Speaker #0Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode de Soul R'n'B Diaspora. Vous connaissez le rendez-vous tous les jeudis, on explore la Soul, le R'n'B sous toutes les coutures. Et aujourd'hui c'est la seconde partie de l'épisode consacré à la biographie de Teddy Riley, Remember the Times. Donc jeudi dernier c'était la... première, vous avez eu tout un tas d'informations sur le démarrage de sa carrière, sur comment il a monté Guy avec Timmy Gatling, la difficulté aussi de s'en sortir avec le producteur Jen Griffin, et puis on était passé un peu rapidement sur Michael Jackson, puisque, comme je l'avais expliqué, il y a déjà un épisode spécialement dédié à la relation entre Teddy Riley et Michael Jackson dans Soul R&B Diaspora, qui date de la mi-avril, donc vous pouvez le retrouver dans le tracklisting. Donc aujourd'hui, seconde et dernière partie de la biographie de Teddy Riley, Remember the Times, et on va reprendre le fil de l'actualité de Teddy, c'est parti ! On reprend le fil de l'histoire après le travail de production pour Michael Jackson sur Dangerous. Alors l'album s'est vendu, je le disais la semaine dernière, à plus de 35 millions d'exemplaires, ce qui a permis à Teddy Riley d'avoir une certaine légitimité et donc... tous les artistes R&B veulent leur single ou travailler sur un album avec Teddy Riley. Et en fait, le premier projet qui va se présenter à lui, ça va être le disque suivant de Bobby Brown intitulé Bobby qui succédait à Don't Be Cruel. Alors Bobby Brown avait digéré sa mue vers le New Jack Swing et il était prêt à mettre toute son énergie dans son nouvel opus. De surcroît, il venait de se marier avec Whitney Houston et les deux artistes arrivèrent donc à Virginia Beach pour enregistrer Merci. Something In Common. Le retour de Teddy sur Whitney Houston et Téloquan, c'était une chanceuse incroyable avec un tel talent qu'elle se dirigeait quasiment toute seule. Portée par les singles Humping Around, Good Enough ou encore Get Away, l'album Bobby est pour moi la synthèse de ce qui s'est fait de mieux à l'apogée du New Jack Swing, produit exclusivement par Babyface, L.A. Reid, Daryl Simons et Teddy Riley, ce disque est quasiment un no skip. Il atteindra la seconde place du Billboard 200 album et a marqué toute une génération. Et à cette même époque d'ailleurs, Teddy composa avec son frère Markle l'album de Rex & Effect Hard or Smooth avec le single Rump Shaker, un classique. Du côté de son studio, le producteur accueille et forme chez lui les nouveaux padawans du R'n'B, notamment Pharrell Williams et Rodney Jerkins, qui connaîtront la carrière que l'on sait. L'anecdote de sa rencontre avec Rodney Jerkins prête à sourire. En effet, ce dernier, âgé seulement de 13 ans, est arrivé un matin très tôt à Futur Studio à Virginia Beach. Il avait roulé toute la nuit, en provenance du New Jersey, accompagné de son père pour arriver aux Aurores. Ça en dit long sur sa motivation à devenir producteur de musique. Dans son livre, Teddy est dithyrambique sur les jeunes producteurs. A l'époque, quand ils sont arrivés, ils étaient talentueux, motivés et percutés. Ils arrivaient à retranscrire les conseils du compositeur de Guy. Grâce au soutien de Riley, Rodney Jerkins travaillera avec des artistes comme Michael Jackson, Beyoncé, Jennifer Lopez, Lady Gaga. Et quant à Pharrell Williams, bon, là sa carrière en tant que producteur, parle pour lui. On sent dans ces chapitres que Teddy est heureux parce qu'il a repris le contrôle de sa vie professionnelle, il engrange les succès, a construit ses propres studios, il a formé une équipe talentueuse à ses côtés pour répondre aux demandes qui arrivent de toutes parts, avec