undefined cover
undefined cover
La Musique Cubaine Selon Roberto Fonseca | Jazz à Vienne cover
La Musique Cubaine Selon Roberto Fonseca | Jazz à Vienne cover
Memory Lane : Stories De Musiciens Sur Scène & En Studio

La Musique Cubaine Selon Roberto Fonseca | Jazz à Vienne

La Musique Cubaine Selon Roberto Fonseca | Jazz à Vienne

09min |22/07/2021|

523

Play
undefined cover
undefined cover
La Musique Cubaine Selon Roberto Fonseca | Jazz à Vienne cover
La Musique Cubaine Selon Roberto Fonseca | Jazz à Vienne cover
Memory Lane : Stories De Musiciens Sur Scène & En Studio

La Musique Cubaine Selon Roberto Fonseca | Jazz à Vienne

La Musique Cubaine Selon Roberto Fonseca | Jazz à Vienne

09min |22/07/2021|

523

Play

Description

Ce 6 Juillet 2021, Roberto Fonseca représentait Cuba sur la scène du Théâtre Antique, à Jazz à Vienne. Un artiste que notre rédacteur Camille Boumard aurait dû voir en début d'année, au festival Jazz la Villette.  


Camille, ayant voyagé à Cuba, ne saurait cacher son enthousiasme pour la culture latine et voue un respect indéniable à la musique de Fonseca :


"Ce qui m’a le plus marqué c'est le mélange des cultures africaine, caribéenne, européenne mais aussi sud américaine (avec l’arrivée des claves et des maracas) dans la création des styles de musique propres à Cuba comme le Son, le Boléro et le Cha-cha-cha. Écouter le dernier album de Roberto Fonseca confirme la diversité des influences musicales sur l’île et sa volonté de rassembler tout ce qui l’a inspiré au terme de sa longue carrière. 


Cette maturité rappelle aussi à quel point la jeunesse cubaine est en quête d’une identité culturelle et musicale plus moderne et plus contestataire, comme nous avons pu le voir lors d’un concert hip-hop dans la capitale. Le morceau que j’ai le plus apprécié dans cet album est « Kachucha », en duo avec l’impressionnant Ibrahim Maalouf car il représente parfaitement son projet d’associer différentes tonalités, ici nord-africaine, afro-cubaine et traditionnelle cubaine. Le clip est lui aussi porteur d’un message important, glorifiant l’expression de la population cubaine à travers la danse. 


La fusion la plus intéressante à mes yeux reste celle avec la musique classique, comme on peut le voir dans le morceau « Por Ti » ou dans certains de ses précédents projets car elle est difficile à associer à un album aux codes sensiblement jazz latin et aux rythmes afro-cubains. Cela évoque aussi la relation intime existante entre ces deux courants, comme l’a brillamment prouvé un certain Jacques Loussier, en solo comme avec son Trio Play Bach."


Pour ce nouvel épisode de Memory Lane, c'est au tour de Marcus Gon d'explorer la musique cubaine et de découvrir Fonseca.


D'un oeil candide, il part à la rencontre de festivalières sous le charme de l'artiste, et d'autres fans qui assistent à ses concerts depuis 1986, avec son apparition dans le Buena Vista Club.  Il échange aussi avec des journalistes connaisseurs de la musique afro-descendante, dont Roger, animateur de l’émission Echos d’Amérique Latine sur Radio Pluriel, et Mathieu Girod, reporter Radio Nova, connu pour sa chronique C’est Pour Bientôt


Une soirée transgénérationnelle, avec "une volonté de partage, sans sectarisme," (Lionel Klebinder - Night Groove) et respectueuse des traditions cubaines, avec la présence d'Omara Portuondo.


Crédit Photo : Laure Degroote - Collectif Flous Furieux

Description

Ce 6 Juillet 2021, Roberto Fonseca représentait Cuba sur la scène du Théâtre Antique, à Jazz à Vienne. Un artiste que notre rédacteur Camille Boumard aurait dû voir en début d'année, au festival Jazz la Villette.  


