Speaker #0Bienvenue dans l'émission Sursum Corda, le podcast qui vous fait redécouvrir les trésors de la foi chrétienne, semaine après semaine. Je suis l'abbé Mathieu Raffray, prêtre et théologien, et je vous propose à chaque épisode de plonger ensemble dans le catéchisme de l'Église catholique. L'occasion d'éclairer les grands problèmes de notre temps, les grandes questions de tous les temps, à la lumière de l'enseignement de l'Église. Ce podcast est proposé chaque jeudi à 17h30 sur Radio Courtoisie, puis il est disponible sur toutes les plateformes d'écoute, le dimanche à midi. Soutenez-le, faites-le connaître autour de vous. Épisode 29, la mission. Nous avons vu la semaine dernière ce que signifiait... L'adage, l'affirmation, hors de l'Église, point de salut. Et nous avons vu que cela signifiait une vérité très profonde de la foi chrétienne, à savoir que seul le Christ sauve. Or, comme nous l'avions développé dans les épisodes précédents, l'Église étant le corps spirituel du Christ, le corps mystique du Christ, puisque c'est la même vie qui coule à travers les âmes de tous les chrétiens, de tous ceux qui sont unis au Christ, eh bien, il n'y a pas de salut. hors du Christ, donc pas de salut hors de son corps, qui est l'Église. Alors nous avions précisé aussi que celui qui n'est pas chrétien, celui qui est musulman, bouddhiste, agnostique, ou simplement ignorant, mais qui est de bonne foi, c'est-à-dire qui a cherché le bien, qui a cherché à éviter le mal, et qui s'est tourné vers Dieu pour demander à Dieu de le sauver, c'est ça le formel du salut, c'est avoir la foi en Dieu, que Dieu va intervenir dans ma vie pour me sauver. Eh bien celui-là, et juger sur la loi naturelle, savoir s'il a fait le bien et évité le mal, s'il a suivi ce vers quoi la nature humaine le portait, c'est-à-dire s'il n'a pas tué, pas volé, pas menti, pas trompé, pas trahi ses promesses, etc. Et s'il a péché, est-ce qu'il a demandé pardon de ses fautes ? Et celui donc qui n'est pas chrétien et qui serait juste néanmoins aux yeux de Dieu, peut tout à fait être sauvé, mais il est sauvé non seulement par le Christ, mais aussi par l'Église. Donc il n'y a au ciel que des chrétiens, il n'y a au ciel que des membres de l'église catholique. Alors il y a les membres visibles de l'église catholique et puis les membres invisibles, disons, dont l'appartenance à l'église devient visible au moment où ils meurent, au moment où ils arrivent au ciel. C'est important d'ailleurs, je rajoute cette précision, on ne peut pas dire, comme certains théologiens ont essayé de le faire, qu'il y aurait une église visible et une église invisible. Comme si l'église était au-delà des frontières de la visibilité. et qu'il y aurait l'église catholique qui serait l'église visible, et puis ensuite une autre église ou une autre partie de l'église qui serait invisible. Non, il n'y a qu'une seule église qui est l'église catholique, et en revanche il y a des membres qui appartiennent visiblement à l'église, et des membres qui appartiennent de façon invisible à l'église, parce que, comme nous l'avions dit aussi les fois précédentes, tous les hommes sont ordonnés à appartenir à l'église, ils sont en tendance, en tension, en puissance vers l'appartenance plénière à l'église. Et ce lien est appelé à se manifester par l'adhésion à la foi catholique. Mais tant qu'il n'est pas manifesté, cette appartenance à l'Église reste subtile et donc invisible aux yeux des hommes. Voilà comment des protestants peuvent appartenir à l'Église, parce qu'ils aiment le Christ, parce qu'ils ont la foi en Jésus-Christ, même si c'est une foi diminuée. voilà comment des orthodoxes, évidemment, plus facilement, appartiennent