexpérimenté. Oui,
- Speaker #0
c'était ta première.
- Speaker #1
C'est ta première. Du coup, tu ne sais pas si ça ne ressemble pas à ça l'effort ultime du marathon. Parce que dans tous les cas, t'en chies. C'est extrêmement dur.
- Speaker #0
Il y a une personne qui te dit que c'est facile.
- Speaker #1
Ce n'est pas facile. Et je savais que plusieurs moments dans la course, mon corps allait me dire « Prends le chemin de la facilité, ralentis » . Et j'avais décidé d'ignorer à chaque fois ça.
- Speaker #0
Parce que ton corps, il est fait pour te garder en vie, en fait.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Enfin, ton cerveau reptilien de base, il a un logiciel où l'idée, c'est de te maintenir en vie. Donc quand il te voit pousser dans les extrêmes, il va lancer le programme « Rester en vie » .
- Speaker #1
Et c'est ce que m'a dit mon coach. Je lui ai dit « Est-ce que c'était dangereux ou pas ? » J'aurais pu genre mourir ou faire un truc. Oui,
- Speaker #0
parce que t'en as qui laissent la vie.
- Speaker #1
Il m'a dit « Non, c'était pas dangereux parce que... » grâce au fait que tu te sois évanouie, ton corps a coupé les circuits pour te protéger.
- Speaker #0
Oui c'est ça, de toute cette souffrance là aussi.
- Speaker #1
Voilà, ton corps a coupé les circuits.
- Speaker #0
La douleur peut être tellement intense, enfin peut-être pas en l'espèce, mais parfois la douleur est tellement intense que le cerveau déconnecte. Dans certaines situations, il y a un programme des connexions antidouleurs. Et avec le recul, est-ce que tu te dis, si j'avais abandonné à ce moment-là ? Qu'est-ce que ça aurait dit de moi, en fait ? Qu'est-ce que ça aurait dit de toi ?
- Speaker #1
Bah je crois que ça aurait... En fait, c'est juste pour ça que je me battais, tu vois. Parce qu'à ce moment-là, j'étais dans une méta dans ma tête où...
- Speaker #0
Faut aller au bout.
- Speaker #1
On va au bout. On va au bout, tu vois, et c'est comme ça.
- Speaker #0
Surtout quand c'est les derniers kilomètres, on a l'impression que c'est les plus durs.
- Speaker #1
C'est les derniers kilomètres qu'on va au bout, tu souffles, bah t'avances et tu termines la course, quoi. Et t'es... En partant, je savais que j'avais 10-20% de chance. Je me suis dit, autant tout donner, on verra. Peu importe les signaux. Peu importe. Et en fait, c'était une masterclass pour moi parce que je sais où je peux aller. Mon mental est tellement puissant que je peux aller au-delà de la douleur jusqu'à ce que ce soit ton corps qui s'évanouisse. Je sais que je peux aller jusque là. Alors maintenant, je ne pense pas m'y remettre. Je pense que je n'irai plus jamais. aussi loin. Parce que j'ai vu, en fait, tu vois la limite, la vraie. Mais c'est rare de pouvoir avoir la chance de connaître sa vraie limite et de la vivre aussi puissamment.
- Speaker #0
La toucher de près comme ça.
- Speaker #1
Là, je l'ai vue. Cool. Est-ce que j'ai envie d'y retourner ? Non. Donc maintenant, je la joue différemment. Je me prépare mieux. Je mets des objectifs qui sont plus cohérents avec mon niveau. Je mets plus de temps. ou alors simplement je n'y vais pas pour préserver ma santé parce qu'après pendant un mois j'étais fatigué.
- Speaker #0
- Ah tu traînes ça sur...
- Speaker #1
- Je traîne ça longtemps. En fait parce que tu... je me souviens que j'étais crampée encore pendant 2 semaines.
- Speaker #0
- Voilà c'est une vraie dette là que tu traînes.
- Speaker #1
- Ah là t'as pris une dette et en fait elle m'a coûté de l'argent tu vois. Mais par contre ben voilà je me suis venu à mon premier marathon. Je m'en souviendrai toute ma vie, genre l'expérience. Et je suis arrivé et surtout, et d'ailleurs c'est ce qui me caractérise, c'est que j'ai pris une revanche derrière. Et le goût de la revanche et de la victoire après des difficultés, c'est tellement meilleur que quand tu réussis du premier coup. Tellement meilleur ! Et pareil, c'est un test.
- Speaker #0
Parce que là ça correspondait à quelle période ?
- Speaker #1
Il y a deux ans.
- Speaker #0
Ah ouais, donc c'était au moment où c'était compliqué ?
- Speaker #1
Il y a deux ans, c'était première année de Flytex.
- Speaker #0
Ah ok.
- Speaker #1
Première année de Flytex, je me suis lancé les débuts.
- Speaker #0
Donc c'était les démarrages, les débuts.
- Speaker #1
C'était les débuts, ouais.
- Speaker #0
Et est-ce que tu penses qu'à cette époque-là, tu confondais encore discipline et acharnement ?
- Speaker #1
Oui. Oui, 100%. J'étais en train de découvrir cette conscience de lecture. Pourquoi tu fais les choses ? Pourquoi tu as besoin d'aller jusque-là ? C'est quoi la raison ?
- Speaker #0
Je suis allé chercher cette revanche parce que l'année d'après, je me suis entraîné et j'ai réussi le marathon en 3h28. J'ai passé une course incroyable parce que j'étais surentraîné par rapport à l'objectif cette fois. Du coup, j'ai profité de ma course. Je suis arrivé en détente. C'était dur, c'était dur, mais tellement moins dur que la première que du coup, j'ai profité. Et après, je me suis dit, franchement, là, le chrono, c'est terminé. J'ai refait un 10 km, mais pas du long distance sous chrono. Pour l'instant, le marathon sous chrono, c'est terminé. Et d'ailleurs, maintenant, je ferai mes courses sans montre, pendant pas mal d'années. J'ai besoin de ce temps de repos. Par contre, je vais faire de la longue distance. Je fais toujours de la longue distance. Cette année, j'aimerais faire un 100 km, mais à mon rythme. Pour la beauté de vivre l'aventure d'une course, mais sans la pression du chrono. Pour le plaisir, tu vois. Je préfère pour le plaisir maintenant. C'est totalement différent.
