- Speaker #0
Bienvenue sous le chapeau, un podcast où je vais à la rencontre de dirigeants et de gestionnaires pour explorer les faces cachées du leadership. Ici, pas de slogan, pas de façade, juste des conversations vraies, sur ce qu'on traverse parfois seul et parfois en silence dans ce genre de rôle. Mon nom est Alex Némorin et à chaque épisode, je propose d'ouvrir un espace de paroles intimes pour parler de ce qu'on montre rarement et qui demeure souvent invisible. Décider pour le bien commun, c'est habiter une tension. Une tension entre l'individu et le collectif. Une tension entre ce qu'on sent qui est juste pour soi, puis ce qui permet au système de continuer à bouger. On va parler souvent du leadership comme un rôle. Ça veut dire qu'on parle d'une fonction, un mandat, un ensemble d'attentes, puis une identité visible aussi. Mais il y a certaines décisions qui peuvent révéler Merci. autre chose, notre relation au système qu'on sert, ou encore, qu'est-ce qu'on accepte de perdre intérieurement pour que l'ensemble tienne debout. Sous le chapeau, décider pour le bien commun, c'est parfois renoncer à être aimé, compris ou même reconnu, pour rester fidèle à quelque chose de plus grand que soi. Pour mon invité de cet épisode, décider pour le bien commun, ça fait partie de son mandat au quotidien. Mère de Marieville, en Montérégie, élue en 2023 puis réélue en 2025, les deux fois avec une forte majorité, papa de trois jeunes enfants, Vincent Després cumule environ 20 ans d'expérience dans le domaine financier et a de plus fait le saut entrepreneurial il y a six ans en fondant son propre cabinet de conseil en placement, en assurance de personnes et en planification. Vincent, bonjour et bienvenue au podcast Sous le chapeau.
- Speaker #1
Bonjour Alex.
- Speaker #0
Vincent, écoute, on va rentrer direct dans le sujet. Quand on dit le bien commun, c'est qui ça, commun ? Qui est-ce qui est inclus et qui est-ce qui n'est pas inclus là-dedans ?
- Speaker #1
Pour moi, le bien commun, quand je prends mon chapeau de maire, c'est tous les citoyens de Marieville. Ça réelle encore plus l'âge. Pourquoi ? Parce que... En siégeant aussi à la MRC, il faut penser aux biais communs de la MRC. C'est autant les jeunes, les moins jeunes, les familles, les gens qui sont plus vulnérables. On prend des décisions pour tous ces gens-là en même temps. Tu l'abordes un peu, on ne peut pas faire plaisir à tout le monde d'un seul coup avec chacune des décisions qu'on va prendre. Mais il faut toucher le plus de personnes possible quand on prend les décisions en lien avec la MRC.
- Speaker #0
Ok. Puis, qu'est-ce qui se passe avec ceux qu'on n'arrive pas à toucher ?
- Speaker #1
Je pense qu'au fil d'une année, d'un mandat, il va y avoir des décisions qui vont plaire à des gens, d'autres qui ne plairont pas à des gens. Mais je pense qu'au final, tout le monde va finir par se faire connaître dans certaines décisions. Je fais toujours la blague, à un certain moment, je ne ferai peut-être plus l'affaire, puis c'est correct, un politicien, c'est sur un siège éjectable. mais tu sais, à un certain moment, si les gens estiment que je ne suis plus la bonne personne pour servir leurs intérêts, ben tu sais, ils mettront leur nom sur le bulletin de vote et ils se présenteront.
- Speaker #0
Ouais, absolument. Ben, ça c'est encore à voir. Dans le fond, il y a un peu un concept de perte acceptable dans ce que j'entends. Toi, ça t'est déjà arrivé de prendre une décision en sachant que, ben il y avait... il y avait des gens qui n'allaient pas être touchés, ou il y avait de quoi que tu allais perdre, mais que tu jugeais, OK, on fait la part des choses, puis on accepte de faire cette perte-là.
- Speaker #1
Bien, pas nécessairement de cette façon-là. Je vais expliquer un petit peu comment, quand on prend des décisions, qu'est-ce que j'ai derrière la tête. Derrière la tête, c'est toujours de dire, OK, est-ce que cette décision-là est dans l'intérêt de la majorité des citoyens actuellement ? Il y a aussi toujours une question que je vais me poser. Des fois, c'est plus en lien avec des projets qu'on a à la Ville ou à la Mer. La question que je me pose à tout coup, c'est « Qu'est-ce que mes enfants vont en penser dans 5, 10, 15 ou 20 ans ? » Il est arrivé des fois où il s'est dit « Non, je pense que ça, il va de cette façon-là. Malheureusement, mes enfants vont passer devant ce projet-là dans 20 ans et ils vont dire « Papa, je pense que tu l'as échappé à l'époque. » Puis, tu sais, il est arrivé d'autres projets, bien c'est ça, tu sais, tu te dis « Ok, mais si on le fait d'une autre façon ? » Des fois, il faut avoir le courage de dire que ça ne plaira pas aux gens aujourd'hui, mais c'est dans l'intérêt de tout le monde pour les 5, 10, 15, 20 prochaines années. C'est souvent dans cette optique-là que je me positionne pour prendre des décisions. C'est sûr qu'on ne fera jamais l'unanimité. De toute façon, je ne suis pas là pour me faire aimer, je suis là pour servir les intérêts de la majorité. Au final, si les gens ne sont pas d'accord, ils viendront aux séances du conseil. Il y a très peu de gens aux séances du conseil. Moi, je résume ça des fois en deux points, en disant soit les gens s'en foutent vraiment, ou on fait vraiment une bonne job et les gens nous font confiance. Je pense que la vérité est vraiment quelque part entre les deux. C'est les deux extrêmes, mais je pense que la vérité est vraiment quelque part entre les deux.
