- Speaker #0
Super Docteur, c'est le podcast des soignants qui redonne de la noblesse à notre métier pour soigner mieux et différemment. Bienvenue dans cette deuxième partie de mon entretien avec Mathilde Couturier, cofondatrice de RemplaJob, une plateforme créée par des confrères médecins il y a plus de dix ans, devenue aujourd'hui un acteur majeur dans la mise en relation entre soignants partout en France. Dans cette deuxième partie, j'aimerais qu'on se concentre sur le comment mieux faire, comment reconnaître un bon remplacement, comment se protéger et quelles questions se posent. poser avant de se lancer ? Mathilde, est-ce que tu peux me dire quelles sont les questions essentielles à poser avant d'accepter un remplacement ?
- Speaker #1
Je dirais qu'aujourd'hui, les questions à poser, c'est qu'il faut poser les questions pour se sentir à l'aise dans la façon dont on va être amené à exercer. Parfois, on n'ose pas forcément poser en frontal, mais c'est récolter l'information de savoir combien il y a de rendez-vous qui sont mis par jour, par semaine. Est-ce que vous avez souvent du retard ? Ça donne aussi un peu une idée du temps qu'on alloue à la consultation. Si on demande, est-ce que vous prenez beaucoup de patients sans rendez-vous ? Est-ce que vous avez une secrétaire ? Est-ce que vous devez répondre au téléphone pendant que vous êtes en train de consulter ? En fait, ça donne un peu l'ambiance de la consultation, avec des questions un peu détournées. Mais du coup, on peut s'imaginer et savoir si on sera bien ou pas bien dans sa façon d'exercer. on a tous une relation au stress et à la pression qui est différente. Donc il y en a pour qui ça correspondra très bien de travailler beaucoup, d'avoir à moitié le téléphone et le patient en face, d'autres pour qui c'est juste pas possible parce qu'ils ne peuvent pas faire deux choses à la fois en ayant l'impression de soigner correctement. Donc c'est poser ces questions un peu de manière détournée. Et après je pense qu'il y a autre chose qui peut être plus ou moins importante, c'est pareil, c'est en fonction de qui on est au fond de soi. C'est la façon dont on exerce. Il y a mille façons d'exercer, ce n'est pas à toi que je vais l'apprendre, mais savoir si le médecin qu'on va remplacer prescrit beaucoup d'homéopathie, est-ce qu'il est très médecine douce, acupuncture. Ça donne aussi un peu une idée des patients qu'on va avoir en face. Là, ça donnait une clé de lecture sur qui on va avoir en face comme patient. Il ne faut pas être dans le jugement, mais c'est juste, moi je trouve toujours que quand on sait, on est mieux préparé. Et quand on est mieux préparé, on vit mieux son remplacement. Donc voilà. Et après, je trouve qu'il y a des petites phrases que je poserai de manière systématique. Est-ce que je peux vous joindre s'il y a un problème ? Si on dit, non, never, moi, c'est mes vacances, tu ne me déranges pas. Ça donne aussi une petite idée de l'ambiance. Et puis, quand on travaille en groupe, c'est de savoir... quelle est l'organisation au quotidien, est-ce que vous déjeunez avec les autres, comment ça se passe, etc. Ça donne une petite idée de l'ambiance. À nouveau, on aime, on n'aime pas, mais au moins on sait où on met les pieds. Et après, je pense qu'il y a un point qui est important et qui est trop peu abordé. À nouveau, ça crée rarement des grands problèmes, mais ça peut créer peut-être une frustration. Il faut évoquer, on parlait de la rétrocession, c'est important la rétrocession, c'est maintenant, aujourd'hui, souvent la même, Mais... c'est dire ok, le flux monétaire il a lieu quand, quand est-ce que je suis payé etc, c'est bête mais si on est payé un mois après ou une semaine après, c'est juste pas pareil et puis c'est pas grossier de le demander et à nouveau quand c'est demandé avant, c'est clair c'est écrit, on n'en parle plus c'est pas un sujet
- Speaker #0
C'est combien maintenant les rétrocessions en moyenne en général ?