- Speaker #1
Et justement, par rapport à cette notion d'acharnement qu'on peut retrouver parfois même dans l'entrepreneuriat, ce que tu disais tout à l'heure, avant Flytex, tu as eu trois échecs dans ton business.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Enfin, échecs. Disons que tu as eu trois expériences entrepreneuriales avant Flytex. Parce que je n'aime pas trop dire le mot échec. Moi, j'aime mieux dire expérience.
- Speaker #0
J'en ai même eu... Je pourrais même te dire 50-60.
- Speaker #1
Avant ?
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
En réalité, tu en as eu plus que ça ?
- Speaker #0
En fait, au début, quand je faisais de l'e-commerce, je lançais des projets. En fait, je faisais des sites internet.
- Speaker #1
Tu faisais des POC ?
- Speaker #0
C'est ça. En fait, je ne faisais que des POC et j'en faisais trois par semaine. Je lançais trois marques par semaine pour essayer, pour trouver un marché. Donc POC,
- Speaker #1
c'est Poof of Concept, c'est lancer des concepts.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Et voir si ça prend.
- Speaker #0
Tu testes ton marché. Tu vois si ça prend. Et quand ça prend, tu t'accroches. J'en ai testé 50, 60. Avant d'avoir... Sauf qu'en fait, t'es nul. T'exécutes mal. C'est pas forcément même le projet qui est mauvais. C'est juste que toi qui as mal fait le marketing. C'est toi qui as mal fait le produit. En fait,
- Speaker #1
c'est pas un problème d'idée. C'est un problème d'exécution.
- Speaker #0
Exactement. Mais avec la répétition... vient la qualité d'exécution.
- Speaker #1
Donc, tu apprends à exécuter de mieux en mieux.
- Speaker #0
C'est ça. Et c'est pour ça qu'on dit aux gens, prioriser l'action avant la perfection. Il vaut mieux faire du volume énormément, faire mille fois la même chose, que mettre un mois à faire une chose. Et à la sorte,
- Speaker #1
tu auras des automatismes, tu produiras mieux, tu gagnes en efficacité.
- Speaker #0
Il y a un moment où le volume bat la chance et où toi, tu es prêt.
- Speaker #1
Les bons skills,
- Speaker #0
au bon moment, pour le bon marché.
- Speaker #1
Tu peux me répéter cette phrase ? Elle est super.
- Speaker #0
Le volume bat la chance. Le volume bat la chance et tu rencontres ton marché. Parce que tu es mûr en termes de compétences, tu es le bon profil de founder pour ta problématique. Exemple moi avec Flytex, passionné de sport, blessé aux genoux. concernée par les blessures, par la performance et la résilience. C'est la brand. Je suis la meilleure personne en ce moment pour faire cette marque. Et c'est presque la marque qui m'a choisi, tu vois. Et ça, c'est le volume dans ma vie de projet qui m'ont mené à ce projet-là. Jusqu'à ce que je dise, ah ouais, j'ai envie d'aller sur ce genre de projet. J'ai envie de m'intéresser à ça. Ça résonne avec moi, ça résonne avec mon histoire.
- Speaker #1
Il y a une résonance entre qui tu es et que tu fais. C'est ce que tu dis aussi.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Et donc, quand tout est aligné comme ça,
- Speaker #0
ça marche.
- Speaker #1
C'est le parfait alignement des planètes.
- Speaker #0
C'est ça. Mais ça, pour être aligné avec son projet, il faut que tes compétences dépassent le projet. Il faut que ce soit obvious, que ce soit logique. À un moment, tu vas l'air d'être quelqu'un d'assez connecté avec toi-même, d'assez déjà travaillé à l'intérieur. Du coup, quand tu parles, c'est toi, tu vois, tu ressens, tu connectes avec la personne. Donc, tu étais à ce moment-là de ta vie où tu étais prête à faire un podcast. Tu l'avais fait il y a 15 ans, peut-être que tu aurais été là, je ne sais pas comment te positionner. C'est vrai,
- Speaker #1
c'est le fruit de mon vécu en fait. Tout le monde me demande pourquoi tu as lancé un podcast. Après, je dis, c'était l'heure en fait.
- Speaker #0
C'est ça. Et ça, c'est toutes tes expériences passées qui t'ont amené là, qui vont t'amener. à ta gloire qui est faite pour toi et à ton impact dans le monde.
- Speaker #1
Oui, ton chemin. Parce que tu en as certains qui te disent que tout est déjà prévu en fait.
- Speaker #0
En vrai, c'est un peu ça.
- Speaker #1
Et c'est pour ça d'ailleurs que ce n'est pas la peine de forcer. Parce que ce qui est fait pour toi viendra à toi. Après, il faut quand même faire ta part du job, on est bien d'accord. Parce que je pense que si tu étais resté dans ton confort et que ça ne serait rien passé, Flytex ne serait pas né. Mais en réalité, ce qui est fait pour toi te trouve tôt ou tard.
- Speaker #0
Oui, sans pourtant. Mais ça, ça ne récompense que les gens qui le méritent.
- Speaker #1
Et qui font ce qu'il faut faire.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
C'est le job, quoi.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Parce que personne ne peut le faire à ta place.
- Speaker #0
Personne ne va te sauver, personne ne va le faire à ta place. Et ton destin va apparaître sous forme d'opportunités tout le temps dans ta vie. C'est à toi de les saisir ou non. Et il vaut mieux être quelqu'un qui saisit toutes les opportunités et qui se plante mille fois, plutôt que d'attendre la bonne opportunité. Parce qu'il n'y a jamais de bonne opportunité. C'est des tests que la vie te met pour voir si tu mérites. Tiens, je vais te mettre cette tasse devant toi, est-ce que tu la prends ou pas ? Si tu la prends, je vais te mettre une plus grosse, je vais te mettre ce vase. Est-ce que tu le prends ou pas ? Et en fait, la vie te teste. Toi, tu prends, tu prends.
- Speaker #1
Et après, ton libre-arbitre fait que tu choisis.
- Speaker #0
C'est ça. Et petit à petit, mais par contre, il faut rester.
- Speaker #1
Mais après, je pense que ta boussole intérieure, comme tu disais l'intuition, moi j'appelle ça la boussole, eh bien, il faut être vachement connecté avec. Parce que c'est ton intuition qui fait la différence.
- Speaker #0
C'est ça. Et souvent, quand on parle d'intuition, on dit aux gens, tu sais ce qui ne va pas en ce moment. Tu sais ce que tu devrais arrêter. Tu sais qui tu devrais fréquenter. Tu sais quel changement. Tu sais ce que tu devrais dire à cette personne. Mais on ne le fait pas parce qu'on a peur du changement, de l'inconfort.
