Speaker #0Le podcast qui vous fait redécouvrir les trésors de la foi chrétienne, semaine après semaine. Je suis l'abbé Mathieu Raffray, prêtre et théologien, et je vous propose à chaque épisode de plonger ensemble dans le catéchisme de l'Église catholique. L'occasion d'éclairer les grands problèmes de notre temps, les grandes questions de tous les temps, à la lumière de l'enseignement de l'Église. Ce podcast vous est proposé chaque jeudi à 17h sur Radio-Courtoisie, puis il est disponible sur toutes les plateformes d'écoute le dimanche à midi. Soutenez-le, faites-le connaître autour de vous. Saison 2, épisode 2, Les Sacrements. Comme nous l'avons vu la semaine dernière, dans cette deuxième partie, la saison 2 de ce podcast, nous traitons de la célébration du mystère chrétien. Et le catéchisme, cet abrégé du catéchisme de l'église catholique par le pape Benoît XVI, regroupe dans... cette célébration du mystère chrétien, d'une part ce qu'il appelle l'économie sacramentelle, et puis d'autre part les sacrements, l'étude des sacrements chacun un par un. Et cette économie sacramentelle regroupe d'une part la liturgie et d'autre part les sacrements. Les sacrements comme le lieu où, comme nous l'avons vu la semaine dernière, le lieu où se réalise, s'exprime et se manifeste le sacré que la liturgie met en œuvre, la liturgie étant le culte public rendu par l'Église à Dieu. Alors, nous allons donc aujourd'hui étudier les sacrements en général. Ce sont quelques courtes questions, mais qui, encore une fois, sont très profondes. et qui font l'objet d'ailleurs en cours de théologie d'un traité particulier, les sacrements en général. On étudie les sacrements en général avant d'étudier chacun des sacrements en particulier. Donc nous en sommes à la question numéro 224. Pourquoi les sacrements ? Quels sont-ils ? Les sacrements sont des signes sensibles et efficaces de la grâce, instituée par le Christ et confiée à l'Église, par lesquelles nous est donnée la vie divine. Ils sont au nombre de sept, le baptême, la confirmation, l'eucharistie, la pénitence, l'onction des malades, l'ordre et le mariage. Alors, les sacrements donc, c'est la définition qu'en donne le catéchisme, sont des signes sensibles et efficaces de la grâce, instituées par le Christ et confiées à l'Église, par lesquelles nous est donnée la vie divine. Voilà une définition que tout catholique doit connaître par cœur. Un sacrement est un signe sensible, donc une chose visible, par exemple l'eau que l'on verse sur la tête d'un enfant, par exemple les paroles de l'absolution prononcées par le prêtre dans la confession, ou bien les paroles prononcées sur le pain et le vin, le pain et le vin sont des signes sensibles d'une grâce invisible, et ce sont des signes sensibles et efficaces qui donnent cette grâce, à savoir la vie divine, par lesquelles nous est donnée la vie divine. la vie divine. Ils ont été institués par le Christ, ça c'est très important puisque les protestants par exemple, c'est en cela que les protestants ne sont pas fidèles totalement au Christ et qu'ils doivent se convertir, qu'ils doivent avancer vers la plénitude de la révélation, c'est parce qu'ils ne reconnaissent pas, en tout cas la majorité d'entre eux, ne reconnaissent pas la plénitude des sacrements. Beaucoup reconnaissent le baptême, parfois l'eucharistie, sous une forme qui évidemment n'est pas... n'est pas le cohérent, enfin, n'est pas l'enseignement complet de la foi chrétienne, mais très peu d'entre eux reconnaissent, évidemment, ils rejettent l'ordre, ils rejettent la pénitence, ils rejettent la confirmation, ils rejettent l'extramonction. Voilà, donc les sacrements ont été institués par le Christ, on peut le prouver, évidemment, de façon scripturaire. Au moins, ils ont été annoncés par le Christ. Parfois, on dit plus précisément qu'ils ont été annoncés par le Christ et ensuite formalisés par l'Église, par les apôtres. Vous savez, on avait étudié ça dans le cours sur l'autorité du magistère, sur la révélation, que la révélation est close à la mort du dernier apôtre. Donc les apôtres ont encore cette