- Speaker #1
Aujourd'hui la moyenne c'est plutôt 80% après dès qu'on va rentrer dans des territoires et aujourd'hui il y en a malheureusement beaucoup dans des territoires un peu isolés etc les médecins ils n'hésitent pas à être à 90 voire 100% ce qui n'est pas forcément aujourd'hui je trouve ça c'est mon avis justifié dans la mesure où il y en a certains qui font du remplacement pendant très longtemps et ça devient presque une forme d'exercice courante on va dire Il y en a un qui assume les charges du cabinet, pas l'autre. Moi, je trouve que la rétrocession, c'est juste. C'est le loyer, c'est les charges. Il y a beaucoup de choses qui sont payées avec cette part qui est rétrocédée. Pour moi, c'est juste. Mais parfois, face à la pénurie et à la concurrence des autres confrères qui cherchent des remplaçants, il y en a qui sont amenés à faire 100 %. OK.
- Speaker #0
Et la moyenne environ 80 %. Il me semble que quand j'ai commencé, c'était plutôt vers 70 %. 80 %, OK. Et il y a des remplaçants professionnels ? Il y a des gens qui font ça toute leur vie ?
- Speaker #1
Il y en a qui font ça toute leur vie. Il y en a qui font ça toute leur vie. Honnêtement, à nouveau, ça reste une minorité. Et il n'y a pas de... Il n'y a pas de bon ou de mauvais choix. Il y en a qui commencent leur carrière comme ça. Il y en a qui la commencent, qui s'installent et qui décrochent la plaque et qui continuent des remplacements. Il y en a qui vont faire ça en fin de carrière pour avoir un atterrissage plus doux vers la retraite. Il y a un peu tous les cas. Il y en a plus des remplaçants qu'avant, beaucoup plus.
- Speaker #0
Très bien. OK. Et dis-moi, à l'inverse, quels sont les signaux d'alerte qui devraient faire réfléchir, voire même amener le remplaçant ? annuler, enfin renoncer à un remplacement ? Est-ce qu'il y a des red flags ?
- Speaker #1
Il y a des red flags et d'ailleurs c'est un conseil que je donne aux remplaçants et aux installés, c'est qu'il doit y avoir un fit mutuel. Il y a un fit mutuel parce que le remplaçant il va aller s'installer dans le fauteuil de quelqu'un qui a construit son cabinet, qui a construit sa patientèle, il a une relation de confiance avec ses patients. il a investi son patrimoine. Donc, c'est son outil de travail au quotidien dans lequel il va revenir pour quelques années. Donc, on confie ça, ce n'est pas anodin. Et donc, il y a un fit à avoir. Ça ne veut pas dire qu'on se soigne exactement de la même manière, etc. Mais on se dit, je te fais confiance. C'est un peu comme quand on va aller confier ses enfants à une nounou, ne serait-ce que pour un soir. On ne se connaît pas très bien, mais je te fais confiance quand même. Donc il y a besoin d'avoir ce feed. Donc moi, vraiment, je conseille systématiquement de s'appeler avant. Et puis le red flag, ça sera plutôt si je pose des questions et qu'on répond un peu à côté de la plaque. J'ai l'impression de poser trois fois la question et d'avoir la réponse. Si on a un doute, je dis souvent que quand il y a un doute, il n'y a plus de doute, il ne faut pas y aller. Donc voilà, il y a des choses qui doivent se sentir. Je n'aurais pas de... À part si on vous demande de signer une clause qui vous paraît complètement abusive dans un contrat, mais à nouveau, ça, ça n'arrive plus. Je pense que le red flag, il est plutôt au feeling.
