Speaker #0Est-ce que tu as déjà envoyé un screenshot de conversation à une IA en lui demandant ce que ça voulait vraiment dire ? Un message qui te semblait ambigu, un silence qui dure beaucoup trop longtemps, une réponse froide alors que tu pensais que la personne t'aimait bien. Et toi, tu voulais finalement juste comprendre, savoir ce que tu... Si tu interprétais, était la bonne chose, savoir si tu avais finalement raison sur tes ressentis. Soyez honnête, presque tout le monde l'a déjà fait et pourtant les gens jugent. Mais t'as pas d'amis, t'as pas quelqu'un à qui tu peux vraiment parler, l'IA comprend rien aux relations humaines. Sauf que cette idée-là, elle est fausse. Une IA se base sur des millions de données, psychologiques, sociologiques, relationnelles. Elle a absorbé plus de recherches sur le comportement que n'importe quel ami et humain que tu pourrais appeler. Et elle te répond, finalement, sans te juger, sans te couper, sans projeter ses propres problèmes sur les tiens. sans te dire ce que tu veux entendre, juste pour que tu te sentes mieux. Et je pense que c'est exactement pour ça que les gens se confient à une machine plutôt qu'à leurs proches. Selon une étude Harvard Business Review publiée en 2025, le cas d'usage numéro 1 de l'IA dans le monde, ce n'est pas le travail, ce n'est pas la productivité, c'est la thérapie et la compagnie. Numéro 1, est-ce qu'on s'entend ? Devant tout le reste, 31% de tous les pays, toutes les utilisations de l'IA. Donc non, ce n'est pas bizarre, c'est limite humain. Mais voilà ce que dit, ce que personne ne te dit. Comme tout outil, il y a une façon de l'utiliser qui te maintient exactement là où tu es sans que tu t'en rendes compte. Et la vraie différence entre les deux, c'est ce dont je veux te parler aujourd'hui. Bienvenue dans Soulguide, je suis Rym, cet épisode c'est le cinquième de la saison 2 et aujourd'hui on parle de l'IA. comme outil de développement personnel, de travail sur toi, comment finalement je l'utilise concrètement pour analyser mes émotions, comprendre mes schémas relationnels, aller chercher des réponses que je n'arrive pas à trouver seule. Je vais te donner mon mode d'emploi et je vais aussi te parler des dangers réels. Parce que bien évidemment, ils existent. Si cet épisode te parle, laisse 5 étoiles sur Apple Podcasts ou sur Spotify. C'est gratuit, ça prend littéralement deux secondes et ça aide Soulguide à toucher d'autres femmes qui ont besoin d'entendre ça. Allez, sans plus tarder, on commence. Partie numéro 1, la mauvaise façon d'utiliser l'IA pour se comprendre. Il y a une façon d'utiliser l'IA qui ne t'aide pas vraiment. Je pense que beaucoup d'entre nous tombent dedans sans s'en rendre compte parce que c'est finalement confortable, parce que ça fait du bien sur le moment. Le premier piège, c'est le miroir complaisant. Tu lui envoies un message, tu lui expliques la situation et au fond, ce que tu attends, c'est qu'elle te dise que t'as raison, que lui, il a tort, que ta réaction était normale, que tu n'étais pas trop sensible. Et il y a va souvent te donner ça parce qu'elle est conçue pour être empathique, pour valider ce que tu ressens et pour ne pas te blesser. Et là, tu fermes ton téléphone en te sentant mieux, soulagée, comprise, sauf que rien n'a changé. Tu n'as pas compris pourquoi tu as réagi comme ça. Tu n'as pas vu ce que cette situation réveillait en toi, tu as juste obtenu la validation que tu cherchais. C'est le confort sans la transformation. Le deuxième piège, c'est que l'IA ne voit pas ce que tu caches. Elle travaille uniquement avec ce que tu lui donnes. Si tu lui racontes la situation de ton point de vue uniquement, si tu omets certaines choses