- Speaker #0
Est-ce que... Est-ce que c'est un peu prendre une posture d'utiliser le bien commun comme une armure ou comme une façon de se dire « je fais de mon mieux » puis un peu de s'auto-consoler quand on parle de bien commun parce que, justement, il y a des gens qui ont pas l'air, on fait des efforts puis peut-être que, comme tu dis, les gens viennent pas au conseil.
- Speaker #1
Mais tu sais, on se comprend pas de cachotte, on vit quand même dans une société qui est très individualiste. beaucoup moins axés sur le bien commun. Donc, c'est sûr qu'il va toujours y avoir des gens qui vont se sentir heurtés ou défavorisés en lien avec certaines décisions. Mais à un certain moment, moi, quand je me couche le soir, je veux avoir la tête tranquille de dire que je les fais dans l'intérêt des citoyens. Moi, je n'ai pas de problème à dormir le soir pour l'instant. Je le fais au meilleur de mes capacités, au meilleur des informations qu'on a aussi. Il va-t-il arriver dans le futur ? C'est sûr que ça ne fait pas hyper longtemps que je suis en poste, depuis octobre 2023. Je reste très conscient que d'après moi, un certain moment, 5 ans plus tard, quand on va se remettre en question, peut-être si on avait eu toute cette information-là qu'on a aujourd'hui, on n'aurait peut-être pas pris la décision de cette façon-là à l'époque. Mais à un moment donné, on prend des décisions aujourd'hui en fonction de l'information qu'on a devant nous, en fonction de ce qu'on voit pour le futur. Mais les temps changent, il peut arriver des nouvelles informations qu'on ne connaissait pas au fil du temps. Est-ce que dans 5 ans, 10 ans, on va se reposer la question, on va dire, aujourd'hui, si on avait eu toute cette information-là, à l'époque, on ne serait peut-être pas allé dans ce sens-là. je pense que oui, il ne faut pas se mettre la tête dans le sable, mais l'objectif c'est... Aujourd'hui, comment on se positionne en fonction de toute l'information qu'on a pour prendre la meilleure décision et rallier le plus de gens possible à nos projets et à nos décisions.
- Speaker #0
Avec ce que tu dis et avec la pensée que tu as constamment en arrière de la tête quand tu penses à tes enfants dans 5-10 ans, qu'est-ce que tu dirais sur... sur ces prises de décision-là par rapport à toi, ta capacité à répondre versus ta capacité à réagir. Est-ce que tu as senti un shift, un changement dans ta façon d'aborder certaines questions ?
- Speaker #1
J'ai toujours été quelqu'un qui est très rationnel, donc avant de répondre de façon spontanée, je vais réfléchir. Je suis quand même assez... assez bon pour répondre du tac au tac. Puis je pense qu'une de mes forces, c'est de dire la vérité. Je vais être très honnête, là, à un moment donné, tu sais, les gens, on vit dans une société individualiste, on vit aussi dans une société où on a beaucoup de gratuité. Même s'il n'y a rien de gratuit, tu sais, je pense, que ce soit à nos soins de santé, que ce soit à nos routes, que ce soit aux écoles, on a l'impression que tout est gratuit. Mais en bout de ligne, tu sais, il y a des gens qui payent, puis c'est la même chose pour une municipalité, tu sais, quand les gens disent, ben... On veut une plus grosse aréna, on veut une piscine extérieure, on veut des rues qui sont repavées à chaque année, etc. Mais attendez une seconde, à un moment donné, il faut avoir la capacité de payer tout ça. Moi, je faisais la blague en campagne électorale, je me disais, moi, je n'ai pas de problème, je vais tout de même vous faire ça demain matin si vous acceptez qu'on augmente votre forme de taxe de 40 %. Tout d'un coup, tu viens de toucher une corde sensible. À un moment donné, on a des décisions qui sont, oui, financières, mais en fonction des priorités d'aujourd'hui et des infrastructures pour nous laisser un peu aller au cours des 25 dernières années. Je ne mets pas la faute sur les derniers qui étaient là en face. Je pense que ça a été générationnel un peu partout au Québec, surtout dans ma ville.