à l'Église, même si ça ne se voit pas, parce qu'ils sont schismatiques, parce qu'ils sont séparés de l'Église catholique. Et ceux qui sont de bonne foi appartiennent à l'Église, malgré ce schisme, comme les protestants appartiennent à l'Église, malgré les erreurs qu'ils professent. Et de la même façon, de façon encore plus lointaine, ceux qui ne sont pas chrétiens, qui ne reconnaissent pas le Christ, peuvent même appartenir à l'Église, malgré leur fausse religion. Donc ce qui est sûr, nous l'avons dit, mais je répète pour que ce soit bien clair, ce n'est jamais les fausses religions qui sauvent les hommes. L'islam n'amène personne au ciel. Si un musulman va au ciel et quand un musulman va au ciel, c'est malgré l'islam. C'est malgré l'islam qui a plutôt tendance à détourner de la vérité. Évidemment, c'est grâce à la bonne foi du musulman, de celui qui est musulman, celui qui a cherché encore une fois le bien. et le salut qui s'est tourné vers Dieu pour lui demander d'être sauvé. Alors nous passons maintenant, on poursuit cette étude de l'Église, vous avez vu qu'elle est assez longue et c'est très intéressant que le pape Benoît XVI insiste tant sur ce mystère de l'Église, qui, comme vous l'avez bien compris, réunit le mystère de l'incarnation, le mystère du Christ sauveur, donc de la rédemption, et puis on verra bien d'autres éléments. Alors j'en suis à la question 172 de cet abrégé du catéchisme de l'Église catholique. Pourquoi l'Église doit-elle annoncer l'évangile au monde entier ? Réponse, parce que le Christ l'a commandé. Et le catéchisme cite le chapitre 28, verset 19 de Saint Matthieu, « Allez et enseignez toutes les nations, baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit » . Ce commandement missionnaire du Seigneur a sa source dans l'amour éternel de Dieu, qui a envoyé son Fils et son Esprit parce que, citation, « il veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité » . Voilà pourquoi les chrétiens sont missionnaires et doivent être missionnaires. Alors là, j'aimerais insister là-dessus parce que c'est souvent, en tout cas moi, c'est une chose qui m'est apparue un jour. comment dire, dans mes prières, mes méditations, je me souviens avoir compris quelque chose que je n'avais pas compris. J'essaie de vous expliquer. Évidemment, quand j'étais plus jeune, il y avait ce désir mystique, missionnaire, de parler de la foi, etc. Et d'apporter aux autres, en disant que j'ai la responsabilité de porter aux autres quelque chose que je sais parce que j'ai la vérité, non pas parce que je suis meilleur que les autres, mais parce que j'ai reçu la vérité, parce que le Christ est la vérité, et donc les autres sont dans l'erreur. Mais, je pense que si on analyse, si on médite sur ce mystère de l'Église, que je viens de rappeler brièvement et qu'on étudie depuis plusieurs semaines, on comprend que celui qui a la foi, qu'il ait été baptisé enfant ou qu'il ait été touché par la grâce divine et qu'il se soit converti. Celui qui est à la foi, ce n'est évidemment pas grâce à lui-même. Et celui qui n'a pas la foi, ce n'est pas à cause de lui. C'est parce qu'il se retrouvait, par la volonté divine, par les mystères de la providence divine, dans une famille, dans une autre religion, dans un milieu hostile au christianisme. Et donc, le chrétien est missionnaire précisément... Parce que la vérité ne lui appartient pas. Et parce qu'il n'a aucun mérite à connaître cette vérité. Tous les mérites sont ceux acquis par le Christ, sont, comme vient de le dire le catéchisme, l'amour éternel de Dieu qui a envoyé son Fils et son Esprit, parce que Dieu veut que tous les hommes soient sauvés. Nous devons être missionnaires