Speaker #0Les grandes questions de tous les temps, à la lumière de l'enseignement de l'Église. Ce podcast est proposé chaque jeudi à 17h30 sur Radio Courtoisie, puis il est disponible sur toutes les plateformes d'écoute le dimanche à midi. Soutenez-le, faites-le connaître autour de vous. Épisode 21, la mort et la résurrection du Christ. Pour ceux qui écoutent cet épisode en direct ou lors de sa première diffusion, nous sommes dans la semaine pascale, nous avons fêté la grande fête de Pâques il y a quelques jours à peine. Et il est évidemment fondamental de comprendre le sens de ce mystère pascal, car finalement c'est, comme on l'a déjà dit, Le cœur, le centre de toute notre foi, c'est l'heure pour laquelle le Christ est venu parmi les hommes, pour laquelle Dieu s'est incarné, à savoir l'œuvre de la rédemption. Alors, nous avions commenté la semaine dernière le sens de la mort du Christ, pourquoi il est mort. Mais j'aimerais, avant de poursuivre cette méditation sur la mort et la résurrection du Christ, ajouter un élément que nous n'avions pas eu le temps d'aborder la semaine passée. C'est la question, précisément, du mystère pascal, car vous savez que dans l'Ancien Testament, la Pâque juive est cette fête qui célèbre le passage de la mer Rouge, la libération d'Égypte, ce jour où Dieu a choisi Moïse, ou ayant choisi Moïse, a libéré le peuple juif de l'esclavage du Pharaon. Depuis le patriarche Joseph, le peuple juif avait été migré en Égypte, et puis le temps ayant passé, le peuple juif avait été réduit en esclavage par les Égyptiens. Et Dieu suscite donc un homme, Moïse, qui va être chargé de libérer son peuple. Alors vous connaissez l'histoire, Moïse se rend auprès du Pharaon, demande à ce que le peuple soit libéré, le Pharaon refuse et donc il y a les dix plaies d'Egypte qui sont infligées comme un châtiment divin progressif jusqu'à ce que le Pharaon accepte de libérer le peuple hébreu. Alors ces 10 plaies d'Egypte, c'était les eaux d'une île transformées en sang, c'était... L'invasion des grenouilles, l'invasion des moustiques, l'invasion des mouches, la mort des troupeaux, l'orage et la grêle, les pustules qui apparaissent sur les êtres humains et les animaux, l'invasion des sauterelles, les ténèbres. Et puis finalement, durant une nuit, c'est la mort des premiers-nés. Donc chaque premier-né des familles égyptiennes meurt subitement. y compris le fils aîné de Pharaon, tout comme les premiers-nés de leur bétail. Et le peuple hébreu avait été prévenu par une révélation à Moïse, et il devait prendre le sang d'un agneau, d'un jeune agneau d'un an, et le sacrifier à Dieu, et prendre son sang et peindre. la porte de leur maison pour que l'ange de Dieu, qui se met la mort ainsi comme un châtiment, eh bien épargne les familles des Hébreux. Et évidemment, cet agneau, il est le symbole de l'agneau sacrifié, qui va être mangé pendant cette nuit pascale et qui va protéger le peuple élu de Dieu. et lui permettre d'être libéré du joug des Égyptiens, de franchir la mer Rouge, et finalement d'atteindre, après les périclinations dans le désert, mais d'atteindre la terre promise, qui avait été la terre destinée au peuple hébreu. Alors, pourquoi est-ce que je vous raconte cette histoire de l'Ancien Testament ? Eh bien, évidemment, parce que le Christ... réalise en lui-même ce qui était annoncé en figure dans cet épisode de l'agneau pascal. Le Christ se présente comme l'agneau pascal, comme le nouvel agneau. Et voilà la raison pour laquelle le Christ meurt dans la nuit de la Pâque juive, de cette grande fête que les juifs célébraient, parce que le Christ, il est... celui qui nous délivre non plus de l'esclavage des Égyptiens, de l'esclavage matériel des Égyptiens, mais il est celui qui nous délivre de l'esclavage spirituel du péché. Il nous délivre de l'esclavage du péché