capacité de formaliser les sacrements institués par le Christ. Alors, la vie divine nous est donnée par les sacrements. C'est tout à fait intéressant parce que, vous voyez, on me dit souvent qu'est-ce que je dois faire ? Quelqu'un qui me dit, par exemple, qu'il est baptisé, mais il aimerait faire revivre sa vie baptismale, il aimerait retrouver la foi, l'amour du Christ, la vie chrétienne, que dois-je faire ? Eh bien, la solution, c'est de faire ce que le Christ nous a enseigné, à savoir les sacrements qu'il nous donnait. Voilà, vivre chrétiennement, c'est vivre selon... cette vie sacramentelle qui nous donne la vie divine. Donc c'est vivre de la vie divine en nous, et comment est-ce qu'on y accède ? Par les sacrements. Donc être un bon chrétien, c'est aller à la messe, fréquenter l'eucharistie, fréquenter la confession régulièrement, et vivre de cette vie divine, non seulement pour lutter contre nos fautes et nos faiblesses, mais aussi pour vivre de cette communauté. de vie avec Dieu lui-même. Alors, il y a sept sacrements, je viens de les énoncer. Saint Thomas d'Aquin fait ce parallèle entre la vie naturelle et la vie surnaturelle. Il dit que comme dans la vie naturelle, on naît, ensuite on grandit. On doit se nourrir pour grandir. Si l'on tombe malade, on doit être guéri. Et puis ensuite, on choisit un état de vie, le mariage ou la vie religieuse. Et puis ensuite, on approche de la mort et donc on se prépare à la mort. Et bien de toute façon, dans la vie spirituelle, il y a tout un édifice. Il y a une naissance de la vie spirituelle dans notre âme, c'est le baptême. Ensuite, on devient un adolescent ou un adulte. Ça va être la confirmation. On a besoin pour se fortifier de se nourrir, c'est l'eucharistie. Si l'on est malade, il faut être guéri par le sacrement de la pénitence. Et puis ensuite, l'état de vie, il y a un parallèle, l'état de vie évidemment surnaturel, que ce soit l'ordre ou le mariage, c'est un choix de vie. Et puis enfin, à l'approche de la mort, le sacrement de l'onction des malades, de l'extrême onction qui nous prépare au passage vers l'éternité. Donc il y a ce parallèle entre la vie naturelle et la vie... surnaturel. Question 225. Quel est le rapport des sacrements avec le Christ ? Les mystères de la vie du Christ constituent le fondement de ce que maintenant, par les ministres de l'Église, le Christ dispense dans les sacrements. Cette réponse me fait penser, disons, on pourrait l'exprimer d'une autre façon par cette célèbre phrase, mais qui est d'une profondeur incroyable, cette célèbre phrase de Bossuet. qui dit « L'Église, c'est le Christ répandu et communiqué. » L'Église, dans son œuvre de sanctification, ici et maintenant, aujourd'hui, en Bretagne, comme en Afrique, en Amérique du Sud ou en Asie, c'est le Christ présent. Ce que faisait le Christ dans sa vie terrestre lorsqu'il était vivant au milieu de ses apôtres, avant sa mort ? ici-bas, c'est la même chose que ce que fait l'Église aujourd'hui, partout, dans le monde entier. L'Église, on avait longuement médité sur cette réalité mystique de l'Église comme corps du Christ, ce que réalise l'Église par les sacrements aujourd'hui, c'est précisément ce que le Christ faisait lorsque, alors évidemment dans l'Évangile c'est explicite, lorsque par exemple il prend de la salive pour Guerrir un aveugle, c'est évidemment un signe sensible d'une grâce invisible. Lorsque par sa parole, il guérit un malade, c'est évidemment là encore une annonce du sacrement. Le corps du Christ est l'instrument de la divinité de la même façon, l'instrument de l'action de Dieu dans le monde, de la même façon que les sacrements aujourd'hui sont des instruments de l'action de Dieu dans nos âmes. Et d'ailleurs le catégisme ajoute ici Merci. Une citation de Saint Léon Le Grand, qui est exactement dans le même sens, qui dit « Ce qui était visible dans notre Sauveur est passé dans les sacrements. » Il y avait dans la vie du Christ au milieu de nous, cet aspect visible par son corps, qui était le signe d'une réalité invisible, sa divinité présente au milieu des hommes. Et bien