- Speaker #0
Est-ce que, tu as parlé de valeur, je vais y revenir tout à l'heure, est-ce qu'il y a des décisions comme là, tu as parlé tout à l'heure de prioriser certains aspects plus essentiels, on va dire, ou tu as parlé d'infrastructures par rapport à du divertissement, de loisirs, ça doit demander un effort d'éducation aussi, constamment. Quand tu prends des décisions, moi je sais que j'ai vécu ça quand j'étais dans le privé et j'étais dirigeant, directeur d'usine, mais des fois il y avait des décisions qu'on prenait, que tant qu'on ne les avait pas expliquées, ce n'était pas une bonne décision. C'était impossible que ce soit une bonne décision. Après ça, en l'expliquant, ça commençait à faire un peu plus de sens. Ça, ça doit être constamment, tu dois faire constamment face à ça.
- Speaker #1
Ben oui, tu sais, c'est sûr qu'une fois que tu expliques les décisions, tout d'un coup, les gens voient les choses différemment. Tu sais, on ne se fait pas de cachette. Aujourd'hui, les gens prennent leur information sur Facebook, sur les médias sociaux. Ouais, tu sais, je pense que c'est un peu erroné. Comme je disais tantôt, tu sais, on a très peu de gens qui viennent à nos séances du conseil. Donc, tu sais, je ne suis pas un grand fan de suivre les « spotted » puis les sites de... de commérage pis de chialage, mais je n'entends quand même parler, je vais être très honnête, pis à l'occasion je fais un post là-dessus pour remettre les pendules à leur place. Mais c'est ça, les gens une fois que tu en parles, une fois que tu l'expliques, bon d'un coup ça fait du sens pis un peu comme je disais tantôt, quand les gens m'interpellent pis disent « Ah t'sais on devrait faire ci, on devrait faire ça, on devrait faire ça » j'ai pas de problème, je vais tout vous donner ça moi, mais à condition que vous acceptiez que j'augmente votre compte de taxes à peu près 40%. tout d'un coup, la réflexion devient plus facile, puis là, la discussion change.
- Speaker #0
Qu'est-ce que ça t'a appris, ce genre de situation-là, où justement tu prends des décisions pour le bien collectif, par rapport à... qu'est-ce que tu dirais que ça t'a appris par rapport à la nature humaine, ou à la façon que les gens sont en général ?
- Speaker #1
Tu sais, pour travailler dans le public depuis, déjà... quasiment 25 ans, j'ai toujours travaillé avec des gens. C'est sûr qu'on le voit, les gens pensent davantage à leur personne, ni à moi, ni à moi. C'est sûr que ça devient quand même difficile pour des politiciens, je pense que peu importe le palier de gouvernement aujourd'hui, de prendre des décisions où certains vont se sentir heurtés parce que si ce n'est pas leur valeur, si ça les touche financièrement aux autres, ça va les... mais il faut toujours se rappeler que je reste très persuadé que la majorité des gens qui se lancent en politique, que ce soit fédéral, provincial, municipal, le font pour des bonnes raisons. Le font pour des raisons de vouloir faire avancer nos sociétés, le fait de donner plus à nos communautés. Donc, il y a un coût à ça, tu vas peut-être en parler plus tard. Les gens ne le voient pas derrière les sacrifices familiaux qu'on fait, les sacrifices financiers. Certains s'en vont en politique et vont gagner peut-être deux fois moins que s'ils faisaient leur propre métier. Tout ça, les gens ne voient pas ça. C'est facile de chialer quand tu t'impliques dans ça. Quelqu'un qui est assis chez eux, les deux pieds devant le pouf, devant le feu, qui sont chez le chaud, qui regarde la tempête et qui dit « ouais, pas déningé, ouais, mais derrière le déningement, il y a des... » Il y a une gestion, il y a une logistique, il y a des mamans et des papas qui travaillent et qui ne sont pas à la maison pendant ce temps-là, et ainsi de suite. C'est toujours bien facile de chialer derrière son écran, mais de s'impliquer, malheureusement, si les gens chialaient autant qu'ils s'impliquent, je pense qu'on aurait des organismes qui en bénéficieraient et qu'on aurait des sociétés qui sont drôlement plus efficientes.
- Speaker #0
Non, assurément. Écoute, on en a parlé tantôt, puis on va revenir maintenant dessus. La question des valeurs. Donc, tu as parlé de dire la vérité tout à l'heure. Bon, ça, c'est une de tes valeurs. Mais là aussi, tu as amené la dimension des sacrifices personnels. Qu'est-ce qui fait qu'on va aller au service public ? Est-ce que tu peux élaborer un peu plus selon toi ? C'est quoi les valeurs qui sont présentes chez toi et qui font en sorte que tu... Tu continues, tu te représentes. Tu te représentes.