et, par son sang versé, il nous permet d'atteindre, non pas une terre promise, mais d'atteindre évidemment le paradis et d'atteindre la béatitude éternelle. Le Christ est donc le véritable agneau pascal. Voilà pourquoi on le représente sous la forme d'un agneau, voilà pourquoi saint Jean-Baptiste... le désigne en disant « voici l'agneau de Dieu, voici celui qui enlève les péchés du monde » . Et donc le Christ entre en quelque sorte dans la peau de cet agneau innocent qui va être sacrifié, qui va être offert en sacrifice pour sauver le peuple juif. Voilà pourquoi la mort du Christ est bien plus que l'acharnement des méchants sur un innocent, mais c'est un véritable sacrifice sur un autel qui est l'autel de la croix. Et c'est évidemment... Très symbolique et tout à fait impressionnant de voir comment le Christ tient à réaliser, comme chacune des étapes de ce qui avait été annoncé dans l'Ancien Testament, pour se présenter comme cette offrande à Dieu, offrande pure, sainte, sans tâche, qui va être réalisée sur l'acron. Alors voilà évidemment la raison pour laquelle on mange traditionnellement de l'agneau à la fête de Pâques, c'est évidemment pour se remémorer aussi de façon... Coutumière, traditionnelle, évidemment ce n'est pas religieux, mais voilà la raison pour laquelle on mange de l'agneau à Pâques. Et cette figure de l'agneau pascal, je le répète, je le cesse de le répéter, montre bien que la mort du Christ est un véritable sacrifice. C'est Dieu qui se fait offrande, qui se fait agneau pour être sacrifié sur l'autel de la croix. Et d'où le lien aussi évidemment entre le repas pascal que le Christ a mangé le jeudi saint, Donc la veille, il a anticipé, alors il y a toute une discussion entre l'évangile de saint Jean et les évangiles synoptiques, donc les trois autres évangiles, pour savoir si le repas pascal, puisque le repas pascal devait être le vendredi saint, donc pourquoi est-ce que le Christ a mangé avec ses disciples le repas le jour précédent ? Eh bien, l'explication la plus courante, c'est que le Christ a anticipé d'un jour, d'une journée, ce repas pascal. d'où l'étonnement des disciples d'ailleurs, pour montrer qu'il était lui-même véritablement l'agneau pascal et que finalement, il allait accomplir sur la croix ce que le repas pascal traditionnel des juifs, liturgique des juifs, ne réalisait qu'en symbole. Alors le Christ est donc cet agneau, cet agneau qui est souffrant, cet agneau innocent, qui va prendre sur ses souffrances, qui va prendre sur lui. non seulement le péché des hommes, mais ainsi nous libérer de tous les esclavages qui nous retiennent. Alors cet agneau donc est sacrifié, il est immolé, c'est un véritable geste liturgique, c'est un sacrifice liturgique qui a lieu sur la croix. Et évidemment les hommes ne s'en rendent pas compte, ni même les grands prêtres, puisque c'est le grand prêtre Caïphe qui fait condamner le Christ, donc qui fait sacrifier cet agneau innocent. Et donc sans s'en rendre compte, malgré lui, il accomplit ce sacrifice rituel. Alors le Christ donc meurt sur la croix. Je vous invite d'ailleurs, comme je l'ai fait moi-même il y a quelques jours, à regarder le film magnifique La Passion du Christ de Mel Gibson. Évidemment, c'est un film qui est quand même très violent, qui est très prenant. Parce que les souffrances du Christ sont manifestées d'une façon sanglante et vraiment très émouvante. Alors évidemment, les âmes sensibles peuvent s'en abstenir. Et puis certains aussi, je les comprends, peuvent dire qu'ils ne veulent pas voir des images qui vont gâcher leur propre imagination. C'est évidemment libre. Mais moi-même, j'ai été... très marqué depuis des années, j'avais vu ce film à sa sortie, et j'essaye chaque année, ou au moins régulièrement, de le revoir parce qu'il signifie bien le prix de nos péchés, les souffrances