de la même façon, les sacrements... sont ces signes sensibles de la grâce invisible, donc de la divinité, à l'œuvre dans le monde, par l'Église, dans nos âmes. D'ailleurs, ça me fait penser à une réflexion que je vous livre. On dit souvent, oui, mais si le Christ était visible au milieu de nous, si Dieu se rendait visible, alors ce serait beaucoup plus simple d'y croire, d'y adhérer et de le reconnaître. Eh bien, posez-vous la question. Si vous aviez vécu au temps des apôtres, vous auriez vu un homme, aussi beau soit-il, aussi charismatique soit-il, un homme dire qu'il était Dieu. Est-ce que vraiment ça aurait été plus facile de le croire ? Je pense que les apôtres devaient faire un acte de foi incroyable. Ils voyaient un homme évidemment qui était d'une sagesse infinie, qui était très séduisant et beau, le plus bel homme que l'humanité a pu porter, très bien. Mais d'ici à croire qu'il était Dieu, il fallait une foi intense. Il fallait vraiment croire parce que les yeux montraient autre chose. Sans parler du moment où cet homme, malgré toutes ses promesses, meurt sur une croix. Lorsqu'il meurt sur la croix, les apôtres se disent « en fait on s'est trompé, c'était pas lui, c'était pas Dieu, c'est pas possible. Il n'est pas possible que la divinité, la perfection de Dieu ait été réduite. » à une telle infirmité. Et d'ailleurs, c'est une chose que j'aime bien citer, mais la plus belle profession de foi qui existait dans le monde, c'est précisément celle du bon larron qui est en train de mourir sur une croix, condamné à mort, et qui à côté de lui voit un autre condamné à mort, défiguré, qui souffre, et il reconnaît Dieu sous ses traits d'un homme mourant. Il dit ce soir, ne m'oubliez pas quand vous rentrerez dans votre royaume. et donc Et finalement, peut-être que le régime sous lequel nous vivons maintenant, le régime des sacrements, le régime de l'Église, est peut-être plus facile, il est plus aisé dans ce régime des sacrements à avoir la foi. Parce que, évidemment, on ne voit rien lorsqu'on le verse de l'eau sur la tête d'un enfant ou d'un adulte, on ne voit pas son âme qui s'illumine de la divinité, de l'infinité de Dieu. mais la foi en tout cas nous enseigne que ce signe sensible représente une grâce invisible qui est rendue efficace. Mais aussi bien même en présence du Christ, il aurait fallu avoir la foi. C'est-à-dire que le fait de voir un homme qui est Dieu nécessite la foi pour y adhérer. Alors continuons. Quel est le lien des sacrements avec l'Église ? Le Christ a confié les sacrements à son Église. Ils sont de l'Église en un double sens. Ils sont par l'Église parce qu'ils sont action de l'Église, qui est le sacrement de l'action du Christ. Ils sont pour l'Église en ce sens qu'ils édifient l'Église. Alors ici, j'aimerais revenir sur cette incise. L'Église qui est le sacrement de l'action du Christ. Alors, il y a eu dans la théologie, j'allais dire contemporaine ou disons moderne, depuis la fin du Xe siècle... 19e siècle, cette idée de l'église comme sacrement, alors qui est tout à fait profonde théologiquement et très intéressante, dans le sens où le sacrement étant un signe visible d'une grâce invisible, et bien l'église comme telle, pour reprendre ce que nous disions tout à l'heure, l'église comme telle est le signe visible de la présence de Dieu, présence invisible de Dieu dans le monde. Donc en ce sens l'église est un sacrement. Et on trouve ça chez saint Augustin en particulier, chez les pères de l'église, chez de nombreux pères de l'église, l'emploi de la notion de sacrement dans un sens large pour tout ce qui est signe d'une réalité invisible. Alors malheureusement cette expression de l'église comme sacrement a pu laisser place. Un certain nombre de flottements, disons, d'ambiguïté, parce que précisément, le terme de sacrement, depuis la théologie classique, en particulier du concile de Trente, le terme sacrement était réservé aux septénaires sacramentels, c'est-à-dire les sept sacrements, qui au sens strict sont signe d'une grâce invisible, ça c'est tout à fait clair, mais de plus, comme on l'a déjà