- Speaker #1
Il y en a qui te disent la dignité, le respect de soi, sa paix, etc. Mais tout ça... Il y en a beaucoup qui en parlent, mais peu qui pratiquent aussi. Parce que c'est coûteux. Des choix peuvent être coûteux. D'accepter le vide parfois, d'accepter la solitude. Parce que parfois, c'est des chemins solitaires. Quand tu te retrouves face à toi-même et que tu dois prendre des décisions. Et il y en a beaucoup qui en parlent, mais il n'y en a pas beaucoup qui pratiquent. Parce que tout a un coût, en fait. J'imagine que dans ton parcours d'entrepreneur, parfois, tu es face à toi-même.
- Speaker #0
même très souvent. Et d'ailleurs, quand on parle de ce sujet-là, j'ai parfois l'impression que c'est 90% de solitude et de souffrance pour parfois une semaine où tout va tout seul, tout s'aligne, connecte avec les gens, tu te rends compte du chemin parcouru.
- Speaker #1
T'apprécies vraiment ce que tu construis.
- Speaker #0
C'est ça. Tu as une semaine comme cette semaine à Paris. J'ai fait 4 podcasts, on a 3 run clubs, j'ai mangé avec plein d'entrepreneurs qui sont des amis. Tu comprends en fait.
- Speaker #1
Donc là c'est la récompense un peu ?
- Speaker #0
Tu as la récompense. Mais avant ça, tu te dis qu'il y a une semaine, tu t'es mis à pleurer dans ma douche parce qu'on n'avait plus de trésor, parce qu'on a acheté trop de stocks, il fallait résoudre des problèmes. Il y a un mec qui t'attaque en justice. Il y a des trucs comme ça qui se passent dans le business.
- Speaker #1
Mais tu es dans la godasse quoi.
- Speaker #0
Je ne sais pas comment tu vas faire.
- Speaker #1
Et tu dois régler des problèmes.
- Speaker #0
T'avances. C'est toujours la même chose comme le marathon. Je trouve que les sports de performance sont particulièrement intéressants quand tu entreprends. Parce qu'aller au-delà de l'effort, ça te fait gagner un mental. Et derrière, quand dans l'entrepreneuriat, tu as des moments qui sont difficiles, t'arrives à rester à ton allure alors que tu es en souffrance. Et c'est grâce à ça que les choses se délient.
- Speaker #1
Maintenir le cap malgré l'adversité.
- Speaker #0
Tu maintiens le cap malgré l'adversité, exactement. Même si tu souffres, tu gardes l'allure. Et ça passe. Et c'est comme ça que tu as du succès. Ton succès, il est à la hauteur de la souffrance que tu es prête à subir et à prendre.
- Speaker #1
Et quand tu étais dans ta phase où financièrement tu étais dans le rouge, tu étais anxieux ? même épuisé moralement. Tu t'es pas dit pourquoi je me suis pas arrêtée plus tôt ?
- Speaker #0
Non.
- Speaker #1
Tu t'es jamais dit ça ? Tu t'es jamais demandé pourquoi avoir repoussé ?
- Speaker #0
Franchement, si t'as refait, je l'aurais même refait.
- Speaker #1
Tu referais la même chose ?
- Speaker #0
Ouais, parce qu'en gros, j'étais en formation, là.
- Speaker #1
Ah, tu l'as vécu comme une expérience formatrice ?
- Speaker #0
Ouais, en fait... Ce qui m'a vraiment fait passer une étape, c'est justement dans cette phase-là de difficulté, parce que c'était tellement dur qu'on m'a associé de l'époque à quitter le navire.
- Speaker #1
Ah, il t'a planté ?
- Speaker #0
Lui, il a dit, moi, je ne crois plus au projet. C'était le CEO, dis-toi. Moi, j'étais le bras droit, CEO. Il a dit, moi, je ne crois plus au projet. Je vois que ça va dans le mur. Soit on s'arrête ensemble.
- Speaker #1
Donc ça, c'était le miroir connecté ?
- Speaker #0
Ouais. Soit on s'arrête ensemble, soit tu continues et moi, je me casse. Je dis, bah, casse-toi, moi, je reste là. J'avais mis 5 000 euros de mes investissements personnels, de prêts que mon grand-père m'avait fait de love money, etc. Il y avait des investisseurs qui étaient rentrés, certains que je connaissais bien. Je ne vais pas lâcher l'affaire.
- Speaker #1
Déserté maintenant.
- Speaker #0
Déserté maintenant. Alors que moi, dans tous les cas, j'avais tout perdu. Non. Parfois, en plus, quand tu es dans une startup comme ça, en innovation, tu es à un leads de faire décoller la marque. Il y en a plein d'histoires comme ça. Tu es presque à zéro et puis en fait, il y a quelqu'un qui te donne ta chance, il t'achète son miroir, boum ça décolle Moi, je croyais à cette petite chance-là. En fait,
- Speaker #1
on ne sait jamais quand est-ce que ça va déclarer. On ne sait jamais.
- Speaker #0
Donc, dans le doute, tu donnes tout. Et j'avais en fait extrêmement peur, secrètement, d'être au devant, d'être le leader, d'être le CEO. J'ai donc mis le choix. Donc,
- Speaker #1
tu t'es mis quelqu'un pour porter le truc symboliquement.
- Speaker #0
Je me suis mis quelqu'un inconsciemment qui m'a beaucoup appris, que je remercie, et qui m'a laissé...
- Speaker #1
Qui était plus âgé que toi, j'imagine. Ouais,
- Speaker #0
Il avait 7 ans de plus que moi. Et qui m'a laissé quand j'étais prêt. Je me suis retrouvé sans filet. J'ai vu qu'il n'y avait pas de différence. J'ai compris que je pouvais lider un projet avec ma vision. Et c'est là où j'ai pris confiance. Après, c'est 6 mois qui ont suivi. C'était la vraie énergie de Hugo. Voici ce que ça donne quand je n'ai pas de limites. Quand je n'attends pas après quelqu'un pour me driver dans mon chemin. moi-même surtout je suis moi-même J'ai plus de barrière.
- Speaker #1
Et j'assume, je suis, je suis alignée et j'ai pas peur aussi de prendre ma place.
- Speaker #0
C'est ça. Et j'ai cassé la baxe, ça s'est bien passé. C'est juste que ça marchait pas. Mais en termes d'exécution, de recherche, de marché, on était extrêmement rapide, agressif. On a fait des trucs de fou. On a même pivoté dans des Ehpad. On donnait des cours avec le miroir à des petits vieux. Tu vois, ils se régalaient, ils étaient trop contents. Et ça, ça aurait pu marcher, tu vois. Mais c'est ma boussole interne, donc je me suis dit, oula ! Je ne suis pas aligné, ça ne me régale pas plus que ça. Ça pourrait marcher.
