Speaker #0Bienvenue dans l'émission Sourcoulcorda, le podcast qui vous fait redécouvrir les trésors de la foi chrétienne, semaine après semaine. Je suis l'abbé Mathieu Raffray, prêtre et théologien, et je vous propose à chaque épisode de replonger ensemble dans le catéchisme de l'Église catholique. L'occasion d'éclairer les grands problèmes de notre temps, les grandes questions de tous les temps, à la lumière de l'enseignement de l'Église. Ce podcast est proposé chaque jeudi à 17h sur Radio Courtoisie, puis il est disponible sur toutes les plateformes d'écoute le dimanche à midi. Soutenez-le, faites-le connaître autour de vous. Saison 2, épisode 12, la messe et la communion. Donc nous continuons aujourd'hui notre étude du sacrement de l'Eucharistie. C'est déjà le quatrième épisode sur l'Eucharistie, ce qui est naturel puisque, comme je l'avais dit en commençant cette partie, l'Eucharistie c'est la source et le sommet de tous les sacrements, comme le dit saint Thomas d'Aquin. Alors nous avons vu la fois dernière ce qu'est la présence réelle, la présence eucharistique du Christ sous les espèces eucharistiques, sous les apparences du pain et du vin. Et maintenant, nous allons continuer cette lecture tout simplement avec l'étude de l'autel, de la messe, de la communion, comment recevoir le sacrement de la communion. Pour terminer cette partie sur le sacrement de l'eucharistie. Alors nous en sommes à la question 287. Pourquoi l'Eucharistie est-elle le banquet pascal ? L'Eucharistie est le banquet pascal parce que le Christ, accomplissant sacramentellement sa Pâque, nous donne son corps et son sang offerts en nourriture et en boisson. Il nous unit à lui et entre nous dans son sacrifice. Alors j'avais déjà mentionné cette question de la Pâque, de la Pâque juive, puisque c'est par le sacrifice du Christ, par le sang versé du Christ, que les chrétiens, que tous les hommes sont libérés de l'esclavage du péché, non plus de l'Egypte, mais du péché, pour pouvoir accéder non pas à la terre promise du peuple juif, la terre promise au peuple juif. mais au paradis qui est la terre promise, la vie éternelle promise à tous les hommes. Donc comme l'agneau pascal était le symbole, l'union, la victime, à travers laquelle, parce qu'elle est sacrifiée, parce qu'elle est offerte à Dieu, le peuple juif était libéré de l'Égypte, de la même façon le Christ se fait agneau de Dieu et il s'offre en sacrifice, alors de façon purement libre, généreuse, volontaire. Évidemment, ce n'est pas Dieu qui exige un sacrifice, comme si Dieu avait besoin de sang pour être rassasié, ou comme s'il avait besoin de se venger sur un innocent. Non, au contraire, Dieu aurait pu sauver les hommes d'un simple claquement de doigts, d'une simple volonté, mais il a voulu, il a voulu se faire homme, il a voulu s'offrir lui-même en sacrifice, il a voulu passer par la Passion et par la Croix, en signe de son amour, en signe de son amour. Alors, bien sûr, c'est dans l'Eucharistie, dans le sacrifice eucharistique, on l'a déjà vu, et donc dans la messe, qu'est rendu présente cet événement incroyable de l'histoire des hommes. Dieu qui intervient, qui rentre dans l'histoire pour se faire agneau pascal, pour se faire oblation, offrande, sacrifice, et pour racheter par lui-même, par son propre sang, par son propre sacrifice, par son propre don de lui-même. tous les hommes. Alors, c'est évidemment la raison pour laquelle l'Eucharistie est appelée Banquet Pascal, donc au sens de la Pâque des Juifs, pardon, la Pâque juive, puisque le Christ devient la nouvelle Pâque. Il devient, et d'ailleurs, le Jeudi Saint, donc la scène lors de laquelle est instituée l'Eucharistie, et puis le vendredi, jour durant lequel le Christ est mort sur la croix, Eh bien, ce sont les jours de la Pâque juive. Alors, il y a toute une discussion. Est-ce que la Pâque juive était le jeudi ? Ou est-ce qu'elle était le vendredi ? Alors, il y a plein de théories