parce que tu as honte ou parce que tu n'as pas envie de les voir, elle va travailler avec une version finalement incomplète. de ta réalité. Elle ne repère pas ton déni, elle n'entend pas les trémolos dans ta voix, elle ne sent pas que tu évites quelque chose. Un thérapeute, lui, capte tout ça. Pas l'IA. Ce que tu mets dedans détermine ce que tu en ressors. Le troisième piège, c'est la dépendance émotionnelle. Une étude publiée en 2025 par OpenAI et le MIT a montré quelque chose de préoccupant. Les personnes qui échangent... quotidiennement avec une IA ont tendance à développer un sentiment de solitude plus fort et une dépendance émotionnelle à la machine. Quand tu commences à ne plus pouvoir prendre une décision sans demander à l'IA. Quand tu lui poses la même question dix fois, formulée différemment. Quand tu remplaces le lien humain par une conversation avec une machine parce que c'est plus simple, moins risqué, moins douloureux. L'IA est disponible 24h sur 24, elle ne te juge pas. pas, elle ne se fatigue pas de toi et c'est exactement pour ça qu'elle peut devenir une fuite de soi. Le quatrième piège, c'est la confidentialité. Ce que tu confies à une IA n'a pas le même cadre qu'une thérapie. Tes échanges passent par des serveurs, ils sont traités, stockés, et même si la sécurité peut être élevée, elle n'est jamais absolue. Ce n'est pas une question de ne pas l'utiliser, mais c'est une raison de choisir ce que tu lui confies et comment. Donc c'est quelque chose sur lequel il faut vraiment bien réfléchir. Le cinquième piège est finalement le plus rare mais le plus grave. Des cas ont été documentés où des personnes sans antécédent psychiatrique ont basculé dans des états délirants après des conversations intenses et prolongées avec une IA. L'IA est conçue pour valider, pour être d'accord avec toi. Et quand quelqu'un est dans un état de vulnérabilité extrême, cette validation permanente peut amplifier des croyances qui s'éloignent de la réalité. Ce n'est pas le cas de la majorité des gens, mais ça mérite d'être dit. Si tu traverses une période de vraie fragilité psychologique, l'IA ne doit pas remplacer un professionnel de santé. Point. Voilà les 5 pièges réels. Maintenant, la vraie question, ce n'est pas est-ce que l'IA peut m'aider ? La réponse, bien évidemment, est oui, et c'est clairement oui. Mais est-ce que je lui pose les bonnes questions ? Et c'est là, finalement, que tout change. Partie numéro 2, mon vécu et la situation que j'ai réussi à démêler. grâce à Lya. Donc je vais te raconter une situation précise. J'étais en vacances avec une amie très très proche, une amie que j'aime énormément, quelqu'un qui compte pour moi depuis des années, voire l'enfance. Et sur place, quelque chose, en fait, finalement, ne se passait pas bien. On n'a pas eu un conflit ouvert, pas vraiment une dispute. Quelque chose de plus subtil que ça. Et en fait, une sorte d'impression d'être à côté de quelqu'un sans vraiment se connecter, se rejoindre. de partager un espace sans finalement se retrouver. Et moi, finalement, cette situation, ça m'a mis totalement dans un brouillard. Je sentais que j'étais blessée, je sentais que quelque chose me pesait, mais je n'arrivais pas à mettre le doigt dessus. Est-ce que c'était elle ? Est-ce que c'était moi ? Est-ce que je surréagissais ? Est-ce que j'avais des attentes qui étaient trop élevées ? Est-ce que c'était notre amitié qui finalement changeait ? Ou c'est juste ce moment particulier ? Les pensées ont fait tourner en boucle, s'en sortient, et en fait, j'ai eu par réflexe d'ouvrir l'IA. Mais pas pour lui demander qui avait tort. Pas pour qu'elle me dise que j'avais raison de me sentir comme ça. J'avais besoin