que le Christ a pris sur lui à cause de nos péchés, de nos infidélités, de nos trahisons. Alors, le Christ donc meurt sur la croix. Et oui, je parlais de ce film de Mel Gibson parce que le moment de la mort du Christ est très bien rendu, il me semble. On voit l'orage qui était annoncé, puis il y a eu un tremblement de terre au moment où le Christ meurt. Et puis le ciel est assombri. Et puis on voit comme une larme, une goutte d'eau qui tombe du ciel. On voit de haut comme si c'était le Père éternel qui regarde, qui voit son fils éternel qui... qui meurt sur la croix, et donc on voit comme une larme, on voit une goutte d'eau qui tombe du ciel comme une larme de Dieu qui vient inonder le sol, et puis on voit surtout cette scène qui me semble très significative, dans un sens contraire, le démon, de la même façon qu'il est vu de haut, ce personnage androgyne qui observe le Christ dans sa passion, et bien qui... Au moment où le Christ meurt, non seulement il n'a pas vaincu, mais au contraire il se rend compte qu'il a tout perdu, puisque celui qui meurt, celui dont il a suscité la mort, au contraire par sa mort, eh bien obtient la victoire de Dieu sur le péché, sur le mal et sur lui. Et donc on voit cette scène, le démon qui se rend compte, qui réalise qu'en fait il a échoué, et que croyant vaincre le Christ, finalement, il a été lui-même vaincu définitivement. par Dieu. Alors, une fois que le Christ est mort, nous l'avons dit la dernière fois, le Christ est véritablement mort, c'est-à-dire que son âme a été séparée de son corps. C'est ainsi qu'on définit la mort pour un être humain. Mais son corps reste uni à la divinité, de même que son âme reste unie à la divinité. Mais c'est la raison pour laquelle le corps du Christ ne se décompose pas, donc ce n'est pas un cadavre. Le corps du Christ n'est pas devenu un cadavre parce qu'il est resté uni. miraculeusement évidemment, à la divinité. Alors, reprenons notre lecture du catéchisme, question 125, qui commente cette phrase du créneau, on continue évidemment notre explicitation du créneau, « Il est descendu aux enfers, le troisième jour il est ressuscité des morts. » Alors, première question, que sont les enfers où Jésus est descendu ? Les enfers, et le catéchisme précise très justement, qui sont différents de l'enfer de la Danation, attention, le Christ n'est pas descendu en enfer, Le Christ est descendu aux enfers et, explication, qui constituait la situation de tous ceux qui, justes ou méchants, étaient morts avant le Christ. Avec son âme unie à sa personne divine, Jésus a rejoint dans les enfers les justes qui attendaient le Rédempteur pour pouvoir enfin accéder à la vision de Dieu. Après avoir vaincu par sa mort la mort et le diable, qui a le pouvoir de la mort, comme dit l'épistre aux Hébreux, il a libéré les justes en attente du Rédempteur et il leur a ouvert les portes du ciel. Voilà ce qu'a réalisé le Christ, donc, dans sa mort. C'est très bien dit, son âme unit toujours à sa divinité. Elle s'est donc rendue dans ce lieu, ce lieu spirituel dans lequel les âmes de tous les justes de l'Ancien Testament attendaient l'ouverture du paradis, attendaient que le Christ le Premier entre au ciel. D'ailleurs, c'est très intéressant, puisque dans ce paradis se trouvait non seulement Adam, Adam qui est le premier homme, dont on peut espérer légitimement qu'il soit évidemment au ciel, malgré le péché, mais il a sans doute racheté, il s'est racheté par la suite. Adam qui était donc le premier des hommes, et puis il y avait toute la suite des patriarches, Abraham, Isaac, Jacob, Joseph, dont j'ai parlé tout à l'heure, etc. Moïse. Et jusqu'à celui qui était mort quelques minutes avant le Christ, à savoir le bon Laron. Vous vous souvenez de cet épisode raconté dans l'évangile ? Le Christ avait été crucifié avec deux hommes, l'un qui