parce que nous avons reçu davantage que les autres. Nous avons reçu davantage que les autres, c'est-à-dire que la grâce divine, le mot grâce signifie gratuit justement. La grâce c'est ce qui est donné gratuitement, c'est une grâce que le roi a fait, il a donné gratuitement quelque chose alors qu'il n'avait aucun devoir. Et finalement si je suis né dans une famille catholique ou si j'ai été touché par la... Par le Christ que je me suis converti, j'entendais hier une jeune fille musulmane qui me disait qu'elle est rentrée par hasard en accompagnant un ami dans une messe traditionnelle, une messe tridentine, et que dès le premier chant, elle a fondu en larmes et elle s'est dit « Dieu vient de me toucher » . Vous vous dites c'est quoi le premier chant ? C'était l'aspergesmé. Alors ceux qui connaissent la messe traditionnelle, c'est le chant qu'on chante le dimanche, qui est un peu le chant d'ouverture. Parfois on se dit c'est pas grave si on rate l'aspergesmé, c'est parce que c'est avant le début de la messe. Et bien elle, dès les premières notes, dès le premier chant, elle disait j'ai senti que Dieu venait, que j'étais en train de me noyer, et qu'une main venait de me saisir, et ensuite elle a demandé le baptême, elle a été confirmée, etc. Donc par quel mystère ? Par quel mystère ? Eh bien parce que Dieu veut confier aux chrétiens une mission particulière. Une mission particulière qui est d'aller évangéliser le monde entier, d'aller porter l'annonce de l'évangile au monde entier. Parce que Dieu veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité. Et comment croiront-ils si personne ne leur prêche ? C'est le mystère de l'évangélisation. Comment croiront-ils si personne ne leur prêche ? Et c'est en cela que, évidemment, le chrétien suit le Christ, imite le Christ qui donne sa vie, vient dans le monde et parle aux foules pour leur révéler son Père. Alors, comment l'Église est-elle missionnaire ? Question suivante. Comment l'Église est-elle missionnaire ? Guidée par l'Esprit-Saint, l'Église poursuit tout au long de l'histoire la mission du Christ lui-même. Comme je viens de le dire. Les chrétiens doivent donc annoncer à tous la bonne nouvelle apportée par le Christ en suivant le même chemin que lui, en étant prêts également au sacrifice jusqu'au martyr. Alors là, ça va loin, ça va très loin. Être missionnaire, c'est porter la bonne nouvelle, la vérité, qui n'appartient ni à l'un ni à l'autre, ni aux missionnaires, ni aux chrétiens, ni aux papes, mais qui appartient à Jésus-Christ. qui est Dieu lui-même, qui se révèle. Et donc nous avons ce devoir, cette mission d'évangéliser. en étant prêt également au sacrifice jusqu'au martyr. Et pourquoi ? Parce que c'est le chemin que le Christ nous a montré. Le Christ, il a annoncé son Père, il a annoncé le Royaume, il a annoncé l'Église, il a annoncé la Bonne Nouvelle, il a annoncé la charité de Dieu dans le monde, et il en a payé le prix. Il n'y a plus rien à dire. Oui, quand on est vraiment convaincu que si on est amoureux de la vérité, si on est amoureux du Christ qui est la vérité, eh bien il faut être prêt. Il faut être prêt, je vais dire au moins en théorie. Ensuite, dans la pratique, c'est sûrement bien plus difficile. Mais il faut être prêt à aller jusqu'au bout. On vous haïra. Ils ne vous traiteront pas mieux qu'ils ont traité le Maître, dit le Christ lui-même. Et je disais, être missionnaire, c'est suivre le Christ, suivre le chemin montré par le Christ. Et quel est le chemin qu'il nous a montré ? C'est le chemin de la croix. Voilà, c'est pas très drôle dès le départ. Mais sauf qu'on sait, c'est évidemment pas un goût de la souffrance, mais c'est parce qu'on sait que