Camille, ayant voyagé à Cuba, ne saurait cacher son enthousiasme pour la culture latine et voue un respect indéniable à la musique de Fonseca :


"Ce qui m’a le plus marqué c'est le mélange des cultures africaine, caribéenne, européenne mais aussi sud américaine (avec l’arrivée des claves et des maracas) dans la création des styles de musique propres à Cuba comme le Son, le Boléro et le Cha-cha-cha. Écouter le dernier album de Roberto Fonseca confirme la diversité des influences musicales sur l’île et sa volonté de rassembler tout ce qui l’a inspiré au terme de sa longue carrière. 


Cette maturité rappelle aussi à quel point la jeunesse cubaine est en quête d’une identité culturelle et musicale plus moderne et plus contestataire, comme nous avons pu le voir lors d’un concert hip-hop dans la capitale. Le morceau que j’ai le plus apprécié dans cet album est « Kachucha », en duo avec l’impressionnant Ibrahim Maalouf car il représente parfaitement son projet d’associer différentes tonalités, ici nord-africaine, afro-cubaine et traditionnelle cubaine. Le clip est lui aussi porteur d’un message important, glorifiant l’expression de la population cubaine à travers la danse. 


La fusion la plus intéressante à mes yeux reste celle avec la musique classique, comme on peut le voir dans le morceau « Por Ti » ou dans certains de ses précédents projets car elle est difficile à associer à un album aux codes sensiblement jazz latin et aux rythmes afro-cubains. Cela évoque aussi la relation intime existante entre ces deux courants, comme l’a brillamment prouvé un certain Jacques Loussier, en solo comme avec son Trio Play Bach."


Pour ce nouvel épisode de Memory Lane, c'est au tour de Marcus Gon d'explorer la musique cubaine et de découvrir Fonseca.


D'un oeil candide, il part à la rencontre de festivalières sous le charme de l'artiste, et d'autres fans qui assistent à ses concerts depuis 1986, avec son apparition dans le Buena Vista Club.  Il échange aussi avec des journalistes connaisseurs de la musique afro-descendante, dont Roger, animateur de l’émission Echos d’Amérique Latine sur Radio Pluriel, et Mathieu Girod, reporter Radio Nova, connu pour sa chronique C’est Pour Bientôt


Une soirée transgénérationnelle, avec "une volonté de partage, sans sectarisme," (Lionel Klebinder - Night Groove) et respectueuse des traditions cubaines, avec la présence d'Omara Portuondo.


Crédit Photo : Laure Degroote - Collectif Flous Furieux

Share

Embed

You may also like

Description

Ce 6 Juillet 2021, Roberto Fonseca représentait Cuba sur la scène du Théâtre Antique, à Jazz à Vienne. Un artiste que notre rédacteur Camille Boumard aurait dû voir en début d'année, au festival Jazz la Villette.  


Camille, ayant voyagé à Cuba, ne saurait cacher son enthousiasme pour la culture latine et voue un respect indéniable à la musique de Fonseca :


"Ce qui m’a le plus marqué c'est le mélange des cultures africaine, caribéenne, européenne mais aussi sud américaine (avec l’arrivée des claves et des maracas) dans la création des styles de musique propres à Cuba comme le Son, le Boléro et le Cha-cha-cha. Écouter le dernier album de Roberto Fonseca confirme la diversité des influences musicales sur l’île et sa volonté de rassembler tout ce qui l’a inspiré au terme de sa longue carrière. 


Cette maturité rappelle aussi à quel point la jeunesse cubaine est en quête d’une identité culturelle et musicale plus moderne et plus contestataire, comme nous avons pu le voir lors d’un concert hip-hop dans la capitale. Le morceau que j’ai le plus apprécié dans cet album est « Kachucha », en duo avec l’impressionnant Ibrahim Maalouf car il représente parfaitement son projet d’associer différentes tonalités, ici nord-africaine, afro-cubaine et traditionnelle cubaine. Le clip est lui aussi porteur d’un message important, glorifiant l’expression de la population cubaine à travers la danse. 