finalement de comprendre, vraiment comprendre, ce qui se passait en moi, pas juste dans la situation. Alors j'ai raconté. J'ai dit comment je me sentais, j'ai dit que je voulais comprendre ce qui se passait en moi, pas juste avoir raison. J'ai demandé à Alia d'analyser ça à travers la blessure du rejet, selon Lis Bourbeau, parce que je connais quand même un petit peu la psychologie. enfin la psychologie, les théories de Dave Persaud, donc finalement je sais aussi m'analyser, et aussi de lui demander de m'analyser à travers Bellux, sur finalement, je me suis dit, peut-être la peur de l'amitié, de l'intimité, pardon. Et là, quelque chose s'est ouvert en moi. La réponse que Lya m'a dite, elle ne m'a pas dit que mon ami avait tort. Elle m'a renvoyée justement vers moi, vers ce que cette distance finalement réveillait en moi, vers cette situation que j'avais, en fait, j'avais tendance à attendre que l'autre fasse toujours le premier pas. plutôt que de me montrer pour de vrai avec ma vulnérabilité. Lise Bourbeau appelle ça la fuite, la réponse automatique de la blessure de rejet. Plutôt que de risquer d'être écartée, tu t'écartes toi-même en premier, inconsciemment, sans même t'en rendre compte. Et cette chose-là, je la fais quasiment tout le temps. Alors que Bellux, l'interprétation, c'est que c'est la peur de l'intimité et souvent plus forte, finalement, que le désir d'amour. Qu'on veut de la connexion profonde, mais qu'on a aussi terriblement peur de ce qu'elle a. demande. Et se montrer vraiment sans filtre, sans contrôle, sur ce que l'autre va en faire. Là, finalement, quand j'ai lu tout ça, j'ai pleuré. Pas des larmes finalement de tristesse parce que j'étais choquée, mais des larmes où je me suis reconnue parce que je venais littéralement de voir ma blessure. Pas la version justement que je voulais voir de moi, la version réelle avec mes propres peurs, mes propres limites, mes propres réflexions et finalement tous les murs que j'avais construits depuis longtemps. Et tout cela, je l'ai fait en quelques secondes, au bout d'une heure de conversation, parce que ça prend un peu de temps, mais tout ça sans avoir eu besoin de booker un thérapeute. Mais pourquoi finalement ça marche comme ça et pourquoi en fait j'ai réussi à obtenir ce que je voulais de l'IA ? Parce que ça, c'est ce qui va changer. Partie 3, ce qui change quand tu lui donnes un cadre. Et c'est la partie la plus importante. En fait, on va aller littéralement plus loin parce que c'est vraiment le cœur de toute cette épisode. L'IA toute seule, sans cadre, elle te donne des réponses génériques qui sont correctes et bienveillantes, mais génériques. Du type, il est possible que tu ressentes de la peur de l'abandon ou peut-être que cette situation réveille quelque chose de ton passé qui a un rapport avec nanani nana. C'est pas faux ! Mais ce n'est pas suffisant pour vraiment te transformer. Ce qui change tout, c'est quand tu lui donnes un langage précis, un cadre théorique, des outils que tu connais déjà, typiquement grâce à Soulguide, et que tu lui demandes d'appliquer à ta situation. Et là, elle ne te donne plus de réponse générique, elle te donne un langage que tu comprends déjà et elle connecte ce que tu vis à des concepts que tu as déjà intégrés. Et ça, ça crée quelque chose de complètement différent dans ses réponses. Là, je vais justement te donner des exemples concrets. Avec l'isbourbeau et les cinq blessures de l'âme, tu peux demander à l'IA d'identifier quelle blessure est activée dans une situation précise. Est-ce que c'est la blessure du rejet ? Est-ce que c'est la blessure de l'abandon, de l'humiliation, de la trahison ou de l'injustice ? Et pas juste te dire laquelle. Elle