Speaker #0Bienvenue dans l'émission Sursum Corda, Bienvenue dans l'émission Sursum Corda, le podcast qui vous fait redécouvrir les trésors de la foi chrétienne semaine après semaine. le podcast qui vous fait redécouvrir les trésors de la foi chrétienne semaine après semaine. Je suis l'abbé Mathieu Raffray, Je suis l'abbé Mathieu Raffray, prêtre et théologien, prêtre et théologien, et je vous propose, et je vous propose, à chaque épisode, à chaque épisode, de plonger ensemble dans le catéchisme de l'Église catholique. de plonger ensemble dans le catéchisme de l'Église catholique. L'occasion d'éclairer les grands problèmes de notre temps, L'occasion d'éclairer les grands problèmes de notre temps, les grandes questions de tous les temps, les grandes questions de tous les temps, à la lumière de l'enseignement de l'Église. à la lumière de l'enseignement de l'Église. Ce podcast est proposé chaque jeudi à Ce podcast est proposé chaque jeudi à 17h sur Radio Courtoisie, 17h sur Radio Courtoisie, vous pouvez l'écouter en direct, vous pouvez l'écouter en direct, puis il est disponible sur toutes les plateformes d'écoute le dimanche à midi. puis il est disponible sur toutes les plateformes d'écoute le dimanche à midi. Soutenez-le, Soutenez-le, faites-le connaître autour de vous. faites-le connaître autour de vous. Saison 2, Saison 2, épisode 1, épisode 1, la liturgie. la liturgie. Alors, Alors, nous voilà rendus au début d'une nouvelle aventure, nous voilà rendus au début d'une nouvelle aventure, la saison 2 de ce catéchisme. la saison 2 de ce catéchisme. Après avoir étudié en quasiment une année, Après avoir étudié en quasiment une année, en 35 épisodes, en 35 épisodes, la profession de la foi chrétienne, la profession de la foi chrétienne, c'est-à-dire le credo, c'est-à-dire le credo, le contenu de la foi, le contenu de la foi, ce en quoi les chrétiens croient, ce en quoi les chrétiens croient, nous passons maintenant à la deuxième partie du catéchisme, nous passons maintenant à la deuxième partie du catéchisme, à savoir la célébration du mystère chrétien. à savoir la célébration du mystère chrétien. En gros, En gros, on va parler ici des sacrements dans cette deuxième saison qui est un peu plus courte que la précédente. on va parler ici des sacrements dans cette deuxième saison qui est un peu plus courte que la précédente. Et ensuite, Et ensuite, il nous restera la troisième partie qui s'appelle ici, il nous restera la troisième partie qui s'appelle ici, dans le catéchisme que je commande, dans le catéchisme que je commande, c'est-à-dire l'abrégé du catéchisme de l'Église catholique par le pape Benoît XVI. c'est-à-dire l'abrégé du catéchisme de l'Église catholique par le pape Benoît XVI. La troisième partie s'appelle la vie dans le Christ et c'est en gros la morale. La troisième partie s'appelle la vie dans le Christ et c'est en gros la morale. Et puis, Et puis, il y a une quatrième partie, il y a une quatrième partie, la troisième partie un peu plus longue. la troisième partie un peu plus longue. Et la quatrième partie qui, Et la quatrième partie qui, elle, elle, est bien plus courte, est bien plus courte, c'est... c'est... la prière, la prière, qui s'appelle ici dans le catéchisme, qui s'appelle ici, dans le catéchisme, la prière dans la vie chrétienne, la prière dans la vie chrétienne, tout simplement. tout simplement. La prière chrétienne, La prière chrétienne, voilà. voilà. Alors, Alors, il y aura donc quatre saisons à ce catéchisme. il y aura donc quatre saisons à ce catéchisme. C'est un travail à long terme, C'est un travail à long terme, au long cours. au long cours. Et commençons dès aujourd'hui, Et commençons dès aujourd'hui cette deuxième partie, donc cette deuxième partie, la célébration du mystère chrétien. la célébration du mystère chrétien. Alors, Alors, c'est très intéressant théologiquement. c'est très intéressant, théologiquement. de voir que de voir que Jean-Paul II, Jean-Paul II, dans le catéchisme de l'Église catholique, dans le catéchisme de l'Église catholique, Benoît XVI qui avait largement participé à sa rédaction, Benoît XVI qui avait largement participé à sa rédaction, et ici en particulier dans cet abrégé, et ici en particulier dans cet abrégé, sont réunis dans cette deuxième partie, sont réunis dans cette deuxième partie, et la théologie des sacrements, et la théologie des sacrements, qu'on va étudier un par un, qu'on va étudier un par un, les sacrements en général, les sacrements en général, et puis ensuite chaque sacrement, et puis ensuite chaque sacrement, le thème, le thème, la confirmation, la confirmation, l'eucharistie, l'eucharistie, etc. etc. Mais cette deuxième partie inclut aussi, Mais cette deuxième partie inclut aussi, et c'est ce qui va nous occuper dans... et c'est ce qui va nous occuper dans... ces premiers épisodes, ces premiers épisodes, dans les quatre premiers épisodes, dans les quatre premiers épisodes, la question de la liturgie. la question de la liturgie. Alors c'est très intéressant théologiquement parce que, Alors, c'est très intéressant théologiquement parce que, précisément, précisément, la liturgie, la liturgie, c'est ce qu'on va étudier, c'est ce qu'on va étudier, c'est le culte public que l'Église, c'est le culte public que l'Église, que le corps mystique du Christ rend à Dieu, que le corps mystique du Christ rend à Dieu. et la liturgie est essentiellement composée des sacrements. Et la liturgie est essentiellement composée des sacrements. La liturgie, La liturgie, des sacrements, des sacrements, donc évidemment... donc évidemment... Quand on parle de liturgie, Quand on parle de liturgie, on pense immédiatement à la messe, on pense immédiatement à la messe, mais la messe c'est évidemment la Sainte Eucharistie, mais la messe c'est évidemment la Sainte Eucharistie, c'est évidemment l'un des sept sacrements. c'est évidemment l'un des sept sacrements. Mais aussi il y a une liturgie du baptême, Mais aussi il y a une liturgie du baptême, une liturgie pour chacun des sacrements. une liturgie pour chacun des sacrements. Et comme en préambule de cette explication, Et comme en préambule de cette explication, de cette étude de la liturgie et des sacrements, de cette étude de la liturgie et des sacrements, le catéchisme propose