Speaker #0Bienvenue dans l'émission Sourceau-Cordain, le podcast qui vous fait redécouvrir les trésors de la foi chrétienne, semaine après semaine. Je suis l'abbé Mathieu Raffray, prêtre et théologien, et comme chaque semaine, je vous propose à chaque épisode de plonger ensemble dans le catéchisme de l'Église catholique, l'occasion d'éclairer les grands problèmes de notre temps, les grandes questions de tous les temps. à la lumière de l'enseignement de l'Église. Ce podcast est proposé chaque jeudi à 17h30 sur Radio Courtoisie, puis il est disponible sur toutes les plateformes d'écoute le dimanche à midi. Soutenez-le, faites-le connaître autour d'eux. Épisode 23 Le Saint-Esprit Nous passons donc au troisième chapitre de cette première partie du catéchisme sur la foi, qui décrit le symbole de la foi, le credo, pour nous intéresser à cette vérité de foi. Je crois en l'Esprit-Saint. Alors, que veut dire l'Église quand elle professe ? Je crois en l'Esprit-Saint. Croire en l'Esprit-Saint, c'est professer la troisième personne de la Sainte Trinité. qui procède du Père et du Fils, et qui est adoré et glorifié avec le Père et le Fils. L'Esprit est envoyé dans nos cœurs, c'est Saint Paul au Galate, pour que nous recevions la vie nouvelle des enfants de Dieu. Alors, le catéchisme ici, c'est la question 136 de l'abrégé de Benoît XVI. Cette question 136 commence par... un problème, j'allais dire, fondamental, qui est la question du filioque. Vous savez que les orthodoxes se sont séparés, ce sont ces chrétiens qui sont séparés de l'unité de l'Église catholique, donc ils sont séparés de l'autorité de l'évêque de Rome, à cause, en partie, ou principalement peut-être, de cette querelle, ce qu'on a appelé la querelle du filioque. qui effectivement a été ajoutée au symbole des apôtres à partir du IXe, Xe et au début du XIe siècle de façon définitive. Alors, essayons de revenir sur cette controverse sans prétendre, évidemment, résoudre le problème orthodoxe, mais pour montrer qu'il y a une certaine cohérence. une véritable cohérence dans la foi catholique, et que malheureusement, historiquement, les orthodoxes se sont appuyés sur cette question pour plutôt des questions politiques. Il faut se souvenir qu'au XIe siècle, la ville de Rome est devenue une ville un peu de campagne, où il n'y a plus tellement d'activité politique, puisqu'elle a été envahie depuis longtemps par les barbares. L'empereur n'est plus sur place. L'empereur est à Constantinople et donc la ville de Constantinople, c'est à Constantinople que se jouent toutes les décisions pour le monde, la civilisation. Et donc l'évêque de Constantinople, le patriarche de Constantinople, ne comprend pas, enfin refuse, que ce soit l'évêque de Rome à lui imposer les normes de la foi. Alors, comme je viens de le lire... Croire en l'Esprit Saint, c'est professer la troisième personne de la Sainte Trinité. Là-dessus, il n'y a pas de controverse. Nous avons déjà parlé de la Trinité dans l'un des premiers épisodes. Mais il est ajouté ici qu'il procède du Père et du Fils. Alors pourquoi est-ce que cette troisième personne de la Trinité procède du Père et du Fils ? Parce que, nous l'avons vu, le Fils, la deuxième personne de la Trinité, le Verbe divin, est engendré. De toute éternité, donc ça n'a pas commencé, de toute éternité, toujours, tout le temps, Dieu dans la personne du Père engendre Dieu dans la personne du Fils, à égalité de lui-même. Donc vous vous souvenez, cette explication théologique qui est une vérité de foi, que les personnes de la Trinité sont égales en toutes choses, mis à part leurs relations mutuelles. tout ce que le Père a, le Fils l'a aussi. Sinon, le Fils serait inférieur au Père. Et donc, ce serait un Dieu secondaire ou quelque chose comme ça. Non, il faut affirmer que tout ce que le Père a, le Fils l'a aussi, sauf que le Père engendre alors que le Fils est engendré. Alors, une fois qu'on a dit ça, où se situe la troisième personne de la Trinité ? Eh bien, le vocabulaire, les théologiens ont inventé un terme, on dit que le Saint-Esprit est spiré, comme