Speaker #0Bienvenue dans l'émission Sursum Corda, le podcast qui vous fait redécouvrir les trésors de la foi chrétienne, semaine après semaine. Je suis l'abbé Mathieu Raffray, prêtre et théologien, et je vous propose, à chaque épisode, de plonger ensemble dans le catéchisme de l'Église catholique. l'occasion d'éclairer les grands problèmes de notre temps, les grandes questions de tous les temps, à la lumière de l'enseignement de l'Église. Ce podcast est proposé chaque jeudi à 17h sur Radio Courtoisie, puis il est disponible sur toutes les plateformes d'écoute le dimanche à midi. Soutenez-le, faites-le connaître autour de vous. Saison 2, épisode 10, le sacrement de l'Eucharistie. Alors nous avions commencé à étudier cette question de l'Eucharistie dans l'épisode précédent et nous en sommes arrivés maintenant à la question 277 sur la sacramentalité, le caractère sacramentel de l'Eucharistie. Alors d'abord de façon pratique, question 277, comment se déroule la célébration de l'Eucharistie ? Elle se déroule en deux grandes parties qui forment... un seul acte cultuel. La liturgie de la parole, qui comprend la proclamation et l'écoute de la parole de Dieu, et la liturgie eucharistique, qui comprend la présentation du pain et du vin, la prière ou anaphore comportant les paroles de la consécration, et la communion. Allons, nous avons déjà des éléments fondamentaux. tous ceux qui vont à la messe, j'espère que tous ceux qui nous écoutent vont à la messe chaque dimanche, et même en semaine, et bien tous ceux qui vont à la messe savent bien qu'il y a ces deux grandes parties dans la liturgie, mais le catéchisme précise ici que ces deux parties forment un seul acte de culte. Le culte étant évidemment l'aspect, la partie de la vertu de piété qui s'adresse à Dieu, c'est-à-dire la justice ou les actes que l'on doit rendre. en justice à Dieu, à savoir que parce qu'il est notre créateur, parce qu'il est le maître et le seigneur de toutes choses, et bien nous avons un devoir de lui rendre un culte. Et c'est ce que réalise l'Église. par le Christ, donc on avait étudié ça en étudiant le mystère de l'Église à la fin de la première saison, dans la première partie du catéchisme, mais c'est l'Église comme corps mystique du Christ qui rend un culte à son Père, et nous les hommes, comme membres du corps du Christ, nous sommes unis à lui, à ce culte éternel que le Fils rend au Père. Et donc ces deux parties... Il y a d'abord la liturgie de la parole, très intéressante, qui comprend la proclamation et l'écoute de la parole de Dieu. Alors tout d'abord cette première partie, peut-être que vous le savez, elle était la partie qui était ouverte à tous autrefois dans les liturgies des premiers siècles, alors que la liturgie eucharistique, la deuxième partie, était réservée aux baptisés. Et voilà pourquoi les catéchumènes, donc ceux qui n'étaient pas encore baptisés, devaient quitter l'assemblée. après cette première partie, parce que la seconde partie était réservée aux baptisés, et sous le sceau du secret, ou du caractère sacré de cette seconde partie eucharistique, étant réservée à ceux qui étaient membres du corps du Christ, donc étaient partie prenante en tant que baptisés de cette action cultuelle. Ce n'est plus le cas aujourd'hui, mais il demeure cette distinction entre liturgie de la parole et liturgie eucharistique. Alors j'en profite aussi pour faire une petite remarque, parce que précisément, ce qui est dit ici, c'est que cette liturgie de la parole comprend la proclamation et l'écoute de la parole de Dieu. L'idée, c'est que finalement, afin de trouver les meilleurs termes pour s'adresser à Dieu, qu'y a-t-il de mieux que de prendre les termes que Dieu lui-même nous a donnés ? Vous voyez, cet acte de culte, que l'humanité et que les hommes rendent à Dieu. passe à travers les mots-mêmes que Dieu nous a donnés par la parole, la parole avec un P majuscule, vous savez que c'est le Christ, la parole, le Verbe de Dieu, ce que Dieu dit de lui-même, le Verbe divin. Nous utilisons les mots-mêmes de la Sainte Écriture, donnés par Dieu, pour rendre ce culte à Dieu. Pourquoi est-ce que je précise cela ? Parce que vous comprenez que dès lors... Dans la messe, les textes qui sont utilisés, que ce soit l'Épitre, l'Évangile, ou même l'Indroïte, le Graduel, l'Alléluia, toutes