sur cette question. parce que si on suit Les évangiles apocryphes, pardon, si l'on suit les évangiles synoptiques, synoptiques ça veut dire les évangiles de saint Matthieu, saint Marc et saint Luc, et bien il semble que la Pâque avait lieu le vendredi, le jour de la mort du Christ, alors que si l'on suit saint Jean, il semble que ce soit le jeudi. Et donc il y a une sorte de tension, alors il y a eu un tas d'hypothèses qui ont été proposées, Est-ce que les apôtres ont... Peut-être que le Christ a anticipé la Pâque juive d'un jour pour faire ce banquet pascal qui était la scène, et puis pour que ça se réalise le vendredi. Vous vous souvenez d'ailleurs que les juifs ne peuvent pas... Ils ont besoin... Ils veulent absolument descendre le corps du Christ, les corps de... de la croix parce que le lendemain ils ne peuvent plus agir puisque c'est la grande fête juive. Donc il y a un tas d'éléments comme ça dans l'évangile qui nous font ou dans un sens ou dans l'autre. Certains même ont supposé qu'il y avait deux jours de Pâques juives en raison d'un décalage de calendrier chez certains, etc. Toujours est-il que c'est au cours du banquet pascal que le Christ donc Il célèbre, comme tous les juifs, la libération du peuple juif du Pharaon. Et c'est pour ça qu'il mange du pain azime et qu'il boit du vin de façon rituelle après le repas. Et c'est en accomplissant sacramentellement ce repas pascal que le Christ nous donne son corps et son sang offerts en nourriture et en boisson. Donc il se fait l'agneau pascal et comme le peuple juif devait manger l'agneau pascal avant de partir vers la terre promise, de même c'est lui qui se donne en nourriture et en boisson. Et il nous unit à lui et entre nous dans son sacrifice parce que c'est un banquet dans lequel nous mangeons tous la même nourriture, nous l'avons évoqué déjà la fois dernière. Nous mangeons tous la même nourriture et donc nourris à la même nourriture et nous sommes faits petit à petit de la même pâte. Donc voilà, cet aspect de banquets, de nourriture, de la messe, c'est tout à fait important, c'est fondamental. Il faut faire attention néanmoins à ce qu'il y ait eu une certaine tendance, d'origine protestante d'ailleurs, à supprimer l'aspect sacrificiel de la messe pour remplacer cet aspect uniquement par l'aspect de banquets pascals. Alors, c'est une tendance un peu moderne, je dis d'origine protestante, qu'on retrouve chez certains modernistes. Et qu'on retrouve malheureusement dans certaines conceptions aujourd'hui très progressistes de la liturgie et de la liturgie de la messe. Et c'est tout à fait désolant parce que faire réduire la messe à un repas, à une communion, serait passer à côté de la définition essentielle de la messe. Il y a même eu ce moment très gênant dans l'histoire de l'église après le concile au moment du nouveau... ou lors de la présentation générale du mycèle romain par le pape Paul VI. En 1969, dans le numéro 7 de la présentation, était définie la messe. La messe était définie non pas comme un sacrifice, comme le renouvellement du sacrifice, mais comme un banquet et un partage. Et ça a fait un grand scandale auprès des théologiens qui se sont dit « Mais attendez, d'où ça vient ? Comment ça ? » Et donc le pape Paul VI s'est intervenu pour modifier, il a fait modifier ce texte en disant « Non, non, la messe, bien sûr, et évidemment, d'abord, avant tout, le renouvellement non sanglant du sacrifice du Christ sur la croix. » Alors il faut faire attention évidemment. Et d'ailleurs cette tendance à réduire la messe à un banquet explique un certain nombre d'incompréhensions contemporaines. Vous voyez en particulier la question de la communion. On en a déjà parlé, on y reviendra tout à l'heure d'ailleurs. Beaucoup disent oui mais pourquoi je suis divorcé, pourquoi est-ce qu'on veut m'interdire de communier, c'est injuste. Pourquoi certains sont privés de la communion. Évidemment si la messe est un