- Speaker #0
Hello à tous et bienvenue sur le podcast StoryTravaux. Je suis Alexia, multi-investisseuse et hôte du podcast. Au fil de mes chantiers, j'ai affronté de nombreux défis. C'est pourquoi j'ai créé ce podcast. Chaque semaine, j'interviewe des investisseurs et des professionnels de la rénovation pour vous transmettre leurs meilleures conseils afin de réussir vos travaux sereinement. Si ce n'est pas déjà fait, abonnez-vous pour être au courant des prochains épisodes. Et que vous soyez sur votre chantier ou dans les transports, préparez-vous à découvrir les meilleures astuces travaux.
- Speaker #1
Bonne écoute !
- Speaker #0
Bonjour à tous et bienvenue pour un nouvel épisode sur Story Travaux. Aujourd'hui, j'accueille Alison. Bonjour Alison ! Bonjour Alexia ! Qui nous vient d'un petit peu loin quand même,
- Speaker #1
non ? Oui ! Ça reste en France quand même.
- Speaker #0
Oui, mais quelques kilomètres. Quelques centaines de kilomètres. Donc, on est ravis de t'avoir parmi nous, Alison, aujourd'hui.
- Speaker #1
Merci pour ton invitation.
- Speaker #0
Avec plaisir. Et alors, c'est vrai que c'est particulier. Ce n'est pas la première fois que je le fais, mais la première fois, en tout cas en tant que femme, que j'interview une autre podcasteuse.
- Speaker #1
Ah oui !
- Speaker #0
Parce qu'Alison anime le podcast Les Clés de la Réno. Donc qui plus est, on est quand même sur la même thématique. On ne s'adresse peut-être pas tout à fait à la même audience, mais on traite des sujets en commun. Donc on va parler de beaucoup de travaux aujourd'hui. C'est ça,
- Speaker #1
exactement.
- Speaker #0
Est-ce que tu pourrais commencer par te présenter en quelques minutes ?
- Speaker #1
Bien sûr. Donc je m'appelle Alison, j'ai 39 ans, je suis architecte d'intérieur aujourd'hui. Mais ça n'a pas toujours été le cas. C'est une reconversion qui est liée étroitement à mes propres projets de rénovation. Et effectivement, au fur et à mesure, ça m'a pris de passion et j'ai pris le virus. Donc, j'ai voulu en faire mon métier. Et puis aujourd'hui, comme tu l'as dit, je suis également l'hôte du podcast Les Clés de la Réno et la fondatrice pour la France de Les Filles de la Construction, qui est un réseau et un accompagnement pour les femmes qui veulent se lancer dans leurs projets de rénovation. Génial,
- Speaker #0
je trouve ça vraiment top comme initiative parce que c'est vrai qu'aujourd'hui on entend de plus en plus parler du do-it-yourself mais c'est important de se former dans les travaux pour avoir les bonnes techniques et les bonnes compétences pour bien faire les choses parce que les erreurs peuvent être très coûteuses.
- Speaker #1
C'est vrai. Et puis, on met les pieds dans un monde d'hommes, quand même, encore majoritairement, effectivement, habitants. par les hommes et quand on est une femme et qu'on vient avec ses envies, ses idées, ses questions, c'est parfois pas forcément évitant de naviguer.
- Speaker #0
Oui, c'est clair. C'est vrai que d'avoir une communauté comme ça, forcément, ça y contribue.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Et alors le podcast, finalement, comment ça t'est venu ? Ça a été quoi le déclic ? À quel moment, on va dire, à quel stade ?
- Speaker #1
Écoute, le podcast, je pense que je me souviens encore... presque exactement du jour et de l'heure où je me suis dit tiens, je devrais faire un podcast. C'est clairement pendant les heures et les heures et les kilomètres et les kilomètres de bande à joint que j'ai fait pour ma précédente rénovation. C'était en 2017 à peu près, 2017-2018 je pense. Et effectivement, ma partie c'était les enduits, donc j'en ai fait énormément. Et pendant ce temps-là, j'écoutais des podcasts. Et à cette époque, il n'y avait pas de podcast sur les travaux, sur la réno. Et naturellement, je m'étais dit, ce serait quand même vraiment très chouette qu'il existe ce genre de contenu. D'autant plus que je me posais tout un tas de questions sur mon projet, comment j'avais envie de l'habiter, comment j'avais envie de l'imaginer, comment je voulais me sentir dans ce projet pour m'y sentir bien. Donc, à la fois sur des questions plutôt d'ordre d'aménagement et d'esthétique, mais aussi avec tout un tas de questions techniques et on trouve énormément de choses sur eux. Le net, mais comment savoir si ça te correspond vraiment, si ça correspond à la maison que tu rénoves, à ton bien ancien, qui plus est quand on est dans la rénovation. Donc, il y avait tout un tas de questions et j'avais bien du mal de trouver des réponses. Et du coup, c'est pour ça aussi, je me disais, un podcast qui peut donner un peu ses réponses, ses astuces, ses conseils, nous permettent d'éviter justement les erreurs que certains ont pu commettre. Ce serait vraiment très chouette. Et donc, c'est comme ça qui est arrivé avec la reconversion. L'idée de lancer ce podcast en 2022.
- Speaker #0
Ok, ça fait déjà plusieurs années que le podcast existe. Il y a beaucoup d'épisodes, beaucoup de contenus hyper qualitatifs. Parce que forcément, je connais le podcast, j'ai écouté des épisodes. Et je trouve ça passionnant parce que c'est vrai que tu donnes beaucoup d'astuces aussi. Tu transmets tes connaissances. Et c'est vrai qu'on le sait aujourd'hui, le podcast, c'est un très bon moyen, je trouve, de se former aussi de manière gratuite. C'est aussi une manière de découvrir tout ce qui peut exister. C'est une très bonne initiative, je trouve. Par rapport aux podcasts, aux invités que tu as eus, parce que tu fais des épisodes solo, mais aussi des épisodes avec invités.
- Speaker #1
C'est ça. Depuis le début, je mixe les deux formats.
- Speaker #0
Par rapport à ce format invité, c'est quoi les deux, trois... connaissances, on va dire, qui t'ont le plus marquée avec tes invités, auxquelles tu pourrais penser ?
- Speaker #1
Effectivement, maintenant que je suis à plus d'une centaine d'épisodes, et parmi eux, probablement, je ne sais même pas compter, une trentaine, trente-cinq invités qui sont venus me raconter leurs expériences de réno, parce que l'idée des invités, principalement, c'est quand même ça, effectivement, avoir des récits. d'histoire de rénovation. Je dirais que la première chose qui me vient, c'est qu'en fait, assez naturellement, c'est ce qui fait le podcast d'ailleurs, c'est qu'on a quand même bien des choses à savoir et qui sont duplicables, peu importe le projet, si on peut dire. Mais en même temps, chaque rénovation est différente. Je le disais juste avant, quand on rénove dans l'ancien, naturellement, il y a des surprises, il y a des imprévus. et Chaque histoire sera différente. C'est bien d'être outillé pour pouvoir vivre cette expérience, mais en même temps, on n'est jamais à l'abri de ce qui va nous arriver comme aventure. Du coup, il n'y a pas de rénovation universelle. C'est ce que je peux dire après avoir entendu toutes ces histoires. Mais la meilleure des rénovations, je trouve, c'est celle qui va vraiment répondre aux besoins de ses habitants. de ceux qui ont envie d'y vivre. Et donc, de ce fait, quelles sont les questions qu'ils auront pu se poser pour parvenir à obtenir le lieu dans lequel ils ont envie de vivre ? Il n'y a pas de rénovation universelle.
- Speaker #0
C'est vrai que je pense que ça va beaucoup dépendre des besoins et des attentes finalement des uns et des autres. Et aucune rénovation ne se ressemble parfaitement au final. parce qu'on n'a pas les mêmes manières de vivre. Et donc finalement, c'est vrai qu'il y a ce côté où on va avoir des petits plus et des choses qui vont convenir à certains ne vont pas du tout convenir à d'autres au final.
- Speaker #1
Exactement. C'est un moyen extrêmement bon d'être créatif et de personnaliser vraiment l'environnement dans lequel on souhaite vivre.
- Speaker #0
Donc c'est finalement vraiment, on va dire... Ça que tu tires de ces différents épisodes avec les invités, c'est vraiment le côté où finalement chaque rénovation va être unique. Et l'idée, ce n'est pas forcément de rentrer dans un moule. Et je pense que, alors bien sûr, ça s'applique à des rénovations de résidence principale et secondaire. Mais finalement, pour moi, c'est aussi le cas pour des investissements locatifs. Parce qu'en réalité, pour se distinguer de la concurrence... on a besoin aussi de s'adapter aux besoins de ses locataires et se différencier aussi de ce qui existe sur le marché au final.
- Speaker #1
A bien identifier effectivement son habitant idéal, même si ce n'est pas pour soi-même.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Et donc, par rapport finalement à toutes ces rénovations que finalement tu as pu voir passer sur le podcast avec les invités, est-ce qu'il y en a une qui t'a marqué plus que les autres, qui a été assez incroyable, un peu farfelue ?
- Speaker #1
Alors, oui, je dirais qu'effectivement, si je dois relever le côté incroyable, comme ça, je pense à Maud, qui est une investisseuse. D'ailleurs, ça pourrait t'intéresser. Enfin, d'ailleurs, non, je ne sais pas que ça pourrait t'intéresser. Je sais que tu la connais parce qu'on s'est rendu compte en off, en fait, qu'on la connaissait toutes les deux. Mais du coup, elle pourrait venir sur le podcast te raconter ça aussi. Maud Musset, effectivement, elle a rénové à côté de chez moi une ruine. Mais vraiment, c'était une ruine en plus qui avait vécu la tempête Xintia, donc qui était dans un état pitoyable. Et elle a transformé avec sa compagne 33 mètres carrés en 72 mètres carrés. elle a fait quand même au moins fois deux, pour y vivre à quatre. Donc, il y avait quand même un vrai challenge de rénovation, mais également un challenge supplémentaire d'optimisation d'espace. Et en plus de ça, elles sont très créatives. Donc, il y avait aussi, effectivement, énormément de personnalisation dans les espaces, dans les façons de penser, et puis dans la déco de manière générale. Donc, c'était un épisode forcément très instructif à bien des égards et sur une rénovation, pour le coup, assez incroyable.
- Speaker #0
C'est vrai que c'est une sacrée optimisation. D'ailleurs, Maud, c'est vrai que c'est le compte Les filles Rénov' et on la salue si jamais elle nous écoute.
- Speaker #1
Sans doute qu'elle va le faire. Je vais lui taper sur les doigts si ce n'est pas le cas.
- Speaker #0
Mais c'est vrai que c'est assez incroyable. Je pense que pour les auditeurs, vous pourrez aller voir son compte pour regarder les images. Mais c'est vrai que cette transformation est assez dingue et il y a beaucoup de créativité, de couleurs aussi. dans ce qu'elle fait. C'est vrai que c'est hyper vivant, j'ai envie de dire. Et ça peut donner des idées en termes d'optimisation, aménagement de l'espace pour essayer de tirer profit au maximum de la surface qu'on a. Parce que c'est vrai que parfois, on a des petites surfaces. Et l'idée, c'est de voir comment on peut démultiplier un peu les mètres carrés.
- Speaker #1
C'est vrai. Exactement.
- Speaker #0
Et alors, parmi tous ces épisodes, Merci. parce que c'est vrai que celui-là t'a particulièrement marqué au niveau de la rénovation en tant que telle. Est-ce que tu as eu un épisode coup de cœur ?