c'est le terme inspiré en français. Donc, le Saint-Esprit est spiré, c'est-à-dire qu'il est lui aussi engendré, mais par le Père et le Fils. L'argument de saint Thomas d'Aquin et des théologiens latins est que si le Père engendrait le Saint-Esprit, eh bien, qu'est-ce qui distinguerait la génération du Fils de la génération du Saint-Esprit ? Ça ne pourrait plus être simplement leur relation mutuelle, mais il faudrait qu'il y ait une qualité qui appartienne au Fils, qui n'appartienne pas au Saint-Esprit, et réciproquement. Et donc il y aurait une inégalité. en quelque chose, entre la deuxième et la troisième personne de la Trinité. Ce qui ferait du Saint-Esprit une divinité inférieure, d'une façon un peu païenne, alors que, comme chrétien, nous devons tenir qu'il n'y a qu'un seul Dieu, unique et qui est absolument parfait, et que s'il y a trois personnes en Dieu, ces personnes n'ont aucune hiérarchie en elles, en tout cas hiérarchie de qualité. Évidemment, le Père, en étant la source, en étant celui qui engendre, Il est le principe, mais il n'y a rien, encore une fois, qui puisse distinguer les personnes entre elles, si ce n'est leur relation mutuelle. Et donc, il faut que la relation du Saint-Esprit aux deux autres personnes soit distincte de la relation du Fils à celui qui l'engendre. Et donc, ceux qui distinguent ces relations mutuelles, c'est précisément le fait que le Saint-Esprit est engendré par les deux premières personnes. Alors que les deux premières personnes engendrent, elles spirent la troisième personne. J'essaye d'être précis, de ne pas dire de bêtises, on a vite fait tomber dans l'hérésie lorsqu'on parle de la Trinité. Donc vous voyez le schéma, j'allais dire, c'est le Père engendre le Fils, le Fils est engendré par le Père, et puis le Saint-Esprit est engendré par le Père et le Fils, tandis que le Père et le Fils ensemble engendrent le Saint-Esprit. Donc il y a quatre relations. dans la Trinité, une relation de génération, une relation de filiation, une relation de spiration active et une relation de spiration passive. Et donc ces quatre relations sont les seules choses qui distinguent les personnes entre elles et qui font que ces distinctions entre les personnes n'étant que des distinctions relatives, cela ne cause aucune inégalité entre les personnes. J'espère que je n'ai pas trop perdu. d'auditeurs, avec ces explications théologiques qui nécessiteraient des schémas et une précision de vocabulaire, et puis surtout qui sont justifiables par non seulement les textes de la Sainte Écriture, quand on avait parlé de la Trinité, on avait déjà mentionné ce passage où le Fils, tout simplement, Jésus-Christ dit « je vous enverrai le paraglais » . C'est... Il parle de l'envoi dans le monde, de ce qu'on appelle les missions du Saint-Esprit. Mais ça veut dire que le Fils n'est pas exclu de cette mission, de cet envoi, de cette génération éternelle de l'Esprit-Saint. Donc, la troisième personne de la Sainte Trinité, je viens de le lire dans le catéchisme, il est adoré et glorifié avec le Père et le Fils. L'Esprit est envoyé dans nos cœurs pour que nous recevions la vie nouvelle des enfants de Dieu. Alors, avant de développer cette vie nouvelle que nous recevons par le Saint-Esprit et voir comment dans notre vie chrétienne, le Saint-Esprit, quel rôle il joue dans la vie de l'Église, etc. Je reviens quelques instants sur cette controverse avec les orthodoxes, parce que c'est là où je voulais en venir. Je pense qu'il est urgent, puisque nous arrivons bientôt au Milan du schisme orthodoxe, il est urgent de résoudre cette question théologique. D'ailleurs, dans l'histoire de l'Église, à plusieurs reprises, les théologiens s'étaient mis d'accord, en particulier au concile de Florence, où des théologiens envoyés par le patriarche de Constantinople avaient accepté la formulation catholique. C'est simplement une question d'incompréhension. Et oui, non seulement cette aspiration du Saint-Esprit est bien présente dans la Sainte Écriture, mais elle est aussi présente dans les textes des pères de l'Église, y compris