une image, le catéchisme propose une image, si vous avez la même édition que moi, si vous avez la même édition que moi, qui s'appelle le catéchisme de l'église catholique abrégée, qui s'appelle le catéchisme de l'église catholique abrégée, aux éditions du Cerf. aux éditions du Cerf. Bayard Fleurus Mam, Bayard Fleurus Mam, qui date de 2005. qui date de 2005. Et bien, Et bien, il y a quelques illustrations qui sont commentées. il y a quelques illustrations qui sont commentées. Et on voit un tableau d'un certain Joss Van Et on voit un tableau d'un certain Joss Van Vassenhoven, qui est un tableau médiéval de la Renaissance, Vassenhoven, qui est un tableau médiéval de la Renaissance, et qui s'appelle « Jésus donne la communion aux apôtres » . et qui s'appelle « Jésus donne la communion aux apôtres » . Et donc, Et donc, il représente Jésus, il représente Jésus, on imagine que c'est la Seine, on imagine que c'est la Seine, et il y a des anges qui sont présents, et il y a des anges qui sont présents, les apôtres, les apôtres, la Sainte Vierge qui est présente, la Sainte Vierge qui est présente. Et et Jésus donne la communion. Jésus donne la communion. Aux apôtres qui sont à genoux et qui reçoivent pieusement la communion. Aux apôtres qui sont à genoux et qui reçoivent pieusement la communion. Et pourquoi je vous mentionne ça ? Et pourquoi je vous mentionne ça ? Parce qu'il y a un très intéressant commentaire de ce tableau qui explique que c'est un genre pictural qui montre la grande piété eucharistique de l'Église tout au long des siècles. Parce qu'il y a un très intéressant commentaire de ce tableau qui explique que c'est un genre pictural qui montre la grande piété eucharistique de l'Église tout au long des siècles. Et donc il y a un petit commentaire, Et donc il y a un petit commentaire, une page de commentaire, une page de commentaire, qui mentionne cette piété eucharistique au cours des siècles. qui mentionne cette piété eucharistique au cours des siècles. Par exemple, Par exemple, est cité le témoignage d'un martyr de l'Antiquité, est cité... le témoignage d'un martyr de l'Antiquité, en 304 après Jésus-Christ, en 304 après Jésus-Christ, sous la persécution de Dioclétien, sous la persécution de Dioclétien, le martyr Éméritus, le martyr Éméritus, qui dit qui dit « sans l'Eucharistie, « sans l'Eucharistie, nous ne pouvons vivre » . nous ne pouvons vivre » . Et de la même façon, Et de la même façon, à la même époque, à la même époque, une autre martyr, une autre martyr, les martyrs d'Abitina. les martyrs d'Abitina. dit ceci « Oui, dit ceci « Oui, je suis allé à l'Assemblée, je suis allé à l'assemblée, j'ai célébré la scène du Seigneur avec mes frères parce que je suis chrétien. » j'ai célébré la scène du Seigneur avec mes frères parce que je suis chrétien. » Et donc, Et donc à cause de leur fidélité eucharistique, à cause de leur fidélité eucharistique, ces martyrs sont condamnés à mort. ces martyrs sont condamnés à mort. Et on peut citer ainsi un certain nombre de martyrs qui ont préféré mourir plutôt que de se priver de la nourriture eucharistique, Et on peut citer ainsi un certain nombre de martyrs qui ont préféré mourir plutôt que de se priver de la nourriture eucharistique, pain de la vie éternelle. pain de la vie éternelle. Et dans ce même commentaire de ce tableau qui représente Jésus qui donne la communion aux apôtres, Et dans ce même commentaire de ce tableau qui représente Jésus qui donne la communion aux apôtres, Eh bien, Eh bien, le catéchisme mentionne saint Thomas d'Aquin parce que saint Thomas d'Aquin, le catéchisme mentionne saint Thomas d'Aquin parce que saint Thomas d'Aquin, donc vous connaissez sans doute saint Thomas d'Aquin, donc vous connaissez sans doute saint Thomas d'Aquin, qui est ce grand théologien, qui est ce grand théologien, peut-être le plus grand théologien de l'histoire de l'Église, peut-être le plus grand théologien de l'histoire de l'Église, donc qui est un dominicain du XIIIe siècle, donc qui est un dominicain du XIIIe siècle, qui naît en 1224 et meurt en 1274, qui naît en 1224 et meurt en 1274, ou naît en 1225 et meurt en 1274. ou naît en 1225 et meurt en 1274, Et saint Thomas d'Aquin, et saint Thomas d'Aquin, donc qui est un grand théologien de l'Eucharistie. donc qui est un grand théologien de l'Eucharistie. C'est lui qui a composé... C'est lui qui a composé... l'office de la fête du Corpus Domini, l'office de la fête du Corpus Domini, Corpus Christi, Corpus Christi, donc la fête Dieu, ce qu'on appelle la fête Dieu en France, la fête Dieu en France, et où il exprime vraiment sa profonde dévotion eucharistique. où il exprime sa profonde dévotion eucharistique. Saint Thomas d'Aquin appelait l'eucharistie le sommet et la perfection de toute la vie spirituelle. Saint Thomas d'Aquin appelait l'eucharistie le sommet et la perfection de toute la vie spirituelle. Et donc, c'est la raison pour laquelle je vous mentionne ça ici, C'est la raison pour laquelle je vous mentionne ça ici, parce que cette idée de Saint Thomas d'Aquin, parce que cette idée de Saint Thomas d'Aquin, qui est très profonde théologiquement, qui est très profonde théologiquement, c'est que tout découle de l'eucharistie. c'est que tout découle de l'eucharistie. tous les sacrements, tous les sacrements, toute la vie de la grâce. toute la grâce, la vie de la grâce. Pourquoi ? Pourquoi ? Parce que l'Eucharistie, Parce que l'Eucharistie, ce n'est pas un effet de la présence de Dieu, ce n'est pas un effet de la présence de Dieu, mais c'est Dieu présent lui-même. mais c'est Dieu présent lui-même. Dans l'Eucharistie, Dans l'Eucharistie, on a non seulement la grâce divine, on a non seulement la grâce divine, mais on a la source de la grâce, mais on a la source de la grâce, puisqu'on reçoit le Christ lui-même, puisqu'on reçoit le Christ lui-même, avec son corps, avec son corps, son sang et sa divinité. son sang et sa divinité. Bien sûr, Bien sûr, nous aurons l'occasion de revenir là-dessus, nous aurons l'occasion de revenir là-dessus, mais il me semblait très beau de placer en tête de cette étude mais il me semblait très beau de placer en tête de cette étude des sacrements et de la liturgie, des sacrements et de la liturgie, cette priorité, cette priorité, ce sommet de la liturgie qu'est l'Eucharistie. ce sommet de la liturgie qu'est l'Eucharistie. Alors, Alors, commençons. commençons. Nous en sommes donc à la question Nous en sommes donc à la question 218, pour ceux qui suivent en même temps dans leur catéchisme. 