- Speaker #1
Heureusement que tu m'avais posé cette question en amont pour que je puisse y réfléchir, parce qu'effectivement j'aime en soi tous les épisodes, toutes mes conversations avec mes invités sont toujours une joie et un grand plaisir de partager ces aventures. J'aime bien les appeler justement les aventuriers de la rénovation. mais si je devais penser à un coup de cœur comme ça, j'ai envie de parler de l'épisode avec Héloïse de Basquiat. C'est l'épisode 103 de mémoire. Et Héloïse, ça fait plusieurs années qu'elle rénove un immeuble dans le Vieux-Lille. Un très vieil immeuble. Il y avait vraiment des contraintes techniques assez importantes. Mais surtout, ce qui fait que c'est l'épisode coup de cœur, c'est que Héloïse, elle a vécu de multiples abandons de chantier. avec des entrepreneurs qui sont partis avec des accomptes, tout en ayant des enfants en bas âge, trois garçons de mémoire, je crois. Et à l'époque, justement, elle était enceinte du dernier, elle venait d'accoucher. C'était en plus, du point de vue personnel, très chargé. Et en fait, à ce moment de sa vie qui aurait pu être très compliqué et qui aurait pu éventuellement mener à l'abandon du projet, enfin vraiment parce que c'était très compliqué, Elle a finalement opté pour la résilience et la détermination, puisqu'elle a choisi de ne pas reprendre son travail et de se lancer à corps perdu dans les travaux elle-même. Donc c'est son mec qui allait au boulot, et elle, tous les jours, elle faisait du carrelage, de la maçonnerie, de l'isolation. Et donc aujourd'hui, il commence à avoir le bout de cette rénovation, même si ce n'est pas encore terminé. Mais c'est vrai que c'est un chouette épisode pour ça en termes d'aventure humaine et de courage, de motivation et en plus avec des goûts esthétiques exquis. Donc vraiment un très bel épisode.
- Speaker #0
Ah oui, c'est très très inspirant. Je pense qu'aujourd'hui, c'est on va dire la bête noire des travaux et des chantiers. c'est finalement le côté où Ça peut arriver de mal sélectionner les artisans. Et derrière, ça peut être extrêmement coûteux. Notamment si, effectivement, on verse des accomptes et que derrière, les artisans ne reviennent jamais, partent avec les sous. Et c'est fou que ça lui soit arrivé plusieurs fois.
- Speaker #1
En plus, plusieurs fois, c'est vraiment pas de chance. Ça arrive, c'est arrivé quand même. Elle ne s'est pas la seule sur le podcast à m'avoir parlé de ce genre d'expérience. Mais là, pour le coup, c'est vrai qu'elle a cumulé. Donc, elle n'a vraiment pas eu de chance.
- Speaker #0
Ah oui, et puis en plus avec des enfants en bas âge, il faut quand même avoir l'énergie et de faire la rénovation le jour et puis de s'occuper des petits le soir.
- Speaker #1
En vivant sur place, en plus. Effectivement, après un moment, il y a aussi les contraintes budgétaires, surtout quand les accomptes sont partis en fumée, qui t'imposent. Effectivement, elle vivait avec une cuisine de fortune. J'invite vraiment à écouter l'épisode, parce que pour ça, elle le raconte bien mieux que moi, bien sûr.
- Speaker #0
C'est assez incroyable et c'est vrai que souvent on tire aussi des enseignements forcément des histoires des uns et des autres. Donc voilà, attention à bien sélectionner les articles. Oui,
- Speaker #1
bien s'entourer, c'est vraiment le conseil. Il y a plusieurs choses à faire. Avec précaution, mais bien s'entourer, c'est quand même primordial. C'est vraiment une erreur que je souhaite à personne que de mal choisir les personnes avec qui on rénove. Parce qu'effectivement, c'est de eux que va vraiment dépendre la sérénité et la qualité du projet au bout du compte. Et puis même, rien que si ça peut au moins nous sauver quelques insomnies, c'est quand même bien. Donc moi, je préfère effectivement conseiller de prendre bien son temps au démarrage. Parce qu'en plus, au démarrage, on a toujours envie d'aller plus vite que la musique. On oublie de se poser les bonnes questions, on oublie d'avoir une vision globale sur ce qu'on veut vraiment créer. Et tout de suite, on se lance dans les devis et dans les travaux parce qu'il faut aller vite. Parce qu'on est dans une société où on a toujours les contraintes de budget, les contraintes de calendrier. Il faut que ça aille vite. Et choisir un artisan par défaut, ce n'est vraiment pas la chose à faire.
- Speaker #0
Je suis tout à fait d'accord avec toi là-dessus. Je pense qu'effectivement, ça fait partie des très grosses erreurs de se précipiter pour se dire on enchaîne. Surtout quand on est investisseur, c'est vrai que le timing est très important parce qu'on se dit il faut vite qu'on loue pour que les sous rentrent. Et c'est vrai que c'est ça qui peut mal orienter en se disant tant pis, j'ai que cet artisan-là sous la main, je vais partir avec lui parce qu'en fait, derrière, on peut le payer très très cher.
- Speaker #1
Oui, c'est sûr.
- Speaker #0
Et par rapport justement à... Aux erreurs qui sont possibles, c'est quoi qui ressortait le plus sur le podcast, selon toi, en termes d'erreurs peut-être commises par tes invités ? Je ne sais pas s'il y a un peu quelque chose de comment qui ressort là-dessus.
- Speaker #1
Écoute, cette question des gens de confiance et de l'entourage est quelque chose qui revient quand même souvent déjà, de prime abord. Je dirais aussi, moi, une erreur que je pourrais relever... enfin en fait Comment j'analyse effectivement les situations où ont été commises les erreurs ? C'est dans la prise de décision, quelque part. Souvent, ce n'est pas l'erreur en tant que telle, mais c'est un mauvais timing dans la prise de décision qui fait que ça induit un surcoût, une erreur et un surcoût. Quand la décision est prise trop tôt, quand on se dépêche, ou quand elle est prise, à contrario, trop tard et qu'on finit par faire un choix par défaut. Alors, en soi, c'est difficile de prendre la décision au bon timing, on est d'accord. Mais en tout cas, de la même façon qu'on ne se précipite pas avec les artisans, je pense qu'il ne faut quand même pas se précipiter non plus dans le projet. Il faut vraiment réfléchir, planifier, anticiper tous les détails, avoir vraiment une vision claire et précise de ce qu'on veut accomplir, que ce soit pour rénover pour soi et effectivement en allant analyser un peu ses usages, ses habitudes, comment on a envie de vivre chez soi. mais effectivement aussi quand c'est pour... quelqu'un d'autre quand on rénove pour un locataire ou pour de la location saisonnière et qu'on anticipe vraiment le projet dans son ensemble et c'est ce qui permet à mon sens de prendre les meilleures décisions au meilleur moment et le plus rapidement parce qu'on a vraiment la vision globale du projet on sait où on en est, on sait où on en est budgétairement, on en est en termes de calendrier, on sait exactement le résultat qu'on veut aller chercher et du coup la décision elle est plus facile à prendre.
- Speaker #0
Parce que c'est vrai que sur toi je sais que tu as eu des chantiers personnels aussi et sur les chantiers sur lesquels finalement tu as accompagné tes clients le côté planning du coup c'était vraiment un élément on va dire important que tu mettais en place
- Speaker #1
Oui bah ça c'est effectivement un des aspects primordial de l'accompagnement quand on se fait accompagner par un professionnel de la rénovation et qui fait effectivement une prestation de suivi de chantier c'est qu'on a un réel planning de chantier et qu'on ait une coordination des artisans pour faire en sorte que ce planning soit le plus maîtrisé possible. Après, il y a toujours des dérapages, parce qu'effectivement, l'artisan qui a un accident du travail ou je ne sais quoi, et qui ne peut pas venir, et puis derrière, les retards en cascade qu'on peut connaître, parce que ça implique les plannings des artisans qui doivent suivre. Voilà, ça arrive aussi, même avec un professionnel de l'accompagnement. mais en tout cas Ça fait quand même partie effectivement de la prestation que de pouvoir anticiper ça au mieux, de prévoir des marges aussi dans le calendrier, parce que c'est bien de prévoir une marge de budget, mais il ne faut pas non plus effectivement oublier une marge dans le calendrier pour pouvoir effectivement créer les tampons nécessaires à ce genre de rebondissement. Et c'est aussi important.
- Speaker #0
Et par rapport à ça, justement, quelle marge tu préconises sur le calendrier ? Parce que la marge de budget, je pense que ça... Ça peut dépendre peut-être du montant du chantier, mais ce serait intéressant d'avoir aussi ton avis là-dessus. C'est quoi un petit peu ce que tu préconises en termes de marge budget et puis marge calendrier ?
- Speaker #1
Écoute, sur la marge budgétaire... Moi, je trouve qu'en fait, ça dépend aussi beaucoup. Il y a plein de facteurs qui peuvent entrer dans la réflexion sur quel type de marge. Déjà, effectivement, dans les erreurs à éviter, c'est d'oublier de prévoir une marge, clairement. Et ça, pour le coup, j'en ai fait les frais personnellement. Enfin, non, ce n'est pas que j'en ai fait les frais personnellement, mais je me suis effectivement dit, ouf, heureusement que j'avais prévu une marge, parce que sinon, ça aurait été compliqué. Mais vraiment, la marge sur le budget, elle est vraiment importante. et on a toujours... tendance à la sous-estimer au départ, surtout quand on est novice. Et du coup, j'ai envie de dire la marge. Moi, j'aime bien dire qu'il y a deux facteurs. Le premier, c'est le bien, rien qu'en lui-même, l'état du bien. Et ça va étuster. C'est sûr que si on rénove un appartement des années 60, c'est pas la même chose qu'un appartement haussmanien du... Je pourrais même pas dire du XIXe siècle, on va dire. Ou une vieille ferme au fin fond de la Creuse. Enfin voilà, en fonction... Du bien et de son état, déjà, il y a quand même un niveau de vétusté et d'ancienneté à prendre en considération dans le taux de marge. Et puis, effectivement, le critère sur l'expérience aussi qu'on peut avoir, je trouve, parce qu'on ne rénove pas de la même façon quand c'est notre premier projet que quand on en a déjà deux, trois derrière soi. On est déjà un peu plus aguerri, on sait ce qui nous attend. Et donc, la marge, elle peut être aussi amoindrie quand on s'y connaît un peu mieux. Donc, entre ça et là, tu vois, moi, je dis entre 10 et 20 %. Merci. Et puis après, on applique effectivement une décote ou un bonus en fonction de son expérience ou de l'état du bien. Donc entre 12, 15, 18%. C'est difficile de donner vraiment un chiffre. Mais en tout cas, je trouve que c'est aussi des choses à prendre en considération. Ce n'est pas juste un pourcentage. Il faut prendre en considération le bien que tu rénoves et puis toi, qui tu es en tant que... Être humain qui n'a pas forcément les connaissances pour le projet dans lequel tu t'engages, qui est là pour apprendre, et tant mieux. Mais il faut aussi prendre en considération le fait que c'est la première fois et il faut peut-être prendre un peu plus de marge. Et de la même façon, un peu sur le calendrier. Le calendrier, quelque part, il impacte moins notre façon de gérer. C'est aussi en lien très étroit avec les plannings des artisans. donc moi en général sur pfff Quand je fais mon planning, j'aime bien prévoir 20%. Et puis surtout, au lieu de prévoir un pourcentage de temps, j'aime bien le regarder de manière globale comme ça. Mais surtout, quand je commence à anticiper les temps d'intervention des artisans, souvent je prévois une semaine de battement entre chaque intervention, ce qui permet de faire glisser. S'il y en a un qui a un peu de retard, un autre qui a un peu d'avance, ça permet d'optimiser au mieux.