repas, inviter des gens à un repas et puis refuser de leur donner à manger c'est pas très sympa. Donc effectivement si la messe n'est qu'un repas, alors on ne comprend plus du tout pourquoi certains devraient en être exclus. Surtout si la messe est le repas qui sauve, qui donne le salut, etc. à tous les hommes. Donc là-dessus, effectivement, si on comprend ça comme ça, il y a un problème. Mais si on comprend bien la messe comme ce qu'elle est réellement, à savoir le sacrifice du Christ, alors on comprend qu'on ne peut s'approcher de la table eucharistique et de la communion que si l'on vit dans un état d'union. Avec Dieu. Donc, que si on vit en état de grâce. Alors, voilà pourquoi. C'est pas qu'il y a des gens personnellement qui sont exclus de la communion. Sauf en cas de délit où quelqu'un aurait été excommunié, précisément par l'Église. Si quelqu'un est excommunié, il est interdit de communier pour hérésie, pour schisme, etc. Ou pour un délit grave. Mais, il est sorti de la communion de l'Église pour comme une façon... comme une médecine, pour préserver le corps du danger que représente cette personne. Mais évidemment, c'est très rare. Et peut-être qu'aujourd'hui, il faudrait appliquer un peu davantage la condamnation de l'excommunication pour les hérétiques et les gens qui racontent n'importe quoi et qui déforment la doctrine de l'Église. Mais bon, je ferme la parenthèse. En tout cas, ne peuvent s'approcher de la table eucharistique que ceux qui sont en état de grâce. Et ça, c'est à chacun d'en juger. Et alors quand on dit, par exemple, je reviens sur mon exemple des divorcés remariés, donc les gens qui vivent avec un homme ou une femme qui n'est pas leur conjoint, qui n'est pas la personne avec qui ils ont promis devant Dieu, devant l'Église, de rester fidèles, à qui ils ont promis de rester fidèles toute leur vie, eh bien évidemment ces personnes se trouvent en état de péché, publiquement. Donc c'est pas que les divorcés remariés seraient interdits, seraient excommuniés, c'est faux de dire ça, ils ne sont pas du tout excommuniés, C'est qu'il vit dans un état qui... parce que c'est un état illégitime moralement, les empêche de s'approcher en toute honnêteté morale de l'eucharistie. Mais c'est vrai pour n'importe quelle personne qui a commis un péché, c'est-à-dire que quelqu'un qui a commis un péché grave ne peut pas s'approcher de l'eucharistie, et doit d'abord aller se confesser. Le problème de ceux qui vivent en état concubinaire... ou... ou qui vivent avec leur conjoint avant d'être mariés, ou sans être mariés, ou alors qu'ils sont mariés avec quelqu'un d'autre, et bien c'est que non seulement c'est un péché, mais c'est un état de péché, c'est-à-dire que publiquement ils assument quelque chose, un état qui est contraire à l'ordre de la morale chrétienne. Mais c'est vrai évidemment d'autres personnes, quelqu'un qui commettrait un péché public et qui l'assumerait, euh... publiquement, eh bien, quelque chose du contraire qui s'oppose à la morale chrétienne, eh bien, ne pourrait pas, évidemment, s'approcher légitimement de l'Eucharistie. Alors, si on veut rentrer en détail dans cette question, on dirait, pourquoi est-ce que c'est un péché ? Ce qui est un péché, formellement, c'est d'avoir des relations sexuelles avec quelqu'un qui n'est pas son époux ou son épouse légitime, donc son conjoint légitime avec qui on est marié à l'Église. Donc c'est vrai pour ceux qui ne sont pas encore mariés, c'est vrai avec ceux qui... Pour ceux qui sont mariés avec quelqu'un d'autre, c'est vrai pour toutes les situations. Le péché, c'est tout acte volontaire complet de sexualité qui soit hors des liens du mariage. Donc ça, ça fait un péché. C'est vrai qu'il y a des cas, il y a des gens qui, parce qu'ils vivent avec quelqu'un qui n'est pas leur conjoint, mais qui ont des enfants ensemble, par exemple, ils ne peuvent pas se séparer pour le bien des enfants. Et donc, ils doivent rester