- Speaker #1
C'est une opportunité, mais je ne me sens pas dedans.
- Speaker #0
Je ne suis pas dedans, c'est beaucoup d'administratif. Ça ne m'inspire pas du tout. Et c'est là où j'ai compris, la boussole, elle était là. Mais pour que ma boussole s'active, il faut que je sois sans filet et au premier plan. S'il y a quelqu'un devant moi, moi je suis flémard, je vais me laisser porter. Je vais volontairement, vas-y, vas-y, si tu veux te mouiller, vas-y. mais du coup
- Speaker #1
Et tu vas te mettre en retrait ?
- Speaker #0
Je vais me mettre en retrait. Mais maintenant, je sais que pour être pleinement moi, je dois me mettre à risque et devant. C'est un peu le on-off. Soit je suis en retrait, soit je vais être vraiment en lead. Maintenant, ça s'estompe. Parce que je n'ai plus besoin autant de polarité. Je suis plus en mode, je surfe ma fréquence, plutôt que d'être dans les extrêmes. Et plus je grandis, plus je mûris avec mon business et avec moi, plus je laisse porter.
- Speaker #1
Et Flytech, c'est né d'un besoin personnel. C'était presque thérapeutique pour toi ?
- Speaker #0
100%.
- Speaker #1
Et c'est un peu peut-être la marque qui t'a sauvé ?
- Speaker #0
Ça m'a sauvé sur plein de...
- Speaker #1
À tout point de vue peut-être ?
- Speaker #0
Ça m'a sauvé dans ma pratique du sport, ça m'a sauvé dans le mental, en termes de finances, en termes de sécurité, en termes d'estime de moi. C'est vraiment ce dont j'avais besoin dans ma vie. pour accéder aux prochaines étapes.
- Speaker #1
Et tu dirais que cette marque, elle t'a réparé ?
- Speaker #0
Oui, c'est marrant d'ailleurs, par rapport aux produits qu'on fait, mais oui, oui. Elle m'a réparé, elle m'a réalisé.
- Speaker #1
Donc tu trouves que c'est un business qui existe pour répondre à une problématique marché et aussi pour résoudre quelque chose en toi ?
- Speaker #0
Ouais. Tu vois, je dis souvent que Flytex, c'est une extension de moi. Quand tu me dis ça, j'ai l'impression que c'est carrément un organe à moi. Vraiment. C'est un prolongement ? C'est un prolongement de moi, tu vois. Et c'est bien parce que ça me porte et parce que du coup, plus moi j'arrive à m'élever, plus la marque grandit. Je travaille avant tout sur moi, j'ai des coachs, etc. J'en ai plusieurs parce que je sais que c'est le point de départ de la croissance.
- Speaker #1
T'as des coachs business ? Ou coach sport ?
- Speaker #0
J'ai coach sport, coach business et coach mental et spirituel.
- Speaker #1
Ah ouais, j'adore.
- Speaker #0
Et mets-moi une discipline où je veux être meilleur, je prendrai un coach.
- Speaker #1
Tu gagnes du temps en fait. Quand tu prends un coach déjà, tu progresses plus vite, tu prends confiance et tu imites par l'exemple. C'est-à-dire, c'est l'apprentissage par mimétisme un peu. Parce que c'est des gens qui sont en général, c'est des personnalités etc. Et donc, tu gagnes du temps. Ça fait plusieurs mois, voire là, ça compte en années que je suis coachée. Effectivement, je sais faire un I3, je sais faire un RDL, techniquement, je sais faire. Mais ce n'est pas que l'exécution par le corps, c'est aussi tout le mindset qui va avec.
- Speaker #0
L'idéal, c'est super important d'avoir un mentor. Quelqu'un qui n'est pas non plus à 100 niveaux, parce que là, c'est trop loin, mais qui a 3 à 5 niveaux. Et que, secrètement... Tu vises quelqu'un qui a 100 niveaux de toi, mais qui t'inspire sur le long terme. Je ne sais pas, par exemple, là on est dans un podcast, ça pourrait être Oprah Winfrey. Est-ce que tu passes du podcast à une émission, à des marques de produits, à des magasins ? Je n'en sais rien. Mais tu as une boussole où tu diras secrètement, je rêverais que dans 20 ans, tu seras là. Par contre, la personne qui t'accompagne au quotidien, elle a 3 à 5 niveaux et tu vas la doubler. Tu vas toujours la doubler. Tu vas la doubler. Quand tu la doubles, tu changes de mentor. Le but, le jeu, c'est de doubler son mentor. Alors, c'est pas... Oui, on s'est compris,
- Speaker #1
mais de moins atteindre son niveau, quoi.
- Speaker #0
C'est ça, parce que lui, il va te donner toutes les clés. Donc en fait, même s'il est super expérimenté, il donne les clés. Si tu exécutes bien, que tu mets l'effort pendant assez longtemps, il n'y a pas de raison que tu ne rencontres pas son niveau. Ça prend 3 à 5 ans, toujours. Mais ça arrive.
- Speaker #1
Oui, c'est un cycle. ça parce qu'après lui s'il est bon il continue d'évoluer parce qu'il a d'autres mentors aussi plus élevés mais c'est pas le cas de tout le monde et toi tu penses qu'un mentor c'est un peu une relation amoureuse où les gens se choisissent ou c'est toi qui dois choisir ?
- Speaker #0
ça dépend, je pense pas qu'il y ait de règles ça peut être le destin qui te met un mentor sur ta route sans pour autant qu'il y ait l'étiquette d'apposer voilà ouais c'est ça ça peut être ça ça peut être toi qui contacte la personne Je suis inspiré par ce que tu fais. Est-ce que tu accompagnes des gens ? Tu fais un call, ça fit super bien. En fait, tu as shooté et le tir était réussi, tu vois. Et parfois, c'est juste le hasard, tu vois.
- Speaker #1
Les rencontres.
- Speaker #0
Oui, ça dépend. Mais par exemple, regarde dans ton cercle déjà, Akita. Moi, les mentors que j'ai...
- Speaker #1
Dans les figures inspirantes, tu en as ?
- Speaker #0
Oui, oui, oui. De ouf.
- Speaker #1
Tu as des exemples ?