- Speaker #0
C'est sûr qu'on essaie, on va dire, tant besoin que mal d'optimiser au mieux. Après, la rénovation dans l'ancien, il y a toujours des imprévus. L'idée, c'est de se dire, effectivement, je suis d'accord avec toi en termes de budget. C'est vrai que moi, j'ai tendance aussi à dire entre 10 et 20%. Et puis, on adapte en fonction de la complexité et en fonction de l'expérience passée. mais c'est vrai que comme tu disais c'est essentiel de prévoir cette marge d'imprévu parce que dans l'ancien il y en aura toujours On ne peut pas savoir ce qu'il y a sous un papier peint, sous un placo, malheureusement.
- Speaker #1
Il y a tellement de choses qu'on découvre seulement une fois qu'on casse. Ça, c'est sûr. C'est sûr. Même le meilleur artisan du monde ne peut pas savoir. Il n'a pas les lunettes infrarouges qui permettent de voir à travers les murs, c'est vrai.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Parfois, on se dit qu'on aimerait bien faire des sondages un peu partout avant d'acheter. Comme ça, on se prie un minimum. Mais c'est vrai que malheureusement, ce n'est pas toujours possible. Non,
- Speaker #1
c'est ça.
- Speaker #0
Et donc, parfois, ce sont les surprises. Et pareil, le calendrier, c'est vrai qu'au moins, ça permet d'avoir des délais. Alors, de mon côté, j'ai tendance plutôt à passer par des entreprises tout corps d'État. Mais c'est vrai que quand on passe de manière indépendante par plusieurs corps de métiers différents, il faut bien avoir cette souplesse-là aussi entre les différents passages.
- Speaker #1
C'est sûr que le tout corps d'État peut avoir cet avantage. Après, du coup, il n'y a qu'un seul interlocuteur. Si c'est lui qui s'en va avec la compte en question, c'est là où on se met dans l'embarras complet. Mais voilà, ça a ses avantages et ses inconvénients. Chaque scénario, effectivement, est différent.
- Speaker #0
Oui, bien sûr. Toi, tu es plutôt, du coup, effectivement, team ou équipe. plusieurs corps de métier, plusieurs artisans ?
- Speaker #1
Alors, je n'ai pas de préférence en tant que telle. Moi, je pense que ça dépend vraiment du rénovateur et de comment il a envie de mener son projet, comment il a envie de s'impliquer. Ça dépend aussi beaucoup de la région, parce qu'effectivement, selon les régions, les entrepreneurs tout corps d'État, il n'y en a pas beaucoup. On est à Paris, mais là, c'est quelque chose qu'on trouve facilement. Mais quand tu vas en province, c'est beaucoup plus difficile à trouver. Donc, parfois, tu n'as pas le choix que d'aller chercher des artisans indépendants. Donc voilà, ça dépend. Je n'ai pas personnellement de préférence, même si moi, j'ai travaillé avec les deux.
- Speaker #0
Ok. Et justement, tu as travaillé avec les deux pour tes chantiers personnels ou tu veux dire de manière générale pour tes clients aussi ?
- Speaker #1
Pour mes chantiers personnels, j'ai tendance, tu vois, j'avais jamais fait cette analyse, mais à privilégier les artisans indépendants. Probablement aussi parce qu'effectivement, souvent, au bout du compte, ça coûte un peu moins cher. Mais parce que forcément, c'est aussi à toi de gérer le chantier, de coordonner. Qui dit entreprise tout corps d'État dit grosse entreprise. Donc, ils ont aussi des charges beaucoup plus importantes qui font qu'effectivement, les tarifs sont un peu plus importants. Mais c'est pour mes clients, ça m'est arrivé d'avoir les deux. Effectivement, pour les projets clients, j'ai eu affaire à une entreprise tout corps d'État.
- Speaker #0
Donc, c'est un peu un mix au final. Et par rapport justement à tes chantiers personnels, est-ce que tu peux nous en dire un peu plus sur ces fameux projets que tu as réalisés ?
- Speaker #1
Ben écoute, oui, je suis tombée dans la marmite donc en 2012 avec ma première maison, première acquisition. Tu vois, j'étais jeune, en 2012 j'avais quoi, 26 ans, un truc de ce genre. Et là pour le coup, c'était une petite maison des années 60 avec un bon rafraîchissement. Mais maintenant, vu ce que j'ai fait ensuite, je trouve que c'était un projet relativement léger. Chacun y verra, enfin comment, il aura peut-être... pas la même analyse, mais bon, parce qu'on a quand même ouvert un mur porteur, refait une salle de bain entièrement par nous-mêmes, mais bon. Dans l'ensemble, c'était quand même, pour moi, un rafraîchissement par rapport au projet qui a suivi en 2017, là où on a effectivement rénové une grosse maison en pierre de Bourgogne, donc en Bourgogne-Sud à l'époque, entre-temps j'ai déménagé, donc du XIXe siècle, avec plusieurs maisons, enfin comme ça se faisait beaucoup en fait, à l'époque, aussi de... d'aller créer un premier corps de maison, puis ensuite tu viens ajouter un autre, et puis après un autre. Et en fait, tu avais plusieurs familles de la même famille qui vivaient dans les mêmes... Enfin, dans les espaces un peu comme ça de la maison. Et donc ça, c'était en 2017. Grosse maison, on a tout refait. Là, pour le coup, de fond en comble, avec des artisans, pour tout ce qui était vraiment très technique.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et on a aussi beaucoup fait par nous-mêmes, d'où mes heures et mes kilomètres de vente à le vent. Pendant deux ans et demi, tous nos congés, tous nos week-ends et en même temps qu'on devenait parents. Donc effectivement, c'était une sacrée aventure. Mais c'est grâce à elle que j'ai vraiment pris le virus de la réno pour le coup. Et puis maintenant, on a revendu cette maison il n'y a pas si longtemps. On a choisi de déménager en pays de la Loire, au bord de la mer, au bord de l'océan Atlantique. On me taperait sur les doigts si on savait que je disais la mer. Mais mon conjoint est breton, alors c'est pour ça qu'il faut vraiment dire l'océan Atlantique. L'océan, en tout cas. Au bord de l'océan. Et donc là, on se relance dans notre troisième rénovation. Et là, pour le coup, c'est encore un peu différent. C'est une maison des années 80, qui ne nécessite pas autant de travaux que celle qu'on a fait en Bourgogne. Parce que pour le coup, aussi, on a adoré. Mais ça nous a aussi un peu vaccinés, dans le sens où c'était quand même vraiment... Beaucoup. Un engagement immense et personnel et physiquement, en plus du fait d'avoir les enfants qui arrivent en parallèle. Aujourd'hui, avec effectivement plus nos vies professionnelles qui se sont encore aussi accélérées, on n'aurait pas eu le temps de se relancer dans une réno comme celle-ci.
- Speaker #0
Peut-être moi l'envie, mais mon conjoint pas forcément. Donc il fallait trouver un entre-deux. Donc là, c'est une maison des années 80 où il y a quand même pas mal de choses à faire. Mais déjà, on a choisi de déléguer beaucoup plus. Et puis d'étaler dans le temps. C'est quand même une maison habitable. Donc là, pour le coup, on prend le temps, on vit les espaces. Et puis parce que dans l'idée, c'est notre maison pour toujours. Donc, on prend vraiment le temps de bien réfléchir, d'avoir cette vision globale pour s'engager dans des travaux vraiment pertinents à tous les niveaux et évolutifs aussi dans l'idée où on sera encore là dans 10, dans 20 ans.
- Speaker #1
Oui, bien sûr. C'est génial parce que c'est vrai qu'en fait, vous avez finalement à chaque fois rénové, on va dire, la résidence principale. J'imagine que derrière, potentiellement, il y a peut-être une plus-value aussi qui a été générée parce que... C'est aussi l'avantage, on va dire, des travaux. C'est non seulement source de confort et de plaisir pour nous-mêmes parce qu'on y vit, mais aussi parce que derrière, finalement, quand on revend, ça permet aussi d'encocher une puissance.
- Speaker #0
C'est un bon bonus. D'accomplissement personnel aussi, quand même, de faire quelque chose de ses mains. C'est quand même très chouette aussi. Mais c'est sûr que, clairement, si on n'avait pas eu ces précédents projets, on n'aurait jamais pu se payer cette maison au bord de l'océan, vue sur l'océan, clairement. Donc, c'est grâce à ces investissements en RP qu'on a pu faire une plus-value à chaque fois et se permettre l'acquisition de cette dernière maison.
- Speaker #1
Ça permet un peu cet effet boule de neige, on va dire. Et par rapport justement à cette maison en Bourgogne, tu parlais de parties techniques que vous avez déléguées aux artisans. Est-ce qu'il y a eu du structurel ? Est-ce qu'il y a eu des sujets ? Vraiment très gros œuvres,
- Speaker #0
on va dire. Oui. Comme on a tout refait, comme c'était vraiment, comme je te disais, des petites maisons en pierre à coller les unes aux autres, c'était quand même très contraint. Alors même si aujourd'hui, je pense, je ne referai pas les espaces et les travaux de la même façon, mais malgré tout, à l'époque, on a choisi effectivement d'ouvrir beaucoup, de casser donc beaucoup de porteurs. Et donc, il y avait quand même des vrais enjeux structurels. qu'on a délégué, évidemment, parce que pour le coup, on n'avait jamais fait de travaux de cette envergure, et puis même, quoi qu'il en soit, je conseille toujours de déléguer le structurel, évidemment. Mais oui, voilà, on a beaucoup délégué les travaux très techniques, donc la maçonnerie de le Grosse Oeuvre, tout ce qui est échappe, on a aussi délégué la plomberie, on a délégué la terrasse, le ravalement.
- Speaker #1
Vous avez vraiment fait Merci.
- Speaker #0
Mais oui, pour le reste, l'électricité, c'était nous. L'isolation, le placo, puis tous les revêtements, les sanitaires, la salle de bain-cuisine, aménagement, effectivement. Et puis après, tout ce qui va bien, la peinture, les sols. Et quand on est là, c'est déjà très bien.
- Speaker #1
C'est déjà très bien. Et c'est vrai que vous aviez déjà un petit peu des connaissances, des compétences acquises avec... la première résidence principale. Mais de base, c'est vrai que tu n'étais pas forcément dans le bâtiment. Vous avez appris quoi avec des tutos ?
- Speaker #0
Je réfléchis en même temps. Pour l'électricité, clairement. Alors, ce n'est pas du tout ma partie. Mais quoi que, avec cette dernière rénovation, la troisième, j'ai mis la main à la patte. J'ai quand même passé des gaines et tout. J'ai compris un peu comment l'électricité fonctionnait, ce qui me permet aujourd'hui d'avoir des vraies conversations avec mon électricien. J'adore. Mais voilà, ce n'est pas ma partie, mais pour le coup, c'est la partie de mon conjoint qui lui a en fait, à la base, une formation initiale en électronique. Et ce qui lui a permis en fait, effectivement, de pouvoir se lancer dans l'électricité. Il avait déjà fait des chantiers d'électricité en job d'été, tu sais, quand il était ado. Bon, ce n'est pas du tout son métier aujourd'hui, mais en tout cas, c'était quand même des connaissances qu'il avait. et surtout en fait... Ce qui nous a permis d'avancer et qui nous permet encore souvent d'avancer, c'est mon beau-père qui avait déjà rénové sa maison, avait déjà eu pas mal d'expériences de rénovation, qui était très bon bricoleur et qui clairement nous a sauvé la vie en faisant trois heures de route un week-end sur deux pour venir nous aider et nous montrer, effectivement nous apprendre. c'est lui qui m'a appris à faire des enduits et des bandes à joint pour le coup, et qui lui est professeur en électro... technique. Donc, pareil, l'électricité, c'était un sujet qu'il maîtrisait très bien. Donc, voilà, en plus de savoir bien bricoler de manière générale. Donc, c'est grâce à lui, en fait, plus que les tutos en tant que tel, finalement.