218, pour ceux qui suivent en même temps dans leur catéchisme. La question 218, La question 218, qu'est-ce que la liturgie ? qu'est-ce que la liturgie ? La liturgie est la célébration du mystère du Christ. La liturgie est la célébration du mystère du Christ. en particulier de son mystère pascal. en particulier de son mystère pascal. Dans la liturgie, Dans la liturgie, par l'intermédiaire de l'exercice de la fonction sacerdotale de Jésus-Christ, par l'intermédiaire de l'exercice de la fonction sacerdotale de Jésus-Christ, est signifiée et réalisée par des signes la sanctification des hommes. est signifiée et réalisée par des signes la sanctification des hommes. Le corps mystique du Christ, Le corps mystique du Christ, à savoir la tête et les membres, à savoir la tête et les membres, exerce le culte public qui est dû à Dieu. exerce le culte public qui est dû à Dieu. Alors il y a là... Alors il y a là... de nombreux éléments qu'on pourrait développer et étudier. de nombreux éléments qu'on pourrait développer et étudier. J'en souligne quelques-uns. J'en souligne quelques-uns. Le premier élément, Le premier élément, c'est effectivement la question de ce qu'on appelle le mystère pascal. c'est effectivement la question de ce qu'on appelle le mystère pascal. Le mystère pascal, Le mystère pascal, c'est l'ensemble de la passion, c'est l'ensemble de la passion, de la mort et de la résurrection du Christ, de la mort et de la résurrection du Christ, qui évidemment vont ensemble. qui évidemment vont ensemble. S'il n'y avait pas de résurrection, S'il n'y avait pas de résurrection, notre foi serait vaine, notre foi serait vaine, dit Saint Paul. dit Saint Paul. Mais s'il n'y avait pas de résurrection, Mais s'il n'y avait pas de résurrection, la mort du Christ aurait été évidemment un échec. la mort du Christ aurait été évidemment un échec. Et donc il faut les penser ensemble. Et donc il faut les penser ensemble. Et le mystère pascal, Et le mystère pascal, c'est le passage de la mort à la vie, c'est le passage de la mort à la vie, le passage de l'esclavage des ténèbres de l'Égypte dans l'Ancien Testament jusqu'à la Terre promise. le passage de l'esclavage des ténèbres de l'Égypte dans l'Ancien Testament jusqu'à la Terre promise. Et c'est évidemment ce qui nous ouvre le ciel, Et c'est évidemment ce qui nous ouvre le ciel, c'est parce que le Christ ressuscite des morts, c'est parce que le Christ ressuscite des morts, parce qu'il monte au ciel, parce qu'il monte au ciel, le premier avec son corps, le premier avec son corps, qu'il nous ouvre ainsi le chemin du ciel. qu'il nous ouvre ainsi le chemin du ciel. Donc la liturgie, Donc la liturgie, c'est la célébration de ce mystère du Christ, c'est la célébration de ce mystère du Christ, donc de ce mystère pascal, de ce mystère pascal, c'est-à-dire le mystère de notre rédemption. c'est-à-dire le mystère de notre rédemption. de notre salut. De notre salut. Deuxième élément qui est mentionné ici, Deuxième élément qui est mentionné ici, comme en passant, comme en passant, mais qui a un intérêt très important, mais qui a un intérêt très important, c'est que la liturgie, c'est que la liturgie par l'intermédiaire, par l'intermédiaire, et toujours célébrée, est toujours célébrée, par l'intermédiaire de l'exercice de la fonction sacerdotale de Jésus-Christ. par l'intermédiaire de l'exercice de la fonction sacerdotale de Jésus-Christ. On en avait parlé dans la première saison, On en avait parlé dans la première saison, lorsqu'on a longuement parlé de l'Église, lorsqu'on a longuement parlé de l'Église, mais le seul grand prêtre, mais le seul grand prêtre, le seul prêtre du Nouveau Testament, le seul prêtre du Nouveau Testament, c'est Jésus-Christ. c'est Jésus-Christ. Et donc, Et donc, à chaque fois qu'un sacrement est célébré, à chaque fois qu'un sacrement est célébré, c'est le Christ, c'est le Christ, par l'Église, par l'Église, dans l'Église, dans l'Église, en l'Église, en l'Église, qui réalise cette fonction. qui réalise cette fonction sacerdotale. sacerdotale, c'est-à-dire qui est prêtre et qui agit comme prêtre, c'est-à-dire qui est prêtre et qui agit comme prêtre, c'est-à-dire comme intermédiaire entre Dieu et les hommes et entre les hommes et Dieu. c'est-à-dire comme intermédiaire entre Dieu et les hommes, et entre les hommes et Dieu. Le prêtre évidemment, Le prêtre, évidemment, ou le ministre du sacrement, ou le ministre du sacrement, on verra qu'il y a des sacrements dans lesquels le prêtre n'est même pas nécessaire, on verra qu'il y a des sacrements dans lesquels le prêtre n'est même pas nécessaire, par exemple le baptême. par exemple le baptême, le ministre du sacrement, Le ministre du sacrement, celui qui donne le sacrement, celui qui donne le sacrement, agit en la personne ou en la fonction sacerdotale en tout cas de Jésus-Christ. agit en la personne ou en la fonction sacerdotale, en tout cas, de Jésus-Christ. Donc c'est toujours Jésus, Donc c'est toujours Jésus, c'est toujours le Christ, c'est toujours le Christ. dans le cœur de ce mystère de la rédemption, dans le cœur de ce mystère de la rédemption qui réalise profondément les sacrements. qui réalise profondément les sacrements. Troisième aspect, Troisième aspect, évidemment on y reviendra très longuement par la suite, évidemment on y reviendra très longuement par la suite, c'est que, c'est que, là encore c'est dit juste en passant, là encore c'est dit juste en passant, c'est que dans la liturgie est signifiée et réalisée par des signes la sanctification des hommes. c'est que dans la liturgie est signifiée et réalisée par des signes la sanctification des hommes. Voilà toute la profondeur de la théologie sacramentaire catholique. Voilà toute la profondeur de la théologie sacramentaire catholique, évidemment, et la grande opposition avec les protestants, la grande opposition avec les protestants, c'est que dans les sacrements est signifié et, c'est que dans les sacrements est signifié et, E.T., E.T., réalisé. réalisé. Les sacrements sont des signes d'une