te montre comment elle se manifeste justement dans ton comportement et t'explique comment ta façon de réagir est liée à cette blessure. De ce fait, dans ce que tu fais ou finalement tu évites de faire. Avec Bellux, par exemple, c'est encore un peu plus différent. C'est qu'on ne va pas parler de blessure, on va plus parler de conditionnement. Parce que Bellux est une sociologue. De ce qu'en fait on nous a appris finalement, par exemple, ce que l'amour était, de la façon dont on était conditionné selon nos relations, sans finalement qu'on le sache. Et tu peux demander à l'IA d'analyser une dynamique relationnelle à travers cette pensée-là. pourquoi finalement tu donnes des fois sans recevoir pourquoi tu confonds l'amour et le sacrifice pourquoi tu t'oublies dans une relation en pensant que c'est ça vraiment aimer et ce qui est vraiment puissant c'est que tu peux combiner les deux et c'est ce que moi je fais tu peux demander à l'IA de regarder la même situation à travers deux regards différents à travers le regard de Bourbeau et à travers le regard de Hux et là tu vas avoir deux éclairages différents sur la même chose Merci. L'un qui parle de ta blessure personnelle et l'autre qui va parler du conditionnement collectif de la société, de ce qu'on t'a appris en tant que femme sur l'amour et sur les relations et même en tant qu'homme. Tu peux faire ça avec n'importe quel auteur ou thérapeute qui t'a marqué si tu lis des livres de devs perso. Dans le dernier épisode, j'avais parlé de Van Der Kolk, si tu veux comprendre justement une réaction physique, de Myriam Rose si tu veux par exemple explorer ce que tu portes. mais qui vient de plus loin que toi, donc qui est porté par ta famille, n'importe quel cadre que tu connais devient finalement un outil d'introspection entre tes mains grâce à l'IA. Mais pourquoi cela fonctionne vraiment ? Il y a une façon précise de formuler ta demande et je vais te la donner maintenant. Parce que c'est ça finalement la vraie différence entre utiliser l'IA passivement et utiliser l'IA comme un vrai outil de travail sur soi. Donc j'ai te demandé de prendre un carnet ou de mettre Poële à ce moment-là et de noter ce que je suis en train de te dire. Ça, c'est le prompt que j'utilise et tu peux l'utiliser tel quel. La première étape, c'est le récit brut. Tu racontes la situation comme tu la raconterais à un inconnu bienveillant, je précise. Sans te censurer, sans chercher à bien paraître. les filles les ressentis, tout. Si tu filtres, en fait, l'IA, elle va aussi filtrer. Donc ça, c'est la première étape, le récit brut. La deuxième étape, c'est nommer ton état émotionnel au moment où tu écris. Pas juste les faits, ce que tu ressens justement, maintenant, en tapant, peut-être confus, peut-être blessé, en colère, sans savoir contre qui. Ça change complètement, en fait, la façon dont l'IA va t'accompagner, de lui intégrer, en fait, la partie émotionnelle. La troisième étape, c'est poser une intention claire. « Je ne veux pas savoir qui a tort, je veux comprendre ce qui se passe en moi. » Cette phrase, elle est cruciale, parce qu'elle va finalement orienter toute la conversation vers de l'introspection et plus du jugement. Le but, ce n'est plus de savoir qui a tort, c'est de comprendre ce que tu ressens et justement ce qui se passe en toi. La quatrième étape, c'est de donner le cadre théorique, selon l'auteur que tu préfères, en def perso ou celui sur lequel tu te reconnais. Moi, ce que je dis, c'est analyse ça. à travers Lisbourgo et Bellooks ou les auteurs. finalement qui te parle pour ton cas, et tout ce que tu as lu, tout ce que tu as compris en fait sur toi. Tu donnes ce cadre à Lya et Lya s'en sert pour te répondre dans