Speaker #0Bienvenue dans l'émission Sursum Corda, le podcast qui vous fait redécouvrir les trésors de la foi chrétienne semaine après semaine. Je suis l'abbé Mathieu Raffray, prêtre et théologien, et je vous propose à chaque épisode de plonger ensemble dans le catéchisme de l'Église catholique, l'occasion d'éclairer les grands problèmes de notre temps, les grandes questions de tous les temps, à la lumière de l'enseignement de l'Église. Ce podcast est proposé chaque jeudi à 17h30 sur Radio Courtoisie, puis il est disponible sur toutes les plateformes d'écoute le dimanche à midi. Soutenez-le, faites-le connaître autour de vous. Épisode 33 La communion des saints, la rémission des péchés et la résurrection de la chaise. Alors, nous avons un vaste programme à traiter. Aujourd'hui, il faut avancer et de fait, après le long traité sur l'Église qui répondait à cette phrase du credo, je crois, à la Sainte Église catholique, les vérités de foi suivantes sont traitées de façon un peu plus synthétique. Alors allons-y. Je crois à la communion des saints. Question 194. Que signifie l'expression communion des saints ? Cette expression signifie avant tout la participation commune de tous les membres de l'Église aux réalités saintes, la foi, les sacrements, en particulier l'eucharistie, les charismes et les autres dons spirituels. À la source de la communion, il y a la charité qui ne cherche pas son intérêt, citation de le premier Épître aux Corinthiens, le fameux hymne à la charité du chapitre 13, donc il y a la charité qui ne cherche pas son intérêt. mais qui pousse les fidèles à mettre tout en commun. » Et ça, c'est une citation des Actes des Apôtres, chapitre 4. Donc, « qui pousse les fidèles à mettre tout en commun, même leurs biens matériels, pour le service des plus pauvres. » Alors, j'enchaîne immédiatement avec la question suivante, parce que vous allez voir qu'elle est liée. Question 195. « Que signifie encore la communion des saints ? Elle désigne également la communion entre les personnes saintes. » à savoir entre ceux qui, par la grâce, sont unis au Christ, morts et ressuscités. Les uns sont en pèlerinage sur la terre, d'autres ayant quitté cette vie, achèvent leur purification, soutenus aussi par nos prières, d'autres, enfin, jouissent déjà de la gloire de Dieu et intercèdent pour nous. Tous ensemble, ils forment dans le Christ une unique famille, l'Église, à la louange et à la gloire de la Trinité. Alors, vous voyez, il y a deux notions de la communion des saints. La communion des choses saintes, les sancta, et la communion des personnes saintes, sancti. Sancta, c'est neutre, les choses saintes et les saints, comment on dit, masculins, pardon, et bien ce sont les saints, les personnes saintes. Cette vérité de la communion des saints est l'un des mystères les plus beaux, finalement, de notre vie chrétienne. Et il y a un auteur que j'aime beaucoup, Georges Bernanos, qui synthétise Cela, dans le dialogue des Carmelites, par une phrase qui reprend une expression de Saint Paul dans l'Épitre aux Romains. Et il dit ceci, nous ne vivons, nous ne souffrons et ne nous mourons pas les uns pour les autres, mais les uns à la place des autres, mais les uns pour les autres, et peut-être même les uns à la place des autres. Nous ne vivons, nous ne souffrons, nous ne mourons pas chacun pour soi, mais les uns pour les autres et peut-être même les uns à la place des autres. Alors cette expression, je trouve, est très intéressante parce qu'elle signifie que tous les efforts de tous les chrétiens, de tous les temps, ont une valeur aux yeux de Dieu. Vous voyez, si on prend une petite fille au Moyen-Âge qui sort dans la neige pour aller chercher de l'eau au puits pour apporter à sa maman qui lui a demandé, et si elle le fait avec une grande charité, qui ne cherche pas son intérêt, mais qui pardonne tout, excuse tout, comme dit Satine à la charité qui est citée, eh bien, ça a une valeur dans le