- Speaker #1
Oui, c'est pas mal d'avoir effectivement un mentor, on va dire, avec soi pour nous montrer les bons gestes. Je pense que l'électricité, ça doit faire partie quand même des postes qui font un peu peur, entre guillemets, quand on fait de la réno soi-même. Et au final, De ce que j'ai l'impression, c'est une fois que tu comprends un petit peu la manière dont ça fonctionne, c'est quand même beaucoup plus simple parce qu'il y a un côté un peu logique.
- Speaker #0
Oui, effectivement, c'est très logique. Puis, il y a aussi des bouquins qui l'expliquent très bien. Après, je pense qu'il faut quand même vraiment avoir l'envie. Enfin, comme tous les travaux d'ailleurs, il faut avoir l'envie, il faut être motivé. À partir du moment où on a la motivation, rien n'est impossible. Mais bon, on touche quand même à quelque chose de technique et de sécuritaire. Donc, c'est vrai que c'est des travaux, moi... je conseille de se lancer dedans quand vraiment on le sent. Soit parce qu'on a des connaissances un peu de base, soit vraiment parce qu'on a envie d'apprendre. Ce n'est pas comme effectivement se lancer dans des rails et du placo où là, c'est plus comme du Lego, il faut y aller. Mais il n'y a rien de fondamentalement technique ou effectivement dangereux.
- Speaker #1
Oui, bien sûr. Mais c'est vrai que le côté finalement où tu as pu toucher un peu à tout, C'est ça aussi qui te permet de pouvoir en discuter, comme tu le disais, avec les artisans. Ah oui. Et c'est vrai que c'est super utile de ce point de vue-là. Moi, j'avoue, comme je le disais, je ne sais pas faire beaucoup de choses pour l'instant, en tout cas en rénovation. Mais c'est vrai que le fait de savoir faire ou d'avoir touché un peu à tout, ça te permet de fluidifier, on va dire, les dialogues que tu peux avoir avec les différents corps de métier. C'est ça.
- Speaker #0
Et puis même quand on n'a pas forcément touché, mais quand on est quand même sur le chantier. Il y a plein de choses que je n'ai pas faites, mais que j'ai vu faire au quotidien, que ce soit par mon conjoint ou mon beau-père, parce que c'était eux qui étaient sur le sujet. De toute façon, sur les chantiers, il y a toujours des destinées, je disais, il y a des prédestinations, plutôt, à certains travaux. Et puis après, on a des rôles. Et donc, on maîtrise un truc, donc on va jusqu'au bout et on devient le chef de la partie en question. Mais il n'empêche que... Tu vois les autres à côté faire et donc effectivement, tu comprends mieux pourquoi. Tu comprends les interactions, pourquoi ça nécessite une coordination. Où sont les points d'attention ? Et ça aide clairement effectivement dans son projet ou quand on accompagne les autres après. Et quand on devient professionnel, c'est sûr que le suivi de chantier, il y a quelque chose de très théorique. Mais en même temps, quand on n'a pas mis les mains dedans, ça reste théorique. C'est bien quand même, à un moment, je trouve, d'avoir testé par soi-même.
- Speaker #1
Oui, c'est sûr. Et alors, toi qui as fait tellement de bandes, justement, tu faisais bandes et enjeux, est-ce que tu as un petit peu des astuces à nous partager sur le sujet ? Parce que tu en as tellement fait, j'imagine que tu maîtrises ces sujets-là.
- Speaker #0
Écoute, pour le coup, moi, j'ai regardé pas mal de tutos. Il y a quand même pas mal de chaînes YouTube où tu peux trouver des trucs, des astuces. Et puis, tu vois, les bandes, ça commence à remonter. Moi, je crois qu'un truc que j'aimais bien faire, surtout, c'était sur les angles. Je ne sais plus, je crois que je passais mes bandes dans l'eau avant parce que sinon, ça cloquait. Enfin, il y avait un truc comme ça. Mais bon, tu vois, je me suis rendue très bien pour le coup. Après, quelque part aussi, moi, je l'ai fait un peu à l'ancienne. Tu vois, c'était 2017-2018. Et entre-temps, il y a eu quand même des grosses innovations, notamment sur les spatules. Je vais citer une marque, l'outil Parfait, qui a créé la Parfait Lisse. Et pour le coup, qui a quand même vraiment facilité le geste. Et donc, encore une fois, bien s'entourer, mais c'est aussi bien s'équiper. C'est quand même vraiment toujours plus facile quand on a les bons outils. Et puis ça, en réno, c'est quand même indispensable d'avoir les bons outils. On s'en rend compte. très rapidement, mais ça vaut le coup. Ça vaut pour n'importe quel domaine. J'ai fait beaucoup de pâtisserie. C'est pareil, il faut bien s'équiper pour avancer sereinement et faire du bon travail.
- Speaker #1
C'est sûr. Je pense que ça, c'est aussi une des clés à retenir en rénovation. Bien s'entourer, bien s'équiper. Comme tu disais, c'est vrai que dans le temps, les outils et les techniques évoluent. C'est bien de se tenir à la page. C'est vrai que ça aide forcément d'avoir heureux. un coup de main de la famille, des amis. Mais quand ils ont des références peut-être un peu lointaines dans le passé, c'est intéressant aussi de poser des questions aux experts techniques. Il y a plein de marques qui ont des experts techniques à disposition à qui on peut poser des questions et au moins se tenir à la page pour partir dans la bonne direction.
- Speaker #0
C'est vrai. Mon beau-père, justement, sur le chantier, il avait une expression que j'aime bien. revenir comme ça et qui est très parlante, il nous disait toujours, le pingre paye toujours deux fois. Et sur le chantier, c'est tellement vrai. Et pourtant, quand tu vas dans les magasins de bricolage, avec tous ces allers-retours que tu fais dans les magasins de bricolage, parce que clairement, tu connais les rayons par cœur au bout du compte, t'as toujours envie de prendre la boîte de vis qui est moins chère, l'assis, enfin, tu sais, les petits, tout ce qui est consommable, en fait, que tu t'achètes sans cesse. Mais en fait, tu te rends vite compte qu'effectivement, si tu ne prends pas des matériaux de qualité, tu reviens au magasin. Parce que finalement, ça ne fonctionne pas.
- Speaker #1
Oui, c'est sûr. Et tu vois, je n'aurais pas pensé effectivement aux vis, par exemple, que même les vis pouvaient avoir un impact. Ah,
- Speaker #0
ben si, mais si, clairement. Les vis à placo, par exemple. Alors, surtout pas prendre le premier prix. Ah, ben si.
- Speaker #1
Oui, je sens qu'il y a un petit peu du vécu.
- Speaker #0
Ah, oui, oui. Non, mais clairement. pour tout, les vis, les chevilles, il ne faut pas prendre le premier prix, il vaut mieux prendre de la qualité, donc souvent c'est de la marque, effectivement.
- Speaker #1
Parce que ça ne tenait pas, en fait, c'est ça ?
- Speaker #0
Ou c'est les pas de vis aussi qui sont pas, je ne sais pas,
- Speaker #1
pas bien moulés ?
- Speaker #0
Ça ne fonctionne pas bien, ça ne rentre pas comme il faut. Le matériau, une vis à placo, il faut qu'elle puisse vraiment transpercer ton rail, surtout. Et en fait, si ce n'est pas de la bonne qualité, tu as beau essayer de percer, alors qu'une qui est de bonne qualité, direct, ça rentre comme dans du beurre.
- Speaker #1
C'est vrai que ce sont des détails qui sont très importants. Parce que tu vois, moi, je pensais tout de suite aux matériaux classiques, type la peinture, parce que c'est pareil, une peinture de mauvaise qualité,
- Speaker #0
tu as l'enduit qui vient avec, en général.
- Speaker #1
Et c'est vrai qu'après, même les tout petits consommables, effectivement, il faut faire attention à la qualité. C'est une très bonne remarque, je trouve, parce que je n'y aurais pas forcément pensé. Et au final, c'est important de ne pas léser là-dessus, on va dire.
- Speaker #0
Disons qu'on fait l'erreur une fois et puis après, on se compte pas deux. Voilà, c'est ça.
- Speaker #1
Et donc, par rapport... Justement, je pense que ça, c'était vraiment, effectivement, la maison Hambourgaine, le plus gros chantier que vous ayez eu. Est-ce qu'il y a finalement des enseignements un peu majeurs que tu as tirés de ce chantier-là ?
- Speaker #0
Écoute, clairement, j'ai parlé de la marge, mais oui, heureusement qu'on a eu la marge, parce qu'au bout du compte, on a dû refaire notre toiture, ce n'était pas du tout prévu. Heureusement qu'on avait cette marge, elle a été aspirée d'un seul coup, tu vois, clairement. Parce que la toiture,
- Speaker #1
c'est vrai que ça coûte cher en plus.
- Speaker #0
Ah bah oui, tout de suite, c'est un billet de 20-25 000. Enfin, ça dépend des tortures, évidemment. Mais pour nous, c'était un gros billet de 20-25 000 à l'époque. Puis c'était avant le Covid, donc entre-temps, voilà. Mais je dirais aussi, oui, écoute, un peu dans la réflexion, je parlais, il y a la vision globale. Il faut bien prendre le temps d'avoir une vision globale pour penser ces espaces et comment on a envie de se sentir dans ces espaces. Et pas se précipiter, mais ça, je l'ai déjà dit. Mais sinon, je pense aussi que ce que je dirais, enfin, ce que je te disais, je ferais peut-être les choses autrement aujourd'hui. Et je fais en fait, non, c'est même pas je ferais peut-être, c'est je fais les choses autrement aujourd'hui dans cette nouvelle réno. J'ai essayé de penser beaucoup plus avec l'existant, en fait, parce qu'effectivement, quand tu ne connais pas, pareil, tu te lances sans trop savoir. Tu ne sais pas combien ça coûte. Tu imagines, tu te projettes. Les artisans, c'est les premiers à vouloir tout péter.
- Speaker #1
tu rentres,
- Speaker #0
tu veux tout casser tu veux tout ouvrir, tu veux tout changer sauf qu'en fait, dès que tu casses le moindre morceau de quelque chose c'est x10 sur ton budget parce qu'effectivement démolir en tant que tel ça coûte rien, quasi, parce qu'en plus tu peux le faire toi-même mais par contre quand il s'agit de reconstruire dessus là pour le coup ça va probablement impacter tous les corps d'état de ton chantier et donc c'est énormément de dépenses Donc, effectivement, moi, j'ai regretté d'avoir trop cassé. Et aujourd'hui, et que ce soit même dans mes projets clients, j'essayais quand même davantage de réfléchir avec l'existant parce que finalement, je me suis rendu compte aussi qu'il n'y a jamais qu'une seule façon de faire. Il y a toujours plein de scénarios possibles d'aménagement. Et une fois que tu as bien identifié justement tes usages, tes besoins, tes habitudes, il y a toujours plusieurs réponses. Tu n'as pas forcément toujours besoin de casser. Donc, j'invite vraiment à réfléchir à ça. C'est un enseignement que j'ai vraiment réfléchi de cette réno et que je projette dans cette nouvelle réno où on a quasiment... presque pas cassé, où vraiment l'idée, c'est de faire en sorte de s'accommoder de l'existant pour faire en sorte que ça s'adapte à notre façon de vivre. Et donc, en ce sens, ça limite aussi les travaux et donc le budget.