par la croix, Dieu est vainqueur. Ce qu'on cherche, c'est la victoire de Dieu, évidemment. Ce qu'on veut, c'est la victoire de Dieu. Et ce que l'on sait, c'est qu'aux yeux des hommes, notre mission, notre vie paraîtra un échec. Mais ce sera là notre victoire. Notre victoire, elle est lorsque l'amour triomphe, lorsque la vérité triomphe. et que nous avons disparu derrière cette vérité. D'ailleurs, je fais une petite aparté au sujet du mal, justement, et de la souffrance. Je lisais dans les commentaires sur les réseaux sociaux, parce que j'ai fait une vidéo en disant sur la question du mal, parce que les gens disent, oui, si Dieu existe, il ne peut pas y avoir de mal. Et pourquoi est-ce que votre Dieu laisse des enfants souffrir et mourir dans d'affreuses souffrances ? Et moi je répondais, en fait il y a toujours un sens au... mal et Dieu donne un sens au mal. Et alors les gens répondent de façon complètement absurde mais vous êtes des masochistes, vous aimez avoir mal, vous cherchez la souffrance, votre Christ il a cherché la souffrance, etc. C'est évidemment complètement débile. Tout simplement, c'est une note théologique, la débilité. Le chrétien ne cherche pas la souffrance, le chrétien n'aime pas la souffrance pour la souffrance. Le chrétien n'aime pas souffrir, évidemment. Et celui qui dit « oui, mais moi j'aime pas souffrir, donc je suis pas à la hauteur du Christ » , non. Évidemment, le Christ lui-même n'aimait pas souffrir. Le Christ a essayé. Il a dit « Père, si vous pouvez éloigner ce calice de moi, évidemment la souffrance lui répugne, comme pour tout homme. » Un chrétien qui dirait « j'aime souffrir » , ce serait absurde. Mais le chrétien sait que c'est le lot de tous les hommes de souffrir. et que Dieu... par le Christ, peut donner un sens à notre souffrance. Donc ce n'est pas qu'on aime la souffrance, c'est qu'on aime le sens positif, la bonté, la charité, l'amour, la victoire, la lumière que Dieu donne même aux souffrances. Évidemment, Dieu aime la joie aussi et Dieu se manifeste dans la joie. Mais là où un homme brille dans la joie et la victoire, lorsqu'il est dans la défaite et l'humiliation et la souffrance physique ou spirituelle, il est rabaissé. Mais lorsque l'homme est rabaissé, Dieu le relève intérieurement parce que la victoire de Dieu n'a rien à voir avec la victoire des hommes. Je ne sais pas si vous voyez ce que je veux dire, mais en tout cas, la conclusion, ce que je voulais dire dans cette parenthèse, c'est qu'évidemment le chrétien n'aime pas la souffrance, mais le chrétien sait que la souffrance peut être purificatrice si elle est unie avec celle du Christ. L'homme qui souffre en haine du Christ, sa souffrance est inutile. Et celui qui meurt en haine du Christ, sa mort est inutile. C'est triste. Mais d'autres peuvent, par leur prière, donner un sens à cette souffrance et faire que Dieu valorise la souffrance de celui qui n'a pas choisi explicitement, qui n'a pas dit explicitement son union au Christ. Je ferme cette parenthèse sur la souffrance, mais je reviens à la mission. Et les chrétiens doivent donc annoncer à tous la bonne nouvelle apportée par le Christ en suivant le même chemin que lui, c'est-à-dire le chemin de la croix. En étant prêts également au sacrifice jusqu'au martyr. Alors voilà jusqu'où va l'amour du vrai et du bien ? Jusqu'au sacrifice, jusqu'au don de soi total. Et on le sait, l'histoire nous l'a prouvé. Oui, ce n'était pas le cas des premiers chrétiens, mais nous, 2000 ans plus tard, on sait que, comme dit Tertullien, cette fameuse phrase de Tertullien, Le sang des martyrs est semence de chrétiens. Tertullien, c'est un des pères apostoliques qui est de la fin du deuxième