ciel, non seulement pour elle, mais aussi ailleurs, pour d'autres gens. Une personne qui est malade dans son lit, qui offre patiemment ses souffrances, qui prie avec confiance en Dieu, qui fait des actes de foi et de charité, et bien tous ces actes bons ont une valeur pour le salut du monde. On en a déjà parlé quand on a parlé de l'Église, de ceux qui composaient l'Église. Mais ici, vous voyez, on peut dire qu'on peut agir, non pas pour soi-même, mais pour les autres et même à la place des autres. C'est la grande leçon du sacrifice du Christ sur la croix. Le Christ, il a pris sur lui nos péchés, nos fautes, notre mort, nos souffrances. Il les a pris sur lui pour les transformer, pour les faire valoir pour le bien. et... C'est en ce sens que, évidemment, les souffrances, le chrétien ne cherche pas la souffrance, il n'aime pas la souffrance, on en a déjà parlé, mais le chrétien n'aime pas la souffrance. Ce qu'il sait, c'est que lorsqu'il unit ses souffrances, les souffrances qu'il subit malgré lui, lorsqu'il les unit au Christ, alors elles prennent une valeur surnaturelle, une valeur de salut pour le monde. Et c'est dans ce sens que tous les actes bons de quiconque, où que ce soit, les actes que seul Dieu voit, les actes intérieurs de charité, les actes... Les prières que nous pouvons faire, vous êtes dans le bus, vous voyez quelqu'un qui vous semble être triste, qui vous semble être seul, vous faites une prière pour lui. Vous savez que Dieu écoute ses prières et qu'aucune prière n'est jamais vaine. Aucun sacrifice n'est jamais vain. Aucune offrande n'est jamais vaine. Et au plus haut sens, aucune messe n'est jamais vaine. Souvent, je célèbre la messe seul, puisque je suis comme professeur, je n'ai pas la charge d'une paroisse. Je célèbre souvent la messe seul. et... Et je me dis, je célèbre la messe pour toutes ses intentions, pour le monde, pour tous ceux qui dans le monde ont besoin du salut. Et on peut dire, vous voyez, dans le monde néo-païen dans lequel nous vivons, où on côtoie tous les jours dans le bus, dans le métro, dans le train, des gens qui sont complètement indifférents au christianisme, on peut se dire, mais comment ces gens-là vont être touchés par la grâce ? Eh bien, ils le seront grâce au siècle de christianisme, au siècle passé de christianisme, pendant lesquels des millions de chrétiens ont... ont offert leurs petits sacrifices, leurs petites œuvres pour participer au grand trésor de la rédemption. Évidemment, c'est uniquement toujours le Christ qui sauve, mais comme nous avons déjà eu l'occasion de le dire, eh bien, tous nos actes peuvent participer au salut du monde. Et donc, tous les actes bons, encore une fois, les offrandes, les sacrifices, les prières, servent toujours, serviront toujours quelque part. Et peut-être qu'au ciel, nous verrons à quoi ont servi les épreuves supportées, les maladies supportées avec patience, les tentations que nous avons combattues. toutes ces difficultés de la vie que nous avons accepté de vivre comme chrétiens et en les unissant au sacrifice du Christ leur faire leur donner, leur faire recevoir par Dieu une valeur pour le salut du monde Alors c'est très intéressant parce que c'est le principe aussi, je fais une petite parenthèse, c'est le principe des indulgences. C'est-à-dire que tous les actes bons, la foi, les sacrements, tous les dons, etc., tout ce que les uns et les autres ont fait, constituent un trésor spirituel. Et ce trésor spirituel, l'Église, dans la personne du pape, par ce qu'on appelle le pouvoir des clés, a le pouvoir de les distribuer dans certaines circonstances à ceux qui en ont besoin. Et c'est ce qu'on appelle les indulgences, c'est-à-dire que le pape peut décider que, par exemple, cette année, c'est une année sainte, puisqu'on est en fait un quart de siècle, les 25 ans de la naissance, enfin les 2025 ans de la naissance du Christ. Et donc, c'est une année sainte, et ceux qui vont en pèlerinage à