à vivre ensemble, mais ils sont appelés à vivre dans la chasteté. À vivre dans la chasteté qui est... Parce qu'on ne peut avoir moralement de relation sexuelle légitime qu'avec son épouse légitime. Donc, il est important d'avoir ça en tête. Évidemment, un coup de main... coupe dans le cadre duquel je suis en train de parler, pourrait vivre en colocation, comme frère et sœur. Et dans ce cas-là, il ne serait pas en état de péché. Évidemment. Mais alors, il y a le problème du scandale public. C'est-à-dire, si tout le monde croit qu'ils sont mariés alors qu'ils ne le sont pas. Et donc, il pourrait, par exemple, communier dans une paroisse qui n'est pas la leur, un endroit où les gens ne les connaissent pas. Mais ça, c'est un peu des détails. Si jamais vous vous sentez concerné par ces cas de morale et par ces questions, allez voir le prêtre de chez vous, allez voir le prêtre de votre paroisse, demandez-lui un rendez-vous et exposez-lui votre situation pour voir ce que vous pouvez faire, comment vous pouvez le faire et comment résoudre cette situation. Voilà, je ferme cette partie et je reviens à... à cette question du banquet pascal. Alors, question suivante, 288, que signifie l'autel ? L'autel est le symbole du Christ lui-même, présent comme victime sacrificielle, l'autel est le sacrifice de la croix, et comme nourriture céleste qui se donne à nous, autel comme table eucharistique. Donc, voilà la double fonction de l'autel, le double symbolisme de l'autel. double symbolisme de l'autel, comme symbole du Christ lui-même, qui est à la fois victime, qui est offerte sur l'autel de la croix, et comme nourriture qui est donnée à nous sur la table, l'autel comme table eucharistique. Donc il y a ces deux aspects dans la messe qu'il ne faut pas séparer. Je l'expliquais la dernière fois, il faut toujours qu'il y ait une communion qui vienne achever, compléter le sacrifice. Et donc il ne faut ni nier l'aspect sacrificiel, ni nier l'aspect eucharistique, bien sûr. Alors d'ailleurs, je mets une petite remarque sur l'hôtel. Avec la liturgie moderne, donc réformée dans les années 70, vous le savez bien, les hôtels ont été retournés. Et d'ailleurs, que les choses soient bien claires, dans le missel de Paul VI de 1969, il n'est nulle part question de tourner les hôtels vers le peuple. bien sûr c'est une exception qui a été tolérée, alors qui existait même avant la réforme liturgique, certains prêtres avaient déjà retourner les hôtels pour s'adresser au peuple plutôt que s'adresser à Dieu, et pour nier le caractère sacerdotal, le caractère du prêtre qui est intermédiaire entre les fidèles et Dieu. mais le fait de tourner les hôtels vers le peuple donc non plus vers l'Orient mais dans l'autre sens, vers l'Assemblée est quelque chose de très qui n'est pas du tout prévu dans le ministère de Polsis et qui a été une exception et qui malheureusement s'est généralisée. Alors surtout en France parce qu'il y a beaucoup d'endroits dans le monde, en particulier en Italie, où vous avez encore des églises où les hôtels sont tournés vers l'Orient et des prêtres qui célèbrent vers l'Orient sans aucun problème. En France, si vous faites ça, on vous traite d'être un horrible extrémiste traditionnaliste des heures les plus sombres de notre histoire. Et ce qui est un malheureux amalgame lamentable qui est le fait de personnes qui ne connaissent pas, qui ne comprennent pas la liturgie catholique. Et donc il est urgent évidemment que tous les prêtres, je veux dire même ou surtout mais évidemment dans la messe Paul VI, puisque dans la messe traditionnelle ce n'est pas le cas, reviennent à la séparation ad orientem, dans le sens où le prêtre est tourné vers l'Orient. vers l'Est, en tête de tous les fidèles. Pourquoi je dis ça ? Parce que cette notion centrale de l'autel, d'une certaine façon, est perdue lorsqu'on retourne l'autel vers le peuple. D'ailleurs, toutes les églises, toutes nos églises construites