- Speaker #0
Salut, c'est Arnaud, bienvenue sur mon chemin.
- Speaker #1
Aujourd'hui, pour ce sixième épisode de notre troisième saison, on prépare nos imperméables et on laisse derrière nous la chaleur étouffante de l'Amérique centrale de notre précédente cavale. On plonge la tête la première dans la brume, la pluie et la noirceur poisseuse de Seattle. On va parler de l'apocalypse, de tueurs en série, de prophéties et de paranoïas avec une œuvre fondatrice, terrifiante et souvent oubliée, Millennium. créé par Chris Carter. Millenium, c'est l'histoire de Frank Black, un ancien profiler du FBI doté d'un ton aussi exceptionnel que maudit. Il peut s'immiscer dans la tête des pires criminels et voir le monde à travers leurs yeux. Épuisé par cette noirceur, il déménage avec sa famille à Seattle pour fuir la violence. Mais très vite, il est recruté par le groupe Millenium, une mystérieuse organisation secrète d'anciens membres des forces de l'ordre convaincus que l'approche de l'an 2000 annonce une véritable fin du monde. On ne peut absolument pas parler de Millennium sans évoquer sa grande sœur, The X-File, aux frontières du réel, créée par le même génie de la télévision, Chris Carter. Millennium débarque en 1996, alors que The X-File est au sommet de sa gloire. Mais là où Mulder et Scully chassaient les petits hommes verts avec une certaine légèreté, Frank Black, lui, explore le mal absolu, l'humain dans ce qu'il a de plus corrompu. C'est la face sombre, dépressive et viscérale de l'univers de Carter. D'ailleurs, les deux séries partagent le même univers. Pour clôturer l'histoire de Frank Black, après l'annulation de la série, Chris Carter l'a fait apparaître dans un épisode crossover mémorable de la saison 7 de The X-Files, sobrement intitulé Millennium. Si Millennium est si marquante, c'est grâce à ses acteurs au visage buriné qui transpirent le vécu. Voici pourquoi ils vous disent forcément quelque chose. Lance Henriksen, Frank Black, avec sa voix rocailleuse, ses traits creusés et son regard hanté, Henriksen... livre la performance de sa vie. C'est une immense figure du cinéma du genre des années 80 et 90. Allen le retour, il est inoubliable dans le rôle de Bishop, l'androïde au couteau, Terminator en 84 où il joue l'inspecteur Vukovic, Allen vs Predator où il incarne encore le milliardaire Charles Bishop Poe Land. Thériault Queen, Peter Watt, il joue le contact de Franck au sein du mystérieux groupe Millennium, un acteur caméléon au crâne chauve reconnaissable entre mille qui a marqué la télévision au fer rouge. Lost, les disparus, il est l'iconique énigmatique John Locke, le beau-père, The Stepfather en 87, un thriller glaçant où il excelle en tueur psychopathe, alias de 2002 à 2004, et enfin Hawaii Five-O de 2011 à 2018 dans un rôle récurrent assez musclé. Puisque Millenium et le monde de Chris Carter nous plongent dans la paranoïa la plus totale, j'ai voulu vous préparer une liste de 10 séries magistrales qui jouent avec l'idée que la vérité est ailleurs et qu'on nous cache tout. Tout. Voici mon top. The X-Files, deux agents du FBI marginaux, enquêtent sur le paranormal et mettent à jour un complot gouvernemental impliquant des extraterrestres, la base absolue de la paranoïa moderne. Utopia, version UK, des fans de comiques découvrent un manuscrit prophétisant les pires désastres mondiaux. Ils sont traqués sans pitié par Le Réseau, une organisation occulte, prête à tout pour cacher son plan funeste. Rubicon. Un analyste d'un service de renseignement new-yorkais découvre une société secrète manipulant les événements mondiaux pour s'enrichir. Un trailer d'espionnage lent, cérébral et digne des films des années 70. Fringe, une section spéciale du FBI, enquête sur des phénomènes scientifiques inexpliqués. Il découvre rapidement l'existence d'univers parallèles et d'une guerre secrète menaçant notre réalité. Orphan Black, une jeune femme marginale, assiste au suicide de son parfait sosie. et décide de voler son identité. Elle s'engouffre dans un complot scientifique illégal d'envergure mondiale autour du clonage. Sévrance, des employés d'une étrange firme, voit leurs souvenirs scindés chirurgicalement entre leur vie pro et perso. Derrière cette politique d'entreprise dystopique se casse une secte corporatiste terrifiante. Mister Robot, un jeune génie de la cybersécurité, asocial, instable, est