- Speaker #0
Là, en e-commerce, je suis dans le groupe de Davy Fogarty qui a monté la marque The Hoodie en Australie et dans le monde entier. Il a fait un milliard d'euros en ligne depuis qu'il a commencé. Tu vois, c'est une masterclass sur le marché anglo-saxon sur cette marque-là. Et après, lui, il a fait ça. Puis, il a jump dans d'autres projets. Maintenant, il est investisseur. Il est même sur Shark Tank, etc. Lui, il a fondé un groupe avec les meilleurs coachs qui ont fait tous plus de 100 millions d'euros sur chaque micro-domaine qui touche une boîte en ligne.
- Speaker #1
Donc, toujours un track record de...
- Speaker #0
Track record de fou. Il y a le COO, l'ex-COO de Gymshark dedans. Je lui parle, j'ai accès puisque je paye le mentoring mensuel. On a mis notre stock aux Etats-Unis. Il m'a donné le bon entrepôt que Gymshark utilisait. Comme ça, je sais que j'ai une logistique qui est impeccable aux Etats-Unis.
- Speaker #1
Oui, la fameuse population optimisée.
- Speaker #0
Exactement et ça c'est pour chaque chose donc j'ai des coachs dans chaque domaine e-commerce Dès que j'ai une problématique j'appelle le mec le plus ou la fille la plus qualifiée Et j'ai accès à un...
- Speaker #1
Au no-lake,
- Speaker #0
t'as accès à la connaissance et aux bonnes pratiques sur ce domaine là C'est ça et ça je pense que j'ai vu une pub sur Insta Daily Mentor fait par lui, j'ai dit go, j'ai apply, c'est 1800 euros par mois J'ai appelé à iDirect, je ne me suis pas posé de question. Oui,
- Speaker #1
c'est un investissement et tu t'y retrouves largement. Et je pense que là-dessus... De toute façon, on ne peut pas réussir seul, en fait. Je pense, foncièrement.
- Speaker #0
Tu vas trop lentement.
- Speaker #1
Tu peux,
- Speaker #0
mais ça dépend quel est le niveau de ta réussite.
- Speaker #1
Après, réussir seul dans le sens où, à un moment, si tu veux, tu es obligé d'avoir des méthodes, d'y aller à... à un certain niveau d'efficacité opérationnelle et autres. Donc, tu es obligé de faire de la méthode et de la perf.
- Speaker #0
Tu as ça et tu as surtout la prise de risque. Jusqu'à un certain niveau, tu joues, c'est rigolo, tu n'as pas trop de risque. De 1 à 3 millions de chiffres à l'année, tu peux le faire avec de 1 à 5 personnes, tu peux y aller. mais passer de 5 à 10, de 10 à 100.
- Speaker #1
À un moment donné, il faut accompagner.
- Speaker #0
Tu peux aller en tôle si tu te plantes.
- Speaker #1
Oui, ta responsabilité.
- Speaker #0
Elle est énorme. Il faut faire attention à ce que tu fais. Il vaut mieux aller avec des gens qui sont qualifiés et qui font ce qu'ils font.
- Speaker #1
Oui. Et si Flytech s'arrêtait demain, worst scenario, qu'est-ce qui resterait de ton identité ?
- Speaker #0
La même chose que quand je suis arrivé, je pense. Quelqu'un d'extrêmement ambitieux qui va chercher la performance, le dépassement et qui veut se trouver constamment, tu vois. Continuer à creuser à cette quête de liberté et ça passe par enlever les barrières mentales, par la liberté physique, financière. J'aurais toujours la même chose.
- Speaker #1
Tu garderais cet ADN-là de...
- Speaker #0
T'as deux scénarios. T'as Flytex, ça arrête et j'ai vendu. Donc j'ai de la vraie liberté et là je fais des choses qui me font vraiment kiffer. Et ta flytech s'arrête et j'ai plus d'argent voire des dettes. Et là je repars en grind, je suis obligé. Moi mon niveau de standard et de vibration il est en liberté. Si je ne l'ai pas, je me mets dans une cave avec un ordi et je travaille pendant 3 ans jusqu'à ce que j'ai quelque chose qui me fasse ressortir de terre.
- Speaker #1
Il y a un truc qui ressortirait.
- Speaker #0
Ouais et là seulement tu peux respirer parce que je joue à mon vrai niveau. Là, je dois mon vrai niveau. Donc, je peux créer des choses qui sont cool et qui me ressemblent. Si t'es en mode survie, t'as droit à rien, mon gars. Et je vais pas aller te la me plaindre, je vais pas en vacances. Non, t'es pas à ton niveau, tu bosses.
- Speaker #1
Tu mérites pas, donc t'as pas.
- Speaker #0
Exact.
- Speaker #1
Tu te remets en mode...
- Speaker #0
Ouais, mais ça, c'est parce que... Pardon ? C'est un choix de vie, tu vois. Ouais,
- Speaker #1
parce que t'es exigeant.
- Speaker #0
Bien sûr. Je suis exigeant, je sais ce que je veux.
- Speaker #1
Tu ne te contentes pas de la médiocrité ?
- Speaker #0
Et je refuse d'être médiocre. Et ça, c'est le prix du travail.
- Speaker #1
Oui, ça coûte, mais c'est ça.
- Speaker #0
Et tant que tu n'es pas à ce niveau-là, tu fais la boucle. Et là, tu vas dans les prochaines années.
- Speaker #1
J'aime bien que tu aies sorti le mot la boucle. Ça tombe bien avec ma transition. Parce que maintenant, tu ne cours plus pour gagner ou te prouver les choses. Aujourd'hui, tu cours pour exister autrement. Et c'est là qu'on en arrive à... La boucle, donc la philosophie autour de ça. La boucle, ce n'est pas juste un événement ?
- Speaker #0
La boucle, ce n'est pas juste un événement, c'est un nouveau genre de course que j'ai voulu faire aussi en réponse à mon expérience du marathon. Remettre du plaisir dans la course à pied, s'écarter un peu de la pression du chrono et vivre des choses avec les humains. C'est ce qui me porte aussi, tu vois, c'est les connexions humaines.
- Speaker #1
C'est une critique un peu implicite du running moderne, où c'est tout pour la perf et un peu moins pour l'expérience.