notamment Mary J. Blige, Patty Labelle, et même MC Hammer qui venait de signer chez Death Row. Dr. Dre, d'ailleurs, pour la petite histoire, venait de quitter le label, mais celui-ci allait participer à un des plus grands hits No diggity, bien sûr, dans un remix, notamment par All Stars, une version qui n'est pas souvent jouée, mais on va revenir dans quelques instants à l'original. Alors, avant d'aborder Blackstreet, je dois revenir sur le son façonné par Teddy sur la période 92-95. Alors il était bien entendu reconnu pour ses créations de la fin des 80's, mais ce qui lui a permis de passer un autre step, c'est le fait d'intégrer dans ses compositions certains éléments du hip-hop comme le sampling. Et c'est souvent le sample qui donne le « là » dans ses sons, qu'il a sorti sur ses trois quatre années, on va dire de 93-94 jusqu'à 98. Par exemple, Rum Shaker est basé sur un sample d'Afro Lafayette Rock Band, pour Get Away de Bobby Brown, le chorus de Funkadelic sonne. comme un cri de ralliement en réponse au refrain. Un autre exemple encore, c'est You Blow My Mind de Blackstreet qui s'inspire lui ouvertement d'Outstanding du Gap Band. Enfin, No Diggy D de Blackstreet échantillonne le Grandma's Hand de Bill Weavers. Tout cela démontre finalement une grande capacité d'adaptation aux nouveaux sons, à l'évolution de la musique. C'est pour cette raison d'ailleurs que Teddy lui-même considérait son son vers le milieu des années 90 comme du heavy R&B, voire de l'urban R&B. Là, je fais référence à un Black News, c'était un fanzine qui sortait en France et je fais référence donc au Black News de novembre 1994 dans lequel Blackstreet et Teddy Riley étaient interviewés. Les clins d'œil à la musique noire américaine se multipliaient dans ces titres, basés donc sur le sampling, élément emblématique du hip-hop. Alors Blackstreet fut le second groupe produit par Teddy qui a sans aucun doute révolutionner le R&B des années 90. Le nom vient d'une contraction entre Chauncey Hannibal, surnommé Chauncey Black, et Joseph Stone Street, qui chante sur Baby Be Mine. Le producteur utilisa le Black de Chauncey et Street de John Street pour créer le nom du Quatuor. Même si Teddy s'en défend dans son livre, le groupe fut monté pour lui apporter la reconnaissance du grand public qu'il n'avait pas obtenue avec Guy. Et si je suis aussi affirmatif, c'est parce que la question lui fut posée dans l'interview Black News, dont je parlais tout à l'heure, et justement, il répondit par l'affirmative. Le premier album, éponyme, fut une réussite, avec un son très urbain et une playlist absolument imparable avec des morceaux comme Baby Be Mine ou encore Joy. Mais c'est surtout le second disque de Blackstreet, Another Level, paru en 1996, qui va consacrer Teddy auprès du grand public, le single. No Diggy D va s'insérer dans toutes les playlists du monde entier et devenir un classique. Quoi qu'il en soit, Teddy garde un goût amer de cette expérience car en souhaitant prendre soin de son nouveau groupe, il accorda aux trois membres originels, John C. Black, Eric Williams et Dave Hollister, 3 à 5% des royalties des albums. C'est une décision qu'il regrette aujourd'hui car selon ses dires, il est le seul à avoir composé et conceptualisé les disques du Quatuor. Le problème, c'est que Chauncey Hannibal s'est régulièrement plaint lors d'interviews ou dans la presse du montant des royalties, alors que selon Teddy, ce dernier n'aurait jamais atteint ce niveau de notoriété sans son aide. Par exemple, Chauncey avait auditionné pour intégrer le groupe Guy, Mais Teddy ne le trouvait pas au niveau. A force d'insister pour obtenir un job dans les studios Future, Teddy lui demanda