se moquait de lui en disant « si tu es Dieu, descends de la croix et viens nous sauver » et l'autre qui disait « nous, nous sommes châtiés pour... » Nous avons mérité notre châtiment, nous nous sommes châtiés parce que nous le méritons. Lui, il est innocent et il a cet acte de foi incroyable que je vous invite à méditer. Le bon larron qui est en train de mourir sur une croix, qui voit à côté de lui un homme défiguré en train de mourir dans la souffrance sur une croix et lui dit accueille-moi dans ton royaume. C'est l'acte de foi le plus grand, le plus impressionnant qu'un homme puisse faire. Et d'ailleurs... Un exemple que je donne, quand certains se plaignent que l'Église est défigurée par le clergé qui la maltraite ou qui se comporte de façon indigne, ayons la foi, lorsque la crise de l'Église que nous vivons aujourd'hui, l'Église est défigurée, ayons la foi du bon larron qui, sous les traits défigurés, voit la divinité. et c'est très intéressant puisque de façon un peu amusante on peut dire que le bon larron C'est un voleur qui a volé toute sa vie et il a volé jusqu'à la dernière minute puisqu'il a même volé le paradis. Il a volé le paradis quelques instants avant sa mort par cet acte de foi incroyable où il reconnaît le Christ, il reconnaît la divinité du Christ, le Christ sauveur, sous les traits de cet homme défiguré qui meurt à côté de lui. Alors voilà, tous les justes attendaient dans ces enfers, dans ce lieu d'attente, pour... Ils attendaient d'être délivrés pour entrer au paradis. Alors une fois, cela se passe dans la mort du Christ, on pourrait aussi discuter de l'attitude de la Sainte Vierge. Qu'est-ce que la Sainte Vierge a fait pendant ce temps ? Évidemment, elle priait, elle avait gardé la foi, la Sainte Vierge, puisqu'elle n'a pas le péché originel. Elle a conservé la foi. Peut-être beaucoup étaient partis, les apôtres, parce qu'ils avaient perdu la foi au sens strict. En tout cas, ils étaient dans un doute dramatique. La Sainte Vierge, elle, savait que quelque chose allait advenir. Et elle attendait, sans doute par sa prière, comme dit Saint Bernard de Clairvaux, elle a hâté l'heure de la résurrection. Alors, question suivante, quelle est la place de la résurrection du Christ dans notre foi ? La résurrection est la vérité la plus haute de notre foi dans le Christ. Avec la croix, elle représente une part essentielle du mystère pascal. Évidemment, comme je l'ai déjà dit et comme le dit Saint Paul, si le Christ n'est pas ressuscité, notre foi est vaine. Évidemment, le mystère pascal, la mort et la passion du Christ ne se comprennent qu'avec la victoire du Christ dans la résurrection. C'est-à-dire que le sacrifice dont je parlais tout à l'heure, de l'agneau pascal, du Christ comme agneau pascal, est agréé par Dieu. Et ce sacrifice prend tout son sens parce qu'il est agréé par Dieu. Donc évidemment, la résurrection est absolument centrale, elle est la victoire. du Christ, la victoire de Dieu, sur la mort, sur le péché et sur le démon. Alors, entrons dans ce mystère de la résurrection. Quel signe atteste la résurrection de Jésus ? Hormis le signe essentiel que constitue le tombeau vide, la résurrection de Jésus est attestée par les femmes qui, les premières, l'ont rencontrée et l'ont annoncée aux apôtres. Très intéressant. Sainte Marie-Madeleine est finalement la première à connaître, à voir le Christ ressuscité. Elle croit que c'est le jardinier, et puis quand il lui parle, elle reconnaît sa voix, ce qui signifie d'ailleurs que le Christ est ressuscité, on y reviendra, avec un corps glorieux, qui n'était pas immédiatement reconnaissable. Évidemment parce qu'il n'était plus défiguré par la passion. Et donc Sainte Marie Madeleine, la dernière image qu'elle avait eue du Christ, c'était évidemment une image du Christ souffrant. Mais peut-être aussi, le