ces prières qui sont toutes quasiment exclusivement tirées de la Sainte Écriture, visent d'abord à rendre un culte à Dieu, avant d'être un enseignement. C'est vraiment une liturgie de la parole. La conséquence, qu'est-ce que c'est ? C. dans la messe traditionnelle que l'Épitre et l'Évangile, par exemple, sont chantés ou sont priés, sont récités comme une prière adressée à Dieu. Leur but premier n'est pas qu'ils soient compris. Alors évidemment, désormais, après les évolutions récentes, on lit la traduction de l'Épitre et de l'Évangile. traditionnellement, enfin généralement, en tout cas le dimanche, on lit les traductions, mais ces traductions ne sont pas elles-mêmes liturgiques. Elles ne font pas partie de l'acte de culte qui est rendu à Dieu. La liturgie de la parole, c'est vraiment la proclamation solennelle ou la prière solennelle qui utilise les paroles que Dieu lui-même nous a données dans la Sainte Écriture. Vous voyez, quand on chante l'évangile à la messe, c'est d'abord... Une façon de rendre gloire à Dieu, rendre grâce à Dieu ou de lui demander quelque chose en utilisant, puisque nos paroles à nous, nos mots sont trop faibles ou sont toujours inadéquats pour s'adresser à Dieu, et bien on utilise les mots même de Dieu. Voilà pourquoi en particulier la liturgie est composée beaucoup de psaumes. Parce que les psaumes expriment les sentiments de l'âme humaine, tous les sentiments possibles de l'âme humaine, depuis la gloire rendue à Dieu jusqu'à la tristesse intérieure, le repentir, etc. Et donc tous ces sentiments humains sont magnifiquement exprimés dans les psaumes. La liturgie va les utiliser pour dire à Dieu ce que nous-mêmes nous sommes incapables de lui dire. Vous voyez, ce que j'essaie de souligner ici, c'est que dans la proclamation et l'écoute de la parole de Dieu, c'est d'abord un acte de prière avant d'être un acte d'enseignement. Lorsque dans la messe on proclame l'évangile ou on lit l'épître, ce n'est pas d'abord pour enseigner les fidèles, mais c'est d'abord pour rendre un acte de culte à Dieu. Alors évidemment, il faut mieux le comprendre. C'est mieux de le comprendre pour savoir ce que l'on dit à Dieu et comment l'Église rend ce culte magnifiquement à Dieu. Mais l'enseignement se fait au catéchisme, se fait par la prédication. D'ailleurs très traditionnellement, on trouve ça dans les écrits des pères de l'église, on voit ça chez saint Augustin par exemple, l'homélie est un commentaire de ces textes liturgiques, de ces textes de la liturgie. Donc effectivement, voilà comment l'église enseigne aux fidèles les vérités de la foi, en prenant ces textes que l'église a utilisés liturgiquement. Alors ça c'était pour la liturgie, pour la première partie, la liturgie de la parole. On en vient ensuite à la liturgie eucharistique, donc qui comprend la présentation du pain et du vin. Il est un peu dommage ici que ne soit pas utilisé le terme d'offertoire, parce que c'est précisément ça, la présentation du pain et du vin, c'est pour dire l'offertoire. La prière ou anaphore comportant les paroles de la consécration et la communion. Alors effectivement, cette partie à son tour, cette seconde partie se divise en trois. L'offertoire, donc l'offrande du pain et du vin, et les prières qui vont avec, qui transforment ces dons en des oblats, en des choses qui sont données, qui sont réservées, qui sont consacrées, pas encore puisque la consécration va venir, mais qui sont réservées pour un usage sacré. Donc ils sont comme tirés du profane et qui, à partir du moment où ils sont posés sur l'autel, avec la prière du prêtre, vont avoir un... une symbolique, une représentation culturelle. Et puis ensuite la prière ou l'anaphore, c'est-à-dire le canon, le canon de la messe qui va constituer le sacrement, et puis la communion qui est l'achèvement du sacrement. D'ailleurs... C'est très intéressant que la communion n'est pas... Attention, que je sois clair. La communion fait partie intégralement, est une partie intégrante du sacrifice eucharistique. Il faut toujours qu'il y ait une communion. Voilà pourquoi il est toujours nécessaire que le prêtre communie à la messe. Alors, il n'est pas obligatoire que les fidèles communient. Il n'est jamais obligatoire de communier à la messe. D'ailleurs, je profite de cette occasion