dans l'Antiquité, construites à l'époque romane, à l'époque baroque, à l'époque gothique, elles ont été construites avec comme perspective l'autel qui est au fond. qui est le centre de convergence des regards, des lignes de fuite, etc. De même que les chapelles latérales dans toutes les églises existent parce qu'il y a des hôtels sur lesquels les prêtres célèbrent leur messe individuelle. On ne dit pas messe privée parce que la messe n'appartient pas aux prêtres, évidemment, mais les messes individuelles parce que dans la théologie catholique traditionnelle, on considère que chaque messe a une valeur infinie. Et plus il y a de messes célébrées, Plus le mystère de la rédemption s'accomplit dans le monde. Et moins de messes se sont célébrées, moins les hommes peuvent être sauvés. Donc, d'où l'importance d'avoir beaucoup de prêtres, d'avoir des prêtres, et des prêtres qui célèbrent la messe pour toutes les intentions du salut des hommes. Donc malheureusement, quand on a tourné les hôtels dans les années 70, et puis aujourd'hui quand vous rentrez dans une église, même dans les grandes cathédrales, en fait l'hôtel a pris la place centrale à la croisée des transeptes, on ne comprend plus la géographie de l'église, on ne comprend plus la... l'architecture de l'église avec le chœur, le chœur qui était le lieu justement du rituel, de la ritualité, le lieu sacré dans lequel on n'entrait pas. Il y avait même dans les églises des barrières de communion pour délimiter le sanctuaire, qui était l'espace sacré. Aujourd'hui cet espace sacré a quasiment disparu, il est devenu central, donc ce n'est plus un endroit réservé, mais c'est devenu une espèce de lieu de passage. Et puis on ne comprend plus pourquoi il y a des chapelles latérales avec des hôtels qui souvent ne sont même pas entretenus, sont tout gris, où il n'y a plus de nappes, ni encore moins de fleurs et de chandeliers. Mais c'est bien triste. Et il faut retrouver ce sens de l'hôtel comme lieu du sacrifice et table eucharistique. Alors question suivante. Quand l'Église fait-elle obligation de participer à la messe ? L'Église fait obligation aux fidèles de participer à la messe tous les dimanches. et aux fêtes de préceptes, et elle recommande d'y participer aussi les autres jours. Alors les fêtes de préceptes, ce sont les fêtes de première classe de l'Église universelle, qui ne tombent pas un dimanche, parce que si c'est un dimanche, évidemment c'est obligatoire. Donc en France, il y en a... et il faut que ce soit, en fait, chaque pays, les évêques, les conférences épiscopales ont déterminé les jours où les fêtes étaient obligatoires. Donc en France, vous en avez assez peu, vous avez... dans l'ordre, je vais essayer de ne pas en oublier, vous avez le... Alors, pas dans l'ordre, le 1er novembre, la Toussaint, le jour de Noël, évidemment, le 15 août, et il m'en manque une parce que je crois qu'il y a quatre... Oui, bien sûr, le jeudi de l'Ascension. Donc, il y a quatre fêtes de préceptes. Dans d'autres pays, il y a d'autres fêtes de préceptes. Par exemple, en Italie, le jeudi de la fête de Dieu, c'est un jour qui est férié. Et donc, ce jour-là, la messe est obligatoire. Bon. L'Église recommande aussi d'y participer tous les autres jours. C'est une très bonne chose, une très belle chose, une très bonne façon. Souvent on me dit, je vais à la messe le dimanche, j'aimerais faire mieux, j'aimerais être un chrétien plus fervent. La meilleure façon de le faire, c'est d'aller assister à la messe en semaine, pour vraiment rentrer dans la liturgie, comprendre mieux la liturgie. Parce que si on ne va à la messe que le dimanche, on a l'essentiel, mais on passe à côté de beaucoup de subtilité de la liturgie, de l'effet de dessin, etc. Donc voilà une très belle chose d'aller à la messe en semaine. En plus en général il n'y a pas grand monde, ce sont des messes basses, silencieuses, donc c'est vraiment l'occasion d'une méditation, d'une