d'être le régisseur pour les artistes de passage à Virginia Beach. Chauncey fut donc salarié dans un premier temps et de fil en aiguille, posa sur quelques démos destinées aux artistes stars. Quelques mois plus tard, il demanda à Teddy de construire un groupe autour de lui et ce dernier accepta. Chauncey demanda également à Teddy de faire partie de l'aventure Mais Mr Riley n'était pas chaud car il pensait pouvoir encore reformer Guy. Mais après quelques semaines, il accepta en demandant à Chauncey de recruter deux autres chanteurs, ainsi Naki Blackstreet. Le projet Blackstreet fut travaillé durant l'enregistrement pour le disque de Bobby Brown, Bobby, et il fallut un certain temps pour que les trois autres chanteurs se mettent au diapason. De même, il manquait de présence scénique et Teddy leur apporta son expérience de Guy mais aussi et surtout tout ce qu'il avait appris auprès de Michael Jackson pour Dangerous. A la fin de l'année 1993, Blackstreet avait développé son propre style, sa tessiture vocale et son propre son. Il était prêt à conquérir le monde. Le premier disque de Blackstreet sera certifié platine en moins d'un an avec les singles Before I Let You Go et Joy, co-écrit et destiné à l'origine pour Michael Jackson. Nous sommes en 95, le second disque de Blackstreet est en train de se préparer et Teddy tapote sur sa MPC 60 en puisant son inspiration dans les mélodies des génériques télé et notamment dans les génériques de fin des cartoons. Et il va insérer ce son caractéristique reconnaissable entre mille. Et dès les premières notes, il sent qu'il tient un hit. Il ajoute le sample de Bill Weavers, crée la mélodie et la magie opère No Diggy D est née. Mais paradoxalement, Jimmy Lovin, le patron d'Interscope Records, n'était pas fan de No Diggy D. Le rappeur Evidy, de son côté, était venu au soutien de Teddy Riley, convaincu que ce titre était une bombe. Mais le PDG était dubitatif, souhaitant à la place Money Can't Buy Me Love en tant que premier single. De plus, les attachés de presse du label n'était pas fan non plus du titre et pire encore, les trois autres membres de Blackstreet n'accrochaient pas sur ce son. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle c'est Teddy qui chante en premier dans ce morceau, les trois autres chanteurs ne souhaitant pas se griller sur le premier couplet. Malgré ces vents contraires, Teddy Riley restait inflexible, No Diggy D devait être le premier single de ce nouvel album. Alors Jimmy Lovin, le PDG d'Interscope Records, fit presser mille copies à destination des DJ et des programmateurs radio pour avoir leur feedback, leur retour. Résultat, ce fut un raz-de-marée. Tous les DJ jouèrent ce titre qui reçut un accueil monumental. Dr Dre, lui, entendit la chanson et souhaita absolument apparaître dans le clip pour soutenir ce hit à venir. Alors Teddy lui répondit « Si tu veux être dans le clip, alors rappe-moi un couplet de 16 mesures en guise de soutien. » Dr Dre L'album Another Level de Blackstreet se vendit à plus de 4 millions d'exemplaires et se plaça rapidement dans le top 3 du Billboard Album. No Diggy D, le single qui avait généré quelques tensions internes, sera numéro 1 des charts R&B Hip Hop. Puis Don't Leave Me prendra le relais en recyclant d'ailleurs un sample d'El DeBarge. Le groupe s'affichera en duo avec Foxy Brown pour Get Me Home ou encore avec Jay-Z pour The City Is Mine. confirmant ainsi son statut de groupe qui pèse à la fin des 90's. Mais le succès du groupe n'empêcha pas les mouvements internes. En effet, Eric Williams remplacera Dave Hollister et Mark Middleton intégrera lui aussi la troupe de Teddy. Elle, Teddy, poursuivit ses collaborations avec Michael