recruté par un groupe de hackers. Leur but ? détrait la plus puissance multinationale du monde et annulait la dette mondiale. Homeland, une agent de la CIA bipolaire, est persuadé qu'un soldat américain, retenu captif pendant des années au Moyen-Orient, a été retourné. Un jeu de dupe magistral sur fond de guerre contre le terrorisme. True Detective, pour la saison 1. Deux détectives que tout oppose traquent un tueur en série rituel en Louisiane sur plus de 15 ans. Leur investigation les mène aux portes d'un vaste réseau occulto-criminel impliquant les plus hautes sphères de l'État. Une plongée moite et philosophique dans les ténèbres de l'âme humaine. Et enfin, Homecoming. Une ancienne assistante sociale réalise qu'elle a tout oublié dans son travail. dans un centre de transition pour vétérans. En tirant le fil de ses souvenirs, elle découvre qu'une corporation pharmaceutique utilisait les soldats comme cobayes. Un thriller paranoïaque et hitchcockien sur la manipulation de la mémoire. C'est sombre, c'est brillant, et ça donne envie de regarder par-dessus son épaule. La série Millium est plus difficile à trouver aujourd'hui, mais elle mérite amplement d'être traquée en DVD ou en VOD pour les puristes de l'angoisse. Merci d'avoir été là pour ce nouvel épisode. N'oubliez pas de vous abonner et de partager autour de vous. et d'inviter vos amis à découvrir Sur mon chemin. Vous pouvez marquer votre soutien en ajoutant 6 étoiles à ce podcast. A bientôt sur mon chemin.
- Speaker #2
Je vous embrasse. pas le moindre sens.
- Speaker #0
Vous affirmez donc que c'était une catastrophe naturelle, purement et simplement.
- Speaker #2
Une catastrophe naturelle. Un ouragan s'en est-il qui a frappé les côtes du golfe du Mississippi, c'était une catastrophe naturelle, un ouragan, purement et simplement. L'inondation de la Nouvelle-Orléans est un exemple parfait d'incompétence.
- Speaker #1
C'est une foire des instances fédérales qui a pris des proportions épiques,
- Speaker #2
mûries pendant des décennies.
- Speaker #0
On coupera au montage.
- Speaker #2
On n'a pas fait sauter les digues, et pas plus en 65 qu'il y a trois mois, ça c'est certain. Les équipements anti-inondation, bâtis par les experts du génie militaire, c'est-à-dire le gouvernement fédéral, ont failli. Et ça fait 40 ans que nous tirons la sonnette d'alarme depuis Betsy. En disant que ça a l'air commencé, si on ne se bougeait pas, et devinez quoi ? Ils n'ont rien fait.
- Speaker #1
Papa, arrête, tu vas encore avoir une atteinte.
- Speaker #2
T'en fais pas, ma chérie, aussi détendue qu'un concombre qui se glisse dans le cul d'un archevêque. On n'a pas fait sauter les digues, les éclises ont foiré. Les berges se sont écroulées, les pompes étaient hors service, alors que tout ça était censé être capable de résister à une tempête bien plus élégante.
- Speaker #0
Alors le gouvernement serait responsable d'après vous.
- Speaker #2
C'est exactement ça. Il faut désigner les responsables pour les assigner en justice. Les ingénieurs, les instances fédérales, les autorités locales, le gouvernement, les entrepreneurs qui ont économisé sur les matériaux et toute la clique des politiciens véreux qui s'en sont mis plein les poches.
- Speaker #0
Étant donné que les dégâts ont pris une telle ampleur, pour quelle raison le contribuable américain devrait-il payer les milliards de dollars que va coûter la reconstruction de la ville ?
- Speaker #1
Mais d'où tenez-vous que les nations ne reconstruisent pas leur ville détruite ?
- Speaker #0
Pour alimenter le débat, admettons que la Nouvelle-Orléans a bien été, il y a longtemps, une grande cité.
- Speaker #2
Vous insinuez que la Nouvelle-Orléans n'est pas une grande ville ? Une ville inscrite dans l'imaginaire de tout le monde ?
- Speaker #0
Eh bien, disons que si vous êtes amateur de sa musique, qui a effectivement eu son heure de gloire, je dois bien le reconnaître, ou de sa gastronomie, une cuisine au charme provincial que beaucoup qualifieraient de typiquement américaine, trop grasse, trop riche, alors oui, bien sûr, la Nouvelle-Orléans a ses aficionados. Mais qu'en pensent le reste de vos concitoyens ?
- Speaker #2
Provinciale, paciste, vous détestez la bouffe, vous détestez la musique et la ville, qu'est-ce que vous êtes venu foutre chez nous, nom de Dieu ? Espèce de sale bâtard, grosse bifque...