- Speaker #0
Ce n'est pas une critique parce que je ne suis personne pour critiquer, tu vois, un mouvement qui me porte aussi parce que... Non, c'est juste une pratique que tu choisis. C'est une alternative, en fait. C'est une alternative. Je ne suis pas en guerre contre le chrono du running, tu vois, au contraire. Je trouve ça très bien. C'est juste que c'est... C'est ce que j'avais dit dans le discours du festival. C'est qu'on a tous des chronos, on a tous des belles courses dans l'année. Mais qu'il n'y ait que ça, c'est un souci, tu vois. En fait, tu n'as pas de choix. C'est soit la vraie course encadrée, stressante. Tu es au départ et tout, tu es là, tu es stressé, tu ne sais pas comment tu vas faire, tu as ta montre. Soit rien. Heureusement, il y a les run clubs ces dernières années. Ça, c'est trop cool. Tu connectes, c'est chill, etc. mais si tu veux aller encore plus loin qu'un run club. C'est toute une journée, tu vois. Et en fait, la boucle festival, c'est un run club de demi-personnes qui a lieu pendant toute une journée, avec lequel tu vas vivre des émotions qui sont folles parce que t'arrives avec une distance en tête que tu maîtrises ou qui te fait flipper et tu repars avec une distance bien supérieure. T'as des tonnes de personnes qui sont venues dans l'idée de faire un 10 km qui ont fait un marathon. Pourquoi ? Parce qu'elles y vont. à leur rythme, à 8 km heure, à 7 km heure, on s'en fout, t'es pas jugé. On tourne tous en rond, que tu fasses 60 ou 10 km, tu vas courir presque à la même allure. Tu vas discuter avec les gens autour de toi, tu peux faire une pause, après ça tu vas boire une bière, tu fais un sauna, un bain froid, et tu fais des rencontres, tu cours sans pression, et ça, ça t'amène beaucoup plus loin que si t'étais contracté, stressé, et que t'avais tout à donner en une heure, tu vois. Et c'est ça en fait L'ambiance de la boucle, c'est un grand run club de 2000 personnes, sauf qu'à la fin, tu as une médaille de 60 kilomètres. T'es trop content, tu vois.
- Speaker #1
Et ça a lieu quand ?
- Speaker #0
Là, cette année, c'est le 30 mai 2026.
- Speaker #1
C'est où ?
- Speaker #0
C'est à l'Hippodrome d'Anguin, donc c'est à 20 minutes de Paris. Et on peut accueillir jusqu'à 4000 personnes sur place. L'année dernière, on était 1500. Là, cette année, on a déjà plus de 520 ou 530 dossards de vendus. Donc on est beaucoup plus en avance que l'année dernière à la même période. Donc je pense qu'on sera entre 2 et 3 000 cette année.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Pour la deuxième édition.
- Speaker #1
Alors moi, tu sais, j'ai commencé ma carrière sportive avec la course. J'ai commencé à courir, puisque pour moi, c'était un peu une fuite la course.
- Speaker #0
Pourquoi ?
- Speaker #1
Parce que ça me permettait de m'évader. En fait, j'ai commencé à courir pour évacuer mon stress, mes pensées, etc. Et quand tu cours, tu as l'impression que tu laisses tout derrière toi. Et maintenant, je pratique plus le renfaux, le muscu, le cardio toujours, mais un peu moins la course. Et là, j'ai eu un accident de scooter au mois de septembre. Et ça a tapé le genou, forcément, etc. Bon, je n'ai rien eu de grave, mais je ne pouvais plus courir, je ne pouvais plus faire des exercices bas du corps, etc. Et c'est là où je me suis dit, bon, il faut que tu reprennes la course, en fait. Moi, je l'ai pris comme un signe qu'il fallait que je me remette à courir. Et je me suis dit, non, tu ne peux pas en rester là. Il faut vraiment que tu reviennes à un bon niveau de course parce qu'on t'a pas été blessé, on t'a laissé ton venou. Donc fais-en bon usage, tu vois.
- Speaker #0
Profite-en.
- Speaker #1
Est-ce que tu penses que les gens devraient pratiquer davantage la course à pied ? Parce que là, tu vois qu'il y a de plus en plus de gens qui s'y mettent quand même.
- Speaker #0
Ouais, moi je trouve ça bien. En fait, est-ce que les gens devraient pratiquer davantage la course à pied ? En vrai, je recommande les gens de faire... davantage de sport en général en général en fait il faut aller vers ce qui t'attire il ne faut pas forcément suivre un sport par rapport à une mode tu vois il y a beaucoup la mode de l'aérox du marathon etc c'est top si tu te sens attiré par le mouvement vas-y mais ne te force pas ce n'est pas ton truc si tu as une structure corporelle qui ne va pas du tout imagine je ne sais pas moi tu as trop trop trop mal quand tu cours ben déjà commence par soigner, par trouver des solutions et après cours, mais ne te rabaisse pas parce que tu n'arrives pas à courir, parce que tu as trop mal quand tu cours. Soit c'est parce que tu fais les choses mal, donc peut-être prends un coach ou renseigne-toi, fais-toi suivre par un kiné. Soit fais du renfort parce que c'est peut-être mieux pour toi, t'as peut-être plus besoin, ton corps n'est pas prêt à encaisser l'impact. Moi je dirais aux gens de bouger plus en général et d'ailleurs ce que je fais moi de plus en plus là, c'est marcher. J'essaie de marcher 45 à 1 heure par jour. Déjà là, tu as gagné un tour. Et en plus, si tu fais une heure de sport, tu fais partie du top
- Speaker #1
1% de ceux qui font...
- Speaker #0
Sinon, tu es sédentaire. Si tu bouges moins d'une heure ou deux par jour, tu es sédentaire. Et on connaît les dégâts que ça fait. Donc, moi, je dis aux gens, courez si ça vous donne envie. Partez vraiment progressivement au début. N'allez pas suivre les allures que vous voyez sur Strava ou sur Instagram. Si vous devez courir à 6 ou 7 km heure au début, c'est OK. Il faut laisser le temps d'encaisser l'impact, les muscles, autant de se renforcer. Et progressivement, si vous aimez, si vous avez un objectif qui vous tente...
- Speaker #1
Genre faire un IROX ?
- Speaker #0
Un IROX, un marathon, peu importe, allez-y. Allez tester de nouvelles choses. Tu vois, récemment, je me suis mis à la boxe. J'avais envie de reprendre un sport de combat depuis longtemps. Je l'avais fait pas mal plus jeune du judo. Et je me suis dit, ça va être cool de reprendre un truc à zéro. T'es nul de nouveau, tu vois. C'est trop bien. C'est quelque chose qui me complète.
- Speaker #1
C'est de la découverte et de la curiosité aussi.
- Speaker #0
Curiosité, voilà. Il faut manger un peu de... Il faut aller chier un petit peu.