Rome, donc lorsqu'ils accomplissent une œuvre particulière, eh bien le pape a décidé d'y joindre des indulgences. Alors, c'est magnifique comme mentalité, parce que ça veut dire que... qu'est-ce que c'est que les indulgences que l'on reçoit ? C'est participer aux biens faits par d'autres chrétiens ailleurs dans le monde et à une autre époque. Et donc, il y a cette communion, c'est ça la communion de la charité, la communion des saints, la communion en charité de tous les membres de l'Église. Et donc, oui, j'ai un peu dévié de mon idée, mais cet homme que je vois dans le métro qui est indifférent au christianisme, eh bien, c'est par ce trésor de la grâce obtenu par tel ou tel tel chrétien qui a fait tel ou tel acte bon qu'il pourrait être touché par la grâce divine. Alors ce mystère de la communion des saints évidemment est un magnifique mystère et ici dans le catéchisme la question suivante c'est la question de la Sainte Vierge parce que évidemment elle a une place tout à fait particulière dans cette communion des saints. Alors c'est un chapitre qui s'appelle Marie, mère du Christ, mère de l'Église. En quel sens la bienheureuse Vierge Marie est-elle mère de l'Église ? La bienheureuse Vierge Marie est mère de l'Église dans l'ordre de la grâce parce qu'elle a donné naissance à Jésus, le Fils de Dieu, tête de son corps, qui est l'Église. En mourant sur la croix, Jésus l'a donnée comme mère à son disciple par ses mots « Voici ta mère » . Tout le mystère de la Sainte Vierge repose, toute la théologie dogmatique de la Sainte Vierge repose sur cette vérité qu'elle est la mère de Dieu. Théotokos en grec, comme le déclare le concile d'Éphèse en 431, donc c'est vraiment très ancien. Donc l'affirmation devient un dogme de foi depuis le concile d'Éphèse, mais évidemment c'est cru depuis toujours. Mais celui qui le nie ne peut plus être dit catholique. Et c'est basé sur cette parole du Christ, « Voici ta mère » . C'est-à-dire que le Christ nous a donné, dans la personne de Saint Jean qui représente tous les chrétiens, toute l'humanité tournée vers le Christ, eh bien, « Voici ta mère » . Alors c'est une vérité, souvent, où il y a beaucoup de protestants en particulier qui disent, « Oui, les catholiques adorent la Sainte Vierge, c'est n'importe quoi. » Alors évidemment, la réponse est très simple. Évidemment, les catholiques n'adorent pas la Sainte Vierge, on n'adore que Dieu. Mais en revanche... De la même façon que Dieu a voulu entrer dans le monde par la Vierge Marie, eh bien, il veut que nous entrions, que nous nous unissions à lui encore par la Vierge Marie. Et c'est dans ce sens qu'elle est mère de l'Église. C'est-à-dire que, comme elle a donné naissance à Jésus, elle a donné Jésus au monde, eh bien, de la même façon, c'est elle encore qui donne Jésus à chacun d'entre nous. Et celui qui... D'ailleurs, dans « Je vous salue Marie » , on dit « Priez pour nous, Sainte Mère de Dieu » . On demande à la Sainte Vierge de prier pour nous. On ne la prie pas elle. On lui demande, on fait une prière. Oui, on ne l'adore pas elle, on lui fait une prière, on adresse nos prières pour qu'elle-même prie pour nous. Et donc, elle est l'intermédiaire entre nous et le Christ. Comme Dieu l'a voulu dans les desseins éternels de la Providence. Parce que si, elle est de fait l'intermédiaire, celle qui a donné Dieu au monde. Alors comment la Sainte Vierge ? Comment la Vierge Marie aide-t-elle l'Église ? Après l'Assomption de son fils, la Vierge Marie a aidé par ses prières les débuts de l'Église. Et même après son Assomption au ciel, elle continue d'intercéder pour ses enfants, d'être pour tous un modèle de foi et de charité, et d'exercer sur eux une influence salutaire qui vient de la surabondance des mérites du Christ. Les fidèles voient en elle une icône et une anticipation de la résurrection qui les attend. Ils l'invoquent sous les titres d'avocates d'auxiliatrice, de secours, de médiatrice. Alors, on pourrait