grâce réalisée. Les sacrements sont des signes d'une grâce réalisée. Évidemment, Évidemment, la grâce est invisible, la grâce est invisible, mais le signe signifie ce qui est réalisé. mais le signe signifie ce qui est réalisé. Alors, Alors, on verra comment ça se réalise, on verra comment ça se réalise, de quelle façon. de quelle façon, On étudiera ce qu'on appelle le ex opere operato, on étudiera ce qu'on appelle le ex opere operato, par l'opération elle-même. par l'opération elle-même. Donc, Donc, dans le sacrement, dans le sacrement, non seulement signifier, non seulement signifier, mais aussi réaliser quelque chose, mais aussi réaliser quelque chose, à savoir la sanctification des hommes. à savoir la sanctification des hommes. Et puis, Et puis, dernier point que j'aimerais souligner dans cette première réponse, dernier point que j'aimerais souligner dans cette première réponse, vous voyez que c'est très dense. vous voyez que c'est très dense. Dernier point, Dernier point, c'est que la liturgie est l'exercice public du culte rendu à Dieu. c'est que la liturgie est l'exercice public du culte rendu à Dieu. Qui exerce ce culte ? Qui exerce ce culte ? Le corps mystique du Christ, Le corps mystique du Christ, à savoir la tête et les membres. à savoir la tête et les membres. Donc, Donc, la liturgie, la liturgie, et je trouve ça très beau que et je trouve ça très beau que Benoît XVI insiste là-dessus. Benoît XVI insiste là-dessus, La liturgie, La liturgie, ce n'est pas d'abord le culte des hommes, ce n'est pas d'abord le culte des hommes, ce n'est pas d'abord l'expression de quelque chose d'humain. ce n'est pas d'abord l'expression de quelque chose d'humain. La liturgie, La liturgie, c'est d'abord, c'est d'abord, fondamentalement, fondamentalement, théologiquement, théologiquement, c'est d'abord le Christ qui exerce le culte dû à Dieu. c'est d'abord le Christ qui exerce le culte dû à Dieu. Donc le Christ dans son corps mystique, Donc le Christ dans son corps mystique, à savoir la tête et les membres, à savoir la tête et les membres, donc évidemment les hommes sont liés au Christ, donc évidemment les hommes sont liés au Christ, mais c'est parce que le Christ est le Christ, mais c'est parce que le Christ est le Christ, parce que Dieu se fait homme dans le Christ pour nous sauver, parce que Dieu se fait homme dans le Christ pour nous sauver, que la liturgie existe. que la liturgie existe. Et on verra que ça a l'air très profond, Et on verra que ça a l'air très profond, très théorique comme ça, très théorique comme ça, mais les conséquences pourraient être un peu plus triviales. mais les conséquences pourraient être un peu plus triviales. C'est-à-dire que dans la liturgie, C'est-à-dire que dans la liturgie, ce n'est pas du tout à la communauté de s'exprimer. ce n'est pas du tout à la communauté de s'exprimer. La liturgie n'est pas du tout le lieu où la communauté se célèbre elle-même. La liturgie n'est pas du tout le lieu où la communauté se célèbre elle-même. La liturgie, La liturgie, théologiquement, théologiquement, c'est l'exercice du culte public que le Christ, c'est l'exercice du culte public que le Christ, dans son corps mystique, dans son corps mystique, rend à Dieu, rend à Dieu, donc que l'Église rend à Dieu. donc que l'Église rend à Dieu. Et ça donne une dimension évidemment sacrée, Et ça donne une dimension évidemment sacrée, une dimension tout à fait transcendante à la liturgie qui est bien loin de la recherche de l'autosatisfaction que l'on constate malheureusement trop souvent dans ces assemblées où on sort un tam-tam parce qu'on pense que ça va faire danser la jeunesse ou ces une dimension tout à fait transcendante à la liturgie qui est bien loin de la recherche de l'autosatisfaction que l'on constate malheureusement trop souvent dans ces assemblées où on sort un tam-tam parce qu'on pense que ça va faire danser la jeunesse ou ces gens qui disent ah oui on n'est pas obligé de faire la tête en assemblée, gens qui disent ah oui on n'est pas obligé de faire la tête en assemblée, on peut taper des mains et s'amuser. on peut taper des mains et s'amuser. il faut bien danser un peu euh euh il faut bien danser un peu euh euh Pas du tout. Pas du tout. Eh bien, Eh bien, pas du tout. pas du tout. La liturgie, La liturgie, c'est le culte que le Christ, c'est le culte que le Christ, dans son corps mystique, dans son corps mystique, rend publiquement à son Père. rend publiquement à son Père. Et donc, Et donc, c'est une œuvre tout à fait divine, c'est une œuvre tout à fait divine, transcendante et mystique, transcendante et mystique, qui n'a rien à voir avec l'auto-célébration de la communauté. qui n'a rien à voir avec l'auto-célébration de la communauté. Voilà, Voilà, donc cette définition de la liturgie, donc cette définition de la liturgie, dans cette première question, dans cette première question, est tout à fait fondamentale et va déterminer toute la suite. est tout à fait fondamentale et va déterminer toute la suite. Alors, Alors, question suivante. question suivante. Numéro 219. Numéro 219. Quelle est la place de la liturgie dans la vie de l'Église ? Quelle est la place de la liturgie dans la vie de l'Église ? Action sacrée par excellence, Action sacrée par excellence, la liturgie constitue le sommet vers lequel tend l'action de l'Église et en même temps la source d'où provient sa force de vie. la liturgie constitue le sommet vers lequel tend l'action de l'Église et en même temps la source d'où provient sa force de vie. Par la liturgie, Par la liturgie, le Christ continue dans son Église, le Christ continue dans son Église, avec elle et par elle, avec elle et par elle, l'œuvre de notre rédemption. l'œuvre de notre rédemption. Vous me direz que ce sont des éléments que j'ai déjà mentionnés, Vous me direz que ce sont des éléments que j'ai déjà mentionnés, mais qui sont ici synthétisés de façon tout à fait admirable. mais qui sont ici synthétisés de façon tout à fait admirable. Action sacrée par excellence. Action sacrée par excellence. Voilà, Voilà, là encore une leçon, là encore une leçon, on pourrait faire toute une conférence sur cette question. on pourrait faire toute une conférence sur cette question. Action sacrée par excellence, Action sacrée par excellence, la