des pères grecs, les grands théologiens qui ont traité du Saint-Esprit. étant les pères capadossiens, Saint Grégoire de Nice, Saint Grégoire de Naziance et Saint Basile de Césarée. Et on trouve dans leur texte cette expression justement des relations mutuelles entre les personnes et de cette opposition de relations qui distingue les personnes sans que rien ne distingue, sans que rien de non relatif ne puisse distinguer les personnes. Bien, j'appelle de mes voeux, si quelqu'un m'entend, un travail avec les orthodoxes. Je suis moi-même récemment allé en Roumanie, invité par des professeurs de théologie orthodoxes. Et on a eu des discussions très intéressantes. Je ne suis pas un spécialiste des relations avec les orthodoxes, évidemment. mais clairement D'après ce que j'ai compris, certains, même nombreux sont parmi les orthodoxes, ceux qui souhaitent retrouver l'unité qui a été malheureusement perdue. Et face au défi du christianisme, face au laïcisme, face à l'islam aussi, je pense qu'il est plus que temps, plus qu'urgent que les chrétiens de l'Est, enfin les chrétiens orthodoxes, deviennent des alliés d'eux. de marques, non seulement des alliés, mais des frères. Ce sont des frères dont les sacrements d'ailleurs sont valides, ils sont vraiment prêtres. Et souvent, malheureusement, dans les dernières décennies, l'œcuménisme envers les protestants, qui eux n'ont pas le sacerdoce, n'ont pas les sacrements de la foi, eh bien, l'œcuménisme envers les protestants... souvent à négliger un peu ou à abîmer les relations envers les orthodoxes. Et donc, c'est bien dommage. Bon, je ferme cette parenthèse et je reviens au catéchisme. Alors, question suivante, numéro 137. Pourquoi les missions du Fils et de l'Esprit sont-elles inséparables ? Dans la Trinité indivisible, le Fils et l'Esprit sont distincts, mais inséparables. En effet, du commencement à la fin des temps, quand le Père envoie son Fils, il envoie aussi son Esprit, qui nous unit au Christ par la foi, afin que nous puissions, comme fils adoptif, appeler Dieu Père. L'Esprit est invisible, mais nous le connaissons par son action, lorsqu'il nous révèle le Verbe et qu'il agit dans l'Église. Alors, c'est de la théologie de haut niveau. mais qui a des conséquences très pratiques. Donc le Père envoie son Fils, du commencement à la fin des temps, donc il envoie son Fils agir dans le monde, mais il envoie aussi son Esprit qui nous unit au Christ par la foi. Vous vous souvenez de cette idée sur laquelle j'ai longuement insisté dans plusieurs épisodes, selon laquelle l'idée de exitus reditus, c'est-à-dire que nous venons tous de Dieu par la création, le monde entier et puis chacun des hommes, chacune des âmes, et que nous devons être réconciliés avec Dieu puisque le péché nous a séparés de Dieu, le péché nous a éloignés de Dieu. Et si Dieu envoie son Fils par l'incarnation, c'est pour, étant unis à lui par la foi, nous réconcilier avec Dieu pour nous retrouver l'amitié perdue avec le Père. Alors, comment est-ce que Dieu nous unit au Christ par la foi ? Eh bien, c'est par le travail de son esprit. Voilà, c'est... pour que nous puissions comme fils adoptif appeler Dieu Père. C'est l'Esprit qui parle en nous. Alors c'est évidemment mystérieux, c'est le mystère de la foi, mais celui qui nous unit au Fils, ce n'est pas juste un principe, ce n'est pas juste un élément, mais c'est une personne, c'est l'Esprit de Dieu qui vient en nous pour nous unir au Fils, pour nous réconcilier avec le Père. Et c'est une... Cette triangulation, cette tripartition montre la perfection de Dieu. La perfection de Dieu qui ne se contente pas d'une dualité, mais qui s'accomplit dans la Trinité. L'esprit est invisible, mais nous le connaissons par son action lorsqu'il nous révèle le Verbe et qu'il agit dans l'Église. Alors on verra après, dans l'épisode suivant d'ailleurs, nous verrons comment l'esprit agit dans l'Église, comment il a agi au début de l'Église. Et puis, comme il continue à agir dans l'Église. Mais avant cela, question 138. Quels sont les vocables de l'Esprit-Saint ? Alors, Esprit-Saint