faire évidemment tout un épisode entier, ou plusieurs même, sur la Sainte Vierge, que l'on invoque comme avocate, comme auxiliatrice, secours des chrétiens, médiatrice de toute grâce. Elle est vraiment l'intermédiaire. Il y a cette expression très célèbre de Saint Bernard, Saint Bernard de Clairvaux au XIIe siècle, qui dit que dans l'Église, comme le Christ est la tête, la Sainte Vierge est le cou. C'est-à-dire... Elle est le canal par lequel toute grâce vient du Christ vers les membres de l'Église et toutes les prières de l'Église montent vers la tête. Et donc tout passe par la Sainte Vierge. Tout passe par la Sainte Vierge parce que, encore une fois, dans les desseins de la Providence, Dieu a voulu que ce soit par elle qu'il entre lui-même dans le monde. Alors j'insiste sur cette question qu'elle intercède pour ses enfants. Elle prie pour nous, elle présente nos prières et elle exerce sur nous une influence salutaire. Elle a cette place tout à fait particulière dans la communion des saints, qu'elle est comme le point de convergence de toutes les bonnes œuvres et de toutes les prières de tous les chrétiens de tous les temps. C'est un mystère qu'une femme, une personne humaine ait été élevée à une si grande dignité. élevé à une si grande dignité. Il faudrait être fou pour inventer ça. C'est une des preuves d'ailleurs de la véracité du christianisme. Qui aurait pu inventer quelque chose comme ça ? Ça semble complètement contradictoire. Et d'ailleurs... Bon, c'est une réponse aussi à toutes les espèces de délires féministes qui accusent le christianisme de mettre la femme à une place secondaire. Dans le christianisme, l'être humain le plus élevé dans toute la hiérarchie, c'est une femme. C'est une femme qui vient d'ailleurs, qui sauve les hommes du péché, et le péché est rentré dans le monde par les hommes, par Adam. Donc, c'est... et de même que... d'ailleurs c'est aussi Saint Bernard qui dit ça, et beaucoup d'autres saints, mais de même que... je crois que c'est bien plus ancien, je crois que c'est chez les pères de l'Église. Je n'ai pas vérifié, je m'en excuse. De même que le Christ est un nouvel Adam, parce qu'il renouvelle l'humanité, de la même façon la Sainte Vierge est une nouvelle Ève, puisqu'elle est la nouvelle mère de tous les vivants. Comme Ève est la mère de tous les hommes, et bien par la nature humaine qu'elle nous transmet. avec le péché, et bien la Sainte Vierge est mère de tous les vivants par la grâce, par cette nouvelle vie de la grâce qui renouvelle l'être humain. Donc voici, c'est le sens quand le Christ dit à Saint Jean « voici ta mère » , il dit « voici celle qui sera la mère de la nouvelle humanité, de l'humanité que j'ai restaurée par mon sacrifice » . Question suivante. Quel type de culte convient-il ? à la Sainte Vierge. J'ai déjà répété, mais voilà la réponse claire du catéchisme. C'est un culte particulier, mais qui diffère essentiellement du culte d'adoration, réservé uniquement à la Sainte Trinité. L'adoration est réservée uniquement à la Sainte Trinité. Ce culte de vénération spéciale envers la Sainte Vierge trouve une expression particulière dans les fêtes liturgiques dédiées à la Mère de Dieu, ainsi que dans les prières mariales, comme le rosaire, résumé de tout l'Évangile. Voilà, on ne saurait le dire mieux. Les fêtes liturgiques dédiées à la Sainte Vierge. D'ailleurs, je vous invite à faire ce petit exercice pour voir si vous êtes assez avancé en catéchisme et en liturgie. Il y a pour chaque mois de l'année, sauf un, il y a pour chaque mois de l'année une fête, une grande fête mariale. Alors je vous invite à... à essayer de faire l'exercice et de voir si vous trouvez pour chaque mois de l'année la fête qui correspond. Je dis les faciles, l'Assomption c'est le 15 août, donc au mois d'août il y a une fête de la Sainte Vierge. Mais il y en a une aussi en janvier, en février, j'essaie de les trouver en passant, en mars évidemment, en avril... Au