liturgie. la liturgie. La liturgie est donc une action sacrée par excellence. La liturgie est donc une action sacrée par excellence. Qu'est-ce que c'est que le sacré ? Qu'est-ce que c'est que le sacré ? J'ai déjà mentionné ça à plusieurs reprises parce que c'est un thème que j'apprécie beaucoup. J'ai déjà mentionné ça à plusieurs reprises parce que c'est un thème que j'apprécie beaucoup. parce que je pense que c'est tout à fait fondamental et qui est tout à fait vital pour notre monde d'aujourd'hui, parce que je pense que c'est tout à fait fondamental et qui est tout à fait vital pour notre monde d'aujourd'hui, retrouver le sens du sacré. retrouver le sens du sacré. Qu'est-ce que le sacré ? Qu'est-ce que le sacré ? Le sacré, Le sacré, c'est ce qui est mis à part, c'est ce qui est mis à part, ce qui est réservé. ce qui est réservé. Quand on dit qu'une personne est consacrée à Dieu, Quand on dit qu'une personne est consacrée à Dieu, c'est qu'elle réserve sa vie à Dieu. c'est qu'elle réserve sa vie à Dieu. Quand on dit qu'un objet est consacré, Quand on dit qu'un objet est consacré, c'est qu'il est réservé à un certain usage, c'est qu'il est réservé à un certain usage, un usage fait pour Dieu. un usage fait pour Dieu. Quand on dit qu'un lieu est sacré, Quand on dit qu'un lieu est sacré, c'est un lieu dans lequel on ne pénètre pas, c'est un lieu dans lequel on ne pénètre pas, parce que c'est un lieu qui est réservé à un certain usage. parce que c'est un lieu qui est réservé à un certain usage. Alors il y a du sacré naturel. Alors il y a du sacré naturel. J'aime bien mentionner que quand j'étais petit, J'aime bien mentionner que quand j'étais petit, quand on allait en vacances dans la maison de ma grand-mère, quand on allait en vacances dans la maison de ma grand-mère, et puis on était tout à fait chez nous, et puis on était tout à fait chez nous, on était très bien reçus, on était très bien reçus, etc. etc. Il y avait le salon. Il y avait le salon. Et la chambre de ma grand-mère, Et la chambre de ma grand-mère, d'ailleurs, d'ailleurs, dans laquelle on n'avait pas le droit d'entrer. dans laquelle on n'avait pas le droit d'entrer. Je ne suis jamais rentré, Je ne suis jamais rentré, je pense, je pense, une fois dans la chambre de ma grand-mère. une fois dans la chambre de ma grand-mère. Et quant au salon, Et quant au salon, on ne pouvait y rentrer que lorsqu'il y avait des invités, on ne pouvait y rentrer que lorsqu'il y avait des invités, qu'on nous invitait à rentrer dans le salon. qu'on nous invitait à rentrer dans le salon. Et c'était donc des lieux sacrés. Et c'était donc des lieux sacrés. Des lieux sacrés parce que c'était des lieux réservés pour les adultes, Des lieux sacrés parce que c'était des lieux réservés pour les adultes, pour les choses importantes, pour les choses importantes, etc. etc. Parce qu'il y avait des objets peut-être plus jolis que d'autres, Parce qu'il y avait des objets peut-être plus jolis que d'autres, qu'ailleurs. qu'ailleurs. Et c'est très important, Et c'est très important, il me semble, il me semble, je fais une petite parenthèse comme ça, je fais une petite parenthèse comme ça. mais qu'il y ait du sacré, mais... qu'il y ait du sacré, qu'il y ait du sacré dans la vie, qu'il y ait du sacré dans la vie, dans notre vie. dans notre vie. Par exemple, Par exemple, le dimanche, le dimanche, on ne fait pas des choses banales. on ne fait pas des choses banales. On ne regarde pas la télé toute la journée en jogging dans son fauteuil. On ne regarde pas la télé toute la journée en jogging dans son fauteuil. Le dimanche, Le dimanche, on va à la messe, on va à la messe, évidemment. évidemment, Mais on mange un repas spécial avec un apéritif et une bouteille de vin. mais on mange un repas spécial, avec un apéritif et une bouteille de vin. Mais il faut constituer du sacré par des coutumes et donc par des liturgies. Mais il faut constituer du sacré par des coutumes et donc par des liturgies. C'est-à-dire, C'est-à-dire, enfin là c'est un usage... c'est un usage abusif du terme liturgie, abusif du terme liturgie évidemment, évidemment. mais comment est-ce qu'on constitue le sacré ? Mais comment est-ce qu'on constitue le sacré ? Eh bien en réservant des choses et en mettant en place des rituels qui permettent de constituer ce sacré, Eh bien... en réservant des choses et en mettant en place des rituels qui permettent de constituer ce sacré, c'est-à-dire d'accéder à quelque chose de réservé, c'est-à-dire d'accéder à quelque chose de réservé, de mis à part. de mis à part. Alors, Alors une fois que cela est dit, une fois que cela est dit, la liturgie est l'action sacrée par excellence. la liturgie est l'action sacrée par excellence. Alors, Alors je rouvre une parenthèse parce que comme je le disais c'est un thème que j'aime beaucoup et c'est un thème qu'on trouve... je rouvre une parenthèse parce que, comme je le disais, c'est un thème que j'aime beaucoup. Et c'est un thème qu'on trouve à plusieurs reprises chez Benoît XVI, à plusieurs reprises chez Benoît XVI, que je trouve formidable, que je trouve formidable. le monde moderne meurt parce qu'il n'y a plus de sacré. Le monde moderne meurt. Parce qu'il n'y a plus de sacré. Il n'y a plus rien de réservé. Il n'y a plus rien de réservé. Il n'y a plus de choses auxquelles on ne touche pas. Il n'y a plus de choses auxquelles on ne touche pas. Tout doit être banalisé. Tout doit être banalisé. On invite des danseurs comme Montdéjanté à l'Elysée, On invite des danseurs complètement déjantés à l'Elysée, même si il n'y a pas forcément beaucoup de respect pour le palais du président de la République. même si il n'y a pas forcément beaucoup de respect pour le palais du président de la République. Mais il n'empêche que c'est une fonction sacrée. Mais il n'empêche que c'est une fonction sacrée. Le président de la République qui part en scooter pour aller voir sa maîtresse, Le président de la République qui part en scooter pour aller voir sa maîtresse, comme on a pu le voir. comme on a pu le voir, ou le président de la République qui... Ou le président de la République qui va parler avec les gens et qui se prend des baffes, qui va parler avec les gens et qui se prend des baffes, etc. etc. C'est une destruction de cet aspect