- Speaker #1
Je trouve que c'est hyper intéressant parce que c'est une vision des choses différentes. C'est vrai qu'on a tendance, comme tu disais, les artisans à dire, bon voilà, on démolit tout. Et puis même nous, parfois, En fait, on se projette beaucoup, tu vois, on imagine tout de suite quelque chose et donc on se dit, on va péter telle et telle cloison, etc. Et c'est une autre manière de voir les choses, je trouve, de se dire, je vais effectivement partir de l'existant et essayer de réimaginer quand même les espaces au final, sans pour autant déplacer les cloisons ou les murs porteurs. Et c'est vrai que, oui, effectivement, dès qu'on casse un mur porteur... Voilà,
- Speaker #0
il faut penser au côté structurel, faire des calculs, potentiellement rajouter des poteaux, des choses comme ça, et tout de suite. Puis t'es pas à l'abri effectivement de faire des modifications électriques, sans parler du sol dans lequel tu vas avoir un énorme trou, enfin tu vois le placo qu'il va falloir refaire tout autour pour faire propre, enfin voilà, il y a vraiment énormément, ça entraîne énormément de travaux. Et puis là on parle juste d'un mur porteur, mais si tu... tu commences aussi à imaginer déplacer une pièce technique. Là, on est encore sur un next step du niveau de travaux, effectivement.
- Speaker #1
Et oui, on pense au WC, par exemple.
- Speaker #0
Ah bah oui, l'essai, clairement, on est sur des problèmes d'évacuation. Parce que passer un tuyau de 10, 12, ce n'est pas possible partout. Mais même juste une cuisine, des fois, c'est vrai que ça coûte très cher d'aller déplacer une cuisine.
- Speaker #1
Oui. On ne s'en rend pas forcément compte, effectivement, mais c'est vrai qu'il n'y a pas forcément besoin, au final, de tout démolir pour tout refaire et rénover. Et en tout cas, quand on veut aborder une approche plus économique,
- Speaker #0
c'est vrai que... Et plus écologique.
- Speaker #1
Et plus écologique aussi.
- Speaker #0
Parce qu'on est quand même en 2026. Et effectivement... casser des matériaux existants pour aller prendre les ressources et mettre des matériaux neufs, aujourd'hui, est-ce que c'est quand même vraiment une chose à faire ? Probablement. Il y a plein de projets qui le justifient et qu'il faut le faire. Mais c'est vrai que moi, j'aime bien aussi avoir cette façon de lire les projets et de se poser les bonnes questions avant de tout casser sans se poser de questions. Imaginez, il n'y a pas... Une autre façon de faire, est-ce qu'on peut aboutir au même résultat d'usage sans avoir à faire autant de travaux ? C'est vrai que ça fait du bien aux porte-monnaies, mais c'est la planète qui nous dit merci.
- Speaker #1
Aussi, effectivement. Et je pense qu'il y a aussi cet aspect de se dire, parfois le bâtiment, en fonction de l'ancienneté, potentiellement il y a des murs qui sont devenus porteurs avec le temps et on ne l'identifie pas forcément en tant que tel tout de suite. Mais plus une fois qu'on l'a démoli et qu'on se rend compte qu'il y a un déséquilibre dans la structure. Et voilà.
- Speaker #0
C'est ça que les fous de l'air apparaissent.
- Speaker #1
Et ça peut être effectivement très coûteux. Donc, c'est vrai que prendre en compte son environnement finalement dans la rénovation, c'est un vrai sujet à ne pas minimiser, à vrai dire. On peut le dire comme ça. Et alors, par rapport à toutes les rénovations que tu as pu accompagner, alors plus du côté client au final,
- Speaker #0
parce que c'est surtout des particuliers que tu accompagnais en archi d'intérieur ou il y avait aussi des pros ? J'ai accompagné quasi uniquement des particuliers ou quand il s'agissait de pros, c'était quand même des projets qui peuvent s'apparenter à du particulier parce que c'était plus pour des gîtes ou des chambres d'hôtes. Donc en soi, dans la conception, on pense les espaces un peu de la même façon. Mais donc oui, c'était quand même principalement de la résidence principale ou résidence secondaire.
- Speaker #1
Et alors par rapport à ça ? Euh... Il y avait peut-être des erreurs un peu communes. Alors, je reviens sur ce côté erreur, mais parce que je sais que souvent, on peut s'identifier à ça au niveau des auditeurs. Et c'est toujours des apprentissages aussi de se dire, est-ce que tu avais des clients particuliers qui commettaient un peu toujours la même erreur ? Alors, ça peut être au niveau de l'aménagement ou ça peut être au niveau du suivi de chantier. Je ne sais pas s'il y a quelque chose qui te vient en tête.
- Speaker #0
Bah écoute... que ce soit les clients, que ce soit les invités podcast, je pense que tous peuvent dire qu'ils ont tous minimisé et le budget, et le temps, et la charge mentale, et la fatigue décisionnelle que ça représente. C'est vrai que rénover, c'est quand même 10 décisions par jour, 10 000 décisions par projet. C'est quand même quelque chose d'assez prenant. Clairement, la fatigue que ça peut générer, c'est quelque chose qui est vraiment minimisé. Je dirais aussi que l'impact que ça peut avoir sur le couple ou sur l'humain qu'on est en tant que tel, dans le sens où une réno est autant technique. humaine et émotionnelle. Il faut vraiment s'attendre à être chamboulé par un projet de réno. Il n'y a quand même pas un projet de réno qui, en général, nous laisse intact. Et ça, c'est pareil. Ce n'est pas que c'est une erreur, mais c'est quelque chose qu'on n'anticipe pas tant qu'on ne l'a pas vécu. On ne peut pas se rendre compte du stress que ça peut générer et comment ça va impacter son quotidien.
- Speaker #1
C'est vrai que je pense que globalement, on a toujours tendance à sous-estimer toute cette cette partie-là, parce qu'on ne connaît pas au final, tant qu'on n'y a pas été confronté. Et puis, c'est vrai qu'il y a aussi ce côté, finalement, où pendant qu'on vit le chantier, on est sous pression, sous stress, c'est de la fatigue. On se dit parfois, plus jamais.
- Speaker #0
On se le dit un peu à chaque fois, puis après, on recommence.
- Speaker #1
Parce qu'on a tendance à oublier, je pense. On finit un chantier, et puis, quelques temps après, on se dit, finalement, est-ce qu'on ne le reprend pas ? Merci.
- Speaker #0
Oui, mais parce qu'il y a aussi tellement de bons côtés.
- Speaker #1
Ça nous manquerait un peu, tu vois.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Et donc, en termes d'aménagement, parce que je sais que c'est un côté aussi, forcément, que tu mets beaucoup en avant sur le podcast, parce que le côté architecte d'intérieur, c'est ça aussi, finalement, c'est d'imaginer les espaces et de les optimiser. Par rapport à tout ce qui est, par exemple, salle de bain, tu vois, vu que c'est un poste quand même, je pense, assez... coûteux au final dans une rénovation. Tu as un peu des recommandations d'assemblage au niveau par exemple des matériaux pour en faire une pièce un peu maîtresse, mais tout en maîtrisant ses coûts et sans exploser le budget ?
- Speaker #0
Si je me positionne du coup en tant qu'investisseur, parce qu'effectivement la réflexion n'est pas la même quand on rénove pour soi ou quand on rénove pour les autres. L'idée à mon sens, c'est que C'est quand même de faire quelque chose qui va plaire au plus grand nombre, puisque naturellement, on va soit revendre, soit avoir un locataire ou de multiples locataires, je ne sais pas. Mais en tout cas, l'idée, c'est quand même de plaire. Donc, moi, j'aurais tendance plutôt à privilégier effectivement quelque chose qui va plaire au plus grand nombre et qui soit plutôt intemporel, qui va effectivement traverser les âges comme ça et donc pas trop se laisser non plus influencer par les tendances du moment, parce qu'on sait que ça se démodifie. Très vite. Donc, effectivement, pour ça, la salle de bain, ça doit rester un espace cocon, un espace zen, quelque chose de très accueillant, d'enveloppant. Donc, on aime bien associer effectivement les tons clairs et lumineux pour avoir l'impression d'y voir quelque chose quand même, surtout quand c'est une pièce aveugle. Donc, plutôt dans les blancs chauds ou les beiges. Et puis, ça se marie forcément très bien avec le bois pour apporter un peu de chaleur et apporter ce côté un peu spa. de façon assez simple et efficace, j'ai envie de dire. Après, pour ce qui est des économies qu'on peut faire dans une salle de bain, moi, je trouve qu'il y a quand même... L'arnaque du siècle se trouve dans la salle de bain. Les meubles de salle de bain, parce qu'en plus, les meubles de salle de bain, il ne faut pas prendre du cheap, sinon c'est clair que tu remplaces au bout de deux ans, parce que c'est brinque-ballant, tout ce qu'on veut. Donc, Si tu veux un bon meuble de salle de bain, il faut mettre le paquet en termes de budget. Et souvent, c'est quand même vraiment très cher. Donc, c'est vrai que moi, je trouve ça horripilant à quel point c'est cher un meuble de salle de bain. Souvent, moi, je préfère créer un meuble maçonné, tu vois, avec du béton cellulaire qu'on recouvre d'une jolie faïence et puis sur laquelle tu viens poser une vasque en céramique. Ça fait un effet... Enfin, esthétiquement, c'est très beau, ça coûte beaucoup moins cher. Et puis dans le temps, c'est solide, donc ça dure.
- Speaker #1
Ah oui, ok. Effectivement, c'est vrai que ça peut être hyper joli. Et tu vois, je n'aurais pas forcément pensé que c'était moins cher. Alors, parce que je ne l'ai jamais fait personnellement. Mais je trouve qu'autant partir sur une idée beaucoup plus originale et créative comme ça, plutôt que de payer un meuble des centaines et des centaines d'euros. Parce que c'est vrai que ça peut monter très, très vite.
- Speaker #0
Ça se compte même en milliers d'euros parfois. Donc, c'est vrai qu'un bon meuble de salle de bain, tu dépasses le millier d'euros. Ça, c'est sûr. Mais après, pareil, en termes de budget, ça dépend si c'est toi qui fais ou si tu fais faire. Toujours, ça coûte forcément plus cher de le faire faire par un artisan que si c'est toi qui fais le meuble en question, nécessairement. Mais dans l'ensemble, oui, ça peut coûter vraiment moins cher.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai que c'est le point au final sur lequel on peut... On peut jouer et après, bien sûr, voilà... comme on disait tout à l'heure, ne partez pas sur des matériaux et des carrelages à un prix vraiment trop faible, sous peine d'avoir des surprises derrière, même peut-être au niveau tout simplement de la pose, du carrelage qui se désagrège, qui se fissure, qui se casse, etc. Ça existe aussi.
