Speaker #0Bienvenue dans l'émission Sursum Corda, le podcast qui vous fait redécouvrir les trésors de la foi chrétienne, semaine après semaine. Je suis l'abbé Mathieu Raffray, prêtre et théologien, et je vous propose à chaque épisode de plonger ensemble dans le catéchisme de l'Église catholique, l'occasion d'éclairer les grands problèmes de notre temps, les grandes questions de tous les temps, à la lumière de l'enseignement de l'Église. Ce podcast est proposé chaque jeudi à 17h30 sur Radio Courtoisie, puis il est disponible sur toutes les plateformes d'écoute le dimanche à midi. Soutenez-le, faites-le connaître autour de vous. Et n'oubliez pas de mettre des étoiles sur les plateformes où vous l'écoutez, pour le soutenir et le diffuser. Épisode 28, hors de l'Église, point de salut. Alors, la semaine dernière, dans l'épisode précédent, nous avions étudié la question de l'œcuménisme, c'est-à-dire de l'Église catholique qui subsiste, de l'Église du Christ qui subsiste dans l'Église catholique, et de la question des chrétiens non-catholiques et de leur relation à cette Église du Christ. Et nous avions dit que c'est une relation de grâce. qui est appelée à s'achever, à se perfectionner, à se compléter dans l'unique Église catholique, qui est l'unique Église du Christ. Alors maintenant, nous allons un peu élargir notre point de vue et parler en particulier des hommes qui sont d'autres religions et qui ne sont pas même chrétiens. C'est la question 166. Pourquoi l'Église est-elle appelée catholique ? Comme je l'ai dit, il y a quatre notes qui permettent de reconnaître l'unique Église du Christ. Elle est une, sainte, catholique et apostolique. Alors, en quel sens est-elle appelée catholique ? L'Église est catholique, c'est-à-dire universelle. Catholique, c'est un terme grec, catholikos, qui signifie universel. Parce que le Christ est présent en elle. Là où est le Christ Jésus, là est l'Église catholique. dit Saint-Ignace d'Antioche, qui est l'un des pères de l'Église les plus anciens, donc c'est vraiment l'enseignement le plus antique de l'Église, là où est le Christ Jésus, là est l'Église catholique. Elle annonce la totalité et l'intégralité de la foi. Elle contient et elle administre la plénitude des moyens du salut. Elle est envoyée en mission à toutes les nations, à toutes les époques, et à quelques cultures qu'elles appartiennent. Voilà, je crois, une vérité que... qu'il faudrait que les catholiques retrouvent. La fierté, le bonheur, la joie d'appartenir au Christ. Je vais dire à l'Église du Christ, mais au Christ, puisque nous l'avons vu dans les épisodes précédents, celui qui appartient à l'Église, devient membre du corps mystique du Christ et rattaché au Christ tête. Donc, il n'y a pas différentes églises, différents moyens de salut, différentes voies pour aller à Dieu. Il n'y a qu'une seule voie, qui est le Christ. Il n'y a qu'une seule façon d'aller au Christ, c'est d'être membre de l'Église. Donc, pour accéder au salut, qui est le but de la vie de tout homme, quelle que soit son origine, quelle que soit sa religion, quelle que soit son expérience dans la vie, quel que soit son parcours, le but de tout homme, c'est d'appartenir au Christ pour accéder à la vie éternelle. Et si vous avez suivi ce que j'ai lu jusqu'ici, ce que le catéchisme enseigne, la seule façon d'appartenir au Christ, c'est d'être membre de l'Église. Allô ? Voilà pourquoi l'Église annonce l'intégralité de la foi, elle administre la plénitude des moyens du salut, et voilà pourquoi elle est envoyée en mission à toutes les nations. C'est le rôle des chrétiens. Les chrétiens ne sont pas meilleurs que les autres. Les chrétiens ont reçu