corps du Christ est un corps qui passe à travers les portes du célacle et qui apparaît à différents endroits. Donc c'est un corps qui n'est plus soumis aux règles de la matière. Et donc c'est un corps qui peut-être n'est pas immédiatement reconnaissable. C'est un véritable corps, attention, c'est un véritable corps. qui reste mystérieux puisqu'il n'est pas soumis aux mêmes règles matérielles que notre corps actuel. On y reviendra tout de suite. Mais c'est Sainte Marie-Madeleine, on l'appelle l'apôtre des apôtres, puisque c'est elle qui annonce aux apôtres la résurrection. Encore une fois, un exemple qui permet une réponse à ceux qui disent que l'Église aurait mis les femmes en une place secondaire, etc. C'est tout à fait absurde, le rôle des femmes, évidemment. est tout à fait fondamentale dans la foi et dans la transmission de la foi, puisqu'on en a ici un exemple. C'est une femme qui a annoncé aux apôtres, y compris à Saint-Pierre, le premier pape, la vérité de la résurrection. Alors, Jésus a rencontré les saintes femmes, et puis ensuite il est apparu à Cephas, c'est-à-dire à Pierre, puis aux douze. Ensuite, il est apparu à plus de 500 frères à la fois. C'est Saint-Paul qui dit cela dans la première épître aux Corinthiens. Et à d'autres encore. Les apôtres n'ont pu inventer la résurrection car elle leur apparaissait impossible. En effet, Jésus leur a aussi reproché leur incrédulité. Voilà un bon argument en faveur de la véracité du témoignage des apôtres. Premièrement, eux-mêmes n'y croyaient pas. Et deuxièmement, Jésus même leur reproche de ne pas avoir eu une foi suffisante dans la résurrection. D'ailleurs... certains disent, oui, peut-être que les apôtres ont inventé, c'était d'ailleurs ce que pensait Pilate, c'est pour ça qu'il avait fait garder le tombeau par des soldats, en se disant que les apôtres, puisque le Christ avait annoncé qu'il allait ressusciter, les apôtres auraient pu venir voler le corps, donc il fait garder le tombeau par les soldats. Et ce qui est d'ailleurs tout à fait intéressant, puisque, en fait, si tout cela n'était qu'une manipulation inventée par les apôtres, quel sens cela aurait eu, quel aurait été leur intérêt ? Alors évidemment, si les apôtres avaient fini glorifiés, avaient eu des postes importants et une célébrité, alors la célébrité, ils l'ont eue évidemment, mais ils sont tous morts martyrs. Donc, s'il s'agissait d'un complot, ça aurait été un complot tout à fait absurde qui aurait consisté à dire faisons croire que le Christ est ressuscité pour pouvoir mourir martyr à sa suite. ce qui humainement n'a aucun sens. Donc la thèse de l'invention de la résurrection par les apôtres est évidemment absurde. Alors, donc, question 128, pourquoi la résurrection est-elle en même temps un événement transcendant ? Tout en étant un événement historique, alors évidemment ça il faut le tenir, c'est de foi absolue, le Christ est mort et ressuscité. C'est un mystère, c'est évidemment un miracle que Dieu opère dans le monde, opère en son Fils éternel, mais c'est un événement historique que l'on peut constater et qui est attesté par des signes et des témoignages. La résurrection, parce qu'elle est l'entrée de l'humanité du Christ dans la gloire de Dieu, transcende et dépasse l'histoire comme mystère de la foi. C'est pour cette raison que le Christ ressuscité ne se manifestent pas au monde mais à ses disciples, faisant d'eux ses témoins devant le peuple. » Alors ça c'est intéressant que le catéchisme ici, que Benoît XVI décide d'insister sur cette question, mais justement c'est pour montrer que la résurrection est à la fois un événement historique, mais aussi un événement transcendant, c'est-à-dire qui dépasse l'histoire, parce que c'est un mystère de la foi. Et dit-il, c'est la raison pour laquelle... Le Christ ressuscité ne se manifeste pas