- Speaker #0
Sur les carrelages, comme petite astuce, j'aurais envie de dire, pour aller sur un bon carrelage, pas non plus trop onéreux de ne pas privilégier ni le format trop petit mosaïque ni le XXL parce que les deux ça coûte plus cher en fourniture et ça coûte plus cher en pause deux trois fois plus cher en pause donc naturellement si tu veux faire des économies dans la salle de bain il vaut mieux choisir un format relativement standard qui va bien oui c'est ça intermédiaire au final et que si tu peux même tu vois même dans l'idée d'harmoniser moi j'aime bien faire ça aussi c'est plus simple Mais c'est plus simple à penser, mais c'est aussi, ça va te faire faire des économies quand tu vas prendre une même référence et que tu vas aller la décliner dans plusieurs espaces. Par exemple, effectivement, la crédence d'une cuisine et l'intérieur d'une douche. Ça permet effectivement d'avoir une seule commande, les frais de livraison qui arrivent qu'une fois, les 10% de pertes que tu ne comptes qu'une seule fois. Enfin, il y a plein d'endroits où effectivement, ça va faire une sorte d'économie d'échelle et le fait d'avoir, de minimiser le nombre de références. que tu as sur ton chantier, ça te coûtera moins cher au bout du compte.
- Speaker #1
Et oui, c'est vrai que c'est une sacrée astuce à laquelle je n'avais jamais pensé. C'est marrant, mais c'est vrai qu'on a toujours tendance à se dire, je pense, je mets telle ambiance dans la cuisine, telle ambiance dans la salle de bain. Tu sais, tu ne sais pas un peu.
- Speaker #0
Mais justement, d'où la vision globale. Il faut vraiment voir son projet, en tout cas vraiment quand c'est pour soi et quand on veut l'habiter pour soi ou de soi, sa famille. y construire ses souvenirs, voir grandir ses enfants, ça n'a quand même pas la même saveur, si on peut dire. Et pour ça, il faut vraiment le penser de manière globale, et pas comme une succession de pièces indépendantes. Effectivement, c'est comme ça qu'on crée l'harmonie et ce sentiment d'apaisement. C'est aussi parce que les espaces se répondent, finalement. Tu crées un fil conducteur, un fil rouge entre les espaces. Et c'est pour ça que c'est agréable. Et oui,
- Speaker #1
et en plus, Ça permet de faire des économies d'échelle. Et en plus,
- Speaker #0
ça permet de faire des économies, effectivement.
- Speaker #1
Et oui, c'est vrai, cette jonction entre finalement la crédence de la cuisine et de la salle de bain, je trouve que c'est un super moyen de faire des économies. Donc, merci pour cette astuce.
- Speaker #0
Avec plaisir.
- Speaker #1
Ce qui, je pense, parlera aussi au plus grand nombre. Et alors, justement, question cuisine. Y a-t-il des matériaux que tu préconises et d'autres que vraiment tu...
- Speaker #0
Oui, alors écoute, sur la cuisine, pareil, si on se place du point de vue de l'investisseur qui veut faire un entretien le moins régulièrement possible, on n'a pas envie d'être appelé tous les quatre matins par son locataire parce qu'il faut remplacer ou parce que c'est abîmé. Donc, effectivement, il faut penser à des choix durables qui s'entretiennent facilement. Et donc, pour le coup, c'est ne pas forcément faire le choix du premier prix, clairement. Il y a certaines choses sur lesquelles il vaut mieux mettre la qualité parce que ça assure effectivement une durabilité dans le temps. Notamment, je pense, dans la cuisine en tout cas, je vais principalement penser à la robinetterie déjà. Mais ça va aussi sur la salle de bain. La robinetterie, clairement, on ne lésine pas sur la qualité et surtout avec des locataires. Parce que là, on est sûr qu'effectivement, tous les deux ans, on change. Mais aussi pour la cuisine, le plan de travail, c'est ce qui est le plus sollicité. Contrairement aux façades où là, on peut avoir plus de liberté. Le plan de travail, pour moi, il faut vraiment que ce soit quelque chose de solide, qui ne va pas s'abîmer facilement, qui ne va pas se rayer. Donc, quoi qu'il en soit, pour tout le monde, moi, j'exècre les plans de travail en stratifié, aussi parce que c'est du plastique et que, notamment, ce n'est pas très bon pour la planète ou quoi qu'on en dise. Je vais plutôt, effectivement, aller chercher des matériaux durables et quand même pas luxueux. Donc, on va oublier le silestone, le marbre, la jolie pierre, le deckton, qui sont magnifiques. Mais si on est là pour investir, pour ne pas utiliser ce plan de travail, c'est dommage. Moi, j'aime bien regarder du côté du granit quand même, parce que le granit, les plans de travail en granit... C'est souvent vu comme quelque chose d'ultra vieillot. Et en fait, il y a des plantes travaillant granite qui sont très sympas, notamment qui sont un peu très noires et qui pour le coup ne sont pas si chères. Parce que le granite, c'est quand même dans le catalogue de pierres naturelles, c'est quand même la pierre qui est quand même la moins onéreuse en principe de base et qui est très dure, donc effectivement très solide. Donc le granite, moi j'aime bien. Surtout que maintenant, on a quand même des façons de polir naturellement. Les plans de travail en pierre, il y a de multiples finitions possibles. Donc, il y a forcément quelque chose qui va nous convenir. J'aime bien aussi, pareil, reproduire un peu le plan. On parlait du meuble vasque carrelé. Moi, j'adore les plans de travail carrelés. Par contre, là, il faut un grès-céramique. Il faut faire attention à ne pas prendre une faïence en pâte blanche ou en céramique parce que c'est trop fragile. Il faut vraiment un grès-céramique. Et du coup, tu peux effectivement recouvrir un panneau en médium de carreaux. Ça fait très bien l'affaire, c'est super chouette. En plus, là, tu as en principe beaucoup de possibilités, beaucoup de choix possibles à partir du moment où on est en graisse et rame. Et puis, on peut jouer sur la couleur des joints, etc. C'est sympa. Ou alors aussi, moi j'aime bien regarder du côté de l'inox parce que l'inox, ce n'est pas si cher. Et pour le coup, c'est un matériau qui s'entretient très facilement, qui est quand même un peu plus fragile que les autres, qui peut se rayer, mais même si c'est un peu rayé, ça va se patiner avec le temps. Et donc du coup, ça vieillit bien quand même dans l'ensemble.
- Speaker #1
Ah oui, alors c'est vrai que Linux, j'ai tendance à associer ça beaucoup aux cuisines pro.
- Speaker #0
C'est bien pour ça d'ailleurs qu'elles sont utilisées dans les cuisines pro. Seulement aussi parce que c'est très hygiénique, mais parce que du coup, ça s'entretient extrêmement bien, c'est solide, ça dure dans le temps.
- Speaker #1
Ah ouais, c'est vrai que... Pareil, je pense que c'est un peu une fausse croyance. Tu sais, tu l'associes à quelque chose et donc du coup, tu ne te dis pas qu'on pourrait le mettre dans une cuisine de particuliers, entre guillemets.
- Speaker #0
Ah mais c'est très chouette en même temps, associé à des façades en bois. C'est magnifique !
- Speaker #1
Ah ouais, ça donne beaucoup à réfléchir, je trouve. Et pour revenir au granit, effectivement, nous, c'est ce qu'on a chez nous. Parce que de base, en fait, on était parti sur un autre type de plan de travail, mais le cuisiniste s'est planté plusieurs fois. pour compenser. Finalement, il a fini par nous offrir le plan de travail en granit.
- Speaker #0
Ah oui, carrément. D'accord, il s'est bien planté quand même.
- Speaker #1
Bien, bien planté, oui. Et donc, c'est vrai que du coup, on l'a eu, on va dire, entre guillemets, pas vraiment gratuitement, mais avec une belle remise. Et c'est vrai que c'est très pratique. Moi, j'adore et je trouve ça très, très joli. Donc, c'est vrai que c'est une bonne option aussi. Merci pour tous ces partages sur les matériaux. Et alors, en termes d'aménagement et d'optimisation espace, parce que je sais que c'est aussi un de tes sujets. C'est vrai qu'aujourd'hui, comme on le disait, on a tendance à démolir beaucoup de cloisons. Donc, à ouvrir la cuisine sur le salon.
- Speaker #0
Ah oui, c'est sûr.
- Speaker #1
Et alors...
- Speaker #0
J'ai fait un épisode, d'ailleurs, sur le sujet. Cuisine ouverte ou cuisine fermée ?
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
Et j'explique pourquoi j'ai choisi la cuisine fermée dans mon dernier projet.
- Speaker #1
Exactement, et c'est pour ça que je voulais venir justement sur ce sujet-là parce que je sais que tu vas plutôt, alors entre guillemets à contre-courant si je puis dire, parce que c'est vrai qu'aujourd'hui on voit beaucoup de cuisines ouvertes. Est-ce que tu pourrais justement nous en dire un petit peu plus là-dessus ?
- Speaker #0
Je sais qu'il y a l'épisode complet sur le sujet mais peut-être tu vois en quelques minutes pourquoi t'as fait ce choix-là. Alors c'est quand même très lié à notre mode de vie, on en revient toujours à la même chose. Bien savoir comment on habite les espaces... qui on est et quelles sont nos habitudes, ce qu'on a envie de vivre dans sa maison. Nous en fait on s'est rendu compte au bout de toutes ces années de cohabitation qu'on n'avait pas les mêmes rythmes notamment le matin. Mon compagnon il est très très lève tôt pour le coup moi je suis plutôt une grosse dormeuse. Donc il aime pouvoir se lever à 5 heures du matin s'il le souhaite et commencer sa journée. D'une part et puis nos enfants sont comme lui. Donc, naturellement, très tôt le matin, il y a beaucoup de bruit. Il y avait quand même vraiment cette question des rythmes et du bruit. Et dans une cuisine ouverte, une pièce à vivre ouverte, naturellement, les bruits sont transmis beaucoup plus que dans une cuisine fermée. Donc, c'est ce qui a vraiment conforté, effectivement, notre réflexion sur le sujet. Et puis, de manière générale, sur les pièces à vivre ouvertes, vis-à-vis de la cuisine, je trouve que les pièces à vivre ouvertes ou en tout cas trop ouvertes, c'est sympa une cuisine ouverte pour la convivialité, quand tu as des invités ou même quand tu es en famille. C'est quand même très sympa, on est d'accord. Mais c'est aussi extrêmement difficile à meubler et également quand tu as des... contrainte de rangement. Une cuisine ouverte, probablement tu te prives d'un mur à minima si ce n'est pas deux. Donc du rangement en moins. Il faut avoir éventuellement une buanderie, une arrière-cuisine, quelque chose qui va bien. Ce n'est pas toujours possible. Et puis aussi ça crée... C'est difficile à meubler de manière générale dans la pièce à vivre, mais ça crée aussi beaucoup de places perdues finalement. Quand une pièce à vivre est très à la respiration et ça crée de l'espace perdu réellement, ou au moins le brouillard visuel de l'espace perdu. Et moi souvent, ça c'était une erreur client qu'on voit souvent quand on appelle un professionnel, c'est parce qu'on ne se sent pas bien dans son salon, on ne sait pas pourquoi, mais en fait c'est normal, c'est que c'est tellement ouvert, il n'y a tellement pas d'identification des fonctions dans ton espace, là où tu vis. Et donc moi effectivement je conseille toujours de réellement attribuer visuellement une fonction à chaque espace, de matérialiser les fonctionnalités. Donc effectivement avec un tapis qu'on met sous l'espace salon naturellement, mais aussi pourquoi pas sous l'espace salle à manger, avec des luminaires verticaux qui vont venir comme ça visuellement ancrer un espace avec de la suspension. Mais aussi j'adore quand on peut... Quand on a une hauteur sous plafond qui permet de créer une estrade pour aller mettre une des fonctions, que ce soit le salon ou la salle à manger sur l'estrade. Et naturellement, ça va délimiter un espace dans l'espace. Tu vois, moi j'aime moins le faire, mais aussi faire un faux plafond, ça fonctionne aussi. Mais il faut vraiment avoir un plafond très haut parce que pour le coup, c'est la hauteur sous plafond qui donne... Cette respiration, ce sentiment d'espace, et je trouve ça quand même dommage d'aller le rabaisser avec un faux plafond pour matérialiser. Je préfère effectivement mettre une estrade pour ne pas avoir ce sentiment d'étouffement qui vient par le haut.