mentionné, ils sont efficaces, c'est-à-dire qu'ils sont signe efficace, signe sensible et efficace de la grâce. Alors que... les autres emplois du terme de sacrement, par exemple pour l'Église, l'Église n'est pas un signe efficace de la grâce. C'est-à-dire que, pas au sens des sacrements, pas au sens des sept sacrements. Donc vous voyez, il y a cette... Il y a ce double sens, disons, un sacrement au sens large et un sacrement au sens de mystère. D'ailleurs, c'est le terme employé chez les pères de l'Église, le terme « mysterion » en grec pour les sacrements, et un sens précis des sept sacrements. Donc, il faut faire attention, justement, à ne pas amoindrir le sens des sacrements, en particulier sur l'efficacité sacramentelle qui a été mise en cause par... par les protestants d'abord et puis ensuite par beaucoup de courants modernistes au XXe siècle, il faut conserver le sens strict, bien sûr, des sacrements pour les sept sacrements. Alors ils sont par l'Église et pour l'Église dans le sens où ils édifient l'Église et ils viennent de l'Église. Question 227. Qu'est-ce que le caractère sacramentel ? Réponse, c'est un sceau spirituel. conféré par les sacrements du baptême, de la confirmation et de l'ordre. Voilà une belle vérité de la foi. Il y a trois sacrements à caractère, c'est-à-dire qui impriment un caractère, un sceau spirituel, le baptême, la confirmation et l'ordre. Ce sceau spirituel, il est promesse et garantie de la protection divine. En vertu de ce sceau, Le chrétien est configuré au Christ. Il participe de diverses manières à son sacerdoce. Il fait partie de l'Église selon des états et des fonctions différentes. Il a ainsi pour vocation le culte divin et le service de l'Église. Puisque leur caractère est indélébile, les sacrements qu'il imprime ne sont reçus qu'une seule fois dans la vie. Alors, voilà encore une belle vérité de la foi. Par le baptême, la confirmation et l'ordre, le chrétien est configuré au Christ. Alors, par le baptême, évidemment, pour tous, mais la confirmation, on l'oublie trop souvent, c'est une nouvelle configuration, une configuration de l'adulte, du chrétien adulte dans la foi, au Christ. Et le sacerdoce aussi, évidemment, une configuration tout à fait particulière au Christ. Ces trois sacrements ont un caractère qui est indélébile. Alors, je reviens là-dessus parce que peut-être que vous avez... vu récemment, j'étais invité à faire un débat avec un athée sur une chaîne YouTube qui s'appelle Le Crayon. Et cet athée, qui était un peu surexcité, qui ne le sait absolument pas discuter, on n'a même pas pu exposer les arguments de l'existence de Dieu, parce qu'il mélangeait sans arrêt la religion, la foi, avec les preuves rationnelles de l'existence de Dieu. mais il est assez insupportable, il faut le dire. Mais il est... Il était très ironique en disant à un moment qu'il s'était fait débaptiser. Alors, moi je lui ai répondu tout simplement qu'on ne peut pas être débaptisé. Il a dit je me suis fait effacer des registres. Alors, il n'a pas été effacé des registres parce qu'en plus il y a une question historique. C'est-à-dire qu'on ne peut pas supprimer un événement historique qui a eu lieu. De fait, il a été baptisé. Alors, on écrit dans les registres, telle personne a demandé d'être rayé. Donc, il a apostasié, il a renoncé à la foi catholique. D'accord ? Ce qui veut dire que le jour où il se convertira, lorsqu'il reviendra à la foi de son baptême, parce que c'est un caractère, son âme est marquée définitivement de cette ressemblance au Christ. Il y a une dichotomie, une dyslexie, une infirmité de son rejet de la foi, alors qu'elle est marquée, qu'elle est inscrite dans son âme. Mais lorsqu'il reviendra à la foi, il faudra ajouter au registre, il avait demandé d'être... Il avait apostasié, donc il a été réconcilié. Il faudra faire une cérémonie de réconciliation, qui est assez simple, une profession de foi catholique, de renonciation à l'erreur devant un prêtre, devant le Saint-Sacrement en général. Et donc, il y a une question historique, un événement qui a eu lieu dans l'histoire, on ne peut