mois de mai. Bon, je vous laisse faire l'exercice. Voilà. Pour voir si vous avez des connaissances liturgiques et catéchétiques suffisantes. Travailler à la maison. Devoir d'été. Devoir de vacances. Alors, et puis ici, la mention du rosaire est tout à fait fondamentale, évidemment. Et je vous invite aussi, devoir de vacances. Voilà, c'est l'époque. Pour ceux qui écoutent en direct. et bien le... Le rosaire est évidemment, j'irais, la prière la plus simple, mais en même temps la plus complète, puisque la prière du rosaire consiste à méditer sur les mystères de la vie de notre Seigneur Jésus-Christ et de la Sainte Vierge, et par cette méditation à élever notre âme vers Dieu et à lui présenter nos prières. Donc par l'intermédiaire de la Très Sainte Vierge Marie, toucher le cœur du Christ et recevoir de lui la grâce à partir de sa vie. tel que nous le rapporte l'Évangile. Voilà, le Roset est un résumé de tout l'Évangile. Il n'y a pas d'opposition entre la dévotion à la Sainte Vierge et la vie du Christ, évidemment. Puisque s'il y a bien quelqu'un qui a vécu la vie du Christ au plus près, c'est la Vierge, la Sainte Vierge. Donc, la prier, vivre notre vie spirituelle en sa présence constante, continuelle et intime, permet... de la meilleure façon possible, d'accéder à l'intimité de la vie du Christ, aussi bien quand il était enfant que quand il meurt sur la croix, puisque celle qui reçoit son fils dans ses bras quand il descend de la croix, c'est évidemment encore la très sainte Vierge Marie. D'ailleurs, j'aime beaucoup faire remarquer, comme vous le savez, à Rome, dans la basilique Saint-Pierre, dans la première chapelle sur la droite, quand on entre dans la magnifique basilique Saint-Pierre, il y a la fameuse Pietà de Michel-Ange. qui est l'une des œuvres d'art les plus grandioses, les plus somptueuses que l'humanité ait pu produire. Ceux qui ne connaissent pas ou qui n'ont pas en mémoire, je vous invite à regarder sur internet la délicatesse des traits, on voit les veines et les muscles du Christ, on voit la main de la Sainte Vierge qui supporte le corps, on voit le regard de la Sainte Vierge sur le corps de son fils. et j'aime beaucoup faire remarquer que Alors, regardez l'image et essayez de noter peut-être, allez, encore un devoir de vacances, essayez de faire, mettez pause, et puis essayez de regarder quelle est la particularité de cette statue en ce qui concerne la Sainte Vierge. Voilà, maintenant que vous êtes revenus, si vous avez fait l'exercice, eh bien, la particularité, c'est que la Sainte Vierge est représentée comme une jeune fille qui doit avoir une quinzaine d'années. Elle a des traits extrêmement jeunes. Or, la Sainte Vierge, à minimum... 48 ans ou même si elle a eu l'enfant Jésus à 15-16 ans comme certains le disent, vu qu'elle a vécu 33 ans et bien elle a quasiment 50 ans. Et donc Michel-Ange a choisi de représenter la Sainte Vierge comme une jeune fille pour montrer l'éternité de la jeunesse de la Sainte Vierge et je trouve que théologiquement c'est très fort parce qu'elle est la mère qui ne vieillit jamais, parce qu'elle est la mère de tous les croyants, elle est celle qui est continuellement rajeunie Merci. par sa fréquentation du Christ. Alors, dernière question sur la Sainte Vierge. Comment la bienheureuse Vierge Marie est-elle l'icône eschatologique de l'Église ? En regardant Marie, toute sainte est déjà glorifiée en son corps et en son âme. L'Église contemple en elle ce qu'elle-même est appelée à être sur la terre et ce qu'elle sera dans la patrie céleste. Voilà, on pourrait développer, je vous laisse méditer là-dessus. Évidemment parce que la Sainte Vierge est au ciel avec son corps. C'est ce qu'on appelle le dogme de l'Assomption, on en a parlé la fois dernière. Et elle est au ciel avec son corps, donc... Au final, il n'y a que deux personnes complètes au ciel. Il y a Jésus et la Sainte Vierge, puisqu'il faut un corps et une âme. Les autres sont