une mission supplémentaire. Les chrétiens, les catholiques, ont reçu une grâce particulière, celle de la plénitude de l'enseignement du Christ. Et donc c'est leur devoir, c'est leur mission d'aller prêcher Jésus-Christ. la plénitude du Christ, et donc d'aller prêcher l'Église, d'aller prêcher la foi catholique, la foi enseignée par l'Église, à toutes les nations, à tous les peuples, à tous les hommes. Vous voyez, c'est très important. C'est-à-dire que les chrétiens et les catholiques ne sont pas meilleurs que les autres, mais ils ont un plus grand devoir. Ils ont une plus grande responsabilité parce qu'ils l'ont reçu davantage. Voilà sans doute la seule façon de voir cela. Il y a autour de nous, et il y a même en France aujourd'hui, tout autour de nous, quand vous prenez le métro, quand vous prenez le bus, quand vous vous promenez en France, il y a plein de gens qui sont très éloignés de la foi catholique et de Jésus-Christ. Et bien c'est notre mission, c'est votre mission, à chacun d'entre nous, à chacun de là où nous sommes, de parler du Christ, de montrer l'exemple du Christ et de prêcher le Christ. Alors il ne s'agit pas de se prendre pour un missionnaire comme font les témoins de Jéhovah d'aller frapper aux portes, mais je me suis dit pourquoi pas. Mais il s'agit au moins de défendre la plénitude de la foi et de la vérité. Il n'y a rien de pire. Je donne un sentiment personnel, mais que ces catholiques et au pire des prêtres qui vous disent « moi je suis catholique, mais chacun sa voie, chacun son chemin, chacun sa route, chacun son chemin » Il y avait une chanson comme ça autrefois. Passe le message à ton voisin. Non, il n'y a pas chacun sa route et chacun son chemin. Chacun son chemin. Il n'y a qu'une seule personne, à savoir Jésus-Christ, qui a dit « je suis la voie, la vérité, la vie » . Alors de fait, oui, il y a plein de chemins et plein de façons de... de vivre. Mais cela doit scandaliser un catholique. Il faut aimer le Christ au point de vouloir le montrer, le porter, le partager avec tout homme que nous rencontrons sur notre chemin. Alors, question suivante, une église particulière est-elle catholique ? Alors ici, c'est une notion très intéressante, je vous lis la réponse. Est catholique toute église particulière ? c'est-à-dire un diocèse ou une éparquie, formée par la communauté des chrétiens qui sont en communion dans la foi et dans les sacrements, avec leur évêque, ordonnés dans la succession apostolique, et avec l'église de Rome qui préside à la charité, selon, encore une fois, une expression de Saint Ignace d'Antioche. Donc bien sûr, l'église catholique n'est pas uniforme. L'église catholique est fondée d'un tas d'églises particulières, c'est-à-dire les églises liées à un diocèse, liées à un lieu. avec son identité, avec sa culture, avec son histoire, avec son ancienneté, ou au contraire le fait qu'elle soit récente. Vous voyez, je suis allé en Mongolie par exemple il y a quelques années. L'église de Mongolie, c'est une église très récente, très jeune, avec peu de structures, peu de prêtres, alors que si vous comparez à l'église d'Antioche ou d'Alexandrie, ou même l'église de Paris, qui a été fondée au 1er ou au 2e siècle par Saint-Denis. l'aréopagite, le disciple de Saint-Paul. Ce sont des églises qui ont évidemment 2000 ans, alors que l'église de Lyon, qui est la plus ancienne, Saint-Irénée de Lyon, disciple de Saint-Jean, c'est la première église en Gaule. Voilà pourquoi d'ailleurs l'évêque de Lyon est appelé le primat des Gaules. C'est un titre honorifique, mais parce que l'église à Lyon est la plus ancienne dans toute la France actuelle. Donc, chaque église particulière, c'est-à-dire