- Speaker #1
C'est sûr que pour moi, Marieville, c'est ma ville. Je suis né ici. Aujourd'hui, il y a 41 ans que je demeure à Marieville. Pour moi, c'était une façon de redonner à ma communauté. Je suis impliqué au baseball mineur. Je coache au hockey aussi les années que mon garçon joue. C'est sûr que oui, il y a des sacrifices, mais pour moi, les valeurs les plus importantes, c'est l'honnêteté, l'intégrité, la famille et le respect du bien public et du bien commun. C'est pour ça que je disais, les gens, une fois que tu les informes, une fois que tu leur dis exactement ce qu'il y en a derrière certaines décisions, sans qu'ils achètent, et où est-ce qu'on s'en va avec ça. Des fois, même je dirais très souvent, la vision change, le discours change, puis ils font comme « Ah, ok, ça fait du sens, effectivement, on n'avait pas vu ça comme ça. » Je pense que le fait de dire la vérité, que les gens aiment ça ou n'aiment pas ça, au fil du temps, les gens vont s'habituer, vont se dire « Ah, voici pourquoi il fait ça, puis c'est logique, ça fait du sens. » Au niveau des valeurs, Oui, il y a des sacrifices, que ce soit familiaux, que ce soit financiers, d'être en politique. Il y a des soirs de semaine où je ne suis pas à la maison avec les enfants. Au final, c'est une décision de couple. Avant de me lancer là-dedans, ce n'était pas une décision individuelle, c'était une décision qui a été mûrement réfléchie avec ma conjointe. Ça fait 15 ans qu'on est ensemble. C'est sûr qu'avant de me relancer pour un autre mandat, la dernière fois, c'était encore une décision de couple de dire est-ce qu'on le fait, est-ce qu'on le fait pas. Puis le jour où on aura peut-être moins de plaisir à le faire, j'aurai moins de plaisir à être là ou que je sentirai que les gens ne tiennent plus à ce que je sois présent, je vais être assez humble pour dire parfait, je vais me retirer. Ou comme je dis, si les gens veulent se lancer en politique, ils mettent leur nom sur le bulletin puis ils défendent leurs idées et leurs visions. C'est ce que j'ai fait durant les deux dernières campagnes électorales. Les gens ont décidé de m'aider, comme tu disais, d'entrer le jeu avec une forte majorité. J'estime que les gens ont confiance en ce que je veux faire, en ma vision, et le désir de vouloir faire avancer notre ville.
- Speaker #0
Oui, c'est sûr. Comme on dit, si tu es réélu, c'est que les gens sont sortis en plus pour aller voter, et ils ont décidé de voter pour toi. C'est un bon feedback. C'est un bon feedback. C'est quand même intéressant. Tu dis, si les gens ne sont pas contents, pas d'accord, qu'ils mettent leur nom. Toi, avant de mettre ton nom, ou... Quand tu as mis ton nom, tu t'imaginais que c'était quoi ? En fait, est-ce qu'il y a un décalage entre l'histoire que tu te racontais, c'est quoi ? Dans quoi je m'en bats ? Puis là, maintenant, après trois ans, OK, en disant ça, je me sens en paquet, finalement. Est-ce qu'il y a un décalage ? Est-ce que tu peux en parler, d'autres ?
- Speaker #1
Oui, c'est sûr. En tant qu'entrepreneur dans le monde financier, quand tu es un entrepreneur, tu prends une décision le lundi matin, puis le lundi après-midi, tu l'appelais. Dans le monde municipal, ça ne fonctionne pas comme ça, mais dans le fond, il y a des étapes. Tu veux lancer des projets, mais effectivement, il y a des étapes à suivre et tout ça. C'est une décision du conseil, ce n'est pas une décision d'une seule personne. Je veux dire, moi j'apporte mes idées, mais les gens ne savent peut-être pas, mais moi je n'ai pas le droit, je ne vote pas tant ou si longtemps qu'il n'y a pas une égalité. On est six conseillers, c'est les six conseillers qui dictent les décisions. Moi je suis là, j'amène des projets, j'amène des façons de faire, j'amène comment moi je vois ça, mais au final, c'est les conseillers qui votent. À moins qu'il y ait un vote où c'est trois fois, j'ai le droit de trancher. J'ai toujours un droit de veto si jamais je pense qu'on n'a pas assez réfléchi sur un certain projet. Le décalage, c'est sûr qu'il y a un certain moment, c'est beau d'avoir plein de projets, mais je pense que c'est de les prendre un à la fois et de dire comment on le débute, comment on le prépare, comment on l'avance. Une fois qu'il est parti, on en prendra un autre. On peut avoir 15 projets au début de l'année. c'est pas vrai qu'on va être capable de lever les 15 projets. Fait que aussi bien les prioriser, puis dire qu'est-ce qui est prioritaire ici chez vous, parfait, on va le débuter, on va le commencer, puis une fois qu'il va être amorcé, on pourrait l'entendre un autre. Fait que moi, c'est ma façon de voir les choses. Prenons des petites bouchées à la fois, mais assurons-nous de les compléter. Oui, c'est différent du monde entrepreneurial, mais je pense qu'à un certain moment, il suffit d'avoir les bonnes