un langage que tu connais. Parce que si tu as lu les livres de Lis Bourbeau et de Bellux, en fait elle va réellement répondre dans son style et dans les idées de l'auteur. La cinquième étape, c'est l'avant-dernière, c'est lui demander de challenger ton récit, explicitement. Tu peux dire, si tu vois quelque chose que j'évite, tu me le dis. Sans cette demande, en fait, l'IA va rester dans la validation. Avec cette demande, elle va plutôt chercher ce que tu ne vois pas et elle va commencer à te poser des questions. La sixième étape de ce prompt, c'est lui demander de poser une question à la fin. Pas juste donner une réponse, de poser une question pour aller plus loin parce que l'introspection, c'est aussi un dialogue, pas juste un monologue. Moi, justement, avant de trouver la réponse par rapport au problème que j'ai exposé, et j'ai dû échanger pendant... quasiment une heure, parce que j'ai dû remonter dans des souvenirs, j'ai dû taper. Ça m'a fait aussi du bien de le faire, mais en même temps, des fois, j'avais du mal à formuler quelque chose. Et au fur et à mesure que vous faites cet exercice, que vous promptez bien avec l'IA, l'IA peut réellement venir à un outil. Partie 4, le lien avec nos schémas relationnels. Maintenant, je vais faire le lien avec quelque chose de finalement plus large, parce que ce que je t'ai décrit jusqu'ici, une situation avec un ami, un brouillard, un mot... émotionnel, un prompt qui finalement démêle tout, ça pourrait sembler isoler un outil pratique juste pour un moment difficile. Mais ce que j'ai réussi à comprendre en utilisant l'IA régulièrement, c'est que ça fait quelque chose de beaucoup plus profond que de résoudre une situation ponctuelle. Ça te permet réellement de te voir qui tu es et de voir les schémas. Parce que quand tu analyses finalement plusieurs situations avec le même cadre théorique, Tu commences à voir des répétitions, des fils conducteurs, des réactions que tu as dans tes contextes complètement différentes, mais qui viennent en fait toujours du même endroit. Tu disputes avec un collègue, tu te refermes, tu vis une tension avec une amie et tu te refermes. Un homme que tu aimes prendre la distance, tu te refermes. Trois situations différentes, trois personnes différentes, mais finalement la même réponse de ta personne. Et quand tu commences à voir ça, tu ne peux plus dire que c'est la faute des autres. Tu ne peux plus dire que tu as juste de la malchance dans tes relations. Tu commences à voir des parties de toi, ce que toi tu portes en fait dans chaque dynamique. Et c'est là que le vrai travail sur soi commence. Pas dans la compréhension juste intellectuelle des livres, dans la connaissance de ton propre chemin et de ce qui est en train de se jouer réellement en temps réel. Et l'IA orientée sur des auteurs comme Bourbeau et Hux, en fait, est particulièrement puissante pour ça. Parce que Bourbeau te donne un langage pour nommer ce que tu fais et Hoeks te donne un langage pour comprendre pourquoi tu l'as appris. Et ensemble, elles répondent aux deux questions les plus importantes du développement personnel à mon sens. Qu'est-ce que je fais et d'où cela vient ? Je vais te donner par exemple un exemple très concret. La blessure de Roger, selon Bourbeau, crée un masque. Le masque du fuyant. Quelqu'un qui disparaît, qui s'efface, qui prend le moins de place possible. pour ne pas risquer d'être rejeté. Et ce masque, il se joue partout. Dans les relations amoureuses, dans les amitiés, au travail, dans la façon dont tu prends ou tu ne prends pas ta place. Et Hoox vient compléter ça en te montrant que ce schéma n'est pas juste personnel. Il est aussi culturel. On a appris aux femmes que l'amour, c'est