locale, Ici il est précisé, c'est-à-dire un diocèse, ça c'est le terme qu'on utilise dans l'église latine, c'est-à-dire une portion de la terre, de l'univers, qui est sous l'autorité d'un évêque, qui lui-même est successeur des apôtres, ou une éparquie. Alors ça c'est un terme qu'on connaît moins, mais que les orientaux connaissent bien, les orientaux catholiques, puisque les orientaux catholiques sont les églises orientales, donc liées à un rite, aux rites orientaux. Souvent, évidemment, les églises orientales sont... sont nés en Orient, donc à Alexandrie, à Antioche, en Syrie, etc. Mais à cause des circonstances politiques et humaines qu'on ne connaît que trop, eh bien se sont diffusées, parce que les membres de ces églises sont partis vivre aux Etats-Unis, en Australie, en Europe, etc. Et donc ils restent sous l'autorité d'un évêque de leur église particulière, qui est tout à fait catholique, mais qu'on appelle des éparquilles, parce que ce n'est pas un territoire local, géographique, mais c'est un attachement à un évêque comme une église dispersée à cause des circonstances politiques. Alors, c'est en ce sens qu'on parle d'église particulière, formée par la communauté des chrétiens qui sont en communion dans la foi et dans les sacrements avec leur évêque. Et l'évêque, ce qui est important, c'est que l'évêque soit ordonné dans la succession apostolique. Tout évêque, ça ne dit rien de la valeur personnelle des hommes, mais tout évêque est un successeur des apôtres. Je pense que la légicacité, la sainteté manifeste de l'Église, j'ai dit la dernière fois dans le dernier épisode que la sainteté de l'Église n'a rien à voir avec la sainteté de ses membres, parce que la sainteté de l'Église c'est le Christ lui-même, c'est la sainteté qu'elle donne par les sacrements. qu'elle a donné dans l'histoire en faisant des saints, etc. Mais beaucoup d'évêques devraient méditer sur le fait qu'ils sont successeurs des apôtres. Successeurs des apôtres, c'est une lourde charge, c'est une lourde responsabilité. Alors donc, vous voyez, l'Église catholique, elle est catholique, elle est au sens où elle est universelle, mais ça ne nie pas les particularités de chaque Église particulière, de chaque Église locale. Question suivante, qui fait partie de l'Église catholique ? Alors, vous voyez, en relisant ces questions comme ça, je suis très satisfait, impressionné dans le bon sens, de cette insistance sur l'Église parce que je pense que c'est l'un des aspects de la foi chrétienne, de la foi catholique qui a été perdue malheureusement et qui a été très déformée dans les dernières décennies. Et si vous avez compris tout ce que nous disons... depuis des semaines maintenant, l'Église, c'est le Christ. Donc malheureusement, c'est parce qu'on s'est détourné du Christ et nous ne retrouverons la splendeur et la beauté de l'Église et sa vivacité dans nos civilisations, dans nos cultures, dans nos pays, que lorsqu'on retournera vers le Christ, évidemment. Alors, qui fait partie de l'Église catholique ? Tous les hommes, sous diverses formes, appartiennent ou sont ordonnés à l'unité catholique du peuple de Dieu. Ça, c'est magnifique. Ça c'est profondément thomiste, c'est la doctrine de saint Thomas d'Aquin, dans ce qu'on appelle la tertia pars de la Somme de théologie. Tous les hommes sous diverses formes appartiennent à l'Église catholique, à l'unité catholique du peuple de Dieu, ou sont ordonnés à l'unité catholique du peuple de Dieu. Tout homme, vous prenez votre voisin, le gars qui est en face de vous dans le bus, vous prenez un aborigène en Australie, ou un chinois, ou un maghrébin, ou un français, ou un breton, tout