- Speaker #0
Très bien. Elle te dit que quand il y a un doute, c'est qu'il n'y a plus de doute. On peut dire aussi que quand c'est flou, c'est qu'il y a un loup.
- Speaker #1
Oui, exactement.
- Speaker #0
Très bien. Et si tu devais nous proposer une espèce de checklist mentale avant d'accepter un remplacement, est-ce que tu peux peut-être me donner comme ça les... les petits tirés de choses rapidement à gérer avant de signer.
- Speaker #1
Oui, je reviens dessus, désolé, mais le contrat, c'est fait. Derrière, hyper important d'avoir une transmission sur quelques patients, les patients clés qu'on revoit régulièrement et qui sont potentiellement compliqués. C'est important de l'avoir. Hyper important de savoir l'environnement dans lequel on s'intègre. On ne connaît pas forcément à quel confrère on va devoir aller adresser le patient. S'il y a une urgence, pareil, où on adresse. Donc voilà, ça peut paraître bête, mais quand on a la situation, on se dit « Merde, j'ai oublié de demander, dommage. » Oui,
- Speaker #0
c'est pas ça. Prendre les coordonnées de l'hôpital, les rébussements spécialistes.
- Speaker #1
Oui, ils ont la liste et puis elle est sur le bureau et on dit « Je vous conseille d'aller voir telle personne, etc. » Donc ça, c'est important de la voir. Et après, c'est à nouveau un peu bête, mais de savoir où sont toutes les fournitures, rien de plus chiant que de devoir aller chercher partout. et les codes d'accès, ça paraît primordial mais on se trouve un peu bête quand on connait plus le mot de passe de l'ordi ou quand on sait plus le code d'entrée,
- Speaker #0
bon voilà c'est des trucs bêtes mais ça évite des déconvenues notamment sur le premier jour et peut-être passer avant voir le logiciel métier aussi si on le connait pas si on le connait pas,
- Speaker #1
ouais tout à fait c'est pas tout le monde mais quand c'est possible c'est sûr que si on se rencontre sur place c'est encore plus simple pour répondre Merci.
- Speaker #0
Ou au moins demander lequel c'est. Et après, on tape sur YouTube. Il y a plein de démos maintenant de tous les logiciels pour apprendre comment s'en servir.
- Speaker #1
Alors nous, aujourd'hui, là, sur Remploi de Job, on a simplifié quand même depuis longtemps le travail. À nouveau, dans cette idée de pouvoir te dire « Ok, je suis en immersion avant même de rentrer. » C'est que quand le médecin installé va créer son annonce, chez nous, on demande toujours « Est-ce qu'il y a un secrétariat ? Est-ce qu'il n'y en a pas ? » « Quel est le logiciel métier ? » « Quel est le logiciel de prise de rendez-vous en ligne ? » Voilà, comme ça, on sait. Il y a d'ailleurs plein de remplaçants qui se disent aujourd'hui, ok, moi, si ce n'est pas Docto, si ce n'est pas Veda, si ce n'est pas un logiciel avec lequel j'ai l'habitude de travailler, je ne préfère pas y aller parce qu'en fait, essayer de comprendre comment fonctionnent d'autres logiciels, je n'en citerai pas. C'est compliqué.
- Speaker #0
Très bien. Et donc, du coup, quand on s'inscrit sur RemplaJob pour la première fois, qu'est-ce qu'il faut absolument qu'on fasse pour maximiser ses chances de trouver un remplaçant ? Ça marche dans les deux sens. Ça marche dans les deux sens. On cherche un remplaçant.