pour faire un petit... Une petite parenthèse, je pense qu'il y a eu en particulier, sous l'influence du pape Saint-Pédis au début du XXe siècle, un encouragement à la communion fréquente. La communion des enfants, vous savez que l'âge de la première communion avait été avancé, ou en tout cas Saint-Pédis encourageait les petits-enfants à partir de l'âge de raison, donc 6-7 ans, à faire leur première communion. Et puis il avait encouragé beaucoup à la communion fréquente. C'est ensuite... dans les années 50, si je ne me trompe pas, que le mouvement de communion, comme on le connaît aujourd'hui, a été intégré dans la liturgie de la messe. Oui, vous entendez bien, autrefois, il n'y avait pas de communion des fidèles pendant la messe. D'ailleurs, dans le mycèle romain traditionnel, la communion du prêtre est prévue, mais la communion des fidèles est plutôt dans le rituel. C'est-à-dire qu'on communiait autrefois... en dehors de la messe. Alors, on trouve ce témoignage, par exemple, dans les manuscrits autobiographiques de Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, qui racontent qu'en famille, avec ses saints-parents, Saint Louis et Zélie Martin, que le dimanche, ils allaient le matin... à la messe de communion, c'est-à-dire qu'ils allaient en fait à l'église pour recevoir la communion, qui était donnée pendant une messe de communion, qui était faite pour la communion. Et il y a même des endroits dans les grandes églises où le prêtre sortait toutes les 15 minutes, toutes les demi-heures, pour sonner la cloche, et puis il allait distribuer la communion à un hôtel où il y avait la communion. Les gens communiaient, ils faisaient leur action de grâce, leur prière personnelle. Et ensuite, donc Saint Thérèse de l'Enfant-Jésus raconte qu'ensuite il rentrait chez eux pour le déjeuner, le petit déjeuner, et qu'ensuite ils allaient ensemble à la grande messe. à la grand-messe du dimanche, qui était une messe dans laquelle il n'y avait pas de communion. Et d'ailleurs, la tradition en France, ça c'est purement français, c'était la tradition du pain béni. On distribuait pendant la grand-messe des pains qui avaient été bénis à l'offertoire. qui, d'une certaine façon, symbolisait la communion. Mais les gens, effectivement, venaient au banc de communion, non pas pour recevoir le corps du Christ, mais pour recevoir un pain béni qui symbolisait cette participation à la messe. Et d'ailleurs, on embrassait aussi un anus deis, ce n'est pas un anus deis, c'est ces petits tableaux avec une poignée derrière que le prêtre embrassait et faisait passer comme ça au banc de communion à chacun. Pour embrasser cette représentation du Christ et de l'agneau sacrifié. Donc c'était une façon de participer à la liturgie. Ce qui, disons l'avantage de cette façon de faire, c'est que tout le monde pouvait s'approcher du banc de communion, soit pour recevoir le pain béni, soit pour embrasser l'agneau SDI, donc le baiser de paix. Mais alors que... Aujourd'hui bien sûr, et je pense que c'est une grande difficulté aujourd'hui pastorale, c'est que, je l'ai dit depuis le pape Saint-Pédis, la communion fréquente et systématique pendant la messe a été encouragée, mais aujourd'hui on se retrouve dans des situations où il y a des gens qui ne sont pas pratiquants, ou qui ne se sont pas confessés, et donc qui ne peuvent pas communier, qui ne devraient pas communier. et qui pourtant, voyant le mouvement de foule, s'avancent comme tout le monde pour recevoir l'Eucharistie, sans distinguer le corps et le sang du Seigneur, sans se rendre compte qu'ils ne devraient pas recevoir l'Eucharistie, soit parce qu'ils ne sont pas baptisés, tout simplement, c'est déjà arrivé malheureusement, soit parce qu'ils ne sont pas en état de recevoir l'Eucharistie. Parce qu'effectivement, on y reviendra la semaine prochaine sur la communion, mais il y a des conditions pour pouvoir communier. La condition c'est qu'il faut être en état de grâce, c'est-à-dire en état d'amitié avec Dieu pour pouvoir recevoir, comme je le disais la semaine dernière, l'Eucharistie, c'est la présence. Ce n'est plus la grâce qui est donnée, mais c'est l'auteur de la grâce qui est donnée, c'est le Christ présent lui-même, comme on en parlera la fois prochaine, de la présence réelle. Mais donc pour pouvoir s'approcher