homme. soit est membre de l'église catholique, au sens où il appartient à l'église catholique, soit il est ordonné à cette unité catholique universelle du peuple de Dieu. Tout homme est fait pour appartenir à l'église catholique. Même s'il ne le sait pas, même s'il en est très très éloigné, il est fait pour ça. Il est ordonné à cette unité. Ce que saint Thomas d'Aquin appelle, il est en puissance un membre de l'église. Et pleinement incorporé à l'église catholique. Celui qui, ayant l'esprit du Christ, est uni à elle par les liens de la profession de foi, des sacrements, du gouvernement ecclésiastique et de la communion. Voilà comment on fait pour être membre à part entière de l'Église catholique. Il faut être uni à l'Église par les liens de la profession de foi. Celui qui vous dit, par exemple, un exemple comme ça, malheureusement qu'on entend trop souvent, celui qui vous dit « ah oui, moi je suis catholique, mais je ne crois pas à ça » . « Je suis catholique, mais je ne fais pas ci. Je suis catholique, mais il faudrait que l'Église change et qu'elle évolue sur tel ou tel dogme. » En fait, non. Pour être membre de l'Église catholique, pleinement, au sens strict, il faut être uni à elle par les liens de la profession de la foi. Il faut professer la totalité de la foi catholique. Des sacrements, il faut avoir tous les sacrements et reconnaître les sacrements donnés par tous les prêtres et les évêques. dans le monde entier, du gouvernement ecclésiastique, oui, il faut reconnaître que le pape est le pape, et que les évêques sont les évêques. Celui qui refuse l'existence, le fait que le pape soit le pape, ne fait pas partie de l'Église catholique. Il ne fait pas partie de la plénitude de l'Église du Christ. Alors, ça ne veut pas dire qu'il faut être aveuglé et prétendre que tous les papes sont parfaits et que tous les évêques sont parfaits. Parce que c'est faux, tout simplement. Ce n'est pas vrai. Et ce n'est pas parce qu'on reconnaît l'autorité de quelqu'un que l'on devrait devenir un béat admirateur et le considérer comme un gourou, dès qu'il ouvre la bouche, qu'il a raison. Non, ce n'est pas vrai, ça, ce n'est pas catholique, parce que c'est contre le bon sens. En revanche, il faut reconnaître le gouvernement ecclésiastique. Oui, les évêques, successeurs des apôtres, ont le légitime pouvoir de gouvernement ecclésiastique. Parfois, ils l'utilisent mal, parfois, ils l'utilisent pour faire du mal, pour détruire l'Église, ça existe. Mais néanmoins, ils sont les légitimes successeurs des apôtres. Et donc, il faut reconnaître leur pouvoir de gouvernement et de la communion. Les baptisés, donc ça c'est la plénitude, ceux qui sont en plénitude dans l'Église catholique. Les baptisés qui ne réalisent pas pleinement cette unité catholique sont dans une certaine communion, bien qu'imparfaite, avec l'Église catholique. Alors, ce que ça veut dire, les baptisés, là on est encore revenu sur la question des chrétiens. Ceux qui sont baptisés, ceux dont on parlait la semaine dernière, les protestants, les orthodoxes, ils ne réalisent pas pleinement cette unité catholique. Mais ils sont dans une certaine communion, bien qu'imparfaite, avec l'Église catholique. Parce qu'ils ont des parties, oui, ils ont la grâce, ils ont été baptisés, ils ont parfois, les prêtres sont vraiment prêtres, comme je le disais la dernière fois, et le prêtre orthodoxe qui dit les paroles de la consécration, eh bien le Christ est présent, et dans l'hostie reçue par le fidèle orthodoxe en Roumanie, en Grèce ou en Russie, eh bien il reçoit véritablement la présence réelle du Christ. Mais néanmoins, cette communion est imparfaite, parce qu'il est