- Speaker #1
Ou par exemple, différencier aussi les sols.
- Speaker #0
Oui ! Alors quand j'étais tapis, parce que c'est ce qui peut coûter le moins cher finalement, c'est d'acheter un tapis et d'avoir un sol uniforme. Mais on peut aussi effectivement différencier les sols selon les espaces. Ça permet effectivement de... d'identifier et de créer des différents espaces dans le même espace, on est d'accord.
- Speaker #1
Et le côté effectivement brouillard visuel ou en tout cas place-espace perdu, c'est vrai que quand on aménage des appartements, moi je l'ai un peu ressenti parce que j'ai tendance à le faire finalement avec les différents appartements, d'avoir les salons et cuisines ouvertes, mais c'est vrai qu'en termes d'ameublement, C'est beaucoup plus difficile parce qu'il nous manque des pans de mur. Donc, tu ne sais pas où mettre, par exemple, ton espace salon avec potentiellement une télévision. Et c'est vrai que du coup, se pose la question de se dire à un moment donné, c'est bien d'avoir des murs aussi au final.
- Speaker #0
C'est ça. Non, mais c'est sûr, c'est important.
- Speaker #1
Sur lesquels se reposer.
- Speaker #0
Sinon, c'est difficile à vivre en fait au bout du compte. Parce qu'effectivement, tu manques de rangement, tu... Tu manques d'espace fonctionnalisé. C'est peut-être joli, mais c'est probablement trop minimaliste. Ou alors il faut vraiment avoir un mode de vie minimaliste qui va avec. Mais sinon, ça peut faire très asepticé.
- Speaker #1
Et oui, c'est ça. Alors, c'est vrai qu'en location saisonnière, moi, ça va parce que du coup, c'est souvent des voyageurs qui restent quelques nuits. Mais quand on imagine un espace pour vraiment des voyageurs ou des locataires, par exemple, longue durée pour une résidence principale... Il ne faut pas oublier la partie, comme tu disais, espace de rangement, placard. Parce que quand on vit au quotidien, on n'a pas envie de vivre dans un bordel perpétuel entre guillemets. C'est sûr. Et alors par rapport à l'aspect finalement décoration, aménagement, tu nous as déjà donné beaucoup d'astuces. Mais est-ce que tu aurais peut-être des petits tips complémentaires, des choses qui permettent de vraiment agrémenter on va dire un intérieur ? de manière décorative, sans pour autant que ça coûte un bras. Parce que parfois il y a des choses, on voit beaucoup de choses sur Instagram, sur les réseaux sociaux qui ont l'air très jolies mais je pense qu'ils sont parfois très coûteuses. Est-ce que tu as d'autres petites astuces comme ça qu'on peut mettre facilement en place ?
- Speaker #0
Sur la déco qui ne coûte pas cher, naturellement on aura tout de suite la peinture, le papier peint. C'est sûr que tout de suite ça apporte... Le papier peint, principalement. Ça apporte du motif, de la texture. Donc naturellement, ça apporte du caractère et du charme à partir du moment... selon moi, où tu ne te cantonnes pas simplement à un mur d'accent, mais où tu vas vraiment créer un univers. Donc c'est forcément un peu plus coûteux. Mais bon, le papier peintre, c'est quand même facile à mettre en œuvre et pas si cher. La peinture, évidemment. Moi, j'adore rien que passer un plafond en couleur parce que là, tout de suite, ça donne un petit... Ça fait un truc original. Il y a un petit clin d'œil. On n'ose jamais d'ailleurs le faire, mais le plafond ou la boîte, J'aime aussi créer la boîte de la même couleur, donc les quatre faces, le plafond. Donc c'est des choses à faire avec de la peinture qui ne coûte pas forcément très cher. Qu'est-ce qu'on pourrait faire aussi en termes de déco ? Jouer avec les textures, effectivement, comme je disais papier peint, mais avec des revêtements. Ça permet d'amener de la déco, par contre ce sera quand même toujours plus cher qu'un mur lisse. Effectivement, aller poser un parement, aller poser un lambris, Et ça amène de la texture et donc de la vie. Ce n'est pas juste associer des couleurs, c'est associer des matières et de la couleur. Et donc naturellement, c'est plus vivant, ça a plus de caractère, c'est plus complexe et donc plus joli. Ça, c'est aussi quelque chose qui marche bien naturellement avec les textiles, les rideaux, les coussins, les tapis. C'est ce qui fait que c'est chaleureux.
- Speaker #1
Et les motifs aussi, parce que j'ai vu que tu avais publié récemment un épisode sur le côté des rayures. Voilà, je n'avais plus le mot.
- Speaker #0
Comme quoi, les rayures, ce n'est pas qu'un motif, effectivement. C'est un motif, mais c'est déjà un motif intemporel, parce que les rayures, il y en a toujours eu et dans beaucoup de styles depuis des siècles et des siècles, même, j'ai envie de dire. Et puis, au-delà du motif, c'est aussi quelque chose qui structure, qui élance, qui va créer une verticalité. notamment effectivement dans un espace où on aura une hauteur sous plafond un peu limitée, on n'est pas obligé d'aller vraiment créer une rayure colorée, mais ça peut être une rayure visuelle créée avec de la texture, un lambris comme on disait, un lambris peint, sans créer le blanc rouge ou le blanc bleu. La vraie rayure c'est quelque chose qui apporte de la complexité à un espace sans pour autant aller jouer sur le motif en tant que tel.
- Speaker #1
Oui, et c'est comme ça aussi qu'on peut finalement donner une impression de plus d'espace, de plus de volume. Et comme tu le disais, le côté aussi respirer finalement et ne pas se sentir oppressé dans une pièce. Et c'est vrai qu'avec les motifs, on peut quand même faire beaucoup de choses au final pour donner du caractère, j'ai envie de dire, à son intérieur. Et c'est vrai que par rapport du coup à tout... tout cet aménagement et ces possibilités, vu que tu fais les choses quand même assez différemment, je trouve de ton côté. C'est vrai, par rapport à ce qu'on voit, par rapport à ce que tu dis, tu vois le côté voilà, on ne va pas forcément aller dans la démolition tout de suite, on va réutiliser les espaces existants.
- Speaker #0
On peut aussi réutiliser l'existant. Moi, je prône effectivement le fait d'aller réutiliser les matériaux qu'on trouve sur son chantier. pas se débarrasser des portes ou des vieilles fenêtres et leur trouver une nouvelle vie, effectivement, en allant créer des placards ou en utilisant une vieille porte pour la mettre sur un rail pour une salle de bain qu'on aura créée. Il y a tout un tas de façons de réutiliser les matériaux qu'on pourrait jeter et les réintégrer chez soi. Un bon moyen d'économiser aussi que d'aller utiliser l'existant ou que d'aller effectivement sur les sites de réemploi, de surplus de chantier pour aller acquérir des matériaux de seconde main finalement et les utiliser sur son chantier. Ça demande un peu d'anticipation et de flexibilité quand même, mais c'est quand même quelque chose qui se développe et c'est tant mieux parce que c'est quand même hyper important de nos jours effectivement de penser aussi à sa consommation De matériaux, tout simplement.
- Speaker #1
Oui, de réutiliser. C'est vrai que typiquement, j'ai déjà vu sur des chantiers, voilà, comment dire, décorateurs qui réutilisaient par exemple des fenêtres pour en faire des portes, tu sais, de délimitation entre un salon et une salle à manger. Voilà, en mode barrière, effectivement. Ou même des anciens volets en tête de lit. Oui, par exemple,
- Speaker #0
j'en ai un. Je dors avec un volet en tête de lit.
- Speaker #1
Voilà. Et donc, c'est vrai que ça permet de réutiliser les matériaux sans pour autant les jeter parce que c'est dommage de mettre beaucoup de choses à la casse. Et alors, par rapport à tout ça, tu parlais beaucoup d'intemporalité, etc. Est-ce que parfois, ça t'arrive de suivre un peu des tendances ou pas du tout ?
- Speaker #0
J'ai envie de dire que je suis très mauvaise parce que, comme tout le monde, je me fais influencer. C'est quand même extrêmement difficile de nos jours de ne pas être tentée. Après, effectivement, moi, je milite fortement sur le podcast ou dans mes projets clients ou à qui veut bien l'entendre pour dire qu'il faut réussir à s'éloigner des tendances et pas trop à se faire... effectivement influencée par les tendances, même si il faut vivre avec son temps. Et c'est extrêmement bien de s'inspirer. Mais c'est là où la limite est difficile aussi parfois à trouver. C'est qu'il faut s'inspirer, aller chercher des idées, aussi identifier son propre style. Du coup, ce qui nous plaît, ce qui ne nous plaît pas, avec quoi on se projette, avec quoi on a envie de vivre. Mais dans 5 ans, dans 10 ans, dans 15 ans, pour justement ne pas se lasser de son intérieur. Et donc, pas juste suivre les tendances du moment sans se poser trop de questions. Moi, j'ai vraiment effectivement pour envie d'aller créer des intérieurs intemporels et dont on ne se lassera pas et qui vont réellement créer des intérieurs uniques qui vont correspondre aux habitants de ce lieu, qui seront vraiment personnalisés, qui seront vraiment uniques et créatifs et où chacun peut développer son propre intérieur. ses goûts et sa personnalité dans son intérieur pour s'y sentir bien, s'y sentir en sécurité et porter dans son quotidien.
- Speaker #1
Et oui, parce qu'on se souvient tous des cuisines rouges,
- Speaker #0
n'est-ce pas ? Laquées rouges même !
- Speaker #1
Laquées rouges ! Et oui, parce que souvent, dans l'investissement en tout cas, on retrouve... Oui,
- Speaker #0
tu en vois beaucoup !
- Speaker #1
Voilà, on en retrouve vraiment beaucoup et tu te dis toujours « Alors, il faut que je réfléchisse » . Qu'est-ce qu'on peut faire pour un petit peu la mettre au goût du jour, mais sans pour autant tout changer ? » C'est vrai que c'est un rouge qui en voit bien et on en retrouve dans beaucoup d'appartements. Et c'est typiquement ce type de tendance qui est peut-être en rupture, mais qui, on va dire sur le long terme, finalement ne convient pas.
- Speaker #0
Surtout ce qui va rester. Effectivement, je trouve qu'on peut suivre les tendances sans trop se poser de questions sur les trucs qui… se changent facilement. La couleur de l'année, effectivement, tu peux la peindre chez toi, c'est pas grave si l'année prochaine tu veux changer pour te mettre à la couleur de l'année suivante. C'est que de la peinture. Mais sur les investissements vraiment durables, donc typiquement la cuisine, la salle de bain, il faut quand même plutôt, selon moi, penser à des choses intemporelles pour ensuite aller accommoder autour et suivre les tendances si on veut.
- Speaker #1
Parce que Par exemple, si on prend l'année 2026, on est au début de l'année. C'est vrai qu'on parle déjà, je pense, un peu de tendance à droite à gauche sur tout ce qui est cuisine et salle de bain. Alors c'est vrai que c'est souvent deux éléments assez présents dans un appartement parce qu'au final, quand on fait de la rénovation, forcément la cuisine et la salle de bain, c'est aussi les premiers éléments auxquels on pense. Pour toi, je ne sais pas s'il y a des choses que tu as déjà décelées un petit peu dans les temps. tendance à venir ou s'il n'y a pas forcément d'éléments très marquants ?