Jackson sur les titres Ghost ou encore Blood on the Den Floor. Et puis, le groupe sera invité sur des featuring comme Girlfriend, Boyfriend avec Janet Jackson et Ja Rule et sortira deux autres albums, Finally en 1999 et Level 2 en 2003 qui sonnera le glas du Quatuor. Ensuite, l'aventure Blackstreet s'est terminée. En fait, Teddy n'explique pas. pas véritablement les raisons, mais en lisant entre les lignes, nous comprenons que les tensions sur les royalties ont été dévastatrices au sein du groupe. En plus des problématiques liées à l'argent, il considère que l'ego de chacun n'a pas aidé à fluidifier les relations au sein de Blackstreet. Par exemple, il voue une profonde inimité à Chauncey Black, qu'il a critiquée à de nombreuses reprises alors qu'il lui doit énormément. Au point d'expliquer qu'ils ne chanteront plus jamais ensemble. Donnant le sentiment qu'avec le succès, les tensions et la jalousie jalonneraient indéfiniment le chemin de Teddy Riley. Mais la réponse se trouve peut-être dans la fascination exercée par le compositeur sur le grand public. Il a gardé auprès de celui-ci l'image d'un surdoué, d'un artiste qui a défini les tendances R'n'B sur au moins deux décennies, ce qui a pu donner le sentiment par moment aux autres membres de Guy, puis de Blackstreet, de servir de faire-valoir. Et si vous combinez cette sensation d'inutilité Avec l'ego de certains, je pense à Aaron Hall ou John C. Black, le cocktail devint explosif dans les deux groupes. Comme si, au fond, le talent de Teddy fut parfois trop grand ou trop impactant pour être contenu au sein d'un groupe. D'ailleurs, c'est lui et lui seul qui sera récompensé à de multiples reprises pour son apport à la musique noire. Il revient sur son rapport à ses fans au fil des pages du livre en les remerciant pour leur support et en essayant de les traiter avec respect. de leur accorder du temps, des photos, des autographes, dans la mesure du possible. Début 2000, le compositeur explique qu'il fut ruiné. Alors là aussi, ça m'a surpris, car on aurait pu penser qu'après ce qui s'était passé avec Guy et l'exploitation financière qu'il avait subie de la part de Jen Griffin, Teddy aurait été vacciné, et qu'il aurait pris certaines précautions dans la gestion de sa fortune par rapport à son entourage. Mais non, il s'est mis en affaire avec un escroc dans l'immobilier nommé Troy Titus. Ce dernier mit en place une pyramide de Ponzi en vendant notamment des faux actes de propriété et extorqua plusieurs millions de dollars aux musiciens. Finalement, et aussi incroyable que cela puisse paraître, en 2002, Teddy Riley déposa le bilan, quasiment pour la deuxième fois de sa carrière, étant redevable d'un million de dollars au fisc américain. Une nouvelle fois, tout sera à refaire pour le natif d'Harlem. Mais là où il avait réussi à rebondir à chaque fois durant deux décennies, grâce à des... Production novatrice, les années 2000 consacraient un R'n'B moins gospel, moins funky, plus épuré. Teddy Riley était toujours une figure, un nom et une marque respectée, mais moins demandée par la nouvelle génération. Il continuera tout de même à produire des sons pour Robin Thicke, Snoop Dogg ou encore Britney Spears, ce qui n'est pas rien, mais on sent bien que son âge d'or est passé. Il accompagnera donc les premiers pas de ses enfants dans la musique et le divertissement, mais plus avec un œil de parent. et dans la transmission. Idem avec les producteurs qu'il a formés, Pharrell Williams et Rodney Jerkins. Jamais très loin et toujours prêt à apporter son aide, mais moins dans la lumière. Il sera aussi récompensé par de nombreux prix musicaux, ce qui est souvent l'apanage d'une carrière qui