encore... En puissance, il doit encore reconnaître et participer. Il est encore ordonné à cette unité qu'il ne réalise pas pleinement. Alors, avançons un peu, puisque j'ai dit qu'on allait parler de ceux qui ne sont pas chrétiens. Quel est le rapport de l'Église catholique avec le peuple juif ? Réponse. L'Église catholique reconnaît son rapport avec le peuple juif dans le fait que Dieu a élu ce dernier avant tous les autres, pour accueillir sa parole. C'est au peuple juif qu'appartiennent l'adoption des fils, la gloire, les alliances, la loi, le culte, les promesses de Dieu. Ils ont les patriarches, et c'est de leur race que le Christ est né selon la chair. Toute cette phrase est une citation de l'Épître aux Romains, chapitre 9. À la différence des autres religions non chrétiennes, la foi juive est déjà réponse à la révélation du Dieu de l'ancienne alliance. Alors, bien sûr, on ne peut pas considérer les juifs comme des païens, des païens comme les autres, puisque le peuple juif, de fait, a été choisi par Dieu pour donner le Christ. On en a déjà largement parlé dans les émissions précédentes. Néanmoins, je vous ferai remarquer ici que, ici, il est question du peuple juif. Il y a une question, et je me permets de dire que je trouve que cette... La fin de la réponse est un peu ambiguë, parce que, qu'est-ce qu'on appelle la foi juive ? Parce que la foi juive de l'Ancien Testament, bien sûr, est une réponse à la révélation de Dieu de l'Ancienne Alliance. Il n'y a aucun doute là-dessus, et les juifs de l'Ancienne Alliance, ceux qui ont la foi juive, le peuple juif et qui pratiquent la religion juive de l'Ancienne Alliance, évidemment, c'est le peuple élu, ils réalisent les desseins de la Providence, ils réalisent les desseins de Dieu, sans aucun doute. Néanmoins, aujourd'hui, la foi juive, en quoi consiste-t-elle ? Il y a une grande différence entre la foi juive d'aujourd'hui et la foi juive de l'Ancien Testament. Principalement parce qu'il n'y a plus de temple. C'est quand même un problème, puisque la foi juive était basée sur les sacrifices réalisés dans le temple. Il n'y a plus de temple, et où donc Dieu est-il présent désormais ? Alors, on me répondrait qu'il y a eu des périodes de l'Ancien Testament où il n'y avait plus de temple. où il n'y avait pas de temple, déjà, avant. Mais à partir du moment où le temple était le lieu où Dieu était présent, et quand le Christ meurt, le rideau du temple se déchire, ce qui signifie que désormais, Dieu n'est plus présent dans le temple de la foi juive. Et ensuite, les rituels suivis par les Juifs d'aujourd'hui ne sont pas les rituels de l'Ancien Testament. Ce sont des choses qui sont des interprétations qui ont été faites par des rabbins de telle ou telle époque. qui ont repris des textes de l'Ancien Testament, qui les ont réinterprétés. Donc la foi juive de l'Ancien Testament, bien sûr, et l'annonce et la préparation de la foi chrétienne, là-dessus, encore une fois, il n'y a aucun doute. mais la foi juive d'aujourd'hui évidemment il y a quelque chose il y a une reconnaissance de Dieu du Dieu unique, du Dieu qui agit dans le monde mais le juif qui s'il est fidèle à la foi juive rejette le Christ il est infidèle à l'annonce de l'Ancien Testament, puisque l'annonce de l'Ancien Testament, la parole de Dieu de l'Ancien Testament, avait pour but d'annoncer le Christ. Celui qui refuse le Christ, nécessairement, n'est pas fidèle à la parole de Dieu de l'Ancien Testament. Continuons notre examen de ceux qui sont hors de l'Église. Quel lien existe-t-il entre l'Église catholique et les religions non chrétiennes ? Donc là, je précise encore une fois, il ne s'agit plus de