séparé, C'est une destruction de cet aspect séparé, cet aspect mis à part d'une certaine fonction. cet aspect mis à part d'une certaine fonction. Alors pourquoi je dis ça ? Alors pourquoi je dis ça ? Parce que, Parce que, je reviens sur cette idée principale de Benoît XVI, je reviens sur cette idée principale de Benoît XVI, qui est que si le monde actuel manque de sacrés, qui est que si le monde actuel manque de sacrés, eh bien il n'y a que, et bien il n'y a que, enfin en tout cas c'est un rôle principal de l'Église, en tout cas c'est un rôle principal de l'Église, par sa liturgie, par sa liturgie, de redonner le sacré au monde. de redonner le sacré au monde, De Reden est le sens du sacré au monde. de redonner le sens du sacré au monde. Et c'est là où on comprend le drame de la liturgie moderne ou de beaucoup de liturgies modernes qui ont perdu ce sens du sacré. Et c'est là... où on comprend le drame de la liturgie moderne ou de beaucoup de liturgies modernes qui ont perdu ce sens du sacré. En voulant se désacraliser, En voulant se désacraliser, c'est-à-dire en voulant se rendre accessible à tous, c'est-à-dire en voulant se rendre accessible à tous, et bien malheureusement la conséquence est que le peuple chrétien a perdu ce sens du sacré. malheureusement, la conséquence est que le peuple chrétien a perdu ce sens du sacré. A perdu, A perdu, alors évidemment c'est à certaines nuances, alors évidemment, c'est à certaines nuances. il y a des endroits où heureusement ce n'est pas le cas, Il y a des endroits où, heureusement, ce n'est pas le cas. et puis tout n'est pas perdu, Tout n'est pas perdu et ça revient. et ça revient. Mais c'est par une liturgie faite de rituels mais c'est par... une liturgie faite de rituels, par une liturgie comme on le verra, par une liturgie, comme on le verra, qu'on aura l'occasion de le dire, qu'on aura l'occasion de le dire, une liturgie héritée, une liturgie héritée, ritualisée, ritualisée, qu'on reconstituera le sacré et donc le sens du sacré dans l'Église. qu'on reconstituera le sacré, et donc le sens du sacré dans l'Église. Cet appauvrissement de la liturgie que l'on constate depuis 70 ans dans l'Église est intimement lié à la perte du sacré. Cet appauvrissement de la liturgie que l'on constate depuis 70 ans dans l'Église est intimement lié à la perte du sacré. Et si l'on veut redonner le sens du sacré aux chrétiens et ensuite au monde, Et si l'on veut redonner le sens du sacré aux chrétiens, et ensuite au monde, c'est en reconstituant ces ritualités liturgiques. c'est en reconstituant Ces ritualités liturgiques. Vous l'avez compris, Vous l'avez compris, ce que je veux expliquer ici, ce que je veux expliquer ici, c'est mon attachement à la liturgie traditionnelle. c'est mon attachement à la liturgie traditionnelle. On aura l'occasion d'en reparler dans les prochains épisodes. On aura l'occasion d'en reparler dans les prochains épisodes. Mais cet attachement à la liturgie traditionnelle, Mais cet attachement à la liturgie traditionnelle, pour ma part et pour les prêtres, pour ma part et pour les prêtres, par exemple, par exemple, de l'Institut du Bon Pasteur, de l'Institut du Bon Pasteur, dont je fais partie, dont je fais partie, vous le savez, vous le savez, ce n'est pas du tout un attachement esthétique. ce n'est pas du tout un attachement esthétique. Ce n'est pas du tout un attachement esthétique en disant on préfère le latin, C'est pas du tout un attachement esthétique en disant on préfère le latin, c'est une sensibilité qui me touche plus, c'est une sensibilité qui me touche plus, ça me fait davantage vibrer. ça me fait davantage vibrer. Non, Non, c'est une nécessité qu'il faut absolument que l'Église retrouve. c'est une nécessité qu'il faut absolument que l'Église retrouve. Si d'autres veulent faire autre chose qu'ils le fassent, Si d'autres veulent faire autre chose qu'ils le fassent, je ne suis pas là pour donner des bons points ou des mauvais points, je ne suis pas là pour donner des bons points ou des mauvais points, mais il est urgent que l'Église retrouve dans sa grande majorité ce sens du sacré pour retrouver la place de Dieu et la présence de Dieu. mais il est urgent que l'Église retrouve dans sa grande majorité ce sens du sacré pour retrouver la place de Dieu et la présence de Dieu. En particulier, En particulier, comme je viens de le dire dans cette question, comme je viens de le dire dans cette question, parce que cette liturgie constitue le sommet vers lequel tend l'action de l'Église et en même temps la source d'où provient sa force de vie. parce que cette liturgie... constitue le sommet vers lequel tend l'action de l'Église et en même temps la source d'où provient sa force de vie. Si la liturgie est pauvre, Si la liturgie est pauvre, Si la liturgie est banale, si la liturgie est banale, si elle est humaine, si elle est humaine, eh bien la source est comme affadie, la source est comme affadie, elle est comme embuée, elle est comme embuée, comme on dit, comme on dit, une source qui est... une source qui est... Il y a un terme que je ne retrouve pas, Un terme que je ne retrouve pas, mais la source, mais la source ne dit pas une eau claire qui en sort, il n'y a pas une eau claire qui en sort, mais une eau boueuse, mais une eau boueuse, etc. etc. Par la liturgie, Par la liturgie, le Christ continue dans son Église, le Christ continue dans son Église, avec elle et par elle, avec elle et par elle, l'œuvre de notre rédemption. l'œuvre de notre rédemption. Finalement, Finalement, si on réfléchit, si on réfléchit, si on va plus loin dans cette réflexion, si on va plus loin dans cette réflexion, le... l'œuvre liturgique dans l'Église, L'œuvre liturgique dans l'Église, c'est la continuation, c'est la continuation, c'est ce qui rend présent, c'est ce qui rend présent, ici et maintenant, ici et maintenant. dans les communautés chrétiennes qui célèbrent tel ou tel sacrement, dans les communautés chrétiennes qui célèbrent tel ou tel sacrement, en particulier la messe, en particulier la messe, l'œuvre de notre rédemption. l'œuvre de notre rédemption. Donc la liturgie, Donc la liturgie, ce n'est pas du tout une réunion d'une communauté qui se retrouve et qui fait ensemble quelque chose. ce n'est pas du tout une réunion d'une communauté