des âmes qui sont dans l'attente, justement, de la résurrection des corps, dont nous parlerons la fois prochaine. Mais il nous reste cinq minutes pour, malheureusement, on pourrait développer aussi bien la communion des saints que la place de la Vierge Marie et toute la figure qu'elle représente. Aussi bien qu'il est très humain. C'est le mystère du christianisme. Le mystère du christianisme, c'est Dieu qui se fait homme et donc qui se rend proche des hommes. Et la Sainte Vierge incarne, personnifie, personnalise, rend, comment dire, touchable, tangible, cette humanité de Dieu. Parce que c'est elle qui a donné son corps à Jésus-Christ, au Verbe divin, évidemment. Mais c'est elle, d'une certaine façon, qui nous permet, qui rend Dieu proche de chacun d'entre nous. Bien, ça m'émeut de parler de la Sainte Vierge et de la dévotion à la Vierge Marie. Je disais, passons à la vérité de foi suivante, rapidement, malheureusement encore. Je crois à la rémission des péchés. Alors, c'est la question de 100, numéro 200, pas mal avancé. Comment les péchés sont-ils remis ? Le premier et le principal sacrement pour le pardon des péchés est le baptême. Pour les péchés commis après le baptême, le Christ a institué le sacrement de la réconciliation ou de la pénitence par lequel le baptisé est réconcilié avec Dieu et avec l'Église. Alors, oui, évidemment, comment se faire pardonner ses péchés par le baptême ? C'est tout l'enseignement de l'Évangile. D'ailleurs, je me souviens d'une personne qui n'était pas baptisée qui me disait « Pour me préparer au baptême, j'aimerais bien me confesser. » Non, on ne peut pas se confesser si on n'est pas baptisé. le baptême efface tous les péchés celui qui est baptisé adulte tous ses péchés sont effacés comme dans la confession je veux dire encore mieux c'est une nouvelle naissance son âme est complètement renouvelée ensuite après le baptême pour ceux qui retombent dans le péché, c'est à dire tout le monde c'est pas une certaine catégorie c'est tous et bien le Christ a institué le sacrement de la réconciliation ou de la pénitence, qu'on trouve déjà dans les écrits des pères de l'Église. Il y a par exemple dans le texte du pasteur Dermas, qui est l'un des textes les plus anciens, cette référence à la confession qui montre que dès les premières générations de chrétiens, bien sûr les chrétiens se confessaient auprès du prêtre en disant leur péché. Donc c'est un sacrement institué par le Christ évidemment. Et bien malheureux sont les protestants qui nient ce sacrement institué par le Christ, parce que la pénitence est l'un des plus beaux sacrements qui existent dans notre vie chrétienne. Si vous réfléchissez, il n'y a aucune autre religion qui propose le pardon des péchés, de façon aussi tangible encore une fois. Évidemment, parce que souvent on dit « oui, mais moi je me confesse tout seul avec Dieu » . Soyez honnêtes, soyez honnêtes, vous savez très bien. que lorsqu'on fait une prière intérieure en disant « Mon Dieu, pardon, je vous demande pardon » même la plus sincère possible, on sait que Dieu écoute. Bien sûr, Dieu écoute cette prière et si on tombe dans le péché, c'est la première chose qu'il faut faire, évidemment, faire un acte de contrition et un acte d'amour de Dieu pour retrouver l'amour perdu, si on a eu le malheur de se séparer de l'amour de Dieu. Évidemment, on retrouve l'état de grâce dès qu'on a fait cet acte de contrition le plus parfait possible. Mais avouez qu'il y a toujours le doute de se dire « Est-ce que Dieu m'a vraiment pardonné ? » Est-ce que je suis vraiment pardonné ? Eh bien, pour les choses graves, tous ceux qui sont passés par des épreuves ou des tentations et qui ont commis des choses graves, eh bien, le savent. Et le fait du sacrement de la pénitence dans lequel l'Église, par la voix du prêtre, nous dit « Je te pardonne tes péchés » , c'est Dieu qui pardonne. Le prêtre ne dit pas « Dieu t'a pardonné tes péchés » . Le prêtre ne dit