- Speaker #1
Oui, exactement. Pour celui qui va aller, qui est installé et qui cherche un remplaçant, il faut, alors on est guidé, on a des champs à remplir, ça peut paraître un peu fastidieux au début, mais une fois que c'est rempli, la première fois, derrière, il faut juste dupliquer ses annonces, ça prend une seconde. Il faut le faire au début. Au début, qu'est-ce qu'il faut mettre ? Une description qui n'a pas besoin d'être ultra longue. Il faut que ce soit court et efficace. Il n'y a pas la peine de survendre son cabinet. On a une équipe du feu de Dieu. C'est vraiment la marade à chaque déjeuner. Non, ce n'est pas la peine de dire ça. Mais donner des informations en toute transparence. Et après, ce que je conseille aussi, c'est d'être honnête, de créer. l'objectif c'est de créer en fait la confiance et puis à terme d'avoir de la récurrence, que ça se passe bien. En passant, on dit ok, c'est exactement comme ce qui était écrit sur le papier, je reviens. Et après, ce que je conseille aussi, c'est de proposer plusieurs dates. Nous, de toute façon, on le voit, il y en a beaucoup, on incite déjà à faire ça pour tous ceux qui sont déjà inscrits sur la plateforme. Mais vous, vous inscrivez. En général, on sait quand est-ce qu'on part en vacances sur l'année. On va aller donner toutes ces dates de vacances et puis il y en a un qui va dire moi je peux venir en février par exemple mais je suis aussi dispo sur les ponts de mai et puis en juillet. Et hop, on a rempli tout de suite trois plages de vacances, donc c'est plutôt réconfortant. Et celui qui cherche un remplacement, lui, il se connecte sur la plateforme, il voit toutes les annonces, il y a plein de façons de filtrer en fonction de ce qu'on a envie, des dates, de la zone géographique, je te disais tout à l'heure du logiciel. On peut faire un clic mer, un clic montagne, il y a plein de façons de filtrer. Et soit on trouve... On écrit directement au confrère qui a posté l'annonce. Très facile. Et si jamais il n'y a pas immédiatement l'annonce qu'on veut voir, il y a la possibilité de remplir ces alertes. Il y a deux types d'alertes. Il y a les alertes pour du remplacement. Et puis, on peut aussi dire, et ça, je pense que c'est intéressant de le remplir à un moment, c'est-à-dire, voilà, j'imagine m'installer en 2028, 2029, 2030, plutôt dans telle ou telle région. Ce qui fait que nous, pour les installations sur du long terme, les offres sur du long terme, on demande toujours, on essaie de demander de les poster plusieurs années en avance et parfois il y en a qui ont des projets, par exemple de construire une MSP, c'est hyper sympa d'être au début du projet, donc même si c'est dans deux ans on reçoit l'annonce en se disant, bah trop bien ça ça m'intéresse, je vais aller me mettre sur le projet donc je conseille toujours de remplir cette partie un peu alerte ça permet aussi d'être les premiers au courant et notamment là je pense à toutes les grandes métropoles, Bordeaux, Lille Paris où là les annonces de remplacement sont pourvues quand même assez vite Merci. ça permet d'être au courant au tout début. Et si jamais, et ça je le dis tout le temps, mais c'est important, si jamais vous ne trouvez pas votre bonheur et vous dites « moi j'aimerais vraiment trouver un remplacement la troisième semaine d'août près de la Bôle parce que j'ai une maison de vacances et je pourrais y passer du coup un mois » , un exemple mais qui nous revient régulièrement, nous on peut aller écrire aux médecins aux alentours, on dit « voilà, on a un remplaçant » . qui est intéressé par ces dates-là, qu'est-ce que vous pouvez faire ? Est-ce que vous êtes là, pas là ? Et là, on trouve quasiment systématiquement. Ou dans une grande ville, il y a quelqu'un qui nous dit « Moi, j'écris ma thèse, et donc je vais me consacrer trois jours par semaine à ça, mais le mercredi et le vendredi, je veux bosser. Est-ce que