de l'Eucharistie, il faut vivre dans un état d'âme d'amitié avec Dieu. Voilà pourquoi celui qui a commis un péché grave ne peut pas s'approcher de la sainte table. Alors évidemment, dans une assemblée, si quelqu'un ne va pas communier, les gens se posent des questions, on se dit pourquoi celui-là ne va pas communier, et donc malheureusement, la conséquence, il y a beaucoup de communions sacrilèges qui ont lieu, de gens qui s'approchent de l'Eucharistie, soit par respect humain, disons qu'ils font comme tout le monde, soit parce qu'ils sont inconscients, ça m'est arrivé, ça arrive dans les mariages par exemple, ou les cérémonies d'obsèques, ou si on fait des... lorsqu'on distribue la communion, vous avez plein de gens qui vont... qui ne sont pas du tout pratiquants, qui ne font pas du tout la messe, mais qui, pour faire plaisir à la famille, pour faire plaisir aux gens qu'ils ont invités, se disent on fait comme tout le monde. Ce qui était bien à l'époque de Saint-Pédis, puisque c'était une société chrétienne, tout le monde savait les conditions pour communier, aujourd'hui, il me semble, devrait être révisé. Moi, je le dis, alors j'étais prêtre que ça... Je me souviens, j'ai raconté ça à la Béla Guéry, ça l'avait choqué. Mais moi ça m'est arrivé plusieurs fois pour des obsèques de ne pas distribuer la communion. Et une fois pour un mariage, de ne pas distribuer la communion. Et donc j'ai dit aux gens, ceux qui veulent communier, je leur donnerai la communion après la messe. Comme ça uniquement ceux qui savaient ce que c'était que la communion, qui savaient l'importance de la communion, ont reçu le carici. Mais pour le mariage j'avais donné que aux mariés. Et parce que c'était deux familles qui n'étaient vraiment pas du tout pratiquantes. Des gens qui... qui ne savait même pas ce que c'était que le sacrement de l'Eucharistie, qui n'avait jamais étudié le catéchisme. Et donc, vous voyez, ça aurait été très bizarre, vu que les deux familles les invitaient, personne n'était pratiquant. Eh bien, j'ai simplement dit, j'ai expliqué pendant l'Homélie, enfin avant, qu'il n'y aurait pas de distribution de la communion, et que ceux qui le souhaitaient, donc ceux qui étaient des catholiques pratiquants, pourraient venir après la messe pour recevoir l'Eucharistie. De même pour des obsèques. Parfois pour les obsèques, vous voyez les gens qui restent assis pendant toute la messe, parce qu'ils savent pas du tout ce qu'il faut faire, donc ils sont juste là à écouter. Ils font acte de présence, ce qui est bien, et puis on espère que ça touche leur cœur. Mais c'est sûr que... Moi, ça me scandalise un peu, ça m'effraie de voir un tas de gens qui vont communier alors qu'en fait, ils ne sont pas du tout pratiquants, ils ne sont pas du tout en état de recevoir l'Eucharistie s'ils savaient ce qui est contenu dans l'Eucharistie. Donc, je ferme la parenthèse, je suis allé un peu loin, mais tout ça pour dire qu'il n'est jamais obligatoire de communier. En revanche, il est obligatoire d'assister à la messe du dimanche. Il y a des gens qui sont, par exemple, le fameux cas des personnes qui sont divorcées et qui vivent avec quelqu'un qui n'est pas leur femme ou leur mari, qui n'est pas la personne avec qui ils se sont engagés pour la vie, et bien sont dans un état de péché. Il y a ceux qui ne péchent pas. D'ailleurs, à tort, les gens disent oui, les divorcés et les remariés sont excommuniés. Mais c'est faux. Ce n'est pas une excommunication comme si c'était une condamnation. C'est simplement que celui qui... vit dans un état de péché, quel que soit le péché évidemment, ne peut pas recevoir la communion. Celui qui publiquement vit soit avec une femme ou un homme, parce que c'est aussi bien vrai pour les hétérosexuels que pour les homosexuels, évidemment, celui qui vit dans un état de péché, ne peut pas s'approcher, ne peut pas recevoir la sainte caricie à... A moins qu'il se soit confessé et qu'il regrette le péché dans lequel il se trouve. Mais, et donc, tout ça pour dire, je conclue, qu'il n'est jamais obligatoire de communier. Mais néanmoins, la communion fait partie intégrante de la liturgie eucharistique. Alors, avançons. Question suivante. Qui est le ministre du sacrement de l'eucharistie ? C'est le prêtre, évêque ou prêtre, validement ordonné. qui