qui se retrouve et qui fête ensemble quelque chose. Pas du tout. Pas du tout. Peut-être secondairement, Peut-être secondairement, peut-être par conséquent, peut-être par conséquent, mais la liturgie, mais la liturgie, c'est d'abord ce qui rend présent l'œuvre de notre rédemption. c'est d'abord ce qui rend présent l'œuvre de notre rédemption. Alors j'avance un peu sur ces questions, Alors j'avance un peu sur ces questions, puisqu'on y reviendra dans leur développement. puisqu'on y reviendra dans leur développement. Numéro 220, Numéro 220, en quoi consiste l'économie sacramentelle ? en quoi consiste l'économie sacramentelle ? L'économie sacramentelle consiste dans le fait de communiquer les fruits de la rédemption du Christ par la célébration des sacrements de l'Église, L'économie sacramentelle consiste dans le fait de communiquer les fruits de la rédemption du Christ par la célébration des sacrements de l'Église, en tout premier lieu de l'Eucharistie, en tout premier lieu de l'Eucharistie, jusqu'à ce qu'ils reviennent. jusqu'à ce qu'ils reviennent. L'économie sacramentelle qu'on va étudier après la liturgie, L'économie sacramentelle qu'on va étudier après la liturgie, c'est le fait de communiquer les fruits. c'est le fait de communiquer les fruits, ce sont les fruits de cette rédemption. Ce sont les fruits. de cette rédemption, donc c'est en cela que tout découle de la messe, Donc c'est en cela que tout découle de la messe, comme je le disais en citant saint Thomas d'Aquin pour commencer. comme je le disais en citant saint Thomas d'Aquin pour commencer. Et puis il y a cet élément qui est très beau et que Et puis il y a cet élément qui est très beau et que Benoît XVI développe à plusieurs reprises aussi, Benoît XVI développe à plusieurs reprises aussi, c'est que lorsque les chrétiens célèbrent la liturgie, c'est que lorsque les chrétiens célèbrent la liturgie, c'est jusqu'à ce que le Christ revienne. c'est jusqu'à ce que le Christ revienne. C'est dans l'attente du retour du Christ, C'est dans l'attente du retour du Christ, du jugement dernier, du jugement dernier, on en avait parlé à la fin de la première saison, on en avait parlé à la fin de la première saison, le retour du Christ dans sa gloire. le retour du Christ dans sa gloire et... Et c'est la raison pour laquelle les chrétiens célèbrent, Et c'est la raison pour laquelle les chrétiens célèbrent tous ensemble tourner vers l'Orient. tous ensemble, tourner vers l'Orient. Voilà encore, Voilà encore, c'est des choses qui semblent très théoriques, c'est des choses qui semblent très théoriques. le retour du Christ dans la gloire, le retour du Christ dans la gloire, mais concrètement, mais concrètement, ça se manifeste par le fait que les églises sont orientées, ça se manifeste par le fait que les églises sont orientées, c'est-à-dire qu'elles sont tournées vers l'Orient, c'est-à-dire qu'elles sont tournées vers l'Orient, vers l'Est, vers l'Est, puisque c'est là d'où le soleil se lève, puisque c'est là d'où le soleil se lève, et donc c'est là, et donc c'est là, symboliquement, symboliquement, c'est de là qu'on attend le retour du Christ. c'est de là qu'on attend le retour du Christ. Et voilà la raison pour laquelle, Et voilà la raison pour laquelle, dans la liturgie catholique, dans la liturgie catholique, alors pas seulement traditionnelle, pas seulement traditionnel, parce que c'est même dans la liturgie réformée par Paul VI, parce que c'est même dans la liturgie réformée par Paul VI, le prêtre, le prêtre, évidemment, évidemment, est lui aussi tourné vers l'Est, est lui aussi tourné vers l'Est, et toute la communauté est tournée derrière le prêtre, et toute la communauté est tournée derrière le prêtre, à la suite du prêtre, à la suite du prêtre, vers l'Est. vers l'Est. C'est un abus d'obliger et de faire que toutes les célébrations soient faites désormais avec le prêtre qui regarde vers les fidèles, C'est un abus. d'obliger et de faire que toutes les célébrations soient faites désormais avec le prêtre qui regarde vers les fidèles comme s'il célébrait la communauté, comme s'il célébrait la communauté, et non plus parce qu'il célèbre cette œuvre de la rédemption en attendant le retour du Christ. et non plus parce qu'il célèbre cette œuvre de la rédemption en attendant le retour du Christ. Alors, Alors, c'était l'introduction. c'était l'introduction. Chapitre 1er, Chapitre 1er, je vais juste commencer. je vais juste commencer. Chapitre 1er, Chapitre 1er, le mystère pascal dans la vie de l'Église. le mystère pascal dans la vie de l'Église. Alors ici, Alors ici, on a trois questions qui vont servir de conclusion pour ce premier épisode de la deuxième saison, on a trois questions. qui vont me servir de conclusion pour ce premier épisode de la deuxième saison, sur la liturgie comme œuvre de la Sainte Trinité. sur la liturgie comme œuvre de la Sainte Trinité. Alors numéro 221, Alors, numéro 221, comment le Père est-il la source et la fin de la liturgie ? comment le Père est-il la source et la fin de la liturgie ? Évidemment, Évidemment, vous l'avez compris, vous l'avez compris, ici c'est le Père, ici c'est le Père, la question sur le Christ, la question sur le Christ, et puis enfin le rôle du Saint-Esprit dans la liturgie. et puis enfin, le rôle du Saint-Esprit dans la liturgie. Alors comment le Père est-il la source et la fin de la liturgie ? Alors, comment le Père... le Père est-il la source et la fin de la liturgie ? Dans la liturgie, Dans la liturgie, le Père nous comble de ses bénédictions en son Fils incarné, le Père nous comble de ses bénédictions en son Fils incarné, mort et ressuscité pour nous, mort et ressuscité pour nous. et il répand dans nos cœurs l'Esprit-Saint. Et il répand dans nos cœurs l'Esprit-Saint. En même temps, En même temps, l'Église bénit le Père par l'adoration, l'Église bénit le Père par l'adoration, la louange, la louange, l'action de grâce, l'action de grâce, et elle implore le don de son Fils et de l'Esprit-Saint. et elle implore le don de son Fils et de l'Esprit-Saint. Question suivante, Question suivante, 222, 222. quelle est l'œuvre du Christ dans la liturgie ? Quelle est l'œuvre du Christ dans la liturgie ? Dans la liturgie, Dans la liturgie, le Christ signifie le Christ signifie et accomplit