personnes en place dans l'administratif au niveau des employés, qu'ils soient mobilisés par cette façon de voir les choses, de les valoriser aussi au travers de ça. Puis à un certain moment, quand les gens voient que les choses avancent, C'est toujours plus fun d'aller travailler le matin. Moi, c'est un peu la philosophie que je voulais apporter. Je me dis que j'arrive peut-être avec une nouvelle façon de voir les choses, mon background financier, mais toutes les lois, les règlements, je les apprends encore. Parce que les filles me demandent pourquoi on ne peut pas faire ça de cette façon-là. OK, mais il y a tel règlement qui est régi, OK, parfait. Mais à un moment donné, je dis qu'il faut. peut-être peser des fois sur les bons boutons pour que les choses avancent plus vite. Puis, tu sais, il y a des secteurs, je veux dire, gouvernementaux, au niveau provincial et puis fédéral, qui disent « Ah, c'est des machines » , puis je pense que des fois, il y a eu par le passé du laxisme, où dans les machines, c'est fait pour que ce soit long. Tu sais, bien, à un certain moment, c'est comment on fait pour faire avancer ça, puis comment on met notre pied à terre, puis on dit les choses par leur nom pour que ça bouge. Moi, c'est comme ça que je vois ça. C'est pour ça qu'en début d'entrevue, je disais, tu sais, moi, je ne suis pas là pour me faire aimer. Moi, je suis là pour que les choses avancent et que je ne vise aucun poste à Québec, à Ottawa. Je ne suis pas un politicien de carrière. Moi, je suis là parce que j'ai le goût que les choses avancent et que les choses bougent, et qu'on puisse moderniser notre ville pour qu'elle ait l'air d'une ville de 2020. 2026,
- Speaker #0
c'est vraiment en dehors de 2026. T'as pas vite là. Ta satisfaction, t'sais, ok, on renonce, ou on est prêt à renoncer à se faire aimer, on n'est pas là pour être aimé, ta satisfaction, elle vient d'où, t'sais, elle vient d'où, ta satisfaction, à ce moment-là ?
- Speaker #1
J'ai toujours été quelqu'un qui, t'sais, qui cherchait pas nécessairement l'approbation de tout le monde, puis à être aimé de tout le monde. Je pense que dans la vie, tu sais, il y a des gens qui nous rejoignent, il y a des gens qui nous rejoignent moins. Tu sais, au niveau municipal, comme je disais tantôt, le fait de dire les choses par leur nom, d'expliquer les situations, d'expliquer comment on prend les décisions. Je vois aussi beaucoup, tu sais, ceux qui me suivent sur ma page Facebook, je vois beaucoup souvent les entrepreneurs locaux. leur faire de la publicité, j'en dis avec eux de c'est quoi leur réalité, comment ils ont fait pour en arriver là aujourd'hui, comment on pourrait les aider nous en tant que ville d'avoir cette écoute-là. La satisfaction, c'est ça, quand les gens télés à plus de 70% à deux élections consécutives, c'est « OK, je dois faire quelque chose de bien, les gens apprécient ce que je fais » . Moi, c'est plus comme ça que je vais chercher ma satisfaction. De voir que les projets avancent. Il y a le projet de bibliothèque actuellement. Il y a toute la réflexion des vestiaires à l'aréna l'été prochain. Les projets avancent. Est-ce qu'on va tous les réaliser ? Non. À un certain moment, on va prioriser certaines choses. Mais moi, c'est comme ça que je vais chercher ma satisfaction. J'estime que je fais avancer notre ville. Et pour moi, je trouve ça hyper réjouissant.
- Speaker #0
Fait que c'est important. Ce que j'entends, c'est que c'est quand même important d'avoir son propre barème intérieur ou sa propre boussole intérieure pour dire, OK, oui, ça, ça s'en va dans la bonne direction. Puis après, on a, tu sais, OK, des feedbacks, des votes, c'est correct, mais ça, c'est pas tout le temps qu'il y a une électrice. T'es pas élu à chaque mois, là.
- Speaker #1
Je pense aussi que le monde municipal a une proximité aussi avec les citoyens. Tu vas faire l'épicerie, tu vas aux activités dans ta ville, les gens te parlent. C'est rare que vous allez rencontrer votre député fédéral. C'est pour ça que la politique municipale, t'es vraiment... proximité des citoyens, que ce soit les gens qu'on rencontre dans les activités sportives, au restaurant et ainsi de suite, ils t'en parlent pis... C'est là que tu as aussi un feedback, un point de vue de ce que les gens en pensent, et ainsi de suite. Je pense qu'il ne faut pas avoir peur des fois de se faire dire que les gens peuvent avoir aussi leur point de vue, même s'il est différent, il faut respecter ça. Puis on apprend aussi avec ça, à certains moments, de dire « OK, j'aime ce point de vue-là, mais voici pourquoi on l'a fait de telle façon. » Il ne faut pas avoir peur de se faire challenger les idées et les décisions qui ont été prises. Ça fait partie du poste, peu importe où on va se retrouver dans une sphère politique, il faut se faire challenger ses idées.