pas l'effacer parce que ça ne lui plaît pas. Et ensuite, surtout, il a beau dire qu'il n'est pas baptisé, qu'il ne reconnaît pas son baptême, son âme est marquée définitivement. Non seulement pour toute cette vie, mais aussi pour l'éternité, son âme est marquée du sceau du baptême. Voilà la raison pour laquelle, pour les adultes, on ne baptise pas à la légère. On ne baptise quelqu'un que s'il va assumer la foi, s'il la prend au sérieux et qu'il ne va pas apostatiser au bout de quelques années ou de quelques mois. J'ai rencontré malheureusement un jeune récemment qui me disait qu'il a été baptisé à 17 ans, qu'il avait fait toute la démarche et que maintenant il a arrêté parce que ça n'intéresse plus. J'ai essayé de le secouer un peu, parce qu'il me disait qu'il n'était pas chrétien. Je lui disais non, c'est pas que t'es pas chrétien, c'est que tu es un apostat, c'est pas pareil. Donc en tout cas le saut du baptême, le baptême marque d'un saut et détermine l'âme à une configuration au Christ. Une configuration, c'est très beau, c'est que con avec en latin, et figure, donc on a la même figure que le Christ, d'une certaine façon. L'image du Christ est marquée en nous, de façon indélébile. Voilà aussi pourquoi j'ajoute que, même pour les enfants, lorsque les enfants sont baptisés, le prêtre doit s'assurer que les enfants vont recevoir une éducation chrétienne. Parce que sinon, ça ferait des apostas, ça ferait des gens qui sont marqués du signe de la foi, de cette configuration au Christ, et qui n'y sont pas fidèles. Et donc, qui rejettent le Christ, parfois même sans en être conscient. Donc, voilà pourquoi il faut que les parents s'engagent à éduquer leurs enfants chrétiennement. Et par exemple, il y a des cas où un prêtre peut tout à fait refuser le baptême d'un enfant si les plus grands enfants de la famille ont été baptisés, mais ne vont pas au catégisme. Ou si, par exemple, les parents vivent dans une situation qui, objectivement, est gravement opposée à la foi. Ce qui est le cas de... par exemple de couples homosexuels qui vivent ensemble et qui veulent faire baptiser un enfant. Dans ce cas-là, le prêtre peut et même sans doute doit refuser le baptême en disant « il faut mieux que l'enfant soit baptisé quand il sera plus grand, lorsque ce sera un choix de sa part, parce que s'il est baptisé maintenant mais qu'il vit dans un milieu qui explicitement, qui revendique un mode de vie opposé à la foi chrétienne, alors comment s'assurer qu'il soit baptisé ? » qu'ils reçoivent l'enseignement et qu'ils vivent chrétiennement. Alors, question suivante, 228. Quel est le rapport des sacrements avec la foi ? Non seulement les sacrements supposent la foi, mais encore par les paroles et les éléments rituels, ils la nourrissent, la fortifient et l'expriment. En célébrant les sacrements, l'Église confesse la foi apostolique. De là vient l'ancien adage, l'ex orandi, l'ex credendi, ce qui veut dire l'Église croit comme elle prie. Là aussi, on aura l'occasion d'y revenir au sujet de la liturgie, mais c'est très beau. C'est qu'effectivement, il y a un parallèle entre la ritualité du sacrement et la signification du sacrement. Parce que non seulement les sacrements supposent la foi, mais en plus, ils l'expriment, ils la nourrissent, la fortifient et l'expriment. C'est-à-dire que si je fréquente les sacrements, alors j'exprime ma foi. Si je veux exprimer ma foi, alors je vis les sacrements. parce que l'homme est corps et âme et que la foi n'est pas purement intellectuelle n'est pas une pure adhésion théorique, mais elle se réalise dans la vie de foi, dans la vie sacramentelle. Et ce serait important, d'où, je mentionnais en liturgie, voilà pourquoi il faut par la ritualité signifier la foi. Celui qui se met à genoux devant l'Eucharistie, eh bien, non seulement exprime sa foi dans la présence réelle et la réalité de la présence divine dans l'Eucharistie, mais en plus, il fortifie sa foi en agissant de sorte que sa foi est fortifiée, augmentée et nourrie. Voilà pourquoi une liturgie faible et qui manque de ritualité de sacré, nécessairement ramollit