vous pouvez me trouver un remplacement régulier à Lyon ou en banlieue parisienne ? » Là, pareil, on écrit aux confrères, et ils n'ont peut-être pas posté l'annonce, mais ils disent « En fait, ça m'intéresse. » Donc il ne faut pas hésiter à nous solliciter, nous. On a des adresses mail, on a plein de façons de nous contacter, un numéro de téléphone, etc. C'est possible, là, sur le congrès de l'ISNAR, je suis désolée, je donne plein d'exemples, mais ça va donner peut-être des idées. Mais sur le congrès de l'ISNAR, on a rencontré deux étudiantes qui nous ont dit, nous, là, notre rêve, c'est d'aller faire le tour des dom-toms. Elles, elles nous ont dit aujourd'hui, est-ce que vous avez des trucs à Mayotte ? Bien sûr que j'ai des remplacements à Mayotte, j'en ai en Nouvelle-Calédonie. J'en ai partout, à la réunion, etc. Mais peut-être que parfois, ce n'est pas affiché parce que ça va être affiché dans deux jours ou je ne sais pas quoi. Elle nous appelle et on les met en contact direct avec tous les médecins qu'on a sur place. Donc, on a aussi la possibilité de faire du sur-mesure par volonté. Et puis, je pense que c'est vraiment plus intelligent. On ne met pas à disposition les coordonnées des remplaçants. Elles sont données à personne. Et je pense que si on le faisait, ils seraient harcelés. Donc, nous, on fait le tri. Mais en revanche... on fait nous-mêmes les mises en relation, c'est là. Si ça peut être fait vers le site sans nous, tant mieux, mais parfois, on le fait nous-mêmes. C'est nous qui avions lancé le Tour de France des remplacements, avec Hélène Verdon d'ailleurs, que je salue, mais aujourd'hui, je sais qu'il y a plein de médecins qui le font. On avait aidé aussi Martial Jardel, et là, aujourd'hui, il y a beaucoup d'autres médecins qui se lancent à prendre la route, et en vrai, tant mieux. Mais on peut aider aussi dans ces cas-là. Donc de manière générale, quand le médecin ne trouve pas ce qu'il veut sur le site, qu'il n'hésite pas à nous appeler et on lui explique ce qu'il y a, on essaie de trouver pour lui. Donc ça, c'est complètement possible.
- Speaker #0
Très bien. Et ce que j'apprécie aussi, c'est que vous avez un onglet de remplaçant un peu atypique, c'est ça ? C'est-à-dire que tu peux tester, si ça te chante, d'aller, je ne sais pas, dans les dom-toms, d'aller dans un endroit complètement inconnu ou exotique ou découvrir une pratique complètement nouvelle que tu ne connais pas.
- Speaker #1
Exactement. C'est là où, je disais, à la sortie des études, il y a cette période où on va remplacer, où il faut aller s'ouvrir un peu les chakras. Hyper important. Enfin, important, après, tout le monde n'a pas envie. Mais d'aller découvrir aussi l'exercice, c'est effectivement exotique. Ailleurs de la France métropolitaine, ça n'a évidemment, tu t'en doutes, rien à voir d'aller exercer dans un dispensaire en Guyane ou à Mayotte que d'aller en Guadeloupe ou à La Réunion. Pour ceux qui sont un peu aventuriers, c'est incroyable. On a travaillé pendant hyper longtemps aussi, par exemple, avec le ministère des Armées pour être médecin militaire. Alors bon, là, c'est un engagement, ce n'est pas du remplacement, c'est un engagement beaucoup plus long terme, etc. Mais moi, j'ai découvert le métier de médecin militaire. J'avais presque envie de signer, tu vois. Mais c'est vrai que ça ne correspond absolument pas à tous les profils. Mais en réalité, on a trouvé quand même vachement de médecins qui ont voulu rejoindre. et c'est un très bel exercice qui est archi différent de ce qui se passe dans le quotidien des médecins libéraux donc voilà, il y a plein de façons d'exercer effectivement différentes
- Speaker #0
Trop bien, Mathilde on va arriver à la fin de cet entretien, je te remercie beaucoup Pour conclure, si tu avais un seul message à adresser à un jeune médecin qui s'apprête à commencer ses remplacements lequel serait-il ?