l'œcuménisme, c'est-à-dire des relations entre les différents chrétiens, ceux qui sont baptisés, ceux qui reconnaissent le Christ et qui suivent au moins une partie de son enseignement, mais les religions non chrétiennes. C'est un lien issu avant tout de l'origine et de la fin commune de tout le genre humain. Voilà le lien qui existe entre l'Église catholique et les religions non chrétiennes. Il est lié à la race humaine. L'Église catholique reconnaît que ce qu'il y a de bon et de vrai dans les autres religions vient de Dieu. C'est un rayon de sa vérité. Cela peut disposer à l'accueil de l'Évangile. et poussé à l'unité de l'humanité dans l'Église du Christ. Magnifique. C'est de moi le magnifique. Parce que, bien sûr, nous sommes tous de la même race humaine. Quelle que soit la religion, notre religion, nous sommes tous descendants d'Adam et Ève, nous avons tous le même destin d'aller au ciel, de connaître Dieu, et donc d'être sauvés par Jésus-Christ. Alors, ce qu'il y a de bon et de vrai... Dans les autres religions, dans l'islam, dans le bouddhisme, dans l'hindouisme, dans toutes les religions païennes de l'antiquité et actuelle, peut-être même dans le culte du football et de je ne sais pas quelle nouvelle religion contemporaine, tout ce qu'il y a de bon et de vrai vient de Dieu. Ça c'est sûr, c'est sûr. Parfois c'est recouvert d'un tas de mots, de mâles, de détritus qui défigurent cette beauté et cette bonté qui vient de Dieu. Mais ce qu'il y a de bon et de vrai vient de Dieu, c'est un rayon de sa vérité. Et ce qui est magnifique, c'est que toute parcelle de vérité dispose ceux qui y adhèrent à accueillir l'évangile et donc à entrer dans l'église du Christ et donc à s'unir à l'ensemble de l'humanité destinée, qui est appelée à cette unité dans... le Christ. Dit de façon plus triviale, un musulman qui fait le bien, qui ne vole pas, qui ne fait pas de mal à son voisin, qui demande pardon lorsqu'il a fait du mal, pardon à Dieu lorsqu'il fait du mal, il fait du bien ce qu'il fait de bien, ce qu'il y a de bon et de vrai dans ce qu'il cherche à faire, dans ce qu'il fait dans sa vie, vient de Dieu et vient du Christ et donc vient de l'Église. Alors évidemment, il n'est pas au courant. Il ne le sait pas. Mais c'est un appel à cette unité, à cette appartenance à l'unique Église du Christ qui est l'Église catholique. Continuons. Que signifie l'affirmation « hors de l'Église, pas de salut » ? Alors cette affirmation, elle est très forte. En latin, c'est « extra ecclesia nulla salus » . C'est une expression qui vient de Saint-Cyprien de Carthage. plus précisément de sa lettre 4 et sa lettre 73. Saint Cyprien de Carthage, c'est l'un des pères de l'église les plus anciens, né au début du 3ème siècle en 200, et mort martyr en 258, sous la persécution de l'empereur Valérien. C'est un berbère converti au christianisme qui est devenu évêque de Carthage, et l'un des plus grands pères de l'église. Et alors il dit ceci, hors de l'église, point de salut. Alors, je vous lis la réponse et puis je commenterai. Cela signifie... que tout salut vient du Christ tête par l'intermédiaire de l'Église qui est son corps. Ne peuvent donc pas être sauvés ceux qui, sachant l'Église fondée par le Christ est nécessaire au salut, ne veulent pas y entrer ni y persévérer. D'autre part, grâce au Christ et à son Église, peuvent parvenir au salut éternel ceux qui, sans faute de leur part, ignorent l'Évangile du Christ et son Église, mais recherchent Dieu sincèrement. Et sous l'influence de la grâce, s'efforcent de faire sa volonté reconnue à travers ce que leur dicte leur conscience. Dit de façon simplifiée, le musulman dont je parlais il y