agit dans la personne du Christ tête et au nom de l'Église. Il faut être validement ordonné et agir dans la personne du Christ tête et au nom de l'Église pour que le sacrement de l'Eucharistie soit valide. C'est-à-dire qu'une Eucharistie célébrée par quelqu'un qui n'est pas prêtre, alors que ce soit un faux prêtre ou quelqu'un qui peut remplacer le prêtre, évidemment ce n'est pas une Eucharistie. parfois il y a les assemblées dominicales les fameuses ADAP assemblées dominicales en absence de prêtres certains disent je suis allé à la messe mais non c'est pas du tout une messe d'ailleurs parfois j'ai célébré des baptêmes et puis à la fin les gens viennent me voir en me disant quelle belle messe, c'est une très belle messe bon c'était pas trop une messe pas du tout une messe même mais bon les gens qui me disent ça c'est pour être gentil donc je leur réponds gentiment ne vous inquiétez pas donc voilà toute messe est célébrée au au nom de l'Égl On peut d'ailleurs commenter ici, ajouter que c'est la raison pour laquelle il faut un prêtre validement ordonné pour que le sacrement de l'Eucharistie soit réel. Voilà la raison pour laquelle, par exemple, l'Eucharistie chez les orthodoxes, qui sont des prêtres validement ordonnés, est tout à fait valable. Alors, on ne peut pas y participer parce que c'est une question de... Communion justement c'est une question d'unité de l'église et en tant qu'ils sont séparés de l'église on ne peut pas participer à la même communion mais le requerissier est valable. Et donc, par exemple, en cas de danger de mort, on pourrait recevoir la Sainte Eucharistie de la part d'un prêtre, même orthodoxe. Ce qui n'est pas le cas avec les protestants, évidemment, parce que les protestants n'ont pas de sacerdoce. Et les anglicans, le sacerdoce anglican n'étant pas reconnu depuis Léon XIII, les anglicans n'ont pas d'Eucharistie valide. Alors, ensuite, quels sont les éléments essentiels et nécessaires pour l'Eucharistie ? Ce sont le pain de blé et le vin de la vigne. dit très brièvement, la réponse claire et nette, les éléments essentiels pour faire l'eucharistie, c'est le pain de blé et le vin de la vigne. Alors qu'on a vu, surtout dans les années 80, maintenant heureusement c'est un peu terminé, mais des prêtres célébraient les messes pour enfants avec de la brioche et du Coca-Cola, c'est évidemment invalide. Alors pourquoi le pain de blé et le vin de la vigne ? Parce que c'est le Christ lui-même qui a pris ces éléments. Donc, c'est pas aux hommes de changer ce que le Christ a déterminé. Et d'ailleurs, il faut du pain et du vin, du pain de blé et non pas du pain de riz ou du pain de maïs. Parce qu'à l'époque du Christ, lorsqu'ils ont du pain, c'est du pain, parce que c'est le pain azime en plus qui... qui a été utilisé pour la Pâque juive. On a parlé la semaine dernière de la Pâque juive. Et le vin, c'est du vin évidemment de raisin. Donc on ne pourrait pas célébrer la messe avec autre chose que du vin, ce serait évidemment invalide. Malheureusement il y a des fois où ça peut arriver. Je me souviens d'un prêtre qui avait, enfin un servant de messe qui avait pris la première bouteille qui lui était tombée sous la main dans une chapelle, disons dans une maison, et qui avait mis de l'eau de vie, ou je ne sais plus quel alcool, mais ce n'était pas du vin, pour célébrer la messe. De même, avec du cidre, ça ne marcherait pas. Le pauvre prêtre qui trouvait que ça sentait un peu fort quand même. Mais au moment de communier, ça lui a fait tout drôle parce que c'était très fort. Et surtout, il s'est dit, en fait, je viens de célébrer une messe invalide. Donc, en plus, comme il venait du coup de boire de l'alcool, il fallait qu'il attende le temps du jeûne eucharistique pour voir célébrer, non pas à nouveau une messe, mais pour célébrer enfin la messe. Bon, c'est malheureusement des accidents qui peuvent arriver. Alors c'est le pain de blé et le vin de la vigne, donc effectivement on prend du pain de blé et du vin de vigne. J'ajoute un petit détail parce que je viens de parler du pain azim, effectivement à l'époque du Christ, le Christ a célébré la messe avec du pain azim. Néanmoins, aujourd'hui la tradition latine veut qu'on utilise du pain. sans levain, alors que dans les églises orientales, dans plusieurs églises