- Speaker #0
C'est ça que tu as dit par rapport à la proximité, d'en entendre parler quand tu vas au restaurant, quand tu vas faire ton épicerie, quand tu vas chercher... des matériaux à la quincaille-buit, tu sais, tout le monde te connaît. Donc ça, ça te donne accès à de l'information quand même assez importante, je pense. À quel point est-ce que ça rentre en compte dans ta conception du bien commun ? Parce que le bien commun, toi, tu te dis, moi j'amène mes idées, j'amène mes projets. Mais quand tu as parlé de proximité tout à l'heure, je me suis dit, ben oui, mais tu sais, dans le fond, tu es là pour... on parle du bien commun aujourd'hui, donc...
- Speaker #1
C'est une idée que je vais émettre, c'est généralement des choses que j'ai entendues de la part des citoyens. Fait que, tu sais, à un moment donné, quand tu l'entends à multiples reprises, tu te dis, ok, parfait, tu sais, c'est une volonté profonde. S'il y en a qui t'en parlent, il y en a d'autres qui t'en parleront jamais, mais... Quand les gens t'en parlent et que tu l'entends plus d'une fois, il y a des volontés profondes. Donc, à un moment donné, oui, ça sert à prendre des décisions en fonction des prochaines années.
- Speaker #0
Fait que c'est tout le temps « on » . Oui,
- Speaker #1
c'est vrai. C'est rare que mon cerveau arrête, mais je suis capable de se faire bien dormir le soir. C'est une bonne carapace aussi. Je pense que tu sais, en tant que... Si je me considère pas comme un politicien, je trouve encore ça lourd quand les gens m'appellent Monsieur le Maire. Alors je préfère qu'ils m'appellent Vincent, pour moi c'est plus familier. Mais tu sais, effectivement, je pense qu'il faut avoir une bonne carapace. Il faut être capable d'absorber des fois, tu sais, on ne fera pas l'humanité. Ça fait partie de la game, mais il faut toujours penser que les décisions qu'on prend sont dans un intérêt commun. Fait que c'est ça.
- Speaker #0
Cette carapace-là, comment tu l'as construite ? Comment tu l'as prise ?
- Speaker #1
Je pense que ça fait longtemps qu'elle s'est construite, cette carapace-là. Dans la vie, il y a beaucoup plus de gens qui sont là pour essayer de t'arrêter, de ne pas arriver à tes fins, de ne pas arriver à tes rêves, tes projets. Il y a des gens qui vont t'encourager. À un certain moment, dans la vie, tu t'entoures de gens qui sont là pour t'appuyer. puis te dire les quatre vérités aussi des fois pour te faire chéminer. Fait que, tu sais, cette carapace-là, je vais être très honnête, je pense que je l'ai depuis excessivement longtemps. C'est ce qui fait qu'à un certain moment, tu sais, dire les vraies choses, pour moi, ça me fait beaucoup moins peur parce que ce courage politique-là, je l'ai. Du fait que, je vais être honnête, ça vient aussi du fait que, tu sais, Si... La politique, pour moi, ce n'est pas ce qui va nourrir ma famille. Je ne le fais pas pour l'argent, je le fais, comme je disais tantôt, pour faire avancer ma communauté. C'est pour ça que les décisions sont toujours dans un intérêt de comment notre ville peut s'améliorer, comment notre ville peut avancer, ainsi de suite. La Carapace, depuis excessivement longtemps, fait maintenant partie de ma personnalité. C'est ça. Ce qui fait qu'à un moment donné, ça devient peut-être plus simple de prendre les décisions en fonction de tout le monde. Si je ne prends pas de décision en fonction de me faire élire à la prochaine élection, pour moi, non. Dans le fond, je n'ai pas de trouble de pouvoir. Je suis un entrepreneur, donc j'ai suffisamment de pouvoir de gérer mon entreprise comme je veux.
- Speaker #0
La mairie, c'est vraiment l'optique, c'est comment on fait avancer notre société.
- Speaker #1
Fait que c'est vraiment...
- Speaker #0
Je ne sais pas si c'est une démocratie rendue à la maison,
- Speaker #1
je ne sais pas si on peut encore parler de démocratie avec les enfants. Mais ce que j'entends, puis le lien que moi je fais avec mon expérience aussi, c'est qu'à un moment donné, il y a comme une... La carapace, c'est un peu créer une distance entre moi, Alix, ou toi, Vincent, et puis la fonction, la position, la responsabilité du maire, puis l'objectif aussi, ce que tu veux. Tu n'es pas... Vincent n'est pas le résultat municipal. Quand je préparais l'épisode, j'ai trouvé une citation... d'un chroniqueur dans le magazine Harvard Business Review. Puis bon, je vais donner la citation, puis après ça, je vais un peu l'adapter. Il dit que le leadership, c'est décevoir les gens à un rythme qu'ils peuvent absorber. Bon, si je l'illustre un peu différemment, puis est-ce que tu es d'accord avec ça, toi, que le leadership, ça comprend aussi l'art de savoir orchestrer des tensions ?