siècle, début du troisième siècle, de 160. Il meurt en 220, donc c'est la deuxième génération après les apôtres. Et il a connu des gens qui ont connu les apôtres, disons. Il a connu des gens qui ont connu les apôtres personnellement. Et il a déjà assisté aux premières persécutions des chrétiens. Évidemment, tous les apôtres sont morts. Ils ont donné leur vie. Ça aussi, c'est un point très intéressant. C'est que, d'ailleurs, qui ruine toutes les théories. en particulier des musulmans ou des athées qui disent, oui, en fait, le Christ n'est pas ressuscité, ou des modernistes, parce qu'il y a certains modernistes qui affirment ça, et qui disent, le Christ n'est pas vraiment ressuscité, mais c'est les apôtres, dans l'enthousiasme de la prédication du Christ, qui ont dit, on n'a qu'à faire croire qu'il est ressuscité, c'est comme si on l'avait vu tellement, on l'aime tellement, c'est comme s'il était présent au milieu de nous. Et donc, on n'a qu'à dire qu'on l'a vu. Sauf qu'on ne donne pas sa vie. On ne donne pas sa vie pour un plan. parce que si le plan se termine par un échec ça veut dire que ça ne fonctionne pas il n'a pas fonctionné il y a un sketch comme ça américain qui est très drôle ça fait très à l'américaine tous les apôtres qui après la mort du Christ qui se réunissent et il y en a un qui dit, Saint-Pierre qui dit j'ai une super idée, j'ai une super idée on n'a qu'à dire qu'il est ressuscité et ensuite on va tous mourir ah bon ? vous trouverez ça sur sur Youtube Mais je reviens au catéchisme, la valeur du martyr, c'est ça. Et nous, 2000 ans plus tard, on sait qu'il y a eu tous ces martyrs, toutes ces générations de saints qui ont donné leur vie, de missionnaires qui sont allés, qui ont tellement aimé la vérité, qu'ils sont allés jusqu'au sacrifice de leur vie, et que c'est ça qui a été fructueux. C'est comme le sacrifice du Christ, évidemment, et... a été fructueux, et bien le sacrifice de tous les autres, non pas parce qu'ils ont souffert, non pas parce qu'on aimerait le mal, non pas parce qu'on aimerait la mort, mais parce que leur mort, leur souffrance a été unie à celle du Christ, qui est l'unique rédempteur, qui est le seul qui nous sauve, et qui fait que toute souffrance et toute mort unie à celle du Christ, et bien participe au salut du monde. Voilà finalement le secret de la mission. Le secret de la mission. Nous voulons Le chrétien est missionnaire parce qu'il veut participer à ce que le Christ est venu réaliser dans le monde. Le chrétien veut, lui aussi, comme le Christ, prendre une part de la mission du Christ, prendre une part de... Mission, c'est être envoyé. Et le Christ a été envoyé, la seconde personne est envoyée par le Père dans le monde pour sauver les hommes. Et donc, le chrétien est missionnaire parce qu'il veut imiter le Christ, il veut participer, il veut prendre une partie de la mission du Christ. Vous voyez, parce qu'on est unis. au Christ par la grâce, par la foi, et parce qu'on est membre de son corps mystique, eh bien, nous pouvons nous aussi participer à l'œuvre de la rédemption. Ça, c'est quelque chose d'incroyable. C'est-à-dire que malgré nos faiblesses, malgré nos péchés, malgré nos fautes, eh bien, on peut racheter nos fautes et nos péchés et nos faiblesses, et toutes nos médiocrités, en participant à l'œuvre du Christ. Qui que l'on soit, ça peut être le plus grand apôtre, Saint Ignace de Loyola, Saint François Xavier, Saint François d'Assise, ou une bergère au fond de son pays, ou un petit jeune homme qui aime le Christ et qui aime le carici, par exemple, comme Carlo Acutis. et bien nous savons que nous pouvons, nous tous, tous chrétiens peu d'une façon ou d'une autre participer, non