orientales, la tradition c'est d'utiliser du pain levé parce que, justement, comme dit le Christ lui-même, le ferment dans la pâte, c'est les baptisés, le baptême, la grâce dans notre âme est représentée par le levain dans la pâte. qui transforment le pain asie en un pain levé. Et donc ils utilisent cette référence pour dire qu'il faut utiliser du pain avec le vin, donc ce sont des petits pains comme les pains classiques. Évidemment, les deux formules sont tout à fait valides. Chacun doit respecter son propre rite. Donc il n'est pas question de se mettre à utiliser du pain de boulangerie pour dire la messe parce que ça serait plus cool. Mais c'est la tradition dans les églises orientales, ça c'est sûr. Donc, question suivante. En quel sens l'Eucharistie est-elle le mémorial du sacrifice du Christ ? L'Eucharistie est mémorial en ce sens qu'elle rend présent et actualise le sacrifice que le Christ a offert à son Père, une fois pour toutes sur la croix, en faveur de l'humanité. Le caractère sacrificiel de l'Eucharistie se manifeste dans les paroles mêmes de l'Institution « Ceci est mon corps livré pour vous » et « Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang répandue pour vous » Luc 22, 19, 20. Le sacrifice de la croix et le sacrifice de l'Eucharistie sont un unique sacrifice. La victime et celui qui l'offre sont identiques. Seule la manière de l'offrir diffère. Le sacrifice est sanglant sur la croix, non sanglant dans l'Eucharistie. Voilà la définition de l'Eucharistie, la définition de la messe. C'est le renouvellement non sanglant du sacrifice du Christ sur la croix. Alors évidemment, le Christ n'est pas à nouveau sacrifié pendant la messe. Autrement ça veut dire quoi ? Que le prêtre tue le Christ ? Bien sûr que non. Il n'y a qu'un seul sacrifice qui est le sacrifice du Christ sur la croix qui une fois pour toutes hum hum a obtenu toutes les grâces pour l'humanité. Néanmoins, ce sacrifice qui a eu lieu sur la croix est rendu présent de façon non sanglante, donc de façon sacramentelle, par les paroles du prêtre qui agit dans la personne du Christ. Mais le prêtre, lorsqu'il consacre, il agit dans la personne du Christ, c'est-à-dire que c'est le Christ lui-même qui offre, c'est le Christ lui-même qui s'offre comme victime. Enfin, de quelle manière l'Église participe-t-elle au sacrifice eucharistique ? Dans l'Eucharistie, le sacrifice du Christ devient aussi le sacrifice des membres de son corps. La vie des fidèles, leurs louanges, leurs actions, leurs prières, leurs travails sont unis à ceux du Christ. En tant que sacrifice, l'Eucharistie est aussi offerte pour tous les fidèles, pour les vivants et les défunts, en réparation des péchés de tous les hommes et pour obtenir de Dieu des bienfaits spirituels et temporels. De plus, l'Église du Ciel est présente dans l'offrande du Christ. Dans le sacrifice eucharistique, est présente toute l'Église, l'Église militante, l'Église souffrante, l'Église triomphante, et tous ceux qui s'unissent, le ciel et la terre qui s'unissent autour de ce sacrifice. D'ailleurs, c'est une très bonne chose, on en reparlera la semaine prochaine, mais voilà une très bonne raison pour laquelle il faut offrir des messes, et on verra dans les prochains épisodes le sens justement de cette offrande des messes. Comme toujours, prions l'Esprit Saint de nous éclairer pour mieux comprendre, mieux intégrer dans notre vie cet enseignement de l'Église. Venez, Esprits Saints, remplissez les cœurs de vos fidèles et allumez en eux le feu de votre amour. Envoyez votre Suisse, Seigneur, il se fera une création nouvelle et vous renouvellerez la face de la terre. Prions. Ô Dieu qui avais instruit les cœurs de vos fidèles par la lumière du Saint-Esprit, donnez-nous pour ce même esprit de comprendre et d'aimer ce qui est bien. afin de jouir sans cesse de ces divines consolations par Jésus-Christ notre Seigneur, ainsi soit-il. Merci à tous de votre fidélité et de votre écoute attentive de cet épisode. Faisons rayonner autour de nous ces belles vérités de la foi catholique. Surtout, n'oublions pas de prier les uns pour les autres. Priez pour moi, je prie pour vous, et que Dieu vous bénisse. C'était l'abbé Mathieu Raffray. Je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour un nouvel épisode de Sursum Corda. Merci.