- Speaker #1
Je dirais vraiment que le monde lui appartient Merci. les opportunités elles sont infinies. RemplaJob c'est vraiment la plateforme qui permet d'ouvrir l'univers des possibles c'est vraiment ce que je dis sur le remplacement mais aussi sur le long terme. Moi mon rêve vraiment pas le plus fou parce que j'aimerais bien que ça se réalise rapidement c'est que ce que je veux c'est que les médecins ils continuent à exercer leur métier, que c'est un métier qui est vraiment pour le coup un métier qui est gratifiant. et il y en a beaucoup qui arrêtent pour des mauvaises raisons, la pression fiscale, la pression réglementaire, des patients qui sont moins respectueux, etc. Aujourd'hui, il y a tellement de façons d'exercer la médecine différentes qu'on doit toujours pouvoir se rattacher aux soins d'une manière ou d'une autre qui correspondent à ce que chacun puisse trouver son équilibre pro-perso. C'est hyper important, on en parle dans toutes les professions, mais ça doit être aussi vrai pour les médecins. Ça fait mal au cœur quand il y en a qui me disent « j'arrête, je suis en burn-out » . Il y a tellement de façons de passer à autre chose. Aujourd'hui, le salariat, c'est une réponse, mais il y a d'autres cabinets qui sont incroyables, avec lesquels on a travaillé, qui se montent et qui proposent de prendre en charge toute cette partie administrative, qui permettent de mieux gérer, de se concentrer beaucoup plus sur le soin, de déléguer toute cette partie administrative. c'est vraiment Aujourd'hui, grâce à l'innovation, on a accès quand même, de manière générale, pas consentée, même organisationnelle, on a accès à des façons d'exercer qui doivent correspondre à tous les types de profils. Je ne veux plus entendre qu'on exerce parce que ça ne correspond plus à ce dont on a rêvé, etc. Aujourd'hui, tout est possible, vraiment.
- Speaker #0
Je te remercie beaucoup. C'est exactement ce que je défends dans ce podcast, c'est le fait qu'on exerce un métier passionnant qui est porteur d'un sens incroyable. En général, on fait ça par vocation. Pas toujours d'ailleurs, mais il y a quand même une fibre à la base qui est importante chez beaucoup de soignants. Or, on vit dans une époque où il y a beaucoup de pathologies, notamment mentales, chez les jeunes médecins. Et il y en a beaucoup qui arrêtent alors qu'on peut découvrir. plein de méthodes d'exercer différentes, avec des circonstances différentes, avec des techniques différentes, des disciplines différentes, des endroits, de la géographie différentes, des passions différentes, des collègues et des confrères différents. Et ça serait vraiment dommage de s'en priver. Et je te remercie beaucoup d'avoir poussé ça avec moi. Je suis absolument ravi. Ce que je retiens, c'est que le remplacement, ce n'est pas anodin, ce n'est pas neutre. C'est un moment qui peut construire, orienter et parfois même réconcilier avec ce métier, à condition d'être accompagné. informés et respectés. Si cet épisode vous a parlé, que vous soyez remplaçant, futur remplaçant ou installé, je vous invite donc à aller découvrir RemplaJob. Je vous mets le lien dans les notes de cet épisode. Prenez le temps de créer votre profil, de regarder ce qui existe. et surtout de ne pas rester seul face à vos questions. Si cet épisode vous a inspiré, c'est que vous faites déjà partie de ceux qui veulent soigner autrement. Vous pouvez retrouver tous les super conseils de mon invité résumés dans la newsletter hyper pratique que j'envoie tous les vendredis. Le lien est également dans les notes de cet épisode. Continuez à chercher, à apprendre et à rester libre. Salut Mathilde !
- Speaker #1
Merci Mathieu, au revoir !