- Speaker #0
Ouais, je suis d'accord. Je suis d'accord. Effectivement, dans le fond, il faut que tu ailles avec la capacité des gens d'absorber ces changements-là, ces tensions-là. Quand c'est trop radical, bien, effectivement, des gens vont décrocher. Ça peut devenir, on le voit dans certains endroits du monde, parce que là, ça devient un peu l'anarchie, ça devient la guerre. Je pense qu'effectivement, être un bon leader, c'est... Mais un bon leader, c'est aussi amener les gens à ces changements-là qui peuvent être porteurs et qui peuvent être bénéfiques pour tout le monde. Tu sais, c'est là qu'un leader, c'est pas un dictateur. C'est quelqu'un qui va être à l'écoute. Tu sais, tantôt, on parlait... Oui, tu sais, je vais à l'épicerie, je vais à la quincaillerie, je vais au restaurant, mais c'est d'être à l'écoute de ces gens-là. Quand je vais rencontrer des entrepreneurs, ça est à l'écoute. Est-ce que ça va être parfait quand on va faire des modifications, des changements, amener des nouveaux projets ? La réponse, c'est non. Il n'y a pas personne de parfait. Mais effectivement, un leader, c'est d'amener des fois des tensions, mais dans l'objectif d'améliorer le bien commun futur. Puis des fois, on ne voit pas toujours le positif à court terme. C'est à court terme qu'on vient heurter. des façons de faire, des pratiques qui étaient là depuis des années. C'est sûr que les gens se sentent bousculés, puis les gens mettent un frein, puis les gens reculent. Mais après ça, c'est d'expliquer pourquoi on le fait. Puis des fois, on voit les bénéfices dans un an, deux ans, peut-être cinq ans. Puis là, tu te dis, finalement, ça faisait... Combien de fois on entend ça, les gens ? Ça faisait du sens, finalement. Mais ça a repris un cheminement, ça a repris du temps, puis ça fait pas. partie, je pense, du comportement humain d'être réfractaire aux changements. Effectivement, qu'en tant que politicien, tu dois créer des fois des tensions, des débats même, de voir comment ça va se passer. Puis ce n'est pas pour rien, je pense, au niveau provincial et au niveau fédéral, que des fois, on fait juste envoyer de l'information via les journalistes et là, on regarde comment ça va se passer. C'est une pratique. courante. Au monde municipal, ici, à près de 12 000 citoyens, on n'a pas ce luxe de pouvoir faire ça, mais je pense que c'est ça. C'est plus l'écoute, puis de dire comment... C'est quoi les bénéfices futurs à de telles propositions, à de tels changements qui vont amener, que les gens vont adhérer en tout cas.
- Speaker #1
Ça me fait penser à ce que tu dis là, que... les changements. Je sais que moi, la façon que je l'avais vécu des fois d'amener les changements, c'est que moi-même, je passais par les mêmes phases que le groupe. Moi aussi, j'étais réfractaire. Non, c'est quoi cette histoire-là ? On ne veut pas changer. Puis là, moi, je passais au travers mon processus de deuil, de ce que je connaissais pour aller vers la nouveauté. Puis c'est seulement rendu là que j'étais capable d'accompagner finalement le groupe, l'ensemble, pour dire, ok, je sais par où il passe, mais de garder le cap, de ne pas te laisser distraire par... par la résistance.
- Speaker #0
Je pense que l'une des qualités des bons dirigeants, des bons leaders, c'est qu'effectivement, on va passer par les mêmes étapes que les citoyens, mais on va peut-être les passer plus rapidement. Dans le fond, on va avoir les bénéfices beaucoup plus rapidement. C'est pour ça qu'on change, puis on s'en va par là. Versus certaines personnes qui vont être beaucoup plus réticentes sur une plus longue période de temps à certains changements. Je pense que c'est une des qualités des bons leaders de prendre ça, de l'analyser dans un plus court laps de temps, puis après ça, de dire qu'il est parfait, on s'en va parler.
- Speaker #1
Vincent, est-ce qu'il y a un cadeau que ce rôle-là t'a fait, peut-être que ce n'était pas évident au début, mais que là, tu es en train de voir finalement, c'est un cadeau cette histoire-là ?