- Speaker #0
- Moi, écoute... - Moi j'aurais envie de dire que c'est quand même la continuité de ce qu'on a pu vivre ces dernières années ou cette dernière année. On voit clairement que le bois foncé est revenu sur le devant de la scène contrairement au bois clair qu'on a pu voir pendant de multiples années associé au blanc là, le blanc et bois qui était très présent. Maintenant, on est sur quelque chose de beaucoup plus chargé, on va dire, pour quelque chose de plus authentique. Bien qu'on était quand même sur des intérieurs assez authentiques qui se voulaient charmants pour le côté bohème et effectivement comme ça un peu balnéaire. Alors que là, on est vraiment dans quelque chose de... Quand je dis plein de caractère avec le bois foncé, ça fait vraiment penser justement à ce... à ces vieux appartements haussmanniens où on pourrait trouver du bois foncé comme ça, ou ces maisons méditerranéennes où le bois foncé est aussi très présent, les poutres. Donc ça, clairement, le bois foncé est clairement dans l'air du temps. Il y a toujours effectivement la continuité sur les couleurs chaudes, naturelles et chaudes, donc le beige, le sable, le lin, les verts un peu kaki, le sauge, l'olive... Les marrons, le marron est quand même quelque chose d'assez récent. Jusque-là, il n'était pas encore revenu tant que ça sur le devant de la scène, mais là, il s'affirme clairement. Le marron un peu chaud, pas... Pas le marron de Valérie D'Amido, tu vois. Taupe, je ne sais plus ce qu'elle disait. Non, un marron un peu chaud. On est parfois à la limite entre le bordeaux, le terracotta, quelque chose comme ça. Et puis on a toujours le jaune moutarde, mais plus sourd, je dirais. Quelque chose de plus grisé, moins tape à l'œil, tu vois. En fait, toutes ces couleurs sourdes un peu enveloppantes, de manière générale, sont quand même très présentes. le bleu ciel aussi qui revient, enfin qui revient ou qui arrive ou qui sort de l'esprit layette petit garçon peut-être et qui vient s'associer avec des couleurs comme le bordeaux justement, le bleu ciel bordeaux, le bleu et le rose, le bleu et le jaune qui sont quand même des affirmations très fortes en termes de couleurs effectivement. Et la couleur est quand même dans l'air du temps je trouve, elle s'affirme quand même beaucoup dans les intérieurs. notamment aussi parce qu'on voit quand même de plus en plus de personnes qui osent peindre les plafonds, créer des boîtes avec des couleurs franches comme des couleurs foncées. Effectivement, un noir, un bleu marine, un kaki ou un bordeaux, ce n'est pas des choses qu'on voyait trop tant que ça jusque-là. Mais en même temps, on a quand même toujours, malgré tout, ces intérieurs très immaculés de blanc, blanc chaud et lumineux. qui viennent aussi créer un équilibre comme ça et qui renforcent la couleur de l'année Pantone 2026, qui a choisi le blanc comme la couleur 2026.
- Speaker #1
Ah oui, c'est vrai que ça vient un peu, pas en opposition, mais peut-être que ça temporise. Et bon, après, il en faut de toute façon pour tous les goûts, j'ai envie de dire. Mais c'est vrai qu'on voit de plus en plus de gens, en tout cas, oser la couleur et peindre les plafonds. C'est vrai que c'est un vrai... Un vrai sujet.
- Speaker #0
Ah, c'est un challenge. Même moi, j'adore. Mais à chaque fois, je me dis toujours « J'ose ou j'ose pas ? » Et pourtant, à chaque fois, j'adore le résultat. Donc vraiment, il faut y aller. Il faut oser. De toute façon, en rénovation, il faut oser. C'est ça, il faut oser. Il n'y a rien d'irréversible.
- Speaker #1
Tout à fait. Même si parfois on se dit « Bon, peut-être que ça prendra un petit peu plus de temps pour revenir en arrière. »
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Mais c'est vrai qu'il faut oser et se faire plaisir. Et c'est aussi comme ça, finalement, qu'on se distingue de la concurrence ou de ce qu'on peut voir ailleurs. Que ce soit pour du locatif ou pour une résidence principale, il faut aussi un peu s'amuser.
- Speaker #0
Sur la location saisonnière, il y a tout intérêt à se démarquer de la concurrence vu qu'il y en a quand même de plus en plus. Et c'est clairement les plus beaux antérieurs qui attirent... le client,
- Speaker #1
j'ai envie de dire. Et oui, c'est clair. Mais c'est vrai qu'à voir ce que ça donne en tout cas cette année, c'est vrai qu'on voit toujours ressortir un peu des tendances à droite, à gauche. On les retrouve finalement dans les comptes, je trouve, de do it yourself aussi ou d'Arche d'Intérieur. Mais c'est vrai que je pense que ce qu'on va retenir de cet épisode, c'est d'oser et effectivement que chaque rénovation reste unique. par rapport à ce qu'on lui donne et ce qu'on a envie d'y faire tout simplement.
- Speaker #0
C'est ça, que ça corresponde à son projet, que ce soit son projet de vie ou effectivement ce qu'on a envie d'en faire.
- Speaker #1
Tout à fait. Merci beaucoup Alison pour tout ce que tu nous as partagé aujourd'hui.
- Speaker #0
Avec plaisir.
- Speaker #1
Je dirais peut-être la dernière question, c'est vrai que c'est une question que j'aime bien poser à mes invités. Ça a été quoi ta plus grosse galère en travaux ? Que ce soit pour ton chantier personnel ou pour le chantier d'un client ?
- Speaker #0
Alors, sans nul doute, l'éboulement du pignon de ma maison bourguignonne. Clairement, il n'y a jamais aucune péripétie de la sorte ne m'est arrivée avec un client. Et heureusement, parce qu'effectivement, là, on est sur des responsabilités bien autres. Mais comme je te disais, on a quand même ouvert pas mal de porteurs. Et on avait un maçon chevronné, pour le coup, qui connaissait très bien, qui avait l'habitude, qui connaissait, comment dire ? les matériaux de construction et les techniques de construction d'époque de ces murs. Donc, ce n'était pas un souci en tant que tel. Et en plus, c'était le dernier mur qu'il ouvrait dans notre maison. Il s'était attaqué à tout l'intérieur avant. Et on voulait donc ouvrir ce pignon pour créer une baie vitrée, pour ensuite créer la terrasse qui donnait sur la vallée avec une vue magnifique. Et donc, il s'attaque à l'ouverture de ce pignon. Et en fait, il se trouve que comme c'était une maison en pierre, où les pierres, tu sais, d'époque ne sont pas collées en tant que telles. Elles sont simplement posées sur du torchis, un mélange de paille et de terre, peut-être un peu de chaux, je ne sais pas exactement en quoi c'était fait, mais en tout cas, ce n'était pas collé. Donc, ils retiraient à les pierres une... les unes après les autres. Sauf qu'en fait, là, en plein milieu de ce travail, tout d'un coup, c'est, je ne sais pas moi, un bon quart du mur supérieur qui est tombé. On voyait l'étage du dessus. Et clairement, ça aurait pu être dramatique parce que ça lui est tombé, enfin à lui et son ouvrier juste à côté quoi. Et il ne s'y attendait vraiment pas. Et en fait, il se trouvait que les pierres, le mur avait dû être un peu fragilisé à une époque Et ils avaient comblé les trous avec du plâtre. Donc au lieu effectivement que les pierres se défassent les unes après les autres, tout est tombé d'un coup. À partir du moment où il a fragilisé un endroit, effectivement il y a un énorme bout du mur qui s'est décroché. Et clairement, là je peux dire qu'on n'en menait pas l'âge parce qu'on a cru que la maison allait s'écrouler. Lui le temps, il n'était pas en plus outillé sur le moment. Il devait avoir deux ou trois étés qui traînaient, mais pas ce qu'il fallait pour retenir le mur. Donc, il a fallu faire ça en urgence. On est revenus, nous, il y avait 12, 15, 20 qui tenaient la façade entière. Et clairement, là, tu te dis « waouh ! » Mais comment on va faire ?
- Speaker #1
Et encore, heureusement qu'eux étaient sains et saufs.
- Speaker #0
Heureusement, oui.
- Speaker #1
Heureusement, mais c'est vrai que c'est le type d'obstacles et d'imprévus dans un chantier qui fait très peur. Au final, ça s'est bien terminé.
- Speaker #0
Oui ! Oui, du coup, il a effectivement réussi à remonter le mur finalement et à le consolider. Heureusement,
- Speaker #1
il sent que tout s'écroule. Mais effectivement, de belles sueurs froides. J'imagine.
- Speaker #0
Mais d'où ce que je disais aussi de vraiment tout ce qui est structurel. Effectivement, il ne faut pas y aller à la légère. Il faut vraiment confier ça à des pros. Et oui, c'est important.
- Speaker #1
C'est hyper important qu'il sache comment réagir et puis rectifier le tir entre guillemets. Et prendre les bonnes décisions. Parce que là, typiquement, tu aurais été avec un artisan, un maçon peu expérimenté sur le sujet. C'est vrai que ça aurait pu être très problématique.
- Speaker #0
- C'est clair.
- Speaker #1
Il aurait pu partir en courant.
- Speaker #0
- Oui aussi ! Et alors là on aurait été dans de beaux draps, on pourrait dire. C'est ça.
- Speaker #1
Ok, une très belle anecdote pour finir cet épisode.
- Speaker #0
- C'est ça. Mais du coup ce qui est bien c'est que du coup une fois que tu as vécu ça, les imprévus... que tu peux vivre après, bon, tu les prends avec une toute autre mesure. Avec plus de légèreté, on va dire. Et plus de recul.
- Speaker #1
C'est sûr qu'après ça, au final, tout le reste paraît finalement acceptable, on va dire, ou surmontable en tout cas.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
En tout cas, Alison, merci beaucoup pour toutes ces astuces que tu nous as partagées aujourd'hui.
- Speaker #0
Merci beaucoup à toi.
- Speaker #1
Ça nous ouvre vraiment le champ des possibles, en tout cas. Où est-ce qu'on peut te retrouver ? Sur les réseaux ? Sur les plateformes ?
- Speaker #0
Écoute, c'est tout simplement Les Clés de la Réno sur Instagram. Sur le podcast, Les Clés de la Réno sur toutes les plateformes d'écoute et sur YouTube. Et puis pour Les Filles de la Construction, c'est lesfillesdelaconstruction.fr.
- Speaker #1
Ok, super. De toute façon, je mettrai tout ça dans la description de l'épisode, dans la newsletter aussi. Petit rappel aux auditeurs de s'inscrire à la newsletter gratuite hebdomadaire où vous avez toutes les infos. Et puis comme ça, on pourra te retrouver très facilement, retrouver ton podcast et les filles de la construction également. Super,
- Speaker #0
merci Alexia.
- Speaker #1
Merci Alison, à bientôt.
- Speaker #0
À bientôt.
- Speaker #1
C'est la fin de cet épisode Story Travaux. Merci d'avoir écouté jusqu'au bout. On est tous amenés à faire des travaux un jour dans notre vie, que ce soit pour un investissement ou pour notre résidence principale. Partagez cet épisode à vos amis et à votre famille pour qu'ils puissent profiter eux aussi de ces astuces. Et si vous souhaitez nous soutenir, laissez une note 5 étoiles et un commentaire sur vos plateformes d'écoute préférées. Merci à vous et à bientôt pour le prochain épisode !