pas « Dieu t'a pardonné tes péchés » . Le prêtre dit « et moi, je te pardonne tes péchés » . Il parle au nom du Christ, in persona Christi. Lorsque le prêtre prononce ses paroles, c'est le Christ qui les prononce, par le mystère évidemment de... de l'ordination sacerdotale. Et de la même façon que quand le prêtre dit la messe, il ne dit pas « ceci est le corps du Christ » , il dit « ceci est mon corps » . Alors, je dirais dans la vie du prêtre, il n'y a rien de plus beau que la confession, que de pardonner les péchés. Et les péchés les plus graves. Certains disent « oui mais j'ai peur parce que j'ai fait des péchés trop graves » , etc. Moi je veux dire, comme prêtre, je confesse beaucoup, plus les péchés sont graves, plus je suis heureux de servir à quelque chose. Et plus je suis heureux que la personne soit pardonnée de ses péchés. les petites confessions de tous les jours où on dit j'ai pas fait mon travail c'est bien aussi, c'est très bien mais évidemment si quelqu'un vient confesser un gros péché on sait très bien que c'est difficile parce que le prêtre est tout autant pécheur que les autres donc voilà. Dernière question pourquoi l'église a-t-elle le pouvoir de pardonner les péchés ? Eh bien l'église a la mission et le pouvoir de pardonner les péchés parce que c'est le Christ lui-même qui les lui a conférés et maintenant une citation du chapitre 20 de Saint Jean recevez l'Esprit Saint Tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis. Tout homme à qui vous maintiendrez ses péchés, ils lui seront maintenus. Voilà ce mystère qui est donné par le Christ, ce mystère du sacerdoce qui réalise cette œuvre incroyable du Christ qui pardonne les péchés. Et même les péchés les plus gras. Oui, Dieu peut pardonner les péchés parce que Dieu est le bien même. Dieu est au-delà. Il n'y a pas un mal qui serait trop grand pour que Dieu puisse le pardonner. Et vous voyez, c'est la différence entre Saint-Pierre et Judas. L'un et l'autre ont trahi le Christ, mais Saint-Pierre, quand il s'est rendu compte qu'il avait trahi le Christ, il a pleuré, il a demandé pardon. Alors que Judas, lorsqu'il a réalisé la méchanceté qu'il avait commise, il a douté du pardon du Christ. Et c'est ça son péché. C'est ça la faute impardonnable de Judas. C'est qu'il se dit, j'ai trop péché pour que Dieu puisse me pardonner. Donc il a douté que Dieu était Dieu. Et c'est ça le piège du démon On en reparlera quand on parlera de la pénitence Evidemment assez longuement Mais le piège du démon c'est de vouloir nous faire croire Que Dieu ne peut pas nous pardonner les péchés Parce qu'on est retombé trop souvent dans le même péché Parce qu'on fait de pire en pire Parce qu'on n'est jamais meilleur Parce qu'on ne se corrige pas Et donc on se dit c'est foutu Dieu ne me pardonnera jamais Et là c'est là où le démon gagne C'est parce qu'on doute finalement que Dieu soit Dieu Alors au contraire Allons vers la confession avec confiance. Comme toujours, prions l'Esprit Saint de nous éclairer pour mieux comprendre, mieux intégrer dans notre vie cet enseignement de l'Église. Venez, Esprit Saint, remplissez les cœurs de vos fidèles et allumez en eux le feu de votre amour. Envoyez votre Esprit Seigneur, il se fera une création nouvelle et vous renouvellerez la face de la terre. Prions. Ô Dieu qui avais instruit les cœurs de vos fidèles par la lumière du Saint-Esprit, donnez-nous par ce même esprit de comprendre et d'aimer ce qui est bien, afin de jouir sans cesse de ces divines consolations par Jésus-Christ notre Seigneur. Ainsi soit-il. Merci à tous de votre fidélité et de votre écoute attentive de cet épisode. Faisons rayonner autour de nous ces belles vérités de la foi catholique. Surtout, n'oublions pas de prier les uns pour les autres. Priez pour moi, je prie pour vous. Et que Dieu vous bénisse. C'était l'abbé Mathieu Raffray, je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour un nouvel épisode de Soursoum Corda.