présence de Dieu, d'élever son âme au milieu du rythme quotidien. C'est une très belle chose. Question suivante, quand doit-on communier ? L'église recommande aux fidèles qui prennent part à la messe de recevoir aussi, avec les dispositions voulues, la communion et en prescrivant l'obligation au moins à Pâques. Donc voilà, comme je le disais tout à l'heure, il faut communier avec les dispositions voulues. Il est recommandé de communier, mais comme je l'avais dit déjà la dernière fois, il n'est jamais nécessaire, jamais obligatoire de communier. Il faut faire attention à ne pas se forcer à communier et ne pas donner l'impression aux autres que tout le monde doit aller communier, en particulier ceux qui ne sont pas habitués à la messe. Alors, deux préceptes, il est obligatoire de communier seulement une fois à Pâques. C'est une façon pour l'Église d'inciter les fidèles à se confesser, évidemment. Pour ne pas qu'il faut faire la confession pascale et la communion pascale. Et ça, si on ne le fait pas, c'est un péché supplémentaire. Ensuite, qu'est-il exigé pour recevoir la communion ? Pour recevoir la communion, il faut être pleinement incorporé à l'Église catholique et être en état de grâce, c'est-à-dire sans conscience d'avoir commis de péchés mortels. Celui qui est conscient d'avoir commis un péché grave doit recevoir le sacrement de la réconciliation avant d'accéder à la communion. Il importe aussi d'avoir un esprit de recueillement et de prière. d'observer le jeûne prescrit par l'Église et d'avoir des attitudes corporelles dignes, gestes, vêtements, comme marque de respect envers le Christ. Voilà, donc la question de l'excommunication, j'en ai déjà parlé, la question du péché, j'en ai déjà parlé, et avoir un esprit de recueillement et de prière, bien sûr. Observer le jeûne prescrit par l'Église. Alors aujourd'hui, le jeûne prescrit par l'Église, ce qu'on appelle le jeûne eucharistique, c'est une heure avant la communion. Une heure avant la communion. Bon, il est recommandé jusqu'aux années... Parce qu'à Pie XII, je crois, c'était peut-être les années 50 ou 60, il était prescrit de faire trois heures de jeûne avant la communion. Moi, je vous recommande quand même ça, parce qu'une heure avant la communion, si on veut une messe chantée, on peut manger un sandwich juste avant d'arriver, finir son croissant avant d'entrer dans l'église, et puis en général, pour la messe du dimanche, ça passe. Mais ce n'est pas très bien de manger juste avant d'aller à la messe. C'est une bonne chose de se dire, on va aller à la messe, donc on va observer le jeûne prescrit par l'Église au moins une heure avant le début de la messe. Moi, je pense que c'est mieux de faire ça. Une heure avant le début de la messe pour se mettre une heure avant dans les dispositions, en disant, je ne mange pas n'importe quoi. Alors évidemment, si on est malade, il y a des exceptions, on peut prendre quelque chose. Alors l'eau n'est pas inclue dans le jeûne, on peut toujours boire de l'eau. mais pas autre chose et puis dernière chose, des attitudes corporelles dignes par les gestes et les vêtements voilà, moi je ne fais pas partie de ces prêtres qui prêchent sur la façon de s'habiller parce que je pense que mais par contre il faut prêcher sur la dignité et la façon de se comporter voilà, en particulier il n'y a rien de plus démoralisant que de voir ces hommes qui vont en costume au travail tous les jours impeccables et qui pour la la messe du dimanche, se sentent obligés de mettre un t-shirt et des baskets sous prétexte qu'ils sont en week-end. C'est un manque de respect, de considération envers le Christ, tout simplement. Alors, question suivante, pour conclure cette partie. Quels sont les fruits de la communion ? La communion fait grandir notre union au Christ et avec son Église. Elle maintient et renouvelle la vie de grâce reçue au baptême et à la confirmation. Et elle accroît l'amour envers le prochain. En