est sur la pente descendante d'ailleurs. A noter qu'il a désormais son étoile sur le Hollywood Walk of Fame à Los Angeles. Et de façon surprenante, il va trouver un nouvel Eldorado début 2010 en s'exportant sur le continent. asiatiques, notamment du côté de la Corée du Nord et du Japon. En fait, ces deux pays ont découvert le travail du producteur et la vibe New Jack sur le tard, et même si ça peut paraître surprenant aujourd'hui, il existe une véritable appétence pour le New Jack Swing de la part des artistes K-pop. Alors je fais un aparté, mais si vous êtes fan du New Jack Swing et que vous cherchez de nouveaux titres à mettre dans vos playlists, écoutez des artistes tels que Pentagon, je pense à Happiness, vous retomberait dans les sonorités des 90's, C'est vraiment intéressant de voir comment ce style a évolué en passant sur un autre continent. Il utilisera des titres pour l'album The Boys de Girls' Generation en 2011 ou encore Dangerous pour le boys' band Shiny. Il sera invité à jouer dans plusieurs pays africains tels que le Nigeria, le Rwanda ou le Congo. La fin du livre évoque ses projets actuels comme son groupe BLKRC avec lequel il donne plusieurs concerts par an. Ce melting pot de musiciens assure son backup lors des diverses tournées qu'il assure un peu partout dans le monde. Il était question à une époque qu'il reforme Guy, en version 2.0, ou même Blackstreet, avec de nouveaux chanteurs, mais ses projets semblent à l'arrêt pour le moment. A titre personnel, j'ai trouvé le livre intéressant puisqu'on accompagne le producteur sur quasiment 4 décennies musicales avec l'invention d'un nouveau son, une importante capacité d'adaptation et de renouvellement et des collaborations avec les plus grands artistes R'n'B, Hip Hop. La carrière de Teddy Riley a accompagné les différentes mutations du R'n'B et a même influencé la pop musique. Et le fait que le New Jack Swing soit joué sur d'autres continents comme l'Asie aujourd'hui démontre à quel point l'empreinte de ce producteur a marqué son époque. Cela étant, j'ai refermé le livre en ayant la sensation que Teddy n'avait pas tout dit. En effet, si l'expérience avec Michael Jackson est plutôt bien documentée, je m'attendais à plus d'anecdotes sur Guy et Blackstreet. Il rappelle souvent les tensions et les désagréments causés par l'appartenance à ces groupes, mais je m'attendais à plus de moments joyeux et d'anecdotes sur les frères Hall ou les chanteurs de Blackstreet. J'ai également trouvé qu'il manquait parfois de recul sur sa carrière, par exemple lorsqu'il explique qu'il fut ruiné deux fois, à aucun moment il ne se remet en question, à peine concède-t-il qu'il est surtout passionné par la musique et que les chiffres et l'argent ne l'intéressent pas. Par ailleurs, Teddy ne cesse de rappeler au fil de l'ouvrage l'impact de ses créations et productions sur la musique, ainsi que l'héritage qu'il laisse derrière lui. Ce procédé donne l'impression qu'il est dans une forme de rappel systématique de son héritage. Je pense que ce n'était pas nécessaire car tous les passionnés d'R&B connaissent son importance et l'impact qu'il a eu sur cette musique. Nous voici arrivés à la fin de cet épisode consacré à Teddy Riley et à sa biographie Remember the Times, c'était la partie 2. J'espère qu'il vous a permis de découvrir la carrière de ce producteur hors pair. Alors si vous avez aimé ce podcast, n'hésitez pas à le partager, à le noter et surtout à vous abonner. Quant à nous, on se quitte avec un titre emblématique de Blackstreet, You Blow My Mind, et on se retrouve jeudi prochain pour un nouvel épisode de Soul R'n'B Diaspora. Passez une bonne semaine, rendez-vous dans 7 jours. Bye bye !