la foi, affaiblit la foi. Et une foi forte exige une pratique sérieuse. exigeante. Alors, revenons maintenant sur l'efficacité des sacrements. Pourquoi les sacrements sont-ils efficaces ? Les sacrements sont efficaces ex opere operato. C'est une expression très importante, très forte. Ex opere operato, ce qui se traduit de la façon suivante, par le fait même que l'action sacramentelle est accomplie. C'est en effet le Christ qui agit en eux et qui communique la grâce qu'il signifie, indépendamment de la sainteté personnelle du ministre. Toutefois, les fruits du sacrement dépendent aussi des dispositions de ceux qui les reçoivent. Alors voilà, c'est très important, les sacrements fonctionnent, les sacrements sont efficaces, ex opere operato, par le fait même que l'action sacramentelle est accomplie, indépendamment de celui qui le fait. Alors très concrètement, si un prêtre célèbre la messe mal, ou qu'il n'a pas la foi, ou qu'un prêtre est en état de péché mortel, mais célèbre la messe, du fait même qu'il célèbre la messe, le sacrement est efficace. Donc celui qui va recevoir la communion va la recevoir exactement comme si c'était le Padré Pio ou Saint Thomas d'Aquin qui célébraient la messe. Donc indépendamment de la sainteté personnelle du ministre. Ça c'est très important. On ne va pas à la messe de tel ou tel prêtre, on va à la messe en elle-même. Et la sainteté de la messe ne dépend pas de la sainteté du ministre. Alors évidemment, les fruits du sacrement dépendent aussi des dispositions de ceux qui les reçoivent. Chacun reçoit une grâce personnelle en fonction de sa disposition. Alors pourquoi les sacrements sont-ils nécessaires au salut ? Même s'ils ne sont pas tous donnés à chaque croyant, les sacrements sont nécessaires à ceux qui croient au Christ parce qu'ils confèrent les grâces sacramentelles, le pardon des péchés, l'adoption comme fils de Dieu. La conformation au Christ Seigneur et l'appartenance à l'Église. L'Esprit Saint guérit et transforme ceux qui les reçoivent. Comme ils découlent de la grâce, puisqu'ils sont l'expression de la grâce, ils donnent la grâce, et bien évidemment ils sont nécessaires pour ceux qui croient au Christ, afin de vivre de cette vie que le Christ nous a donnée. Cette vie c'est la grâce sacramentelle, c'est l'objet de la question suivante. La grâce sacramentelle et la grâce de l'Esprit Saint, donnée par le Christ, est propre à chaque sacrament. sacrements. Cette grâce aide le fidèle sur le chemin de la sainteté, elle aide aussi l'Église à croître dans la charité et dans son témoignage. Donc il y a une grâce pour la communion, il y a une grâce pour la pénitence, il y a une grâce propre à chaque sacrement, qu'on appelle la grâce sacramentelle. Et enfin, quel est le rapport des sacrements avec la vie éternelle ? Dans les sacrements, l'Église reçoit déjà une anticipation de la vie éternelle, tout en demeurant dans l'attente de la bienheureuse espérance et de la manifestation de la gloire de notre Seigneur Jésus-Christ. C'est une citation de l'Épître à Tite, chapitre 2, verset 13. Comme toujours, prions l'Esprit-Saint de nous éclairer pour mieux comprendre, mieux intégrer dans notre vie cet enseignement de l'Église. Venez, Esprit-Saint, remplissez les cœurs de vos fidèles et allumez en eux le feu de votre amour. Envoyez votre esprit, Seigneur, et il se fera une création nouvelle, et vous renouvellerez la face de la terre. Prions. Ô Dieu qui avais instruit les cœurs de vos fidèles par les lumières du Saint-Esprit, donnez-nous par ce même esprit de comprendre et d'aimer ce qui est bien, afin de jouir sans cesse de ces divines consolations par Jésus-Christ notre Seigneur. Ainsi soit-il. Merci à tous de votre fidélité et de votre écoute attentive de cet épisode. Faisons rayonner autour de nous et en nous ces belles vérités de la foi catholique. Surtout, n'oublions pas de prier les uns pour les autres. Priez pour moi, je prie pour vous, et que Dieu vous bénisse. C'était l'abbé Mathieu Raffray. Je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour un nouvel épisode de Soursoum Korda.