principalement son mystère pascal. et accomplit principalement son mystère pascal. Ça, Ça, on l'a déjà dit. on l'a déjà dit. En donnant l'Esprit Saint aux apôtres, En donnant l'Esprit Saint aux apôtres, il leur a donné, il leur a donné, ainsi qu'à leurs successeurs, ainsi qu'à leurs successeurs, le pouvoir de réaliser l'œuvre du salut par le sacrifice eucharistique et par les sacrements, le pouvoir de réaliser l'œuvre du salut par le sacrifice eucharistique et par les sacrements, où il agit lui-même pour communiquer sa grâce aux fidèles de tous les temps et dans le monde entier. où il agit lui-même pour communiquer sa grâce aux fidèles de tous les temps et dans le monde entier. Numéro 223. Numéro 223. Dans la liturgie, Dans la liturgie, comment l'Esprit Saint agit-il par rapport à l'Église ? comment l'Esprit Saint agit-il par rapport à l'Église ? Dans la liturgie s'opère la coopération la plus étroite de l'Esprit-Saint et de l'Église. Dans la liturgie s'opère la coopération la plus étroite de l'Esprit Saint et de l'Église. L'Esprit-Saint prépare l'Église à rencontrer son Seigneur, L'Esprit Saint prépare l'Église à rencontrer son Seigneur. Il rappelle le Christ à la foi de l'Assemblée et le lui manifeste. il rappelle le Christ à la foi de l'Assemblée et le lui manifeste. Il rend présent et actualise le mystère du Christ. Il rend présent et actualise le mystère du Christ, Il unit l'Église à la vie et à la mission du Christ. il unit l'Église à la vie et à la mission du Christ et il fait fructifier en elle le don de la communion. Et il fait fructifier en elle le don de la communion. Ces trois questions sont tout à fait passionnantes. Ces trois questions sont tout à fait passionnantes. Évidemment, Évidemment, on pourrait les encore développer. on pourrait les encore développer, Mais vous voyez que, mais vous voyez que... véritablement, Véritablement, la liturgie est une œuvre trinitaire. la liturgie est une œuvre trinitaire, C'est une œuvre de la Sainte Trinité dans laquelle, c'est une œuvre de la Sainte Trinité dans laquelle... continuellement, continuellement, et on le verra à l'occasion de différents sacrements, et on le verra à l'occasion de différents sacrements, continuellement le Père, continuellement le Père, le Fils et l'Esprit-Saint sont présents parce que c'est le mystère de notre rédemption qui se réalise. le Fils et l'Esprit Saint sont présents parce que c'est le mystère de notre rédemption qui se réalise. D'ailleurs, D'ailleurs, dans la liturgie, dans la liturgie traditionnelle, traditionnelle. Je vous avoue que je n'ai pas vérifié si c'est le cas dans les oraisons des messes nouvelles, je vous avoue que je n'ai pas vérifié si c'est le cas dans les oraisons des messes nouvelles, réformées depuis Paul VI, réformées depuis Paul VI, mais dans les oraisons du mycèle tridentin, mais dans les oraisons du mycèle tridentin, toutes les oraisons, toutes les oraisons, sans exception, sans exception, sont toujours trinitaires. sont toujours trinitaires. C'est-à-dire que soit on s'adresse au Père par l'intermédiaire du Fils et du Saint-Esprit, C'est-à-dire que soit on s'adresse au Père par l'intermédiaire du Fils et du Saint-Esprit, soit on prie le Fils qui vit et règne avec le Père dans les siècles des siècles, soit on prie le Fils qui vit et règne avec le Père dans les siècles des siècles, le Père et le Saint-Esprit, le Père et le Saint-Esprit, etc. etc. Soit, C'est plus rare, c'est plus rare, mais par exemple pour la fête de la Pentecôte, mais par exemple pour la fête de la Pentecôte on parle au Saint-Esprit qui vit avec le Fils dans l'unité du Père, on parle au Saint-Esprit qui vit avec le Fils dans l'unité du Père, etc. etc. Donc toutes les oraisons, Donc toutes les oraisons, les oraisons c'est la prière un peu qui identifie telle messe, les oraisons c'est la prière un peu qui identifie telle messe, telle fête, telle fête, donc qui est propre à chaque messe, donc qui est propre à chaque messe, toutes les oraisons sont toujours trinitaires et mentionnent toujours le Père, toutes les oraisons sont toujours trinitaires et mentionne toujours le père, le fils. le Fils et le Saint-Esprit. et le Saint-Esprit. Comme toujours, Comme toujours, prions l'Esprit-Saint de nous éclairer, prions l'Esprit-Saint de nous éclairer pour mieux comprendre. pour mieux comprendre et mieux intégrer dans notre vie cet enseignement de l'Église. et mieux intégrer dans notre vie cet enseignement de l'Église. Venez, Venez Esprit-Saint, Esprit Saint, remplissez les cœurs de vos fidèles et allumez en eux le feu de votre amour. remplissez les cœurs de vos fidèles, et allumez en eux le feu de votre amour. Envoyez votre Esprit Seigneur, Envoyez votre Esprit Seigneur, il se fera une création nouvelle et vous renouvellerez la face de la terre. il se fera une création nouvelle, et vous renouvellerez la face de la terre. Prions. Prions. « Ô Dieu qui avez instruit les cœurs de vos fidèles par la lumière du Saint-Esprit, Ô Dieu qui avez instruit les cœurs de vos fidèles par la lumière du Saint-Esprit, donnez-nous par ce même esprit de comprendre et d'aimer ce qui est bien, Donnez-nous par ce même esprit de comprendre et d'aimer ce qui est bien, afin de jouir sans cesse de ces divines consolations, afin de jouir sans cesse de ces divines consolations. Par Jésus-Christ notre Seigneur, par Jésus-Christ notre Seigneur, ainsi soit-il. » ainsi soit-il. Merci à tous de votre fidélité et pour ce début de la deuxième saison. Merci à tous de votre fidélité pour ce début de la deuxième saison, et merci pour votre écoute attentive. Et merci pour votre écoute attentive. Faisons rayonner avec fierté autour de nous ces vérités de la foi catholique. Faisons rayonner avec fierté autour de nous ces vérités de la foi catholique. Et surtout, Et surtout, n'oublions pas de prier les uns pour les autres. n'oublions pas de prier les uns pour les autres. Priez pour moi, Priez pour moi, je prie pour vous. je prie pour vous. Et que Dieu vous bénisse. Et que Dieu vous bénisse. C'était l'abbé Mathieu Raffray. C'était l'abbé Mathieu Raffray. Je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour un nouvel épisode de Sourcoulou Corda. Je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour un nouvel épisode de Sourcoume Corda.