nous fortifiant dans la charité, elle efface les péchés véniels et nous préserve pour l'avenir des péchés mortels. C'est très beau ça, la communion évidemment c'est une grâce reçue et elle renouvelle la grâce du baptême, elle nous fortifie, elle accroît notre amour de Dieu et du prochain et elle efface les péchés véniels. Elle nous préserve des péchés mortels, la communion est une force donc il faut faire attention, évidemment si on est sûr d'avoir commis un péché grave il ne faut pas aller communier, mais il ne faudrait pas se dispenser trop facilement de la communion. Quand est-il possible d'administrer la communion à d'autres chrétiens ? J'ajoute parce que c'est une question qu'on me pose. régulièrement, en particulier par rapport aux questions de la pureté, de la sexualité, qu'on n'est pas sûr d'avoir commis un péché mortel. Est-ce qu'il faut aller communier ? Moi je pense que la réponse est oui, parce qu'on ne peut commettre un péché mortel qu'en pleine connaissance, avec plein de consentement. Donc si on a fait quelque chose, on ne sait pas si c'est mortel, en tout cas c'est ambigu, on a essayé de lutter contre telle tentation et puis on se demande si on ne s'est pas laissé séduire, mais ce n'est pas un péché mortel au sens strict. Donc il faut aller communier pour que le péché véniel soit effacé. Évidemment, si on a un cas de conscience, il vaut mieux se confesser toujours, mais ne pas se priver de la communion trop facilement, parce que la communion c'est Dieu lui-même qui vient nous sauver, qui vient pour les pécheurs. Ensuite, quand est-il possible d'administrer la communion à d'autres chrétiens ? Les ministres catholiques administrent licitement la communion aux membres des églises orientales qui ne sont pas en pleine communion avec l'église catholique. mais qui la demandent de leur plein gré avec les dispositions requises. Quant aux membres des autres communautés ecclésiales, les ministres catholiques administrent licitement la communion aux fidèles qui, en raison d'une nécessité grave, la demandent de leur plein gré, qui sont bien disposés et qui manifestent la foi catholique à l'égard du sacrement. Ça c'est pour les protestants qui voudraient recevoir la communion, la demande de leur plein gré est en raison d'une nécessité grave. Il faut qu'il n'y ait pas moyen d'accéder à la communion. Et ensuite, pourquoi l'Eucharistie est-elle gage de la gloire à venir ? parce que l'Eucharistie, Comble de toutes les grâces et bénédictions du ciel, elle nous rend fort pour notre pèlerinage en cette vie et elle fait désirer la vie éternelle, nous unissant déjà au Christ assis à la droite du Père, à l'Église du ciel et à la bienheureuse Vierge Marie et à tous les saints. Et ce chapitre se conclut par une phrase tirée de Saint Ignace d'Antioche. Dans l'Eucharistie, nous rompons un même pain qui est remède d'immortalité, antidote pour ne pas mourir, mais pour vivre en Jésus-Christ pour toujours. Alors prions l'Esprit Saint pour nous éclairer, pour mieux comprendre, mieux intégrer dans notre vie cet enseignement de l'Église. Venez Esprit Saint, remplissez les cœurs de vos fidèles et allumez en eux le feu de votre amour. Envoyez votre Esprit Seigneur, il se fera une création nouvelle et vous renouvellerez la face de la terre. Prions au Dieu qui avait instruit les cœurs de vos fidèles par la lumière du Saint-Esprit. Donnez-nous par ce même Esprit de comprendre et d'aimer ce qui est bien, afin de jouir sans cesse de ces divines consolations. Par Jésus-Christ notre Seigneur, ainsi soit-il. Merci à tous de votre fidélité et de votre écoute de cet épisode. Faisons rayonner autour de nous ces belles vérités de la foi catholique. Surtout, n'oublions pas de prier les uns pour les autres. Priez pour moi, je prie pour vous. Et que Dieu vous bénisse. C'était l'abbé Mathieu Raffray. Je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour un nouvel épisode de Sourcum Corda.