- Speaker #0
C'est un cadeau. Bien, c'est sûr qu'il faut toujours le voir d'un point de vue positif. Oui, on a parlé des élections avec une forte majorité. Pour moi, ça, c'est un cadeau. Mais je pense que le plus beau cadeau, c'est quand, tranquillement, tu vois les projets qui se réalisent et que les gens te disent « Ah, c'est le fun ce que vous avez fait. C'est le fun de voir où est-ce qu'on s'en va. » Ça, je pense que c'est le plus beau cadeau. C'est pour ça que... Ce travail-là, c'est un travail continu. Il part de l'ancienne, je veux dire, les anciens qui étaient là au monde municipal, qui ont débuté des projets. Puis nous, on les reprend, on les peaufine, puis on les amène. Le jour où je quitterai, effectivement, les nouveaux en poste vont faire finaliser des projets qui ont déjà été débutés ou les peaufiner pour amener leur saveur à eux. Mais tu sais, je pense que le plus beau cadeau, c'est quand les gens te remercient dans la rue et que les gens te félicitent et te disent « ben, tu sais, on aime ce que tu fais » . Je pense que c'est le plus beau cadeau qu'on peut recevoir en tant que politique.
- Speaker #1
Génial. Est-ce qu'il y a une question que je ne t'ai pas posée, Vincent, aujourd'hui, à laquelle tu aurais aimé répondre ?
- Speaker #0
C'est sûr qu'il y aurait plein, plein, plein de questions, mais on fera un autre podcast dans six mois, un an. Ouais, on le fera pas. Non, je pense que, peut-être souligner qu'on a eu le départ de M. Legault cette semaine. Puis, tu sais, je lève mon chapeau à un politien qui a bâti un parti au début des années 2010-2012. Je pense qu'il a fondé la CAQ. Il est parti du zéro avec ça. L'amener jusqu'au pouvoir, puis au pouvoir majoritaire d'eux, c'est quand même phénoménal. Les gens ne le réalisent pas, mais c'est quand même phénoménal d'avoir tout fait ça. Quelqu'un qui a aussi donné 25 ans de sa vie à la politique au peuple québécois. Les gens oublient tous les sacrifices, des fois, qui sont faits en arrière de ça. On en a parlé un petit peu dans le podcast, mais que ce soit le sacrifice familial. Comme je disais tantôt, il y a des soirs de semaine que je ne suis pas là et des activités des enfants que je ne suis pas allé. J'essaie d'y aller le plus possible. Je suis hyper occupé, je suis hyper structuré. Mais oui, il y a des choses que ça ne repassera pas. J'espère que mes enfants vont me le pardonner un jour. De dire, papa, tu n'étais pas là pour tel événement. Mais en contrepartie, je comprends, tu étais là pour le bien commun et pour la population. Ça, c'est un sacrifice que tout politicien fait, qui est généralement sous-estimé par la majorité des citoyens.
- Speaker #1
Merci pour avoir souligné ça, cette question-là de penser qu'il y a de l'humain, il y a un semblable en dessous du rôle. C'est ça, en fait, ce podcast-là, sous le chapeau, c'est justement ça. Il y a d'autres choses qui se passent sous le chapeau, sous le capot, que vous ne voyez pas, donc c'est très réel. Donc considérez ça aussi dans vos interactions et dans vos réflexions.
- Speaker #0
Effectivement. Merci Alex.
- Speaker #1
Merci à toi Vincent, merci d'avoir accepté de discuter de tous ces aspects-là, de cet aspect délicat-là qui est vécu en position de leadership. Et aussi de comment on doit se comporter quand on est face à des décisions qui doivent être courageuses ou même inconfortables des fois. Je souhaite, je pense, mais je souhaite que ton témoignage soit enrichissant pour tous les futurs leaders, peut-être futurs conseillers ou futurs maires qui nous écoutent. ou peut-être même ceux qui sont actuellement en poste pour qu'ils puissent trouver un miroir ou un écho à ce qu'ils vivent quand ils doivent décider pour le bien commun. J'espère aussi que tous ces partages-là, ça va aider à développer une nouvelle compréhension, une nouvelle empathie peut-être de la part de tous les auditeurs qui sont impactés aussi par des décisions qui sont prises. pour le bien commun, que ce soit en contexte municipal ou en contexte privé, industriel, dans une compagnie, dans leur réalité. Donc, écoute, c'était vraiment un plaisir. Merci de t'être prêté au jeu.
- Speaker #0
Merci à toi pour l'invitation. Puis n'importe quand, je suis prêt à leur faire. Six mois, un an, je serai ordonné pour ça.
- Speaker #1
On peut retrouver et suivre Vincent en suivant les activités de la ville de Maryville. Le lien est dans la description ainsi que le lien vers son entreprise et leurs services. Si tu te retrouves dans ces moments où aucune décision n'est parfaite, que faire des choix implique de décevoir quelqu'un et que tu cherches à décider avec plus de justesse tout en répondant aux enjeux, retrouve-moi sur nexus13unionmomentum.com et sur LinkedIn. Via mes services de coaching et de consultation, j'accompagne les leaders à naviguer ces tensions, à retrouver de la clarté dans la complexité et à prendre des décisions qui vont tenir dans le temps. Merci d'avoir écouté cet épisode du podcast Sous le chapeau. Si tu l'as aimé, pense à laisser 5 étoiles ou un pouce j'aime selon ta plateforme d'écoute et à le partager dans ton réseau. À bientôt pour une autre exploration de ce qui se vit sous le chapeau.