au monde, mais parce qu'il veut que cela reste un mystère. Un mystère qui n'est accessible que par la foi. Oui, il n'y a pas... Alors, il y a des témoignages historiques du fait que le Christ qui était mort est ressuscité, mais il n'y a pas de preuves absolues, puisque la résurrection est un mystère surnaturel, donc il dépasse la raison. Donc personne ne peut comprendre comment la résurrection a eu lieu. On a un certain nombre d'indices qui montrent par exemple que le sensuaire, grâce au sensuaire par exemple, mais le sensuaire en ce sens-là n'est pas une preuve scientifique de la résurrection. Parce que la résurrection, on peut en constater les conséquences, mais la résurrection en elle-même est un acte surnaturel. Le sensuaire n'est pas une preuve de la résurrection. C'est un indice très fort évidemment, mais qui n'est pas une preuve au sens strict. Et précisément parce que Dieu veut que la résurrection demeure un miracle, un fait surnaturel, tout à fait un miracle, donc il n'est accessible que par la foi. Il faut la foi pour croire en la résurrection. Et voilà pourquoi Dieu veut faire de ses disciples, y compris nous, Dieu veut faire de ses disciples et de leurs successeurs, tous les chrétiens, leurs témoins, ses témoins, pardon, devant le peuple. Voilà pourquoi... Notre rôle de chrétien aujourd'hui auprès des hommes dans le monde, comme les apôtres à l'époque du Christ, ont un rôle tout à fait fondamental, à savoir celui de témoigner par leur foi de la véracité de la résurrection du Christ. Cet article du catéchisme fait donc un lien entre la transcendance du mystère et l'importance de sa tradition, de sa transmission par le témoignage de la foi des hommes de génération en génération. Alors, pour terminer cet épisode, dernière question. Quel est l'état du corps ressuscité de Jésus ? C'est une question que j'ai déjà abordée. Et voilà la réponse du catéchisme. La résurrection du Christ n'est pas un retour à la vie terrestre. Son corps ressuscité est celui qui a été crucifié et qui porte les signes de sa passion. Vous vous souvenez que saint Thomas, qui doute, le Christ lui dit, met ta main dans les plaies de mes mains et de mon côté. Donc, son corps ressuscité, c'est bien celui qui a été crucifié et qui porte les signes de la passion, mais il participe désormais de la vie divine avec les propriétés d'un corps glorieux. C'est la raison pour laquelle Jésus ressuscité est souverainement libre d'apparaître à ses disciples, comme il veut, où il veut et sous des aspects variés. Donc, encore une fois, l'état du corps ressuscité du Christ est un état tout à fait particulier, unique, qui sera sans doute... proche en tout cas de l'état de nos propres corps glorieux après la résurrection des corps dont nous aurons l'occasion de parler dans un prochain épisode comme toujours prions l'esprit saint de nous éclairer pour mieux comprendre pour mieux intégrer dans notre vie cet enseignement de l'église venez esprit saint remplissez les coeurs de vos fidèles et allumez en eux le feu feu de votre amour. Envoyez votre esprit, Seigneur. Il se fera une création nouvelle et vous renouvellerez la face de la terre. Prions. Ô Dieu qui avez instruit les cœurs de vos fidèles par les lumières du Saint-Esprit, donnez-nous par ce même esprit de comprendre et d'aimer ce qui est bien, afin de jouir sans cesse de ces divines consolations. Par le même Jésus-Christ notre Seigneur, ainsi soit-il. Alléluia. Merci à tous de votre fidélité et de votre écoute attentive de cet épisode. Faisons rayonner autour de nous ces belles vérités de la foi catholique. Surtout, n'oublions pas de prier les uns pour les autres. Priez pour moi, je prie pour vous. Et que Dieu vous bénisse. C'était l'abbé Mathieu Raffray. Je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour un nouvel épisode de Sourcoum Corda.