est le nom propre de la troisième personne de la Sainte Trinité. Le Christ l'appelle aussi Esprit-Saint. Paraclet, esprit paraclet, c'est-à-dire consolateur, avocat. Le paraclitus, le paraclet, c'est le consolateur ou l'avocat. Et il l'appelle aussi esprit de vérité. Le Nouveau Testament l'appelle encore esprit du Christ, esprit du Seigneur, de Dieu, esprit de gloire ou de la promesse. Donc, il y a différents noms qui sont utilisés dans la Sainte Écriture. Esprit Saint, Saint-Esprit, ou tous les termes que je viens de signaler, de mentionner, mais qui désignent tous cette troisième personne de la Sainte Trinité. Ensuite, question 139, quels sont les symboles qui représentent le Saint-Esprit ? Ils sont nombreux. L'eau vive qui jaillit du cœur transpercé du Christ et abreuve les baptisés. L'onction avec l'huile qui est le signe sacramentel de la confirmation. Le feu qui transforme ce qu'il touche. La nuée obscure ou lumineuse où se révèle la gloire divine. L'imposition des mains par laquelle l'esprit est donné. La colombe qui descend sur le Christ et demeure sur lui au moment de son baptême. Alors on pourrait faire toute une catéchèse sur ces symboles qui représentent le Saint-Esprit. Je vous dis deux mots de chacun de ces éléments. L'eau vive qui jaillit du cœur transpercé du Christ et abreuve les baptisés. Vous vous souvenez qu'au moment où le Christ meurt sur la croix, où il est mort, le centurion Saint Longin, dont la lance d'ailleurs est conservée dans la basilique Saint-Pierre à Rome, Saint Longin transperce de sa lance le cœur du Christ et il en sort... du sang et de l'eau, qui est une eau vivante, une eau qui donne la vie, puisqu'elle symbolise évidemment l'eau du baptême qui jaillit du cœur du Christ. Donc ce jaillissement du cœur du Christ, c'est la fécondité de ce cœur qui a tant aimé les hommes et qui s'épanche vers les hommes en les nourrissant de l'eau, comme on arrose une... une terre aride ou une plante pour qu'elle puisse grandir. Et bien cette eau qui jaillit du côté du Christ, précisément parce qu'elle vient du cœur du Christ, elle est une image du Saint-Esprit. Alors c'est l'eau du baptême, évidemment, et on peut aussi d'une certaine façon, puisque coule du côté du Christ le sang et l'eau, on peut y voir une figure aussi de l'Eucharistie. avec l'eau et le vin mélangés, qui vont devenir le sang du Christ. Deuxième symbole du Saint-Esprit, l'onction avec l'huile, qui est le signe sacramentel de la confirmation. Alors, voilà cette onction avec l'huile qu'on trouve dans différents... L'huile, qu'est-ce que c'est ? C'est ce qui nourrit, ce qui apaise, ce qui rend plus souple, ce qui fortifie aussi. et ce qui aussi permet d'éviter d'être saisi par le mal comme vous savez les athlètes grecs il y a une fameuse statue d'un athlète grec au milieu du Vatican où les athlètes grecs se mettaient de l'huile sur le corps pour la lutte, pour que le lutteur en face le combattant ne puisse pas les saisir et bien il y a cet aspect aussi dans l'onction de l'huile Alors... D'ailleurs, peut-être que vous avez remarqué que dans la forme catholique latine du baptême, à la fin du baptême, on fait une onction d'huile. Alors cette onction, ce n'est pas la confirmation, mais elle montre que cette onction d'huile, dans toute l'histoire de l'Église, dans la tradition liturgique de l'Église, allait avec le baptême, avec l'eau du baptême. chez les chrétiens, chez les catholiques orientaux et d'ailleurs aussi chez les orthodoxes il n'y a pas cette... onction d'huile liée au baptême, mais la confirmation, donc avec l'onction d'huile de la confirmation, est donnée immédiatement après le baptême. Chez nous, chez les latins, la confirmation est réservée comme sacrement du passage à l'âge adulte, de la maturité, et donc il y a une double onction d'huile, l'onction d'huile du baptême qui est simplement, qui symbolise, qui signifie la... perfection de la grâce baptismale, et puis après, dans un deuxième temps, on reçoit la confirmation. Chez les orthodoxes ou chez les... catholiques orientaux, et bien tout cela va ensemble