seulement être unis au Christ non seulement imiter le Christ mais participer vraiment à l'œuvre que le Christ est venu réaliser dans le monde. Question suivante, pourquoi l'Église est-elle apostolique ? L'Église est apostolique par son origine, parce qu'elle a pour fondation les apôtres, par son enseignement, qui est celui des apôtres, par sa structure, parce qu'elle est édifiée, sanctifiée et gouvernée jusqu'au retour du Christ par les apôtres. grâce à leurs successeurs, les évêques en communion avec le successeur de Pierre. Voilà la validité de l'Église. Voilà comment on reconnaît l'Église. Eh bien parce qu'elle est là où se trouvent les successeurs des apôtres. Tous les évêques... quel que soit le diocèse dans lequel vous habitez il y a toujours un évêque sauf des cas de territoire de mission mais qui ont des administrateurs apostoliques tout territoire est toujours relié d'une façon ou d'une autre à un évêque tous les évêques sont successeurs d'un apôtre et alors par exemple l'évêque qui m'a ordonné Mgr Apignanessi, qui était un évêque italien, de Potenza, eh bien, il a été sacré évêque par un évêque, qui lui-même a été sacré évêque par un autre. Et alors, à chaque fois, d'ailleurs, petit détail, lorsque... un évêque est sacré, il y a toujours trois évêques consécrateurs pour être sûr que le sacrement soit validement transmis. Parce que le pire dans l'église, ce serait que la succession apostolique s'arrête. C'est d'ailleurs le... Oui, je termine ma phrase. Donc l'évêque qui m'a ordonné, lui-même, il a dans sa succession apostolique un certain nombre de saints, en particulier une descendance polonaise, donc par Jean-Paul II, avec Mgr le cardinal Wicinski. si je ne me trompe pas, et puis ensuite ça remonte et on peut tracer la ligne jusqu'aux apôtres jusqu'à un apôtre et donc voilà l'absurdité de ceux qui prétendent que l'église pourrait exister sans les évêques il y a un certain nombre de thèses qu'on appelle célévacantistes certains disent qu'il n'y a plus de les évêques, le sacrement des évêques qui a été modifié dans les années 60 ou 70 que la formule ne serait pas valide. Ils se prennent pour des théologiens qui savent mieux que tout le monde. Mais ils disent que la formule ne serait pas valide et donc que les évêques ne seraient pas évêques et donc que les prêtres ordonnés prêtres ne seraient plus prêtres. C'est comme ça qu'il y a certains sur YouTube qui m'appellent Monsieur Raffray en disant que je suis un faux prêtre parce que j'étais ordonné par un évêque qui ne serait pas évêque. Alors déjà, il y a tellement d'orgueil dans une tête parce que c'est des gens qui prétendent mieux savoir que toute l'Église. Et en plus, c'est la fin de l'Église. C'est-à-dire que s'il n'y a pas d'apostolicité, alors eux disent qu'il ne reste que trois ou quatre évêques paumés parce qu'eux, ils ont été ordonnés avec un vieux rituel, je ne sais pas quoi. Mais c'est complètement absurde. C'est-à-dire que justement, l'Église est une structure visible et par ailleurs, évidemment, le nouveau rituel est tout à fait valide. Et voilà, on peut en discuter si vous voulez. Mais beaucoup l'ont fait. Vous trouverez les réponses si jamais ça vous démange. Et en tout cas, l'apostolicité de l'Église est absolument indispensable. La meilleure preuve d'ailleurs, c'est que, par exemple, les Anglicans, toute l'église anglicane, n'a pas la succession apostolique. Et donc, effectivement, ceux qui se disent évêques anglicans ne sont pas évêques, et donc ceux qui se disent prêtres anglicans ne sont pas prêtres. Ça, c'est Léon XIII, dans une bulle, dans un texte qui s'appelle Apostoli Cecure, de 1896, qui a déclaré clairement que les ordinations