La fusion la plus intéressante à mes yeux reste celle avec la musique classique, comme on peut le voir dans le morceau « Por Ti » ou dans certains de ses précédents projets car elle est difficile à associer à un album aux codes sensiblement jazz latin et aux rythmes afro-cubains. Cela évoque aussi la relation intime existante entre ces deux courants, comme l’a brillamment prouvé un certain Jacques Loussier, en solo comme avec son Trio Play Bach."


Pour ce nouvel épisode de Memory Lane, c'est au tour de Marcus Gon d'explorer la musique cubaine et de découvrir Fonseca.


D'un oeil candide, il part à la rencontre de festivalières sous le charme de l'artiste, et d'autres fans qui assistent à ses concerts depuis 1986, avec son apparition dans le Buena Vista Club.  Il échange aussi avec des journalistes connaisseurs de la musique afro-descendante, dont Roger, animateur de l’émission Echos d’Amérique Latine sur Radio Pluriel, et Mathieu Girod, reporter Radio Nova, connu pour sa chronique C’est Pour Bientôt


Une soirée transgénérationnelle, avec "une volonté de partage, sans sectarisme," (Lionel Klebinder - Night Groove) et respectueuse des traditions cubaines, avec la présence d'Omara Portuondo.


Crédit Photo : Laure Degroote - Collectif Flous Furieux

Description

Ce 6 Juillet 2021, Roberto Fonseca représentait Cuba sur la scène du Théâtre Antique, à Jazz à Vienne. Un artiste que notre rédacteur Camille Boumard aurait dû voir en début d'année, au festival Jazz la Villette.  


Camille, ayant voyagé à Cuba, ne saurait cacher son enthousiasme pour la culture latine et voue un respect indéniable à la musique de Fonseca :


"Ce qui m’a le plus marqué c'est le mélange des cultures africaine, caribéenne, européenne mais aussi sud américaine (avec l’arrivée des claves et des maracas) dans la création des styles de musique propres à Cuba comme le Son, le Boléro et le Cha-cha-cha. Écouter le dernier album de Roberto Fonseca confirme la diversité des influences musicales sur l’île et sa volonté de rassembler tout ce qui l’a inspiré au terme de sa longue carrière. 


Cette maturité rappelle aussi à quel point la jeunesse cubaine est en quête d’une identité culturelle et musicale plus moderne et plus contestataire, comme nous avons pu le voir lors d’un concert hip-hop dans la capitale. Le morceau que j’ai le plus apprécié dans cet album est « Kachucha », en duo avec l’impressionnant Ibrahim Maalouf car il représente parfaitement son projet d’associer différentes tonalités, ici nord-africaine, afro-cubaine et traditionnelle cubaine. Le clip est lui aussi porteur d’un message important, glorifiant l’expression de la population cubaine à travers la danse. 


La fusion la plus intéressante à mes yeux reste celle avec la musique classique, comme on peut le voir dans le morceau « Por Ti » ou dans certains de ses précédents projets car elle est difficile à associer à un album aux codes sensiblement jazz latin et aux rythmes afro-cubains. Cela évoque aussi la relation intime existante entre ces deux courants, comme l’a brillamment prouvé un certain Jacques Loussier, en solo comme avec son Trio Play Bach."


Pour ce nouvel épisode de Memory Lane, c'est au tour de Marcus Gon d'explorer la musique cubaine et de découvrir Fonseca.


D'un oeil candide, il part à la rencontre de festivalières sous le charme de l'artiste, et d'autres fans qui assistent à ses concerts depuis 1986, avec son apparition dans le Buena Vista Club.  Il échange aussi avec des journalistes connaisseurs de la musique afro-descendante, dont Roger, animateur de l’émission Echos d’Amérique Latine sur Radio Pluriel, et Mathieu Girod, reporter Radio Nova, connu pour sa chronique C’est Pour Bientôt


Une soirée transgénérationnelle, avec "une volonté de partage, sans sectarisme," (Lionel Klebinder - Night Groove) et respectueuse des traditions cubaines, avec la présence d'Omara Portuondo.


Crédit Photo : Laure Degroote - Collectif Flous Furieux

Share

Embed

You may also like