avec d'ailleurs la communion, le jour du baptême. On donne symboliquement évidemment la communion à l'enfant qui vient d'être baptisé. Ce sont deux traditions tout à fait légitimes, qui sont tout à fait nobles et qui montrent que dans l'Église, il existe plusieurs traditions, c'est la même foi, c'est la même chose qui est dite, mais selon des modes différents. Et il y a cette grande liberté, justement, lorsque ces libertés sont fondées sur des traditions tout à fait reconnues, tout à fait honorables et très anciennes, elles doivent être respectées, évidemment. Alors, je disais, voilà, les symboles, je reviens au symbole du Saint-Esprit, l'eau vive, l'onction de l'huile, qui est le signe sacramentel de la confirmation, qui est aussi utilisé pour le sacrement des malades. Ensuite, le feu qui transforme ce qu'il touche. C'est vrai que le feu est un symbole de l'Esprit-Saint, pourquoi ? Tout simplement à la Pentecôte, vous vous souvenez, on en reparlera d'ailleurs, qu'au moment de la Pentecôte, le Saint-Esprit descend sur les apôtres et la Sainte Vierge sous la forme de l'angle de feu. Pourquoi le feu ? Parce que le feu c'est ce qui réchauffe déjà, ce qui permet de cuire les aliments pour les nourrir, donc sans feu c'est très difficile de se nourrir. Mais celui qui n'a pas de feu, il vit comme une bête sauvage, un homme sans feu ne survit pas longtemps. Mais le feu est aussi ce qui purifie. Très souvent dans la Sainte Écriture, il y a cette idée que le feu doit purifier, même l'or doit être brûlé, doit être mis au feu, pour que les scories, les impuretés qui sont dedans, disparaissent et que l'or soit purifié. Même les choses les plus nobles doivent sans cesse être purifiées au feu. Et donc c'est le rôle de l'Esprit-Saint qui va transformer ce qu'il touche en le purifiant, en le rendant plus conforme à ce que Dieu en attend. Ensuite, la nuée, obscure ou lumineuse, où se révèle la gloire divine, c'est une référence à la nuée lumineuse qui guidait les Hébreux dans le désert. Pendant 40 ans. où les Hébreux ont erré dans le désert, après avoir fui l'Égypte, après le passage de la mer Rouge. Les Hébreux ne sont pas rentrés directement dans la terre promise, mais ils ont erré dans le désert parce que Dieu voulait éprouver, déjà les punir de leur infidélité, et puis éprouver leur confiance en Dieu. Et ils étaient guidés pendant la journée par une nuée. lumineuse qui montrait la présence de Dieu, qui montrait que Dieu était présent au milieu d'eux. Ensuite, un autre symbole du Saint-Esprit, l'imposition des mains par laquelle l'Esprit est donné. On le retrouve principalement dans les ordres religieux, dans le sacrement de l'ordre, lorsque un prêtre est ordonné, l'évêque. impose la main, les mains, sur lui pour signifier que le Saint-Esprit prend possession de la personne sur laquelle il impose les mains. Mais l'imposition des mains, c'est aussi ce qui est symbolisé par exemple par la claque que l'évêque donne aux confirmants. Ceux qui ont été confirmés parmi vous le savent. Dans la cérémonie, il est prévu que celui qui est confirmé se prend une baffe. par l'évêque, symbolique évidemment, mais qui signifie évidemment cette imposition des mains par laquelle le Saint-Esprit est donné. Comme je l'ai dit, on reviendra sur les sacrements, bien sûr, dans une prochaine saison, mais dans la saison prochaine d'ailleurs, puisqu'on étudiera les sacrements dans la deuxième saison de ce commentaire du catéchisme. Et donc l'imposition des mains, Cette claque liturgique symbolise l'imposition des mains par laquelle l'esprit est donné. Et puis enfin, dernier élément, la colombe qui descend sur le Christ et demeure sur lui au moment de son baptême. Vous vous souvenez de l'épisode du baptême du Christ où saint Jean-Baptiste, le précurseur, le cousin de Jésus, lui il baptisait dans un baptême de pénitence. Et il voit le Christ venir à lui et il dit je ne suis pas digne de délier la courroie de sa chaussure. Il y en a un parmi vous qui est bien plus grand que moi et il le désigne. Voici l'agneau de Dieu. L'agneau, comme je l'ai