anglicanes n'étaient pas valides, et donc que les évêques n'étaient pas évêques et les prêtres n'étaient pas prêtres. Voilà pourquoi les anglicans qui se sont convertis ou qui se convertissent régulièrement, en particulier sous Benoît XVI, il y a eu un grand mouvement de retour d'une partie de l'église anglicane au catholicisme, eh bien ils ont été obligés d'être ordonnés prêtres. Non pas réordonnés parce qu'ils n'avaient pas été ordonnés, ils étaient obligés d'être ordonnés prêtres. Et ce qui fait que parfois il y avait des hommes mariés qui ont été ordonnés prêtres, même avec le rite latin, c'est une des exceptions qui existent dans le rite latin. Alors je conclue avec la dernière question. En quoi consiste la mission des apôtres ? Le mot apôtre signifie envoyer. Jésus, l'envoyé du Père, appela à lui les douze, choisis parmi ses disciples, et il les institua, ses apôtres, faisant d'eux les témoins de sa résurrection et les fondements de son Église. Il leur donna mandat de poursuivre sa mission en disant, comme mon Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie. Jean 20-21. Il leur promit d'être avec eux jusqu'à la fin du monde. Voilà, comme je vous le disais, c'est la promesse de l'existence de l'Église ici-bas. Le Christ a promis. à cette permanence de son enseignement, sa permanence puisque l'Église, c'est le Christ. Le Christ est ici, il est dans le monde, à travers son Église, dans son Église et donc dans les apôtres et leurs successeurs. Et enfin, qu'est-ce que la succession apostolique ? La succession apostolique est la transmission par le sacrement de l'ordre, de la mission et de l'autorité des apôtres à leurs successeurs, les évêques. Par cette transmission, l'Église demeure en communion de foi et de vie avec son origine, tandis qu'au long des siècles elle exerce son apostolat Par la diffusion du royaume du Christ sur la terre. Voilà comment l'Église se répand dans le monde, par cette longue chaîne de transmission et de succession apostolique qui fait qu'il y a dans le monde entier des apôtres, des évêques. Voilà la mission des évêques. Malheureusement, parfois, les évêques se retrouvent à agir comme des... Comme des préfets, imposer leur autorité, leur choix personnel, leur idéologie. Et ils oublient un peu trop, malheureusement, comme nous oublions nous-mêmes un peu trop que nous sommes l'image du Christ. Et bien souvent, malheureusement, les évêques oublient un peu trop qu'ils sont les successeurs des apôtres. Et qu'ils doivent, eux, les premiers dans l'Église, avoir cette foi, ce feu de la mission qui répand la vérité à travers le monde. et en lien avec... avec le Christ lui-même et les apôtres. Comme toujours, prions l'Esprit Saint de nous éclairer, pour mieux comprendre, mieux intégrer dans notre vie cet enseignement de l'Église. Venez, Esprit Saint, remplissez les cœurs de vos fidèles et allumez en eux le feu de votre amour. Envoyez votre esprit, Seigneur, il se fera une création nouvelle, et vous renouvellerez la face de la terre. Prions. Au Dieu qui avait instruit les cœurs de vos fidèles par la lumière du Saint-Esprit, donnez-nous par ce même esprit de comprendre et d'aimer ce qui est bien, afin de jouir sans cesse de ces divines consolations par Jésus-Christ notre Seigneur. Ainsi soit-il. Merci à tous de votre fidélité et de votre écoute attentive de cet épisode. Faisons rayonner autour de nous cette belle vérité missionnaire de la foi catholique. Surtout, n'oublions pas de prier les uns pour les autres. Priez pour moi, je prie pour vous. Et que Dieu vous bénisse. C'était l'abbé Mathieu Raffray. Je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour un nouvel épisode de Sourcum Corda.