- Speaker #1
sortir un peu de ton confort habituel.
- Speaker #0
C'est important, oui. Parce que sinon, si t'es là, tu fais que du business, ça fonctionne, t'es avec des gens qui te disent que ça fonctionne. T'as tu vois, c'est bien, c'est vrai que je suis pas mauvais et tout. C'est là où tu commences à arrêter de progresser. Du coup, là, je fais de la boxe, je me prends des coups de poing dans la tête. Tu me dis, ah t'es nulle, tu vois. Il faut recommencer.
- Speaker #1
Je peux te présenter deux, trois boxeurs pros si tu veux.
- Speaker #0
Pour quoi ? Pour l'entraînement ?
- Speaker #1
Pour apprendre la vie. Niveau boxe et...
- Speaker #0
de l'humilité,
- Speaker #1
c'est chouette.
- Speaker #0
Et tu dis aujourd'hui être beaucoup plus aligné, beaucoup plus ancré dans tes valeurs, tout ce qui te guide au quotidien autour de Flytex. Qu'est-ce qui pourrait te faire replonger aujourd'hui ? Quel est l'élément qui pourrait te remettre en question ?
- Speaker #1
L'ego.
- Speaker #0
Ah ouais, manager l'ego.
- Speaker #1
Ouais. Comme tu disais tout à l'heure. Quand ça marche,
- Speaker #0
quand ça marche.
- Speaker #1
En fait, pendant très longtemps, j'ai passé vraiment pas mal de temps ces dernières années à comprendre le sujet de la pulsion. Parce que quand tu es dans une période difficile dans le business et que tu vois tes potes à Ibiza faire la fête ou machin, tu as la pulsion de t'échapper de la difficulté pour aller chercher le plaisir.
- Speaker #0
La gratification immédiate.
- Speaker #1
Le plaisir qui pourrait venir à moi et complètement déstabiliser ma vie.
- Speaker #0
La petite dopamine.
- Speaker #1
La dopamine dans l'alcool, la fête, la drogue, les femmes, par exemple. Alors que j'ai une vie super stable, que j'ai une femme depuis longtemps, que j'ai un business qui est stable, que je ne bois pas d'alcool, que je ne fais pas la fête, que je ne fais pas tous ces trucs-là, qui te tirent vers le bas, en fait. Si un jour je décide de me dire, tiens... J'ai mérité le fait que je puisse maintenant m'amuser et qu'en fait je ne maîtrise pas ça et que je parte complètement et que je me dise « Mais en fait, pourquoi je me prends la tête ? Je devrais pouvoir m'amuser un maximum, etc. » Là, je te garantis que ça partirait en sucette et que je m'éloignerais en quelques années de la personne que je suis aujourd'hui. J'en ai conscience. Des côtés, ça m'attire, tu vois. La pulsion m'attire.
- Speaker #0
Et la tentation aussi.
- Speaker #1
La tentation, mais c'est normal, elle est partout aujourd'hui. Elle est partout.
- Speaker #0
Mais c'est plus facile. de céder à ça que de résister et de rester dans ton axe.
- Speaker #1
À 100%.
- Speaker #0
La plus grande discipline, c'est de rester dans son axe aujourd'hui.
- Speaker #1
Oui. Je me souviens d'une interview que Mike Tyson avait faite. Un journaliste lui dit « C'est quoi le plus dur dans votre métier ? C'est l'entraînement, c'est les combats, c'est prendre des coups ? » Il rigole, il dit « Non, c'est de ne pas aller en boîte le soir et de m'amuser avec des femmes, par exemple. » Parce que c'est le défocus et c'est ce que la société te vend.
- Speaker #0
Tout est fait pour te déplacer de ton axe.
- Speaker #1
On veut que tu ailles vers le plaisir facile. Ça, c'est ton égo qui veut être nourri de ça. Et la grande force, c'est de rester ancré.
- Speaker #0
Et d'être en humilité par rapport à ça.
- Speaker #1
D'être en humilité et d'être dans ce qui est juste et pas ce que tu aimerais. Il y a une nuance entre... Il faut rester dans l'enthousiasme et dans l'envie. Mais ça, c'est ton intuition qui te guide. Et tu le sais tout de suite. Est-ce que c'est ton égo ? Et là, ça va être des pensées qui vont être plus négatives. Ah, mais regarde ça, regarde ça. Tu pourrais être plus sale. Ou alors, c'est l'intuition. C'est une voix qui est plus basse, plus douce. Et tu sens qu'il résonne vrai. Et ça m'arrive parfois, tu vois, de passer de... J'ossille. Entre ces personnalités-là, tu vois. Ça n'a rien de schizophrène, c'est normal. Mais tu es composé de tout. Tu es composé de ton égo, de ton autre égo, de ton autre égo.
- Speaker #0
Apparemment, on est fait de lumière et de part d'ombre aussi.
- Speaker #1
Exactement. Et il faut savoir les lire. Et la part d'ombre, il faut savoir la placer au bon endroit.
- Speaker #0
Il ne faut pas la nier parce qu'à un moment, elle te pète à la gueule tôt ou tard. Sans prévenir. Mais il faut manager ça correctement. Il ne faut pas se renier, tu vois.
- Speaker #1
La parade d'ombre, c'est un très très bon moteur. Moi, la parade d'ombre, je la place devant mes concurrents. Si jamais tu te mets devant moi et que tu essaies de me barrer la route, je vais dire « Ok, je vais invoquer mon genou devant toi. » Par contre, on va faire la guerre et là, ça va être terrible pour toi parce qu'il est très puissant. Mais par contre, j'arrive à le rentrer dans ma poche pour laisser parler un peu plus la lumière. Et c'est ça que... J'essaie d'habiter au quotidien davantage. Mais j'ai conscience que j'ai les deux.
- Speaker #0
Est-ce qu'il y a quelque chose qui te fait peur aujourd'hui, justement par rapport à ça ?
- Speaker #1
Par rapport à ça, non. Mais ce qui me fait peur parfois, quand tu as mis autant d'efforts pour bâtir un projet, un empire, que tu t'habitues aussi à une situation et à de la liberté, T'as peur parfois de tout perdre Avant, tu n'as rien à perdre, tout a gagné.
- Speaker #0
L'impermanence des choses.