expliqué dans un épisode précédent, étant le symbole de la libération du peuple hébreu et de l'ouverture de la terre promise. Donc voici l'agneau de Dieu et il baptise le Christ dans le Jourdain. Et au moment du baptême du Christ apparaît une colombe qui est une manifestation du Saint-Esprit. Et puis on entend une voix dans le ciel qui dit celui-ci est mon fils bien-aimé en qui j'ai mis mes complaisances, écoute-les. Écoutez-le. Une manifestation, une épiphanie de la Trinité où les trois personnes sont réunies dans le monde, comme cela est arrivé de très rares moments. Voilà donc les symboles de l'Esprit-Saint. Et on peut continuer cette étude du Saint-Esprit, la partie du catéchisme sur le Saint-Esprit qui est très développée. C'est assez étonnant, mais c'est très... Très intéressant, sans doute que le pape Benoît XVI a estimé, et à juste titre, que cet enseignement de la foi sur le Saint-Esprit méritait toute sa place et méritait d'être développé. Alors, question 140. Que signifie l'Esprit à parler par les prophètes ? Le terme prophète s'entend ici de ceux qui furent inspirés par l'Esprit Saint, inspirés de l'Esprit Saint, pour parler au nom de Dieu. L'esprit porte. les prophéties de l'Ancien Testament à leur plein accomplissement dans le Christ, dont le mystère se dévoile dans le Nouveau Testament. Donc voilà, je vous disais tout à l'heure que le Saint-Esprit agit dans l'Église et dans nos âmes et dans le monde sans arrêt. Dès l'Ancien Testament, c'est l'Esprit, l'Esprit de Dieu, qui a inspiré les prophètes pour qu'ils parlent au nom de Dieu. Depuis toute l'histoire de l'Ancien Testament, c'est le Saint-Esprit qui agissait ou qui agit dans le monde pour, en particulier, préparer. l'accomplissement de ces prophéties dans le Christ, c'est-à-dire la venue de la seconde personne de la Trinité dans le monde, dans le mystère de l'incarnation. Et donc, finalement, on peut relire toute l'histoire du salut comme l'histoire de l'action de l'Esprit-Saint dans le monde. De la même façon que l'on peut relire chacun d'entre nous notre propre vie en y voyant l'action de l'Esprit-Saint dans notre vie par... un tas de moyens différents, mais il faut savoir relire nos propres existences, y compris nos errements et nos moments de doute ou de péché ou d'éloignement de Dieu, comme étant permis par l'Esprit-Saint pour pouvoir agir en nous. Il y a une comparaison que j'aime bien et que je vous laisse en guise de conclusion, que j'avais entendue d'un évêque, un serment de Pentecôte, où il disait « Le Saint-Esprit, c'est comme un GPS » . Le Saint-Esprit, c'est comme un GPS, c'est cette petite voix qui nous dit « tournez à Ausha la prochaine, faites sans mettre sur la droite » ou alors parfois même qui nous dit « faites demi-tour immédiatement, faites demi-tour immédiatement » lorsqu'on est vraiment engagé dans une voie sans issue ou dans une voie dangereuse. Et donc cette petite voix qui sans arrêt s'adapte pour nous montrer le but que nous visons, c'est ce GPS, ce rôle de GPS spirituel que joue Merci. le Saint-Esprit. Alors justement, prions l'Esprit-Saint de nous éclairer pour mieux comprendre, mieux intégrer dans notre vie cet enseignement de l'Église pour mieux le connaître. Venez, Esprit-Saint, remplissez les cœurs de vos fidèles et allumez en eux le feu de votre amour. Envoyez votre Esprit, Seigneur, il se fera une création nouvelle et vous renouvellerez la face de la terre. Prions. Ô Dieu qui avais instruit les cœurs de vos fidèles par la lumière du Saint-Esprit, donnez-nous par ce même esprit de comprendre et d'aimer ce qui est bien, afin de jouir sans cesse de ces divines consolations, par Jésus-Christ notre Seigneur, ainsi soit-il. Merci à tous de votre fidélité et de votre écoute attentive de cet épisode, faisant rayonner autour de nous ces belles vérités de la foi catholique. Surtout, n'oublions pas de prier les uns pour les autres. Priez pour moi, je prie pour vous. Et que Dieu vous bénisse. C'était l'abbé Mathieu Raffray. Je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour un nouvel épisode de Sourcouncord.