a quelques instants, qui a cherché à faire le bien, qui a recherché Dieu sincèrement, qui s'efforce de faire la volonté divine, s'efforce de faire la volonté divine, eh bien, s'il peut aller au ciel, c'est par le Christ et par l'Église. Donc le musulman qui est sauvé, qui va au ciel, c'est parce qu'il appartient à l'Église. Évidemment, il ne le sait pas. Mais il n'y a de salut que dans l'Église catholique. Et donc, n'importe quel homme, de bonne volonté, quelle que soit sa religion, chacun sera jugé sur ce qu'il a reçu. Comme je disais tout à l'heure, le catholique va être jugé plus sévèrement parce qu'il a reçu bien plus, parce qu'il a reçu la plénitude de l'enseignement du Christ, par la foi de l'Église. Mais celui qui a reçu très peu, Et oui, je parle. Aujourd'hui, encore une fois, on fréquente dans le métro et dans le bus et tout autour de nous des gens qui vivent dans un milieu chrétien, mais qui sont très indifférents parce qu'ils ont été comme imperméables à la foi chrétienne. Ils ont reçu une telle vision de l'Église qu'ils l'ont rejetée ou qu'ils sont indifférents, mais sans faute de leur part. C'est tout à fait possible. Et donc, ces hommes-là, pour être sauvés, Ils ne sont sauvés que grâce au Christ et à son Église. Donc au ciel, il n'y a que des catholiques. Voilà, la conclusion c'est ça. Au ciel, il n'y a que des chrétiens et que des catholiques. Alors, certains étaient des catholiques anonymes, des catholiques inconscients de l'être, mais s'ils ont été sauvés, c'est parce qu'ils étaient fidèles au Christ et fidèles donc à l'Église fondée par le Christ. On pourrait développer longuement, en discuter plus en détail, etc. Mais il me semble que c'est une vérité de la foi qu'il faut vraiment que tout... tout catholique comprenne et médite. Bien sûr, on peut être sauvé hors de l'Église, dans le sens où, sans appartenir visiblement à l'Église. Mais on ne peut pas être sauvé sans appartenir, au moins de façon invisible, à l'Église. Et je dirais, le musulman qui va au ciel, parce qu'il y a des musulmans qui vont aller au ciel, évidemment, ce sera toujours, je répète, par le Christ et par l'Église, et donc ce sera malgré leur religion. Ce ne sera pas l'islam qui les aura menés au ciel. Ce ne sera pas le bouddhisme qui l'aura mené au ciel. Ce sera malgré les erreurs contenues dans la foi qu'il a professée, que grâce au Christ et à l'Église, il pourra être sauvé et parvenir à la vie éternelle. Il nous restera ensuite à parler bien sûr de la mission des chrétiens et du rôle des chrétiens. Justement, ceux qui ont accès à la plénitude de l'enseignement de la foi, et bien ça donne une... Le devoir d'être missionnaire. Comme toujours, prions l'Esprit Saint de nous éclairer pour mieux comprendre, mieux intégrer dans notre vie cet enseignement de l'Église. Venez Esprit Saint, remplissez le cœur de vos fidèles et allumez en eux le feu de votre amour. Envoyez votre esprit Seigneur, il se fera une création nouvelle et vous renouvellerez la face de la terre. Prions. Ô Dieu qui avez instruit les cœurs de vos fidèles par la lumière du Saint-Esprit, Donnez-nous par ce même esprit de comprendre et d'aimer ce qui est bien, afin de jouir sans cesse de ces divines consolations par Jésus-Christ notre Seigneur. Ainsi soit-il. Merci à tous de votre fidélité et de votre écoute attentive de cet épisode. Faisons rayonner autour de nous ces belles vérités de la foi catholique. Et surtout, n'oublions pas de prier les uns pour les autres. Priez pour moi, je prie pour vous et que Dieu vous bénisse. C'était l'abbé Mathieu Raffray, je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour un nouvel épisode de Sourcum Corda.