- Speaker #1
C'est ça. Du coup, parfois, j'ai peur de tout perdre, de me dire, si demain, ça s'arrête. C'est pour ça que je continue à mettre de l'énergie énormément, dix fois même plus qu'avant, parce que tu veux que ça continue. Alors, c'est des périodes parfois où tu flippes un peu, parce que parfois, les chiffres et la trésorerie, et tu fais des erreurs, il y a plein de choses. Il ne faut pas avancer dans la peur. Parfois, je me pose la question. C'est vrai que ça me ferait flipper. Du coup, la réponse à ça dans ma période de vie aujourd'hui, c'est de sécuriser.
- Speaker #0
Au maximum.
- Speaker #1
Sécuriser, oui. Tu sécurises un peu. Tu ne veux pas tout réinvestir. J'ai tout réinvesti pendant trois ans. Aujourd'hui, j'essaie aussi de me sécuriser financièrement, en dehors du business, petit à petit.
- Speaker #0
Est-ce qu'il y a des hommes d'affaires ou des entrepreneurs que tu aimerais rencontrer ?
- Speaker #1
Oui. J'aimerais bien rencontrer le CEO de Gymshark, le fondateur de Gymshark.
- Speaker #0
C'est un Américain ?
- Speaker #1
Oui, c'est un Américain qui a un ADN.
- Speaker #0
Il n'a pas construit ça avec sa nana ?
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
C'est pas un couple, Gymshark ?
- Speaker #1
Je ne crois pas.
- Speaker #0
À part un sujet n'importe quoi, mais il me semblait.
- Speaker #1
Je ne crois pas, je crois que c'est un solo founder à la base.
- Speaker #0
Ah ok, d'accord. Il vient du sport ?
- Speaker #1
Il vient du sport et il a un peu un ADN comme Flytex au début. Il est arrivé... Il a testé un peu quels produits sur son marché du fitness allaient le mieux fonctionner. Puis il s'est entouré d'athlètes qui ont porté la marque, qui ont créé le mouvement. Il est toujours resté pure player en ligne jusqu'à là, il y a un an ou deux. Il a sorti une boutique. Donc c'est ses stores, il n'est pas distribué par d'autres marques. C'est un pure player qui a gardé la maîtrise jusqu'au bout. Mais tu vois, si je suis bon, on fait mieux que Gymshark. J'aimerais bien, je nous le souhaite.
- Speaker #0
C'est tout un écosystème autour du sport.
- Speaker #1
C'est tout un écosystème autour du sport. Et lui, il a un peu enfoncé la voie. Après, Jim Shark, c'est un ovni, tu vois. Si on fait même la moitié, je serais très content.
- Speaker #0
Et bon, on arrive à la fin de ce podcast, Hugo. Tu n'as pas vu le temps passer sur la compagnie Sony SOWAD Podcast. Le vol s'est passé sans embûche et sans escale, n'est-ce pas ?
- Speaker #1
C'est vrai.
- Speaker #0
C'est vite, hein ?
- Speaker #1
Vous savez combien de temps ça fait ? Une heure ?
- Speaker #0
Je ne sais pas. Pas vite. Parce qu'on est en bonne compagnie, n'est-ce pas ?
- Speaker #1
C'est vrai.
- Speaker #0
En tout cas, ton parcours montre une chose. C'est qu'on peut aller très loin en forçant, mais on peut aller encore plus loin en se comprenant mieux.
- Speaker #1
C'est vrai. Il vaut mieux surfer la vague plutôt que lutter contre les ailes.
- Speaker #0
De toute façon, la vague, elle sera toujours plus forte que toi.
- Speaker #1
100%.
- Speaker #0
Et si tu devais résumer ton chemin en une phrase, sans marketing, sans bullshit, sans posture, ce serait quoi ? ton mantra, ta phrase ?
- Speaker #1
Si je devais résumer un peu mon parcours et où j'en suis aujourd'hui, je suis juste un gars qui s'est réalisé en entreprenant entre sport et passion et qui aide aussi les autres à prolonger la leur.
- Speaker #0
C'est beau. En tout cas, Hugo, merci. Merci pour ta participation au podcast. Je te souhaite beaucoup de succès encore avec Flytex.
- Speaker #1
Merci beaucoup, Sonia.
- Speaker #0
J'espère que tu reviendras sur le podcast. pour les prochains épisodes et les prochaines grandes étapes de Flytex.
- Speaker #1
Avec grand plaisir. Merci beaucoup pour l'invitation.
- Speaker #0
Voilà un invité canon sur le podcast.
- Speaker #1
Là, on a un invité surprise. Donc Rusty, Sonia.
- Speaker #0
Enchantée, Rusty. Tu seras dans les prochains invités. Vu que tu étais particulièrement sage. On ne l'a pas entendu.
- Speaker #1
Il était très sage.
- Speaker #0
Très sage.
- Speaker #1
Il était très sage.
- Speaker #0
Hugo a décidé de prolonger la séquence de Noël un petit peu. Et là, j'ai des fabules de maintien de compression. Est-ce que tu peux nous en dire un peu plus sur la techno autour de ça ou pas ?
- Speaker #1
Là, tu vois, on dirait une grande chaussette. Globalement, on a pris le meilleur du médical avec le maintien articulaire. Et on a pris le meilleur du sport avec la compression, qui est juste là pour accélérer ton flux sanguin. On a créé le maintien de compression. On a spécifiquement resserré. autour de l'articulation, ce qui te donne naturellement plus de maintien, de stabilité et moins de douleur. Là, tu as la compression sur toute la jambe. Donc, tu as aussi de la récupération active, tu évites les crampes pendant la course et après, si tu la portes, tu vas avoir moins de courbatures. Et c'est pour ça que ça devient un outil qui est simple, mais extrêmement performant. Si tu viens de boire avec un problème, une douleur, une blessure, oui, ça va t'aider. Mais pour faire bien les choses, tu dois aller chez le kiné.
- Speaker #0
Oui, il faut un travail de fond.
- Speaker #1
Tu fais ton travail de fond, tu renforces. Et ça, c'est un outil supplémentaire qui va t'aider à ne pas rechuter dans ce que tu as déjà. Ne pas empirer ce que tu as déjà. Ça sert de prévention et ça sert aussi énormément pour la reprise du sport. Et tu vois les gens comme moi qui ont eu un ligament croisé il y a des années. La gêne, elle est toujours là. Tu ne vas pas empirer ta gêne, tu ne vas pas la dégrader. Par contre, quand tu cours, c'est beaucoup, beaucoup plus confortable. C'est simple, ça marche instantanément et c'est agréable. Et celles-ci sont pour toi.
- Speaker #0
Oh, mais c'est adorable. Merci beaucoup. Merci Sonia. On va se laisser là. Bon, qui sera le prochain invité de Sonny Ausha ?