se sacrifier, que prendre de la place, c'est être trop, que les besoins des autres passent avant les tiens. quand tu fuis, quand tu t'effaces, quand tu attends que l'autre vienne vers toi, plutôt que d'exprimer ce que tu veux vraiment, ce n'est pas juste une blessure individuelle, c'est aussi quelque chose qu'on t'a appris en fait à faire en tant que femme. Et quand l'IA te renvoie les deux dimensions en même temps, quelque chose se passe. Tu te juges moins, tu te comprends plus et tu commences à voir que changer ce schéma, ce n'est pas une question de volonté, c'est une question de conscience, de répétition. De choisir autrement, pas une fois, puis deux fois, puis dix fois, c'est jusqu'à ce que le nouveau schéma commence à se remplacer par l'ancien finalement. Et c'est ça pour moi le développement personnel, le réel développement personnel. Ce n'est pas juste des citations ou des vidéos qu'on voit sur Instagram, pas des listes de conseils comme ça assez génériques, c'est la rencontre avec toi-même, encore et encore dans des situations qui pourraient paraître en fait ordinaires. Il y a utilise. Utiliser, comme je te l'ai décrite, que j'utilise pas au quotidien, mais que j'utilise quand j'ai des choses qui me viennent, en phase d'introspection, je peux l'utiliser réellement au quotidien, c'est vraiment un compagnon de route pour ça. Pas un thérapeute, j'insiste, pas un ami, mais un outil puissant quand tu sais vraiment bien t'en servir. Partie 5, les limites réelles à connaître. On a parlé de tout ce que l'IA peut faire pour toi dans ton travail sur toi et j'en suis une fervente, on va dire, fan. Maintenant, je veux vraiment être honnête sur ce qu'elle ne peut pas faire. Parce que je ne veux pas que tu repartes avec cet épisode avec l'idée que l'IA est la solution à tout. Elle ne l'est pas et elle ne le sera jamais. Confondre l'outil avec la guérison, c'est un piège dans lequel je ne veux pas. que tu tombes. La première limite est celle qu'elle ne ressente rien. C'est une machine. L'IA ne te voit pas. Elle ne perçoit pas ton silence quand tu hésites à dire quelque chose. Elle ne sent pas que tu trembles en tapant certains mots. Elle ne capte pas ce que tu n'arrives pas à mettre en mots. Elle travaille qu'avec du texte. Et la guérison, elle passe souvent parce qu'il ne se dit pas. Par le corps, par la présence. par le regard d'un autre être humain qui te voit vraiment. La deuxième limite, c'est qu'elle ne peut pas te connaître dans la durée. Parce qu'un thérapeute, il te connaît, il te suit, il voit ton évolution sur des mois, des années. Il repère des choses que tu n'aurais jamais vues seule parce qu'il a un recul que tu n'as pas potentiellement sur toi-même. Il y a, elle repart quasiment à zéro à chaque fois, même si elle peut avoir une mémoire. Elle n'a pas de mémoire de qui tu es pour de vrai et de ce que tu as traversé, de ce que tu es sur toi et comment tu peux évoluer dans 6 mois, 1 an, 2 ans, 3 ans. La troisième limite, c'est qu'elle ne peut pas remplacer le lien humain. Et je pense que c'est la plus importante. Si tu utilises l'IA pour éviter d'avoir des conversations difficiles avec des gens que tu aimes, si tu te confies... ce que tu devrais dire finalement à un ami ou à ton compagnon ou à ta famille, tu passes à côté de quelque chose d'essentiel. Parce que les relations, elles se guérissent dans les relations justement, pas dans une conversation avec une machine. L'IA peut t'aider à comprendre ce que tu ressens, à te décrypter avant d'avoir cette conversation. Elle peut t'aider à mettre des mots sur ce qui se passe, mais elle ne peut pas être la personne qui démêle. Le brouillard en toi. La quatrième limite, c'est qu'il y a des choses qui demandent un accompagnement professionnel. Si tu traverses un trauma lourd, si tu as des réactions qui peuvent être envahissantes au quotidien, si tu sens qu'il y a des choses qui résistent à tout travail intellectuel que tu peux faire avec une machine ou avec un ami, l'alien n'est pas suffisant. Une machine ne peut pas t'aider à te guérir. Et je voudrais... Je ne voudrais pas que la facilité finalement d'accès à cet outil fasse retarder le fait qu'on fasse appel à un thérapeute. Parce qu'un thérapeute formé au trauma, quelqu'un qui travaille avec le corps et pas justement qu'avec les paroles, ce sont des ressources irremplaçables pour beaucoup de traumatismes. L'IA est un outil d'aide à l'introspection, mais ce n'est pas un substitut à un thérapeute, pas un substitut à un lien humain, pas un substitut à toi-même finalement. Et c'est exactement pour ça qu'elle peut être précieuse, quand tu sais ce qu'elle est et ce qu'elle n'est pas. Pour conclure, on a fait beaucoup de chemin aujourd'hui, ensemble, comme d'habitude. On a parlé de quelque chose dont personne ne parle vraiment. Pas parce que c'est honteux, pas parce que personne n'a encore... Mais plutôt parce que personne n'a pris finalement le temps d'expliquer comment le faire bien à mon sens. Utiliser l'IA pour se comprendre soi-même, c'est déjà ce qu'on font des millions de personnes, et toi aussi j'en suis sûre. En silence, dans leur lit, à minuit, en vacances, dans les toilettes pour démêler ce qui se passe dans la tête. Dans les transports, entre des réunions, quand une émotion remonte et qu'elles ne savent pas en fait quoi en faire. Et ce n'est pas une faiblesse, c'est une façon de prendre soin de soi avec des outils qu'on a. Mais comme tous les outils, ça se prend en main. Ça s'apprend et la différence entre l'utiliser pour te valider et l'utiliser pour te transformer, c'est littéralement une question de posture, de question, de cadre. De ce que je veux que tu retiennes de cet épisode, c'est une seule chose. Tu es l'auteur de ta propre compréhension. L'IA ne te connaît pas, toi tu te connais. Et plus tu lui apportes de toi, de ce que tu as appris, de ce que tu ressens vraiment, plus elle peut t'aider à voir ce que tu ne vois pas encore. Elle est un sorte d'œuf. Miroir, pas un oracle. Et la différence entre les deux, c'est que le miroir te renvoie ce que tu lui montres, alors que l'oracle décide finalement à ta place. Toi, tu ne montres pas quelqu'un qui décide à ta place. Tu cherches à te comprendre, à voir des schémas, à choisir autrement, à t'aimer assez pour aller chercher ce qui se passe vraiment en toi, plutôt que de lui laisser le brouillard gagner. C'est ça le travail sur ça. sur toi. Et c'est finalement ça Soulguide. Et chaque fois que tu ouvres une IA pour cette intention, chaque fois que tu te poses les bonnes questions plutôt que de chercher de la validation, tu fais quelque chose de précieux, tu choisis de te rencontrer, tu choisis de ne plus t'ignorer. L'épisode touche à sa fin, et si cet épisode t'a donné envie d'essayer, si tu vas tester ce prompt ce soir ou cette semaine, dis-le-moi par message sur Instagram ou par commentaire à une publication. Je lis tout et j'adorerais savoir si ça a débloqué des choses pour toi. Si Soulguide t'accompagne dans ton développement personnel, laisse-moi s'il te plaît 5 étoiles sur Apple Podcast ou Spotify. C'est gratuit, ça prend que quelques secondes et ça aide réellement Soulguide à toucher d'autres femmes qui ont besoin d'entendre ça. Tu peux me retrouver du coup sur Instagram et sur TikTok. Les liens sont en description et rendez-vous jeudi prochain à 6h. pour un nouvel épisode et d'ici là, prends soin de toi.